Japon: Kyoto

Jeudi 15 novembre 2018

Aujourd’hui est la journée où je complète le parcours que j’avais commencé il y a trois ans. Je prends donc le métro, change de ligne et descends à Higashiyama. Je suis à peu près à l’endroit où j’ai manqué d’énergie la fois passée, près du grand tori rouge qui domine l’avenue.

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Je commence ma visite avec le Shoren-in et cela ne pouvait pas être un meilleur choix. Le jardin est superbe dans la lumière du matin (il doit à peine être 10h) et j’y serais bien restée plus longtemps mais j’ai encore tout un programme. Le temple possède des « terrasses » qui permettent de contempler l’étang, les érables dont les feuilles rougissent, les mousses. Les oiseaux chantent. Après une visite depuis l’intérieur du temple, je le contourne par l’extérieur, toujours aussi subjuguée par les vues.

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Je prends ensuite un chemin qui monte, un peu au hasard, et me retrouve au temple suivant, le Chion-in, dont les bâtiments sont en rénovation mais dont les jardins peuvent toujours se visiter. C’est très beau aussi, très serein mais j’y trouve un peu moins mon compte. Je suis le chemin fléché et me retrouve dans un cimetière pour ensuite redescendre le long du temple principal qui est fermé. Il y a encore un autre jardin où se déroule une cérémonie bouddhiste mais je le trouve moins intéressant.

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Je traverse le parc de Maruyama, monte un peu par erreur vers un mausolée qu’il n’est pas indispensable de visiter puis continue ma route vers le temple de Koda-ji. J’ai malencontreusement changé une option de mon appareil photo en touchant l’écran tactile sans le voir et je n’arrive pas à résoudre le problème. Je ne suis pas très attentive à ma visite, préoccupée par ce problème – qui n’est pas très grave, il faut bien l’avouer – mon appareil photo fonctionne toujours très bien en mode automatique, mais c’est le mode manuel qui est devenu bizarre. Bref, je suis un peu de mauvaise humeur et je n’ai pas trop de souvenirs du temple.

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Il faut que je me change les idées, et j’ai une petite faim. Je suis attirée par un endroit qui vend des glaces ornées de petites gaufres et je choisis celle à la banane et au chocolat. C’est exactement ce qu’il fallait pour me rasséréner et je me sens de bien meilleure humeur.

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Je me dirige ensuite vers le Kiyomizudera, le haut lieu du tourisme à Kyoto, et croise par hasard le magasin Ghibli (le hasard a bien fait les choses lors de ce voyage avec ces magasins !). Je me laisse tenter par deux petits essuies et une tasse.

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La foule devient de plus en plus compacte pendant la montée vers le temple. Une fois arrivée au sommet, je me dégonfle: je n’ai plus envie de visiter le bâtiment qui est d’ailleurs en rénovation. Je fais quelques photos très contrastées de la pagode orange sur un fond de ciel bleu, très bleu puis je redescends par un chemin plus calme.

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Sur ma route se trouve le temple de Hoko-ji où il n’y a presque personne mais il ne se visite pas. Je reprends les petites rues, traverse la rivière et rejoins le jardin de Shosei-en. Quelle déception après tous les autres ! Il me semble fort peu entretenu, trop entouré de bâtiments modernes, sans beaucoup d’érables. Je profite cependant de l’endroit pour faire une pause bien méritée avant la dernière étape de jour.

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Lors de mon dernier voyage, j’avais vu sur le net un très joli verre avec un petit Mont Fuji dans la base. J’avais cherché dans tous les magasins de souvenirs mais je n’avais rien trouvé, et j’imaginais que ça se vendait sans doute près du Mont Fuji mais je ne l’ai vu qu’après ma visite. Et puis ce matin, un ami a posté la photo sur Instagram, il venait d’en acheter un. Toute excitée, je lui ai demandé d’où il venait, et c’est là qu’il me raconte qu’en fait, c’est un verre en cristal et que ça se vend dans des magasins plutôt chics. Il me donne une adresse à Kyoto, sur Shijo-dori, et donc je reprends le métro. Je trouve sans peine le magasin, où verres en cristal très moches côtoient de la vaisselle Luminarc mais j’ai enfin mon Graal !

Je traîne ensuite encore un moment au sous-sol du grand magasin Daimaru et j’achète du thé Ippudo. Bien fatiguée, je retourne ensuite en métro à la gare où j’ai un but précis: trouver la ramen street qui se trouve quelque part au 10e étage et que j’ai ratée hier. Je sélectionne un endroit avec la spécialité locale, les ramens de Kyoto et je les trouve très bons: pas trop gras et avec beaucoup de viande. Ce ne sont pas mes favoris du voyage – c’était ceux de Kagoshima – mais j’ai très bien mangé !

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J’achète encore une bière et des fruits – je suis en manque et tant pis si c’est cher – puis retourne à ma chambre pour caser tous mes achats dans ma valise.

Statistiques du jour: 26 485 pas – 19,8 km – 31 étages

Il y a comme toujours plus de photos sur flickr.

Japon: Kyoto

Mercredi 14 novembre 2018

Je me sens mieux ce matin même si au réveil, j’ai encore quelques vertiges.

Tout comme la chambre, le petit déjeuner est fort moyen mais je trouve assez de choses à mon goût pour ne pas mourir de faim ce matin.

Je pars très à temps, craignant ne pas trouver de suite la voie de mon train local – j’ai en effet un rendez-vous précis – mais je tombe dessus immédiatement. Je suis donc une demi-heure en avance pour mon train et j’ai froid. Pas que la température soit très basse mais 17-18° est moins agréable que les 23-24° des derniers jours et on sent clairement que l’automne est là.

Le train me dépose à Yamazaki où j’avais réservé une visite à la distillerie de whisky du même nom. La rue qui y mène est toute mignonne, avec fleurs et décorations – des tanuki notamment, et puis il y a un passage à niveau. Je reste un long moment à regarder les trains passer.

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Pour la visite, je reçois un genre de walkman qui me donne les explications en français, tandis que la guide débite son texte en japonais. Je découvre les différentes étapes de la production: fermentation, distillation, vieillissement en tonneau. Les entrepôts sont énormes et sentent fort l’alcool – et ça monte un peu à la tête.

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Puis vient la dégustation: il y a plusieurs verres: deux single malt qui composent le blend final, puis un dernier verre pour préparer un highball, la boisson préférée des salarymen japonais. C’est juste un mélange de whisky et eau pétillante mais c’est délicieux. Je dois bien avouer que je ressors de là un peu saoule mais la visite était passionnante. Ma première visite de distillerie est donc japonaise, ce qui est tout aussi exotique que ma première visite de vignoble en Birmanie.

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Au magasin, la guide me met entre les mains une petite bouteille de whisky, me disant que c’est une édition limitée et je l’achète, avec un verre (que je casserai bêtement en rentrant).

Je retourne à Kyoto et repasse à mon hôtel pour déposer mes paquets, puis je reprends le train, la Nara Line, pour Tofukuji.

Je visite d’abord le temple de Senyuji situé au bout d’une longue avenue qui monte mais je ne m’y attarde pas trop, même si son jardin est très joli. Je renonce à visiter chacun des temples, comme à mon habitude parce que ce n’est pas mon but premier et ce serait dommage d’à nouveau arriver trop tard pour le Tofukuji.

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J’emprunte ensuite des petites rues. J’aime cette ambiance très locale, loin des touristes (c’est google maps qui me guide). J’arrive au Tofukuji et là, c’est la foule. Ce temple est en effet très connu pour ses momiji, les feuilles qui rougissent en automne, dans la « gorge » qui traverse le site. C’est en effet impressionnant et les érables ont déjà pris de très belles couleurs.

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Il y a aussi un très beau jardin sec mais sans aucune sérénité à cause du monde.  Et plus loin se trouve un jardin en damier, souvent photographié et c’est en effet très photogénique mais j’ai du mal à m’imprégner de l’endroit.

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Je termine ma journée par la visite d’un dernier tout petit temple sans momiji puis je retrouve à Kyoto dans un train bondé.

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Après une pause à l’hôtel, je repars explore l’immense gare, de bas en haut. La vue au sommet de l’immense escalier est tout simplement vertigineuse et ça ressemble quelque part à un grand trou noir qui aspire inexorablement vers le bas. Je n’arrive pas à me décider pour mon repas du soir et m’arrête finalement à un derniers resto avant la sortie. Le menu est composé de plateaux repas avec divers mets et je prends celui avec du poisson cru. Avant de rentrer à l’hôtel, j’achète encore du thé.

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Statistiques du jour: 22 871 pas – 17,4 km – 14 étages

Il y a comme toujours plus de photos sur flickr.

Japon: Nagasaki – Kyoto

Mardi 13 novembre 2018

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit. Peut-être ai-je eu du mal à digérer le gras de la soupe ? Ou alors étais-je anxieuse pour le long trajet qui m’attendait ?

Au petit déjeuner, je demande à nouveau les œufs sur le plat, mais sans la galette de pommes de terre frite et sans la saucisse. De toutes façons, je n’ai pas trop d’appétit. Je fais ensuite des réserves pour le trajet: un sandwich et un muffin à la banane et aux noix, ainsi qu’un castella cake, la spécialité de Nagasaki, inspirée par les gâteaux portugais (que je mangerai finalement à mon retour – j’aurais dû en acheter plus, c’était délicieux).

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Je prends d’abord un premier train jusqu’à la gare de Shin Tosu. J’espérais ne pas avoir de voisin mais c’est raté, et comme je n’ai pas mis ma valise dans le rack à bagages, je n’ai pas beaucoup de place pour mes pieds. Je lis un peu et puis, je commence à me sentir mal. Je manque un peu d’air et j’ai des chutes de tension.

Mon état s’améliore un peu lors du changement de train à Shin Tosu, où je prends le shinkansen vers Osaka: le coca est toujours un bon médicament dans ce genre de situation. Je me retrouve assise à côté d’un Japonais d’une septantaine d’années, vivant au Canada. Il se révèle être un incorrigible bavard et je n’ai vraiment pas la patience. Je ne comprends d’ailleurs que la moitié de ce qu’il raconte dans son anglais bizarre. Je me penche ostensiblement dans mon livre, ce qui le fait taire, mais dès que j’ose lever la tête, il recommence. Tout sujet de conversation est bon pour lui, de l’administration Trump aux Diables Rouges qui ont battus les Japonais lors de la Coupe du Monde (chose que j’avais déjà oubliée). Il me fatigue vraiment et je me sens de plus en plus tendue, mes chutes de tensions ne s’améliorant pas.

Je me prépare à sortir de train bien avant son arrivée à Osaka parce que j’ai exactement cinq minutes pour prendre ma correspondance. Heureusement l’app Hyperdia m’annonce la voie que je dois chercher et ce n’est pas très loin. Le shinkansen vers Kyoto est en gare et je peux m’installer dans un train quasi vide.

Quinze minutes plus tard, j’arrive à destination. Je me perds dans la gare, cherchant une sortie sud qui n’existe pas. Je sors donc vers le nord et essaie de contourner le bâtiment mais c’est impossible. Je retourne sur mes pas et prends la sortie ouest qui me mène enfin dans la bonne direction. Mon hôtel est à cinq minutes de là, le Sotetsu Fresa Inn. Le check-in n’est qu’à 15h (il est 14h30) mais je décide d’attendre parce que je ne me sens toujours pas bien. La réceptionniste me dit que j’ai reçu un upgrade mais en arrivant dans ma chambre, je vois juste que le lit a l’air vaguement plus grand que d’habitude. C’est assez sombre et très sobre, à la limite du déprimant. Un peu de déco aurait vraiment égayé la pièce. Mais tout le nécessaire est là et c’est très propre. (Je regrette quand même l’hôtel de la fois passée.)

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Je me couche et dors finalement deux heures.

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Après cette longue sieste, je me sens un peu mieux, mais j’ai toujours des vertiges.  Je ressors quand même pour explorer la gare de Kyoto qui est un monde à part entière. J’achète finalement un bento de sushis et une bière avant de retourner à l’hôtel.

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J’espère que je me sentirai mieux demain, j’ai en effet plein de choses au programme.

Statistiques du jour: 6494 pas – 4,6km

Japon: Nagasaki

Lundi 12 novembre 2018

Comme la météo prévoit des pluies torrentielles aujourd’hui, je prends mon temps en me levant. Le petit-déjeuner compris dans le prix de la chambre se prend au café en face de l’hôtel et propose quatre menus impliquant chacun quelque chose de frit. Je choisis les œufs sur le plat qui sont accompagnés de toasts, de salade et galette de pomme de terre. Disons que ça se mange mais je regrette les yaourts, fruits et viennoiseries des petits-déjeuners européens.

Quand je regarde par la fenêtre, je vois qu’il ne pleut pas et mon app météo précise qu’il devrait faire sec jusque 13h environ. Il va sans dire que ça m’arrange bien !

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Je prends le tram dans la direction opposée d’hier, pour aller vers le nord, jusqu’au Musée de la Bombe Atomique – je descends à l’arrêt du même nom mais je remarque par la suite que l’arrêt suivant est plus proche. Le ciel gris et plombé correspond tout à fait à l’ambiance. Je visite le musée qui est plus petit que celui d’Hiroshima et qui décrit assez sobrement les événements d’août 1945 avec vidéos, photos et divers objets retrouvés par la suite. Nagasaki n’était pas le but premier des bombardiers américains, c’était Kokura mais la ville était cachée par les nuages. A Nagasaki aussi le ciel était couvert mais juste au moment clé, il y a eu une éclaircie. L’ambiance du musée est assez feutrée et j’ai eu du mal à retenir mes larmes par moments, surtout en passant près d’un guide âgé qui racontait très certainement son expérience. Cet endroit fait partie des lieux difficiles mais qu’il faut visiter pour le souvenir, pour que cela ne se reproduise plus.

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Je repars vers l’arrêt du tram en me promenant dans le parc de la Paix et en m’arrêtant à l’hypocentre, marqué aujourd’hui par une statue.

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Mes plans pour la journée ne sont pas tout à fait établis et c’est dans le tram que je décide d’aller au sanctuaire de Suwa jinja. Un grand tori marque le début d’une longue volée d’escaliers qui montent à flanc de colline. La vue est superbe. A côté du sanctuaire se trouve un petit jardin japonais dont les érables sont de toute beauté avec leurs feuilles rougissant. Plus loin, un panneau m’informe qu’il faut absolument que je prenne le chemin qui monte, ce que je fait évidemment, mais une fois arrivée en haut, je ne sais toujours pas quel était le but. Je redescends vers le temple  et il se met à pleuvoir un peu. Je n’explore donc pas le petit sanctuaire qui se trouve à l’arrière et je remets le cap sur l’arrêt du tram.

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Un arrêt plus loin, je rejoins la rivière qui traverse Nagasaki et où se trouve une collection d’anciens ponts en pierre, dont un qui a des arches rondes, ce qui provoque de jolis reflets dans l’eau. C’est une des attractions les plus connues de la ville et les touristes s’y pressent avec des perches à selfies.

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Une carte de la ville me montre que les hauteurs regorgent de temples et sanctuaires. J’en ai visité un hier mais je manque de temps pour aller explorer les autres. Comme il fait toujours sec, je suis la rivière et rejoins une arcade commerçante où je trouve un snack. J’y mange un sandwich jambon-fromage accompagné d’un thé glacé. Cela m’a redonné des forces et je continue ma route, rejoignant le quartier de Dejima.

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Dans le passé, c’était une île et c’est là qu’étaient « parqués » les étrangers, les Occidentaux. Aujourd’hui, diverses maisons anciennes ont été reconstituées et consistent en un musée grandeur nature. Par malchance, j’arrive juste au moment où plusieurs cars d’écoliers débarquent et c’est très animé et bruyant. Grâce à ma visite, je comprends mieux le rôle de la ville comme unique porte d’entrée des influences étrangères. Des panneaux et divers objets montrent les liens entre le Japon et l’Europe, notamment les nombreuses céramiques hollandaises.

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Il se met à pleuvoir plus fort et je décide d’abandonner les visites. Nagasaki a encore beaucoup d’autres choses à offrir et je regrette de devoir repartir le lendemain. J’aimerais y retourner dans le futur, j’ai vraiment aimé l’ambiance de la ville. Je reprends le tram et quand j’arrive à mon hôtel, la pluie s’est calmée.

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Je traîne tout un moment au centre commercial et fais des achats chez Tokyu Hands, des ustensiles de cuisine et des cartes de vœux. Je regrette que l’électricité ne soit pas compatible avec l’européenne car j’y ai vu la cuiseuse à riz idéale pour une personne. Je rentre finalement à l’hôtel vers 16h et prends mes notes, puis refais ma valise en essayant d’y caser tous mes achats.

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Je ressors pour le repas et décide de goûter les ramens de Nagasaki. Les nouilles sont très fines, le bouillon très gras et les tranches de porc sont également très grasses, ce qui rend le tout assez écœurant, mais la sauce piquante atténue un peu cela. Encore une soirée où je vais prendre un certain temps à digérer !

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statistiques du jour: 11 921 pas – 9,1km – 31 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Japon: Fukuoka – Nagasaki

Dimanche 11 novembre 2018

Ce matin, j’envoie ma grande valise à Tokyo et je prends le train avec la petite pour de nouvelles aventures. J’arrive bien trop tôt à la gare où j’essaie de patienter sans trop m’ennuyer, en prenant comme souvent quelques photos. Le trajet vers Nagasaki prend un peu moins de deux heures mais cela me semble long, avec d’innombrables arrêts. Je me trouve aussi du mauvais côté pour admirer le paysage côtier. Au final, je somnole pas mal.

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Mon hôtel est relié à la gare de Nagasaki mais il est bien trop pour obtenir ma chambre. J’y dépose cependant ma valise, puis achète un ticket à la journée pour le tram. La météo est radieuse aujourd’hui et les prévisions pour demain pluvieuses. Je change donc mes plans initiaux et décide de visiter en premier les Glover Gardens.

Le premier tram est bondé et je le laisse passer – c’est dimanche et de nombreux touristes locaux en profitent. Le second est presque aussi rempli mais je ne vais pas rester sur le quai toute la journée. Je change après quelques arrêts pour prendre une autre ligne jusqu’à son terminus. Là, j’emprunte un immense ascenseur qui me conduit bien haut sur la colline. Nagasaki est en effet une ville portuaire située dans une cuvette entourée de hauteurs. Le panorama est magnifique et je peux voir au loin, gardant toujours dans un coin de ma tête la destruction par la bombe atomique.

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Je prends le chemin qui se présente à moi, descends des escaliers, me retrouve à visiter une vieille maison coloniale, puis un cimetière, rencontrant au passage des chats pas farouches du tout se dorant au soleil. Un de ceux-ci, un roux, a quasi foncé sur moi en quête de caresses.

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La mécréante que je suis décide de ne pas payer pour visiter la cathédrale d’Oura, ce qui ne m’empêche pas de la prendre en photo dans le plus pur contre-jour. A vrai dire, ce n’est pas une question de religion: je n’étais juste pas intéressée par son contenu.

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Je me dirige plutôt vers les Glover Gardens qui possèdent un petit côté « Bokrijk » (reconstitution du passé). En effet, plusieurs maisons anciennes ayant appartenu à des notables européens ont été déménagées et reconstruites là, dans un grand jardin en terrasses qui prend un peu la forme d’un parc d’attractions. Il y a de la musique partout, en général des airs de flûte irlandaise ou des chansons, mais si on fait abstraction de ça (et du monde), c’est tout simplement superbe et je ne regrette absolument pas de les avoir visités. Je me rends compte que j’aime déjà la ville et que mon séjour y sera trop court.

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Je visite les diverses maisons, me surprend à rêver à la vie des colons, m’imagine en crinoline et chapeau. Un des édifices a un petit côté Autant en emporte le vent, d’autres ressemblent plus à des cottages anglais. Les vues sur le port se multiplient. Le jardin est fleuri, et même un sakura est déjà en fleur.

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Je me dirige ensuite vers le Dutch Slope, une des nombreuses ruelles en pente de la ville, où se trouvent trois demeures anciennes abritant un petit musée de la photographie qui regorge de vieilles images de la ville.

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Je vois d’en haut un temple confucéen que je contourne par la suite mais j’ai faim. Heureusement, il y a un 7-11 pas trop loin et je m’installe dans un parc pour manger mon egg sandwich. Rassasiée, je repars vers le Dutch Slope mais du côté opposé, admirant au passage d’autres maisons coloniales.

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Cela monte fort et j’avance plus qu’à mon aise. La signalisation de la ville est excellente et je consulte quasi pas ma google map. Elle me pousse à emprunter une ruelle piétonne, avec des escaliers, qui me mène à Chinatown. Je me revois à Blankenese près de Hambourg – c’était le même type d’ambiance et de météo, à des milliers de kilomètres de distance. Je me retrouve au milieu de la vie quotidienne des locaux. Certains décorent leurs maison d’un pot de fleur, d’autre de menus objets.

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Chinatown est de taille réduite et je ne m’y attarde que peu, rassemblant ma dernière énergie pour monter au temple de Sofuku-ji. La lumière de la fin de l’après-midi est belle sur le sanctuaire, rendant le rouge des bâtiments encore plus chaud.

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Je suis près du terminus du tram 4 qui me ramène à mon hôtel où je prends possession de ma chambre. A la première impression, je suis un peu déçue: tout est beige et fonctionnel, rien de plus. Mais tout est propre et je me dis que cette chambre est très bien en fin de compte, que je ne peux pas gagner à tous les coups au niveau de l’originalité, surtout avec les business hotels du Japon.

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Comme dans les autres villes, j’explore le centre commercial local pour mon repas du soir, et un peu par dépit mais aussi par envie de changement et besoin de nourriture connue, je choisis un restaurant italien où je mange un spaghetti carbonara « Kamakura style » (je n’ai pas compris le lien avec Kamakura). Ce repas me réconforte et me fait du bien à ce moment du voyage où je peine un peu avec certaines répétitions, comme le frit au petit déjeuner. Je fais encore quelques emplettes au supermarché (biscuits, bière, eau) et j’y trouve une petite bouteille de Midori, la liqueur verte au melon.

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Statistiques du jour: 16 191 pas – 12,2km – 25 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Japon: Fukuoka – Dazaifu – Fukuoka

Samedi 10 novembre 2018

Ce matin, le soleil brille et mon humeur est tout de suite meilleure. J’ai comme projet d’aller à Dazaifu, sur les bons conseils de Béné no Fukuoka (une excellente source d’informations sur Fukuoka et sur le Kyushu), mais à la gare, je me demande si je suis dans le bon train, celui qui va vers Huis Ten Bosch. A vrai dire, je m’inquiète pour rien: il me faut juste descendre au premier arrêt, à Futsukaichi, puis marcher une dizaine de minutes pour atteindre l’autre gare de Nishitetsufutsukaichi où je reprends un autre petit train, très local. Cette escale à pied n’était pas dérangeante mais je tenterai un autre parcours pour le retour.

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Le petit village de Dazaifu est très connu pour le sanctuaire Tenman-gu en l’honneur du poète Tenjin et les croyants y vont pour obtenir le succès dans les études. Le souci, c’est que du coup, c’est blindé de monde dès la sortie de la gare et dans la rue commerçante menant au sanctuaire. Le Starbucks local a une architecture assez étrange mais tout à fait à mon goût et un peu plus loin se trouve l’inévitable magasin Ghibli dans lequel je m’arrête et me fais bousculer par les touristes chinois / coréens / taïwanais (je ne reconnais pas les langues entre elles). J’y trouve cependant un adorable petit kodama en peluche, tenant une brindille (peu de magasins Ghibli en vendent encore). Il deviendra mon doudou dans les moments plus difficiles, me ramenant immédiatement à Yakushima et aux esprits protecteurs de la forêt.

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Je suis la foule bruyante sur le joli pont rouge qui mène au sanctuaire et je fais un tour rapide de celui-ci, évitant les perches à selfies et fuyant très vite vers des lieux plus calmes. Avec le touriste asiatique voyageant souvent en meute et allant uniquement visiter les sites à trois étoiles, ce n’est pas très difficile de trouver des endroits plus sereins.

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Je ne sais pas quel homme politique un peu mégalomaniaque a eu l’idée de faire construire le Musée National du Kyushu à Dazaifu. Il n’a pas lésiné sur les moyens et même l’arrivée jusqu’au bâtiment est assez spectaculaire. Il faut d’abord monter plusieurs escalators puis en prendre un autre, horizontal, dans un long couloir où les lumières changent de couleurs. Le bâtiment en lui-même est imposant et sa taille me fait soupçonner que la visite nécessite quelques heures. Il fait trop beau pour s’enfermer et je fais demi-tour.

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Je rejoins la foule puis la quitte à nouveau près du petit temple de Komyozen-ji qui abrite un jardin sec. Le prix d’entrée me semble fort cher par rapport à la superficie de l’ensemble et à nouveau, je fais demi-tour, reprenant la rue commerçante vers la gare. Je ne rentre pas tout de suite à Fukuoka – j’ai en effet noté un autre lieu à visiter de l’autre côté du village et cela n’a pas l’air trop loin.

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Le chemin me mène d’abord au travers de l’immense parking d’où partent les meutes de touristes puis longe une rivière, m’éloignant progressivement de l’animation. Je me retrouve dans un quartier résidentiel; maisons et jardins potagers se partagent l’espace, avec aussi l’un ou l’autre autel shinto.

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Et puis, tout à fait par hasard, je tombe sur un immense champ de cosmos que je traverse pour rejoindre le temple de Kanzeon-ji et celui de Kaidan-in qui se trouve juste derrière. Il y a juste deux ou trois personnes esseulées, des locaux essentiellement. C’est extrêmement serein et agréable.

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J’avais pris mon pique-nique et m’installe sur la plate-forme en bois divisant le champ de cosmos. Je profite pleinement de cet instant, du calme, de la chaleur du soleil d’automne, de ma chance d’avoir trouvé ce champ tout rose par hasard, de mon bonheur d’être à nouveau au Japon, de la nostalgie de Yakushima… En reprenant ma route, je dis bonjour en japonais à un couple que je croise et la dame est toute étonnée que je parle japonais (j’ai juste compris nihon, j’en ai déduit que c’est ça qu’elle disait); je lui réponds par un geste, un tout petit peu donc. Je me rends compte, suite à d’autres échanges, que même ne connaître que cinq mots de japonais est déjà très bien vu.

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Je retourne à Fukuoka et descends à la gare de Tenjin. Je n’ai pas vraiment de plan défini mais je me dis que c’est dommage de ne pas avoir vu le centre commercial de Canal City alors que je suis passée à côté hier. Le bâtiment est coloré et de taille démesurée, avec un show de fontaines qui commencent juste au moment où j’arrive. C’est kitsch à mourir mais ça m’amuse.

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Je me promène un peu dans magasins, trouvant quelques cadeaux, un autre magasin Ghibli avec un Totoro géant et un Moomin Café. Je regarde la carte mais à vrai dire, je ne suis tentée par rien.

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Je visite ensuite le temple de Kushida-jinja, situé au cœur de la ville, puis je passe devant le Hakata Machiya Furusato-kan, des maisons traditionnelles où on peut apprendre certaines techniques d’artisanat mais je ne m’y attarde pas.

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Je termine ma journée par le temple de Tocho-ji et sa grande pagode orange. Fukuoka m’a donné une bien meilleure impression aujourd’hui mais il faut bien dire que j’étais de meilleure humeur à cause du beau temps.

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Je retourne à l’hôtel pour profiter de l’onsen où je barbote un moment dans l’eau chaude. Je sais que je les regrette déjà et il n’y en a pas dans les hôtels suivants de mon parcours, à part lors de ma dernière escale à Tokyo. Après cette pause bien méritée, je vais dans le centre commercial de la gare pour me trouver à manger. Beaucoup de restaurants sont bondés et je sélectionne finalement un endroit qui sert des chirashi. J’y commande un plateau de sashimis accompagné de riz et de petits plats, dont une délicieuse sauce piquante aux agrumes.

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De retour à l’hôtel, je prépare mes deux valises, la grande partira pour Tokyo demain tandis que la petite m’accompagnera pour les deux étapes suivantes.

Statistiques du jour: 20 642 pas – 15,4 km

D’autres photos de Daizafu – d’autres photos de Fukuoka.

Japon: Fukuoka

Vendredi 9 novembre 2018

Le petit déjeuner n’est pas aussi varié qu’à Yakushima, ce qui n’est pas très compliqué: il y a abondance de pain, pâtes, pommes de terre et riz, le tout accompagné de choses frites bien grasses. J’avoue que dès le second jour, je vais saturer. Ce n’est pas mauvais en soi mais j’ai envie de choses plus légères le matin.  Sans doute que si je déjeunais complètement à la japonaise, cela fonctionnerait mieux mais j’ai des envies de yaourt, de légumes, de fruits et de temps en temps un croissant.

Je quitte l’hôtel à mon aise vers 9h30, faisant confiance à la météo qui prévoit soleil et nuages et une température d’une vingtaine de degrés. Je ne prends donc pas de veste pour ne pas m’encombrer. J’ai noté sur une google map les choses à voir et établi un itinéraire. Je me dirige d’abord vers le sanctuaire de Sumiyoshi Jinja où se déroule une cérémonie, et donc je n’y reste pas trop longtemps.

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Près de là se trouve le petit jardin de Rakusuien. C’est charmant, joliment aménagé, avec de l’eau, une petite cascade, un pont et des érables qui commencent à prendre leurs couleurs d’automne et pourtant je n’arrive pas à apprécier l’endroit. Le soleil s’est caché derrière les nuages, il fait gris et mon cœur est resté à Yakushima.

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Je rejoins ensuite la rivière qui sépare Hakata de Fukuoka et je réussis à rater Canal City. C’est pourtant un bâtiment imposant mais je l’ai longé sans trop regarder en l’air et puis il était derrière moi. Je me rendrai compte de ça le lendemain.

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Je flâne un peu dans les petites rues puis trouve la galerie commerçante couverte de Kawabata qui me mène au musée d’art asiatique de la ville, situé au 7e étage d’un centre commercial. J’y visite l’exposition permanente qui comporte quelques œuvres intéressantes venant d’Asie, puis l’exposition temporaire dont le thème est le fait-main, du tissage à la découpe de papier. Il y a de jolies choses mais rien ne me parle vraiment et je suis vaguement déçue en sortant.

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Je traverse le fleuve, regrettant amèrement ma veste. Le vent est assez fort et me transperce de part en part. Cela va un peu mieux entre les grands bâtiments dont certains ont une architecture contemporaine assez étonnante. Je traverse le quartier de Tenjin, passant dans des rues commerçantes puis me retrouve sur une large avenue sans intérêt qui est plus longue que ce que j’imaginais (cette manie de vouloir tout faire à pied !).

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J’arrive enfin au sanctuaire de Gotoku Jinja, imposant par la taille de l’esplanade qui le précède. Je ne le visite pas, mes jambes sont déjà fatiguées, et je sens que je commence à déprimer un peu à cause du froid et de la faim. J’ai de quoi manger mais je ne trouve pas d’endroit où me poser – on ne mange pas en marchant, au Japon.

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La ville est survolée par des avions qui décollent ou atterrissent à l’aéroport tout proche. Comme en Belgique, mon regard est constamment attiré et j’essaie de reconnaître la compagnie aérienne.

Le but de ce long trajet était le parc Ohori et le jardin japonais qui s’y trouve. Il est de conception moderne mais dans le style ancien. Deux couples de mariés s’y font photographier, dérangés par un grand groupe de touristes asiatiques bruyants et plus intéressés par des selfies que par le décor (taïwanais ?, coréens ?). A nouveau, j’ai du mal à profiter de l’endroit qui est pourtant très joli.

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Je longe ensuite le lac du parc Ohori, hésitant à aller visiter les ruines du château, mais le cœur n’y est plus du tout. J’ai froid et je me sens encore plus nostalgique de ces si belles journées à Yakushima. Je prends le métro et retourne à la gare d’Hakata. J’y erre un peu sans but dans les galeries commerçantes.

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De retour à l’hôtel, je me dis qu’une séance de relaxation à l’onsen me réchauffera et me changera les idées. Très moderne, il est joliment aménagé, avec un grand bassin à l’intérieur et un petit bassin à l’extérieur mais bien protégé des regards. Je me sens bien mieux après ça .

Je repars vers 18h pour trouver un restaurant, et après une longue hésitation, je choisis Ippudo, une chaîne très connue pour ses ramens. Je choisis la version moderne avec sauce piquante et plein d’ail. C’est délicieux et totalement réconfortant. Et organisé pour les gens qui mangent seuls et qui n’ont pas beaucoup de temps. La musique va relativement fort et propose un répertoire jazz très agréable (genre John Coltrane ou Miles Davis). Ce qui conclut plutôt pas mal une journée un peu déprimante, plus à cause de mon humeur qu’à cause de la ville (j’en reparle dans le billet suivant).

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Statistiques du jour: 15,1 km – 20 190 pas

Plus de photos sur flickr (des trois jours passés à Fukuoka).