Inde – Rajasthan: Jaisalmer – Jodhpur

La nuit a été agitée, sans raison, et j’ai fait des rêves bizarres. Je déjeune léger, juste des toasts, parce que je sais que six heures de route nous attendent, d’abord par la même voie qu’il y a deux jours – avec convois militaires – puis nous sortons du désert du Thar pour retrouver un paysage plus vert.

Nous nous arrêtons en chemin dans un restaurant au bord de la route, très vite envahi par plusieurs cars d’adolescentes mais elles ne s’aventurent que peu dans le jardin où nous mangeons un menu un peu bizarre: soupe, pakoras et frites. Je pense que Tej ne faisait pas confiance à nos estomacs pour digérer la nourriture locale.

Nous arrivons finalement vers 15 heures à Jodhpur et nous n’allons pas à l’hôtel prévu dans le programme, mais à l’Ajit Bhawan qui est bien plus luxueux mais situé hors du centre. La chambre a l’air sombre sur les photos mais elle est grande et aérée, et possède le lit le plus confortable de tout le voyage. J’arrive enfin à joindre mon papa et à lui souhaiter un bon anniversaire. Puis, je m’installe un moment en bord de piscine avec mon livre.

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En fin d’après-midi, nous partons à la découverte du bazar où se croisent piétons et motos dans le plus grand des chaos. La grande tour de l’horloge est au centre d’un dédale de ruelles envahies par diverses échoppes vendant des produits de tous genres: chaussures, casseroles, légumes, riz… Il y a du monde et les gens se bousculent; j’ai surtout du mal avec les motos qui veulent à tout prix passer. Mais c’est toujours intéressant de se promener dans les marchés et de voir ce qui se vend. A cause de la foule, j’ai préféré laisser mon appareil photo dans mon sac et j’ai pris quelques photos à l’iPhone.

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Nous rejoignons le magasin d’épices MV Spices qui est cité dans tous les guides. Et en effet, l’accueil est chaleureux, avec du thé et une démonstration de l’utilisation des produits. J’en profite pour acheter quelques épices plus rares ou plus difficiles à trouver en Belgique.

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Nous rejoignons ensuite l’hôtel où nous aurions dû loger et le restaurant attenant, Indique. Le toit possède une grande terrasse et la vue est superbe dans toutes les directions. Tej commande de délicieuses grillades, avec oignons et pickles puis un curry de légumes, du dhal brun et du laal mas (le ragoût de mouton local). Les chauves-souris dorment dans l’arbre voisin et un feu d’artifice illumine le fort tout proche.

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Pour rentrer nous prenons un tuk-tuk. Je suis accompagnée par Connie et Jane et très vite nous commençons à paniquer: le chauffeur nous emmène dans un dédale de ruelles toutes plus sombres les unes que les autres alors qu’il y a une grand route directe. Mais nous arrivons bien à bon port…

Je passe encore un moment dans le magasin de l’hôtel et j’y vois un joli collier mais je le trouve un peu cher. Et puis, en ai-je vraiment besoin ? Je retourne à ma chambre sans l’acheter mais l’affaire me poursuit. Je me dis que si le magasin est ouvert demain matin tôt, je l’achèterai – sauf qu’apparemment, j’ai peu de chances: il n’ouvre qu’à 10 heures. C’est la vie !

Inde – Rajasthan: Gajner – Bikaner – Gajner

Avant d’aller manger mon petit-déjeuner, je profite de la lumière douce du matin pour faire quelques photos du lodge de chasse qui nous a hébergé cette nuit. La vue sur le lac est vraiment superbe et donne envie de s’y attarder. Mais de nouvelles visites nous attendent.

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Nous prenons le minibus pour rejoindre Bikaner, la ville principale de la région. Le premier arrêt se fait au Junargarh Fort érigé au 16e siècle mais souvent transformé au cours des siècles. De multiples cours sont entourées de bâtiments aux pierres finement découpées et décorées. Des filets les recouvrent pour empêcher les pigeons d’entrer et de faire des dégâts. Les murs intérieurs sont embellis par des fresques ou peintures, ou par un décor de pierres et miroirs. Et le grand hall que nous visitons à la fin abrite même un avion offert par les Britanniques. Depuis plusieurs jours déjà, je suis émerveillée par la richesse et la magnificence de cette architecture et ce palais n’est pas en reste.

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Sur notre route se trouve ensuite le temple jain Bhandeshwar. L’architecture est tout de suite fort différente et ressemble aux temples hindous que j’ai vus en Inde du Sud. L’intérieur est très travaillé, avec des fresques, sculptures et des milliers de petits miroirs reflétant la lumière. La visite est rythmée par le chant des fidèles.

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De là, nous partons à pied dans les rues de Bikaner, d’abord dans le bazar qui embaume les épices mais le guide local ne nous laisse pas vraiment de temps pour nous y attarder. Ensuite vient le quartier des havelis, tous plus superbes les uns que les autres, mais parfois difficiles à photographier dans ces ruelles étroites envahies d’obstacles au sol et de fils électriques en l’air.

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Le guide propose de prendre un tuk tuk pour rejoindre le minibus mais nous refusons, préférant marcher encore un peu. C’était sans compte son rythme effréné: il marche en effet à grand vitesse sur une avenue envahie par la circulation et les échoppes, le tout en plein soleil. Jilian garde le rythme à côté de lui, et moi je tente de les suivre avec Connie à mes côtés, fixant le chapeau de Jilian avec concentration pour ne pas la perdre. Ce n’était vraiment pas agréable comme marche, ressemblant plus à une marche forcée qu’une flânerie dans une ville. De plus, j’avais cru que la journée serait juste consacrée à quelques visites et j’avais mis mes tongs au lieu de mes sandales de marche. Tej quant à lui s’occupait de l’arrière-garde et j’aurais préféré rester avec lui plutôt que de faire la course.

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Qu’est-ce qui motivait ce guide local ? Sans doute l’appel de sa commission dans le magasin de pashminas, châles en laine de chameau et autres textiles. Heureusement, il y fait frais, mais à nouveau cela dure des heures. Je suis bien tentée par un couvre-lit / immense châle au motif soi-disant créé pour Hermès (des échassiers) mais je résiste à la tentation. A un moment, après avoir terminé de trier mes photos et patienté plus que nécessaire, je pousse un peu mes compagnes de voyage vers la sortie en leur disant que nous n’aurons plus de temps pour faire le safari du soir si nous traînons encore longtemps. Et j’ai faim.

Pour le repas du midi, nous sommes invités chez des particuliers qui nous ont préparé un succulent repas composé de paneer à la cardamome, de dhal, de curry de pommes de terres et de poulet et d’un dessert – une crème aux bananes et kiwis tout simplement délicieuses. Nos hôtes sont charmants et c’est agréable de discuter un peu avec eux. Je n’ai juste pas osé mitrailler mon repas…

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Plus de photos de Bikaner sur flickr.

Nous rentrons à Gajner où une jeep nous attend pour le safari du soir. Le terrain est fort différent de Ranthambore, moins arboré et plus herbeux. Cette savane est habitée par diverses gazelles et antilopes, des chacals mais aussi quelques variétés d’oiseaux. Nous sommes les seuls à rouler là ce soir et c’est bien agréable. Nous rejoignons le lac que j’ai photographié ce matin mais nous sommes de l’autre côté. En rentrant, le soleil se couche.

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Avant de manger, des musiciens du Rajasthan donnent un concert dans la cour principale et c’est agréable d’écouter cette musique encore très traditionnelle tout en prenant l’apéritif. Le repas quant à lui est à nouveau peu intéressant mais Tej a une surprise: il a acheté du gin, du tonic et des citrons et nous profitons de gins tonics dans une des chambres tout en discutant de tout et de rien. Une belle manière de terminer cette journée.

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Plus de photos de Gajner sur flickr.

Sri Lanka: Kandy

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Ce samedi est une journée libre et personne ne se dépêche. Après un réveil tardif, nous partons en petit groupe – en gros, tous les célibataires – pour une ballade à pied dans la ville. Le premier but est de trouver un agent de change et un distributeur de billets. Un vieux monsieur nous emmène chez un bijoutier qui échange sans soucis mes euros contre des roupies. Les rues de Kandy sont fort animées et l’architecture très disparate. Des bâtiments anciens, coloniaux, se cachent derrière de nombreuses enseignes et beaucoup de bâtiments modernes, sans style aucun, enlaidissent la ville. Notre premier arrêt est à une église.

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Puis nous visitons un temple hindouiste. Très coloré, il est à la limite du kitsch avec ses images en néon ou aux tons fluorescents. De nombreux fidèles y prient tandis que retentissent des cloches au son assourdissant. Un prêtre effectue un rituel pour un homme, agitant une lampe à huile dans différentes directions.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le marché, croisant d’abord celui des vêtements et des tissus, puis celui de la nourriture. Diverses denrées garnissent les étals: des épices et de fruits, des légumes et des produits en conserve.

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Il est déjà l’heure de manger et nous nous arrêtons dans une grande « bakery » du centre ville, nommée tout simplement The Bakery. Le décor à l’intérieur est digne d’un palace un peu démodé, avec de grandes draperies dans les tons jaune et or qui masquent toute lumière venant de l’extérieur. On nous installe à une grande table et on nous propose de servir une sélection de beignets et feuilletés salés. Il ne faudra payer que ce que nous consommons. Je me régale d’un chausson aux légumes et au curry et d’un œuf farci, également aux légumes, le tout accompagné d’un lime soda très sucré. C’est un repas très économique et qui me suffit amplement pour le midi.

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Je quitte le groupe pour faire quelques emplettes au supermarché, du thé et des épices essentiellement. C’est quelque part plus simple qu’au marché et la qualité est tout aussi bonne, voire meilleure (on ne sait jamais si c’est un attrape-touristes). Je retrouve finalement le groupe à la St Paul’s Church où des enfants viennent de terminer leur répétition de chants de Noël.

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Je repars à nouveau seule, pour l’hôtel cette fois, me disant que Kandy n’offre pas grand chose de plus à visiter, et parce que je n’ai pas le courage de faire tout le tour du lac. Une après-midi piscine et lecture est bien agréable aussi, d’ailleurs.

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Je me suis faite à l’idée que ce voyage sera entrecoupé de longues pauses sans aucune activité prévue. A tel point que je n’accompagne pas les autres qui vont à la recherche d’un restaurant en ville. Je passe un moment à surfer dans le lobby (dans la chambre, cela ne fonctionne qu’à moitié – et encore, en se mettant contre le mur à un endroit précis). Le buffet de l’hôtel est tout simplement délicieux et j’ai envie d’en profiter une nouvelle fois. D’ailleurs, très vite, je vois apparaître Mark, Sarah et Fran qui ont abandonné leurs recherches d’un restaurant, ne trouvant rien à leur goût. Nous allons encore boire un verre ensuite au bar, puis je presse un peu Aneta pour qu’elle vienne chercher ses affaires dans la chambre. Sauf qu’elle prend son temps et que j’ai envie de dormir. Au final, mon sommeil sera assez mauvais, entrecoupé de nombreuses phases de réveil.

Japon 2015: Kanazawa

Quand je me réveille, j’ai un peu mal à la tête et je sens qu’il ne va pas partir tout seul. Je prends un Dafalgan en espérant que je me sentirai mieux bien vite. Je vais à la gare prendre le shuttle bus qui me dépose au jardin de Kenroku-en (310 Yens), l’autre but de ma visite à Kanazawa. Aménagé dès 1676, il combine éléments japonais et chinois. C’est la saison où les jardiniers installent des structures de cordes autour des arbres pour que les branches ne retombent pas sous le poids de la neige. Au premier abord, il ne me plaît pas. Il y a beaucoup de monde et je le trouve relativement « banal ». Et puis, en me promenant, je découvre des endroits plus calmes, plus beaux, plus ombragés, avec de la mousse et des plans d’eau. Après en avoir fait le tour, je me laisse tenter par une glace vanille/matcha. Ce n’est pas quelques chose que je mange d’habitude mais là, c’était juste parfait !

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Je vais ensuite visiter le château qui est juste en face. Construit à l’origine en 1632, il a complètement brûlé lors de multiples incendies. L’édifice actuel a été reconstruit entre 1997 et 2001, dans le respect de la tradition, sans clous ni vis. Le contraste est grand avec le jardin: c’est vide en bâtiments, plantes et visiteurs mais le soleil brille et j’en profite pour emmagasiner toute cette lumière.

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J’avais noté une série d’autres choses à voir. Je pars donc à pied vers le quartier de Teramachi, le long d’une avenue bruyante et sans intérêt, puis traverse la rivière Saigawa. Je suis sans le faire exprès un couple âgé qui me mène vers un escalier qui est en fait un raccourci bien utile pour les piétons. Je rejoins une autre grande avenue parsemée de temples, cachés entre des bâtiments modernes. Les temples ont l’air intéressants mais ne sont absolument pas touristiques et j’ai un peu peur de déranger. Bref, ce n’est pas une promenade très passionnante et je laisse même tomber la visite du quartier de Nishi Chaya, de peur de m’éloigner encore plus du centre de Kanazawa.

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Je retraverse donc la rivière via un pont en métal bleu turquoise et je me dirige vers un autre quartier à l’ancienne, Nagamachi. Il est heureusement mieux préservé, le long d’un ruisseau. Je visite la maison de la famille des samouraïs Nomura (550 Yens). Le minuscule jardin est tout simplement magnifique, tout en niveaux, avec une petite cascade qui coule dans une pièce d’eau. Les photos ne lui rendent pas vraiment justice, aplatissant tout.

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Je visite également quelques autres maisons adjacentes, celles des familles Takada, Shimizu et Takanishi. Elles offrent une belle image de ce qu’était la vie quotidienne dans le passé.

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Il est encore tôt mais je ne suis plus très en forme: j’ai des courbatures et mon mal de tête empire de plus en plus. Je visite cependant encore le marché d’Omi-cho où j’admire les nombreux crabes géants. Je me demande s’il y a assez d’acheteurs pour une telle quantité de crustacés si vite périssables.

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Passant par l’imposant bâtiment de la gare, je retourne à l’hôtel où je tente de faire une sieste et finalement, je ne ressors même plus. Cette journée n’était pas vraiment nécessaire et je me suis dit que j’aurais mieux fait de reprendre le train pour Tokyo dans l’après-midi plutôt que de dormir deux nuits à Kanazawa. Ou mieux encore, j’aurais pu prévoir la visite de Kanazawa depuis Tokyo et revenir le soir même, le trajet n’étant finalement pas beaucoup plus long que pour Kawaguchi-ko. Je pense que le mauvais hôtel et la fin du voyage qui approchent ont joué sur ma santé et mon humeur. Chaque voyage possède ses jours de creux et ce n’est pas très grave.

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Japon 2015: Kyoto

Aujourd’hui, il pleut. Je prends un peu plus de temps ce matin et pars finalement vers 10h45, ayant changé tout mon programme par rapport à ce que j’avais prévu. A priori, je ne comptais même pas visiter le Daitoku-ji mais je décide malgré tout d’affronter la météo. Je prends le métro jusque Kitaoji et à la sortie,  j’hésite sur la direction à prendre pour atteindre ma destination. J’emprunte un chemin plutôt triste, suivant une grande avenue et le temps me semble long. La pluie s’est d’abord un peu calmée mais quand j’arrive à destination, il pleut à verse. Le Daitoku-ji est un ensemble de 24 temples qui appartiennent tous à l’école zen Rinzai. Seuls certains sont ouverts au public.

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Je commence par le Ryogen-in (350 Yens) et très vite je me rends compte que je n’aurais voulu rater pour rien au monde ce complexe de temples. Les jardins se contemplent après avoir pénétré dans les bâtiments et c’est sous divers auvents que j’admire les diverses compositions. Bref, mon idée de visiter cet endroit sous la pluie n’était pas si mauvaise.

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Je vais ensuite au Obai-in (1000 Yens, ticket combiné avec le Kourin-in), normalement fermé au public, sauf à l’automne. Le jardin est traditionnel ici, avec un très bel érable rouge et des mousses, et s’admire depuis les galeries qui serpentent entre les édifices. Les photos sont interdites (sauf à l’entrée), dommage…

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Le Zuiho-in (400 Yens) possède un jardin sec qui invite à la méditation. Comme il y a peu de monde, j’en profite vraiment, me posant un moment pour laisser vaguer mes pensées. C’est là qu’il y a un jardin sec dont la position des rochers rappelle une croix chrétienne mais aussi un autre très mouvant, rappelant des vagues ou la mer en pleine tempête, avec des rochers sur lesquels se brise l’écume.

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Le Kourin-in est le suivant sur mon parcours. Il m’impressionne beaucoup moins mais je ne le trouve pas moins beau pour autant.

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Puis enfin le Daisen-in, plus connu et plus fréquenté, mais où les photos sont interdites. C’est là que se trouve un jardin sec contemporain, composé de deux « cônes de sel », ainsi qu’un jardin plus ancien, très « torturé ».

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Le bus que je comptais prendre est bondé et je retourne donc à pied au métro, pendant une légère accalmie. Je ressors près du palais royal dont je ne verrai que l’enceinte et les grands arbres aux feuilles qui jaunissent. Je tourne à droite sur Teramachi, une petite rue très calme, aux jolies boutiques très « japonaises ». Chez Ippodo, le plus vieux magasin de thés de Kyoto, je fais de multiples achats, du thé mais aussi le matériel pour préparer le matcha.

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La rue débouche sur une arcade couverte, ce qui m’arrange bien vu la météo. Encore un magasin de thés, Lupicia, de style tout à fait différent d’Ippodo mais tout aussi attractif.

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Je passe ensuite par le marché de Nishiki où il y a foule et surtout plein de nourritures bizarres.

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Je me retrouve ensuite au Daimaru Department Store, où sur conseil de Kleo, je monte à l’étage des kimonos. Et j’y vois une jeune fille faire des essayages. Au sous-sol, j’achète des gyozas sans trop savoir ce qu’il y a dedans mais ils sont très bons, tout simplement à la viande. Le jour commence à tomber et je me dis que Gion sera pour une autre fois. Je me sens malgré tout satisfaite de ma journée, j’ai vu énormément de choses qui m’ont fort intéressées malgré le déluge. En me déshabillant le soir, j’ai une surprise: mes pieds sont tout noirs, mes chaussures en daim ayant déteint (je n’avais pas mis les Crocs…).

Japon 2015: Tokyo

Il pleut à verse quand je me lève. J’avais prévu d’aller à Kamakura mais j’ai changé mes plans en fonction des prévisions météo. Sauf que c’est lundi et me réfugier dans des musées est impossible (ce problème de pluie le lundi + musées fermés me poursuit depuis Budapest). Je me rendors donc un moment après le petit déjeuner et je pars vers 11 heures sous la pluie battante. Arrivée au marché de Tsukiji, il pleut déjà moins fort. Evidemment, comme j’ai traîné, le marché est quasiment fini. Je vois des tracteurs rassemblant des montagnes de caisses en frigolite et à l’intérieur de la grande halle, il y a peu d’animation. Quelques vendeurs terminent de nettoyer leur stand à grande eau, d’autres attendent encore un dernier client. Tout cela a l’air assez bordélique et me rappelle un peu les marchés d’Asie du Sud-Est mais sans la chaleur.

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Je me promène un peu dans les environs et choisis un restaurant de sushis pour mon lunch (Tsukiji Sushi Sen). Un genre de flan aux oeufs, une soupe miso et du thé genmaicha accompagnent mon assortiment de sushis divers et variés. C’est déjà la fin du service et le restaurant se vide peu à peu mais trois personnes s’installent à côté de moi, un couple de Français et leur fils qui parle un peu japonais. Je déduis de la conversation qu’il vit à Tokyo et a invité ses parents pour quelques jours. Et sa maman n’apprécie pas le poisson cru.

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Je me dirige ensuite vers les jardins de Hama Rikyu onshi koen (240 Yens – avec réduction grâce à un prospectus pris à l’hôtel) via une avenue en travaux. Créé en 1654, ce jardin a d’abord été une réserve de chasse. Il possède trois lacs, dont le plus grand comporte deux îles reliées par un pont. Des pavillons de thés, détruits lors des bombardements en 1944, sont pour certains reconstruits. Ce jardin m’a moins impressionnée que ceux d’hier mais je suis sûre que le temps gris y est pour beaucoup. Il est totalement abandonné à part quelques touristes et dominé par les buildings. Peu de plantes sont encore fleuries sauf des camélias d’automne, une variété que j’aimerais bien trouver pour installer dans mon jardin.

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Les bruits urbains sont omniprésents et couvrent en partie les chants des oiseaux et des corbeaux. Ce jardin avait été construit à l’époque à cet endroit précis pour profiter de la vue sur la baie de Tokyo mais aujourd’hui celle-ci est envahie de bâtiments. L’ambiance est assez irréelle, j’ai l’impression d’être seule sur terre à certains moments. L’humidité est palpable partout, les gouttes tombent des arbres, les sentiers sont boueux par endroits. Je me félicite d’avoir mis mes ballerines Crocs et en profite pour sauter dans quelques flaques comme une petite fille.

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Après un moment, j’ai froid et mal aux jambes et je n’ai plus trop envie de visiter d’autres choses comme prévu. Je cherche la gare de Shimbashi et me retrouve sur des allées en hauteur, reliant les immeubles, croisant par hasard une oeuvre d’art située sur un toit en contrebas.

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En dernière minute, je sors à la gare de Tokyo pour repérer mon chemin en vue de mon voyage vers Kyoto. J’y trouve la Character Street, rassemblant divers magasins de figurines et peluches. Beaucoup de choses me tentent dans les magasins Moomin et Ghibli mais je me dis que je ce n’est pas le moment d’alourdir ma valise. J’achète à manger, retire de l’argent à un distributeur 7eleven (tout fonctionne bien, ça me rassure) et retourne à l’hôtel. Une journée en mineure et je me sens déjà (encore ?) très fatiguée.

Thaïlande: Prachuap Khiri Khan

Il y a une grosse explosion pendant la nuit et je me réveille en sursaut. Catherine n’a rien entendu et ne pourra pas me donner d’explications. J’ai un peu mal de tête ce matin, sans doute à cause des bières d’hier ! Il y encore plus de vent aujourd’hui et une journée à la plage s’annonce mal. Nous partons à vélo vers 10 heures pour nous arrêter de suite dans un café pour manger des crêpes et boire thé ou café. Nous discutons un peu avec d’autres expats.

Nous partons vers le nord, face au vent. J’ai un peu du mal à pédaler mais je m’en sors finalement. Nous nous arrêtons une première fois au joli guesthouse où a logé Catherine au début, en bord de rivière. J’arrive évidemment à me faire piquer par un moustique, malgré les couches de produit que j’avais appliqué.

Nous rejoignons Khao Ta Mong Lai, un village de pêcheurs à l’extrémité de la baie. Tous les bateaux sont ancrés là pour l’hiver, en attendant que les vents se calment. Il y a moyen d’escalader un peu les rochers, mais je dois arrêter assez vite pour cause de chaussures non adaptées. Et puis il y a plein de méchants cactus ! La vue est très jolie en tous cas.

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Tout ces exercice et le mal de tête qui persiste encore un peu me rendent un peu nauséeuse. Nous mangeons à l’abri du vent mais toujours en vue de la mer: une soupe tom yum et du riz frit aux crevettes que nous partageons. Avec un coca pour moi, pour me remettre sur pied.

Nous continuons la route vers la baie suivante et le village d’Ao Noi. Il y a là un grand Bouddha couché mais il est dans une grotte, en hauteur. J’avoue que je n’ai pas le courage de monter jusque là, surtout que mes intestins grondent. Nous repartons vers Prachuap en longeant la plage, avec le vent dans le dos cette fois-ci, ce qui rend l’effort bien plus facile. Ces 12-15 kilomètres de vélo m’ont bien fatiguée et une douche rafraîchissante me fait un bien fou. Je m’endors même un moment.

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Pour le repas, nous allons sur la place un peu plus loin. Tous les soirs, divers stands de nourriture s’y rassemblent, proposant des plats de street food. Je choisis quelque chose de simple: du poulet pané accompagné de riz. Juste ce qu’il me fallait. Nous buvons encore une bière en rentrant et à nouveau, il est tard quand nous allons dormir.