Japon: Kagoshima – Sakurajima – Kagoshima

Dimanche 4 novembre 2018

A l’hôtel REMM, il y a moyen de prendre le petit-déjeuner à deux endroits différents. Je teste la version japonaise/asiatique, un grand buffet qui propose beaucoup de choses salées, des légumes en saumure, des soupes, de la salade mais aussi du spaghetti bolognaise. Je goûte à diverses choses mais je ne suis pas vraiment convaincue.

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Comme je veux visiter pas mal de choses aujourd’hui, je pars assez tôt, un peu trop tôt même pour le City Bus – le bus qui fait le tour de toutes les attractions touristiques – de 9h09 que je dois donc attendre un moment. Il fait encore frais mais le soleil réchauffe déjà bien. Le petit bus bien rempli monte à l’observatoire mais on ne voit rien. J’aurais pu descendre à cet arrêt comme beaucoup de gens mais je préfère continuer ma route. Et il est clair que monter à pied n’était pas la meilleure idée du monde: c’est franchement haut et loin, à moins qu’il n’y ait un chemin pour piétons à travers les bois. J’ai donc un peu moins de regrets par rapport à mes décisions du jour précédent.

Le premier but du jour est le jardin de Sengan-en (1300 yens) et j’y arrive finalement après une bonne demi-heure. J’avais un moment envisagé d’y aller à pied mais la route pour y arriver n’est pas des plus intéressantes, comme souvent au Japon, et finalement le City Bus est bien pratique même s’il est un peu lent.

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Le jardin a été aménagé autour de la résidence du clan Shimazu, construite en 1658. Classé au patrimoine de l’UNESCO, il est un exemple typique de « borrowed scenery », d’un endroit aménagé en fonction du paysage plus large qui l’entoure. Il est en effet en bord de mer (il faut cependant faire abstraction de la voie rapide et du chemin de fer), juste en face du volcan Sakurajima.

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La maison des samouraïs est superbe, avec ses diverses pièces aux portes coulissantes, dont certaines ont été aménagées pour recevoir des invités européens. Le bureau avec vue sur le jardin est tout particulièrement beau et donne envie de rester là pour toujours. Le jardin intérieur est très agréable également.

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Le site sert de lieu de tournage pour une série locale, et des samouraïs en tenue complète se préparent et se prêtent joyeusement à la photo. La météo est parfaite, la vue est superbe. Le jardin se découpe en diverses parties aux styles légèrement différents. Il y a des étangs, des pins, des bambous, et surtout le volcan qui domine au loin. Je suis plus ou moins le parcours fléché, mais à un moment, je suis attirée par un chemin de randonnée qui monte au sommet de la colline. Je commence l’ascension mais je me sens vraiment seule et je pense aussi à tout ce que je veux encore visiter pendant la journée. Je fais demi-tour.

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Je visite en vitesse le musée qui relate l’histoire de la région. Il est très bien aménagé mais je n’ai pas envie de rater le City Bus suivant qui me mène au port. J’embarque dans le ferry qui fait la traversée vers l’île de Sakurajima en 15 minutes. Une fois sur place, je vois que le bus touristique ne part que dans une demi-heure et je traîne un peu dans le magasin. J’y achète du thé mais aussi une carte postale que j’envoie de suite à mon papa. Il ne s’y attendait pas du tout (et l’avait même complètement négligée, n’ayant pas compris que ça venait de moi – j’avoue que j’ai eu du mal à ne pas être vexée, même s’il m’a remerciée par la suite).

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A l’arrêt du bus, je retrouve le Coréen que j’avais rencontré dans le ferry et nous passerons finalement le reste de l’après-midi ensemble. Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris son nom mais c’était quelque chose comme Ming-Yue. Il me raconte qu’il est marié et qu’il a deux enfants mais que sa femme ne souhaitait pas l’accompagner à Kagoshima, préférant aller sur l’île de Jeju. Lui, il en profite pour boire des bières et visiter la région.

Le bus est bondé et suit un circuit très minuté. Il y a divers arrêts à des points de vue mais il n’y a pas beaucoup de temps à perdre pour profiter du paysage. C’est une expérience à faire mais louer une voiture est clairement plus intéressant pour voir les différentes attractions de l’île, ou même d’en faire le tour complet.

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Une heure plus tard, nous sommes à nouveau au point de départ et j’emmène Ming-Yue à un endroit où il y a moyen de tremper ses pieds dans un bain d’eau chauffée naturellement par le volcan. Nous fuyons quand un bus de touristes chinois ou taïwanais débarque. A ce moment-là, je ne sais pas trop comment expliquer à mon compagnon que je préférerais continuer mon chemin toute seule – je me serais bien installée quelque part en bord de mer avec mon livre – et nous retournons finalement ensemble à Kagoshima. Là, il m’invite à dîner mais je trouve une excuse bidon pour refuser. C’était agréable d’avoir un peu de compagnie mais je me sens très bien seule aussi !

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Je souhaite encore faire une chose: repérer d’où part le jetfoil pour Yakushima. Je mets un bon moment à trouver le terminal – il n’y a pas de panneaux en anglais. Et je ne me sens pas trop bien: je n’ai quasi rien mangé et j’ai été beaucoup au soleil. Je retourne quand même à pied à l’hôtel pour être sûre du temps de trajet – 20 minutes donc – puis je me repose un peu, reprenant des forces.

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Je fais une nouvelle tentative, après avoir mieux examiné ma google map, et cette fois-ci je trouve le restaurant que je cherchais, le Tontoro (ce qui veut dire « porc gras »), réputé pour ses ramens. La version de Kagoshima de cette soupe de nouilles est garnie de porc bien gras et très tendre. Le porc Kurobuta est en effet une spécialité de la région. Le bouillon est salé mais plein de goût et c’est tout simplement délicieux, surtout avec l’ajout d’un œuf mi-cuit. L’endroit est petit et rustique mais il existe une deuxième enseigne plus moderne à la gare. Et en une demi-heure, j’ai mangé. Je peux rentrer repue à l’hôtel où je divise à nouveau mes deux valises en fonction des besoins des prochains jours.

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Statistiques du jour: 15209 pas – 11,3 km

Plus de photos sur flickr: KagoshimaSakurajima

Japon 2015: Kanazawa

Quand je me réveille, j’ai un peu mal à la tête et je sens qu’il ne va pas partir tout seul. Je prends un Dafalgan en espérant que je me sentirai mieux bien vite. Je vais à la gare prendre le shuttle bus qui me dépose au jardin de Kenroku-en (310 Yens), l’autre but de ma visite à Kanazawa. Aménagé dès 1676, il combine éléments japonais et chinois. C’est la saison où les jardiniers installent des structures de cordes autour des arbres pour que les branches ne retombent pas sous le poids de la neige. Au premier abord, il ne me plaît pas. Il y a beaucoup de monde et je le trouve relativement « banal ». Et puis, en me promenant, je découvre des endroits plus calmes, plus beaux, plus ombragés, avec de la mousse et des plans d’eau. Après en avoir fait le tour, je me laisse tenter par une glace vanille/matcha. Ce n’est pas quelques chose que je mange d’habitude mais là, c’était juste parfait !

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Je vais ensuite visiter le château qui est juste en face. Construit à l’origine en 1632, il a complètement brûlé lors de multiples incendies. L’édifice actuel a été reconstruit entre 1997 et 2001, dans le respect de la tradition, sans clous ni vis. Le contraste est grand avec le jardin: c’est vide en bâtiments, plantes et visiteurs mais le soleil brille et j’en profite pour emmagasiner toute cette lumière.

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J’avais noté une série d’autres choses à voir. Je pars donc à pied vers le quartier de Teramachi, le long d’une avenue bruyante et sans intérêt, puis traverse la rivière Saigawa. Je suis sans le faire exprès un couple âgé qui me mène vers un escalier qui est en fait un raccourci bien utile pour les piétons. Je rejoins une autre grande avenue parsemée de temples, cachés entre des bâtiments modernes. Les temples ont l’air intéressants mais ne sont absolument pas touristiques et j’ai un peu peur de déranger. Bref, ce n’est pas une promenade très passionnante et je laisse même tomber la visite du quartier de Nishi Chaya, de peur de m’éloigner encore plus du centre de Kanazawa.

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Je retraverse donc la rivière via un pont en métal bleu turquoise et je me dirige vers un autre quartier à l’ancienne, Nagamachi. Il est heureusement mieux préservé, le long d’un ruisseau. Je visite la maison de la famille des samouraïs Nomura (550 Yens). Le minuscule jardin est tout simplement magnifique, tout en niveaux, avec une petite cascade qui coule dans une pièce d’eau. Les photos ne lui rendent pas vraiment justice, aplatissant tout.

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Je visite également quelques autres maisons adjacentes, celles des familles Takada, Shimizu et Takanishi. Elles offrent une belle image de ce qu’était la vie quotidienne dans le passé.

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Il est encore tôt mais je ne suis plus très en forme: j’ai des courbatures et mon mal de tête empire de plus en plus. Je visite cependant encore le marché d’Omi-cho où j’admire les nombreux crabes géants. Je me demande s’il y a assez d’acheteurs pour une telle quantité de crustacés si vite périssables.

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Passant par l’imposant bâtiment de la gare, je retourne à l’hôtel où je tente de faire une sieste et finalement, je ne ressors même plus. Cette journée n’était pas vraiment nécessaire et je me suis dit que j’aurais mieux fait de reprendre le train pour Tokyo dans l’après-midi plutôt que de dormir deux nuits à Kanazawa. Ou mieux encore, j’aurais pu prévoir la visite de Kanazawa depuis Tokyo et revenir le soir même, le trajet n’étant finalement pas beaucoup plus long que pour Kawaguchi-ko. Je pense que le mauvais hôtel et la fin du voyage qui approchent ont joué sur ma santé et mon humeur. Chaque voyage possède ses jours de creux et ce n’est pas très grave.

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Japon 2015: Osaka – Kanazawa

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit – sans doute le stress du train à prendre tôt. Quand je sors de l’hôtel, il fait gris mais sec et je décide de marcher les 15 minutes qui me séparent de la station de métro qui me mènera directement à la gare d’Osaka, sans changement. A mi-chemin, il pleut à verse et je peste sur moi-même, tirant ma valise d’une main et tenant le parapluie de l’autre. Comme toujours, j’arrive bien à temps. A l’entrée des quais, un panneau indique des retards sur la ligne de Kyoto, retards dus à un incident de personne. Un suicide ? (Au moins, il a choisi le dimanche pour causer moins de problèmes.) Je mets un moment à comprendre qu’il s’agit de ma ligne. Sur le quai, il y a foule et le panneau indique un train qui aurait dû être passé une demi-heure avant. Je m’inquiète, sachant qu’en Belgique dans ce genre de situation, c’est la pagaille et que les numéros de quai changent souvent en dernière minute. Je m’adresse au contrôleur en anglais. Il répond en japonais à sa tablette qui me traduit sa phrase en anglais: mon train a plus d’une heure de retard. Par signes, je comprends que je peux rester sur le même quai et que je dois prendre mon mal en patience. Je ne me sens pas trop en forme et pas moyen de m’asseoir. Heureusement, mes baisses de tension passent après un moment. Et mon train, le Thunderbird jusque Kanazawa, arrive enfin avec 45 minutes de retard.

Il n’y a pas beaucoup de place pour mettre ma valise mais heureusement le train n’est pas rempli et personne ne vient s’asseoir à côté de moi. Le trajet me semble déjà long dès le début, le train s’arrête relativement souvent (une dizaines d’arrêts entre Osaka et Kanazawa). Il n’y a pas le même confort que dans le shinkansen et cela balance beaucoup, ce qui m’empêche de lire. Nous passons près d’un très beau lac, et puis, d’un coup, tout le wagon s’excite: il y a un superbe arc-en-ciel auquel mes photos ne rendent pas justice malheureusement.

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Les annonces sont uniquement en japonais, et je suis surprise lors de l’arrivée à Kanazawa vu que je n’avais plus aucune idée de l’heure d’arrivée avec le retard. Je prends le plan de la ville et des bus à l’information et je rejoins mon hôtel, que je dépasse d’ailleurs. L’entrée est assez déprimante, sombre et le check-in n’est qu’à 15 heures. J’achète de quoi grignoter et prends un bus bondé vers le Musée d’Art Contemporain. Je fais mine de descendre et le couple âgé à côté de moi me fait signe de les suivre dans le combat pour atteindre la sortie. Et quand je cherche le musée, la mamie me dit à nouveau de la suivre, me prenant sous son aile pour le court trajet. Elle parle trois mots d’anglais, mais cela a suffi pour se comprendre.

Je prends un ticket combiné et pars à la découverte du musée. D’abord l’exposition Who interprets the world ? qui pose la question du post colonialisme, rassemblant de nombreux artistes asiatiques. Ensuite Ghost in the cell, une installation avec vidéo à propos des cellules et du corps humain et enfin un choix d’oeuvres du musée rassemblées sous le titre Contemporary 2. Une oeuvre de Leandro Erlich est très impressionnante et amusante: un piscine sous laquelle on peut se promener, ce qui donne un effet assez particulier. Le bâtiment lui-même est intéressant, construit en cercle, les salles d’expositions étant au centre. Je recommande !

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Il fait gris mais il ne pleut pas et donc je pars à pied pour l’hôtel. Cela me prend 45 minutes mais je fais un détour par un food mall qui vend plein de produits intéressants mais pas de rhum. Je peux enfin aller dans ma chambre, déprimante à souhait. Je ressors après un moment pour aller manger au centre commercial situé à côté de la gare. Je choisis le Shiroku au 6e étage, spécialisé dans un type de plat particulier (dont j’ai oublié le nom): du riz, du poisson (saumon cru et cuit dans mon cas), avocat et omelette, qu’il faut mouiller en fin de repas avec le bouillon fourni (999 Yens). En face de moi, un salaryman fait une photo de son plat en même temps que moi et nous en rions. Après avoir bien mangé, je me promène encore un peu dans le mall et dans la gare encore bondée de monde.

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Japon 2015: Kyoto

Je déjeune donc dans ma chambre, de petits pains qui semblaient fourrés à la crème mais… c’est de la margarine ! Oui, bon. Je prends le bus qui s’arrête devant l’hôtel, je cours même un peu parce qu’il arrive. Une fois que je suis montée à bord, il n’avance pas beaucoup: il reste coincé devant les nombreux feux rouge de l’avenue Shijo, puis il percute une mobylette. Je sors, comme une partie des passagers et marche jusqu’à l’arrêt suivant, me disant que je prendrai un autre bus. Finalement, le premier qui arrive est celui que j’ai quitté cinq minutes plus tôt. Plus loin sur le trajet, au dépôt, le chauffeur est remplacé par un autre qui prend bien son temps pour ajuster les rétroviseurs et autres accessoires pour la conduite. Bref, j’ai mis 50 minutes pour arriver au Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent (500 Yens). Commencée en 1460, la construction de cette résidence pour le shogun de l’époque n’a pas été achevée avant sa mort et c’est pour cela qu’elle n’est pas recouverte de plaques d’argent comme prévu. Le nom par contre est resté. A nouveau, il y a foule mais les couleurs des érables sont juste superbes. Le jardin sec est assez intéressant avec son grand cône de sable dont on ne connait pas la vraie signification: Mont Fuji ou tas de sable abandonné par les ouvriers ?

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J’emprunte ensuite le Chemin de la Philosophie qui doit tout simplement être superbe au printemps lors de la floraison des cerisiers. Pas que ce soit laid à l’automne, mais la grisaille ne le met pas aussi bien en valeur. Mon désir de visiter à fond un quartier fait que je m’arrête à nouveau à chaque temple que je croise sur ma route. Cela a un côté quelque peu maniaque mais j’y laisse libre cours vu que je suis seule à décider. Je le regretterai un peu en milieu d’après-midi, me rendant compte que je n’ai pas eu l’occasion de voir quelques sites importants de la ville. Raison de plus pour y retourner un jour !

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Je m’arrête donc au Honen-in, un petit temple datant de 1680, très vert et dans les bois. L’humidité est partout, sur les mousses, et les gouttes qui tombent des arbres me mouillent.

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Suite de la promenade sur le Chemin de la Philosophie.

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Plus loin se trouve l’Eikan-do ou Zenrin-ji (1000 Yens). Il faut suivre un parcours fléché qui se fait à l’intérieur ou sur les galeries des bâtiments, en chaussettes donc. Dans le temple principal se déroule une cérémonie bouddhiste et le public rit beaucoup. J’aurais bien aimé comprendre ce qui se disait… Mon guide me dit qu’il y avait une statue de Bouddha dans une pose assez particulière, regardant par-dessus son épaule. Je dois l’avoir ratée… Les érables sont aussi flamboyants ici, malheureusement, il commence à pleuvoir un peu.

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Je vais ensuite au Nanzen-ji dont je visite deux parties (500 + 400 Yens). La première possède un jardin sec.

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L’autre, le Tenju-an, est fort différent: le jardin se déploie autour d’un plan d’eau et on y accède par de petits chemins qui serpentent. J’adore ! La première photo vient sans doute d’un autre jardin dont j’ai oublié le nom, situé tout près. A la longue, j’ai eu un peu de mal à les reconnaître, jamais à les visiter par contre.

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Entre les deux, il y a un aqueduc romain qui dénote complètement.

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Le Konchi-in (400 Yens) est sur ma route, et même si je commence à fatiguer – surtout à cause de la pluie, je le visite. Heureusement, il est très calme et je peux m’asseoir un long moment en admirant la tortue et la grue du jardin. Des jardiniers sont en plein travail, taillant les arbres et soufflant les feuilles.

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Je quitte un moment le quartier à forte concentration de temples et passe près du lac Biwa. Loin d’être un lac, c’est plutôt un étang entre deux rues. Je mange en vitesse un sandwich, observant du coin de l’oeil ma vieille voisine nourrissant les pigeons. Je décide de ne pas visiter le Shoren-In, ni le Chion-in et je poursuis ma promenade. Je me retrouve bien plus au sud que prévu, dans un quartier avec de jolies maisons en bois et de nombreuses statues porte-bonheur à caresser. Après ce détour imprévu, qui m’a sans doute fait passer tout près du temple de Kiyomizu-dera si connu, je retrouve enfin Shijo Dori.

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Je visite à peine le quartier de Gion – je me suis faite à l’idée que j’avais prévu trop de visites à Kyoto et qu’il était tout simplement impossible de voir tout ce que je souhaitais en trois jours et demi dont un et demi de pluie.

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Je passe à nouveau devant le Daimaru Department Store et je monte au huitième étage, curieuse du rayon jardinage. Il s’agit en fait d’une mini-pépinière sur le toit, à l’extérieur ! Quant au septième étage, je le surnomme étage des mammies. C’est en effet un peu étrange de rassembler laines, objets de bricolage, vêtements à la Damart et chaises roulantes. Je visite également mon premier Tokyu Hands, vu dans les notes de Shermane. Plein de choses me tentent mais j’ai encore beaucoup de déplacements à faire et je me dis que j’en trouverai d’autres sur mon chemin.

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Comme c’est mon dernier soir à Kyoto, je me décide à tester un restaurant. C’est un barbecue de style coréen qui l’emporte. L’expérience est un peu bizarre: la serveuse m’installe à ma table, séparée des autres par des parois jusqu’au plafond, et elle ferme le store. Pas moyen d’exercer mon occupation favorite dans les restaurants: observer les autres ! Je goûte deux sortes de bœuf japonais et c’est juste délicieux, trempé dans la sauce ponzu. Un plat à recréer à la maison sauf que je ne trouverai que difficilement de la si bonne viande.

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Cambodge 2012: Kampot – Phnom Penh

La fin du voyage est déjà en vue et nous retournons aujourd’hui à Phnom Penh. Le minibus de Giant Ibis vient nous chercher au guesthouse un peu avant 8h. Le véhicule est vraiment neuf, ce qui change des vieux bus empruntés auparavant. On nous offre une bouteille d’eau et le wifi est disponible pendant tout le trajet; à la tv, ce n’est pas du karaoké khmer mais un des Pirates des Caraïbes en v.o. Après deux heures de route, je vois un avion qui atterrit, et en effet, nous sommes déjà près de Phnom Penh. Le temps d’arriver au dépôt, il est environ 10h30. Un chauffeur de tuk-tuk nous demande 4$ pour aller jusqu’à l’hôtel, ce qui nous semble bien cher. Nous n’avons jamais payé plus de 2 ! Nous négocions et nous cédons à 2,5.

En cherchant un  hôtel sur booking.com, notre choix s’est porté sur la Frangipani Villa 60s, dont la chambre double était en promotion à 45$. Pas de piscine mais une situation relativement intéressante au niveau de la rue 252. Nous sommes très bien accueillies mais notre chambre n’est pas encore prête. Nous ne comptions pas arriver si tôt !

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Le but de la journée est du shopping et nous partons donc pour le Russian Market avec un tuk-tuk au tarif de 2$, tarif conseillé par la réceptionniste et accepté sans problème par le conducteur devant la porte. Ce marché situé dans le sud de la ville a pris le nom de « russe » à l’époque où s’y vendaient des produits importés d’Union Soviétique. Assez bordélique et aux allées très rapprochées, on y trouve des souvenirs de toutes sortes, de la nourriture, des vêtements et des pièces pour motos. Je cherchais une échoppe particulière, le Vintage Shop qui est située du côté sud-est. Nous dirigeant grâce au soleil et parcourant la zone plus ou moins systématiquement, nous la trouvons assez vite. Je me doute bien que j’y trouverai des cadeaux pour diane, et en effet: il y a des reproductions d’affiches de films et de pochettes de disques de années 60 à des prix plus que compétitifs ainsi que des sérigraphies originales du Cambodian Space Projet. Je fais quelques achats qui sont soigneusement emballés dans un rouleau et discute un peu avec le propriétaire, un Hongrois qui travaille aussi au Tribunal International pour les Khmers Rouges. Je serais bien restée encore un peu mais le marché avait encore de nombreux trésors à nous montrer.

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Nous nous promenons d’abord du côté de la nourriture et bien que nous ayons faim, nous n’osons pas nous aventurer à goûter un plat. J’achète encore un kilo de poivre rouge de Kampot à prix tout à fait compétitif (mais sans les étiquettes confirmant l’AOC – peu importe). Les marchandes de tissus nous appellent et nous y faisons quelques emplettes: de la soie pour Katrien et divers tissus pour moi: un coton assez épais prune aux broderies khmères très simples, encore un batik indonésien dans les tons verts et un tissu tropical en coton noir aux grandes feuilles vertes.

Nos sacs bien remplis nous reprenons un tuk-tuk qui nous demande à nouveau 4$. Il cède finalement à 2$ quand nous faisons mine de nous en aller. Il nous conduit rue 278 où se trouvent divers restaurants. Le premier nous convient, un restaurant thaï nommé Tom Yum Kung, largement fréquenté par des Cambodgiens. Je prends à nouveau une soupe khmère douce amère, aux ananas et tomates et comme la première fois, je me régale. Nous déposons nos achats à l’hôtel, où nous prenons possession de notre chambre qui est magnifique !

L’après-midi est consacré à une nouvelle séance shopping dans les rues 240 et 178. Je ne suis tentée par rien de particulier dans les magasins de soieries, vêtements et autres souvenirs mais Katrien trouve quelques cadeaux et de très jolies boucles d’oreilles serties de citrine. Je me lâche par contre un peu plus dans la librairie, Monument Books située sur Norodom Bd.

Pour dîner, nous retournons à la rue 278 et prenons d’abord un cocktail dans un bar dont je n’ai pas noté le nom. Le Summer Kiss est une tuerie: vodka, citron vert et jus de pastèque fraîche. Les restaurants renseignés par les guides ne nous inspirent pas et c’est la belle terrasse d’Anise qui nous retient. Je me régale d’une salade de poulet grillé et d’avocats du Ratanakiri.

Cambodge 2012: Phnom Penh – Kep

La nuit a été mauvaise: les draps étaient humides et je ne me sentais pas à l’aise dans le grand lit à partager mais peu importe, nous partons pour Kep ce matin, sur la côte. Pendant que Katrien discute avec le patron par rapport au petit déjeuner qui est censé être compris dans le prix de la chambre, un conducteur de tuk-tuk crie « Kep, Kep ». Je me lève et prend nos bagages. Dans le véhicule, il y a déjà une personne, Edwin, un Hollandais. Nous passons encore chercher Luis, un Espagnol puis faisons un long trajet dans la ville, nous éloignant du Marché Central où devrait être le dépôt de la compagnie Sorya chez qui nous avons réservé nos tickets. Nous arrivons enfin à un autre dépôt un peu miteux et découvrons que nous sommes à la compagnie Hua Lian (ou Hour Lian Lion). Les responsables regardent nos tickets, découvrent la méprise, engueulent un peu le chauffeur de tuk-tuk qui n’a pas vérifié et nous nous rendons compte qu’à l’hôtel attendent encore deux personnes qui doivent aller à Kep. Quelques coup de fil plus tard, tout est arrangé: nous pouvons rester là et les autres passagers ont apparemment pris notre place chez Sorya. Ou comment arranger facilement un souci qui aurait pu nous coûter bien des ennuis (nous aurions raté le bus, le suivant – s’il existait – était peut-être complet, nous avions une réservation d’hôtel à Kep qui aurait dû être annulée, il aurait fallu trouver un hôtel à PP…).

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Devant le bus se trouve un autel avec un poulet entier et d’autres offrandes. Nous comprenons vite pourquoi: c’est apparemment le premier voyage du chauffeur, qui reçoit à tout moment des conseils et des indications sur la route de deux comparses. L’avantage, c’est qu’il roule prudemment, très prudemment. Sa moyenne est de 30km/h. Après un plein d’essence, nous espérons qu’il va accélérer un peu sinon, nous n’arriverons jamais à Kep. Nous ne sommes que quatre passagers: Luis, qui va dormir tout le trajet, Edwin avec qui nous discuterons pas mal, Katrien et moi. Comme j’ai une vue sur le cadran de vitesse, je commente: 40 km/h… 50km/h… et finalement une vitesse de croisière de 60km/h ! Et le GPS d’Edwin confirme que nous sommes dans la bonne direction (j’avais un doute en voyant la direction qu’il prenait). Service minimum, donc pas de bouteille d’eau et un seul arrêt express où un des comparses sort acheter des brochettes qu’il partage avec nous. Premier arrêt: Kampot, où descendent Luis et Edwin. Nous continuons seules vers Kep, avec un nouveau comparse assez excité. L’autre nous offre une canette de Pepsi. Nous arrivons enfin à destination vers 13h, suite à un voyage somme toutes assez confortable et qui a pris un goût d’aventure. Nous prenons un tuk-tuk jusqu’au Kep Lodge, situé un peu en hauteur, un véritable petit coin de paradis entouré d’un beau jardin exotique.

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En attendant que la chambre soit prête, nous mangeons. Pour moi, c’est une salade de crevettes et poulpe aux légumes. Nous découvrons notre chambre dans un bungalow en bois et toit de chaume, avec deux grands lits couverts d’une moustiquaire. Pas besoin d’air conditionné, il fait « frais » la nuit. Nous avions prévu de rester trois nuits mais juste à voir l’endroit, nous réservons de suite pour une quatrième, et franchement, une cinquième aurait été agréable aussi.

Le reste de l’après-midi, nous profitons de la piscine, un peu dérangées par un couple de Hollandais très bavard. Les premiers moustiques du crépuscule nous font fuir et une fois bien couvertes (de vêtements et d’anti-moustique), nous prenons un cocktail, installées dans les coussins du bar. Mon repas est constitué de crab cakes qui sont bons mais au final, c’est un peu gras.

Cambodge 2012: Siem Reap – Phnom Penh

Mon sommeil a été perturbé cette nuit par une bestiole qui se promenait sur le toit alors que j’avais l’impression qu’elle était dans la chambre. Mais je pourrai me reposer dans le bus. Nous partons en effet pour Phnom Penh où nous passerons la nuit avant de pouvoir repartir le lendemain pour le Sud. C’est dommage qu’il n’y ait pas de liaison directe, ou au moins réalisable en une journée (nous apprendrons plus tard que Giant Ibis propose une connexion à Phnom Penh pour Kampot dans la même journée, mais la compagnie est toute neuve et peu connue). Un minibus de la compagnie Sok Sokha vient nous chercher à l’hôtel et se remplit à ras bord avant de nous déposer au bus proprement dit. Ce trajet est particulièrement inconfortable, sans place pour les jambes, avec un gros (pas tant que ça en fait) sac à dos sur les genoux et des gamins australiens autour de nous. Dans le bus, nos places sont prises mais je déloge les demoiselles qui réclament en disant que les leurs étaient déjà prises. Elles n’avaient qu’à les exiger !

Le trajet avec Sok Sokha est moins confortable qu’avec Mekong Express. La porte des toilettes ne ferme pas bien et claque constamment, et au moment où nous arrivons à la partie de la route en rénovation, l’aide du chauffeur ouvre la fenêtre du toit, avec pour résultat, plein de poussière qui entre dans le bus !!!!

Nous arrivons sans encombres à Phnom Penh en début d’après-midi et prenons un tuk-tuk pour le Number 9 Hotel. Notre chambre n’est pas prête et nous patientons un peu. Le personnel est incapable de nous dire quand elle le sera et nous partons finalement pour une ballade. J’ai très faim mais un fruit shake la calme un peu. Mon deuxième souci (après la faim) est de réussir à prendre de l’argent avec ma carte. Heureusement, une banque me permet de retirer de quoi vivre la semaine suivante (sachant qu’à Kep, il n’y a ni distributeur ni banque).

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Nous nous promenons ensuite le long du Palais Royal devant lequel s’amassent les gens qui sont en deuil du roi Sihanouk. De nombreuses marchandes vendent des fleurs de lotus à déposer devant sa photo. Tandis que le soleil se couche, nous retournons à l’hôtel où nous pouvons enfin prendre possession de notre chambre.

Après une petite pause, nous repartons, nous promenant le long d’un grand parc où les phnompenhois font de la gymnastique sur divers morceaux pleins de gros beats dégoulinants, notamment une version remixée de Jingle Bells. Nous devons traverser un boulevard mais la circulation est intense et nous n’y arrivons pas. Nous sommes secourues par une Cambodgienne qui entame la conversation avec nous… en français. Elle a appris à parler avec son père qui est professeur.

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Le restaurant sélectionné, Villa Khmer, est devenu un machin moderne sans âme et plein d’air conditionné. Heureusement, j’avais aussi noté un autre restaurant dans la même rue, le Boat Noodle. C’est un restaurant thaï dans une maison en bois, aux différentes pièces et fortement fréquenté par des familles locales. Je commande du poulet grillé saté mais il est un peu sec et fort salé mais le riz en forme de nounours est adorable. De retour à l’hôtel, nous restons encore un peu dans le lounge pour sélectionner et réserver les hôtels suivants, sachant que la période très animée de Noël approche.