Chine: Beijing

Nous visitons ce matin le Palais d’Eté, toujours dans la foule, ce qui permet de faire de jolis portraits de Chinois, faute de calme. Les pavillons en bois aux décors très découpés me séduisent. La ballade en bateau que nous faisons ensuite était bien agréable. Je m’étonne auprès de notre guide chinoise du fait que malgré les températures plus qu’agréables (tournant autour des 25°), les Chinois sont tous encore emmitouflés avec vestes vêtements chaud. Elle m’explique qu’au printemps, la tradition dicte qu’il faut garder la chaleur à l’intérieur du corps, alors qu’en automne, il faut l’évacuer et que donc, les gens sont souvent très légèrement habillés quand il commence à faire froid.

Beijing - Summer Palace

Beijing - Summer Palace

Beijing - Summer Palace

Beijing - Summer Palace

Beijing - Summer Palace

Beijing - Summer Palace

Beijing - Summer Palace

L’après-midi, nous nous rendons à la Cité Interdite, l’immense et fastueuse demeure de l’empereur. Il n’y a malheureusement aucun effort de présentation: les vitrines sont sales et les objets exposés couverts de poussière. Malgré cela, j’aime cet endroit, il y a moyen de se perdre dans le dédale des ruelles, entre les pavillons des concubines et de l’impératrice. Chaque détour offre une nouvelle vue et de longs murs rouges cachent de petites cours intérieures.

Beijing - Forbidden City

Beijing - Forbidden City

Beijing - Forbidden City

Beijing - Forbidden City

Beijing - Forbidden City

Nous passons la nuit dans le train vers Luoyang. Ce n’est ni mieux ni pire qu’au Vietnam, les draps sont sans doute plus propres et plus grands mais l’odeur des toilettes est assez envahissante. Mais j’ai finalement assez bien dormi !

Beijing

Chine: Beijing

C’est le premier mai aujourd’hui, la fête du travail, et dans un pays communiste comme la Chine, cela signifie une semaine de congé et des déplacements de population assez importants. Tous les lieux touristiques sont blindés de Chinois, agglomérés en groupes compacts. Mieux vaut ne pas être agoraphobe !

Départ pour de nouvelles aventures ce matin… avec un arrêt dans une fabrique de cloisonné ! Je regrette une fois de plus la perte de temps dans ce genre d’endroit rempli de de touristes tous plus vulgaires les uns que les autres. Surtout les Américains font tache: shorts au ras des fesses et 20kg de trop, protège-chaussures en plastique, bretelles ou pantalons qui tombent. Cela nous fait évidemment perdre beaucoup de temps, et personne ne se presse alors qu’au programme de la journée se trouve la Grande Muraille.

Beijing

Nous n’allons heureusement pas à l’endroit le plus couru (un changement de programme de dernière minute) mais la partie du mur que nous découvrons à Juyongguan est quand même envahie par la foule. De plus, le brouillard et la pollution gâchent un peu la vue. Nous nous promenons un moment sur le mur, bravant les marches inégales et l’étroitesse du chemin.

Juyongguan - Great Wall of China

Juyongguan - Great Wall of China

Le car est garé à côté de la voiture de pompier, avec un bel étalage de leur matériel sur la route; les marchandes de nourriture font du commerce.

Juyongguan - Great Wall of China

Juyongguan - Great Wall of China

A midi, nous mangeons dans un « superbe » restaurant, annexe d’un grand magasin où le thé est plus cher qu’en Belgique…

Nous partons ensuite visiter les tombeaux des empereurs Ming, enfin juste le principal, celui du troisième, Zhu Di et son épouse, l’impératrice Xu. Nous nous promenons sur la Voie sacrée, une grande voie bordée de statues d’hommes et d’animaux, très calme après la foule de la matinée. Le pollen des pissenlits flotte dans l’air. (Avec en prime, l’unique photo de moi de tout le voyage).

Ming Tombs

Ming Tombs

Ming Tombs

Ming Tombs

Le soir, nous allons à une représentation d’opéra de Pékin qui est somme toute assez chiant…

(Je me rends compte en transcrivant mes notes que j’étais fort en mode grognon, et ça continue les jours suivants ! Pourtant j’ai gardé un assez bon souvenir de ce voyage.)

Chine: Beijing

Le vol n’est pas assez long pour vraiment dormir et nous atterrissons à l’aube d’une nouvelle journée. L’aéroport de Beijing est superbe, moderne mais tout est mal organisé et peu efficace. Notre guide, une jeune chinoise toute mignonne qui se fait appeler Nicole, nous y attend. Elle nous mènera partout, donnant des explications en français. Un accompagnateur belge, Jaak, qui est parti avec nous depuis Bruxelles fera la traduction vers le néerlandais et mettra souvent son grain de sel.

Beijing

Nous commençons les visites dès le matin, sans même passer à l’hôtel, ce qui est un peu pénible. J’aurais aimé pouvoir me rafraîchir, changer de vêtements, mettre de la crème solaire. Il fait en effet plein soleil et les températures fraîches du matin montent vite vers les 25°. Le premier arrêt est le Temple des Lamas, un temple lamaïque tibétain comportant notamment un bouddha de 25 mètres de haut et de nombreuses statues et décorations spécifiquement tibétaines. J’y vois une petite fille aux couettes ornées de fleurs, elle mange une glace dont elle se barbouille la bouche, créant de jolies moustaches. Elle ne répond pas à mon sourire.

Beijing

Beijing

Le voyage est en pension complète; je soupçonne que c’est pour mieux contrôler les groupes de touristes… A midi, on nous emmène dans un grand restaurant où on nous installe autour de tables rondes avec plateau circulaire central rempli de plats. Un ou deux jours, c’est bon, après la lassitude s’installe.

Beijing

Nous visitons ensuite le Temple du Ciel, avec ses petits dragons tout bleus sur les toits. Il y a une exposition d’instruments de musique mais ils sont présentés n’importe comment et couverts de poussière. A la sortie, des Pékinois jouent aux cartes tandis que les enfants s’amusent avec leurs cerfs-volants.

Beijing

Direction maintenant Place Tien An Men. (Je vous avais bien dit que le programme était concentré !). Une foule de Chinois attend religieusement qu’on baisse le drapeau. Des troupes de soldats marchent au pas et en cadence, traversant la place. Il y a quelques beaux exemples d’architecture officielle, bien pompeuse, surmontés de nombreux drapeaux rouges. Il n’est pas possible de voir la dépouille de Mao… Je n’aurai jamais vu que Lénine finalement (et encore, au pas de course).

Beijing

Beijing

Beijing est une ville aux grandes avenues qui ressemblent à des autoroutes, où tous les bâtiments qui avaient un peu de charme ont été détruits (et c’est sans doute encore pire aujourd’hui, avec les Jeux Olympiques). Il y a beaucoup de néons, de McDo, de Pizza Hut, de tours gigantesques…

Le souper est prévu au parc Beihai. C’est dommage que nous n’ayons pas l’occasion de nous y promener: un peu de calme aurait fait du bien ! Toutes les attractions touristiques sont blindées de touristes et de Chinois pour qui c’est la semaine annuelle de congé. Le restaurant n’est pas très accueillant et sent un mélange indéfinissable de pourri et de détergent. Au menu, une série de plats divers puis l’attraction du jour: du canard laqué, sauf qu’il n’y a qu’une pauvre bête pour 35 personnes (j’ai l’impression d’exagérer là, mais je ne me souviens plus si ce que j’ai écrit dans mes notes est correct). J’ai un meilleur souvenir de celui que j’ai mangé à Saïgon, l’ambiance était meilleure également.

Beijing

Chine: Bruxelles – Beijing

La fin des années 90 et le début des années 2000 sont ma période faste au point de vue voyages (un par an). Je rêvais de partir avec une amie ou un amoureux mais j’étais célibataire et ne trouvais personne qui voulait m’accompagner. Je participais donc à des voyages en groupe soit chez Continents Insolites, soit via Seven Plus chez qui j’avais travaillé quelques semaines. Après l’Indonésie en 2000 avec les premiers (dont je n’étais plus vraiment satisfaite après l’affaire de la chambre à partager avec un homme), je me suis tournée vers le second qui propose des voyages un peu plus courts que la moyenne mais plus concentrés. Le programme pour la Chine proposait tous les hauts-lieux d’un circuit classique.

Pour ce voyage, j’ai rédigé un vrai carnet qui reprend mes impressions du moment. Je reprendrai ces textes, y compris ceux où je me suis un peu défoulée contre l’accompagnateur. Mais je compléterai et adapterai car souvent, je n’ai pas écrit des phrases complètes.

Nous sommes donc partis fin avril, avec un vol direct Bruxelles-Beijing, par China Eastern Airlines. L’avion était déjà à moitié rempli d’Espagnols, venant de Madrid. En décollant, nous avons pu profiter d’une superbe vue de Bruxelles: les tours Belgacom, la tour du Midi, la porte de Hal, le musée de Tervuren.