Laos: Vientiane – Savannakhet

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C’est à nouveau une journée qui sera occupée par un vol. L’aéroport de Vientiane est toujours si peu fréquenté et cette fois-ci, nous prenons un avion encore plus petit. Le temps est couvert et le vol a du retard: le pilote attend en effet que les nuages se dissipent parce qu’il vole à vue, en suivant le Mékong vers le sud. Nous recevons une fois de plus du Fanta aux colorants clairement interdits en Europe, et nos co-passagers, des Anglais, ouvrent leur parapluie en plein vol pour éviter de se faire mouiller par la condensation. Ce qui provoque évidemment de nombreux fou rires.

Savannakhet est une petite ville aux nombreux bâtiments coloniaux, très paisible, située au bord du Mékong. De l’autre côté, c’est la Thaïlande.

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Nous nous promenons dans les environs de la ville et visitons le stupa That Ing Hang, édifié au 16e siècle et couvert de fines sculptures. Nous passons aussi par Heuan Hin qui est un temple Cham construit au 6e et 7e siècles. Il ne reste plus qu’un amas de pierres tenant péniblement debout mais cela me donne une première idée de ce type d’architecture.

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Le soir, je profite longtemps de la terrasse, m’imbibant du calme de la ville. Au loin, les lumières de la Thaïlande brillent de milles feux, en contraste total avec la rive laotienne.

Laos: Luang Prabang – Vientiane

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Nous prenons l’avion jusque Vientiane, la route est en effet pas encore entièrement sûre et il vaut mieux passer par les airs. L’avion est à nouveau tout petit, à hélices.

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L’après-midi, nous visitons différents temples, le Vat Si Saket, Haw Pha Kaew et Pha That Luang, tout en dorures, et nous nous promenons dans la ville.

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Le soir, nous assistons à un spectacle de danses traditionnelles auxquelles nous sommes invités à participer.

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Laos: Vientiane – Phonsavan

Le matin, nous nous levons tôt pour visiter Vientiane: nous nous promenons sur l’artère principale qui a l’air abandonnée. D’ailleurs des poules la traversent sans aucun danger de se faire écraser. Il n’y a tout simplement presque pas de circulation ! Nous montons au sommet du Patuxai, l’espèce d’arc de triomphe qui domine la grande avenue, ce qui permet d’avoir une belle vue sur la ville.

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Nous visitons ensuite le Vat Si Muang, un temple bouddhiste construit en 1563 dans un style proche de celui de la Thaïlande ou du Cambodge, avec plein de dorures. Au détour d’une allée, le linge des moines sèche.

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Vers 11 heures, nous rejoignons l’aéroport pour le vol intérieur vers Phonsavan, près de la Plaine des Jarres. Les contrôles sont quasi inexistants, le détecteur à métaux n’est même pas branché. Je commence à craindre le pire quand je vois sur la piste un hélicoptère de transport chinois mais c’est finalement vers un avion de Lao Aviation que nous sommes conduits. D’accord, c’est un tout vieil avion chinois à hélices mais l’hélicoptère ne m’inspirait vraiment pas confiance. (En fait, il ne devait pas être si vieux: mes recherches m’ont dirigé vers le Harbin Y-12 dont la production avait commencé en 1985). Une hôtesse nous sert un genre de Fanta orange plein de colorants.

Le vol se termine par un spectacle étonnant: le sol est criblé de cratères créés par les trop nombreuses bombes américaines lâchées là lors de la 2e guerre d’Indochine (ou guerre du Vietnam), créant un paysage lunaire. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je conseille le documentaire The most secret place on earth. The CIA’s covert war in Laos.

Nous rejoignons d’abord notre hôtel (l’auberge Phouphadeng ?), perché sur une colline, tout en bois sur le modèle d’un chalet suisse, ou presque. L’endroit est vraiment agréable même si apparemment aujourd’hui, il aurait grandement besoin de rénovations. Nous partons ensuite pour la visite de la Plaine des Jarres, un endroit assez surréel où se trouvent disséminées plein de jarres immenses en pierre, dont le poids peut atteindre 6 tonnes. Les historiens et archéologues n’ont pas encore trouvé d’explication définitive à leur présence même si les dernières recherches tendent vers l’utilisation comme tombeau. Le temps est couvert mais cela fait mieux ressortir l’ambiance bizarre.

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Nous nous promenons ensuite dans le village et au marché et je passe à la poste pour changer de l’argent. Naïve comme je suis, je sors de suite un gros billet, 100$, et vois l’air effaré de l’employée. Je sors mon mini porte-monnaie acheté au Guatemala mais très vite les liasses de kip s’accumulent sur le comptoir: le plus grand billet était de 1000 kip mais ne valait quasi rien. J’étais multi-millionnaire ce jour-là ! Bref, j’ai pris mes dizaines de liasses et je les ai jetées dans mon sac à dos.

Laos: Bangkok – Udon Thani – Vientiane

Nous arrivons tôt le matin à Bangkok et passons rapidement l’immigration. En sortant du terminal, mes compagnons de voyage m’initient à la chaleur et l’humidité de l’Asie du Sud-Est. C’était un peu un choc sur le moment, après plusieurs heures passées dans l’air conditionné mais c’est une sensation qui me fait toujours plaisir aujourd’hui ! Nous parcourons la longue distance entre le terminal des vols internationaux et celui des vols intérieurs dans l’ancien aéroport de Don Muang. Une fois arrivés à la bonne porte pour notre départ pour Udon Thani, je me couche par terre et tente de dormir mais je suis frigorifiée par la climatisation bien trop forte.

Udon Thani est une petite ville située à 90km de Vientiane. Un minibus nous y attend et nous dépose au poste frontière. Nous attendons longtemps… longtemps… pour obtenir nos visas (moins chers quand on entre par la route qu’en avion).

Nous arrivons finalement en fin d’après-midi à Vientiane, la capitale. Nous logeons dans un hôtel qui a une histoire, l’Asian Pavillon. Il se nommait auparavant le Constellation et était un endroit largement fréquenté à l’époque par les correspondants de guerre français de la guerre d’Indochine. La façade est plutôt moche et je ne me souviens plus trop de l’intérieur.

Nous sortons pour une ballade vers l’arc de triomphe situé au milieu de l’artère principale de la ville, puis le grand temple un peu plus loin. Nous nous retrouvons finalement au milieu d’une fête avec de nombreuses attractions. Soit je n’avais pas pris mon appareil photo avec moi, soit, et c’est plus probable, j’ai été trop timide pour le dégainer le premier jour. La nuit tombe vite et je ne me sens pas tout à fait à l’aise, mais ce n’est qu’une impression. Le Laos est (était ?) un pays extrêmement sûr. C’est sans doute parce que la ville est morte et peu éclairée dès 19 heures. En tous cas, après cette longue journée, une bonne nuit de sommeil fait du bien.