Japon (2019): Wakayama – Kansai Airport

Vendredi 6 décembre 2019

Après avoir préparé mes affaires, je me rends à l’arrêt de bus, mais je me rends vite compte que celui que j’ai pris ne me mène pas à la bonne gare. Je descends. Je ne monte pas dans le suivant parce qu’il n’y a pas de ticket qui sort de la machine et je ne comprends pas bien le système. Je me mets à marcher un bout, fulminant sur moi-même, sur mon inattention et la perte de temps occasionnée. De retour sur la grande avenue, je prends finalement un autre bus qui m’amène enfin à la gare. Je range ma valise dans un casier et me précipite vers la dernière voie pour prendre le petit train local de l’Electric Railway de Kishigawa qui part quelques secondes plus tard.

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Cette ligne locale de trains était vouée à un arrêt définitif, faute de voyageurs, et puis le village de Kishi, au terminus, a eu une idée de génie pour attirer les touristes. J’en parlerai plus loin. Comme j’ai pris un pass pour la journée, je peux interrompre mon voyage quand je veux pour visiter les alentours. Mon premier arrêt est Idakiso, où se trouve un petit temple. Je n’y reste pas très longtemps, il fait bigrement froid aujourd’hui. Et je ne veux pas rater le train suivant.

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Il y en a trois différents qui roulent sur la ligne, tous trois joliment décorés. J’ai de la chance, celui qui arrive est celui dédié à Tama, le chat chef de gare à Kishi. La petite gare a en effet adopté il y a plus de 10 ans un chat errant, et l’a promu chef de gare. L’effet a été immédiat: les touristes ont voulu voir le chat et sont venus en masse, sauvant par la même occasion la ligne de train. Tama est décédé entre-temps mais il a un successeur, Nitama. Et donc les wagons sont entièrement décorés sur le thème des chats, avec une petite bibliothèque, des lampes spéciales et même un emplacement spécial pour quand Nitama prend le train.

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A la gare de Kishi, je m’extasie devant le chat, comme tout le monde. Il est protégé par une vitre d’un côté, et par le comptoir du magasin de souvenirs de l’autre. Il a sa propre couverture chauffante et n’est de service que certains jours et heures. Sa vie ne semble pas trop difficile mais j’imagine qu’il aime aussi se promener à l’air libre quand il ne joue pas son rôle de chef de gare.

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Je ne suis pas fan de chats au point de faire un grand détour dans mon voyage mais comme j’étais à Wakayama, cela aurait été dommage de ne pas faire l’excursion. J’étais également très tentée par une immersion dans la campagne japonaise et je m’étais dit que je visiterais différents villages, allant même à pied de l’un à l’autre. Sauf qu’il faisait fort froid et que je n’arrivais plus à me réchauffer et je ne me suis plus arrêtée au retour. Je pense que l’été est une bien meilleure saison pour se promener dans la régions.

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Une fois arrivée à Wakayama, je récupère ma valise et prends le train pour aller à l’aéroport du Kansai, à mi-chemin entre Wakayama et Osaka. J’y ai en effet réservé une dernière nuit à l’hôtel de l’aéroport, ce qui me permettra le lendemain de ne pas me lever aux aurores et d’avoir peur de rater mon train puis mon avion.

Je récupère mon autre valise qui est bien arrivée depuis Kobe, installe le tout dans la chambre et repars. Mon voyage touche à sa fin mais j’étais vraiment déçue de ne pas avoir trouvé de jolis tissus japonais (et hawaïens, comme à Tokyo). Et donc l’idée a mûri: pourquoi ne pas retourner pour un aller-retour à Osaka ? J’avais noté une adresse et cherché mon parcours via google maps. Je prends donc le train pour Osaka, sans me rendre compte que j’ai choisi un omnibus, et j’avoue que je perds un peu patience, mais j’arrive finalement à Tennoji, d’où je prends le métro pour Namba. J’avais vraiment bien préparé mon voyage, et j’ai donc suivi les indications données par une blogueuse qui indiquait la sortie à prendre et le chemin à suivre pour trouver le magasin de tissu en question, Toraya. Je tombe droit dessus, sans devoir chercher. Et j’y trouve mon bonheur.

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Le système d’achat est un peu bizarre, mais expliqué partout: les rouleaux de tissus ne sont pas présents en entier, seuls des pans d’exposition. Il faut alors demander au vendeur qui en découpe un petit carré et note le métrage voulu. Il envoie le tout à l’étage via un système pneumatique et quelques minutes plus tard, la commande arrive à la caisse où on peut payer.

Je retourne à Tennoji et je me mets dans la file pour le train. Je ne le vois pas arriver alors qu’il est déjà presque l’heure de départ. Je me retourne et le vois derrière moi ! Et c’est un train Hello Kitty, ce qui me fait un second train chat dans la journée. C’est le train rapide et en une demi-heure je suis de retour à mon hôtel.

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Je choisis un restaurant dans le centre commercial attaché à l’aéroport, mais mon choix n’est pas tout à fait réussi pour ce dernier repas. J’ai été tentée par un restaurant-buffet pour pouvoir goûter à plein de choses, mais c’est essentiellement de la cuisine occidentale.

Reste une chose importante: tout ranger dans la valise. Ce n’est pas une mince affaire, j’ai finalement acheté plus que prévu. Je peine, je n’y arrive pas. Et puis je me rends compte que si je veux utiliser au mieux l’extension externe de ma valise, je dois également ouvrir la partie interne. Et j’y arrive finalement. Le lendemain, je verrai qu’elle est passée de 13kg à 20kg…

Une dernière nuit, et puis c’est le grand départ.

Statistiques du jour: 10 373 pas ou 7,7km – 12 étages.

Japon (2019): Osaka

Lundi 18 novembre 2019

L’avion atterrit finalement un peu en avance, vers 9h30 – les courants du jet stream étaient très forts d’après le pilote. L’aéroport d’Osaka ne me fait pas une très bonne impression, il semble en travaux – et puis je me souviens qu’il a été inondé suite à un typhon l’année passée.

Au carrousel à bagages, je vois les valises défiler sans trouver la mienne. Je suppose qu’avec toutes mes aventures de vol annulé, elle est restée à Bruxelles. Et en effet, une employée arrive avec une pancarte portant mon nom. Elle m’annonce que ma valise n’était pas dans l’avion et que je dois remplir une déclaration pour qu’elle me parvienne au plus vite. Et là j’apprends qu’elle n’est pas à Bruxelles: elle a fait un bout de voyage mais est restée bloquée à Helsinki.

Je craignais être fort encombrée pour prendre les transports en commun mais du coup, je suis fort légère. Avant d’aller à Osaka, j’ai une série de formalités à accomplir: chercher la carte SIM que j’avais commandée avant de partir (le service de Mobal est très efficace), retirer de l’argent, valider mon Japan Rail Pass et recharger ma IC card (Suica) pour prendre facilement les transports en commun. Je fais également un passage aux toilettes pour retirer les nombreuses couches hivernales: il fait en effet plus de 20° aujourd’hui.

J’avais repéré le parcours vers mon hôtel et prends donc le train et le métro. Une fois sortie de la station, je me dirige dans la direction supposée de mon hôtel, le Best Western Plus Hotel Fino Osaka Kitahama (ces noms à rallonge !), mais je ne le trouve pas. Je fais demi-tour et me rends compte qu’il est dans une rue perpendiculaire à la grande avenue.

Il est environ 12h30 et je me dis que, comme d’habitude au Japon, je ne pourrai pas prendre possession de ma chambre avant l’heure officielle du check-in, en général à 15h. Je suis en manque de sommeil et crevée, et donc je demande quand même, avec peu d’espoir, s’il n’y a pas moyen de faire une exception. L’employée m’explique que si je deviens membre gratuitement du programme de fidélité des hôtels Best Western, je peux avoir ma chambre tout de suite. Je n’ai pas hésité longtemps !

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— Eddy s’est évidemment tout de suite installé sur le lit —

La chambre est confortable, mais la vue donne sur les bureaux du bâtiment voisin, situé à maximum deux mètres. Je m’affale dans le lit et m’endors pour le reste de l’après-midi. J’avais mis mon réveil à 16h et je me rafraîchis un peu avant de partir pour une ballade. Il se met à pleuvoir et au lieu de marcher, je prends le métro pour la gare d’Umeda. J’y réserve mes premiers tickets de shinkansen – celui que je souhaitais prendre est déjà complet mais il y a une alternative un peu plus tôt.

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— la gare d’Umeda —

Je me promène sans but, montant et descendant les escalators du centre commercial, trouvant par hasard le magasin Ghibli et ses Chatbus et Totoro géants. Je me dis que le voyage ne peut pas mieux commencer, en rappel du précédent l’année passée où dans chaque ville, je suis tombée par hasard sur les magasins Ghibli.

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— graouw —

J’ai faim et je pars à la recherche d’un restaurant. Au sous-sol, les établissements proposant de la cuisine européenne se succèdent jusqu’à ce que je trouve un bar à ramens. Je choisis une soupe de nouilles de Hakata, crémeuse, grasse et salée (dans le bon sens du terme).

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La pluie s’est arrêtée et je prends quelques photos de la rivière et de la mairie d’Osaka, un bâtiment ancien. Puis je rentre à mon hôtel pour une longue nuit de sommeil.

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Comment faites-vous quand vous arrivez tôt le matin dans un pays après un long vol et avec un grand décalage horaire ?

(J’aurais dû poser la question sous l’article précédent: quelle est la pire histoire d’avions que vous avez vécue ?)

Statistiques du jour: 9503 pas ou 7,2 km (pas mal pour un premier jour)

Japon (2019): Bruxelles – Osaka

Dimanche 17 novembre 2019

Ce dimanche, le réveil est fort matinal mais c’est pour la bonne cause. Je me prépare en vitesse, refais le tour de la maison pour être sûre de n’avoir rien oublié, vérifie trois fois que j’ai bien mon passeport, attends avec impatience le taxi commandé hier soir. Il arrive à l’heure prévue et m’emmène à l’aéroport par une autoroute déserte ou presque. Je suis bien évidemment très en avance et j’ai deux bonnes heures à perdre, pendant que le soleil se lève sur le terminal.

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mon avion, à l’arrivée à l’aéroport

Le départ vers Munich, ma première escale, est prévu pour 9h10 et nous embarquons dans l’avion de la Lufthansa qui attend à la première porte du terminal. Le pilote nous annonce qu’il est bientôt prêt à partir mais qu’il faut que l’avion soit d’abord dégivré – il a en effet gelé cette nuit.

Soudainement, la cabine se remplit d’une fumée blanche sentant assez fort l’eau de javel. Le personnel de bord se précipite pour ouvrir à nouveau les portes. La cabine est assez vite aérée mais j’entends le ton monter dans le cockpit. Le pilote fait ensuite une nouvelle annonce, d’abord en allemand. Je ne comprends pas tout mais je sens que la nouvelle n’est pas très bonne. Il confirme mes suspicions en anglais: les ouvriers responsables du dégivrage n’ont pas communiqué avec le pilote avant de commencer leur travail et le système d’air-conditionné qui aurait dû être arrêté a été compromis par le produit (dans la version allemande, j’ai compris que le pilote disait que c’était toujours à Bruxelles que ça se passait – un employé de l’aéroport me dira par la suite que ça arrive une fois par an en moyenne). Après discussion avec la tour de contrôle à Munich, le pilote nous prévient que le vol est annulé.

Mon coeur se serre. Comment vais-je arriver à Osaka ?

Tous les passagers débarquent et les hôtesses de l’aéroport nous demandent d’attendre un moment: nous recevrons par mail des informations concernant un vol de remplacement. Après une demi-heure, elles annoncent que toutes les personnes allant uniquement à Munich trouveront de la place dans l’avion suivant, deux heures plus tard. Pour moi, cela aurait signifié que je ratais ma correspondance pour Osaka. Ce n’est donc pas gagné.

Je reçois un mail qui m’indique un vol vers Francfort mais rien de plus. Après avoir attendu un moment au comptoir, l’hôtesse me précise que la Lufthansa m’a reroutée automatiquement sur un vol Francfort – Beijing – Osaka, arrivant cinq heures plus tard que l’horaire initial. Avant que je n’aie eu le temps de dire quoi que ce soit, elle me dit que ce trajet est stupide et part tout de suite à la recherche d’une autre solution. Quelques minutes plus tard, elle m’imprime deux nouveaux boarding pass, me disant que j’ai eu la dernière place sur un vol Bruxelles – Helsinki – Osaka avec Finnair, arrivant deux heures plus tard que l’horaire initial.

Je suis soulagée: non seulement, je ferai le voyage avec une meilleure compagnie mais en plus j’arriverai moins tôt à Osaka. Mon vol Lufthansa atterrissait en effet à 7h20 et je ne savais pas trop comment m’occuper sans m’endormir avant d’avoir ma chambre à l’hôtel. Avec Finnair, l’heure d’arrivée était de 10h.

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l’avion en panne, vu depuis celui qui m’emmène à Helsinki

Je remercie l’homme d’affaires allemand avec qui j’avais un peu parlé et qui m’a soutenue moralement et je vais attendre mon avion vers Helsinki à la porte correspondante. Avion qui part à l’heure et qui arrive sous un crachin des plus déprimants, avec le soleil qui est déjà presque couché. Il y a déjà quelque chose d’asiatique dans l’aéroport: il est envahi de Chinois, Coréens et Japonais.

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l’avion qui m’emmènera à Osaka, vu depuis l’aéroport d’Helsinki

Je suis enfin en route pour Osaka.

Madère: Funchal & post-scriptum

Vendredi 22 février et samedi 23 février

Dans mon guide des randonnées à Madère, une des premières renseignées est tout à fait à ma portée: il s’agit de la promenade de long de la mer, quittant Funchal pour aller vers le village suivant. Elle commence peu après mon hôtel, au coeur du quartier touristique des grands resorts de vacances. C’est très bétonné mais la promenade est malgré tout très agréable. L’océan déferle sur les falaises et les rochers, le chemin est fleuri, le soleil brille et il fait enfin chaud. Le bruit des vagues est enivrant et je me sens bien.

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A un endroit précis, un tunnel a été construit pour permettre aux randonneurs de passer sous la falaise mais il est aujourd’hui fermé. Je rebrousse chemin, n’ayant pas envie de contourner cette impasse par la route.

Je passe le reste de la journée sur la terrasse de ma chambre d’hôtel, avec mon livre, profitant de la vue sur l’Atlantique. Je ferai de même le samedi en attendant mon départ.

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J’avais donc sélectionné le Vidamar Resorts, un grand hôtel de plage en front de mer, dans le quartier du Lido qui est à une demi-heure à pied du centre de Funchal. Les cinq étoiles m’avaient attirée mais j’avoue que j’ai été déçue. Ma chambre était belle, très minimaliste dans sa décoration, avec un lit très confortable et un canapé, ainsi qu’une terrasse avec table et chaises. La salle de bain par contre avait vu des jours meilleurs. Le beige peut encore passer, mais prendre une douche était bien compliqué: un minuscule pommeau était fixé dans le mur et la température n’était pas facilement réglable. Soit je me brûlais, soit j’avais froid. Il y avait bien un autre pommeau mobile mais il ne fonctionnait pas, même après qu’un ouvrier soit passé voir.

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J’avais réservé en demi-pension, par facilité, mais là aussi j’ai été un peu déçue. Le restaurant était immense, ce qui est normal vu la taille de l’hôtel, mais la nourriture chaude ressemblait à des plats de cantine: du poulet en sauce brune, des pâtes, des pommes de terre. Heureusement, le buffet froid était très bien fourni et le petit déjeuner était très varié. Le dernier soir, j’ai testé le restaurant japonais de l’hôtel – je n’aurais pas dû… Le temps d’attente était extrêmement long et les sushis très moyens. J’aurais dû m’en douter.

Enfin, j’ai eu de gros soucis à connecter mon ordinateur au réseau wifi qui, de plus, n’était absolument pas sécurisé (d’après ce que j’ai cru comprendre par la suite). Après deux jours, ça s’est résolu tout seul mais un des buts de mon séjour était quand même de continuer à écrire mon récit de voyage au Japon…

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Le samedi, j’ai rejoint l’aéroport en taxi et profité de la vue des avions qui atterrissaient et décollaient sur la plate-forme extérieure du terminal. Je suis rentrée sans encombres, à moitié heureuse et à moitié déçue de mon voyage. Comme je le craignais au départ, ne pas louer une voiture à Madère est vraiment un handicap. J’ai donc été obligée de passer par une excursion organisée pour pouvoir faire une randonnée et j’ai dû me limiter à visiter deux endroits lors de mon séjour. Et Funchal est atteinte par le tourisme de masse. Disons que c’était une nouvelle expérience !

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J’ai également eu beaucoup de malchance avec la météo, c’était la première fois depuis janvier qu’il pleuvait. Heureusement, les derniers jours, le temps s’est amélioré, devenant beau et ensoleillé. Le but premier était cependant de me reposer et j’ai eu l’occasion de dormir et de me vider la tête tout en visitant une région que je ne connais pas. Même si mon séjour n’était pas tout à fait une réussite, cela ne m’a pas empêchée de profiter de chaque moment, d’être dépaysée, d’avoir de nouvelles expériences et de mieux circonscrire ce qui me plaît vraiment.

Je n’ai pas publié toutes les photos de mon voyage sur le blog mais elles sont toutes disponibles sur flickr.

Japon: Tokyo – Bruxelles

Dimanche 18 novembre 2018

Je me lève tôt et prends mon petit-déjeuner puis pars avec mes deux valises. Elles sont fort lourdes et j’ai un peu du mal à les amener jusqu’à la station de la Keisei Line qui m’amène à l’aéroport de Narita en une quarantaine de minutes. A vrai dire, la grande valise a quatre roues tandis que la petite n’en a que deux et doit donc être tirée, ce qui est un peu embêtant quand on en a deux en main. Mais peu importe.

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Me voici à l’aéroport où je me débarrasse du plus encombrant. Je flâne encore un moment – je suis évidemment bien trop tôt et j’aperçois sur le tarmac l’avion Stars Wars. J’embarque et l’avion décolle à l’heure. Je vois une dernière fois le Mont Fuji (ce n’est pas la meilleure photo, mais le point noir à l’horizon est bien le Mont Fuji) et je suis émue, et surtout très heureuse de mon voyage. Je vois encore la Sibérie puis je m’endors… et j’arrive à Bruxelles sans encombres.

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Il me reste encore à publier un article, celui qui raconte mon ressenti après ce voyage. J’espère en tous cas que ce récit vous a plu.

Japon: Tokyo

Dimanche 28 octobre 2018

C’est un vol de nuit. Je termine mon roman puis je dors un peu, me réveillant au-dessus de Khabarovsk comme la fois passée et je pense à mon papa qui a visité cette ville il y a longtemps. Quelques heures plus tard, nous commençons la descente sur le Japon et la vue des côtes est belle.

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Les contrôles se passent sans encombres, en deux temps: il faut d’abord donner ses empreintes digitales à des postes tenus par des papys et mamies, puis passer devant le douanier. Au tapis roulant des bagages, je me fais aborder par un employé tenant une liste en main: mon nom n’est pas dessus, ce qui veut dire que ma valise était dans l’avion et devrait arriver dans quelques minutes. La liste était pourtant longue mais j’ai de la chance et je suis soulagée (toutes mes angoisses ont été inutiles en fin de compte). Et j’admire cette efficacité !

Me voilà donc à traîner mes deux valises dans l’aéroport de Narita bondé. J’ai du mal à me situer et j’erre un peu… ce qui est ma chance en fait: je tombe sur un petit comptoir qui permet d’échanger mon Japan Rail Pass et de récupérer la carte SIM que j’avais commandée par internet. Le site Mobal propose des SIM japonaises à prix tout à fait convenable et de diverses capacités et j’ai pu effectuer ma commande sans encombre avant mon départ. En descendant à l’étage des trains, je constate que le grand centre JR est là et qu’il y a plein de monde alors que je n’ai pas dû attendre en haut (pour info, c’est à gauche après le contrôle de douane, après les portes coulissantes.

Mon hôtel est situé à Ueno et je prends donc le Keisei Skyliner, le moyen le plus efficace et rapide pour y accéder. Le ticket n’est pas donné (2470 yens – 19€) mais avec mes deux valises et la fatigue du voyage, c’est le plus pratique. Après 40 minutes de trajet, j’arrive à destination. J’ai un moment de flou en sortant de la gare mais je retrouve bien vite la direction de mon hôtel. Je connais le chemin: j’ai à nouveau réservé au Coco Grand Ueno, comme il y a trois ans. Je retrouve avec plaisir l’animation de ce quartier, les pioupiou des feux pour piétons, les lumières, l’étang du parc d’Ueno…

Le check-in est rapide – mes données sont encore enregistrées dans le système et je reçois une chambre au 6e étage. Elle est toute petite mais joliment décorée, dans des tons chauds (je n’ai pas pris de photos – j’en ai par contre de la fin du séjour). La salle de bain est toujours aussi petite mais cela me dérange moins que la première fois. A vrai dire, je me sens un peu chez moi ! Je m’installe puis ressors assez vite pour m’acheter de quoi grignoter au combini tout proche, un Family Markt. Quand je retourne dans ma chambre, je me rends compte qu’il y a beaucoup de bruit: il y a concert dans le parc mais ça se termine tôt. Je range mes affaires et teste la nouvelle carte SIM qui se connecte de suite.

Je suis prête pour demain.

Je suis crevée et je m’écroule.

Japon: Bruxelles – Tokyo

Samedi 27 octobre 2018

Depuis jeudi soir, deux jours avant mon départ, j’angoisse: les bagagistes qui s’occupent des vols ANA font grève à l’aéroport de Zaventem. Et voilà que le site de l’aéroport annonce que cela va durer au moins jusque dimanche matin. Que faire ? Partir avec juste une valise cabine pour trois semaines me semble quasi irréalisable, pas tant au niveau des vêtements – quoique, ça ferait beaucoup de lessives – mais plutôt pour des accessoires de type coupe-ongles ou produits liquides (crèmes, anti-moustique, etc.). Quand je contacte l’aéroport par messenger, Alessio me répond que normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes pour mon vol mais le site d’ANA contredit cette information.

Et puis je repense au système du Takkyubin, le service d’envoi japonais des bagages et de colis très efficace. Et si je prenais le risque de prendre la grande valise ET la valise de cabine ? J’aurais la sécurité d’avoir mes affaires principales avec moi à l’arrivée mais aussi des choses de rechange et des accessoires qui, au pire, arriveront avec quelques jours de retard. Et je ne devrai pas traîner les deux bagages partout grâce au Takkyubin.

J’opte finalement pour cette solution après avoir beaucoup hésité et angoissé pendant deux jours. Et ces angoisses font que je fais mes bagages un peu n’importe comment et que j’aurais pu prendre certaines choses en plus, comme un essuie de bain et deux ou trois t-shirts supplémentaires.

Samedi, je suis prête vers 17h après avoir barré tous les items de ma to-do list. Il ne reste plus qu’à attendre mon chauffeur qui me conduira à l’aéroport. Je m’inquiète parce qu’il n’arrive pas, quand je l’appelle il me dit qu’il est en route. Heureusement, je lui avais donné une heure qui me laissait beaucoup de marge et le trajet se fait sans encombres en quinze minutes.

Une fois sur place, l’hôtesse du check-in m’apprend que tous les bagages ont été embarqués sur le vol d’hier mais que ce n’est pas sûr pour aujourd’hui. Et à l’embarquement, je reçois confirmation que toutes les valises ne sont pas dans l’avion. Suspense donc…

Inde – Rajasthan: Udaipur – Mumbai – Munich – Bruxelles

Je me réveille vers 4 heures du matin quand mes compagnons de voyage partent – l’hôtel est bon mais les murs mal isolés. Je rejoins Connie vers 8h30 et nous déjeunons ensemble, puis nous nous faisons nos adieux.

J’ai encore du temps, beaucoup de temps. Comme l’hôtel est loin du centre, je décide de rester là et je retourne me coucher un moment, puis je prépare ma valise. Je vais ensuite manger une soupe au restaurant, puis, ayant dû libérer ma chambre, je m’installe dans les agréables canapés du lobby. J’y passe quelques heures entre lecture et conversations avec un des employés.

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Mon taxi arrive et je m’installe. Après quelques kilomètres, il s’arrête et embarque un ami. Et là je commence à angoisser: tous les guides mettent en garde contre ce genre de choses. De plus, le chauffeur prend de petits chemins au lieu de l’avenue principale. Je ne sais vraiment pas quoi faire, et puis, il débouche sur la grande route qui mène à l’aéroport. Je commence à me calmer… mon chauffeur avait sans doute juste besoin de conversation et connait les raccourcis sans circulation. A l’aéroport, je me fais alpaguer par un porteur et je n’arrive pas à l’éviter. Evidemment il demande de l’argent alors que je n’ai plus grand chose et que je voulais garder quelques sous pour pouvoir boire et manger plus tard dans la soirée. De plus il omet de faire passer mes bagages par le premier contrôle de rayons x.

Je suis évidemment bien trop tôt et donc je m’installe avec mon livre. Quand le check-in commence, je remarque derrière moi deux hommes qui ont tout l’air d’être musiciens – un bagage type synthétiseur avec des autocollants de Trojan Records me semble un indice assez clair.

Et puis, mon vol est retardé de 50 minutes et on ne peut pas passer les contrôles. Il faut rester dans le hall de l’aéroport. Je parle d’abord avec une Russe originaire de Sibérie, puis je suis rejointe par deux dames qui étaient dans l’autre groupe Wild Frontiers. L’attente est longue, et l’avion a plus de retard que prévu. Au final, je me retrouve assise à côté des deux musiciens (qui confirment donc bien qu’ils sont musiciens – Gaudi et Danny Ladwa qui sont actifs dans le milieu dub – et le premier a sorti plusieurs disques) et nous plaisantons pendant l’heure du vol, ce qui fait passer le temps…

A l’aéroport de Mumbai, je m’achète un livre sur l’histoire de l’alcool en Inde puis je m’isole dans un endroit calme en attendant mon vol. L’avion n’est pas plein, et il y a une place libre entre moi et mon voisin. J’essaie de dormir mais le siège est vraiment peu confortable. Une fois à Munich, je m’achète une bouteille de gin et une bouteille de rhum puis me trouve un endroit où m’allonger un moment, avant d’enfin prendre l’avion pour Bruxelles où j’arrive le lendemain de mon départ, vers midi.

Inde – Rajasthan: Bruxelles – Munich – New Delhi

Wild Frontiers étant une compagnie britannique, les vols proposés ne me convenaient pas et j’ai donc réservé auprès de la Lufthansa. Pour éviter de rater ma correspondance à Munich, j’ai préféré prendre l’avion avant celui qui m’était proposé mais cela impliquait un réveil avant les aurores. Je ne me sens pas très en forme, j’ai en effet été malade la nuit précédant celle-ci et je n’ai pas avalé grand chose depuis plus de 24 heures.

Mon voisin chauffeur de taxi me conduit à l’aéroport sous la pluie et j’arrive évidemment bien trop tôt, d’autant plus que le check-in se fait en 30 secondes – il n’y a personne dans la file au comptoir Lufthansa. Pas de contrôle d’identité non plus – je reste dans l’espace Schengen. Je commence à avoir faim mais je me dis que je pourrai acheter quelque chose à l’aéroport de Munich. Une fois dans l’avion, les hôtesses distribuent un snack – une tartine au fromage et ciboulette – juste ce qu’il me fallait.

L’aéroport de Munich est gigantesque: le tableau des vols prévoit 20 minutes pour arriver à la porte d’embarquement pour New Delhi. Et en effet, je dois prendre un petit train puis passer le contrôle d’identité. Juste avant le vol, un agent de sécurité vérifie si tout le monde a bien l’autorisation d’entrer sur le territoire indien. Une fois à bord de l’avion, je me dis que j’ai de la chance: il n’y a personne à côté de moi, mais je me suis réjouie trop tôt: la place est prise in extremis par une jeune femme. Je cède ma place à son amie pour qu’elles puissent être assises ensemble. Peut-être que je n’aurais pas dû: elles sont plutôt gamines et font du bruit pendant tout le vol, à tel point que les hôtesses les grondent plusieurs fois.

Je me retrouve donc à côté d’un couple indien dont les deux enfants sont assis juste devant. Et de l’autre côté de l’allée, même scénario. C’est un vol de jour et les langues se délient, celles des femmes en fait. Elles sont d’origine indienne mais vivent au Canada et retournent en Inde pour les vacances.

Pour occuper mon temps en dehors des conversations, je regarde Wonder Woman – j’apprécie le fait que la Lufthansa propose des sous-titres aux films proposés, ce qui facilite la compréhension avec le bruit ambiant de l’avion. Même si le vol ne dure que 7 heures, il me semble interminable, et ce ne sont pas les repas qui ont aidé: le premier est un plat de poulet à la sauce barbecue bien trop fumée et le second un wrap de poulet très peu digeste. Mais j’ai eu un gin tonic.

J’arrive enfin à New Delhi vers 23h20. A l’immigration, je remarque très vite que la première file que j’ai empruntée n’avance pas très vite et je passe à la seconde mais cela dure quand même un moment. Une partie des bagages tourne déjà sur le carrousel mais peu de gens sont présents pour les prendre, ce qui empêche les nouveaux d’y accéder. Et donc j’attends, et j’attends encore. Une hôtesse m’apprend finalement que le reste des valises a été débarqué sur le côté et j’y trouve enfin ma valise – je dois dire que je commençais à m’inquiéter.

Je me dépêche de changer un peu d’argent puis vais à la rencontre du représentant de Wild Frontiers qui m’attend – j’avais en effet réservé un transfert vers l’hôtel à l’avance. L’arrivée dans un nouveau pays est toujours étrange, surtout quand il fait nuit. Les alentours d’aéroport ne sont pas très excitants, et ceux de New Delhi se caractérisent par une collection de casse-vitesse (en fait, c’est une constante dans tout le pays). Le taxi m’emmène ensuite dans de larges rues fort vides et arborées, longées par diverses ambassades. L’air me semble empli de fumée, et en effet, le représentant m’explique que se sont les résidus des nombreux feux d’artifice de Diwali, qui a eu lieu un jour avant.

J’arrive enfin à l’hôtel Claridges vers 1h30 – tout le monde me souhaite déjà « good morning ». Je reçois une chambre immense, une suite avec salon, mais je ne remarquerai que le lendemain que la fenêtre donne sur un mur. Le style de l’hôtel est très classique et luxueux mais les chambres sont très beiges. Je ne traîne pas et me mets au lit très rapidement, m’endormant comme une souche après quelques minutes.

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Hambourg: où je passe d’un musée à un jardin botanique

La météo, entre soleil et nuages, est plus fraîche aujourd’hui, ce qui ne m’empêche pas de mettre une jolie robe. Ce qui me fera remarquer en rue. Les Allemand(e)s s’habillent pratique, avec veste de pluie et chaussures de marche. Je n’ai quasi pas vu de femmes en jupe et en talons.

Je prends le métro jusqu’à la gare pour visiter le Kunsthalle, le grand musée d’art ancien et moderne de la ville. Un cube blanc très contemporain a été annexé au bâtiment de style classique et on y accède via un tunnel. Comme je m’intéresse surtout à l’art contemporain, je visite la partie moderne où se tient une exposition sur le thème de l’alphabet. Les œuvres exposées ne me parlent pas trop. Il y a bien quelques installations intéressantes mais la plupart sont très (trop) minimalistes. J’ai aimé ce film dans lequel John Baldessari tente d’apprendre l’alphabet au plantes (sans résultat évidemment – extrait) ou cette récitation d’une ligne du clavier allemand par Blixa Bargeld qui s’exprime avec toutes les intonations possibles et imaginables  (je n’ai pas retrouvé le nom de l’artiste).

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Comme cette exposition ne m’a pas séduite plus que ça, ma visite a vraiment été rapide et donc, contre toute attente, je me promène parmi les galeries d’art ancien, admirant (de loin) tous ces tableaux anciens. J’ai été gavée de musées étant enfant et j’ai eu une overdose. Dès que j’ai été en mesure de m’y promener seule, j’ai évité toutes les sections de vieilleries. Mais comme cela faisait tellement longtemps que j’avais occulté l’art ancien, j’ai apprécié ma visite, même rapide. Mes intérêts ont en partie changé et les vêtements des personnages peints par les maîtres anciens me fascinent. Et comment rester de marbre devant du Caspar Friedrich ?

Les nuages sont menaçants mais la promenade jusqu’au Rathaus se fait au sec. Il est temps de manger mais les snacks ne m’inspirent pas. Jusqu’au moment où je me rappelle que le Café de Paris n’est pas loin. J’ai beaucoup de chance: j’arrive à obtenir une table sans réservation. Les plats qui me tentent le plus me semblent fort lourds et du coup, je choisis mal: des pâtes aux scampis, coriandre et pastèque, une association fort bizarre, mais le verre de vin blanc est bon. A part ça, ma décision d’aller dans cet endroit était excellente: le décor est magnifique et, à peine assise, c’est le déluge dehors.

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Il ne me reste que quelques heures avant mon vol et je pense manquer de temps pour visiter le jardin botanique. J’y vais en accélérant le pas mais sur place, je me rends compte que c’est fort petit. Les jardins sont beaux, oui, mais à cause de la pluie, tout est mouillé et il est impossible de s’installer quelque part pour profiter du moment (ou accessoirement de lire) et les serres sont vraiment minuscules. Intéressantes mais très limitées en comparaison de celles du Jardin des Plantes de Paris.

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Cette visite rapide me permet de renter à l’hôtel en flânant dans des rues que je n’ai pas encore parcourues, voyant au passage quelques traces du G20. Je rencontre de beaux bâtiments anciens et d’autres plus modernes, ainsi que l’église Saint-Nicolas dont il ne reste que la tour suite aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale. C’est un sentiment bizarre de se trouver dans la nef alors qu’il n’y a plus de toit. Plus loin, une autre église, Saint-Michel, puis à nouveau Speicherstadt pour quelques dernières photos.

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Je récupère ma valise à l’hôtel et je pars pour l’aéroport. Le check-in n’est pas automatique et il n’est pas encore ouvert. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais il n’ouvre finalement qu’une bonne heure avant le départ de l’avion. Et clairement tout ne tourne pas rond à l’aéroport: au moment d’embarquer, il n’y a pas de bus pour nous mener à l’avion et nous prenons du retard. En patientant, je reçois un sms qui m’informe qu’un fou a tué au couteau des personnes dans un supermarché dans un faubourg de la ville. Je me rends compte plus tard que je suis passée très près de ce quartier avec le train, à peu près à l’heure où c’est arrivé.

Je rentre sans encombres à Bruxelles, contente de mon voyage et d’avoir vu une si jolie ville qui mélange architecture et commerce, avec une présence très marquée de l’eau. Il reste encore deux billets après celui-ci, un premier à propos de mon hôtel et un second avec des photos bonus.