Heart of Cambodia: Kampong Cham – Kompong Thom – Siem Reap (Cambodge)

Aujourd’hui, nous continuons notre route vers Siem Reap et Angkor, en nous arrêtant au passage à Kompong Thom. Près de là se trouve l’ensemble de temples de Phnom Suntok, où il y a de nombreux Bouddhas couchés. Après une longue montée (980 marches environ), nous sommes accueillis par une bande d’enfants parmi lesquels Leon choisit notre guide local. Le jeune adolescent est un habitué des groupes Intrepid et parle assez bien l’anglais. L’endroit est agréable, avec de nombreux arbres et une belle vue sur la région. (Relisant les guides aujourd’hui, je me rends compte que nous avons par contre raté l’ensemble angkorien de Sambor Prei Kuk qui a l’air très intéressant).

031-Cambodia-Kompong Thom

032-Cambodia-Kompong Thom

033-Cambodia-Kompong Thom

Pendant une bonne partie de la promenade, quelques jeunes moines nous avaient observé et nous adressent finalement la parole. Nous disons qui nous sommes et d’où nous venons et eux nous expliquent un peu leur vie en tant que moine, nous montrant leur chambre minuscule envahie de livres. Nous nous faisons bénir par eux et ils nous nouent un petit ruban en coton rouge au poignet. Ma dernière bénédiction du genre au Laos n’ayant apporté que des mauvaises choses (aaah, les superstitions !), je le coupe dès le soir même. diane gardera le sien jusqu’à sa désagrégation un an plus tard sans qu’il ne lui arrive la moindre chose négative.

034-Cambodia-Kompong Thom

035-Cambodia-Kompong Thom

036-Cambodia-Kompong Thom

Une fois en bas, nous avons soif. Leon nous propose de goûter le jus de coco. Le vendeur coupe la tête d’une grosse noix encore dans son écorce verte et y insère une paille. Très désaltérant et aucun risque de bactéries !

Nous arrivons en fin d’après-midi à Siem Reap, ville touristique qui grandit comme un champignon, et pas spécialement suivant les règles urbanistiques ni écologiques – j’ai lu récemment que la consommation d’eau des hôtels atteint fortement la nappe phréatique, ce qui pose des problèmes de stabilité pour le site d’Angkor. Une longue route bordée de bâtiments plus criards les uns que les autres nous introduit vers le centre. Notre hôtel, précise Leon, est tenu par des Khmers. D’après la situation sur la carte, je pense que c’était le Koh Ker Hotel. Ce n’est pas le plus beau de la ville mais au moins l’argent revient à la population locale et non à une multinationale ou aux Coréens qui possèdent une grande partie de la ville. C’est d’ailleurs une bonne raison pour partir avec des agences comme Intrepid Travel qui font attention à ce genre de choses. Même le site archéologique d’Angkor est en partie aux mains des Coréens, ne laissant qu’une toute petite partie des revenus du tourisme à l’état cambodgien.

En nous promenant le soir, nous repérons une très belle galerie d’art (le long de la rivière, près de la Villa Royale) qui expose des photos de John McDermott. Nous y achèterons des cartes postales et quelques tirages originaux un peu plus grands. Mais aujourd’hui, nous sommes accompagnés de tout le groupe. Leon nous montre d’abord le marché puis nous emmène en plein centre touristique/backpacker au Red Piano, qui a l’avantage d’avoir une belle salle au premier étage. Le restaurant sert cuisine khmère et occidentale, ce qui plaît à tout le monde. Le repas est interrompu un moment par des trombes d’eau qui se déversent du ciel, accompagnées de coups de vent violent. Une demi-heure après, plus une goutte à l’horizon mais cela a rendu les sites d’Angkor un peu boueux le lendemain. Nous allons encore boire un verre ensuite dans un bar rock, clairement destiné aux touristes, un peu glauque avec tous les gros anglo-saxons vidant des litres de bière. Heureusement, la terrasse est un peu plus calme. Bref, le genre d’endroits où je n’aurais jamais été si je n’avais pas été accompagnée.

Heart of Cambodia: Phnom Penh – Kampong Cham (Cambodge)

015-Cambodia-Skuon

Ce matin, nous prenons la route vers le nord. Premier arrêt à Skuon, bourgade célèbre pour ses araignées frites. J’ai horreur de ces bestioles, je ne regarde que de loin les grandes piles noires. diane, seul intrépide du groupe, s’empresse d’en acheter une pour goûter. Leon lui dit que seules les pattes sont comestibles. Verdict: ça goûte la noisette et la friture et il regrette de ne pas avoir acheté un paquet entier à grignoter dans le minibus. S’il l’avait fait, je me serais assise loin de lui !

016-Cambodia-Wat Nokor

017-Cambodia-Wat Nokor

Avant de rejoindre Kampong Cham, nous visitions le Wat Nokor, un petit ensemble de temples dont les origines remontent aux 11e siècle, mélangeant l’architecture angkorienne à une architecture khmère plus récente, perdu dans la campagne et entouré de grands bassins envahis de lotus, avec de jolies fresques décrivant la vie de Bouddha aux couleurs un peu kitsch.

018-Cambodia-Wat Nokor

019-Cambodia-Wat Nokor

Arrivée à Kampong Cham, auparavant la troisième ville du pays mais aujourd’hui délaissée par les touristes, elle se complaît dans un rôle de cité provinciale, calme et paresseuse, bordant une des rives du Mékong.

020-Cambodia-Kampong Cham

Le seul hôtel un peu convenable du coin est l’imposant Mekong Hotel, au couloir intérieur assez grand pour y jouer un match de volley ! Jolie vue sur le fleuve à travers une fenêtre aux barreaux en fer forgé dont profiteront Bibi et Kitty (les peluches de voyage) pour s’installer.

021-Cambodia-Kampong Cham

022-Cambodia-Kampong Cham

Juste avant de partir pour l’excursion de l’après-midi, une bride de ma sandale me lâche… Je continuerai avec les deux paires qui me restent mais c’est un peu juste, et je ne trouverai rien de convenable/confortable pendant le reste du voyage, à part des tongs à Bangkok.

023-Cambodia-Kampong Cham

Nous nous répartissons dans trois petites barques à moteur pour remonter le Mékong pendant une heure environ. Notre but est le Wat Hanchey qui se trouve au sommet d’un colline à laquelle on accède via un long escalier en pierre. Dès que nous mettons pied à terre, une bande d’enfants de tous âges nous assaille, nous demandant « where are you from », « how old are you », « are you going to school », etc. Nous faisons de notre mieux pour leur répondre mais nous nous rendons vite compte qu’ils ne connaissent que quelques questions en anglais et très peu d’autres mots. Certaines filles du groupe essaient donc de leur apprendre plus de vocabulaire pendant la visite.

024-Cambodia-Kampong Cham

025-Cambodia-Kampong Cham

Le sommet de la colline donne une très belle vue sur la région, sur le Mékong et les temples et statues disséminés donnent une impression de grand calme. Nous nous promenons entre les animaux, les vrais comme le gibbon et les faux, les statues de girafes et autres lions. Une vendeuse nous propose du jus de canne à sucre tout fraîchement pressé.

026-Cambodia-Kampong Cham

027-Cambodia-Kampong Cham

Quand nous reprenons les barques, la journée tire à sa fin et nous profitons de magnifiques couchers de soleil sur le fleuve, dont diane fera quelques photos très Apocalypse Now. Je me demande un peu comment le chauffeur retrouvera notre destination finale, le noir étant complet, mais la vue du grand pont reliant Kampong Cham à tout l’Est du pays me rassure.

028-Cambodia-Kampong Cham

029-Cambodia-Kampong Cham

Nous prenons l’apéritif au bord du fleuve près des échoppes plus ou moins improvisées, rassemblant chaises en plastique pour discuter en groupe de choses et autres, sirotant des Angkor Beer, la bière locale bien rafraîchissante. Ce sont ce genre de moments qui me plaisent beaucoup en voyage, pas grand chose, juste profiter de l’instant présent dans le calme…

030-Cambodia-Kampong Cham

La bourgade ne comptant quasi pas de restaurants, c’est au marché local que nous emmène Leon, nous donnant comme instruction de choisir des plats que l’on frit au wok devant nos yeux. diane et moi nous régalons de nouilles sautées aux légumes et à la viande. Un repas tout simple des plus authentiques qui malheureusement n’aura pas trop réussi à l’estomac fragile de l’Américaine.