Pays-Bas: Delft et La Haye

Vendredi 5 juillet 2019

Malgré le lit très confortable, je n’ai pas très bien dormi. J’ai eu le syndrome de la première nuit: trop froid, trop chaud, trop froid, trop chaud. Du coup, je me réveille paresseusement, traînant encore un peu sous la couette. Mais la faim l’emporte et je vais déjeuner dans la belle salle ancienne de l’hôtel. Un buffet propose pains divers, viennoiseries, fromage, charcuterie, crudités et fruits tandis qu’une courte carte propose des mets chauds, gaufres et oeufs. Je regrette juste que le thé en sachet soit du genre super banal, bio mais au goût industriel. Je me rendrai compte très vite que les Hollandais ne sont pas de grands amateurs de thé: il y a des bars spécialisés en café partout mais il n’y a quasi pas de salons de thé.

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La petite ville historique et pittoresque de Delft n’est qu’à une demi-heure en tram de La Haye, et c’est par ce moyen que je la rejoins. Je flâne sans but, me laissant porter par les monuments que je rencontre sur mon passage, sans trop chercher à connaître leur histoire. Un superbe chat roux monte la garde à côté de la statue d’un prince du passé, des croix blanches en bois rendent hommage aux rock stars décédées.

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Je visite la Oude Kerk, fascinée par les tombes dont les pierres sont sculptées avec finesse mais aussi avec un certain goût pour le macabre.

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Je rejoins ensuite la Nieuwe Kerk et je monte les nombreuses marches pour profiter du panorama depuis la tour. J’avoue ne pas être à l’aise du tout dans l’étroit escalier et je ne vais pas jusqu’au sommet, je m’arrête un peu plus bas à un endroit où la vue est déjà très belle. Je déambule ensuite dans l’église où domine l’immense tombe d’un roi ancien (je n’ai pas retenu de qui il s’agissait).

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Je continue ma promenade par une séance shopping: un très joli imperméable m’appelle et malgré son prix relativement élevé, je l’achète, me disant qu’il sera très pratique à la mi-saison. Evidemment, maintenant j’ai un sac à porter. Je marche toujours, me laissant porter, suivant les canaux, faisant demi-tour en jetant un œil à ma google map pour ne pas rater la Oostpoort. Je me retrouve hors de l’enceinte de la vieille ville et le charme est rompu: les bâtiments sont modernes et pratiques mais pas très beaux.

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Je reprends la route vers le centre, mangeant un bout au passage, un sandwich roulé à l’avocat et à l’houmous puis me dirige vers l’embarcadère. Une promenade en bateau est toujours idéale pour se reposer les pieds quand on a déjà beaucoup marché ! J’ai de la chance: le prochain départ est 15 minutes plus tard.

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L’eau des canaux ne monte pas très haut et le bateau est entouré de hauts quais; et surtout je regrette de ne pas avoir de lunettes de soleil et de chapeau mais les commentaires du guide m’ouvrent les yeux sur une série de constructions que je n’avais pas remarquées, ou par lesquelles je n’étais pas passée. Après cette ballade, je retourne d’ailleurs voir certaines des maisons de plus près puis je reprends le tram vers La Haye où je descends à la gare HS Den Haag.

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Je profite de cette promenade à pied pour faire du shopping: du rhum Eldorado à un prix défiant toute concurrence, quelques bières locales, et puis plus loin, je trouve un supermarché asiatique où j’achète des produits indonésiens. Je suis un peu frustrée: j’aurais dû faire une liste de courses avant de partir mais je n’y ai pas pensé. A mon retour, je verrai cependant que mes achats sont assez adéquats.

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Je repars en me promenant dans la ville, admirant l’architecture: toutes les maisons sont en style fin 19e – début 20e siècle et ont l’air immenses. Il y a une grande homogénéité, ne laissant que très peu de place à des bâtiments plus modernes dans certaines parties du centre. Il me semble surtout que c’est une ville très riche. Les ambassades se succèdent et puis voici l’Hôtel des Indes, un des plus chics de la ville.

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Le restaurant que j’ai sélectionné pour ce soir est situé un peu plus loin. Bouzy, Wine & Food propose une belle collection de vins et des plats de style tapas pour les accompagner. En discutant avec la serveuse, je commande juste un steak à la sauce chimichurri et des frites, et pour un petit appétit comme moi, c’est parfait. Je l’accompagne d’un verre de pinot rouge allemand tout à fait à mon goût. Ma promenade digestive pour le retour me fait à nouveau passer dans ces belles rues, certaines très arborées et je profite de l’ambiance très calme du soir. Avant d’aller dormir, j’explore encore les sous-sols de l’hôtel: un bar a en effet été aménagé dans la salle des coffres mais il est n’est pas ouvert aujourd’hui.

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Statistiques du jour: 13km – 18 183 pas

Hambourg: où je navigue dans le port

Ce matin, la météo est à nouveau fort hésitante, voire carrément nuageuse. J’avais prévu de faire quelques courses et donc je pars à pied. Premier arrêt, le Teehandelskontor Wasserschloß où j’achète du thé – Hambourg est un centre important de distribution de thé et de torréfaction de café. Je vais ensuite en direction de la gare et trouve un peu plus loin le magasin Mutterland où je trouve thé, autres produits à manger et du rhum Meermaid que je souhaitais acheter depuis longtemps. Comme mon sac de courses est bien lourd, je retourne de suite à l’hôtel, en prenant le métro cette fois. Le supermarché d’en face me fournit à nouveau mon repas du midi.

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Rassasiée, je repas en métro et sors à la Reeperbahn qui est l’artère principale du quartier rouge de Hambourg. Je cherche en fait la statue des Beatles, que j’aperçois de loin mais elle est gardée  par des sans-abris et autres énergumènes peu engageants. Tout le quartier d’ailleurs me laisse une mauvaise impression, que le météo grise n’améliore pas. Bref, je ne m’avance pas plus loin par là – d’ailleurs, qu’aurais-je fais de sex-toys et sous-vêtements criards ?

Je me tourne donc vers l’Elbe et le quartier du port. Le bâtiment du marché aux poissons est superbe mais vide à cette heure et je longe le fleuve, croisant sur ma route le sous-marin transformé en musée (cela ne m’inspire pas, je suis claustrophobe).

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J’arrive au Landungsbrücke, un long embarcadère bordé d’échoppes et restaurants, ainsi que de vendeurs de tickets pour des croisières dans le port. Je le parcours entièrement, puis je reviens, puis je repars, croisant au passage un navire ancien, le Rickmer Rickmers que je décide de ne pas visiter. Je suis frappée d’une grande crise d’indécision et je suis frustrée par mes hésitations. Et les bateaux partent en même temps, ce qui fait que je rate tous ceux de 14h15. Le bon plan est normalement de prendre le ferry 62 qui coûte le prix d’un ticket de métro ou est gratuit avec la Hamburg Card, mais il est pris d’assaut et je n’ai pas envie de faire la sardine. De plus, la météo est vraiment menaçante: sur le pont, je risque de me faire mouiller; à l’intérieur, les photos seront moches à travers la vitre bleutée.

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Au final, je me laisse happer par un des revendeurs de billets qui crie plus fort que les autres et me retrouve dans un petit bateau à l’arrière de l’embarcadère. Pendant les trente minutes d’attente avant le départ, j’ai le temps de ressasser mes pensées, persuadée que j’ai pris une très mauvaise décision et que ce petit bateau ne fait pas de circuit dans le port. A part le fait que je suis assise juste à côté du haut-parleur (et je ne comprends pas grand chose aux commentaires en allemand), le tour est finalement très intéressant. Il passe par les docks du port industriel – le troisième plus grand d’Europe, même s’il est situé à 100 kilomètres de la mer – et j’ai tout le loisir d’admirer divers bateaux: un grand paquebot de croisière, un yacht nouvellement construit et pas encore livré à son très riche propriétaire, un bateau de l’armée et divers immenses cargos. Le circuit se poursuit ensuite via une écluse pour passer près de l’Elbphilharmonie et rejoindre Speicherstadt que je vois cette fois-ci depuis le niveau de l’eau.

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Une fois débarquée, je retourne à pied vers mon hôtel sous un ciel de plus en plus menaçant. Je traverse à nouveau Speicherstadt et via le jeu des passerelles, je me retrouve dans Hafencity, le quartier très moderne dont la construction a commencé dans les années 2000 sur des terrains abondonnés depuis longtemps. J’ai une passion pour l’architecture et je suis fascinée par la construction de toutes pièces d’un nouvel environnement urbain. Je ne suis pas entièrement sûre de la réussite du projet – il y a peu de monde en rue – mais ces longues allées bordées d’eau invitent à la promenade. C’est peut-être juste l’absence de soleil et l’heure (on est au milieu de l’après-midi) qui causent cette impression de vide.

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J’hésite un peu pour le repas du soir et je n’ai pas envie d’aller très loin. Je sélectionne donc le Heimat Küche de l’autre hôtel 25 Hours situé au bout de la rue. Le même décor fait de bric et broc et un peu industriel m’accueille. Le restaurant propose de la cuisine germanique et après avoir pas mal hésité, je prends un plat qui ne l’est pas plus que ça: du poisson pané. Mais du poisson pané maison qui est tout simplement délicieux, accompagné de purée et de salade de concombre, ainsi que d’un verre de Grüner Vertliner. La plupart des restaurants locaux proposent en effet souvent différentes variétés de vin au verre et non juste le vin du patron. Ce qui m’arrange bien, mangeant en solo.

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Je vois que le soleil décline et je me dis que les couleurs du crépuscule seront belles. Une nouvelle séance photos à Speicherstadt s’impose mais n’est pas si intéressante au final. Je reviens par contre avec une série de photos thématiques que je rassemblerai dans un billet spécifique.

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Autant profiter pleinement du bar de l’hôtel, le Boilerman Bar, mis en place par le même Jorg Meyer du bar Le Lion. Le concept est différent: tous les cocktails sont des long drinks, des highballs et les recettes classiques sont déclinées de cette manière. Je m’installe au bar et commande un classique, le Gin Basil Highball (gin Finsbury Platinum, citron, sucre, basilic, eau pétillante), frais, acidulé et aux arômes puissants de basilic. Le barman est moins sympathique, il semble plus intéressé par les bimbos assises plus loin. Je profite cependant de la vue et de l’action et commande un second cocktail, le Philadephia Fish House Punch qui est plus sucré et fruité (cognac, rhum jamaïcain, pêche, citron, sucre et ginger ale). Je n’ai pas vu le temps passer et il est quasiment 22 heures quand je monte dans ma chambre. Et je vois qu’un grand bateau de croisière a accosté au loin.

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Hambourg: où je prends un bateau et où je me promène dans les faubourgs

Quand je me lève, il fait tout gris et je ne sais pas trop comment m’habiller. Je choisis finalement un pantalon (oui, moi !) mais je mets des sandales. Je me remplis l’estomac avec un délicieux et copieux petit déjeuner et profite du choix de thés assez étendu. C’est en effet rare qu’il y ait une dizaines de variétés, en vrac, à infuser dans des théières individuelles.

Mettant mon imperméable, je pars à mon aise, à pied, vers le centre de la ville, déambulant dans les rues en suivant plus ou moins les points d’intérêt que j’avais noté sur ma google map. Je passe par une des extrémités de la Speicherstadt mais ne trouve pas le bon chemin pour aller à un magasin de thé – ce sera pour une autre fois – puis je revois au loin les Dreichtorhallen et des bâtiments modernes dont le plus spécial abrite la rédaction de Der Spiegel.

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Je m’arrête ensuite à la Chilehaus, un exemple d’architecture expressionniste en briques du début des années 1920 et censé représenter un bateau. Ce que je ne remarque pas. Ce que je comprend enfin en faisant des recherches sur le net: il fallait l’aborder de profil, pas de face comme moi. Cela ne m’empêche pas d’admirer la grandeur de ce bâtiment et la cour intérieure m’impressionne. Une jolie boutique m’invite sur un de ses côtés et je me promène dans les rayons, entre ustensiles de cuisine et savons, papeterie et alcools.

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En face se dresse le Sprinkenhof, un autre bâtiment commercial imposant. Plus loin, je visite la Hauptkirche Sankt Jacobi pendant qu’un organiste répète pour le concert du soir.

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Je rejoins le quartier commerçant, croisant une autre église, celle dédiée à Saint Pierre, puis arrive au Rathaus, l’imposant bâtiment qui tient lieu de maison communale. C’est le centre de la ville où se rejoignent les habitants et touristes pour flâner. Et c’est très agréable, c’est bordé par un canal avec colonnade sur le côté et juste plus loin se trouve un grand lac, l’Alster. Le soleil est sorti de derrière les nuages et j’ai enlevé plusieurs couches de vêtements.

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Sur un coup de tête, je décide faire une ballade sur le lac et m’installe dans un des bateaux pour touristes. Le paysage n’est pas des plus intéressants – une belle vue sur la ville, quelques voiliers – mais la promenade d’une heure est très agréable, permettant de me reposer les pieds pendant un moment tout en profitant pleinement de la ville.

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Je n’avais pas vraiment de programme fixe et vu l’arrivée du soleil, je décide de visiter Blankenese cet après-midi. Je retourne d’abord à l’hôtel mettre des vêtements plus estivaux et découvre par la même occasion un supermarché tout proche qui a un salad bar, le genre de chose qui manque totalement en Belgique. Je fais une sélections de légumes et sauce et je paie le tout à la caisse, au poids. J’en profite pour acheter deux bières locales.

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L’hôtel est donc près d’un chantier mais les vues sont belles.

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Je pars donc pour Blankenese, un faubourg chic de Hambourg, à l’ouest de la ville et au bord de l’Elbe. Un métro direct est censé m’y amener, après un changement au centre ville. Sauf que ne comprenant pas assez bien l’allemand, je ne comprend pas qu’il y a des travaux sur toutes les lignes au niveau de la gare d’Altona (je pensais que c’était uniquement sur l’autre ligne). Bref, je suis éjectée de mon métro à cette station, et après un moment d’hésitation, je me lance dans l’aventure, me disant que j’ai déjà fait une partie du chemin. Je trouve donc le bus navette qui met bien une demi heure à rejoindre la ligne de métro quatre stations plus loin. Au lieu d’un trajet de trente minutes, il m’aura fallu plus d’une heure. Il est donc déjà 15h30 quand j’arrive à Blankenese et la sortie de la gare ne me laisse rien présager de bon. Cela ressemble à un village de banlieue en plein été – c’est à dire que c’est très vide et mort.

Avec l’aide de ma google map, je marche dans la direction de l’Elbe et puis soudain, un chemin pavé s’ouvre à moi. Je l’emprunte et je découvre le charme de Blankenese: de jolies maisons souvent anciennes bordent des allées et de grands escaliers qui descendent vers le fleuve qui ne s’offre pas de suite au regard, caché par la végétation et les maisons. Me voilà tout en bas, tout près du Strandhotel qui me renvoie à la Belle Epoque et au tourisme balnéaire d’antan.

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Je me promène un peu le long du fleuve mais j’ai un souci pressant. Malgré les panneaux indiquant les wc, je ne les trouve pas. Une fois de plus, je me laisse distraire par mes besoins sans pouvoir me soulager. C’est assez ennuyeux… J’essaie de penser à autre chose, au paysage donc, et remonte finalement vers la gare par un autre escalier. Je me sens en effet un peu pressée par le temps (en plus du reste), me disant que le retour va sans doute à nouveau être assez long. J’aurais certainement pu profiter plus longtemps de ce joli village au bord du fleuve – et faire plus de photos.

Pour poursuivre l’histoire de ma recherche de toilettes: ma claustrophobie m’empêche d’utiliser la sanisette se trouvant en face de la gare et aucun café ne m’interpelle.  A la gare d’Altona, il faut mettre de l’argent dans un tourniquet avant de pouvoir entrer dans les toilettes et cela me repousse aussi. Bref, je me retiendrai jusqu’à l’hôtel mais cela aura occupé une partie de mes pensées pendant l’après-midi. Et je regrette les toilettes qui se trouvent partout au Japon.

Il me semblait que le Boilerman Bar de mon hôtel organisait une happy hour entre 17h et 18h et donc je m’installe dans un des canapés. Le serveur m’apporte la carte mais aussi de suite le cocktail gratuit du jour, un mojito à base de tequila. Je ne suis pas persuadée que menthe et tequila fonctionnent ensemble mais c’est rafraîchissant. J’en profite pour organiser ma soirée: je suis encore pleine d’énergie malgré les trajets un peu longs de l’après-midi et il fait toujours beau, ce qui invite à la promenade.

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Un mélange robe et tapis colorés

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Je reprends cependant le métro pour arriver au plus vite au restaurant que j’ai sélectionné, le Matusmi, un japonais populaire à Hambourg depuis les années 1970. Il reste de la place au comptoir, ce qui m’arrange bien parce que c’est toujours agréable de regarder cuisiner les chefs. Le décor est japonisant et vieillot, avec des murs peints en orange mais le service est attentionné. Je me régale de sushis, sashimis et makis préparés devant moi.

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Et puis, c’est un peu intimidée que je me rends au Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs bars à cocktails dans le monde et créé par Jorg Meyer, connu pour son Gin Basil Smash. Intimidée, parce que la vitrine est occultée et la porte est noire. Il faut sonner en appuyant dans la gueule du lion et c’est un portier à la mine quelque peu patibulaire qui ouvre (grande moustache, tatouages, rides profondes et costume rétro). Il m’invite avec grande gentillesse à m’installer au bar, où je suis accueillie par le serveur et le barman. Ils me mettent tous deux à l’aise, me donnant une carte mais aussi demandant rapidement ce qui me ferait plaisir et ce que j’aime.

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Je suis attirée par un Ranglum, un sour à base de rhum et de falernum. Un cocktail de facture classique mais délicieux. Quand je pose des questions sur le falernum utilisé, le serveur me le fait goûter: il s’agit d’une marque berlinoise. Je pensais que je serais mal à l’aise seule dans un bar, mais le temps passe sans que je ne m’en rende compte. J’observe les gens autour de moi, le travail du barman et l’environnement. Le bar est assez sombre, très speakeasy, avec du joli papier peint et une immense statue en bronze d’un lion. Je m’occupe aussi en tentant de reconnaître les alcools rangés dans le bar. Et puis le serveur et le barman me font un peu la conversation quand ils ont une pause dans le service, d’une manière tout à fait informelle et agréable.

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Quand ils me proposent un second cocktail, j’accepte volontiers et je choisis le Inpeartween, à base d’eau-de-vie à la poire et de quinquina Cap Corse (que je goûte également séparément). Je demande des informations sur les recettes et les reçois, écrites sur des cartes de visite. Ce second cocktail est bien plus spécial et différent, combinant des alcools peu usités, mais il me plaît par son côté amer et sec.

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C’est un peu grise mais très heureuse de mon expérience que je quitte le bar au moment du crépuscule. Je décide prendre l’air et de rentrer à pied à l’hôtel. C’est l’occasion aussi de prendre quelques (beaucoup de) photos nocturnes et de tester certains réglages de mon appareil photo: je voulais absolument réussir à monter un « filé » de lumières mouvantes en jouant avec les temps de pause. Il n’y avait plus beaucoup de circulation mais je pense avoir réussi à obtenir ce que je cherchais.

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Hambourg: où je me réfugie dans des musées face au déluge

Le réveil fait un peu mal ce matin: je dois partir vers 7h de la maison pour arriver à temps à l’aéroport (en taxi – les transports en commun auraient exigé de partir 30 minutes plus tôt, voir plus). Je ne suis toujours pas très habituée à l’enregistrement DIY et évidemment, je n’arrive pas à afficher sur mon téléphone le QR code de ma carte d’embarquement. Ce sera donc une hôtesse qui m’aide et qui m’imprime le papier (je penserai à l’imprimer aux machines de l’aéroport la prochaine fois, n’ayant pas d’imprimante à la maison). La porte n’est pas affichée à l’avance sur le grand tableau mais je constate que les vols sont renseignés à chacune d’entre elles et je me dis que je risque bien de trouver la mienne en regardant les indications. C’est le cas, après très peu de temps même. Tout ça pour obliger les passagers à flâner dans les magasins. Je préfère m’occuper avec mon iPad !

En entrant dans l’avion, je tente de voir qui sont les pilotes mais les reflets sur le hublot m’en empêchent. Décollage via le nord, en suivant le canal. Et puis l’hôtesse annonce le nom de notre capitaine, nom que je reconnais du groupe des blogueurs culinaires belges. Après l’arrivée à Hambourg, je vais me présenter et me rend compte que j’ai raté l’occasion de ma vie ! Sylvia m’aurait invitée avec plaisir dans le cockpit pour assister à l’atterrissage, ce que j’aurais adoré. Peut-être que le hasard fera bien les choses une prochaine fois.

A part ça, il pleut à verse et il fait triste et gris à mourir.

Je récupère mon bagage et achète une Hamburg Card à l’office du tourisme, conseillée par un très gentil vendeur qui parle français. Cette carte n’était peut-être pas tout à fait avantageuse pour moi mais je n’ai pas fait le compte. Coûtant environ 39€ pour quatre jours, elle m’a permis de prendre tous les transports en commun et a proposé quelques réductions sur des musées et excursions. Les tickets individuels du métro étant fort chers, je m’y suis peut-être retrouvée et, en tous cas, j’ai pris plus souvent le métro que je ne l’aurais fait sans avoir cette carte.

Le réseau des transports est clair et bien organisé, combinant les trains du S-Bahn à un métro nommé U-Bahn (et des bus que je n’ai pas pris). Le trajet vers mon hôtel prend une quarantaine de minutes, avec un changement. Quand je sors à ma station, Überseequartier, pas d’hésitation sur la direction à prendre: je me trouve au milieu d’un chantier, dos au fleuve, face à des bâtiments. Et en effet, l’Osaka Allee est en face. La pluie qui avait cessé un moment se remet à tomber de plus belle, un vrai déluge même et j’ai tout juste le temps d’arriver à l’hôtel, le 25 Hours Hotel HafenCity (j’en parlerai dans un billet séparé) sans trop me faire mouiller.

Vu les circonstances, et comme il est trop tôt pour prendre possession de ma chambre (il doit être midi et demie), je m’installe au restaurant de l’hôtel, le Neni, au très joli cadre, très chaleureux, décoré avec des objets de récupération. La carte est d’inspiration moyen-orientale et je commande houmous et aubergine grillée extra smoky sur le conseil du serveur barbu hipster. Les quantités sont un peu grandes pour moi mais je me régale.

HamburgC’est aussi l’occasion de mettre en place les plans pour l’après-midi. J’avais noté une série de choses à faire et à voir, créant par la même occasion une google map signalant points de vue, restaurants et magasins. La pluie s’est un peu calmée mais des gouttes tombent encore. Ce sera donc expos et musées. Je pars à pied vers les Dreichtorhallen, deux grands bâtiments industriels qui se font face. Le premier abrite un musée de la photographie et le second propose une exposition de Bill Viola. Je le connais de nom, je suis sûre que j’ai déjà vu ses œuvres mais je ne sais plus trop à quoi m’attendre.

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Il s’agit en fait d’installations filmées et la première est tout simplement superbe. Un écran immense. De l’eau tombe sur un personnage, au ralenti; les images sont diffusées dans l’ordre inverse. C’est un diptyque en fait, et la seconde partie montre un océan de feu. Dans beaucoup d’autres installations, les quatre éléments ont de l’importance mais aussi le déroulement de la vie humaine. Je suis subjuguée par cette exposition et ne peux rêver d’un meilleur début à mon séjour, malgré la pluie.

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Pluie qui tombe à verse quand je sors mais l’exposition de photos en face ne m’intéresse guère et j’attends un moment sous l’auvent puis dans la librairie que les gouttes soient un peu moins drues. Agrippée à mon parapluie, je tente de parcourir la courte distance vers le Musée de la Marine sans trop me mouiller. Cette immense collection privée est hébergée dans un ancien entrepôt de neuf étages, et je commence donc par le haut, descendant au fur et à mesure. La marine ne fait pas partie de mes intérêts premiers mais j’espère voir de nombreux exemples des grands paquebots qui effectuent les voyages transatlantiques. Je suis un peu déçue à ce niveau-là mais je dois bien avouer que l’histoire de la marine commerciale et militaire est très bien représentée dans le musée, notamment par des milliers de maquettes.

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Fatiguée par cette visite, je retourne à mon hôtel situé en face et je prends possession de ma chambre, la 333, située tout en haut. Je me repose un peu puis cherche un restaurant dans le quartier. Je repars donc à pied – il ne pleut plus ! – en direction de l’Elbphilharmonie, cette toute nouvelle salle de concert à l’architecture très contemporaine. J’avais noté un resto thaï, le Tai Tan et c’est là que je vais manger. L’accueil est un peu froid, par une patronne un peu raide et très masculine. Mon plat, un canard au curry massaman, est très moyen, peu épicé et manque de légumes mais le décor est joli – asiatique moderne.

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Au retour, je découvre la Speicherstadt, le quartier des anciens entrepôts, de grands bâtiments à l’unité architecturale. En briques rouges et aux toits verts, ils s’élèvent sur de nombreux étages le long de canaux. Je repasserai souvent par là, cherchant toujours à faire de photos différentes et inédites (mais pas ce soir).

Je rentre relativement tôt à l’hôtel et la fatigue de la journée se fait sentir. Je comate devant un documentaire intéressant sur l’histoire de l’Indonésie sur Arte mais c’est en allemand et j’abandonne. A 9h, j’éteins la lumière et tente de dormir, gênée par une couette qui, bien que très aérienne, est définitivement trop chaude pour la saison.

Birmanie: Lac Inle

Deuxième journée de découverte du lac Inle et de ses alentours. Le pêcheur Intha vu hier refait son show aujourd’hui quand nous passons près de lui. Un peu plus loin, le piroguier doit faire demi-tour, le canal qu’il voulait emprunter est fermé. Des jacinthes d’eau s’emmêlent dans son hélice et nous prenons du retard. Les autres piroguiers viennent d’ailleurs voir ce qui se passe. Nous prenons un autre canal pour finalement nous retrouver sur une petite rivière. Il y a de mini-barrages qui font un peu sauter le bateau mais rien de très dangereux.

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Nous débarquons à Indein, avec plein d’autres touristes que nous retrouvons au marché. Il y a des femmes de l’ethnie locale, les Pa-O, reconnaissables par leur couvre-chef (un genre de bout de tissu replié). Je prends plein de photos volées en tenant mon appareil devant mon ventre et en appuyant aléatoirement sur mon déclencheur. Cela donne beaucoup de photos ratées mais aussi quelques réussites.

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Nous partons ensuite pour un premier « trek ». Je mets le mot entre guillemets parce que nous ne marcherons pas vraiment beaucoup, juste deux ballades d’une heure chacune, entrecoupées par le repas. La route en terre n’offre que peu d’ombre et il fait déjà assez chaud. Nous croisons les ruines d’Indein, des stupas anciens qui s’écroulent en partie; les vaches viennent y paître.

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L’arrêt suivant est à l’école du village de Nadawnkya et nous recommençons les dons comme à Bagan. Les enfants, enthousiastes, chantent des chansons, les uns plus fort que les autres. Je trouve à nouveau que ça dure un peu longtemps, et nous sommes plusieurs à nous être mis à l’écart, sous un arbre. Nous nous promenons ensuite dans un village et entre les champs.

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Le plus impressionnant reste à venir: au bout d’un chemin apparaît une forêt de stupas dorés, blancs ou en brique rouge. Le site est assez magique et il y a moyen de déambuler entre les constructions. Un côté est rénové, l’autre est bien plus décrépit, plus authentique peut-être ? ou juste différent.

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Un long corridor couvert et rempli de magasins de souvenirs nous ramène à Indein, au restaurant Golden Kite. Tentant toujours de soigner mes maux de ventre, je me décide pour un plat tout à fait différent: une crêpe aux bananes et au chocolat (belge – précisera le patron, importé depuis Singapour et de marque – je ne suis pas sûre d’avoir bien compris – Carrefour !). A posteriori, je sais bien que j’aurais dû me cantonner à du riz et des légumes vapeur, mais bon, on ne se refait pas.

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Nous repartons pour une deuxième promenade à travers la forêt de bambous, des bambous assez impressionnants par leur taille. Il n’y a pas grand chose à voir mais l’attraction est la traversée d’un pont brinquebalant. Je mets tout mon temps, pas très sûre de moi, mais j’arrive sans encombres, tout comme les autres membres du groupe qui ont encouragé tout le monde. Il faut escalader quelques rochers ensuite pour arriver au village de Nay Daw. Un chien aboie, les autres restent inertes. Des poules se promènent avec leur progéniture. Un moustique réussit à me piquer à l’intérieur de la main. Une femme prépare le repas du soir, mettant des légumes dans un grand chaudron.

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Le chemin du retour nous fait passer près d’une aire où il est interdit de faire des photos: les hommes s’y adonnent en effet à des jeux de hasard. Après une pause, nous reprenons les pirogues. Je ne m’en rends pas compte à cause du vent mais le soleil tape fort et je ne me protège pas…

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A l’hôtel, je sens que j’ai très chaud tout d’un coup. Je bois une bière fraîche et me sens mieux. Je complète mes notes de voyage en regardant le soleil se coucher sur le lac depuis le bungalow.

C’est le dernier soir pour une grande partie du groupe et un repas est prévu. Sur les tables du restaurant, les serveurs amènent divers plats constituant un buffet Shan: crackers au sésame et au tofu, soupe de haricots noirs, porc braisé assez gras, poisson farci aux herbes, mange-tout, salade de légumes crus et divers condiments. Je n’ai pas beaucoup d’appétit.

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Subitement, je me sens très mal, le sang se vide de tout mon corps et je retourne vers ma chambre. Le trajet me semble vraiment long. Je me couche et peu de temps après, je remets tout mon repas, ce qui me libère enfin de mes maux de ventre. Je me sens vidée mais enfin mieux, quoique très faible.

Birmanie: Lac Inle

Des pirogues nous attendent à l’hôtel ce matin pour explorer le lac. Nous montons par quatre et Moe Moe insiste pour que nous mettions les gilets de sauvetage (j’apprendrai plus tard qu’elle ne sait pas nager – est-ce la raison de son anxiété ?). Nous croisons des pêcheurs, notamment un homme de l’ethnie Intha qui rame en utilisant son pied, laissant ses deux mains libres pour utiliser sa nasse et son harpon. Il a l’air d’être spécialement là pour les touristes, faisant son show (impression qui sera confirmée le lendemain quand nous le croiserons à nouveau – si d’autres voyageurs le reconnaissent, laissez-moi un commentaire ! – et confirmée aussi dans un livre sur la Birmanie). Cela n’empêche pas que le spectacle est vraiment beau et les photos un peu cliché valent la peine.

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Nous naviguons à travers les plantations de fruits et légumes. Les Intha ont en effet conçu un genre d’îles flottantes sur lesquelles ils cultivent de nombreuses plantes.

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Le premier arrêt se fait au monastère de Nga Phe Chaung, ex-Jumping Cat Monastery (un moine faisait sauter des chats dans un arceau). Le bâtiment est assez ancien, tout en bois, sur pilotis et abrite plein de statues de Bouddhas. L’endroit est calme et serein, contrairement à l’arrêt suivant.

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La pagode Phaung-Daw U est au centre de l’activité touristique mais aussi locale. C’est un bâtiment récent, clinquant de tous ses ors, même si à l’origine, il date du 12e siècle. Il abrite cinq petits Bouddhas qui à force d’être recouverts de feuilles d’or ressemblent à des petits champignons. Une photo avant-après montre bien l’évolution. Juste à côté du temple se trouve la barge qui les transporte sur le lac une fois l’an, enfin quatre d’entre eux seulement. Tous les cinq ont coulé une année, et seuls quatre ont pu être sauvés rapidement.

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Nous nous arrêtons ensuite à un atelier d’orfèvrerie où on travaille l’argent. Les artisans réalisent de très jolis poissons à écailles mais je ne suis pas très intéressée. Alors que d’autres…

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Nous reprenons le bateau pour rejoindre le restaurant, le Royal Palace, qui offre une belle vue sur le lac. J’y mange un très bon repas de salade d’avocat et de crevettes sautées au noix de cajou.

Suite des ateliers: d’abord celui du tissage de la soie et de la fibre de lotus (oui, on fait du tissu avec du lotus, c’est assez long et donc coûteux à réaliser). Le village est un ensemble de maisons sur pilotis. Ensuite, nous nous arrêtons chez le forgeron qui fabrique des couteaux avec du fer récupéré dans des carcasses de voitures. Enfin, l’atelier de pirogues nous montre la fabrication traditionnelle des bateaux en bois. Tout cela m’ennuie un peu mais c’est une bonne manière de comprendre l’artisanat local.

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Nous nous arrêtons pour une pause café ou rafraîchissements au Golden Island Cottages. Je prends un lassi à la banane en espérant que cela remédiera un peu aux maux de ventre que j’ai depuis plusieurs jours à chaque fois que je mange. La vue est très belle et enfin, il y a une connexion internet potable. Nous en profitons pour faire la traditionnelle photo de groupe.

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Nous retournons ensuite à l’hôtel où nous arrivons pour le crépuscule. Je partage un repas avec Jodell, Deb & Deb et Paul: nous commandons des tempura de scampis, du porc au noix de cajou, du poulet aux légumes verts, une salade de tomates et du cresson et des champignons sautés.

Cette nuit, il fait un peu plus chaud dans la chambre grâce à l’air conditionné mis sur 32° !

Birmanie: Mandalay – Bagan

Encore un réveil très matinal pour pouvoir embarquer à temps sur le bateau pour la croisière sur l’Irrawaddy vers Bagan. Le but de Moe Moe était que nous puissions occuper les meilleures places mais elles étaient déjà prises par un groupe de Français arrivés encore plus tôt. Français qui se seront fait remarquer pendant tout le voyage par leur instinct grégaire, réaménageant les fauteuils pour former un enclos avec une table au milieu, occupant donc beaucoup de place dans une ombre déjà si réduite. Il y avait aussi des Suisses sur la bateau, personne ne les a remarqués…

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Il fait vraiment froid ce matin, d’autant plus quand le bateau bouge. Je m’emmitoufle dans les quelques vêtements que j’ai avec moi mais je regrette sérieusement la polaire qui est dans mon bagage, inaccessible. Le soleil me réchauffe un peu mais très vite, je crains les coups de soleil et je me réfugie à l’ombre, frissonnant toujours. Au cours de la journée, cela se réchauffera heureusement.

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Journée très longue, onze heures de navigation très lente, contournant les nombreux bancs de sable. Un repas de riz frit est proposé à bord. Je profite de ce moment pour compléter mes notes de voyage en regardant le paysage défiler et aussi pour lire un livre, puis commencer un autre. Mes fesses font mal, les fauteuils en osier manquent terriblement de coussins. J’ai déjà fait des croisières plus agréables… Même Eddy s’emmerde un peu, et comme toujours, a peur de l’eau.

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Nous arrivons à Bagan au moment du coucher de soleil et devons débarquer via une planche située en équilibre instable et fort en hauteur. J’imagine dans ma tête les pires scénarios… mais tout se passe bien. L’hôtel, le Sky Palace Hotel, est situé à New Bagan et est récent, avec un joli jardin et une piscine.

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Fatigués par la journée, nous nous arrêtons à plusieurs au premier restaurant proposé par Moe Moe, le Green Elephant local mais l’ambiance est assez triste. Plusieurs plats de la carte ne sont pas disponibles et ils n’ont plus de gin tonic. Je choisis finalement un smoothie pastèque – lime – menthe et des scampis grillés. Je reste un peu sur ma faim…

Enfin une longue nuit mais le lit trop dur m’empêche de bien dormir.