Sri Lanka: post-scriptum

Autant le dire tout de suite: j’ai été un peu déçue de ce voyage. Mais je considère ça tout à fait normal après les deux magnifiques périples que j’ai fait auparavant. Comment comparer le Sri Lanka à la Birmanie ou au Japon ? Le Sri Lanka est moins riche culturellement, il y a moins de temples et de bâtiments anciens comme je les aime mais le pays est malgré tout très beau. Je ne déconseillerais pas de visiter l’île, elle a beaucoup de charme et les paysages sont très variés.

Ma déception est également liée au  circuit: au moment de choisir, j’ai été limitée par divers facteurs. Certains voyages organisés étaient trop courts – 8 ou 9 jours seulement, d’autres ne partaient pas à des dates qui me convenaient, d’autres encore ont échappé à mon radar. J’aurais aimé visiter les deux anciennes capitales mais ce n’était pas au programme. Par contre, j’ai eu quelques surprises: la marche dans les Horton Plains était un des grands moments du voyage, de même que la vue de léopards au Yala National Park. Mais le circuit comprenait trop de moments vides, de moments de repos. Ce qui ne m’a pas empêché d’en profiter – je n’ai jamais lu autant de livres en un voyage – mais c’est un peu dommage quand on part si loin. Le côté très organisé ne m’a pas dérangée mais j’aurais préféré des hôtels un peu plus centraux, des hôtels qui n’obligent pas de prendre ses repas sur place parce qu’il n’y a aucune autre solution. A part ça, la compagnie était agréable, des gens discrets et intéressants, ne posant aucun problème, n’étant jamais en retard – même Roshan n’était pas habitué à ça, vu qu’il y a toujours une personne ennuyante par groupe (mon papa qui a été guide de voyage le confirme).

En fin de compte, j’ai passé deux bonnes semaines, j’ai profité de chaque moment mais j’attendais plus de ce voyage. Malgré tout, je ne le regrette pas, parce que je sais que chaque voyage ne peut pas être dans le top 3.

En photos, ce que j’ai ramené:

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Sri Lanka: Colombo – Dubaï – Bruxelles

(article sans photos parce que je ne suis pas une bonne blogueuse)

Je m’installe dans le taxi, une petite voiture de marque Tata, ces véhicules en plastique de fabrication indienne. Le chauffeur a mis trop d’after-shave qui se mélange au désodorisant de type sapin magique. Je ne peux pas dire que j’apprécie. Je me rends rapidement compte qu’il roule n’importe comment, accélérant et freinant constamment, roulant bien trop vite à certains endroits et changeant de bande tout le temps. Il me demande s’il peut prendre l’autoroute. J’acquiesce, me disant que cela raccourcira le trajet. Il y roule à cheval sur deux bandes, ou très près du parapet central. J’ai le cœur serré et un début de nausée à cause des odeurs. Nous arrivons à bon port et je suis soulagée.

C’est la foule devant l’aéroport. Il faut faire passer les bagages dans un détecteur à métaux dès l’entrée – l’aéroport a en partie été détruit lors d’une attaque à la bombe en 2007. Je change mes dernières roupies en euros puis je me rends compte que je dois à nouveau attendre parce que mon vol n’est pas encore annoncé. J’entame le quatrième récit d’Aki Shimazaki. De nouveaux contrôles aux rayons X, puis une nouvelle file pour déposer mon bagage. Et encore, j’ai de la chance: la mienne est plus courte parce que je me suis déjà enregistrée et j’ai choisi mes places dans les deux avions. Je me promène un peu dans la zone tax-free mais elle n’est pas très intéressante. Il est déjà une heure du matin et je commence à fatiguer mais je suis incapable de dormir tant que je ne suis pas dans l’avion. De nombreux pèlerins musulmans rejoignent la porte d’embarquement, mais ils bifurquent vers l’autre avion qui se trouve à côté. Tout est fort mal organisé lors de l’embarquement et l’avion prend du retard.

Il fait glacial mais j’arrive à obtenir une couverture. Peu avant l’heure d’atterrissage prévue, le commandant de bord nous signale qu’il y aura du retard d’une heure au moins: il y a du brouillard à Dubaï et il est impossible d’atterrir. Je panique – je n’ai que deux heures avant mon prochain avion pour Bruxelles. J’appelle l’hôtesse pour lui poser la question et elle me dit que je raterai sans doute ma correspondance mais elle part quand même s’informer. Elle revient, me rassurant: tous les avions ont du retard, y compris ceux qui doivent décoller.

Etait-ce une prémonition ? En choisissant ma place dans l’avion, j’avais sélectionné un siège très à l’avant, ce qui me permet de sortir très rapidement pour tenter de trouver des nouvelles au plus vite sur ma correspondance. Le premier panneau n’est pas très loin et me rassure: « Brussels – delayed +1hr ». Je me calme enfin – j’ai toujours les deux heures  devant moi et je ne dois pas changer de terminal, chose qui m’inquiétait très fort aussi sachant qu’il faut une demi-heure de trajet entre chaque terminal. Je fais un tour du tax-free shop et achète une bouteille de rhum jamaïcain que je ne connais pas, puis me dirige vers ma porte d’embarquement. Il est environ 7h30 du matin et je n’ai pas encore beaucoup dormi.

On pourrait croire qu’un grand aéroport international comme Dubaï est un modèle d’efficacité. Loin de là. La suite de l’histoire tient plus du burlesque qu’autre chose. La porte d’embarquement est ouverte, je m’y installe. Un appel nous demande de la quitter, tout le monde se lève et va s’installer ailleurs, par terre souvent vu qu’il n’y a pas de fauteuils. Une fois vide, nous pouvons y retourner, après qu’on ait contrôlé nos tickets. Pour aller aux toilettes, il faut sortir de la zone et donc se désembarquer informatiquement, puis se ré-embarquer. Un appel nous annonce qu’il y a du retard, plus que celui prévu initialement: il n’y a pas assez de portes d’embarquement (« gate congestion »). Un peu plus tard, un appel demande à l’economy class de se lever et de suivre l’hôtesse – avant la business et la première classe. Nous descendons et un premier groupe de passagers prend un bus pour aller à l’avion. Et puis la porte se ferme et nous attendons. Et nous attendons. Au moins une demi-heure. L’hôtesse ne sait pas quoi faire, va voir au loin si un bus arrive, mais ne fait pas plus. Quand elle se décide enfin à quitter un poste qu’elle n’est pas censée quitter pour des raisons de sécurité, elle doit remonter à contre-courant une foule de passagers mécontents. A mi-chemin, on lui crie qu’un bus est là.

Je monte dans celui-ci, avec une cinquantaine d’autres passagers. Et puis commence le trajet vers l’avion. Nous ne voyons pas trop bien à travers les vitres recouvertes de publicités mais nous avons l’impression de faire de le tour de l’aéroport une première fois. Puis une seconde fois. Cela dure bien une demi-heure. Le chauffeur ne sait clairement pas où il doit aller. Il trouve enfin notre avion garé entre une multitude d’autres. Je m’installe à ma place, à côté d’une Chinoise vivant en Malaisie. Et puis nous attendons, encore et encore. Enfin, les derniers passagers sont à bord et nous pouvons nous préparer au décollage. L’avion n’est qu’à moitié plein et les hôtesses ne voient aucun problème aux changements de place. Je m’installe dans une rangée de trois près d’un hublot.

Le brouillard s’est levé et le soleil brille. L’avion décolle, proposant un superbe panorama de la ville de Dubaï, celle ville gigantesque et artificielle au milieu du désert. Il fait un cercle autour du Burj-Khalifa, la tour la plus haute du monde, puis part vers la mer. Je me dis que je n’ai plus besoin de visiter la ville, j’ai vu le plus beau. Le vol du retour est très calme, je m’installe sur les trois fauteuils et dors une partie du trajet. Nous arrivons finalement à Bruxelles avec une bonne heure de retard – le pilote ayant rattrapé une autre heure et demie en vol. Ainsi se termine ma plus longue journée du voyage (la prochaine fois, j’essaierai de mieux organiser ça – l’attente à Colombo était vraiment interminable).

 

Sri Lanka: Colombo

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Je dors mal, sans doute parce que je m’inquiète pour le retour et la journée qui m’attend, mon avion ne partant qu’au milieu de la nuit. Le petit-déjeuner est prévu pour un public non-occidental et j’ai du mal à trouver quelque chose qui me goûte. Le curry de grand matin, je ne m’y habitue pas ! La plupart des membres du groupe prennent l’avion pour Londres ce matin et le car les conduit à l’aéroport. Comme il passe par la partie historique de Colombo, je les accompagne, avec Paul, l’Australien qui ne part que dans quelques jours. Je m’imaginais cette partie coloniale de ville différemment, de taille plus réduite. D’immenses bâtiments coloniaux bordent de grandes avenues vides – c’est dimanche. Paul a décidé de faire à pied les 7,6 kilomètres (merci google maps pour cette précision) qui nous séparent de l’hôtel et je le suis.

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Après le centre colonial et moderne, nous longeons la mer, au niveau du Galle Face Green, l’endroit de promenade préféré des locaux, mais en matinée, c’est encore peu animé. Nous passons devant le grand hôtel colonial du même nom et puis, c’est toujours tout droit, via Galle Road.

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Et puis, cela devient de moins en moins intéressant: une grande avenue à plusieurs bandes, des buildings, des bâtiments plus petits sans style. Tout est fermé et il n’y a aucune animation mais beaucoup de circulation. Mon compagnon de promenade est un peu bizarre, il parle peu mais me pousse à continuer alors que je commence vraiment à fatiguer. Je prends des points de repère comme but de la marche, dans l’idée d’avancer. Cela aide un peu mais je désespère d’arriver à bon port. Après un long moment, des petits commerces apparaissent, de même qu’un temple hindou et je sens qu’on touche presque au but. Quand on arrive enfin, je m’affale dans mon lit, en sueur. Je prends une douche et prépare ma valise. Je tente de retrouver Sarah qui partait ce midi mais je la rate, dommage, car j’aurais bien aimé lui dire au revoir.

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Roshan s’est arrangé pour que je puisse garder la chambre jusque 15 heures mais après commence la longue attente. Je m’installe d’abord près de la piscine. Le lit de jardin est dur et il n’y a pas de coussin, le bruit de la rue est assez assourdissant, les corbeaux rajoutent une couche. Je termine mon roman et me lance dans la lecture des cinq courts récits d’Aki Shimazaki.

Au crépuscule, je rentre et m’installe dans les confortables canapés du lobby. Je vois arriver les invités à la fête de puberté d’une jeune fille srilankaise. Tous sont parés de leur plus beau costume ou sari et les couleurs sont chatoyantes. Je continue à lire, finis le premier, puis le deuxième récit. Pour me changer les idées, je vais manger au restaurant mais je me sens bien seule dans la grande salle. Je redescends et poursuis ma lecture. Le troisième est terminé. Au moment où je vais m’assurer à la réception que mon taxi est bien réservé, le chauffeur arrive. Il est 22h30 et je vais enfin quitter l’hôtel. (suite dans le prochain billet)

Sri Lanka: Ahangama – Galle – Colombo

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Comme toujours, le rythme est plutôt lent et nous partons vers 10 heures du matin pour la prochaine étape, Galle. Nous nous arrêtons en route dans un refuge pour tortues. On y soigne celles qui ont été blessées par les filets des pêcheurs et on y élève des bébés pour augmenter la population des différentes espèces qui sont menacées. En temps normal, seuls 3% survivent.

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A Galle, nous avons du temps libre pour nous promener. Ancienne forteresse construite par les Portugais au 16e siècle, puis développée par les Hollandais au 17e siècle, la partie ancienne de la ville de Galle est charmante. Ruelles étroites bordées de bâtiments blancs aux jolies cours intérieures, églises austères et remparts impressionnants rendent la visite très attrayante et agréable. Nous commençons la visite par les remparts et au fur et à mesure des intérêts de chacun, le groupe se sépare.

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Je me retrouve avec Ellen et nous visitons les maisons ouvertes et les églises. L’une possède des pierres tombales très anciennes, commémorant la mort des colons hollandais de la ville. Nous escaladons ensuite la forteresse. La vue est superbe, offrant un panorama à 360°: la mer d’abord, mais aussi la vieille ville vue d’en haut et au loin, la ville nouvelle. Il fait chaud en plein soleil mais la brise nous rafraîchit.

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Beaucoup de magasins de souvenirs ont envahi les vieilles bâtisses mais la plupart sont respectueux des traditions. J’achète diverses choses chez Barefoot: un livre de cuisine, un livre sur l’arrack, du thé, des cartes postales. Nous mangeons dans un joli café, sur une terrasse couverte et séparée de la rue par des palmiers en pot – une bonne manière d’espionner les gens qui passent sans être vus. Rien de spécial au menu mais bien un délicieux virgin mojito. Nous nous baladons encore un peu mais il est bientôt temps de rejoindre le car. Cette visite était des plus agréables et je serais bien restée dormir là pour une nuit.

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Nous empruntons la nouvelle autoroute pour rejoindre Colombo et nous arrivons à l’Hotel Sapphire vers 17h. Cet hôtel n’a rien de spécial, il s’agit d’un endroit de passage pour businessman locaux. Je rejoins le groupe dans le bar enfumé pour une bière puis nous prenons le repas dans le restaurant de l’hôtel. C’est le dernier soir et c’est toujours un peu triste, tout le monde se sépare bientôt. D’ailleurs, Suzanne est déjà partie, le petit ami d’Aneta aussi. Nous remercions de tout cœur Roshan d’avoir été un si bon guide, plein d’humour et connaissant très bien son pays, toujours prêt à répondre à toutes nos questions.

 

Sri Lanka: Ahangama

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Je passe une partie de la nuit à batailler avec un moustique malgré l’insecticide branché dans la prise et malgré l’airco que j’allume pour le faire fuir. Il n’y a pas à dire, ils m’adorent ! Je me lève donc assez tard (mais quand même avant la sonnerie du réveil). Je retrouve Nick, puis Sarah au petit-déjeuner. La journée est libre aujourd’hui et je compte bien en profiter pour faire une chose que j’adore: lire un roman allongée à l’ombre d’un palmier avec les vagues en bruit de fond. Mais d’abord, j’aimerais trouver une bouteille d’arrack, l’alcool local à base du jus des fleurs encore fermées du cocotier. Je pars avec Nick pour une ballade dans le petit village sous un soleil de plomb. Je trouve mon alcool, choisi un peu au hasard, et nous observons la vie locale, les étals de légumes et fruits, le train qui passe.

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De retour à l’hôtel, je passe par ma chambre pour me mettre en bikini (j’y trouve un Eddy en bonne compagnie) et je constate avec joie que Sarah m’a réservé un lit de plage à l’ombre, juste comme je préfère. Je lis un roman, puis commence un second et je m’endors pendant un moment. Je remarque aussi les allers-retours de Sarah et Mark, quelque peu décalés, mais en phase quand même. Il y a de la romance dans l’air !

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Vers 17h30, je vais admirer le coucher de soleil puis prendre une douche pour me laver de la crème solaire et des embruns. On est au bord de la mer, mais le restaurant n’a pas de crevettes géantes aujourd’hui. Je me rabats par dépit sur un plat de poulet cacciatore parce que je commence à en avoir assez du rice and curry.

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Roshan clôt la soirée en chantant quelques chansons, s’accompagnant à la guitare.

Sri Lanka: Kataragama – Ahangama

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Le départ se fait à l’aise ce matin pour une longue journée de car entrecoupée de quelques pauses. Nous roulons plus ou moins le long de la côte sud de l’île, d’abord dans la région de Hambota, une ville fantôme aux grandes autoroutes vides et infrastructures inutiles (un port, un aéroport, des grands buildings…) – le projet d’un ancien président originaire de la région. Ce projet était voué à la catastrophe: la région n’est peuplée que de paysans qui n’ont pas besoin d’un aéroport international. Cela fait toujours bizarre de se retrouver dans ce genre de paysage où tout est démesuré et vide en même temps.

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A un moment, nous quittons l’autoroute pour rejoindre une petite plantation de bananes où nous sommes accueillis par des agriculteurs. L’idée est de passer un moment à tester quelques jeux srilankais que Roshan nous explique. Il y a d’abord un jeu qui ressemble à la marelle où j’arrive finalement deuxième au classement. Rester à cloche-pied pendant tout un moment est bien plus fatiguant que quand j’avais 10 ans mais c’est surtout mon équilibre (et la concentration pour l’obtenir) qui me fait gagner des points. Un autre jeu demande aussi de l’équilibre: deux opposants s’installent sur une longue poutre, les pieds en l’air, et tentent de déstabiliser l’autre à coups de polochon. Dans un jeu style cricket, nous reprenons les équipes « England » et « Rest of the world » et c’est à nouveau cette dernière qui gagne. Enfin un dernier jeu demande de casser des pots placés en hauteur mais les yeux bandés. Pots contenant évidemment quelque chose, comme des feuilles mortes ou de l’eau.

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Nous recevons ensuite un snack, du manioc bouilli servi sur une feuille de bananier, agrémenté de noix de coco râpée et d’oignons aux piments. Nous retournons au car en tracteur, le genre de tracteur primitif qui fait beaucoup de bruit et qui n’avance finalement pas plus vite qu’à pied.

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La route nous mène à Tangalle où nous nous arrêtons dans une famille qui a survécu au tsunami de 2004 et dont la maison a été construite grâce à l’aide d’Exodus. L’agence a en effet monté un programme de soutien après la catastrophe et continue à proposer son aide pour divers projets, notamment dans un orphelinat, en apportant des jouets aux enfants. Dans la maison, mère et fille ont préparé une collection de plats de rice and curry: du poulet, du poisson, des pommes de terre, des haricots, du dhal, des légumes frais. Un repas fait maison qui était délicieux.

Nous reprenons ensuite la route pour Ahangama où nous logeons dans un hôtel le long de la mer, l’Insight Resort. Quand j’arrive dans ma chambre, des ouvriers sont en train de réparer l’air conditionné.

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Je suis si contente de revoir la mer et ça me fait du bien. Je fais une micro-promenade sur la plage, regardant de loin les pêcheurs locaux, installés sur des poteaux dans la mer. J’apprendrai par les autres membres du groupe qu’ils se font payer pour chaque photo prise et que les négociations sont rudes. Je préfère ne pas participer à ce petit jeu.

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Le soir venu, l’hôtel inaugure les décorations de Noël et nous recevons un cocktail à l’arrack tandis que le personnel fait plein de photos. Quelques gouttes de pluie tombent mais cela s’arrête bien vite et nous mangeons dehors (un poulet tikka massala pour moi – avec beaucoup trop de sauce). Un chanteur anime la soirée avec un succession d’earworms accompagnés au synthétiseur. J’abandonne très vite et vais dormir.

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Sri Lanka: Bandarawela – Yala National Park – Kataragama

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Aujourd’hui, nous redescendons jusqu’au niveau de la mer. La route est sinueuse et les précipices vertigineux. La plupart du temps, aucun parapet ne protège les véhicules d’une sortie de route mais heureusement, peu font de la vitesse. Et le chauffeur du car est excellent. Nous nous arrêtons à Ella pour un superbe point de vue vers la côte. On y voit aussi au loin le train que nous avons pris hier dans les montagne. Ainsi qu’une plante grimpante aux fleurs assez insolites, une aristolochia.

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Pause ensuite pour admirer une grande chute.

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Je m’endors dans le car et quand je me réveille, le paysage a complètement changé: les montagnes ont disparu et les rizières se succèdent, bordées de palmiers et bananiers. Nous arrivons à l’Hotel Mandara Rosen de Kataragama. Les chambres sont spacieuses, donnant l’idée de pavillons individuels et la salle de bain est moderne mais le tout a déjà un petit côté désuet (cela va évidemment très vite dans l’hôtellerie). Nous nous installons autour de la piscine et je commande un sandwich au poulet et une limonade mais je dois vite changer de place parce qu’il y a une nuée de mouches.

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A 14h45, nous partons pour un safari au Yala National Park. Des jeeps spéciales nous attendent pour nous y conduire. Je me retrouve dans celle des deux couples amateurs d’oiseaux et j’en suis bien contente, j’aurai droit à plein de commentaires ! De plus, Sarah me prête une paire de jumelles qui me seront d’une grande utilité. Le parc est une vaste étendue couverte de petits arbustes et d’herbe, parsemé de points d’eau. Une faune très variée y vit et nous avons l’occasion de voir des aigrettes, des hérons, des martins-pêcheurs, des tantales indiens (de la famille des cigognes), des paons, des pigeons verts, des aigles, des perruches mais aussi des singes, des lapins, des buffles qui profitent de l’eau, une famille d’éléphants… Je sens très vite les limites de mon appareil photo et le laisse souvent pour mieux profiter du paysage et des animaux qui m’entourent.

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Nous roulons depuis un moment déjà mais nous n’avons toujours pas vu l’animal phare du parc, le léopard. Après une courte pause, nous reprenons la route, alors que le crépuscule arrive. Et là, caché dans les arbres, deux léopards ! L’un d’eux nous observe, amusé ou ennuyé mais il se laisse facilement prendre en photo. Je fais quelques tentatives mais les limites de mon appareil se montrent bien vite. Tant pis, je préfère l’observer. Nous repartons, et un peu plus loin, une chance de plus: un léopard se prélasse dans l’herbe. Nous rentrons émerveillés et heureux de ces rencontres fortuites avec ces animaux sauvages.

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Le repas est à l’hôtel – qui est loin de tout, comme souvent. La salle du restaurant est immense et le buffet fort cher. Comme j’arrive tôt, je commande un plat de rice and curry aux crevettes mais il n’y en a pas. Ce sera au poulet et à la coriandre donc. Il est accompagné de curry de pommes de terre et de courges, de chutney à la mangue et de dhal. C’est évidemment bien trop copieux !

C’était une après-midi riche en émotions mais je me rends compte que je ne suis pas une fille à safaris. J’ai aimé la ballade mais je préfère de loin les vieilles pierres. Et dans ce voyage, il y a plus de nature que de culture… ce qui ne m’empêche pas de profiter de chaque moment.

Sri Lanka: Nuwara Eliya – Horton Plains – Bandarawela

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Le réveil est très matinal – 5h45 – et je fais une toilette de petit chat dans la salle de bain glaciale. Nous recevons un petit-déjeuner à emporter et partons avec deux minibus parce que le car ne passe pas par les petites routes sinueuses qui mènent aux Horton Plains. Ce parc national est situé à une trentaine de kilomètres au sud-est de Nuwara Eliya et s’élève à une altitude de 2000 à 2300 mètres. La route nous emmène à travers un paysage superbe, d’abord très suisse avec de nombreuses vaches qui paissent dans les pâturages et des potagers aux nombreuses cultures. Au fur et à mesure de la montée, la végétation change et je peux admirer de superbes fougères arborescentes que je rêve d’avoir dans mon jardin mais qui ne supporteraient pas le climat belge.

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Une fois arrivés au centre des visiteurs, nos sacs sont contrôlés – pas pour des armes mais bien pour tout plastique qui pourrait polluer l’endroit. Nous commençons une randonnée qui fera 11 kilomètres en tout à travers des plaines herbeuses et une forêt de petits arbustes. Le paysage change plusieurs fois sur le parcours. Nous nous arrêtons à Mini World’s End et à World’s End, des endroits où le plateau s’arrête abruptement pour plonger dans un vide vertigineux et qui offrent une vue sur la plaine en contrebas, jusqu’à la mer (paraît-il). Il est encore tôt mais la brume se lève déjà et je ne verrai pas la mer – Roshan lui-même dit qu’il ne l’a jamais vue d’ici. Comme nous sommes au Sri Lanka, la sécurité est inexistante et il n’y a aucun parapet pour protéger les humains du vide.

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Nous marchons ensuite vers une cascade un peu cachée dans entre les arbres puis à nouveau à travers la plaine herbeuse parsemée de rhododendrons dont quasi aucun n’est en fleurs. Certains membres du groupe filent à toute allure – ils nous raconteront qu’ils se sont lancé le défi d’arriver au bout du chemin plus vite que le temps prévu par Roshan – tandis que je traîne à la queue avec Nick, Ellen et le guide. Ce ralentissement est idéal pour s’imprégner du paysage et je me remplis des sensations du moment. C’est très silencieux, le soleil est légèrement voilé, les grandes herbes ondulent sous une brise légère et c’est tout simplement superbe, bien plus que ce que j’ai capturé en photo. Un des grands moments du voyage.

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235-hortonplainsune belle vue sur Adam’s Peak, la plus haute montagne du Sri Lanka

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Je ne suis pas mécontente de retourner au minibus parce que j’ai mal à un endroit précis à mon pied. Quand j’enlèverai mes chaussures – des Palladium en tissu – je découvrirai une belle ampoule sur le côté du talon, à endroit insolite. Pour un prochain voyage, il faudra que j’investisse dans une bonne paire de chaussures de marche, légère mais solide. Les Palladium étaient un choix réfléchi pour les pays chauds – pour visiter Angkor notamment – mais elles ne tiennent pas la route pour de longues randonnées et elles ont toujours serré un peu au niveau du coup de pied.

Nous redescendons en minibus jusqu’à Pattipola où nous mangeons diverses spécialités locales de street food: des beignets, des crêpes et autres choses fourrées au curry. Même si le lieu ne paye pas de mine, tout est délicieux.

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Nous rejoignons la petite gare à pied, via les voies. Le bâtiment fait penser à une station de la campagne anglaise, avec ses nombreux géraniums et autres fleurs. Le matériel est antédiluvien mais fonctionne toujours. Un premier train passe dans la direction de Nuwara Eliya et Colombo. Nous attendons celui qui est parti ce matin de la capitale; il a du retard pas plus d’une demi-heure, ce qui est très honorable. Un vendeur ambulant propose ses marchandises sur le quai et de nombreux autres font l’aller-retour dans le train.

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Il n’y a plus de places assises et nous nous installons au niveau des portes qui ne sont jamais fermées. Ceci rend le trajet assez impressionnant: la voie est construite sur le bord des collines et propose 800 mètres de dénivelé en quelques dizaines de kilomètres. Je m’accroche bien, pas très à l’aise… Il est en effet très facile de tomber du train et dans le ravin. Après quelques arrêts, une place assise se libère à côté de la petite Aïcha. Elle me raconte dans un excellent anglais qu’elle revient de Kandy où elle été visiter sa future école en compagnie de ses parents et de sa petite sœur. Elle doit avoir une dizaine d’années et parle déjà trois langues, cinghalais, tamoul et anglais, ainsi qu’un peu d’arabe parce qu’elle est musulmane.

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Nous descendons à Bandarawela où nous attend le car qui nous dépose à l’Hotel Orient, un hôtel assez récent avec un joli jardin en hauteur. Je me repose un peu puis j’en profite pour écrire mon journal vu que j’ai pris du retard. Au crépuscule, une multitude de corbeaux se mettent à croasser tous en même temps. L’appel à la prière de la mosquée toute proche se mêle à la chanson « Girls just want to have fun ».

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Le dîner sous forme de buffet propose de nombreuses spécialités, des hoppers, des dosas et je me régale des nombreux currys. Fatiguée par la marche du matin, je ne traîne pas mais je commence quand même un nouveau roman avant de m’endormir.

Sri Lanka: Kitulgala – Nuwara Eliya

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Le petit-déjeuner est du même niveau que le reste – pas très bon donc – et je ne mange quasi rien: un toast un peu mou et un oeuf dur. Nous partons pour une promenade dans la jungle. Indications vestimentaires de Roshan: « good walking shoes and shorts – no pants – so you can see the leeches ». Des sangsues donc, ça promet ! C’est à Kitulgala qu’a été tourné en grande partie le film Le pont de la Rivière Kwaï. Il ne reste quasi rien de celui-ci – il a été dynamité à la fin du film – juste les socles en béton. Il fait chaud et humide et le chemin monte et descend. Il n’y a pas grand chose à voir, des arbres, des plantes, un caméléon qui fait caméléon. Au loin, on entend des sirènes et des détonations. Nous sommes en effet tout près des grands travaux pour la construction d’un tunnel et d’un barrage sur la rivière. C’est un peu triste de voir comment la nature est transformée par la main de l’homme… J’ai de la chance, je n’ai pas été attaquée par les sangsues, contrairement à Anna qui la détache en l’aspergeant de DEET. En fait, c’est minuscule, ces bestioles. Même si la promenade n’était pas de plus intéressantes, c’était agréable de bouger et de marcher.

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Nous rentrons à l’hôtel pour une douche bien méritée et un repas de… toast fromage-tomates. Mon menu n’est décidément pas très original mais au moins, je n’aurai pas trop mangé.

La route vers Nuwara Eliya est assez spectaculaire, ondulant entre les plantations de thé. Nous nous arrêtons pour en boire une tasse, justement, accompagnée de cake au chocolat. Plus loin, des cueilleuses sont au travail – la photo cliché pour le Sri Lanka. Ces photos ne sont pas sans coût: Roshan avait rassemblé de l’argent au début du voyage notamment pour donner un pourboire à ces femmes. Mon sentiment est donc partagé: j’ai de jolies photos mais j’ai dû payer pour les faire, chose que je n’apprécie pas.

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Quand nous arrivons à Nuwara Eliya, il est déjà 16h. Cette station d’altitude (1900 mètres) était un lieu très prisé par les coloniaux britanniques et a été rebaptisé « Little England ». Tout fait penser à l’Angleterre: le terrain de golf, le circuit pour les courses de chevaux, les bâtiments en style « normand ». A peine arrivés à l’hôtel, nous partons en promenade pour profiter de la dernière heure de lumière du jour. Il fait frais, le gilet est nécessaire. Le centre-ville est un peu décevant: de nombreux bâtiments modernes gâchent la vision idyllique que je me faisais de cette station d’altitude. Il y a certes quelques beaux bâtiments comme la poste mais la plupart sont plus loin du centre et je n’aurai plus l’occasion d’aller les voir. Je me sens en effet mal, j’ai la nausée et ma tension est en chute libre.

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De retour à l’hôtel, je me rends compte qu’Aneta n’a pas remis la clé de la chambre à la réception et je dois courir partout pour la retrouver alors que je me sens défaillir. Je la récupère enfin et me couche un moment. Heureusement, mon malaise n’était que passager et je me sens déjà mieux une demi-heure plus tard. Je sors ma jolie robe à oiseaux exotiques et décide d’explorer l’hôtel. Nous logeons en effet au Hill Club, ancien club pour la gente masculine de l’époque coloniale. Superbe bâtiment en pierre, il domine un grand jardin aux plantes exotiques (ces fougères arborescentes !).

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Il était interdit aux femmes, du moins les pièces principales, et elles devaient entrer par une entrée réservée pour elles. Il y a une immense salle de billard (où les tables ne nécessitaient sans doute pas de cartons de bière pour les redresser), une bibliothèque avec de nombreux fauteuils, une immense salle à manger, un petit bar. Bar où je retrouve les autres membres du groupe. Tout le monde s’est mis sur son trente-et-un, y compris les hommes qui ont emprunté vestons et cravates pour nous rejoindre. Aujourd’hui encore, il faut en effet respecter les conventions de ce lieu chic ! Tout le monde s’y est plié avec plaisir et ce n’est pas plus mal de revivre pour un court moment une époque révolue. Cela fait très Indian Summers comme ambiance. Vu le lieu, je commande un gin tonic mais je reçois à nouveau une minuscule dose de gin et une grande bouteille de tonic mais cela aurait été dommage de ne pas respecter les traditions.

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Nous allons ensuite manger dans la grande salle du restaurant, où les serveurs en smoking et gants blancs s’affairent autour de nous. Je commande un plat simple, des crevettes grillées géantes, accompagnées de riz et de légumes. C’est très bon et très peu srilankais mais peu importe. Je me laisse même tenter par un verre de vin blanc, un Sauvignon du Chili. Mon voisin Nick me parle de son intérêt pour les musiques du monde et il en connaît bien plus que la moyenne des gens, ce qui me fait plaisir.

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Après le repas, je retourne bien vite à ma chambre: je me sens mieux mais pas tout à fait au top et je préfère aller dormir tôt pour être en forme pour la journée du lendemain. J’y découvre que le chauffage a été allumé – il fait en effet frisquet – et qu’on a glissé une bouillotte dans le lit, chose qui ravit Eddy – il se précipite dessus. Tout cela était bien nécessaire: je suis une grande frileuse et je dormirai mal à cause des courants d’airs qui traversent la chambre, l’isolation n’étant pas au point dans cette vieille bâtisse. On a également déposé une fleur sur le lit, avec une phrase de Shakespeare.

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Même si c’était une belle journée, j’ai un grand regret. Je pense que suis frappée de la malédiction des stations d’altitude coloniales. Cela doit être la quatrième que je visite mais à chaque fois, le temps manque pour s’y promener, et s’imprégner de l’atmosphère si spéciale – un mélange entre les Alpes suisses et de l’exotisme local. J’aimerais vraiment rester plus longtemps dans ce genre d’endroit. J’ai eu ce sentiment en Birmanie à Pyin-U-Lwin où j’aurais aimé passer la nuit, à Dalat où je voulais prendre plus de temps pour visiter la ville mais où j’ai été retenue par mon compagnon de l’époque, à Ooty en Inde du Sud où je n’ai fait que dormir – dans un bel hôtel colonial certes – mais sans ballade locale.

 

Sri Lanka: Kandy – Kitulgala

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Le départ se fait à l’aise ce matin, à 9h30. Après 45 minutes de route, nous nous arrêtons dans une fabrique de thé. Roshan nous explique comment les feuilles fraîchement cueillies sont d’abord séchées une première fois, puis broyées dans des machines antédiluviennes puis fermentées. Elles sont ensuite triées selon leur qualité (la poussière de thé servira pour les sachets de type Lipton) et séchées une seconde fois dans des machines tout aussi antiques que le précédentes (il est écrit 1903 sur l’une d’entre elles). Les sacs sont ensuite acheminés à la bourse du thé à Colombo. Nous recevons en dégustation du BOP ou Broken Orange Pekoe, qui est légèrement âcre et très orange. Ce n’est pas la meilleure qualité – il s’agit du BOPF (F pour fannings), encore plus âcre – mais c’est le BOP qui correspond le plus au goût européen. L’Orange Pekoe est un cran plus bas dans cette échelle de qualité alors que c’est celui qu’on voit le plus souvent en Europe. J’achète trois variétés, de l’Orange Pekoe, du BOPF et du thé blanc, qui est la qualité premium puisqu’il ne comporte que les toutes jeunes feuilles.

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Il faut ensuite deux heures de route pour rejoindre Kitulgala qui est situé dans des collines couvertes de jungle. L’altitude n’est pas encore très élevée mais le chemin est sinueux. Nous arrivons au Kitulgala Resthouse qui se trouve au bord de la rivière Kelani. Le bâtiment colonial est plus que décrépi: la salle du restaurant a encore une certaine allure mais les chambres sont tristes et usées, les salles de bain couvertes de zones de moisissures. La vue est cependant très belle, donnant sur un jardin, avec la rivière en contrebas. Des rénovations seraient plus que nécessaires mais le lieu risque de perdre toute valeur touristique dans les prochaines années à cause de la construction d’un barrage sur la rivière. L’attrait principal de la région est en effet le rafting qui ne serait plus possible à l’avenir.

Il est midi et c’est l’heure du repas, un sandwiche fromage-tomates accompagné d’un jus d’ananas. Je fais ensuite une courte promenade au bord de la rivière où s’amusent quelques familles et jeunes hommes locaux puis je rejoins la route mais la paresse l’emporte et je décide de rentrer à l’hôtel. La plupart des membres du groupe sont partis faire du rafting, ce qui ne me tentait pas du tout et donc je profite de l’après-midi pour lire dans le lobby en compagnie de Sarah. Nous serons dérangées par un acteur connu – paraît-il – et ses amis qui font la fête et mettent la musique très fort.

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Les autres reviennent de leur excursion plus ou moins mouillés et nous buvons des bières en discutant. Il n’y a pas grand chose à faire ici en attendant l’heure du repas. Celui-ci est composé pour ma part de riz frit sans goût, le poulet y est quasi invisible, mais il est servi avec une sauce brune assez immangeable. Bref, je n’ai pas très bien choisi ce soir, mais les autres convives me confirment que ce n’est pas beaucoup mieux de leur côté.

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Que faire pendant la soirée ? Certainement pas me morfondre dans une chambre déprimante ! Il y a une vieille table de billard et nous décidons d’y jouer. Cela entraînera des fous rire à répétition: elle est brinquebalante et surtout, elle n’est pas à niveau: les balles se dirigent toutes vers un des coins. A force de cartons de bières, nous la remettrons droite mais du coup, j’arrête mes piètres tentatives de jeu. Deux équipes se forment dans le groupe: « England » vs « Rest of the world » (qui comprend les membres du groupe irlandais, gallois, srilankais – le guide donc, allemand, espagnol et belge). Rest of the world gagne la première partie, toujours ponctuée de moments hilarants.

Je décide d’aller dormir mais le sommeil a du mal à venir. Je ne me sens pas à l’aise dans ma chambre un peu pourrie et j’imagine des histoires de punaises et autres insectes envahissants. De plus, un moustique vient me narguer et je passe le reste de la nuit la tête sous le drap alors qu’il fait trop chaud pour ça.