Japon: Kyoto – Tokyo

Vendredi 16 novembre 2018

Je retourne avec le shinkansen à la case départ aujourd’hui, à Tokyo. Sur le quai de la gare, j’ai une grosse crainte: une foule de touristes indiens attend le train mais ils prennent celui qui précède le mien. C’est impressionnant de voir qu’il y a un départ pour Tokyo toutes les trois ou quatre minutes et qu’après un rapide calcul, chaque train peut contenir environ 1000 passagers. Le déplacement de population entre les deux villes est vraiment immense.

Sans m’en rendre compte, je prends la place A au lieu de la place E qui m’était attribuée et je me retrouve à côté d’un très gentil couple de Japonais. Je réalise mon erreur à mi-parcours et change de place, juste à temps, avant que le fauteuil A ne soit occupé par un nouveau passager. J’ai évité la gêne !

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A un moment donné du parcours, l’attraction est la vue du Mont Fuji qui se révèle dans toute sa splendeur et sans nuages qui recouvrent le sommet. Difficile de faire une photo convenable mais c’était très beau à voir. C’était aussi intéressant de voir que beaucoup de Japonais étaient tout aussi excités que les touristes !

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Arrivée à Ueno (après avoir vu dans la gare une vitrine avec un Pikachu Munch), je retourne au même hôtel, le Coco Grand Ueno Shinobazu où je dépose ma valise et où on m’apprends que mon grand bagage m’attend déjà. Je me promène dans le parc, visite un temple, trouve un petit sanctuaire avec une allée de tori rouges, vois un artiste qui fait de l’équilibre puis me dirige vers Yanaka.

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Je reprends le même chemin qu’il y a trois ans, m’arrêtant d’abord à la petite galerie d’art SCAI The Bathouse où il y a une exposition assez intrigante de Kohei Nana. Une des installations est très organique et ressemble à de la boue volcanique mais dans une plus belle couleur et au rythme bien plus orchestré. J’adore !

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Je flâne sur la route traversant le cimetière, admirant les grands arbres puis traverse la voie des trains à Nippori pour arriver à mon but final: le magasin de tissus Tomato.

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Comme la fois passée, je suis comblée et j’ai du mal à faire mon choix. Estimant qu’avec mes deux valises, j’ai assez de place, je sélectionne douze tissus différents, surtout japonais et hawaïens mais aussi du Michael Miller.

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Lourdement chargée, je retourne à l’hôtel en métro puis prends possession de ma chambre, bien crevée. Une heure de pause et ça va mieux. J’ai en effet encore un but précis pour cette fin de journée !

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Je reprends le métro et vais dans un quartier que je ne connais pas, un quartier avec beaucoup de grands buildings et surtout, le Trader’s Vic local. Ces bars et restaurants tiki ont été créés dans les années 50 par Trader Vic et se sont essaimés dans le monde. Celui de Tokyo date des années 70 et est un des plus anciens encore en activité. Je suis un peu déçue quand je vois qu’aujourd’hui, la majorité des enseignes se trouve dans les Emirats Arabes Unis. J’avais adoré mes visites à Bangkok et je compte bien en profiter ici aussi.

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Je commande un Samoan Fog Cutter qui contient une belle quantité d’alcool et je suis surprise par la rapidité avec laquelle il me monte à la tête. J’ai aussi demandé un « Chili beef skewer » qui est pas mal mais si peu copieux que je prends ensuite un plat de poulet sauté à manger dans des feuilles de salade. Autant j’adore mon cocktail dans son joli mug, autant je suis déçue par la nourriture, alors que je l’avais trouvée délicieuse à Bangkok. J’hésite un moment mais décide ne pas prendre un second cocktail – il faut que je rentre à bon port ! – alors qu’un Tokyo Mai Tai m’aurait bien tentée. Je me console en achetant un mug de Samoan Fog Cutter à la boutique et discute un moment avec le manager qui m’offre une petite figurine suite à mon enthousiasme pour le monde tiki.

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Je rentre crevée mais heureuse à l’hôtel. Aller au Traders Vic était un des buts que je m’étais donné avant de partir et je suis très contente de l’expérience même si elle était très rétro et qu’il y a clairement des bars plus contemporains qui valent la peine à Tokyo. Ou autrement dit, il me reste divers bars à découvrir lors d’une prochaine visite.

Statistiques du jour: 16 226 pas – 11,7 km – 17 étages

Plus de photos sur flickr.

Hambourg: où je navigue dans le port

Ce matin, la météo est à nouveau fort hésitante, voire carrément nuageuse. J’avais prévu de faire quelques courses et donc je pars à pied. Premier arrêt, le Teehandelskontor Wasserschloß où j’achète du thé – Hambourg est un centre important de distribution de thé et de torréfaction de café. Je vais ensuite en direction de la gare et trouve un peu plus loin le magasin Mutterland où je trouve thé, autres produits à manger et du rhum Meermaid que je souhaitais acheter depuis longtemps. Comme mon sac de courses est bien lourd, je retourne de suite à l’hôtel, en prenant le métro cette fois. Le supermarché d’en face me fournit à nouveau mon repas du midi.

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Rassasiée, je repas en métro et sors à la Reeperbahn qui est l’artère principale du quartier rouge de Hambourg. Je cherche en fait la statue des Beatles, que j’aperçois de loin mais elle est gardée  par des sans-abris et autres énergumènes peu engageants. Tout le quartier d’ailleurs me laisse une mauvaise impression, que le météo grise n’améliore pas. Bref, je ne m’avance pas plus loin par là – d’ailleurs, qu’aurais-je fais de sex-toys et sous-vêtements criards ?

Je me tourne donc vers l’Elbe et le quartier du port. Le bâtiment du marché aux poissons est superbe mais vide à cette heure et je longe le fleuve, croisant sur ma route le sous-marin transformé en musée (cela ne m’inspire pas, je suis claustrophobe).

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J’arrive au Landungsbrücke, un long embarcadère bordé d’échoppes et restaurants, ainsi que de vendeurs de tickets pour des croisières dans le port. Je le parcours entièrement, puis je reviens, puis je repars, croisant au passage un navire ancien, le Rickmer Rickmers que je décide de ne pas visiter. Je suis frappée d’une grande crise d’indécision et je suis frustrée par mes hésitations. Et les bateaux partent en même temps, ce qui fait que je rate tous ceux de 14h15. Le bon plan est normalement de prendre le ferry 62 qui coûte le prix d’un ticket de métro ou est gratuit avec la Hamburg Card, mais il est pris d’assaut et je n’ai pas envie de faire la sardine. De plus, la météo est vraiment menaçante: sur le pont, je risque de me faire mouiller; à l’intérieur, les photos seront moches à travers la vitre bleutée.

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Au final, je me laisse happer par un des revendeurs de billets qui crie plus fort que les autres et me retrouve dans un petit bateau à l’arrière de l’embarcadère. Pendant les trente minutes d’attente avant le départ, j’ai le temps de ressasser mes pensées, persuadée que j’ai pris une très mauvaise décision et que ce petit bateau ne fait pas de circuit dans le port. A part le fait que je suis assise juste à côté du haut-parleur (et je ne comprends pas grand chose aux commentaires en allemand), le tour est finalement très intéressant. Il passe par les docks du port industriel – le troisième plus grand d’Europe, même s’il est situé à 100 kilomètres de la mer – et j’ai tout le loisir d’admirer divers bateaux: un grand paquebot de croisière, un yacht nouvellement construit et pas encore livré à son très riche propriétaire, un bateau de l’armée et divers immenses cargos. Le circuit se poursuit ensuite via une écluse pour passer près de l’Elbphilharmonie et rejoindre Speicherstadt que je vois cette fois-ci depuis le niveau de l’eau.

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Une fois débarquée, je retourne à pied vers mon hôtel sous un ciel de plus en plus menaçant. Je traverse à nouveau Speicherstadt et via le jeu des passerelles, je me retrouve dans Hafencity, le quartier très moderne dont la construction a commencé dans les années 2000 sur des terrains abondonnés depuis longtemps. J’ai une passion pour l’architecture et je suis fascinée par la construction de toutes pièces d’un nouvel environnement urbain. Je ne suis pas entièrement sûre de la réussite du projet – il y a peu de monde en rue – mais ces longues allées bordées d’eau invitent à la promenade. C’est peut-être juste l’absence de soleil et l’heure (on est au milieu de l’après-midi) qui causent cette impression de vide.

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J’hésite un peu pour le repas du soir et je n’ai pas envie d’aller très loin. Je sélectionne donc le Heimat Küche de l’autre hôtel 25 Hours situé au bout de la rue. Le même décor fait de bric et broc et un peu industriel m’accueille. Le restaurant propose de la cuisine germanique et après avoir pas mal hésité, je prends un plat qui ne l’est pas plus que ça: du poisson pané. Mais du poisson pané maison qui est tout simplement délicieux, accompagné de purée et de salade de concombre, ainsi que d’un verre de Grüner Vertliner. La plupart des restaurants locaux proposent en effet souvent différentes variétés de vin au verre et non juste le vin du patron. Ce qui m’arrange bien, mangeant en solo.

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Je vois que le soleil décline et je me dis que les couleurs du crépuscule seront belles. Une nouvelle séance photos à Speicherstadt s’impose mais n’est pas si intéressante au final. Je reviens par contre avec une série de photos thématiques que je rassemblerai dans un billet spécifique.

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Autant profiter pleinement du bar de l’hôtel, le Boilerman Bar, mis en place par le même Jorg Meyer du bar Le Lion. Le concept est différent: tous les cocktails sont des long drinks, des highballs et les recettes classiques sont déclinées de cette manière. Je m’installe au bar et commande un classique, le Gin Basil Highball (gin Finsbury Platinum, citron, sucre, basilic, eau pétillante), frais, acidulé et aux arômes puissants de basilic. Le barman est moins sympathique, il semble plus intéressé par les bimbos assises plus loin. Je profite cependant de la vue et de l’action et commande un second cocktail, le Philadephia Fish House Punch qui est plus sucré et fruité (cognac, rhum jamaïcain, pêche, citron, sucre et ginger ale). Je n’ai pas vu le temps passer et il est quasiment 22 heures quand je monte dans ma chambre. Et je vois qu’un grand bateau de croisière a accosté au loin.

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Hambourg: où je prends un bateau et où je me promène dans les faubourgs

Quand je me lève, il fait tout gris et je ne sais pas trop comment m’habiller. Je choisis finalement un pantalon (oui, moi !) mais je mets des sandales. Je me remplis l’estomac avec un délicieux et copieux petit déjeuner et profite du choix de thés assez étendu. C’est en effet rare qu’il y ait une dizaines de variétés, en vrac, à infuser dans des théières individuelles.

Mettant mon imperméable, je pars à mon aise, à pied, vers le centre de la ville, déambulant dans les rues en suivant plus ou moins les points d’intérêt que j’avais noté sur ma google map. Je passe par une des extrémités de la Speicherstadt mais ne trouve pas le bon chemin pour aller à un magasin de thé – ce sera pour une autre fois – puis je revois au loin les Dreichtorhallen et des bâtiments modernes dont le plus spécial abrite la rédaction de Der Spiegel.

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Je m’arrête ensuite à la Chilehaus, un exemple d’architecture expressionniste en briques du début des années 1920 et censé représenter un bateau. Ce que je ne remarque pas. Ce que je comprend enfin en faisant des recherches sur le net: il fallait l’aborder de profil, pas de face comme moi. Cela ne m’empêche pas d’admirer la grandeur de ce bâtiment et la cour intérieure m’impressionne. Une jolie boutique m’invite sur un de ses côtés et je me promène dans les rayons, entre ustensiles de cuisine et savons, papeterie et alcools.

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En face se dresse le Sprinkenhof, un autre bâtiment commercial imposant. Plus loin, je visite la Hauptkirche Sankt Jacobi pendant qu’un organiste répète pour le concert du soir.

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Je rejoins le quartier commerçant, croisant une autre église, celle dédiée à Saint Pierre, puis arrive au Rathaus, l’imposant bâtiment qui tient lieu de maison communale. C’est le centre de la ville où se rejoignent les habitants et touristes pour flâner. Et c’est très agréable, c’est bordé par un canal avec colonnade sur le côté et juste plus loin se trouve un grand lac, l’Alster. Le soleil est sorti de derrière les nuages et j’ai enlevé plusieurs couches de vêtements.

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Sur un coup de tête, je décide faire une ballade sur le lac et m’installe dans un des bateaux pour touristes. Le paysage n’est pas des plus intéressants – une belle vue sur la ville, quelques voiliers – mais la promenade d’une heure est très agréable, permettant de me reposer les pieds pendant un moment tout en profitant pleinement de la ville.

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Je n’avais pas vraiment de programme fixe et vu l’arrivée du soleil, je décide de visiter Blankenese cet après-midi. Je retourne d’abord à l’hôtel mettre des vêtements plus estivaux et découvre par la même occasion un supermarché tout proche qui a un salad bar, le genre de chose qui manque totalement en Belgique. Je fais une sélections de légumes et sauce et je paie le tout à la caisse, au poids. J’en profite pour acheter deux bières locales.

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L’hôtel est donc près d’un chantier mais les vues sont belles.

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Je pars donc pour Blankenese, un faubourg chic de Hambourg, à l’ouest de la ville et au bord de l’Elbe. Un métro direct est censé m’y amener, après un changement au centre ville. Sauf que ne comprenant pas assez bien l’allemand, je ne comprend pas qu’il y a des travaux sur toutes les lignes au niveau de la gare d’Altona (je pensais que c’était uniquement sur l’autre ligne). Bref, je suis éjectée de mon métro à cette station, et après un moment d’hésitation, je me lance dans l’aventure, me disant que j’ai déjà fait une partie du chemin. Je trouve donc le bus navette qui met bien une demi heure à rejoindre la ligne de métro quatre stations plus loin. Au lieu d’un trajet de trente minutes, il m’aura fallu plus d’une heure. Il est donc déjà 15h30 quand j’arrive à Blankenese et la sortie de la gare ne me laisse rien présager de bon. Cela ressemble à un village de banlieue en plein été – c’est à dire que c’est très vide et mort.

Avec l’aide de ma google map, je marche dans la direction de l’Elbe et puis soudain, un chemin pavé s’ouvre à moi. Je l’emprunte et je découvre le charme de Blankenese: de jolies maisons souvent anciennes bordent des allées et de grands escaliers qui descendent vers le fleuve qui ne s’offre pas de suite au regard, caché par la végétation et les maisons. Me voilà tout en bas, tout près du Strandhotel qui me renvoie à la Belle Epoque et au tourisme balnéaire d’antan.

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Je me promène un peu le long du fleuve mais j’ai un souci pressant. Malgré les panneaux indiquant les wc, je ne les trouve pas. Une fois de plus, je me laisse distraire par mes besoins sans pouvoir me soulager. C’est assez ennuyeux… J’essaie de penser à autre chose, au paysage donc, et remonte finalement vers la gare par un autre escalier. Je me sens en effet un peu pressée par le temps (en plus du reste), me disant que le retour va sans doute à nouveau être assez long. J’aurais certainement pu profiter plus longtemps de ce joli village au bord du fleuve – et faire plus de photos.

Pour poursuivre l’histoire de ma recherche de toilettes: ma claustrophobie m’empêche d’utiliser la sanisette se trouvant en face de la gare et aucun café ne m’interpelle.  A la gare d’Altona, il faut mettre de l’argent dans un tourniquet avant de pouvoir entrer dans les toilettes et cela me repousse aussi. Bref, je me retiendrai jusqu’à l’hôtel mais cela aura occupé une partie de mes pensées pendant l’après-midi. Et je regrette les toilettes qui se trouvent partout au Japon.

Il me semblait que le Boilerman Bar de mon hôtel organisait une happy hour entre 17h et 18h et donc je m’installe dans un des canapés. Le serveur m’apporte la carte mais aussi de suite le cocktail gratuit du jour, un mojito à base de tequila. Je ne suis pas persuadée que menthe et tequila fonctionnent ensemble mais c’est rafraîchissant. J’en profite pour organiser ma soirée: je suis encore pleine d’énergie malgré les trajets un peu longs de l’après-midi et il fait toujours beau, ce qui invite à la promenade.

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Un mélange robe et tapis colorés

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Je reprends cependant le métro pour arriver au plus vite au restaurant que j’ai sélectionné, le Matusmi, un japonais populaire à Hambourg depuis les années 1970. Il reste de la place au comptoir, ce qui m’arrange bien parce que c’est toujours agréable de regarder cuisiner les chefs. Le décor est japonisant et vieillot, avec des murs peints en orange mais le service est attentionné. Je me régale de sushis, sashimis et makis préparés devant moi.

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Et puis, c’est un peu intimidée que je me rends au Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs bars à cocktails dans le monde et créé par Jorg Meyer, connu pour son Gin Basil Smash. Intimidée, parce que la vitrine est occultée et la porte est noire. Il faut sonner en appuyant dans la gueule du lion et c’est un portier à la mine quelque peu patibulaire qui ouvre (grande moustache, tatouages, rides profondes et costume rétro). Il m’invite avec grande gentillesse à m’installer au bar, où je suis accueillie par le serveur et le barman. Ils me mettent tous deux à l’aise, me donnant une carte mais aussi demandant rapidement ce qui me ferait plaisir et ce que j’aime.

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Je suis attirée par un Ranglum, un sour à base de rhum et de falernum. Un cocktail de facture classique mais délicieux. Quand je pose des questions sur le falernum utilisé, le serveur me le fait goûter: il s’agit d’une marque berlinoise. Je pensais que je serais mal à l’aise seule dans un bar, mais le temps passe sans que je ne m’en rende compte. J’observe les gens autour de moi, le travail du barman et l’environnement. Le bar est assez sombre, très speakeasy, avec du joli papier peint et une immense statue en bronze d’un lion. Je m’occupe aussi en tentant de reconnaître les alcools rangés dans le bar. Et puis le serveur et le barman me font un peu la conversation quand ils ont une pause dans le service, d’une manière tout à fait informelle et agréable.

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Quand ils me proposent un second cocktail, j’accepte volontiers et je choisis le Inpeartween, à base d’eau-de-vie à la poire et de quinquina Cap Corse (que je goûte également séparément). Je demande des informations sur les recettes et les reçois, écrites sur des cartes de visite. Ce second cocktail est bien plus spécial et différent, combinant des alcools peu usités, mais il me plaît par son côté amer et sec.

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C’est un peu grise mais très heureuse de mon expérience que je quitte le bar au moment du crépuscule. Je décide prendre l’air et de rentrer à pied à l’hôtel. C’est l’occasion aussi de prendre quelques (beaucoup de) photos nocturnes et de tester certains réglages de mon appareil photo: je voulais absolument réussir à monter un « filé » de lumières mouvantes en jouant avec les temps de pause. Il n’y avait plus beaucoup de circulation mais je pense avoir réussi à obtenir ce que je cherchais.

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Sri Lanka: Kataragama – Ahangama

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Le départ se fait à l’aise ce matin pour une longue journée de car entrecoupée de quelques pauses. Nous roulons plus ou moins le long de la côte sud de l’île, d’abord dans la région de Hambota, une ville fantôme aux grandes autoroutes vides et infrastructures inutiles (un port, un aéroport, des grands buildings…) – le projet d’un ancien président originaire de la région. Ce projet était voué à la catastrophe: la région n’est peuplée que de paysans qui n’ont pas besoin d’un aéroport international. Cela fait toujours bizarre de se retrouver dans ce genre de paysage où tout est démesuré et vide en même temps.

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A un moment, nous quittons l’autoroute pour rejoindre une petite plantation de bananes où nous sommes accueillis par des agriculteurs. L’idée est de passer un moment à tester quelques jeux srilankais que Roshan nous explique. Il y a d’abord un jeu qui ressemble à la marelle où j’arrive finalement deuxième au classement. Rester à cloche-pied pendant tout un moment est bien plus fatiguant que quand j’avais 10 ans mais c’est surtout mon équilibre (et la concentration pour l’obtenir) qui me fait gagner des points. Un autre jeu demande aussi de l’équilibre: deux opposants s’installent sur une longue poutre, les pieds en l’air, et tentent de déstabiliser l’autre à coups de polochon. Dans un jeu style cricket, nous reprenons les équipes « England » et « Rest of the world » et c’est à nouveau cette dernière qui gagne. Enfin un dernier jeu demande de casser des pots placés en hauteur mais les yeux bandés. Pots contenant évidemment quelque chose, comme des feuilles mortes ou de l’eau.

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Nous recevons ensuite un snack, du manioc bouilli servi sur une feuille de bananier, agrémenté de noix de coco râpée et d’oignons aux piments. Nous retournons au car en tracteur, le genre de tracteur primitif qui fait beaucoup de bruit et qui n’avance finalement pas plus vite qu’à pied.

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La route nous mène à Tangalle où nous nous arrêtons dans une famille qui a survécu au tsunami de 2004 et dont la maison a été construite grâce à l’aide d’Exodus. L’agence a en effet monté un programme de soutien après la catastrophe et continue à proposer son aide pour divers projets, notamment dans un orphelinat, en apportant des jouets aux enfants. Dans la maison, mère et fille ont préparé une collection de plats de rice and curry: du poulet, du poisson, des pommes de terre, des haricots, du dhal, des légumes frais. Un repas fait maison qui était délicieux.

Nous reprenons ensuite la route pour Ahangama où nous logeons dans un hôtel le long de la mer, l’Insight Resort. Quand j’arrive dans ma chambre, des ouvriers sont en train de réparer l’air conditionné.

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Je suis si contente de revoir la mer et ça me fait du bien. Je fais une micro-promenade sur la plage, regardant de loin les pêcheurs locaux, installés sur des poteaux dans la mer. J’apprendrai par les autres membres du groupe qu’ils se font payer pour chaque photo prise et que les négociations sont rudes. Je préfère ne pas participer à ce petit jeu.

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Le soir venu, l’hôtel inaugure les décorations de Noël et nous recevons un cocktail à l’arrack tandis que le personnel fait plein de photos. Quelques gouttes de pluie tombent mais cela s’arrête bien vite et nous mangeons dehors (un poulet tikka massala pour moi – avec beaucoup trop de sauce). Un chanteur anime la soirée avec un succession d’earworms accompagnés au synthétiseur. J’abandonne très vite et vais dormir.

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Sri Lanka: Kandy

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Bien que toute seule dans la chambre, je traîne et j’arrive la dernière au petit déjeuner. Ce sera une constante, je suppose que les autres membres du groupe sont des lève-tôt. Le car nous dépose au Temple de la Dent, un ensemble de bâtiments situés dans une vaste enceinte. Les sacs sont fouillés et la sécurité sévère: ce temple a fait l’objet d’un attentat par les Tigres Tamouls en 1998, tuant 17 personnes. C’est aussi l’occasion pour la gardienne de tirer un peu ma jupe vers le bas. La visite commence après avoir déposé ses chaussures. Une première grande pièce abrite un éléphant empaillé, Rajah, qui a vécu 75 ans (sans doute) et a été utilisé lors de processions pour porter le reliquaire de la dent, une seconde est un grand hall aux colonnes en bois, le lieu où le dernier roi de Kandy donnait ses audiences de nuit. Vient ensuite un bâtiment où sont rassemblés peintures et statues.

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Nous arrivons dans le temple central pour la cérémonie. Des musiciens jouent des percussions et du hautbois à un volume assourdissant et nous suivons les pèlerins au premier étage pour admirer le reliquaire de la dent. Tout le monde se bouscule et je ne vois pas grand chose au moment clé. Peu importe, c’est plutôt la ferveur des gens qui est le spectacle, chacun se poussant pour déposer son offrande. Le parcours mène ensuite vers une statue en cristal puis à un petit bâtiment octogonal qui abrite la bibliothèque composée d’écrits sur feuilles de palmier. Une visite qui montre une fois de plus que l’adoration religieuse peut être bruyante et bousculée, contrairement aux églises européennes où tout est calme et feutré.

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Au programme ensuite, la visite du Peradeniya Botanical Garden (après un arrêt dans un magasin de pierres précieuses – elles sont belles mais les bijoux un peu vieux jeu). Roshan nous mène via les chemins à la découverte des nombreuses plantes locales: des arbres spéciaux, des palmiers, des orchidées, des bambous, des cycas… Il fait chaud et beau – enfin – et la promenade est très agréable. Beaucoup de locaux s’y promènent, et dans les endroits un peu à l’abri, il n’est pas rare de trouver de jeunes couples d’amoureux. C’est le genre d’endroit qui m’excite, plus à cause des différents types de plantes exotiques que pour leur agencement. C’est très classique, à l’anglaise, avec diverses zones dédiées aux diverses espèces. Ce jardin a en effet été organisé dès 1824, sur la base d’un jardin royal du 14e siècle. Vient maintenant une longue collection de photos !

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116-KandyJ’ai beaucoup aimé cet arbre assez particulier, dont je n’ai évidemment pas noté le nom. Il est apparemment assez dangereux de s’en approcher trop à cause des gros fruits qui pourraient tomber.
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C’est le vent qui a provoqué la courbure bizarre de ce pin. 
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Le point d’eau a la forme du Sri Lanka, mais ça ne se voit pas trop sur la photo.

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Retour à l’hôtel avec un arrêt dans une « bakery ». Les Srilankais sont très friands de pâtisseries mais aussi de petits snacks salés, du genre beignet frit aux légumes, à la viande ou au poisson, souvent bien épicés. Je choisis un peu au hasard et me retrouve avec un au poisson et un aux lentilles et au curry. C’est un peu sec et gras, mais c’est très économique comme repas de midi.

Je m’endors comme une masse puis rejoins les autres membres du groupe autour de la piscine. Je mets mes notes à jour, lis un peu et discute avec mes voisins.

Vers 17 heures, c’est spectacle de musique et danse dans un genre de hangar pas prévu pour ça. La musique est monotone, jouées aux hautbois et tambours mais les danses sont assez virevoltantes. Je ne peux pas dire que ça me passionne, et je ne suis pas la seule: ma voisine pique quelquefois du nez. La fin est plus impressionnante mais je suis trop loin pour bien voir: les artistes jouent avec le feu, marchant sur des braises. A la sortie du spectacle, il fait quasi nuit et les chauves-souris s’en donnent à coeur joie. Elles sont difficiles à photographier par contre.

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Le car nous emmène à un restaurant choisi par Roshan, de l’autre côté de la ville. Au dernier étage d’un hôtel, il offre un panorama sur Kandy qui serait sans doute plus appréciable de jour. Je commande un rice and curry aux crevettes et je reçois toute une collection de plats: le curry de crevettes, des currys de betteraves, de courge et de légumes divers, un dhal, ainsi que des carottes et haricots au vinaigre et du chutney à la mangue.

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Je n’ai évidemment pas réussi à tout terminer !

Une fois de retour à l’hôtel, je prends encore un verre au bar, un genre de mojito un peu raté, en discutant avec diverses personnes du groupe. C’est encore le début du voyage et je me sens encore assez sociable. Cela diminuera en cours de route, sans que je ne devienne asociale non plus.

Thaïlande: Bangkok (- Bruxelles)

C’est mon dernier jour et je me réveille tôt. Je comptais visiter le BACC, le Bangkok Art & Culture Centre mais je n’avais pas vérifié les heures d’ouverture: c’est fermé le lundi. J’hésite un peu sur ma destination du jour mais je préfère éviter d’être trop dehors vu que je prends l’avion ce soir et je n’ai pas envie de transpirer (en fait il fait frais aujourd’hui à Bangkok, juste 27°, je ne devais donc pas m’inquiéter). Comme je suis toute seule, je fais ce que je veux et je me décide donc pour une deuxième journée shopping, toujours déçue par celle d’hier. Je retourne au Central World (avec sa forêt de Snoopy) et trouve un autre magasin de livres, tout à fait retiré au fond d’un couloir. C’est une succursale de la librairie japonaise Kinokuniya et je me laisse tenter par un roman de Tom Vater qui était sur ma wishlist ainsi que par un livre d’une Japonaise qui donne envie d’apprendre à dessiner de jolis petits personnages ou animaux. Oui, moi qui ne dessine jamais. Je trouve aussi un joli t-shirt soldé chez Dorothy Perkins (on reviendra pour l’exotisme) et sens un bon parfum Dyptique au géranium. Sauf qu’une heure après, je ne l’aime plus du tout.

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Je passe au mall suivant, le Siam Paragon, m’y promène un peu tandis que mon ventre crie famine. Evidemment visiter un supermarché n’aide pas. Je descends à l’étage des restaurants et m’installe chez un… japonais. Pourquoi me priver de sushis alors qu’ils sont de très bonne qualité, très variés et peu chers ? Je commande des sushi à l’hamachi, des sashimi de saumon et des maki/rolls saumon avocat qui sont si immenses que j’ai de la peine à les mettre en bouche, le tout arrosé d’un thé vert glacé.

Je rentre à l’hôtel vers 14 heures et doit réarranger ma valise avec mes nouveaux achats. Je change aussi de vêtements, me rendant compte que je les ai tachés avec de la sauce soja. Comme j’ai pris une chambre supérieure, je peux y rester jusque 15 heures, ce qui m’arrange bien. J’ai aussi droit à un massage des pieds gratuit de 10 minutes et le matin, au petit déjeuner, j’ai gagné un deuxième massage de 10 minutes. La masseuse combine les deux et me fait un massage de tout le dos, ce qui me détend bien. Je passe le reste de l’après-midi en bord de piscine en tentant de commencer mon blog de voyage. Des bugs sur l’app de wordpress me font perdre mon texte plusieurs fois et quand je tente par la suite un copier-coller depuis un bloc-note, je fais une mauvaise manipulation et efface tout ce que je viens d’écrire. Et je ne vois pas comment faire crtl-z sur un iPad. De guerre lasse, je prends mon livre et me plonge dans John Burdett donc l’action se passe en partie à Bangkok. Et d’où le selfie où j’ai l’air fatiguée et un peu triste !

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J’avais acheté une carte de skytrain pour la journée et je le prends pour aller au restaurant le soir, même si ce n’est que pour deux arrêts. J’ai sélectionné le Namsaah Bottling Trust situé dans une maison coloniale rose fuschia et caché entre de grands immeubles. L’intérieur est rétro, avec des fauteuils et des canapés autour de petites tables. Des vieilles photos pendent aux murs et un costume de samouraï donne une touche exotique. Même si le serveur me demande comme toujours « a table for two ? », l’accueil est très chaleureux et il s’occupe de moi pour m’expliquer le menu des cocktails et des plats, me conseillant en fonction de mon appétit moyen. Le menu lui-même est présenté dans de vieux cahiers d’écoliers. Je choisis comme cocktail un « Aide de camp », composé de gin, jus de litchi, graines de grenade, basilic thaï et sans doute encore autre chose. C’est délicieux et très rafraîchissant. Pour le plat, je me décide pour du thon mi-cuit de la mer Andaman accompagné d’une sauce curry des Maldives et de mini pak-choi. Une réussite ! Les prix sont élevés pour Bangkok et la Thaïlande où on peut manger pour quelques euros, mais pas tant que ça par rapport aux normes occidentales. Pour ce repas et ce cocktail, j’ai payé environ 25 euros et cela les valait vraiment. J’ai passé là un excellent moment, à écouter une bande son rétro et à rêvasser mais aussi à revenir sur tout ce que j’ai fait pendant un mois.

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En sortant, l’hôtesse d’accueil qui n’était pas là tout à l’heure m’adresse la parole. Elle connaît la Belgique à cause de Tomorrowland et rêve d’y aller un jour. Elle me demande quand je reviens manger là mais c’est mon dernier soir… et puis la conversation dévie sur notre célibat à toutes les deux et nous espérons que la situation changera bientôt !

Je fais encore quelques dernières photos depuis la passerelle du skytrain et retourne à l’hôtel où je me fais piquer une dernière fois par un moustique. Je lis un peu en attendant l’heure de partir.

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L’hôtel me commande un taxi et le réceptionniste installe mon bagage sur le siège avant. Je trouve ça bien plus malin que dans le coffre en cas de problème. Normalement la course doit me revenir à 400 bhats environ. Le chauffeur me demande s’il peut éteindre son compteur pour une raison que je ne comprends pas bien mais il me dit que la course me reviendra à 300 bhats plus les 75 pour le péage. J’accepte mais je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir bien compris et pendant tout le voyage, j’angoisse un peu. Mais l’aéroport approche et au débarquement, le chauffeur va même jusqu’à me chercher un chariot pour ma valise. Comme quoi, il faut parfois faire confiance et ne pas toujours craindre le pire. Je suppose qu’il ne voulait juste pas payer de taxe sur la course.

J’enregistre mon bagage, passe l’immigration qui se trouve dans une pièce assez minable en rénovation (ou pas ?) et me retrouve dans le grand terminal. Je trouve qu’il est devenu lugubre et les magasins ne sont pas très intéressants. J’achète cependant un rouge à lèvre MAC pour dépenser mes derniers bhats. Et je vais au Mango Tree pour une bière. Par la vitre, j’observe un groupe de gamins pseudo-hippies affalés par terre et je suis toujours aussi dégoûtée de leur peu d’attention par rapport aux normes vestimentaires locales.

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L’avion de Thaï Airways n’est pas rempli et j’ai à nouveau la chance d’avoir une voisine thaïe très silencieuse et une place entre nous deux. Le vol est calme et passe plus au nord que d’habitude, presque via Moscou. Et mon chauffeur de taxi à Zaventem est charmant également, refusant tout pourboire et me rendant toute ma monnaie.

Thaïlande: Bangkok

Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, je pars avec le skytrain pour le Chatuchak Market. Les fois précédentes, j’y avais chaque fois trouvé de jolis t-shirts et des semences pour le jardin. Comme toujours, c’est la foule. Beaucoup de touristes aussi. Je retrouve le coin des créateurs mais j’ai l’impression que tout est en style « cute-hipster », en couleurs pâles et oversized (enfin pour les Thaïes toutes fines). Je me promène un peu, trouve mes semences de basilics thaïs, vois de jolis bébés lapins et surtout beaucoup de moches pantalons trop larges pour touristes. Je quitte l’endroit plus tôt que prévu, accablée par la chaleur et le foule. Je comptais faire du shopping dans les centres commerciaux le lendemain mais je préfère y aller aujourd’hui. Je descends donc à Chidlom et retrouve le rayon Marks & Spencer du Central Departement où je fais une réserve de petites culottes en coton blanc.

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Je rejoins ensuite le Central World au pied duquel se trouve une forêt de Snoopy. Je me sens un peu nulle à faire des selfies ratés entourée de jeunes Thaïes bien plus expérimentées que moi (non vous ne les verrez pas !).

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Je pars à la recherche d’Asia Books qui s’est transformé depuis la dernière fois et où rien ne me tente. Comme j’ai faim, je décide de manger et trouve le coin japonais du mall. Je choisis Zen et y commande des makis de saumon et des sushis variés avec un jus de lime glacé.

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Je me dirige ensuite vers le centre commercial Siam Square, situé sur Siam Square (!). L’endroit est très moderne et trendy, rempli de hipsters et d’ados. J’y cherche en fait un magasin de figurines qui vendrait des Ugly Dolls. Je suis un peu déçue parce qu’ils n’ont pas grand chose mais j’en achète quand même deux petites (nommées par la suite Darius et Cesarius). J’avais noté une autre adresse, le Lido, et c’est le contraste total: le centre commercial est vieux et décrépit. La plupart des boutiques sont fermées et celles qui restent sont soit des magasins de vêtements moches bling bling soit des tatoueurs.

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Fatiguée de tout ce shopping un peu décevant, je retourne à l’hôtel et je fais une sieste. Je pars ensuite pour Lady Brett, un restaurant et bar à cocktail pas trop loin de mon hôtel. C’est la happy hour et je commande un cocktail à base de gin, de jus de mandarine, de liqueur à l’anis et décoré d’un morceau d’anis étoilé. Ainsi que des mini-hamburgers comme mini-repas. Je profite du moment, observe un peu les barmen et les autres tables et déguste mes deux cocktails qui sont vraiment délicieux et créés par quelqu’un qui sait mélanger les goûts. Je voulais aussi goûter un cocktail au bar caché à l’arrière, UNCLE, mais il est fermé le dimanche (contrairement à ce que j’avais lu). Dommage, parce que depuis peu y travaille un barman suédois spécialiste en cocktails tiki. Au moins, j’aurai essayé au lieu d’hésiter et de finalement ne rien faire du tout.

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Je rentre à pied à l’hôtel et je vide toute ma valise pour mieux la remplir en prévision de mon départ du lendemain. Pas de gros problème, elle se ferme encore convenablement une fois que j’ai sorti mes vêtements d’hiver. Je peux même y laisser mes grosses chaussures, je rentrerai en Birkenstock et chaussettes et tant pis s’il fait froid à Bruxelles !