Inde – Rajasthan: Bijaipur – Udaipur

Mes soucis intestinaux ne sont pas résolus ce matin et je prends un Imodium de plus avant de prendre la route pour la dernière étape du voyage, Udaipur, à trois heures de Bijaipur. L’hôtel Sarovar est inaccessible par le minibus, étant situé à l’intérieur de la vieille ville, et donc nous faisons la dernière partie à pied tandis que nos bagages sont chargés dans un tuk tuk. Il ne s’agit pas de l’hôtel qui était prévu dans le programme et l’entrée n’est pas accueillante du tout. Les chambres sont quant à elles très basiques et pas très propres, et les portes ferment mal. Et je ne me vois pas attendre là toute une journée le surlendemain avant de prendre mon vol du soir.

Nous tirons la tête et râlons auprès de Tej (qui s’y attendait apparemment). Il appelle son chef, mais en attente d’une solution, il nous emmène pour la suite du programme quelques rues plus loin. Nous allons en effet assister à un cours de cuisine. Dipika et Pradeep nous accueillent très gentiment et nous préparons ensemble différents plats: du chaï d’abord, puis des pakoras, du dhal, un curry de pommes de terre et d’okra, des chapatis et du riz agrémenté d’épices et de petits pois. Nous mangeons ensemble cet excellent repas mais je n’ai toujours aucun appétit.

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Tej a reçu une réponse positive de son chef et nous nous mettons en route vers notre nouvel hôtel, le Fateh Niwas, qui du coup, n’est pas dans la vieille ville, ni même proche du centre. Mais la différence est flagrante: les chambres sont grandes et bien décorées, les salles de bains sont modernes et propres, et le bâtiment en tant que tel intègre des éléments inspirés de l’architecture ancienne de la région.

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Après une courte pause, nous repartons pour le centre d’Udaipur. Nous prenons le bateau pour une croisière au coucher de soleil sur le lac Pichola, haut lieu du tourisme et du romantisme à l’indienne. Nous profitons d’une superbe vue sur le palais du maharadja puis, nous débarquons sur l’île de Jag Mandir qui est un endroit des milles et une nuits, et qui est d’ailleurs très fréquemment utilisé comme décor pour des fêtes de mariage. Je me sens de moins en moins bien mais j’arrive quand même à profiter un peu de l’endroit. Par contre, quand mes compagnons proposent de boire un verre, je refuse. Je tente de me concentrer pour évacuer les nausées tandis que ma tension baisse – et puis elle remonte heureusement après un moment et je commence à me sentir un peu mieux, juste à temps pour reprendre le bateau vers la terre ferme.

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Nous débarquons à nouveau tout près du palais, que nous longeons pour ressortir dans le centre de la vieille ville. Apparemment, il y a eu un sacré malentendu entre Tej et le chauffeur, ainsi que des embouteillages qui bloquent toute la vieille ville, et notre guide nous emmène au pas de course au travers des rues, le téléphone en main. C’est assez épique, et pas très agréable, surtout que Tej ne nous explique rien au moment même. Finalement nous retrouvons le minibus, mais au lieu de faire demi-tour, il s’engage sans sourciller dans le pire des bouchons. A certains endroits, les voitures peuvent à peine se croiser et cela se joue au centimètre près.

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Nous arrivons en fin de compte à notre restaurant pour ce soir, le Khamma Ghani, un des meilleurs de la ville. Les spécialités, ce sont les grillades cuites au four tandoor, et même si je ne me sens pas encore en pleine forme, mon appétit revient peu à peu.

De retour à l’hôtel, je teste le remède proposé par Jilian, du bicarbonate de soude, avant de passer une excellente nuit.

Inde – Rajasthan: Bijaipur

Le matin, je me réveille à cause de petits soucis intestinaux. Après plus de deux semaines de nourriture exotique, mon système digestif renâcle, malgré les probiotiques que je prends depuis le départ. J’espère que de l’Imodium et une double dose de probiotiques vont m’aider.

Vers 10 heures, nous partons pour une promenade dans le village de Bijaipur. A nouveau, c’est une immersion dans la vie locale. Les maisons sont peintes dans des couleurs lumineuses, des vaches et des chèvres se promènent partout. Une femme nous invite à visiter sa maison, en toute simplicité. Nous nous arrêtons aussi dans deux écoles, ce qui m’intéresse moins – et qui me met un peu mal à l’aise – mais cela ne dure pas très longtemps.

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Il fait déjà fort chaud et je ne suis pas mécontente de me reposer une vingtaine de minutes avant de repartir. Plusieurs jeeps sont à notre disposition et Tej demande de prendre la plus grande. Nous quittons le château de Mr Singh pour rejoindre sa ferme située à une bonne demi-heure de là. Le chemin est agréable, traversant la campagne. On peut voir les villages et les champs, les gens qui y travaillent et les animaux. A un endroit précis, le chauffeur sort de la route et emprunte un chemin à peine visible sur une espèce de grand plateau rocheux. En contrebas se trouve la ferme, sur les rives d’un lac.

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Nous installons d’abord sous un grand arbre pour boire un lime soda puis nous allons manger. Le repas est préparé avec les légumes cultivés sur place, de manière biologique, et propose également du poisson du lac. Pour la digestion, nous retournons sous le manguier. Tej rassemble plusieurs lits traditionnels et nous nous assoupissons au calme, avec au loin le clapotis de l’eau. A vrai dire, celui qui dort le plus profondément, en ronflant légèrement, est notre guide !

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Nous visitons ensuite les jardins potagers où poussent divers légumes – des aubergines, du taro, du gingembre… – et l’enclos des vaches.

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L’après-midi touche presque à sa fin et nous repartons, non sans nous arrêter quelques fois en chemin, d’abord dans un village Bhil très primitif puis près des tombes d’une autre ethnie – peut-être les Meena, je n’ai pas noté leur nom – connue comme un peuple de criminels et voleurs. Leurs cérémonies de crémations sont quelque peu différentes des Hindous mais je n’ai pas trop écouté les explications…

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Le soleil se couche sur le chemin du retour au château et même si la journée n’était pas très active, je me sens épuisée. Pour les Rajasthanais, il fait fort frais ce soir et donc le repas est proposé à l’intérieur, mais je n’ai pas faim et je vais dormir tôt.

Plus de photos sur flickr, surtout du village.

Inde – Rajasthan: Jaisalmer

Ma nuit est mauvaise: je me réveille à cause d’odeurs de fumée très fortes et je crains un incendie. Je n’aurai pas d’explication le lendemain mais je suppose que ce sont juste des détritus qui ont été brûlés.

Nous partons vers 8 heurs pour éviter les grandes chaleurs – la météo prévoit 34° aujourd’hui. Le premier arrêt est à Ghadisar Lake, un lac entouré de beaux havelis et d’un temple. Les habitants de la ville y viennent pour nourrir les poissons-chats qui envahissent le lac parce qu’ils ne sont jamais pêchés ni mangés. La lumière matinale se reflète sur l’eau et accentue les ocres des bâtiments.

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Nous  nous dirigeons ensuite vers la citadelle vieille de 850 ans et son dédale de ruelles. Construite sur une butte, la ville est entourée de hauts remparts et a pendant longtemps été un centre commercial de la route de la soie. Les hauts murs ont été fortement endommagés lors du tremblement de terre de 2001 mais ont été restaurés. Depuis, l’ensemble subit les préjudices des trop nombreux habitants qui exploitent restaurants et guesthouses. Ceux-ci utilisent en effet de grandes quantités d’eau qui s’écoulent en déstabilisant la base du fort. Diverses campagnes gouvernementales sont lancées pour décourager les commerçants et c’est aussi la raison pour laquelle nous ne logeons pas au cœur de la ville.

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Nous commençons par visiter deux temples jains, celui d’Adinath et celui de Chandra Prabhu. Le premier abrite de très jolies sculptures, le second est finement décoré et peint. Nous continuons la promenade dans les ruelles tout en admirant les havelis et autres bâtiments anciens. L’atmosphère est agréable, sans trop d’agitation, grâce à l’interdiction de la plupart des véhicules.

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La ville basse possède également de nombreux trésors, de superbes havelis notamment, aux sculptures si fines qu’elles ressemblent à de la dentelle. Nous nous arrêtons d’abord au Patwon-ki Haveli, suivi d’un autre situé dans la même rue.

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Plus loin encore se trouve le Nathmal-ki Haveli qui se visite en partie. Sa façade est intéressante: a priori, elle a l’air symétrique mais si on observe bien, certains détails sont différents. Il appartenait en fait à deux frères qui, bien que voisins, désiraient chacun une résidence originale. Un membre de la famille nous mène à l’intérieur dans une pièce joliment décorée qui fait aujourd’hui office de magasin.

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C’est l’heure de la visite sponsorisée. Cette fois-ci nous nous arrêtons chez un joaillier qui vend de jolis bijoux ethniques mais ils sont fort chers. Je suis un peu frustrée: malgré mon intérêt pour certaines pièces, je suis invisible pour les vendeurs qui préfèrent s’occuper des mes compagnes de voyage prêtes à dépenser plus d’argent que moi. Je choisis cependant un joli pendentif en forme de libellule – je regretterai plus tard de l’avoir payé aussi cher.

Nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre un restaurant qui offre une belle vue sur la citadelle. Le menu est cette fois-ci constitué de poulet et de paneer tikka, de curry de pommes de terre et de paneer en sauce. Après ce repas, nous retournons à l’hôtel pour une après-midi de repos près de la piscine. J’essaie désespérément de joindre mon papa dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. Mais son téléphone est mal raccroché et je devrai abandonner, ce qui me met d’humeur un peu triste.

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Plus personne n’a envie de sortir le soir et nous mangeons au restaurant de l’hôtel, un menu similaire à celui du midi, suivi d’une assiette de fruits bien trop copieuse en dessert.

Plus de photos sur flickr.

Inde – Rajasthan: Gajner – Bikaner – Gajner

Avant d’aller manger mon petit-déjeuner, je profite de la lumière douce du matin pour faire quelques photos du lodge de chasse qui nous a hébergé cette nuit. La vue sur le lac est vraiment superbe et donne envie de s’y attarder. Mais de nouvelles visites nous attendent.

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Nous prenons le minibus pour rejoindre Bikaner, la ville principale de la région. Le premier arrêt se fait au Junargarh Fort érigé au 16e siècle mais souvent transformé au cours des siècles. De multiples cours sont entourées de bâtiments aux pierres finement découpées et décorées. Des filets les recouvrent pour empêcher les pigeons d’entrer et de faire des dégâts. Les murs intérieurs sont embellis par des fresques ou peintures, ou par un décor de pierres et miroirs. Et le grand hall que nous visitons à la fin abrite même un avion offert par les Britanniques. Depuis plusieurs jours déjà, je suis émerveillée par la richesse et la magnificence de cette architecture et ce palais n’est pas en reste.

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Sur notre route se trouve ensuite le temple jain Bhandeshwar. L’architecture est tout de suite fort différente et ressemble aux temples hindous que j’ai vus en Inde du Sud. L’intérieur est très travaillé, avec des fresques, sculptures et des milliers de petits miroirs reflétant la lumière. La visite est rythmée par le chant des fidèles.

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De là, nous partons à pied dans les rues de Bikaner, d’abord dans le bazar qui embaume les épices mais le guide local ne nous laisse pas vraiment de temps pour nous y attarder. Ensuite vient le quartier des havelis, tous plus superbes les uns que les autres, mais parfois difficiles à photographier dans ces ruelles étroites envahies d’obstacles au sol et de fils électriques en l’air.

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Le guide propose de prendre un tuk tuk pour rejoindre le minibus mais nous refusons, préférant marcher encore un peu. C’était sans compte son rythme effréné: il marche en effet à grand vitesse sur une avenue envahie par la circulation et les échoppes, le tout en plein soleil. Jilian garde le rythme à côté de lui, et moi je tente de les suivre avec Connie à mes côtés, fixant le chapeau de Jilian avec concentration pour ne pas la perdre. Ce n’était vraiment pas agréable comme marche, ressemblant plus à une marche forcée qu’une flânerie dans une ville. De plus, j’avais cru que la journée serait juste consacrée à quelques visites et j’avais mis mes tongs au lieu de mes sandales de marche. Tej quant à lui s’occupait de l’arrière-garde et j’aurais préféré rester avec lui plutôt que de faire la course.

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Qu’est-ce qui motivait ce guide local ? Sans doute l’appel de sa commission dans le magasin de pashminas, châles en laine de chameau et autres textiles. Heureusement, il y fait frais, mais à nouveau cela dure des heures. Je suis bien tentée par un couvre-lit / immense châle au motif soi-disant créé pour Hermès (des échassiers) mais je résiste à la tentation. A un moment, après avoir terminé de trier mes photos et patienté plus que nécessaire, je pousse un peu mes compagnes de voyage vers la sortie en leur disant que nous n’aurons plus de temps pour faire le safari du soir si nous traînons encore longtemps. Et j’ai faim.

Pour le repas du midi, nous sommes invités chez des particuliers qui nous ont préparé un succulent repas composé de paneer à la cardamome, de dhal, de curry de pommes de terres et de poulet et d’un dessert – une crème aux bananes et kiwis tout simplement délicieuses. Nos hôtes sont charmants et c’est agréable de discuter un peu avec eux. Je n’ai juste pas osé mitrailler mon repas…

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Plus de photos de Bikaner sur flickr.

Nous rentrons à Gajner où une jeep nous attend pour le safari du soir. Le terrain est fort différent de Ranthambore, moins arboré et plus herbeux. Cette savane est habitée par diverses gazelles et antilopes, des chacals mais aussi quelques variétés d’oiseaux. Nous sommes les seuls à rouler là ce soir et c’est bien agréable. Nous rejoignons le lac que j’ai photographié ce matin mais nous sommes de l’autre côté. En rentrant, le soleil se couche.

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Avant de manger, des musiciens du Rajasthan donnent un concert dans la cour principale et c’est agréable d’écouter cette musique encore très traditionnelle tout en prenant l’apéritif. Le repas quant à lui est à nouveau peu intéressant mais Tej a une surprise: il a acheté du gin, du tonic et des citrons et nous profitons de gins tonics dans une des chambres tout en discutant de tout et de rien. Une belle manière de terminer cette journée.

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Plus de photos de Gajner sur flickr.

Hambourg: où je prends un bateau et où je me promène dans les faubourgs

Quand je me lève, il fait tout gris et je ne sais pas trop comment m’habiller. Je choisis finalement un pantalon (oui, moi !) mais je mets des sandales. Je me remplis l’estomac avec un délicieux et copieux petit déjeuner et profite du choix de thés assez étendu. C’est en effet rare qu’il y ait une dizaines de variétés, en vrac, à infuser dans des théières individuelles.

Mettant mon imperméable, je pars à mon aise, à pied, vers le centre de la ville, déambulant dans les rues en suivant plus ou moins les points d’intérêt que j’avais noté sur ma google map. Je passe par une des extrémités de la Speicherstadt mais ne trouve pas le bon chemin pour aller à un magasin de thé – ce sera pour une autre fois – puis je revois au loin les Dreichtorhallen et des bâtiments modernes dont le plus spécial abrite la rédaction de Der Spiegel.

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Je m’arrête ensuite à la Chilehaus, un exemple d’architecture expressionniste en briques du début des années 1920 et censé représenter un bateau. Ce que je ne remarque pas. Ce que je comprend enfin en faisant des recherches sur le net: il fallait l’aborder de profil, pas de face comme moi. Cela ne m’empêche pas d’admirer la grandeur de ce bâtiment et la cour intérieure m’impressionne. Une jolie boutique m’invite sur un de ses côtés et je me promène dans les rayons, entre ustensiles de cuisine et savons, papeterie et alcools.

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En face se dresse le Sprinkenhof, un autre bâtiment commercial imposant. Plus loin, je visite la Hauptkirche Sankt Jacobi pendant qu’un organiste répète pour le concert du soir.

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Je rejoins le quartier commerçant, croisant une autre église, celle dédiée à Saint Pierre, puis arrive au Rathaus, l’imposant bâtiment qui tient lieu de maison communale. C’est le centre de la ville où se rejoignent les habitants et touristes pour flâner. Et c’est très agréable, c’est bordé par un canal avec colonnade sur le côté et juste plus loin se trouve un grand lac, l’Alster. Le soleil est sorti de derrière les nuages et j’ai enlevé plusieurs couches de vêtements.

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Sur un coup de tête, je décide faire une ballade sur le lac et m’installe dans un des bateaux pour touristes. Le paysage n’est pas des plus intéressants – une belle vue sur la ville, quelques voiliers – mais la promenade d’une heure est très agréable, permettant de me reposer les pieds pendant un moment tout en profitant pleinement de la ville.

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Je n’avais pas vraiment de programme fixe et vu l’arrivée du soleil, je décide de visiter Blankenese cet après-midi. Je retourne d’abord à l’hôtel mettre des vêtements plus estivaux et découvre par la même occasion un supermarché tout proche qui a un salad bar, le genre de chose qui manque totalement en Belgique. Je fais une sélections de légumes et sauce et je paie le tout à la caisse, au poids. J’en profite pour acheter deux bières locales.

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L’hôtel est donc près d’un chantier mais les vues sont belles.

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Je pars donc pour Blankenese, un faubourg chic de Hambourg, à l’ouest de la ville et au bord de l’Elbe. Un métro direct est censé m’y amener, après un changement au centre ville. Sauf que ne comprenant pas assez bien l’allemand, je ne comprend pas qu’il y a des travaux sur toutes les lignes au niveau de la gare d’Altona (je pensais que c’était uniquement sur l’autre ligne). Bref, je suis éjectée de mon métro à cette station, et après un moment d’hésitation, je me lance dans l’aventure, me disant que j’ai déjà fait une partie du chemin. Je trouve donc le bus navette qui met bien une demi heure à rejoindre la ligne de métro quatre stations plus loin. Au lieu d’un trajet de trente minutes, il m’aura fallu plus d’une heure. Il est donc déjà 15h30 quand j’arrive à Blankenese et la sortie de la gare ne me laisse rien présager de bon. Cela ressemble à un village de banlieue en plein été – c’est à dire que c’est très vide et mort.

Avec l’aide de ma google map, je marche dans la direction de l’Elbe et puis soudain, un chemin pavé s’ouvre à moi. Je l’emprunte et je découvre le charme de Blankenese: de jolies maisons souvent anciennes bordent des allées et de grands escaliers qui descendent vers le fleuve qui ne s’offre pas de suite au regard, caché par la végétation et les maisons. Me voilà tout en bas, tout près du Strandhotel qui me renvoie à la Belle Epoque et au tourisme balnéaire d’antan.

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Je me promène un peu le long du fleuve mais j’ai un souci pressant. Malgré les panneaux indiquant les wc, je ne les trouve pas. Une fois de plus, je me laisse distraire par mes besoins sans pouvoir me soulager. C’est assez ennuyeux… J’essaie de penser à autre chose, au paysage donc, et remonte finalement vers la gare par un autre escalier. Je me sens en effet un peu pressée par le temps (en plus du reste), me disant que le retour va sans doute à nouveau être assez long. J’aurais certainement pu profiter plus longtemps de ce joli village au bord du fleuve – et faire plus de photos.

Pour poursuivre l’histoire de ma recherche de toilettes: ma claustrophobie m’empêche d’utiliser la sanisette se trouvant en face de la gare et aucun café ne m’interpelle.  A la gare d’Altona, il faut mettre de l’argent dans un tourniquet avant de pouvoir entrer dans les toilettes et cela me repousse aussi. Bref, je me retiendrai jusqu’à l’hôtel mais cela aura occupé une partie de mes pensées pendant l’après-midi. Et je regrette les toilettes qui se trouvent partout au Japon.

Il me semblait que le Boilerman Bar de mon hôtel organisait une happy hour entre 17h et 18h et donc je m’installe dans un des canapés. Le serveur m’apporte la carte mais aussi de suite le cocktail gratuit du jour, un mojito à base de tequila. Je ne suis pas persuadée que menthe et tequila fonctionnent ensemble mais c’est rafraîchissant. J’en profite pour organiser ma soirée: je suis encore pleine d’énergie malgré les trajets un peu longs de l’après-midi et il fait toujours beau, ce qui invite à la promenade.

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Un mélange robe et tapis colorés

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Je reprends cependant le métro pour arriver au plus vite au restaurant que j’ai sélectionné, le Matusmi, un japonais populaire à Hambourg depuis les années 1970. Il reste de la place au comptoir, ce qui m’arrange bien parce que c’est toujours agréable de regarder cuisiner les chefs. Le décor est japonisant et vieillot, avec des murs peints en orange mais le service est attentionné. Je me régale de sushis, sashimis et makis préparés devant moi.

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Et puis, c’est un peu intimidée que je me rends au Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs bars à cocktails dans le monde et créé par Jorg Meyer, connu pour son Gin Basil Smash. Intimidée, parce que la vitrine est occultée et la porte est noire. Il faut sonner en appuyant dans la gueule du lion et c’est un portier à la mine quelque peu patibulaire qui ouvre (grande moustache, tatouages, rides profondes et costume rétro). Il m’invite avec grande gentillesse à m’installer au bar, où je suis accueillie par le serveur et le barman. Ils me mettent tous deux à l’aise, me donnant une carte mais aussi demandant rapidement ce qui me ferait plaisir et ce que j’aime.

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Je suis attirée par un Ranglum, un sour à base de rhum et de falernum. Un cocktail de facture classique mais délicieux. Quand je pose des questions sur le falernum utilisé, le serveur me le fait goûter: il s’agit d’une marque berlinoise. Je pensais que je serais mal à l’aise seule dans un bar, mais le temps passe sans que je ne m’en rende compte. J’observe les gens autour de moi, le travail du barman et l’environnement. Le bar est assez sombre, très speakeasy, avec du joli papier peint et une immense statue en bronze d’un lion. Je m’occupe aussi en tentant de reconnaître les alcools rangés dans le bar. Et puis le serveur et le barman me font un peu la conversation quand ils ont une pause dans le service, d’une manière tout à fait informelle et agréable.

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Quand ils me proposent un second cocktail, j’accepte volontiers et je choisis le Inpeartween, à base d’eau-de-vie à la poire et de quinquina Cap Corse (que je goûte également séparément). Je demande des informations sur les recettes et les reçois, écrites sur des cartes de visite. Ce second cocktail est bien plus spécial et différent, combinant des alcools peu usités, mais il me plaît par son côté amer et sec.

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C’est un peu grise mais très heureuse de mon expérience que je quitte le bar au moment du crépuscule. Je décide prendre l’air et de rentrer à pied à l’hôtel. C’est l’occasion aussi de prendre quelques (beaucoup de) photos nocturnes et de tester certains réglages de mon appareil photo: je voulais absolument réussir à monter un « filé » de lumières mouvantes en jouant avec les temps de pause. Il n’y avait plus beaucoup de circulation mais je pense avoir réussi à obtenir ce que je cherchais.

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Sri Lanka: Kandy

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Ce samedi est une journée libre et personne ne se dépêche. Après un réveil tardif, nous partons en petit groupe – en gros, tous les célibataires – pour une ballade à pied dans la ville. Le premier but est de trouver un agent de change et un distributeur de billets. Un vieux monsieur nous emmène chez un bijoutier qui échange sans soucis mes euros contre des roupies. Les rues de Kandy sont fort animées et l’architecture très disparate. Des bâtiments anciens, coloniaux, se cachent derrière de nombreuses enseignes et beaucoup de bâtiments modernes, sans style aucun, enlaidissent la ville. Notre premier arrêt est à une église.

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Puis nous visitons un temple hindouiste. Très coloré, il est à la limite du kitsch avec ses images en néon ou aux tons fluorescents. De nombreux fidèles y prient tandis que retentissent des cloches au son assourdissant. Un prêtre effectue un rituel pour un homme, agitant une lampe à huile dans différentes directions.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le marché, croisant d’abord celui des vêtements et des tissus, puis celui de la nourriture. Diverses denrées garnissent les étals: des épices et de fruits, des légumes et des produits en conserve.

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Il est déjà l’heure de manger et nous nous arrêtons dans une grande « bakery » du centre ville, nommée tout simplement The Bakery. Le décor à l’intérieur est digne d’un palace un peu démodé, avec de grandes draperies dans les tons jaune et or qui masquent toute lumière venant de l’extérieur. On nous installe à une grande table et on nous propose de servir une sélection de beignets et feuilletés salés. Il ne faudra payer que ce que nous consommons. Je me régale d’un chausson aux légumes et au curry et d’un œuf farci, également aux légumes, le tout accompagné d’un lime soda très sucré. C’est un repas très économique et qui me suffit amplement pour le midi.

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Je quitte le groupe pour faire quelques emplettes au supermarché, du thé et des épices essentiellement. C’est quelque part plus simple qu’au marché et la qualité est tout aussi bonne, voire meilleure (on ne sait jamais si c’est un attrape-touristes). Je retrouve finalement le groupe à la St Paul’s Church où des enfants viennent de terminer leur répétition de chants de Noël.

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Je repars à nouveau seule, pour l’hôtel cette fois, me disant que Kandy n’offre pas grand chose de plus à visiter, et parce que je n’ai pas le courage de faire tout le tour du lac. Une après-midi piscine et lecture est bien agréable aussi, d’ailleurs.

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Je me suis faite à l’idée que ce voyage sera entrecoupé de longues pauses sans aucune activité prévue. A tel point que je n’accompagne pas les autres qui vont à la recherche d’un restaurant en ville. Je passe un moment à surfer dans le lobby (dans la chambre, cela ne fonctionne qu’à moitié – et encore, en se mettant contre le mur à un endroit précis). Le buffet de l’hôtel est tout simplement délicieux et j’ai envie d’en profiter une nouvelle fois. D’ailleurs, très vite, je vois apparaître Mark, Sarah et Fran qui ont abandonné leurs recherches d’un restaurant, ne trouvant rien à leur goût. Nous allons encore boire un verre ensuite au bar, puis je presse un peu Aneta pour qu’elle vienne chercher ses affaires dans la chambre. Sauf qu’elle prend son temps et que j’ai envie de dormir. Au final, mon sommeil sera assez mauvais, entrecoupé de nombreuses phases de réveil.

Japon 2015: Tokyo – Kawaguchi-ko – Tokyo

Pour mes excursions à partir de Tokyo, j’avais noté celles que je voulais faire mais sans trop préciser les jours longtemps à l’avance. J’en ai déplacé certaines et je me suis arrangée pour être sûre qu’il fasse grand soleil pour aller voir le Mont Fuji. J’ai longtemps hésité avant de choisir l’endroit où l’admirer. La région d’Hakone me tentait beaucoup mais il me semblait qu’une journée, c’était un peu court et j’ai bien fait quand je lis le récit de Shermane. Je me suis donc rabattue sur le village de Kawaguchi-ko qui borde un des cinq lacs de la région du Mont Fuji. Le trajet est long: d’abord une demi-heure de ligne Yamanote entre Ueno et Shinjuku, puis une heure de Limited Express Kaiji jusqu’à Ostuki, dans lequel je parle avec plusieurs touristes Thaïs. Dans cette gare, il faut payer un supplément: le train vers Kawaguchi-ko n’est pas compris dans le réseau global du Japan Rail, juste dans le pass régional. C’est la file au guichet et je me débrouille avec la machine à tickets (1140 Yens). Je suis par contre refoulée du joli train express décoré de Monts Fuji (je le verrai plus tard à la gare de Kawaguchi-ko) et je dois prendre le tortillard (je comprendrai plus tard qu’il fallait acheter un ticket combiné dès le départ, avec place réservée). Seize arrêts et une heure plus tard, je débarque enfin à Kawaguchi-ko, une petite ville sans charme au bord d’un des cinq lacs.

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Pour admirer au mieux le Mont Fuji, il faut monter sur une colline avec un téléphérique. Le sommet est aménagé comme de nombreux lieux hyper touristiques japonais, avec stand de nourriture et de souvenirs et statues de la mascotte locale, un gros lapin dans ce cas-ci. La vue est superbe et le devient encore plus un peu plus loin, dès que je prends le chemin qui part en direction du Mont Mitsutoge (qui est à plusieurs heures de marche). Un couple argentino-espagnol me demande de les prendre en photo, puis je croise un couple de Français. Je parle un peu avec l’homme mais me rend compte très vite qu’il est juste énervant à vouloir raconter sa vie. D’ailleurs je crois que sa femme a du mal à le supporter aussi à certains moments !

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Je m’installe un moment sur un banc pour profiter de la vue et tester plein de nouvelles combinaisons sur Hipstamatic. La température est très agréable au soleil, un peu fraîche à l’ombre.

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Je n’avais pas pris de billet aller-retour pour le téléphérique, comptant redescendre la colline à pied. Les indications sur mon plan parlent de 45 minutes, et situent un champ d’hortensias à 10 minutes du sommet. Or il me faut une vingtaine de minutes pour arriver jusque là et je commence à m’inquiéter. Combien de temps me faudra-t-il pour descendre, sachant que mon genou me fait déjà mal ? Je me fais dépasser par des randonneurs bien plus sportifs et mieux équipés que moi (oui, je suis en jupe et ballerines). Je travaille mon mental et décide de prendre mon mal en patience – remonter serait encore plus stupide. Je me prépare à la longue descente… sauf qu’en quinze minutes, je suis finalement au pied de la colline !

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Je visite les magasins de souvenirs, admire les peluches et rate complètement de jolis verres dont j’entendrai parler quelques jours plus tard sur le net: genre de verre à whisky, il y a un petit Fuji évidé dans le fond (dans ce style-là). Je me promène un peu le long du lac (et réussis à me perdre – je voulais prendre un raccourci pour aller à la gare) mais je m’ennuie en fait – c’est en partie dû au fait que je n’ai plus consulté mes guides sur place (Lonely Planet et Rough Guide) pour trouver d’autres choses à faire. L’idée du tour en bateau ne me tentait guère et l’ambiance fait très Mer du Nord en basse saison. En chemin, je mange un sandwich industriel au fromage acheté au Lawson local. Dans le train du retour, c’est un jeune homme de Hong Kong qui m’adresse la parole, il m’avoue s’être ennuyé et a trouvé l’endroit fort vide.

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De retour à la gare d’Ueno, j’explore à nouveau les lieux et vais manger des sashimis, sushis de poisson blanc et makis au thon (1922 Yens). Je suis installée au bar et j’ai une vue sur le poissonnier qui puise ses futures victimes dans de gros aquariums puis les découpe encore vivants. Pour mon assiette de sashimi, le chef attrape une sardine et en prend les filets tandis que la bestiole bouge encore. (Ne lisez pas ceci si vous être sensibles – j’avoue que j’ai eu du mal aussi et que j’ai dû penser très fort à autre chose: le chef a mis la tête et le corps sans les filets sur mon assiette et ce fichu poisson a continué à avoir des soubresauts pendant que je mangeais mes sashimis. On m’a ensuite servi les arrêtes frites – bref, une expérience légèrement traumatisante). Mes deux voisins, de vieux monsieurs, me montrent gentiment comment bien tenir mes baguettes. Je ne comprends rien à la discussion mais cela devient le sujet de conversation de mes deux autres voisins qui font rire tout le monde en montrant comment certains gaijins piquent les aliments sur une baguette ! Je sais aussi maintenant que pour les sushis, on ne trempe pas le côté avec le riz dans la sauce soja mais le côté avec le poisson. J’avoue que je n’ai pas encore la dextérité pour effectuer le bon mouvement de rotation sans décomposer le sushi. Malgré toutes ces aventures, j’ai très bien mangé.

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