Inde – Rajasthan: Jaipur

Ma nuit a été assez agitée: j’ai eu trop chaud et j’ai extrait la couette de sa housse en milieu de nuit. Dès les aurores, les bruits ambiants me réveillent. Le petit déjeuner est du genre minimaliste et mal organisé – je dois mendier pour avoir une assiette qu’un serveur mettra un certain temps à m’apporter.

Aujourd’hui, la visite de Jaipur est au programme. Capitale du Rajasthan, la ville a été fondée en 1727, ce qui est relativement récent pour la région. Entourée d’une grande muraille, elle a été conçue en damier et est surnommée « ville rose ». Tous les bâtiments sont en effet de cette couleur suite à la visite du Prince Albert en 1876 – le rose étant symbole de la bienvenue. J’ai l’occasion de faire une photo du palais qui a été construit en cette occasion à travers la vitre du minibus.

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Nous nous arrêtons un court moment près du Palais des Vents ou Hawa Mahal, une des merveilles de l’architecture rajpute. Le bâtiment est impressionnant mais nous ne visiterons pas l’intérieur.

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Nous partons ensuite vers le City Palace où nous visitons d’abord l’observatoire. Terminé en 1734 sous les ordres du roi Sawai Jai Singh II, il possède le plus grand cadran solaire du monde. Il fait chaud et il n’y a pas beaucoup d’ombre mais c’est intéressant de voir comment fonctionnent les divers instruments astronomiques. J’en profite pour me faire photographier tout près de la sculpture représentant mon signe du zodiaque, le cancer.

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Un peu plus loin, toujours dans l’enceinte du Palais, se trouvent deux musées, l’un consacré aux textiles et vêtements des maharadjas et l’autre aux armes et poignards impressionnants par leur inventivité. Cela grouille de monde et je ne suis pas spécialement passionnée.

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Après une porte se trouve un pavillon hébergeant deux immenses jarres en argent et un lustre colonisé par les pigeons. Plus loin encore, une cour intérieure dévoile de magnifique portes peintes et décorées avec des paons où il est très compliqué de faire une photo sans humain en quête de selfie (mais j’y arrive avec un peu de patience). C’est là que je commence une longue série de photos de portes du Rajasthan, tentant à chaque fois de trouver le point central pour obtenir une belle symétrie.

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La visite du palais se termine avec Durbar Hall, le lieu où se tenaient les audiences officielles et où sont pendus les portraits de différents princes. Je ne peux par dire que j’ai été subjuguée par cet endroit mais ce n’est que le début du voyage.

Il est temps d’aller manger (je n’ai pas noté le nom du restaurant) puis de visiter un atelier de fabrication de tapis et d’impressions sur tissus. Pour ne pas déranger mes compagnons de voyage, je me dépêche d’acheter deux étoffes qui me plaisent beaucoup, oubliant même de marchander. Mais je n’aurais pas dû, je suis accompagnée de personnes qui aiment le shopping et qui hésitent beaucoup. Je trouve même le temps fort long à la fin.

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Les visites sont terminées pour aujourd’hui – plus personne n’a envie d’aller au bazar – et le retour à l’hôtel se fait dans les embouteillages. Je me dis que si nous n’avions pas traîné autant dans le magasin, nous aurions encore eu assez d’énergie pour des visites supplémentaires – ce sont les aléas des voyages en groupe… Il y a malgré tout moyen de prendre quelques clichés au travers de la vitre.

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Le repas du soir, pris à l’hôtel, est léger: curry de légumes, curry au paneer, pakoras et naans à l’ail – tous des plats à la carte bien plus goûtus que ceux du buffet. Il fait très agréable sur le toit et je reste discuter avec mes compagnons de voyage jusqu’à 22 heures, en sirotant une Kingfisher (ou deux).

(Il y a quelques photos supplémentaires sur flickr.)

 

Sri Lanka: Giritale – Polonnaruwa – Matale – Kandy

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Ce matin, il pleut. Nous partons en car vers l’antique cité de Polonnaruwa pour visiter celle-ci. Directives du guide Roshan: « cover up but wear flip flops » – pantalons ou jupes longues, se couvrir les épaules, chaussures faciles à retirer. Il nous dira tout le long du voyage comment s’habiller pour les activités du jour, ce qui facilite pas mal les décisions matinales.

Premier arrêt à la statue du roi Parakrama Bahu (1153-1186) qui avait épousé 300 femmes et n’a jamais eu d’enfants. C’est lui qui est responsable de la construction de la ville de Polonnaruwa et de sa splendeur. La statue le représente avec une belle moustache et un petit ventre replet. Il pleut mais le car possède une collection de grands parapluies pour nous abriter et j’ai eu la bonne idée de mettre mes tongs: mes pieds sont mouillés mais l’eau est chaude et je n’abîme aucune paire de chaussures.

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Un second arrêt se fait au palais royal ou Vejayanta Pasada, dont les murs s’élèvent encore sur deux étages – il en possédait sept, dont quatre en bois. Il comportait de nombreuses chambres pour héberger toutes les femmes.

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En face se trouve la salle du conseil de Parakrama Bahu qui a été reconstruite par les archéologues anglais de manière un peu fantaisiste. Les sculptures montrent notamment un éléphant à cinq pattes. Roshan nous rassure: il y en a un à trois pattes un peu plus loin.

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Un autre temple, avec un linga, vient ensuite.

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Plus loin se trouve la Terrasse de la Relique de la Dent, composée de plusieurs bâtiments. Le Thuparama est un temple de style hindou, en cours de rénovation. Il abrite différentes statues de Bouddha datant du 7e siècle, taillées dans un pierre contenant du quartz qui scintille à la lumière.

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Le Vatadage est une plate-forme circulaire ornée de nombreuses statues et bas-reliefs. C’était une chambre des reliques couverte par une structure en bois. Quatre bouddhas assis sont tournés vers les quatre points cardinaux. Des singes s’y amusent et la pluie s’est arrêtée. Avec l’évaporation, il fait chaud et humide, collant même.

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En face se trouve le Hatadage, un temple rectangulaire dont il ne reste que les fondations, ainsi que le Sat Mahal Prasada en style khmer, ce qui pose question aux archéologues. Il pourrait avoir été destiné aux commerçants cambodgiens mais rien n’est sûr.

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Pas question de marcher beaucoup aujourd’hui: le car nous emmène au point suivant, le Rankot Vihara, un immense dagoba en brique, recouvert de mousse. Pieds nus, c’est un peu ardu: le monument est entouré d’un terrain de sable au gros grains et petits cailloux.

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Le soleil est revenu quand nous arrivons au Kalu Gal Vihara. Le site est impressionnant avec ses quatre statues gigantesques, si ce n’était cet horrible auvent en métal censé protéger le site. Il paraît que son installation a bien plus abîmé le site antique que les intempéries. Nous y assistons à une mini cérémonies d’offrandes.

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La visite de ce site ancien m’a comblée et j’y aurais bien passé la journée – je n’ose pas trop lire dans le guide quels autres monuments j’aurais pu visiter.

Dans les voyages organisés, je redoute les nombreux arrêts « sponsorisés » dans divers ateliers d’artisanat local. Ce circuit au Sri Lanka est assez épargné mais nous avons quand même été dans un atelier de sculpture sur bois et vu une courte démonstration. Certaines des oeuvres présentées à l’achat possèdent toutes les caractéristiques de la kitschitude suprême, d’autres sont plus simples. Sachant que mes parents sont venus ici en 1975, je n’ai pas l’intention de ramener comme eux masques et éléphants, les leur étant devenus vintage entre temps !

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Au restaurant, je n’ai pas envie de m’empiffrer au buffet et je partage un sandwiche avec Suzanne. Evidemment, cette fois-ci, c’est un peu juste mais j’ai toujours un stock de biscuits pour les petites faims. Le car nous emmène plus loin, pour un long trajet pendant lequel je fais une bonne sieste et nous nous arrêtons à un jardin d’épices à Matale. Un guide nous montre les différentes plantes et explique les bienfaits de chacune selon la médecine ayurvédique, nous proposant de les tester. Comme j’ai été violemment attaquée par un moustique en sortant du car, je me propose pour tester l’onguent anti-chatouillements. Le lendemain, la piqûre traitée est rouge, gonflée et allergique; l’autre, à laquelle personne n’a touché, a disparu. Le plus stupide, c’est que j’ai acheté l’onguent en question. Il faudra que je lui trouve une autre utilité.

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(macis)
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(le fruit du jacquier)

La route est encore longue, une heure et demie, et la conduite devient plus difficile. Nous abordons une région plus montagneuse et le trajet est assez sinueux. Arrivés à Kandy, il fait noir et la ville est complètement embouteillée. L’hôtel Thilanka est un peu en retrait, sur les hauteurs au bord du lac. Les chambres sont très modernes, très grandes, avec un balcon mais il est conseillé de ne rien y laisser ni de nourrir les singes qui se promènent sur les toits.

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(admirez le beau néerlandais !)

Ma compagne de chambre reçoit un paquet qui l’intrigue. Il contient un t-shirt qu’elle met pour dormir chez son petit ami. Elle découvre que celui-ci est venu la rejoindre et qu’il fera le reste du voyage avec nous. Pas dans le groupe qui est complet, mais en parallèle, avec chauffeur privé. Je suis contente pour elle – la surprise est de taille – mais aussi pour moi: à partir de maintenant, je dors seule ! Ce sera parfois un peu compliqué parce que Roshan a demandé que les apparences soient préservées. Sa valise est donc menée jusqu’à la chambre et elle doit ensuite la déplacer vers celle du petit ami. Ce qui posera de temps en temps des problèmes par rapport à la clé, causés par sa désinvolture. Je ne me suis pas énervée mais cela a parfois été limite. Et autant nous avions de bonnes relations au départ, autant j’ai eu plus de mal avec elle par la suite, et inversement – je pense. En fin de compte, le plus accommodant et agréable des deux était le petit ami. Que dire de plus ? Très vite, il y a eu des questions dans le groupe à propos de son âge… la différence étant plutôt importante, dans le sens où lui n’a pas 30 ans. Ce qui cadre bien avec ses efforts à elle pour paraître si jeune.

Au restaurant de l’hôtel est servi un magnifique et délicieux buffet, que j’accompagne d’une bière, mais je dois bien vite aller dormir, espérant calmer ainsi un mal de ventre subitement apparu.

Birmanie: Kyaiktiyo – Bago – Yangon

Je déjeune de toasts à la confiture et de thé. Je me sens déjà mieux même si je crains la descente en camion suite aux événements d’hier. Nous montons dans un premier véhicule qui nous amène quelques centaines de mètres plus bas. De là nous prenons un second. Il y a toujours autant de monde mais la descente se passe mieux. J’ai toujours un peu le vertige et je ne préfère pas regarder le précipice au bord de la route. Les camions roulent très vite et je me demande combien d’accidents ont déjà eu lieu. Mais je discute pendant tout le trajet avec Olga: elle me raconte un peu sa vie, et moi la mienne, ce qui permet d’oublier les conditions du transport. J’ai tenté de faire quelques photos mais elles ne sont pas des plus réussies et ne donnent aucun impression de la pente réelle.

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Moe Moe a prévu que nous puissions sortir avant tout le monde, là où est garé le minibus qui nous a attendus pendant la nuit. Nous reprenons la route et nous arrêtons dans une exploitation de caoutchouc où nous montre comment il se récolte. La plantation a été fortement touchée par le cyclone Nargis en 2008 et les arbres sont jeunes. De plus, le commerce n’est plus aussi rentable qu’auparavant à cause des matières synthétiques qui le remplacent. Nous faisons ensuite à nouveau un pause au stand de pomelo frais. Le fruit est vraiment très sucré et même si je fais encore attention, je me régale.

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A Bago (Pegu), nous visitons la reconstruction du Palais Royal. Je ne trouve pas cet endroit très intéressant, les bâtiments ayant été érigés de manière plus clinquante que proche de la réalité historique. Il y a deux bâtiments principaux et un auvent qui abrite les restes de piliers en teck originels.

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Nous n’allons pas visiter la pagode de Shwemawdaw au stupa doré parce qu’il fait trop chaud et que le revêtement du sol en carrelage blanc nous brûlerait les pieds, nous explique Moe Moe. Nous allons par contre à la pagode Shwethalyaug. Un grand Bouddha y est couché dans une sorte d’immense hangar. Il y a beaucoup de monde et la vie continue. Ce n’est pas parce qu’on est dans un lieu sacré qu’on ne peut pas y pique-niquer ou y faire des achats.

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A la pagode de Kyaik Pu, ce sont quatre grandes statues de Bouddhas qui dominent le site. Il fait en effet très chaud et ça nous change des derniers jours.

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Nous dînons dans un restaurant au bord de la route, près d’un lac et d’un parc d’attractions. Je partage mon plat de riz et légumes avec Olga. En entrant, je me suis sentie observée (déshabillée ?) par un groupe d’hommes de type indien. A un moment, le visage de Moe Moe se décompose. Elle demande à une serveuse de nous prendre en photo, mais je vois bien que l’objectif n’est pas tout à fait dirigé vers nous mais plutôt vers la table du groupe d’hommes. Bizarre…

Sur la route, nous nous arrêtons près d’une voiture de police et Moe Moe va leur parler. A son retour, nous lui demandons ce qui se passe: elle pense avoir reconnu dans le groupe d’hommes celui dont l’avis de recherche était affichée à l’aéroport de Bagan. Tout cet épisode me semble toujours aussi bizarre aujourd’hui et ne fait que confirmer l’impression que j’avais, celle que notre guide était plutôt proche du gouvernement.

La route est longue vers Yangon mais d’assez bonne qualité. Nous nous arrêtons au Cimetière des Alliés de la Seconde Guerre Mondiale. C’est devenu un lieu de rencontre des jeunes qui s’y promènent, en couple ou avec des amis. L’endroit est émouvant mais en même temps, il vit.

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Embouteillages, arrêt au Green Elephant pour qu’Olga puisse acheter les foulards qu’elle y avait vus et chez un joaillier. Nous arrivons enfin au Summit Parkview Hotel où nous retrouvons Jodell qui attend de pouvoir partir à l’aéroport. Nous profitons de la happy hour et avec trois gin tonic et un petit snack, je peux me déclarer guérie !

Birmanie: Mandalay – Mingun – Mandalay

Après un mauvais petit déjeuner aux toasts chimiques et thé au goût de café, nous partons vers l’embarcadère pour prendre un bateau en direction de Mingun. L’embarquement est assez délicat: il faut passer de bateau en bateau via une planche étroite. Heureusement, des Birmans tiennent une longue tige en bambou comme rampe pour se tenir. Moe Moe, toujours prête à assurer notre sécurité, rassemble et distribue des gilets de sauvetage. Il fait encore un peu frais ce matin sur l’Irrawaddy mais le soleil réchauffe. Le bateau serpente entre les bancs de sable sur lesquels se sont établis des campements provisoires, le temps de la saison sèche. Des bateaux de pêche ou de transport nous croisent.

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De loin, nous voyons le site de Mingun et ses pagodes. Des lions gigantesques mais en partie détruits signalent l’entrée du site. Une première grande pagode domine. Commencée en 1790 par le roi Bodowpaya qui voulait construire la plus grande pagode au monde, elle n’a jamais été achevée et a fortement souffert du tremblement de terre de 1838, une grande fissure la séparant sur son tiers. Bien que la visite soit déconseillée pour risque d’effondrement, pas mal de gens l’escaladent.

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Nous continuons notre route, en suivant un chemin le long duquel des vendeurs présentent divers souvenirs et snacks, pour rejoindre une immense cloche de 5 mètres de diamètre. Il y a moyen de se faufiler à l’intérieur et de profiter de vibrations assez étonnantes quand on la frappe. De jeunes Birmanes se prennent en photo et en profitent pour tirer le portrait des touristes.

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Plus loin, la pagode Hsinbyume (ou Mya Thein Tan) étonne par sa blancheur et sa ressemblance avec Borobudur en Indonésie. Construite en 1816, elle se compose de sept terrasses concentriques. Son sommet offre un beau point de vue de la campagne environnante. J’apprécie beaucoup cet endroit et profite de sa beauté.

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Nous retournons vers le bateau et je partage une bière avec Jodell  (c’est toujours bien d’avoir une personne pour partager les bières de 660ml. Même si on en boit plusieurs, elles n’ont pas le temps de réchauffer). A ce moment, je me sens enfin en vacances, c’est un moment de pause où il suffit de regarder le paysage qui défile en profitant d’une brise agréable.

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Pour le repas de midi, de retour à Mandalay, nous allons dans un restaurant local, le Shwe Shan ou Golden Shan (renseigné dans le Routard), une sorte de hangar populaire où est servi un buffet composé de plats Shan. Une belle occasion de goûter plein de plats différents pour un tout petit prix. Pour ma part, je me suis régalée de salade de tomates vertes, de légumes sautés divers, de currys, de viandes sautées, d’oeufs durs en sauce… Et Jeero est sorti trop tard: plus rien à manger et une bière vide !

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Après cette pause, la visite de Mandalay commence. Nous passons d’abord par la rue des sculpteurs de marbre, proposant Bouddhas immenses ou petits bibelots. La station d’essence de l’autre côté de la rue est assez primitive.

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La pagode Mahamuni, construite à l’origine en 1784, a été détruite par un incendie et reconstruite au 20e siècle, ce qui explique son côté un peu kitsch. Elle protège un Bouddha de quatre mètres couvert de feuilles d’or que seuls les hommes peuvent aller appliquer (mais des caméras les filment et retransmettent les images partout dans le temple). A force d’en mettre des couches et des couches, il a perdu sa belle apparence et est devenu un peu boursouflé. Encore une constante en Birmanie ! J’y ai fait très peu de photos, à part celle-ci que j’ai prise en cachette, ne voulant pas payer la taxe pour mon appareil.

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Moe Moe nous emmène ensuite au Palais Royal. Entouré de douves et d’un large mur, le site est aujourd’hui un campement militaire sur une grande partie et comprend une reconstruction de l’ancien palais détruit par des bombardements japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale. Piètre copie de béton et de bois mais qui donne une idée de l’ampleur et de la richesse des rois Birmans. L’ensemble est assez vide, à pat les adolescents du coin qui utilisent l’endroit comme plaine de jeux. La tour de guet aux marches branlantes donne une belle vue sur les nombreux bâtiments. Le petit musée présente des vêtements mités, des charrettes royales, des palanquins.

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A côté de ça, la maison du roi Mindon ou monastère Shwe Nandaw est une belle surprise. Tout en teck très ouvragé, ce temple a survécu aux bombardements parce qu’il avait été déplacé de l’enclos royal en 1880.

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Nous reprenons ensuite le car, puis un pick-up pour monter sur la colline de Mandalay. Un escalator vertigineux nous emmène au sommet. Je préfère ne pas regarder en bas… Le temple scintille par ses ors et ses mosaïques et offre de beaux points de vue sur la région. En attendant le coucher de soleil, nous nous installons en discutant, croisant une délégation du sommet de l’ASEAN organisé à Mandalay ce jour-là.

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Et ce n’est pas fini ! Une dernière pagode est au programme, celle de Kuthodaw, construite en 1857. Dommage de ne pas l’avoir vue en plein jour mais la lumière du crépuscule rend le lieu assez magique. Elle est entourée de petits stupas blancs abritant 729 stèles relatant le canon bouddhique. Au centre, un stupa doré est illuminé pour la nuit.

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Cela fait une journée bien fatigante, et ce ne sera que la première d’une longue série. J’ai parfois l’impression que nous prenons du retard sur le programme parce que Moe Moe n’ose pas nous presser à certains moments. Alors qu’à d’autres, elle y réussit très bien.

Nous retournons à sept au Singapura et commandons des plats divers: légumes et viandes sautées, currys… et des bières à partager. Un excellent repas pendant lequel Jeero joue sur le plateau tournant au centre de la table.

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Cambodge 2012: Siem Reap – Phnom Penh

Mon sommeil a été perturbé cette nuit par une bestiole qui se promenait sur le toit alors que j’avais l’impression qu’elle était dans la chambre. Mais je pourrai me reposer dans le bus. Nous partons en effet pour Phnom Penh où nous passerons la nuit avant de pouvoir repartir le lendemain pour le Sud. C’est dommage qu’il n’y ait pas de liaison directe, ou au moins réalisable en une journée (nous apprendrons plus tard que Giant Ibis propose une connexion à Phnom Penh pour Kampot dans la même journée, mais la compagnie est toute neuve et peu connue). Un minibus de la compagnie Sok Sokha vient nous chercher à l’hôtel et se remplit à ras bord avant de nous déposer au bus proprement dit. Ce trajet est particulièrement inconfortable, sans place pour les jambes, avec un gros (pas tant que ça en fait) sac à dos sur les genoux et des gamins australiens autour de nous. Dans le bus, nos places sont prises mais je déloge les demoiselles qui réclament en disant que les leurs étaient déjà prises. Elles n’avaient qu’à les exiger !

Le trajet avec Sok Sokha est moins confortable qu’avec Mekong Express. La porte des toilettes ne ferme pas bien et claque constamment, et au moment où nous arrivons à la partie de la route en rénovation, l’aide du chauffeur ouvre la fenêtre du toit, avec pour résultat, plein de poussière qui entre dans le bus !!!!

Nous arrivons sans encombres à Phnom Penh en début d’après-midi et prenons un tuk-tuk pour le Number 9 Hotel. Notre chambre n’est pas prête et nous patientons un peu. Le personnel est incapable de nous dire quand elle le sera et nous partons finalement pour une ballade. J’ai très faim mais un fruit shake la calme un peu. Mon deuxième souci (après la faim) est de réussir à prendre de l’argent avec ma carte. Heureusement, une banque me permet de retirer de quoi vivre la semaine suivante (sachant qu’à Kep, il n’y a ni distributeur ni banque).

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Nous nous promenons ensuite le long du Palais Royal devant lequel s’amassent les gens qui sont en deuil du roi Sihanouk. De nombreuses marchandes vendent des fleurs de lotus à déposer devant sa photo. Tandis que le soleil se couche, nous retournons à l’hôtel où nous pouvons enfin prendre possession de notre chambre.

Après une petite pause, nous repartons, nous promenant le long d’un grand parc où les phnompenhois font de la gymnastique sur divers morceaux pleins de gros beats dégoulinants, notamment une version remixée de Jingle Bells. Nous devons traverser un boulevard mais la circulation est intense et nous n’y arrivons pas. Nous sommes secourues par une Cambodgienne qui entame la conversation avec nous… en français. Elle a appris à parler avec son père qui est professeur.

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Le restaurant sélectionné, Villa Khmer, est devenu un machin moderne sans âme et plein d’air conditionné. Heureusement, j’avais aussi noté un autre restaurant dans la même rue, le Boat Noodle. C’est un restaurant thaï dans une maison en bois, aux différentes pièces et fortement fréquenté par des familles locales. Je commande du poulet grillé saté mais il est un peu sec et fort salé mais le riz en forme de nounours est adorable. De retour à l’hôtel, nous restons encore un peu dans le lounge pour sélectionner et réserver les hôtels suivants, sachant que la période très animée de Noël approche.

Cambodge 2012: Bangkok – Phnom Penh

Il est encore très tôt quand nous arrivons à Bangkok, et j’ai envie de dormir, mais l’avion pour Phnom Penh nous attend déjà. Le contraste est grand entre les Thaïs habillés très chic et les Khmers qui paraissent tout de suite plus pauvres. En 50 minutes de vol, les hôtesses arrivent à nous servir un repas complet de sandwiches et boissons diverses. L’aéroport de PP est fort petit et semble vide, avec moins de cinq avions en attente. Le contrôle des passeports et visas se fait sans encombres, malgré une crainte par rapport au visa. Katrien les avait commandé via le net mais il y a eu un retrait frauduleux de sa carte de crédit. Le visa est tout à fait légal et valable, mais il y a deux sites différents qui se ressemblent très fort, dont un seul est tout à fait officiel (c’est via celui-ci qu’il y a eu des problèmes). Petit moment d’inquiétude quand mon sac tarde à sortir de l’avion, alors que celui de Katrien est déjà là depuis un certain temps.

Il fait chaud, environ 32°, et humide. L’odeur typique de l’Asie du Sud-Est est bien là: un mélange de moisissure et de fruits qui pourrissent.

Les transports vers le centre ville sont bien organisés: des billets de taxis prépayés sont en vente à la sortie de l’aéroport au prix de 9$ (le dollar est la monnaie courante au Cambodge, avec le riel pour les petites sommes, 1$ = 4000 riels, et le cours de change avec l’Euro est d’environ 1€ = 1,25$). Ma première surprise en sortant de l’aéroport, sur Russian Federation Boulevard, est le nombre important de voitures. En 2006, elles étaient fort rares; aujourd’hui, elles encombrent les routes, en plus des tuk-tuks et motos. Et elles sont généralement de modèle pick-up ou 4×4 – le statut social est important !

Nous mettons environ une demi-heure à arriver à notre destination, l’hôtel Circa 51 (description dans un article séparé), au croisement de la rue 222 et 51 (le système de rues numérotées est particulièrement facile pour se retrouver dans la ville), à un quart d’heure à pied du Palais Royal. Il est environ 11 heures du matin, je suis crevée et j’ai besoin d’une sieste. Katrien, ayant dormi dans l’avion, passe ces quelques heures à la piscine. Mon sommeil est vite perturbé par une première piqûre de moustique. Vers 14 heures, je me lève, un peu reposée, pour une première visite de la ville.

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Nous partons un peu au hasard, en direction du Palais Royal et de la promenade le long de la rivière. Nous avons toutes les deux une petite faim et je propose de FCC, le Foreign Correspondants Club, situé au premier étage d’une belle maison coloniale, avec vue sur le Mékong. C’est un endroit renommé qui exhale toute l’atmosphère un peu rétro des temps de la colonie. Les prix sont plus élevés que la moyenne: nous commandons plutôt des entrées que des plats complets: des rouleaux de printemps frits et un tempura de crevettes sur salsa mexicaine aux petits légumes, le tout accompagné d’un thé et de ma première bière locale (au choix: Angkor, Anchor ou Cambodia).

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Nous continuons ensuite la ballade via le Musée National et passons par Monument Books où j’achète un livre qui sera bien utile pour les jours suivants: Déambulations phnompenhoises de Jean-Michel Filippi (dont le blog est une bonne source de renseignements sur le Cambodge). En rentrant à l’hôtel, je profite d’une citronnade en bord de piscine.

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Après la deuxième douche de la journée et un peu d’internet, nous n’avons plus envie de sortir pour aller manger. Nous commandons d’abord un cocktail mais le préposé ne sait pas trop comment préparer un mojito. Je lui explique et sert finalement une chose approchante, mais au tonic et à la menthe réduite en purée. Mon gin tonic par contre est juste comme il faut. Il n’y a plus personne en cuisine mais il y a moyen de faire venir des plats du restaurant pakistanais du même propriétaire, le Saffron. Je prends un plat de chicken spice masala et Katrien un aloo ghobi, que nous partageons. Le moustique phnompenhois est vorace et je suis à nouveau attaquée, évidemment dans la minuscule zone où je n’avais pas bien étalé le répulsif.

Nous avons fort chaud pour notre première nuit et je me réveille souvent.

Heart of Cambodia: Phnom Penh (Cambodge)

Pour avoir le temps de nous reposer, nous avons décidé d’arriver deux jours avant le début du circuit Intrepid Travel. Au vu du prix ridicule de notre chambre d’hôtel pour deux par nuit (25$), c’est une sage décision. Nous avons donc le temps d’explorer la ville par nous-mêmes. Ce n’est pas encore la grande forme aujourd’hui, on va donc y aller doucement, s’habituer à la ville et à la chaleur tropicale (entre 32 et 37° pendant tout le voyage – il faisait « frais » ensuite à Bangkok, 28° !). De plus, je suis encore hyper-nerveuse, encore totalement dans le rythme effréné des semaines passées. diane doit me répéter plusieurs fois que je peux me calmer, que nous sommes arrivés, que nous sommes en vacances. J’ai vraiment du mal les premiers jours…

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Comme nous ne connaissons pas encore bien la ville, nous décidons de suivre la promenade le long de la rivière jusqu’au Musée National. Le bâtiment, construit dans les années 1920 par les Français en respectant l’architecture traditionnelle, est beau mais la muséologie complètement vieillotte et poussiéreuse, les explications quasi-inexistantes (un Guide du Routard peut compenser ce manque), ce qui n’enlève cependant rien à la qualité des objets, des bouddhas et autres statuettes essentiellement en provenance d’Angkor. Un bel avant goût des visites à venir.

Nous ne sommes pas loin du restaurant Friends, tenu par une association qui recueille les enfants des rues pour les former aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie. La salle et la terrasse sont bondées mais on nous trouve malgré tout une petite place. La carte propose des plats occidentaux et khmers, et ce sont évidemment vers ces derniers que nous nous tournons. Je ne sais plus précisément ce que nous avons mangé mais c’était délicieux et un passage obligé à mon avis pour tout touriste qui veut faire quelque chose de positif pour le pays. Je n’ai pas acheté leur livre de cuisine et je le regrette amèrement depuis; il est quasi introuvable hors du Cambodge (à bon entendeur…).

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Ragaillardis par ces nourritures et le sentiment d’avoir fait une bonne action, nous nous dirigeons vers le Palais Royal qui est tout proche. Cette grande enceinte regroupe jardins aux nombreuses plantes exotiques, palais et pagodes en architecture khmère, aux nagas omniprésents, la couleur jaune de la peinture signifiant le côté royal. Un bâtiment étrange vient troubler l’harmonie de l’ensemble, le pavillon en fer de style « Eiffel », offert par la princesse Eugénie, épouse de Napoléon III au Roi Norodom 1er, à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez qui raccourcissait sérieusement le temps de voyage depuis la France.

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Nous retournons ensuite à l’hôtel pour une sieste bien méritée !

Avant de partir, j’avais fait des recherches sur le pays et trouvé quelques blogs intéressants, dont celui de Jeff, amateur de musiques occidentales et khmères et propriétaire d’un bar-restaurant sur la promenade du quai Sisowath, le Jungle Bar (il possède aujourd’hui le Garage). Nous y mangeons une cuisine locale toute simple, accompagnée de cocktails. Après un moment de timidité, je lui adresse la parole et nous ferons un peu la conversation, promettant que nous reviendrons un des jours suivants pour des échanges de musique. A une des tables se trouve un couple mixte, un occidental de la cinquantaine accompagné d’une toute jeune khmère. Nous nous poserons souvent des questions sur ce genre de couples: amour véridique, opportunisme, espoir d’un vie meilleure ou prostitution ? Difficile de juger au premier abord. Difficile aussi de savoir si les jeunes filles étaient majeures ou pas… Nous avons aussi vu des hommes accompagnés de jeunes enfants khmers… La corruption ambiante et le peu de contrôle policier envers les étrangers laissait malheureusement libre cours à de nombreuses pratiques répréhensibles. J’ai lu entre-temps que la situation se serait améliorée…

Quand nous rentrons, le concert organisé en plein air est terminé. Nous pensions à l’aller que nous pourrions en profiter après le repas. Grave erreur ! Les Khmers sont des couche-tôt !

***toutes les photos sont prises par diane ou moi-même avec un APN Olympus compact 3 millions de pixels et un Canon Ixus ultra compact 6 millions de pixels***