Japon: Kyoto – Tokyo

Vendredi 16 novembre 2018

Je retourne avec le shinkansen à la case départ aujourd’hui, à Tokyo. Sur le quai de la gare, j’ai une grosse crainte: une foule de touristes indiens attend le train mais ils prennent celui qui précède le mien. C’est impressionnant de voir qu’il y a un départ pour Tokyo toutes les trois ou quatre minutes et qu’après un rapide calcul, chaque train peut contenir environ 1000 passagers. Le déplacement de population entre les deux villes est vraiment immense.

Sans m’en rendre compte, je prends la place A au lieu de la place E qui m’était attribuée et je me retrouve à côté d’un très gentil couple de Japonais. Je réalise mon erreur à mi-parcours et change de place, juste à temps, avant que le fauteuil A ne soit occupé par un nouveau passager. J’ai évité la gêne !

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A un moment donné du parcours, l’attraction est la vue du Mont Fuji qui se révèle dans toute sa splendeur et sans nuages qui recouvrent le sommet. Difficile de faire une photo convenable mais c’était très beau à voir. C’était aussi intéressant de voir que beaucoup de Japonais étaient tout aussi excités que les touristes !

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Arrivée à Ueno (après avoir vu dans la gare une vitrine avec un Pikachu Munch), je retourne au même hôtel, le Coco Grand Ueno Shinobazu où je dépose ma valise et où on m’apprends que mon grand bagage m’attend déjà. Je me promène dans le parc, visite un temple, trouve un petit sanctuaire avec une allée de tori rouges, vois un artiste qui fait de l’équilibre puis me dirige vers Yanaka.

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Je reprends le même chemin qu’il y a trois ans, m’arrêtant d’abord à la petite galerie d’art SCAI The Bathouse où il y a une exposition assez intrigante de Kohei Nana. Une des installations est très organique et ressemble à de la boue volcanique mais dans une plus belle couleur et au rythme bien plus orchestré. J’adore !

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Je flâne sur la route traversant le cimetière, admirant les grands arbres puis traverse la voie des trains à Nippori pour arriver à mon but final: le magasin de tissus Tomato.

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Comme la fois passée, je suis comblée et j’ai du mal à faire mon choix. Estimant qu’avec mes deux valises, j’ai assez de place, je sélectionne douze tissus différents, surtout japonais et hawaïens mais aussi du Michael Miller.

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Lourdement chargée, je retourne à l’hôtel en métro puis prends possession de ma chambre, bien crevée. Une heure de pause et ça va mieux. J’ai en effet encore un but précis pour cette fin de journée !

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Je reprends le métro et vais dans un quartier que je ne connais pas, un quartier avec beaucoup de grands buildings et surtout, le Trader’s Vic local. Ces bars et restaurants tiki ont été créés dans les années 50 par Trader Vic et se sont essaimés dans le monde. Celui de Tokyo date des années 70 et est un des plus anciens encore en activité. Je suis un peu déçue quand je vois qu’aujourd’hui, la majorité des enseignes se trouve dans les Emirats Arabes Unis. J’avais adoré mes visites à Bangkok et je compte bien en profiter ici aussi.

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Je commande un Samoan Fog Cutter qui contient une belle quantité d’alcool et je suis surprise par la rapidité avec laquelle il me monte à la tête. J’ai aussi demandé un « Chili beef skewer » qui est pas mal mais si peu copieux que je prends ensuite un plat de poulet sauté à manger dans des feuilles de salade. Autant j’adore mon cocktail dans son joli mug, autant je suis déçue par la nourriture, alors que je l’avais trouvée délicieuse à Bangkok. J’hésite un moment mais décide ne pas prendre un second cocktail – il faut que je rentre à bon port ! – alors qu’un Tokyo Mai Tai m’aurait bien tentée. Je me console en achetant un mug de Samoan Fog Cutter à la boutique et discute un moment avec le manager qui m’offre une petite figurine suite à mon enthousiasme pour le monde tiki.

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Je rentre crevée mais heureuse à l’hôtel. Aller au Traders Vic était un des buts que je m’étais donné avant de partir et je suis très contente de l’expérience même si elle était très rétro et qu’il y a clairement des bars plus contemporains qui valent la peine à Tokyo. Ou autrement dit, il me reste divers bars à découvrir lors d’une prochaine visite.

Statistiques du jour: 16 226 pas – 11,7 km – 17 étages

Plus de photos sur flickr.

Japon: Kyoto

Jeudi 15 novembre 2018

Aujourd’hui est la journée où je complète le parcours que j’avais commencé il y a trois ans. Je prends donc le métro, change de ligne et descends à Higashiyama. Je suis à peu près à l’endroit où j’ai manqué d’énergie la fois passée, près du grand tori rouge qui domine l’avenue.

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Je commence ma visite avec le Shoren-in et cela ne pouvait pas être un meilleur choix. Le jardin est superbe dans la lumière du matin (il doit à peine être 10h) et j’y serais bien restée plus longtemps mais j’ai encore tout un programme. Le temple possède des « terrasses » qui permettent de contempler l’étang, les érables dont les feuilles rougissent, les mousses. Les oiseaux chantent. Après une visite depuis l’intérieur du temple, je le contourne par l’extérieur, toujours aussi subjuguée par les vues.

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Je prends ensuite un chemin qui monte, un peu au hasard, et me retrouve au temple suivant, le Chion-in, dont les bâtiments sont en rénovation mais dont les jardins peuvent toujours se visiter. C’est très beau aussi, très serein mais j’y trouve un peu moins mon compte. Je suis le chemin fléché et me retrouve dans un cimetière pour ensuite redescendre le long du temple principal qui est fermé. Il y a encore un autre jardin où se déroule une cérémonie bouddhiste mais je le trouve moins intéressant.

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Je traverse le parc de Maruyama, monte un peu par erreur vers un mausolée qu’il n’est pas indispensable de visiter puis continue ma route vers le temple de Koda-ji. J’ai malencontreusement changé une option de mon appareil photo en touchant l’écran tactile sans le voir et je n’arrive pas à résoudre le problème. Je ne suis pas très attentive à ma visite, préoccupée par ce problème – qui n’est pas très grave, il faut bien l’avouer – mon appareil photo fonctionne toujours très bien en mode automatique, mais c’est le mode manuel qui est devenu bizarre. Bref, je suis un peu de mauvaise humeur et je n’ai pas trop de souvenirs du temple.

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Il faut que je me change les idées, et j’ai une petite faim. Je suis attirée par un endroit qui vend des glaces ornées de petites gaufres et je choisis celle à la banane et au chocolat. C’est exactement ce qu’il fallait pour me rasséréner et je me sens de bien meilleure humeur.

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Je me dirige ensuite vers le Kiyomizudera, le haut lieu du tourisme à Kyoto, et croise par hasard le magasin Ghibli (le hasard a bien fait les choses lors de ce voyage avec ces magasins !). Je me laisse tenter par deux petits essuies et une tasse.

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La foule devient de plus en plus compacte pendant la montée vers le temple. Une fois arrivée au sommet, je me dégonfle: je n’ai plus envie de visiter le bâtiment qui est d’ailleurs en rénovation. Je fais quelques photos très contrastées de la pagode orange sur un fond de ciel bleu, très bleu puis je redescends par un chemin plus calme.

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Sur ma route se trouve le temple de Hoko-ji où il n’y a presque personne mais il ne se visite pas. Je reprends les petites rues, traverse la rivière et rejoins le jardin de Shosei-en. Quelle déception après tous les autres ! Il me semble fort peu entretenu, trop entouré de bâtiments modernes, sans beaucoup d’érables. Je profite cependant de l’endroit pour faire une pause bien méritée avant la dernière étape de jour.

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Lors de mon dernier voyage, j’avais vu sur le net un très joli verre avec un petit Mont Fuji dans la base. J’avais cherché dans tous les magasins de souvenirs mais je n’avais rien trouvé, et j’imaginais que ça se vendait sans doute près du Mont Fuji mais je ne l’ai vu qu’après ma visite. Et puis ce matin, un ami a posté la photo sur Instagram, il venait d’en acheter un. Toute excitée, je lui ai demandé d’où il venait, et c’est là qu’il me raconte qu’en fait, c’est un verre en cristal et que ça se vend dans des magasins plutôt chics. Il me donne une adresse à Kyoto, sur Shijo-dori, et donc je reprends le métro. Je trouve sans peine le magasin, où verres en cristal très moches côtoient de la vaisselle Luminarc mais j’ai enfin mon Graal !

Je traîne ensuite encore un moment au sous-sol du grand magasin Daimaru et j’achète du thé Ippudo. Bien fatiguée, je retourne ensuite en métro à la gare où j’ai un but précis: trouver la ramen street qui se trouve quelque part au 10e étage et que j’ai ratée hier. Je sélectionne un endroit avec la spécialité locale, les ramens de Kyoto et je les trouve très bons: pas trop gras et avec beaucoup de viande. Ce ne sont pas mes favoris du voyage – c’était ceux de Kagoshima – mais j’ai très bien mangé !

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J’achète encore une bière et des fruits – je suis en manque et tant pis si c’est cher – puis retourne à ma chambre pour caser tous mes achats dans ma valise.

Statistiques du jour: 26 485 pas – 19,8 km – 31 étages

Il y a comme toujours plus de photos sur flickr.

Japon: Fukuoka – Nagasaki

Dimanche 11 novembre 2018

Ce matin, j’envoie ma grande valise à Tokyo et je prends le train avec la petite pour de nouvelles aventures. J’arrive bien trop tôt à la gare où j’essaie de patienter sans trop m’ennuyer, en prenant comme souvent quelques photos. Le trajet vers Nagasaki prend un peu moins de deux heures mais cela me semble long, avec d’innombrables arrêts. Je me trouve aussi du mauvais côté pour admirer le paysage côtier. Au final, je somnole pas mal.

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Mon hôtel est relié à la gare de Nagasaki mais il est bien trop pour obtenir ma chambre. J’y dépose cependant ma valise, puis achète un ticket à la journée pour le tram. La météo est radieuse aujourd’hui et les prévisions pour demain pluvieuses. Je change donc mes plans initiaux et décide de visiter en premier les Glover Gardens.

Le premier tram est bondé et je le laisse passer – c’est dimanche et de nombreux touristes locaux en profitent. Le second est presque aussi rempli mais je ne vais pas rester sur le quai toute la journée. Je change après quelques arrêts pour prendre une autre ligne jusqu’à son terminus. Là, j’emprunte un immense ascenseur qui me conduit bien haut sur la colline. Nagasaki est en effet une ville portuaire située dans une cuvette entourée de hauteurs. Le panorama est magnifique et je peux voir au loin, gardant toujours dans un coin de ma tête la destruction par la bombe atomique.

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Je prends le chemin qui se présente à moi, descends des escaliers, me retrouve à visiter une vieille maison coloniale, puis un cimetière, rencontrant au passage des chats pas farouches du tout se dorant au soleil. Un de ceux-ci, un roux, a quasi foncé sur moi en quête de caresses.

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La mécréante que je suis décide de ne pas payer pour visiter la cathédrale d’Oura, ce qui ne m’empêche pas de la prendre en photo dans le plus pur contre-jour. A vrai dire, ce n’est pas une question de religion: je n’étais juste pas intéressée par son contenu.

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Je me dirige plutôt vers les Glover Gardens qui possèdent un petit côté « Bokrijk » (reconstitution du passé). En effet, plusieurs maisons anciennes ayant appartenu à des notables européens ont été déménagées et reconstruites là, dans un grand jardin en terrasses qui prend un peu la forme d’un parc d’attractions. Il y a de la musique partout, en général des airs de flûte irlandaise ou des chansons, mais si on fait abstraction de ça (et du monde), c’est tout simplement superbe et je ne regrette absolument pas de les avoir visités. Je me rends compte que j’aime déjà la ville et que mon séjour y sera trop court.

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Je visite les diverses maisons, me surprend à rêver à la vie des colons, m’imagine en crinoline et chapeau. Un des édifices a un petit côté Autant en emporte le vent, d’autres ressemblent plus à des cottages anglais. Les vues sur le port se multiplient. Le jardin est fleuri, et même un sakura est déjà en fleur.

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Je me dirige ensuite vers le Dutch Slope, une des nombreuses ruelles en pente de la ville, où se trouvent trois demeures anciennes abritant un petit musée de la photographie qui regorge de vieilles images de la ville.

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Je vois d’en haut un temple confucéen que je contourne par la suite mais j’ai faim. Heureusement, il y a un 7-11 pas trop loin et je m’installe dans un parc pour manger mon egg sandwich. Rassasiée, je repars vers le Dutch Slope mais du côté opposé, admirant au passage d’autres maisons coloniales.

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Cela monte fort et j’avance plus qu’à mon aise. La signalisation de la ville est excellente et je consulte quasi pas ma google map. Elle me pousse à emprunter une ruelle piétonne, avec des escaliers, qui me mène à Chinatown. Je me revois à Blankenese près de Hambourg – c’était le même type d’ambiance et de météo, à des milliers de kilomètres de distance. Je me retrouve au milieu de la vie quotidienne des locaux. Certains décorent leurs maison d’un pot de fleur, d’autre de menus objets.

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Chinatown est de taille réduite et je ne m’y attarde que peu, rassemblant ma dernière énergie pour monter au temple de Sofuku-ji. La lumière de la fin de l’après-midi est belle sur le sanctuaire, rendant le rouge des bâtiments encore plus chaud.

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Je suis près du terminus du tram 4 qui me ramène à mon hôtel où je prends possession de ma chambre. A la première impression, je suis un peu déçue: tout est beige et fonctionnel, rien de plus. Mais tout est propre et je me dis que cette chambre est très bien en fin de compte, que je ne peux pas gagner à tous les coups au niveau de l’originalité, surtout avec les business hotels du Japon.

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Comme dans les autres villes, j’explore le centre commercial local pour mon repas du soir, et un peu par dépit mais aussi par envie de changement et besoin de nourriture connue, je choisis un restaurant italien où je mange un spaghetti carbonara « Kamakura style » (je n’ai pas compris le lien avec Kamakura). Ce repas me réconforte et me fait du bien à ce moment du voyage où je peine un peu avec certaines répétitions, comme le frit au petit déjeuner. Je fais encore quelques emplettes au supermarché (biscuits, bière, eau) et j’y trouve une petite bouteille de Midori, la liqueur verte au melon.

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Statistiques du jour: 16 191 pas – 12,2km – 25 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Japon: Fukuoka – Dazaifu – Fukuoka

Samedi 10 novembre 2018

Ce matin, le soleil brille et mon humeur est tout de suite meilleure. J’ai comme projet d’aller à Dazaifu, sur les bons conseils de Béné no Fukuoka (une excellente source d’informations sur Fukuoka et sur le Kyushu), mais à la gare, je me demande si je suis dans le bon train, celui qui va vers Huis Ten Bosch. A vrai dire, je m’inquiète pour rien: il me faut juste descendre au premier arrêt, à Futsukaichi, puis marcher une dizaine de minutes pour atteindre l’autre gare de Nishitetsufutsukaichi où je reprends un autre petit train, très local. Cette escale à pied n’était pas dérangeante mais je tenterai un autre parcours pour le retour.

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Le petit village de Dazaifu est très connu pour le sanctuaire Tenman-gu en l’honneur du poète Tenjin et les croyants y vont pour obtenir le succès dans les études. Le souci, c’est que du coup, c’est blindé de monde dès la sortie de la gare et dans la rue commerçante menant au sanctuaire. Le Starbucks local a une architecture assez étrange mais tout à fait à mon goût et un peu plus loin se trouve l’inévitable magasin Ghibli dans lequel je m’arrête et me fais bousculer par les touristes chinois / coréens / taïwanais (je ne reconnais pas les langues entre elles). J’y trouve cependant un adorable petit kodama en peluche, tenant une brindille (peu de magasins Ghibli en vendent encore). Il deviendra mon doudou dans les moments plus difficiles, me ramenant immédiatement à Yakushima et aux esprits protecteurs de la forêt.

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Je suis la foule bruyante sur le joli pont rouge qui mène au sanctuaire et je fais un tour rapide de celui-ci, évitant les perches à selfies et fuyant très vite vers des lieux plus calmes. Avec le touriste asiatique voyageant souvent en meute et allant uniquement visiter les sites à trois étoiles, ce n’est pas très difficile de trouver des endroits plus sereins.

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Je ne sais pas quel homme politique un peu mégalomaniaque a eu l’idée de faire construire le Musée National du Kyushu à Dazaifu. Il n’a pas lésiné sur les moyens et même l’arrivée jusqu’au bâtiment est assez spectaculaire. Il faut d’abord monter plusieurs escalators puis en prendre un autre, horizontal, dans un long couloir où les lumières changent de couleurs. Le bâtiment en lui-même est imposant et sa taille me fait soupçonner que la visite nécessite quelques heures. Il fait trop beau pour s’enfermer et je fais demi-tour.

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Je rejoins la foule puis la quitte à nouveau près du petit temple de Komyozen-ji qui abrite un jardin sec. Le prix d’entrée me semble fort cher par rapport à la superficie de l’ensemble et à nouveau, je fais demi-tour, reprenant la rue commerçante vers la gare. Je ne rentre pas tout de suite à Fukuoka – j’ai en effet noté un autre lieu à visiter de l’autre côté du village et cela n’a pas l’air trop loin.

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Le chemin me mène d’abord au travers de l’immense parking d’où partent les meutes de touristes puis longe une rivière, m’éloignant progressivement de l’animation. Je me retrouve dans un quartier résidentiel; maisons et jardins potagers se partagent l’espace, avec aussi l’un ou l’autre autel shinto.

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Et puis, tout à fait par hasard, je tombe sur un immense champ de cosmos que je traverse pour rejoindre le temple de Kanzeon-ji et celui de Kaidan-in qui se trouve juste derrière. Il y a juste deux ou trois personnes esseulées, des locaux essentiellement. C’est extrêmement serein et agréable.

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J’avais pris mon pique-nique et m’installe sur la plate-forme en bois divisant le champ de cosmos. Je profite pleinement de cet instant, du calme, de la chaleur du soleil d’automne, de ma chance d’avoir trouvé ce champ tout rose par hasard, de mon bonheur d’être à nouveau au Japon, de la nostalgie de Yakushima… En reprenant ma route, je dis bonjour en japonais à un couple que je croise et la dame est toute étonnée que je parle japonais (j’ai juste compris nihon, j’en ai déduit que c’est ça qu’elle disait); je lui réponds par un geste, un tout petit peu donc. Je me rends compte, suite à d’autres échanges, que même ne connaître que cinq mots de japonais est déjà très bien vu.

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Je retourne à Fukuoka et descends à la gare de Tenjin. Je n’ai pas vraiment de plan défini mais je me dis que c’est dommage de ne pas avoir vu le centre commercial de Canal City alors que je suis passée à côté hier. Le bâtiment est coloré et de taille démesurée, avec un show de fontaines qui commencent juste au moment où j’arrive. C’est kitsch à mourir mais ça m’amuse.

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Je me promène un peu dans magasins, trouvant quelques cadeaux, un autre magasin Ghibli avec un Totoro géant et un Moomin Café. Je regarde la carte mais à vrai dire, je ne suis tentée par rien.

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Je visite ensuite le temple de Kushida-jinja, situé au cœur de la ville, puis je passe devant le Hakata Machiya Furusato-kan, des maisons traditionnelles où on peut apprendre certaines techniques d’artisanat mais je ne m’y attarde pas.

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Je termine ma journée par le temple de Tocho-ji et sa grande pagode orange. Fukuoka m’a donné une bien meilleure impression aujourd’hui mais il faut bien dire que j’étais de meilleure humeur à cause du beau temps.

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Je retourne à l’hôtel pour profiter de l’onsen où je barbote un moment dans l’eau chaude. Je sais que je les regrette déjà et il n’y en a pas dans les hôtels suivants de mon parcours, à part lors de ma dernière escale à Tokyo. Après cette pause bien méritée, je vais dans le centre commercial de la gare pour me trouver à manger. Beaucoup de restaurants sont bondés et je sélectionne finalement un endroit qui sert des chirashi. J’y commande un plateau de sashimis accompagné de riz et de petits plats, dont une délicieuse sauce piquante aux agrumes.

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De retour à l’hôtel, je prépare mes deux valises, la grande partira pour Tokyo demain tandis que la petite m’accompagnera pour les deux étapes suivantes.

Statistiques du jour: 20 642 pas – 15,4 km

D’autres photos de Daizafu – d’autres photos de Fukuoka.

Japon: Yakushima – Fukuoka

Jeudi 8 novembre 2018

Je me réveille tôt mais je prends mon temps, le jetfoil ne part qu’à 10h45. Je vais déjeuner puis écris un peu dans ma chambre. Comme il fait toujours aussi beau, je vais prendre l’air et arrive au terminal bien à l’avance. Je me trompe d’abord de salle d’attente; il fallait aller à celle d’en face. J’y fais enfin connaissance avec l’autre Européenne – Allemande en fait – qui logeait à l’hôtel.

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Le Toppy 7 arrive à l’heure et fait débarquer ses passagers puis c’est le moment pour moi d’embarquer. Ce jetfoil semble avoir vécu bien plus que le Rocket du trajet aller. J’ai l’impression que la mer est vaguement (c’est le cas de le dire) plus agitée mais cela ne pose toujours aucun problème. C’est juste que le temps me semble long, même avec un roman.

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A Kagoshima, j’ai 1h15 pour arriver à la gare qui se trouve de l’autre côté de la ville. Je marche d’abord un moment, une vingtaine de minutes, jusqu’à l’arrêt du tram le plus proche, puis monte dans celui-ci qui m’emmène à la gare en une dizaine de minutes. Je n’ai pas envie d’un bento et m’achète donc un petit sandwich, accompagné d’une eau parfumée à la pêche. Dans la salle d’attente, je retrouve l’Allemande et nous parlons un moment. C’est son dernier jour et elle prend l’avion ce soir à Nagoya; c’est donc un long trajet de train qui l’attend.

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Je regrette déjà l’ambiance de Yakushima et cette nostalgie me poursuivra un certain temps. J’ai tout le temps d’y repenser pendant le trajet en shinkansen qui me mène à la gare d’Hakata, qui est la ville jumelle de Fukuoka. Les deux parties forment un ensemble urbain séparés par un fleuve et les noms sont souvent mélangés.

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Quand j’arrive à destination et que je sors de la gare, je me perds un peu et vais d’abord dans la mauvaise direction, jusqu’à ce que je voie mon hôtel au loin. Je dois rebrousser chemin et trouver la bonne passerelle piétonnière pour y arriver. L’hôtel Nishitestsu Croom est un grand bâtiment moderne, avec un lobby très joliment décoré, qui donne envie d’y rester traîner. Ma chambre est également très agréable. Je retrouve ma grande valise envoyée là depuis Kagoshima, ce qui me permettra d’à nouveau changer mes affaires selon mes besoins.

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L’après-midi touche à sa fin mais j’ai encore le temps de faire une promenade aux alentours de l’hôtel pour visiter quelques temples proches. Je n’ai pas de chance avec le premier, le Sotenji, qui est fermé pour un événement privé. Je continue ma route, flânant dans les petites rues, et je me retrouve au Shokufuji et au Tochoji où je me fais attaquer par les moustiques. L’atmosphère est un peu irréelle, il n’y a quasi personne et la lumière diminue. Je croise juste un homme assis sur les marches du temple, caressant des chats.

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Je rejoins très vite les grandes artères animées et pars explorer le centre commercial autour de la gare. J’y trouve les produits de beauté qu’on m’a demandé de ramener et puis, après une longue hésitation et de nombreux allers-retours, je choisis un restaurant à sushis où je mange à mon aise. C’est bon et je suis repue. Fatiguée aussi, parce que même si je suis longtemps restée assise pendant mes trajets, j’ai beaucoup marché à Fukuoka, plus de 10 kilomètres.

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Statistiques du jour: 13982 pas – 10,3 km

Japon: Tokyo

Lundi 29 octobre 2018

Ma nuit est un peu troublée – les effets du décalage horaire probablement. Je m’endors puis me réveille avec des maux de tête puis je me rendors comme une masse. J’ai du mal à émerger quand le réveil sonne à 8h30. Je vais d’abord petit-déjeuner: c’est assez varié à cet hôtel et je goûte du salé et du sucré, du japonais et de l’occidental. En me préparant, je me rends compte que mon appareil photo est complètement déréglé. Je n’ai évidemment pas pris le mode d’emploi avec moi et je peste. Il me faut bien 15 minutes pour trouver le problème. Je pars finalement vers 10h30, retrouvant très facilement mes repères à Ueno. Il fait déjà chaud, plus de 20°, et même mon gilet est de trop.

Je prends la ligne Yamanote pour Shinjuku. Le trajet est fortement troublé par un homme bizarre, très probablement sans-abri, qui souffle très fort et semble surtout souffrir beaucoup de ses pieds gonflés, purulents et bandés. Les Japonais s’écartent de lui et moi aussi je décide à un moment de sortir du wagon et d’attendre le train suivant. Shinjuku est un dédale mais je trouve quasi sans chercher le quai du train de la ligne Odakyu Odawara. C’est l’app Hyperdia qui m’a guidée dans la recherche du trajet le plus efficace et rapide et je conseille de l’installer (mais pas trop tôt sur un iPhone où elle est payante après trente jours d’utilisation – ce n’est pas le cas sur Android). Je descends quelques stations plus loin, à l’arrêt Gotokuji, du même nom que le temple que je vais visiter. Je profite du peu de monde à l’arrêt pour recharger ma carte de transports Suica à un distributeur. Je ne pense même pas avoir activé l’option « English », le fonctionnement est assez clair: insérer la carte, insérer des billets, appuyer sur le montant de recharge, reprendre la carte.

(Parenthèse pratique: la ligne Yamanote fait partie du groupe JR et est donc gratuite pour les détenteurs du JR Pass qu’il faut montrer au responsable de chaque station traversée. Passer par les portillons est impossible. Pour le métro ou les lignes de train privées, il existe plusieurs cartes, notamment Pasmo et Suica, qui se rechargent et qui sont utilisables dans un grand nombres de villes du Japon. J’avais acheté la mienne en 2015 et elle est valable cinq ans. Elle permet aussi de payer de petits achats, de l’entrée à certains temples à des repas comme des ramen.)

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Je suis donc bien arrivée dans le quartier de Setagaya qui est très calme et résidentiel, loin du Tokyo urbanisé des photos. Dès la gare, un panneau indique quelle direction prendre et google maps fait le reste. Par contre, la carte n’indique pas où est l’entrée et j’ai donc fait quasi le tour complet de l’enceinte. C’est beau, c’est serein, l’air sent la mousse et la nature. La ville me semble bien loin. Il y a quelques touristes locaux et étrangers mais l’endroit est encore fort préservé, sans doute parce qu’il est assez éloigné de toute autre attraction.

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Il y a plusieurs bâtiments, temples et pagodes et je découvre bien vite où sont cachés les chats. Car le Gotokuji est célèbre pour ses statuettes. La légende raconte qu’au 17e siècle, un daimyo, un chef local, s’est retrouvé dans un orage violent et qu’un chat l’a invité à se protéger dans ce temple. Depuis, de nombreux Maneki Neko sont rassemblés là, censés apporter le bonheur. C’est un bonheur de les photographier sous toutes le coutures – ils sont vraiment photogéniques !

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Je me promène encore un moment dans l’enceinte du temple, profitant pleinement de ce retour au Japon et de cette première journée qui commence décidément très bien. Ma destination suivante me semble tout à fait accessible à pied et je me promène au son du chant des oiseaux dans les petites rues du quartier résidentiel, admirant comment même sur de toutes petites parcelles, les Japonais arrivent à créer de petits espaces verts, avec juste un arbre ou quelques plantes en pot.

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Le chemin devient moins intéressant après un moment et je me trompe un peu, allongeant mon parcours mais je trouve en fin de compte la jolie boulangerie et restaurant Tolo (lien 1lien 2, je n’ai pas compris pourquoi le nom est différent – google map). On m’installe sur la seule table du balcon à l’étage et je profite du calme, sous un grand arbre. La carte est plutôt italienne, avec des plats de pâtes, mais ce n’est pas pour cela que je suis venue. Comme j’ai faim, je commande cependant un spaghetti bolognaise aux légumes racine de saison et un thé glacé. La sauce est très bonne mais je ne comprends pas trop l’ajout de fromage frais en cubes.

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Et puis c’est le moment du dessert: l’endroit est connu pour ses choux à la crème en forme de Totoro et il était évident je devais en manger un. Je prends le plus simple, à la crème vanille. Après l’avoir photographié sous toutes les coutures, je lui assène un coup de fourchette, le tranchant en deux. C’est tout simplement délicieux (et je suis extrêmement difficile en pâtisserie).

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Je suis repue quand je pars de là. Je reprends le train de la ligne Odakyu Odawara à la gare de Setagaya Daita et retourne à Shinjuku. Il y a trois ans, je n’avais pas vraiment visité le quartier, et certainement pas la partie ouest avec les grands buildings. En sortant de l’immense gare, je repère assez vite un magasin Bic Camera qui me permet d’acheter un accessoire fort utile pour le Japon: un chargeur avec deux USB à prise locale. Je pourrai ainsi recharger plus facilement et en même temps iPhone, IPad, liseuse ou appareil photo, sans devoir sortir à chaque fois l’adaptateur.

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Je suis plus ou moins le trajet que j’avais tracé dans ma google map, recopié depuis le livre Tokyo: 29 walks. Je me laisse aussi surtout guider par mes envies, admirant les grands buildings et le soleil qui apparaît parfois entre ceux-ci. Mon but est le Metropolitan Building qui possède un observatoire gratuit offrant un panorama sur la ville. J’hésite: la file est longue et puis je me décide. Je regrette juste de devoir supporter la conversation des gens juste après moi – j’aurais préféré qu’ils parlent autre chose que le français (mais ça va, j’ai vécu bien pire).

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Le panorama est beau mais le Mont Fuji est dans la brume. Je cherche le joli cachet de l’endroit pour décorer mon carnet (énormément de lieux au Japon en possèdent, mais j’oublierai souvent de le chercher) puis je redescends assez vite: j’ai encore un but alors que le soleil baisse déjà fort.

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Je tente donc d’aller de l’autre côté de la gare de Shinjuku mais je me perds un peu, j’ai dévié un peu trop sur le côté, trop au sud, mais peu importe, la vue est plutôt intéressante et je vois les trains passer. Je croise plusieurs fois le même touriste, habillé avec un t-shirt ligné et un béret. A la troisième fois nous nous sourions avec pas mal de timidité et nous en restons là. Je trouve finalement le magasin que je cherchais, Fewmany, où j’achète une pieuvre Ugly Doll.

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Je me perds à nouveau en cherchant une entrée à la gare de Shinjuku. Cette fois-ci, je suis trop au nord mais le soleil se couche et les néons s’allument, donnant une ambiance particulière au quartier.

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Je traverse un pont sous les voies où dorment des sans-abris puis retourne sur mes pas et emprunte finalement le premier escalier qui descend, espérant trouver plus facilement mon chemin sous-terre. C’est le cas et je reprends la ligne Yamanote vers Ueno. A la gare, je réserve le shinkansen pour Okayama et passe au supermarché pour acheter quelque  chose de léger à grignoter (j’ai tellement bien mangé ce midi que je n’ai plus très faim). Je passe ma soirée à l’hôtel, préparant ma soirée du lendemain.

Statistiques du jour: 20 708 pas ou 15,8 km

(Il y a quelques photos de plus sur flickr mais je n’arrive pas à mettre de lien précis pour celles de cette journée – bref, c’est un lien vers l’album complet et donc un avant-goût de la suite)

 

 

Inde – Rajasthan: Udaipur

Ce matin, je décide de déjeuner léger parce que je ne suis pas encore très sûre de ma digestion. Mais ça a l’air d’aller mieux qu’hier.

Nous prenons le minibus pour rejoindre le centre d’Udaipur et commencer la visite du City Palace, l’immense palais du maharadjah local qui surplombe le lac Pichola. C’est en fait un complexe de plusieurs palais accolés et construits à des dates différentes, dans une fusion de styles rajput et moghol. Quand le guide nous propose de faire la visite résumée, nous acquiesçons – nous avons clairement eu notre dose de palais lors des semaines précédentes. Cela n’empêche pas d’admirer la richesse de l’architecture et des décorations multiples, allant d’une pièce à l’autre, suivant un vrai dédale de couloirs et d’escaliers pour y accéder. Il y a même une galerie avec des sculptures anciennes, des instruments de musique et divers objets usuels. La cour centrale est en pleine préparation pour un mariage.

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Juste à la sortie du palais se trouve le temple Jagdish, dédié à Vishnou. Des fidèles interprètent en choeur des chants dévotionnels, accompagnés d’un tambour. Juste après cette visite, nous  nous arrêtons chez un bijoutier mais tout est bien trop classique pour moi.

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Nous reprenons le minibus pour une dernière visite, celle des jardins de Sahelion-ki-Bari, envahis par les touristes locaux mais non moins intéressants. Ils sont séparés en divers parties, chacune avec une ambiance particulière, mais tous rafraîchis par des fontaines. Celui qui est circulaire et entouré de plantes tropicales me plaît tout particulièrement.

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Jilian retourne à l’hôtel avec le minibus et je prends un tuk-tuk avec les autres membres du groupe. C’est un peu serré pour quatre personnes à l’arrière tandis que Tej  s’est installé à côté du chauffeur, l’enlaçant presque, mais les trajets ne sont jamais bien longs. Nous retournons au même restaurant qu’hier soir et cette fois-ci, j’en profite pleinement. Je me régale des grillades et de la vue sur le lac. Poulet tikka et mouton sont complétés par un curry de pommes de terre et oignons de printemps et des épinards à l’ail, ainsi que les habituels naans.

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Nous reprenons un tuk-tuk pour visiter un immense magasin d’artisanat local mais malgré le choix, rien ne me tente, puis nous rentrons à l’hôtel. Nous avons une discussion un peu pénible sur les pourboires – personne ne tombe d’accord sur un montant commun par personne et nous décidons finalement de chacun donner une enveloppe – ce que je trouve particulièrement déplaisant, mais c’est comme ça.

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Nous prenons un dernier gin tonic ensemble puis prenons le repas au restaurant de l’hôtel. Jane est fort distraite, tentant désespérément de choisir sa place dans l’avion et ce n’est pas le moment le plus joyeux du voyage. Tout le monde est déjà ailleurs en fait. Vient ensuite l’heure de faire les adieux à Jilian, Jane, Bob et Tej qui partent très tôt demain matin et c’est toujours un peu triste.

Plus de photos sur flickr.