Malay Peninsula: Bangkok (Thaïlande)

Nous débarquons de tôt matin à la gare de Bangkok et rejoignons notre hôtel en plein quartier de backpackers, tout près de Khao San Road. Nos chambres ne sont pas encore prêtes sauf une où nous pouvons rapidement nous débarbouiller.

Une journée pour découvrir Bangkok, c’est court, mais je m’en contenterai, me disant que je reviendrai bien un jour. En matinée, un tour de ville est organisé par Intrepid Travel. Nous faisons d’abord la traditionnelle ballade en bateau sur les klongs, les petits et grands canaux qui parsèment la ville. Cela donne une idée de la vie des habitants, fortement tournés vers l’eau. Le petit commerce se fait en bateau, chaque marchande offrant une autre marchandise, que ce soit de la nourriture ou des objets usuels.

Bangkok

Nous accostons ensuite de l’autre côté du fleuve Chao Praya, à proximité immédiate du Palais Royal. Cet ensemble tout en dorures et fines ciselures est impressionnant. Temples au bouddhas dorés, stupas et palais se partagent l’espace où grouille une foule de touristes.

Bangkok

L’après-midi, je suis Hal l’américain à la maison de David Thompson. C’est une maison traditionnelle thaïlandaise, sur pilotis et tout en bois, qui abrite aujourd’hui une boutique de soieries de luxe. Bien qu’on soit en plein cœur du « shopping district », le cadre est très reposant, avec un magnifique jardin de plantes luxuriantes. Shopping que je m’empresse d’aller faire, abandonnant là mon compagnon de voyage. Je me trouve sur Sukhumvit Road et les malls, les centres commerciaux, se succèdent, tous plus grands les uns que les autres. Rien à voir avec City 2 qui ressemble plus à un mall du tiers monde en comparaison ! Dans un grand magasin genre Inno, je m’achète de très jolies sandales beige avec une petite ligne rouge qui deviendront mes favorites pendant les années qui suivent. C’est à regret que j’ai dû m’en séparer mais elles tombaient en morceaux. J’y achète aussi des petits plats et bols en porcelaine verte traditionnelle ainsi que des housses de coussins en soie sauvage.

Bangkok

Je commence à fatiguer et je me dis qu’il est temps de rentrer à l’hôtel. Je décide donc d’héler un taxi, le genre de chose que je n’ai jamais fait avant et ça ne fonctionne pas très bien… jusqu’à ce qu’un chauffeur me fasse signe d’avancer un peu et de tourner dans la prochaine rue à droite: tous les taxis attendaient là. Aucun souci pour rentrer à l’hôtel malgré ma méfiance et mon regard continu sur le compteur…

Ma chambre n’est pas franchement très bien située ! Quand j’ouvre les rideaux de la fenêtre, je me rends compte que j’ai vue sur un étage du parking construit juste à côté.

Le soir, dîner d’adieu, avec si je me souviens bien, un curry…

Malay Peninsula: Khao Sok – Surat Thani – Bangkok (Thaïlande)

Encore une matinée à ne pas faire grand chose. Le temps devient long ici, dans la forêt tropicale. J’aimerais partir plus vite, rester plus longtemps à Bangkok (un jour seulement !). Nous prenons finalement un bus qui nous emmène à la gare de Surat Thani. De là, nous prenons le train de nuit vers Bangkok. Pas de compartiments à couchettes comme en Europe mais des couchettes de chaque coté d’un couloir central, dans le sens de la marche (ou dans le sens inverse si on préfère se coucher autrement !).

***Mes notes – de plus en plus brèves au fil du temps – s’arrêtent ici, le récit à propos de Bangkok sera basé uniquement sur mes souvenirs et les photos que j’ai prises.***

Malay Peninsula: Khao Sok (Thaïlande)

Le matin, une ballade à dos d’éléphant nous emmène vers une petite chute d’eau au milieu de la forêt tropicale. Pas mal, mais j’avais déjà fait ça au Laos (et je le referai encore plus tard !). Le confort est plus que moyen et j’aurai mal au dos pour le reste de l’après-midi. Ces gros pachydermes marchent lentement mais se balancent beaucoup, et le sol n’est pas toujours très praticable en forêt, bref ce n’est pas le moyen de transport le plus agréable.

Khao Sok

L’après-midi, je n’ai pas fait grand chose, juste changé de place régulièrement pour terminer mon livre… et le soir j’ai discuté avec les filles sur des choses et autres… Je n’ai rien d’autre à raconter sur cette journée, je ne me souviens vraiment plus trop… Relisant mes notes plusieurs années plus tard, je pourrais conclure que ce voyage a été long et plein d’ennui – et pourtant, ce n’est pas le souvenir que j’en ai. Oui, il y a eu de longues journées sans faire grand chose mais la découverte de trois métropoles asiatiques ainsi que de Penang ont largement compensé. Et cela m’a permis de faire le point sur ma situation amoureuse, enfin momentanément !

Malay Peninsula: Ao Nam Mao – Khao Sok (Thaïlande)

Aujourd’hui, nous quittons la plage pour remonter encore un peu plus vers le nord de la péninsule en direction du parc national de Khao Sok. Nous resterons loger pendant deux jours dans la jungle, dans de très jolis pavillons en bois, construits en hauteur autour des arbres. Je n’ai pas grand chose à raconter, j’ai beaucoup lu, j’étais en plein Seigneur des anneaux et le contraste entre la chaleur humide ambiante et les passages dans la neige et la montagne n’en était que plus impressionnant.

Khao Sok

Au crépuscule, les cigales commencent leur chant, quoique, peut-on encore parler de chant ? ça ressemblait plus à des dizaines de tondeuses à gazon qui se mettaient en route en même temps.

Le soir, on nous propose un « night safari » mais franchement, me promener deux heures dans le noir, dans la forêt, avec des lampes de poche, ça ne me tente pas vraiment. D’ailleurs, les personnes qui ont accompagné n’ont quasi rien vu. J’en profite plutôt pour mieux faire connaissance avec Törsten, un Suédois d’une cinquantaine d’années, avec qui j’ai des discussions passionnées sur les cuisines du monde. Il m’enverra d’ailleurs un livre dédicacé sur la cuisine suédoise !

Malay Peninsula: Ao Nam Mao (Thaïlande)

Ce matin, nous embarquons sur un long bateau en bois coloré pour naviguer entre les nombreuses formations rocheuses  et pour faire du snorkelling. C’est la première fois que je fais ça mais je m’habitue très vite au masque et au tuba. Par contre, sans lunettes, c’est un peu difficile de bien voir les coraux et les poissons pour la grande myope que je suis. J’arrive cependant à repérer un beau grand poisson bleu et violet et plein de petits jaune et bleu. L’eau est chaude et transparente, le rêve…

Ao Nam Mao

Nous pique-niquons sur une petite plage isolée dans une crique puis repartons après un bain de soleil vers la plage de Railay, un genre de ghetto à touristes où il n’y a pas grand chose à voir ni à faire.

Ao Nam Mao

« Puis, rien, repos… »

(J’aurais vraiment dû prendre des notes plus complètes ! Je ne sais même plus ce que j’ai mangé…)

Malay Peninsula: Ao Nam Mao (Thaïlande)

Quand nous quittons l’hôtel très tôt ce matin, vers 5 heures, des travestis aux longues jambes et trop de maquillage fuient à notre vue… Nous prenons le bus en direction de la Thaïlande. La route est longue… Comme petit déjeuner, je mange d’excellents dim sum; un peu plus tard, je change de continent en dégustant un sandwich au fromage !

Ao Nam Mao

Notre destination finale est le petit village d’Ao Nam Mao situé en bord de mer pas très loin de Krabi. Ce côté de la côte n’est pas encore très développé et de longues étendues de plage sans habitations s’étalent tout près de notre hôtel composé de huttes en bambou. Ces quelques journées seront consacrées à la farniente au soleil. Je termine l’après-midi entre lecture et barbotage dans les eaux peu profondes.

Ao Nam Mao

Comme repas du soir, je mange un curry vert très épicé…

Malay Peninsula: Penang (Malaisie)

Ce matin, j’ai l’impression de perdre mon temps et Hal, l’Américain, commence à me taper sur les nerfs avec ses manières de « loud american ». Il est très fier d’avoir fait la guerre du Vietnam mais si on creuse un peu, il est resté bien en sécurité dans le département des transmissions à Saïgon, quittant le pays sans avoir été inquiété une seule fois. Mais il est un ancien combattant, tout le monde doit le savoir. Tous les Malais doivent savoir qu’il est Américain, qu’il vient du plus beau pays du monde qui a apporté Coca-Cola et McDo à toute la planète.

Penang

Premier arrêt de la journée, un shopping mall un peu minable où nous ne faisons qu’attendre je ne sais quoi. J’achète quand même une grande boîte de thé local, qui pousse dans les monts Cameron du centre du pays. Je prends ensuite un taxi avec quelques-uns de mes co-voyageurs pour aller visiter les temples thaï et birman: le Wat Chayamangkalaram abrite le troisième plus long bouddha couché du monde. En face se trouve le Dhammikarama Burmese Buddhist Temple. Tous deux sont d’une architecture aux fines ciselures, aux découpes diverses et entourés de statues colorées.

Penang

Je continue ensuite la visite toute seule, pas tout à fait à l’aise, mais c’est l’unique manière pour moi d’aller où je veux. Beaucoup de gens m’abordent pour discuter mais je me méfie, je me demande s’ils n’ont pas une idée derrière la tête et cela augmente mon anxiété. Il faut savoir que c’est la première fois que je me ballade ainsi en solitaire dans une ville que je ne connais pas. Et malheureusement pour moi, les blondes ont toujours du succès, à moins d’être en Scandinavie ou en Russie (où on m’adresse la parole en russe !).

Penang

Je passe devant le temple chinois de Kuan Yin Teng, regorgeant de fidèles et de fumée d’encens puis me dirige vers le musée historique de Penang où je me sens toute de suite mieux, entre les autres touristes. C’est un endroit qui vaut vraiment la peine et qui est très intéressant. Il expose de vieilles photos de la ville, des vêtements anciens et les objets des différentes nationalités qui habitent la cité. Et en plus, il fait très frais à l’intérieur !

Penang

Le chemin vers la mer est assez désert et je ne m’y attarde pas de peur d’être importunée. Je traverse ensuite Little India, en enregistrant les sons dans la rue, les musiques sortant des boutiques de cd, les motos qui passent, les gens qui parlent. Je passe par la mosquée Kapitan Keling, en travaux, puis par un petit temple chinois. Une bière et un nasi goreng me requinquent avant d’attaquer Chinatown à la recherche de VCD. Je trouve un magasin qui a un grand choix et amuse beaucoup les vendeurs en demandant des films avec Lau Ching-Wan. Très serviables, ils se décarcassent pour en trouver le plus possible et je ressors avec une belle collection de films cantonais sous-titrés en chinois sur le côté et en malais et anglais en dessous. Dans le paquet, il y a The Bra, une comédie loufoque sur un créateur de soutiens-gorges et un film incompréhensible tournant autour du mah-jong, Fat Choi Spirit.

Penang

Le soir, nous faisons une excursion à Batu Feringhi, ou c’était peut-être un peu plus loin sur la côte, je ne l’ai jamais su. C’est dans ce resort pour touristes plein de buildings hideux qu’habite Lucy et elle nous invite à passer chez elle avant d’aller manger dans marché local. Je goûte d’abord un laksa (j’avais lu que c’était une soupe au lait de coco et fruits de mer typique de la région) mais ça ne me goûte pas. Je me rattrape en mangeant des saté, bien plus « safe » au point de vue découverte culinaire !