Birmanie: Mandalay – Bagan

Encore un réveil très matinal pour pouvoir embarquer à temps sur le bateau pour la croisière sur l’Irrawaddy vers Bagan. Le but de Moe Moe était que nous puissions occuper les meilleures places mais elles étaient déjà prises par un groupe de Français arrivés encore plus tôt. Français qui se seront fait remarquer pendant tout le voyage par leur instinct grégaire, réaménageant les fauteuils pour former un enclos avec une table au milieu, occupant donc beaucoup de place dans une ombre déjà si réduite. Il y avait aussi des Suisses sur la bateau, personne ne les a remarqués…

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Il fait vraiment froid ce matin, d’autant plus quand le bateau bouge. Je m’emmitoufle dans les quelques vêtements que j’ai avec moi mais je regrette sérieusement la polaire qui est dans mon bagage, inaccessible. Le soleil me réchauffe un peu mais très vite, je crains les coups de soleil et je me réfugie à l’ombre, frissonnant toujours. Au cours de la journée, cela se réchauffera heureusement.

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Journée très longue, onze heures de navigation très lente, contournant les nombreux bancs de sable. Un repas de riz frit est proposé à bord. Je profite de ce moment pour compléter mes notes de voyage en regardant le paysage défiler et aussi pour lire un livre, puis commencer un autre. Mes fesses font mal, les fauteuils en osier manquent terriblement de coussins. J’ai déjà fait des croisières plus agréables… Même Eddy s’emmerde un peu, et comme toujours, a peur de l’eau.

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Nous arrivons à Bagan au moment du coucher de soleil et devons débarquer via une planche située en équilibre instable et fort en hauteur. J’imagine dans ma tête les pires scénarios… mais tout se passe bien. L’hôtel, le Sky Palace Hotel, est situé à New Bagan et est récent, avec un joli jardin et une piscine.

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Fatigués par la journée, nous nous arrêtons à plusieurs au premier restaurant proposé par Moe Moe, le Green Elephant local mais l’ambiance est assez triste. Plusieurs plats de la carte ne sont pas disponibles et ils n’ont plus de gin tonic. Je choisis finalement un smoothie pastèque – lime – menthe et des scampis grillés. Je reste un peu sur ma faim…

Enfin une longue nuit mais le lit trop dur m’empêche de bien dormir.

Birmanie: Mandalay – Oway Hotel

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Récemment construit et d’apparence clinquante, l’Hotel Oway est situé au centre de Mandalay, en face de la gare et sur une grande artère, mais il n’est pas très proche d’attractions touristiques (c’est en tous cas l’impression que j’ai eue). Les chambres sont de taille normale mais l’espace est mal utilisé: l’entrée est fort grande et manque de meubles, notamment pour poser les bagages. Les lits sont trop durs pour moi mais les oreillers sont confortables. La salle de bain est assez petite, comprenant douche, toilette et évier mais la lumière est vraiment insuffisante. Il manque un luminaire au-dessus du miroir qui permettrait de se voir un peu mieux. La vue est limitée: murs aveugles ou tout simplement fenêtres donnant chez les voisins. L’insonorisation n’existe pas: j’ai été réveillée plusieurs fois par les bruits de la rue (camions qui klaxonnent dès 4h du matin, gens qui crient…) et par les bruits des autres salles de bain.

Le petit déjeuner est sous forme d’un mini buffet de fruits et de jus chimiques et à la carte pour le reste: plats de nouilles ou de riz ou oeufs accompagnés de toasts tout aussi chimiques que les jus.

La photo montre mon multi-prise, objet indispensable pour recharger divers appareils en même temps dans des chambres pauvres en prises. Celles-ci étaient partout de modèle belge/français/européen, sauf à Yangon où j’ai dû utiliser mon adaptateur.

situation: 3,5/5
aménagement des parties communes: 3/5
aménagement de la chambre: 2,5/5
salle de bain: 2,5/5
propreté: 4/5
petit déjeuner: 2/5
wifi: 2/5

Birmanie: Mandalay – Pyin U Lwin – Mandalay

Réveil très matinal. Nous prenons le car pour visiter la station d’altitude de Pyin U Lwin ou Maymyo. En route, nous nous arrêtons au marché des fleurs. C’est de là que sont approvisionnés les différents marchands de la ville. La fleur du moment, c’est le chrysanthème et ce sont donc les violets, les jaunes et les blancs qui dominent. Attachés aux motos, les bouquets forment des taches très colorées sur la route.

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Pyin U Lwin est situé à 1200m d’altitude et avait été fondé par les Britanniques toujours à la recherche de lieux pour se rafraîchir. C’est une région agricole où on cultive les légumes et les fruits pour toute la région. La petite ville a un charme certain et est assez étendue. Il faudrait pouvoir s’y promener à son aise mais ce ne fut pas mon cas. J’aurais aimé y rester une nuit pour mieux absorber l’ambiance. Nous nous arrêtons d’abord pour café, thé et pâtisseries au Golden Triangle Café, un joli endroit rétro, à l’atmosphère coloniale, aux ventilateurs à larges pales et aux chaises en rotin, où on sert biscuits et crème caramel.

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Nous visitons ensuite le marché au pas de course mais j’ai tout juste le temps d’acheter un tissu traditionnel qui deviendra sans doute une jupe.

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Le car nous emmène au Candacraig Hotel, un bâtiment aujourd’hui abandonné mais plein de charme anglais. Paul Theroux y a séjourné lors de son périple en train à travers l’Asie (The great railway bazaar).

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Nous nous arrêtons ensuite au jardin botanique, que nous visitons aussi au pas de course, avec un arrêt pour regarder les singes jouer dans les arbres. Une grande cage abrite des oiseaux divers et la forêt de bambous est vraiment impressionnante. Un exposition de statues décorées de fleurs très kitsch termine le parcours. J’y aurais bien passé la journée !

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Le repas est prévu au restaurant Feel, un genre de grande maison de thé décorée avec des portraits de stars du cinéma local. Je ne suis pas inspirée par la soupe mohinga traditionnelle et pourtant j’aurais dû prendre ce plat plutôt que des dim sum. Le goût de poisson que je craignais n’était pas très fort et j’ai eu mes premiers maux de ventre à cause de mon choix malheureux. J’ai aussi ma première frayeur: ma nouvelle batterie produit blanc pour appareil photo est refusée par celui-ci alors qu’elle a déjà bien fonctionné auparavant. Angelo résout le problème en l’insérant et en appuyant bien dessus. Bref, une histoire de faux contact résolu qui me rassure pour le reste de la journée que je prévoyais riche en jolies photos (j’en ai finalement sélectionné 38 pour ce billet !).

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Nous retournons à Mandalay et je profite du trajet pour faire deux heures de sieste malgré la route sinueuse. Nous nous arrêtons à un atelier où on réalise les fines feuilles d’or à appliquer sur les statues. Le son des marteaux est assez hypnotique, chaque batteur frappant à son tour.

L’arrêt suivant est à l’atelier de sculpteurs de bois où nous passons bien trop de temps mais il y a des achats importants. J’en profite pour sortir Jeero qui s’en donne à coeur joie sur les statues.

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Le troisième atelier de la journée est situé à Amarapura que je pensais que nous allions visiter. En fait, non, juste l’atelier de tissage où j’achète un peu de tissu. Bref, tous ces ateliers « traditionnels » avec magasin sont tout ce que je déteste dans les voyages en groupe. Au Vietnam, à deux, nous en avons visité aussi mais de commun accord, nous faisions un tour rapide et nous quittions très vite l’endroit.

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Nous arrivons enfin au lac Taungthaman enjambé par le célèbre pont d’U Bein, le plus long pont en teck, construit en 1849 avec le bois provenant des ruines du palais d’Inwa abandonné. Nous faisons d’abord une ballade à pied sur le pont, en faisant bien attention aux planches disjointes puis prenons une barque pour encore mieux admirer le coucher de soleil. Et oui, nous avons remarqué les Français qui parlaient fort en buvant du champagne ! C’est un de ces lieux magiques où on ne peut s’empêcher de faire de nombreuses photos.

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En retournant à Mandalay, Moe Moe nous propose de manger ensemble dans un restaurant local, le Shwe Nan Daw et c’est une série de plats traditionnels qui nous sont proposés, avec notamment la salade aux feuilles de thés qui ne remporte pas mes suffrages parce que trop amère et salée en même temps. Je prends aussi un curry de porc à la mangue qui est délicieux.

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Retour à l’hôtel après une journée à nouveau très remplie.

Birmanie: Mandalay – Mingun – Mandalay

Après un mauvais petit déjeuner aux toasts chimiques et thé au goût de café, nous partons vers l’embarcadère pour prendre un bateau en direction de Mingun. L’embarquement est assez délicat: il faut passer de bateau en bateau via une planche étroite. Heureusement, des Birmans tiennent une longue tige en bambou comme rampe pour se tenir. Moe Moe, toujours prête à assurer notre sécurité, rassemble et distribue des gilets de sauvetage. Il fait encore un peu frais ce matin sur l’Irrawaddy mais le soleil réchauffe. Le bateau serpente entre les bancs de sable sur lesquels se sont établis des campements provisoires, le temps de la saison sèche. Des bateaux de pêche ou de transport nous croisent.

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De loin, nous voyons le site de Mingun et ses pagodes. Des lions gigantesques mais en partie détruits signalent l’entrée du site. Une première grande pagode domine. Commencée en 1790 par le roi Bodowpaya qui voulait construire la plus grande pagode au monde, elle n’a jamais été achevée et a fortement souffert du tremblement de terre de 1838, une grande fissure la séparant sur son tiers. Bien que la visite soit déconseillée pour risque d’effondrement, pas mal de gens l’escaladent.

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Nous continuons notre route, en suivant un chemin le long duquel des vendeurs présentent divers souvenirs et snacks, pour rejoindre une immense cloche de 5 mètres de diamètre. Il y a moyen de se faufiler à l’intérieur et de profiter de vibrations assez étonnantes quand on la frappe. De jeunes Birmanes se prennent en photo et en profitent pour tirer le portrait des touristes.

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Plus loin, la pagode Hsinbyume (ou Mya Thein Tan) étonne par sa blancheur et sa ressemblance avec Borobudur en Indonésie. Construite en 1816, elle se compose de sept terrasses concentriques. Son sommet offre un beau point de vue de la campagne environnante. J’apprécie beaucoup cet endroit et profite de sa beauté.

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Nous retournons vers le bateau et je partage une bière avec Jodell  (c’est toujours bien d’avoir une personne pour partager les bières de 660ml. Même si on en boit plusieurs, elles n’ont pas le temps de réchauffer). A ce moment, je me sens enfin en vacances, c’est un moment de pause où il suffit de regarder le paysage qui défile en profitant d’une brise agréable.

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Pour le repas de midi, de retour à Mandalay, nous allons dans un restaurant local, le Shwe Shan ou Golden Shan (renseigné dans le Routard), une sorte de hangar populaire où est servi un buffet composé de plats Shan. Une belle occasion de goûter plein de plats différents pour un tout petit prix. Pour ma part, je me suis régalée de salade de tomates vertes, de légumes sautés divers, de currys, de viandes sautées, d’oeufs durs en sauce… Et Jeero est sorti trop tard: plus rien à manger et une bière vide !

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Après cette pause, la visite de Mandalay commence. Nous passons d’abord par la rue des sculpteurs de marbre, proposant Bouddhas immenses ou petits bibelots. La station d’essence de l’autre côté de la rue est assez primitive.

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La pagode Mahamuni, construite à l’origine en 1784, a été détruite par un incendie et reconstruite au 20e siècle, ce qui explique son côté un peu kitsch. Elle protège un Bouddha de quatre mètres couvert de feuilles d’or que seuls les hommes peuvent aller appliquer (mais des caméras les filment et retransmettent les images partout dans le temple). A force d’en mettre des couches et des couches, il a perdu sa belle apparence et est devenu un peu boursouflé. Encore une constante en Birmanie ! J’y ai fait très peu de photos, à part celle-ci que j’ai prise en cachette, ne voulant pas payer la taxe pour mon appareil.

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Moe Moe nous emmène ensuite au Palais Royal. Entouré de douves et d’un large mur, le site est aujourd’hui un campement militaire sur une grande partie et comprend une reconstruction de l’ancien palais détruit par des bombardements japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale. Piètre copie de béton et de bois mais qui donne une idée de l’ampleur et de la richesse des rois Birmans. L’ensemble est assez vide, à pat les adolescents du coin qui utilisent l’endroit comme plaine de jeux. La tour de guet aux marches branlantes donne une belle vue sur les nombreux bâtiments. Le petit musée présente des vêtements mités, des charrettes royales, des palanquins.

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A côté de ça, la maison du roi Mindon ou monastère Shwe Nandaw est une belle surprise. Tout en teck très ouvragé, ce temple a survécu aux bombardements parce qu’il avait été déplacé de l’enclos royal en 1880.

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Nous reprenons ensuite le car, puis un pick-up pour monter sur la colline de Mandalay. Un escalator vertigineux nous emmène au sommet. Je préfère ne pas regarder en bas… Le temple scintille par ses ors et ses mosaïques et offre de beaux points de vue sur la région. En attendant le coucher de soleil, nous nous installons en discutant, croisant une délégation du sommet de l’ASEAN organisé à Mandalay ce jour-là.

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Et ce n’est pas fini ! Une dernière pagode est au programme, celle de Kuthodaw, construite en 1857. Dommage de ne pas l’avoir vue en plein jour mais la lumière du crépuscule rend le lieu assez magique. Elle est entourée de petits stupas blancs abritant 729 stèles relatant le canon bouddhique. Au centre, un stupa doré est illuminé pour la nuit.

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Cela fait une journée bien fatigante, et ce ne sera que la première d’une longue série. J’ai parfois l’impression que nous prenons du retard sur le programme parce que Moe Moe n’ose pas nous presser à certains moments. Alors qu’à d’autres, elle y réussit très bien.

Nous retournons à sept au Singapura et commandons des plats divers: légumes et viandes sautées, currys… et des bières à partager. Un excellent repas pendant lequel Jeero joue sur le plateau tournant au centre de la table.

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Birmanie: Yangon – Summit Parkview Hotel

— les hôtels dont je parle pour la Birmanie n’ont pas été sélectionnés par moi mais par l’agent de voyage; je donne néanmoins mon avis —

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Inauguré en 1995 ou 1996 par je ne sais plus quel général, le Summit Parkview Hotel est un bâtiment assez imposant qui commence à montrer son âge. Des rénovations de la façade sont d’ailleurs en cours. Quelques détails d’architecture rappellent les temples birmans mais le reste est très conventionnel. Il est situé en face d’un parc, tout près de la pagode de Shwedagon mais le centre historique est à plus d’une demie heure à pied. Le personnel est au petits soins et fait de son mieux pour accueillir les touristes. J’y ai séjourné trois fois une nuit, dans trois chambres différentes. La première avait une vue sur la pagode de Shwedagon, les autres sur la piscine.

Le look des chambres montre son âge, très années 90, avec d’horribles couvre-lits bariolés en synthétique et du tapis plain qui retient toutes les odeurs et l’humidité (toujours un bon plan sous les tropiques). La salle de bain propose tout ce qu’il faut: bain, évier avec grand espace de rangement et toilettes mais dans une des trois chambres, la robinetterie était dans un état déplorable.

Le petit déjeuner est excellent, très varié, proposant des plats occidentaux mais aussi locaux et pan asiatiques: chapatis indiens, curry birman ou soupe miso. Le thé Lipton est par contre surcuit et amer, le café ne vaut apparemment pas mieux.
Le restaurant propose une bonne cuisine locale et internationale et le bar, une happy hour. Bar qui donne l’impression d’être dans les années 80, sombre, avec un groupe live le week-end qui interprète des classiques soft pop. Mais 4$ pour deux gin tonic, ce n’est pas cher du tout.

situation: 3/5
aménagement des parties communes: 4/5
aménagement de la chambre: 3/5
salle de bain: 3/5
propreté: 4/5
petit déjeuner: 4/5
wifi: 2/5

Birmanie: Yangon – Mandalay

Mon sommeil est très moyen cette nuit; je sens toujours les mouvements de l’avion. Le réveil très matinal est particulièrement difficile (il est tout juste minuit pour moi) et je n’ai pas faim au petit déjeuner pourtant varié et copieux. A part le thé Lipton, qui est cuit et recuit. Nous partons en car pour la pagode de Shwedagon toute proche. Ma jupe, couvrant pourtant mes genoux, est considérée comme trop courte et je reçois un longyi, un genre de sarong, à prêter.

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Le temple est construit au sommet d’une colline mais les Birmans ont tout prévu : un ascenseur permet d’y accéder sans effort. Après la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle, c’est au tour du stupa d’être dans les échafaudages. Les travaux de rénovation me poursuivent… Même s’il est recouvert de toiles dorées, cela ne donne pas le même effet que s’il était à nu, brillant de tout son or. Le ciel d’un bleu éclatant compense un peu cependant. Apparemment, une rénovation a lieu tous les quatre ans: il faut bien ça pour y appliquer les quantités d’or que donnent les fidèles.

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Un système de chariot avec poulie amène les plaques d’or aux ouvriers, avec discours et photos des généreux donateurs. Il est apparemment plus gratifiant en Birmanie de dépenser son argent pour dorer les stupas et statues de Bouddha que d’aider les nécessiteux. Le site est assez grand et rempli de constructions diverses. Il y a du monde, des touristes et des locaux qui se recueillent et la visite est très agréable.

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Les membres du groupe apprennent à se connaître et Olga m’adresse la parole en français: Canadienne, elle a voyagé partout dans le monde. Et surtout, elle a vécu et étudié à Paris dans sa jeunesse, s’intéressant à Simone de Beauvoir et Marguerite Duras.

Nous partons ensuite pour le lac de Kandawgyi, au bord duquel se trouve la barge royale, ou plutôt sa reconstruction en béton. Le parc est vide, la visite rapide est plutôt décevante. C’est un endroit qui s’anime en fin de journée, quand les habitants de Yangon viennent s’y promener.

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Le car nous dépose ensuite dans le centre, au bord de la rivière. Nous prenons un café ou un rafraîchissement au Strand, le grand hôtel colonial de style victorien qui a aujourd’hui retrouvé toute sa grandeur après des années de décadence où il a servi comme hôtel pour routards. De nombreux écrivains y ont résidé, de Rudyard Kipling à Norman Lewis et il accueille maintenant les personnalités importantes. J’aurais préféré déguster un cocktail en soirée, le long du bar en bois mais un thé le matin me transporte dans l’ambiance coloniale. Je me désintéresse vite de la conversation et rêvasse sur l’histoire du bâtiment.

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De là, nous partons pour une promenade dans le quartier, passant d’abord à la grande poste, autre immeuble au passé glorieux et quelque peu décrépit actuellement. Il fait fort sombre à l’intérieur, surtout au second étage, et ce ne sont pas les quelques néons qui réchauffent l’atmosphère. La vue sur le fleuve est plutôt limitée: de grandes palissades cachent les grues du port. La circulation est plutôt folle, Yangon s’asphyxiant dans les embouteillages (uniquement des voitures, les deux roues étant interdits, soi-disant parce qu’il y a eu trop d’accidents. Le Routard précise qu’en fait, les dirigeants ont peur d’attentats terroristes de motocyclistes !). Partout, il y a des jarres contenant de l’eau pour désaltérer les assoiffés.

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Les trottoirs, ou ce qui y ressemble (ils sont plein de trous et mieux vaut regarder où on met ses pieds) sont remplis d’échoppes: restaurants de rue, vendeurs de livres, téléphones publics… Des bâtiments coloniaux en divers états de délabrement sont voisins d’immeubles modernes clinquants et sans goût. Il fait particulièrement chaud et je ne suis pas mécontente de retrouver le car, non sans avoir vu la pagode de Sule de loin, étalant tout ses ors entre les buildings.

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Repas de groupe au Green Elephant avec un menu copieux imposé. Craignant d’avoir trop, j’ai partagé le mien avec Robyn et c’était une très bonne idée au vu des quantités. Nous avons mangé une soupe de haricots rouges, du curry de poulet et de boeuf à la birmane, des légumes sautés et une salade de légumes crus.

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C’est le ventre bien rempli que nous allons à l’aéroport. La partie pour les vols domestiques ressemble à une aérogare de campagne, les contrôles sont très distraits. Tout est organisé par Moe Moe, la guide, et les bagages sont pris en charge par différents porteurs, du car à l’avion et de l’avion à l’hôtel. Cette pratique me met un peu mal à l’aise mais je constaterai qu’il n’y a aucun problème au cours du voyage. Nous volons avec Yangon Airways, une compagnie privée qui possède trois avions à hélices, des ATR 72, qui ne sont plus de toute première jeunesse. A travers le hublot tout griffé, je vois défiler collines et rivières. Une première escale se fait à Heho et nous repartons ensuite pour un vol de 35 minutes vers Mandalay. Une boisson et des pâtisseries nous sont servies.

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Une longue route isolée nous mène à la ville, le soleil se couche au loin, tout rouge. Mandalay est une grande ville relativement moderne et laide. L’hôtel Oway est situé en face de la gare et bien que d’apparence clinquante, il n’est pas des plus agréables. Moe Moe nous propose un rapide tour du quartier, nous montrant les bonnes adresses où manger. J’achète un baume à lèvre au goût citron et à effet glacé dans un centre commercial local et puis je vais manger avec Robyn au Singapura, un restaurant moderne de cuisine malaisienne et singapourienne. Trois autres personnes du groupe nous rejoignent. Mon curry de scampis est délicieux et très copieux, accompagné d’une fraîche bière Myanmar.

Retour à l’hôtel pour aller me coucher tôt.

Birmanie: Bangkok – Yangon

Yangon ou Rangoon. Les Britanniques ont changé pas mal de noms parce qu’ils n’arrivaient pas à les prononcer. J’utiliserai tantôt les uns tantôt les autres.

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Quand j’arrive à Bankgok, le soleil se lève. En partant à la recherche de mon boarding pass, je pars d’abord dans la mauvaise direction, mais au moins ça me dégourdit les jambes. L’attente n’est pas très longue mais j’ai vraiment envie de dormir maintenant, la nuit étant à ses débuts pour moi. Dans l’avion, je me retrouve assise à côté de Sikhs, reconnaissables par leurs turbans. Reluquant leurs cartes d’immigration, je remarque qu’ils s’appellent tous « Singh ». Cela fait partie de leur prénom; ils n’ont pas de nom de famille dans leur passeport. J’aurai de nouveau appris quelque chose (l’encodage des noms fait partie de mon métier et quelque part, ça me passionne). Une bonne heure de vol seulement mais on nous sert un repas: des sandwichs assez infâmes au faux jambon et faux fromage, accompagnés d’une salade de pommes à la mayonnaise.

Quand nous atterrissons à Yangon, je remarque de suite que l’aéroport est minuscule, cinq avions maximum y attendent leur départ, et pas d’autre vol international. Le contrôle à l’immigration se fait avec le sourire et quand je veux prendre ma valise, elle n’est pas encore là. La soute était vraiment bien remplie, avec de nombreux paquets encombrants, y compris une grosse imprimante.

Prendre mon sac, changer de l’argent (300 euros) et recevoir une très grosse liasse de billets en kyats. Le transfert vers mon hôtel était compris dans le prix et je trouve vite mon chauffeur. Il fait chaud mais la voiture est climatisée. Le trajet est long, plus d’une heure… En fait, la voiture est coincée dans les embouteillages, un gros problème de Yangon depuis que tout le monde est libre d’acheter une voiture – mais pas de motos, elles sont in interdites dans la ville sur ordre des militaires.

Quand j’arrive à l’hôtel, le réceptionniste a une hésitation et vérifie d’abord si la personne avec qui je partage la chambre est bien une femme. Quelques minutes plus tard, je rencontre Robyn, une Australienne un peu plus âgée que moi. Nous parlons un peu mais je lui dis que je n’ai pas beaucoup dormi et que j’aimerais faire une longue sieste. Discrète, elle part pour une promenade et ne reviendra que vers 16h. J’ai un peu faim mais ça attendra; j’ai surtout sommeil.

Vers 18h, je rencontre la guide, Moe Moe et le reste du groupe dont les âges vont de la trentaine à septante ans environ. Les nationalités sont surtout anglo-saxonnes: australienne, américaine, écossaise, canadienne, irlandaise et suisse. Quatre couples et sept personnes isolées. Il fait juste glacial dans cette pièce et j’espère que ce sera vite fini mais Moe Moe a besoin de noter certaines informations concernant nos assurances. Elle nous parle aussi un peu du voyage, mettant l’accent sur la sécurité, ce qui met un peu mal à l’aise.

Le repas se fait à l’hôtel, tout le monde est un peu fatigué. Je commande un curry de poulet birman, et la discussion tourne autour des voyages précédents. Je retrouve mon lit avec bonheur vers 9h30, sachant que le réveil sera matinal (le premier d’une longue série).