Madère: Funchal & post-scriptum

Vendredi 22 février et samedi 23 février

Dans mon guide des randonnées à Madère, une des premières renseignées est tout à fait à ma portée: il s’agit de la promenade de long de la mer, quittant Funchal pour aller vers le village suivant. Elle commence peu après mon hôtel, au coeur du quartier touristique des grands resorts de vacances. C’est très bétonné mais la promenade est malgré tout très agréable. L’océan déferle sur les falaises et les rochers, le chemin est fleuri, le soleil brille et il fait enfin chaud. Le bruit des vagues est enivrant et je me sens bien.

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A un endroit précis, un tunnel a été construit pour permettre aux randonneurs de passer sous la falaise mais il est aujourd’hui fermé. Je rebrousse chemin, n’ayant pas envie de contourner cette impasse par la route.

Je passe le reste de la journée sur la terrasse de ma chambre d’hôtel, avec mon livre, profitant de la vue sur l’Atlantique. Je ferai de même le samedi en attendant mon départ.

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J’avais donc sélectionné le Vidamar Resorts, un grand hôtel de plage en front de mer, dans le quartier du Lido qui est à une demi-heure à pied du centre de Funchal. Les cinq étoiles m’avaient attirée mais j’avoue que j’ai été déçue. Ma chambre était belle, très minimaliste dans sa décoration, avec un lit très confortable et un canapé, ainsi qu’une terrasse avec table et chaises. La salle de bain par contre avait vu des jours meilleurs. Le beige peut encore passer, mais prendre une douche était bien compliqué: un minuscule pommeau était fixé dans le mur et la température n’était pas facilement réglable. Soit je me brûlais, soit j’avais froid. Il y avait bien un autre pommeau mobile mais il ne fonctionnait pas, même après qu’un ouvrier soit passé voir.

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J’avais réservé en demi-pension, par facilité, mais là aussi j’ai été un peu déçue. Le restaurant était immense, ce qui est normal vu la taille de l’hôtel, mais la nourriture chaude ressemblait à des plats de cantine: du poulet en sauce brune, des pâtes, des pommes de terre. Heureusement, le buffet froid était très bien fourni et le petit déjeuner était très varié. Le dernier soir, j’ai testé le restaurant japonais de l’hôtel – je n’aurais pas dû… Le temps d’attente était extrêmement long et les sushis très moyens. J’aurais dû m’en douter.

Enfin, j’ai eu de gros soucis à connecter mon ordinateur au réseau wifi qui, de plus, n’était absolument pas sécurisé (d’après ce que j’ai cru comprendre par la suite). Après deux jours, ça s’est résolu tout seul mais un des buts de mon séjour était quand même de continuer à écrire mon récit de voyage au Japon…

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Le samedi, j’ai rejoint l’aéroport en taxi et profité de la vue des avions qui atterrissaient et décollaient sur la plate-forme extérieure du terminal. Je suis rentrée sans encombres, à moitié heureuse et à moitié déçue de mon voyage. Comme je le craignais au départ, ne pas louer une voiture à Madère est vraiment un handicap. J’ai donc été obligée de passer par une excursion organisée pour pouvoir faire une randonnée et j’ai dû me limiter à visiter deux endroits lors de mon séjour. Et Funchal est atteinte par le tourisme de masse. Disons que c’était une nouvelle expérience !

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J’ai également eu beaucoup de malchance avec la météo, c’était la première fois depuis janvier qu’il pleuvait. Heureusement, les derniers jours, le temps s’est amélioré, devenant beau et ensoleillé. Le but premier était cependant de me reposer et j’ai eu l’occasion de dormir et de me vider la tête tout en visitant une région que je ne connais pas. Même si mon séjour n’était pas tout à fait une réussite, cela ne m’a pas empêchée de profiter de chaque moment, d’être dépaysée, d’avoir de nouvelles expériences et de mieux circonscrire ce qui me plaît vraiment.

Je n’ai pas publié toutes les photos de mon voyage sur le blog mais elles sont toutes disponibles sur flickr.

Madère: Santo Antonio da Serra

Dimanche 17 février 2019

Ma première nuit n’est pas très bonne, comme souvent. J’ai chaud puis froid et me réveille souvent. Par contre, le petit-déjeuner est très varié et délicieux. Je n’ai pas vraiment de projets pour la journée et la météo s’annonce pluvieuse et fraîche. Je demande conseil à la réceptionniste et elle me décrit les choses à visiter dans le village.

Santo Antonio da Serra est situé en altitude, ce qui influe évidemment sur la météo et la température. C’est tout petit et possède un certain charme. Tous les dimanches, il y a un marché où les paysans du coin viennent vendre leurs marchandises. C’est là que je me rends en premier (sans faire de photos) et j’y vois les étals avec les produits divers, des légumes, beaucoup de fruits exotiques, des fleurs… La partie couverte est aménagée dans un bâtiment en béton, très basique.

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Je continue ma promenade vers l’autre extrémité du village mais ce n’est pas très agréable de marcher au bord de la route, et c’est même dangereux à certains endroits pour les piétons. Je reviens vers le centre, passe près de l’église où se rendent les fidèles pour la messe. Il y a des échoppes et des restaurants, puis, plus loin, une porte qui mène vers un grand parc.

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J’y suis presque seule, les oiseaux chantent, le ciel est gris. J’admire les cyatheas, ces superbes fougères arborescentes (qui craignent le gel, sinon j’en aurais déjà plein dans mon jardin), les rhododendrons et les azalées déjà en fleur. Je suis le chemin sans trop savoir où je vais et j’arrive à un point de vue sur la vallée, avec la mer au loin. J’ai l’impression d’être perdue mais continue ma route, me disant que je pourrai toujours faire demi-tour. Ce n’est pas nécessaire: le chemin fait une boucle et je retourne à mon point de départ. Je rentre à l’hôtel et il se met à pleuvoir.

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Je mange un club sandwich puis retourne au chaud dans ma chambre, je fais une longue sieste puis je traîne un moment à la piscine. Un peu de sport, ça fait toujours du bien. Je m’installe ensuite au salon, devant le feu ouvert, avec mon livre avant d’aller manger. Je commande un délicieux plat de scampis à l’ail et au vin blanc, accompagné d’un verre de vin blanc. En dessert, je prends une crème brûlée, ce qui va devenir mon dessert favori.

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Je lis encore un peu mais je n’ai plus beaucoup d’énergie; je récupère des semaines de travail qui ont précédé ce voyage et tente de sortir de mon hibernation hivernale.

Statistiques du jour: 8960 pas – 6,8 km

Japon: Yakushima – Fukuoka

Jeudi 8 novembre 2018

Je me réveille tôt mais je prends mon temps, le jetfoil ne part qu’à 10h45. Je vais déjeuner puis écris un peu dans ma chambre. Comme il fait toujours aussi beau, je vais prendre l’air et arrive au terminal bien à l’avance. Je me trompe d’abord de salle d’attente; il fallait aller à celle d’en face. J’y fais enfin connaissance avec l’autre Européenne – Allemande en fait – qui logeait à l’hôtel.

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Le Toppy 7 arrive à l’heure et fait débarquer ses passagers puis c’est le moment pour moi d’embarquer. Ce jetfoil semble avoir vécu bien plus que le Rocket du trajet aller. J’ai l’impression que la mer est vaguement (c’est le cas de le dire) plus agitée mais cela ne pose toujours aucun problème. C’est juste que le temps me semble long, même avec un roman.

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A Kagoshima, j’ai 1h15 pour arriver à la gare qui se trouve de l’autre côté de la ville. Je marche d’abord un moment, une vingtaine de minutes, jusqu’à l’arrêt du tram le plus proche, puis monte dans celui-ci qui m’emmène à la gare en une dizaine de minutes. Je n’ai pas envie d’un bento et m’achète donc un petit sandwich, accompagné d’une eau parfumée à la pêche. Dans la salle d’attente, je retrouve l’Allemande et nous parlons un moment. C’est son dernier jour et elle prend l’avion ce soir à Nagoya; c’est donc un long trajet de train qui l’attend.

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Je regrette déjà l’ambiance de Yakushima et cette nostalgie me poursuivra un certain temps. J’ai tout le temps d’y repenser pendant le trajet en shinkansen qui me mène à la gare d’Hakata, qui est la ville jumelle de Fukuoka. Les deux parties forment un ensemble urbain séparés par un fleuve et les noms sont souvent mélangés.

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Quand j’arrive à destination et que je sors de la gare, je me perds un peu et vais d’abord dans la mauvaise direction, jusqu’à ce que je voie mon hôtel au loin. Je dois rebrousser chemin et trouver la bonne passerelle piétonnière pour y arriver. L’hôtel Nishitestsu Croom est un grand bâtiment moderne, avec un lobby très joliment décoré, qui donne envie d’y rester traîner. Ma chambre est également très agréable. Je retrouve ma grande valise envoyée là depuis Kagoshima, ce qui me permettra d’à nouveau changer mes affaires selon mes besoins.

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L’après-midi touche à sa fin mais j’ai encore le temps de faire une promenade aux alentours de l’hôtel pour visiter quelques temples proches. Je n’ai pas de chance avec le premier, le Sotenji, qui est fermé pour un événement privé. Je continue ma route, flânant dans les petites rues, et je me retrouve au Shokufuji et au Tochoji où je me fais attaquer par les moustiques. L’atmosphère est un peu irréelle, il n’y a quasi personne et la lumière diminue. Je croise juste un homme assis sur les marches du temple, caressant des chats.

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Je rejoins très vite les grandes artères animées et pars explorer le centre commercial autour de la gare. J’y trouve les produits de beauté qu’on m’a demandé de ramener et puis, après une longue hésitation et de nombreux allers-retours, je choisis un restaurant à sushis où je mange à mon aise. C’est bon et je suis repue. Fatiguée aussi, parce que même si je suis longtemps restée assise pendant mes trajets, j’ai beaucoup marché à Fukuoka, plus de 10 kilomètres.

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Statistiques du jour: 13982 pas – 10,3 km

Japon 2015: Osaka

Quand je me réveille, je vois sur Facebook plein de messages « je suis en sécurité » de la part de mes amis parisiens. Je me rends très vite compte qu’il y a des attentats en cours et je suis consternée. La météo prévoyait de la pluie aujourd’hui, mais comme il fait toujours sec, je pars au plus vite, me disant que ça ne sert à rien d’attendre les informations et que j’aurai un résumé le soir. J’y penserai cependant toute la journée.

Je me dirige d’abord vers le château, imposant, aux murs et aux douves gigantesques, situé au milieu de grands immeubles. Je décide de ne pas visiter le musée, préférant me promener ailleurs. L’ambiance est à nouveau très automnale, notamment dans le parc qui mène au métro. En voyant les pins qui sont de travers, je me dis qu’il doit y avoir pas mal de vent à cet endroit.

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Je prends le métro pour aller au Musée d’Art d’Osaka. Il est entièrement souterrain avec une superstructure / sculpture en métal qui dépasse du sol.

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L’exposition qui présente les collections du musée est gratuite aujourd’hui. Je note quelques noms d’artistes qui me plaisent, avec le petit crayon offert par une des gardiennes. Mon bic était interdit. J’aime les photos des villes prises en hauteur de Taiji Matsue, les dessins très graphiques et bd de Yukiko Suto, les peintures en noir et blanc de Rieko Hidaka, les photos des souterrains de Naoya Hatakeyama, les photos de paysages de Toshio Shibata… J’ai vraiment beaucoup apprécié cette exposition qui m’a permis de découvrir de nombreux artistes contemporains japonais.

Après ma visite, je décide de reprendre le métro à une autre station mais je me goure complètement de direction et je ne m’en rends compte que très tard, trop fière quelque part pour sortir mon gps. Et franchement, le chemin parcouru n’était pas très intéressant, entre de grands immeubles de bureaux. Je retourne finalement à la station de métro d’où je venais et après de longues hésitations, prends la direction du parc de l’Exposition Universelle qui a eu lieu à Osaka en 1970. Un extrait de mes pensées: « Plochingen et Fabonthemoon ont dit beaucoup de bien de ce parc. Le w-e, c’est le rendez-vous de tous les jeunes » – « Mais c’est loin ! » – « Tu as organisé tout ton voyage pour être un w-e à Osaka, tu ne vas quand même pas abandonner maintenant ? » – « Mais il fait moche ! » – « Enfin, un peu de courage ! Tu le regretteras si tu n’y vas pas ! » – « Oui, mais bon… ». (et on reprend cette conversation en la tournant différemment au moins une dizaine de fois).

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Le trajet est long: je prends la ligne rouge jusque Senri-Chuo et je débouche dans un centre commercial labyrinthique au plafond très bas et envahi de restaurants. Il y a de temps en temps des panneaux indicatifs ou des marquages au sol mais ils s’interrompent par moments. Je finis par trouver le chemin du monorail que je prends pour deux arrêts (un moyen de transport que je peux enfin ajouter à ma liste – j’avais vu celui de Wuppertal mais je ne l’avais pas emprunté). Au moment où je sors de la station, une forte averse éclate, avec des rafales de vent. J’attends un moment, et en effet, ça se calme un peu. Je vais jusqu’au parc de l’Expo, dominé par la grande statue du soleil. Je prends une collection de photos puis pars pour une promenade, sauf que la pluie reprend et ne s’arrête plus. Le parc est vide, les bâtiments où je pourrais m’abriter sont loin et dépitée (et aussi déprimée en fait), je retourne au monorail que je reprends jusqu’à la station de Daimichi. Je vois défiler les faubourgs d’Osaka sous le déluge. Quand j’arrive enfin à mon hôtel, la pluie s’est arrêtée mais l’humeur n’y est plus. Aucun restaurant ne me tente vraiment et j’achète à  nouveau de quoi manger au supermarché, dont un bière blanche « belge » brassée par Sapporo. Et je lis enfin toutes les nouvelles de la journée, peu réjouissantes.

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Japon 2015: Osaka – Nara – Osaka

Un petit déjeuner complet le matin, c’est quand même mieux ! Je prends le métro jusque Dobutsuenmae où je dois changer pour prendre le train. La gare JR de Shin-Imamiya est dans un quartier un peu sinistre et elle n’est pas bien indiquée à la sortie du métro. Il n’y a en effet pas de passage souterrain direct. Du coup, je rate le train que j’avais prévu de prendre mais peu importe, il y en a vraiment beaucoup. Le paysage est d’abord plutôt moche, complètement bâti, puis des bouts de vert apparaissent, avec des jardins potager. A nouveau, j’imaginais Nara très romantiquement comme un petit village japonais traditionnel mais les environs de la gare sont très modernes et très urbains. Je me trouve un plan (souvent les gares des sites importants ont des présentoirs avec divers prospectus et un office du tourisme en cas de questions). Je suis une des rues principales, Sanjo Dori, et passe près de la grande pagode. A nouveau, j’ai décidé de suivre la promenade proposée par le Lonely Planet et je tourne à gauche juste avant le grand torii. Je sors de suite de l’animation et visite un joli petit jardin gratuit, le Yoshikien. Ici aussi les érables ont pris de belles couleurs d’automne, même si pas encore autant qu’à Kyoto, et il y a de superbes camélias.

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A côté se trouve l’Isuen (900 Yens), plus grand, aménagé autour de deux plans d’eau et avec une roue à aube, un jardin de mousse ainsi que petit musée qui présente des céramiques et quelques estampes. J’apprécie beaucoup ces deux endroits.

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Je me dirige ensuite vers le Todai-ji (500 Yens), l’attraction de Nara. Cet imposant temple en bois très visité abrite une immense statue de Bouddha. Comme c’est l’attraction principale, il y a foule, dont de nombreuses classes.

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De là, je pars vers la gauche – non sans avoir lu les recommandations par rapports aux daims qui circulent en liberté. Je ne suis heureusement pas une mamie ni une gamine à tresses. Je longe le mur d’enceinte, puis tourne à droite après un étang pour suivre une très jolie allée qui monte vers le Nigatsudo, situé en hauteur. Sa grande terrasse en bois où sont suspendues de nombreuses lanternes offre une belle vue sur Nara.

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Je me trompe de chemin ensuite et reviens sur mes pas. Je longe la colline de Wakakusayama où se concentrent écoliers et daims. J’ai faim et m’arrête dans un endroit un peu insolite, différent. Cela ressemble à une galerie d’art mais il n’y a pas grand chose d’exposé et c’est tenu par un couple au look très artiste. Je me réchauffe avec un thé, le vent soufflant fort à l’extérieur, emportant un parasol pas vraiment nécessaire par ce temps gris. Aujourd’hui, à Nara, l’automne est vraiment là.

J’arrive enfin au Kasuga Taisha (500 Yens), un temple peint en orange, entouré de milliers de lanternes en pierre. Je me sens frustrée parce que j’ai suivi le circuit mais apparemment j’ai raté un petit bout et je n’ose pas entrer à nouveau. Je me promène ensuite dans les allées aux lanternes qui donnent une ambiance toute particulière au lieu. Elles sont superbes, recouvertes de mousses diverses.

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Je retraverse ensuite tout le parc de Nara en direction du grand torii. Au niveau des feux de circulation, je tourne à gauche, dépassant l’étang d’Ara-iki, à la recherche d’une brasserie de saké dont je n’ai noté la situation que très approximativement sur ma carte. Je me retrouve dans un quartier plutôt laid, sur une grand route et je me dis que je dois avoir dépassé la bonne rue. Je reviens sur mes pas, décidant de tourner à gauche dans une des rues et tant pis si ce n’est pas la bonne – je ne chercherai pas plus loin. La chance est de mon côté et je la trouve de suite. Pour 500 Yens, je déguste 6 sakés différents de la marque Harushika, le sixième étant pétillant. La jolie coupelle avec un petit daim dans le fond est comprise dans le prix et j’en achète une seconde. J’avoue: je suis un peu saoule en sortant de là et il reste un long chemin à parcourir jusqu’à la gare.

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Continuant mon chemin par les petites rues de Nara, je m’arrête devant le temple de Gangoji puis à la pagode et au temple de Kofukuji.

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Je me sens bien fatiguée après cette longue promenade et heureusement, le train est déjà à quai. Il commence à pleuvoir juste quand il se met en route vers Osaka. Des écoliers montent et j’observe une jeune fille qui montre tous les signes d’une timidité extrême, regardant ses pieds et tortillant ses doigts. J’ai envie de lui dire que tout va bien aller mais elle ne comprendrait pas et aurait probablement encore plus peur.

A Osaka, je reprends le métro puis fais quelques achats au supermarché pour mon repas, des makis et des sashimis au saumon.

Japon 2015: Kyoto

Je déjeune donc dans ma chambre, de petits pains qui semblaient fourrés à la crème mais… c’est de la margarine ! Oui, bon. Je prends le bus qui s’arrête devant l’hôtel, je cours même un peu parce qu’il arrive. Une fois que je suis montée à bord, il n’avance pas beaucoup: il reste coincé devant les nombreux feux rouge de l’avenue Shijo, puis il percute une mobylette. Je sors, comme une partie des passagers et marche jusqu’à l’arrêt suivant, me disant que je prendrai un autre bus. Finalement, le premier qui arrive est celui que j’ai quitté cinq minutes plus tôt. Plus loin sur le trajet, au dépôt, le chauffeur est remplacé par un autre qui prend bien son temps pour ajuster les rétroviseurs et autres accessoires pour la conduite. Bref, j’ai mis 50 minutes pour arriver au Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent (500 Yens). Commencée en 1460, la construction de cette résidence pour le shogun de l’époque n’a pas été achevée avant sa mort et c’est pour cela qu’elle n’est pas recouverte de plaques d’argent comme prévu. Le nom par contre est resté. A nouveau, il y a foule mais les couleurs des érables sont juste superbes. Le jardin sec est assez intéressant avec son grand cône de sable dont on ne connait pas la vraie signification: Mont Fuji ou tas de sable abandonné par les ouvriers ?

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J’emprunte ensuite le Chemin de la Philosophie qui doit tout simplement être superbe au printemps lors de la floraison des cerisiers. Pas que ce soit laid à l’automne, mais la grisaille ne le met pas aussi bien en valeur. Mon désir de visiter à fond un quartier fait que je m’arrête à nouveau à chaque temple que je croise sur ma route. Cela a un côté quelque peu maniaque mais j’y laisse libre cours vu que je suis seule à décider. Je le regretterai un peu en milieu d’après-midi, me rendant compte que je n’ai pas eu l’occasion de voir quelques sites importants de la ville. Raison de plus pour y retourner un jour !

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Je m’arrête donc au Honen-in, un petit temple datant de 1680, très vert et dans les bois. L’humidité est partout, sur les mousses, et les gouttes qui tombent des arbres me mouillent.

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Suite de la promenade sur le Chemin de la Philosophie.

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Plus loin se trouve l’Eikan-do ou Zenrin-ji (1000 Yens). Il faut suivre un parcours fléché qui se fait à l’intérieur ou sur les galeries des bâtiments, en chaussettes donc. Dans le temple principal se déroule une cérémonie bouddhiste et le public rit beaucoup. J’aurais bien aimé comprendre ce qui se disait… Mon guide me dit qu’il y avait une statue de Bouddha dans une pose assez particulière, regardant par-dessus son épaule. Je dois l’avoir ratée… Les érables sont aussi flamboyants ici, malheureusement, il commence à pleuvoir un peu.

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Je vais ensuite au Nanzen-ji dont je visite deux parties (500 + 400 Yens). La première possède un jardin sec.

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L’autre, le Tenju-an, est fort différent: le jardin se déploie autour d’un plan d’eau et on y accède par de petits chemins qui serpentent. J’adore ! La première photo vient sans doute d’un autre jardin dont j’ai oublié le nom, situé tout près. A la longue, j’ai eu un peu de mal à les reconnaître, jamais à les visiter par contre.

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Entre les deux, il y a un aqueduc romain qui dénote complètement.

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Le Konchi-in (400 Yens) est sur ma route, et même si je commence à fatiguer – surtout à cause de la pluie, je le visite. Heureusement, il est très calme et je peux m’asseoir un long moment en admirant la tortue et la grue du jardin. Des jardiniers sont en plein travail, taillant les arbres et soufflant les feuilles.

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Je quitte un moment le quartier à forte concentration de temples et passe près du lac Biwa. Loin d’être un lac, c’est plutôt un étang entre deux rues. Je mange en vitesse un sandwich, observant du coin de l’oeil ma vieille voisine nourrissant les pigeons. Je décide de ne pas visiter le Shoren-In, ni le Chion-in et je poursuis ma promenade. Je me retrouve bien plus au sud que prévu, dans un quartier avec de jolies maisons en bois et de nombreuses statues porte-bonheur à caresser. Après ce détour imprévu, qui m’a sans doute fait passer tout près du temple de Kiyomizu-dera si connu, je retrouve enfin Shijo Dori.

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Je visite à peine le quartier de Gion – je me suis faite à l’idée que j’avais prévu trop de visites à Kyoto et qu’il était tout simplement impossible de voir tout ce que je souhaitais en trois jours et demi dont un et demi de pluie.

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Je passe à nouveau devant le Daimaru Department Store et je monte au huitième étage, curieuse du rayon jardinage. Il s’agit en fait d’une mini-pépinière sur le toit, à l’extérieur ! Quant au septième étage, je le surnomme étage des mammies. C’est en effet un peu étrange de rassembler laines, objets de bricolage, vêtements à la Damart et chaises roulantes. Je visite également mon premier Tokyu Hands, vu dans les notes de Shermane. Plein de choses me tentent mais j’ai encore beaucoup de déplacements à faire et je me dis que j’en trouverai d’autres sur mon chemin.

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Comme c’est mon dernier soir à Kyoto, je me décide à tester un restaurant. C’est un barbecue de style coréen qui l’emporte. L’expérience est un peu bizarre: la serveuse m’installe à ma table, séparée des autres par des parois jusqu’au plafond, et elle ferme le store. Pas moyen d’exercer mon occupation favorite dans les restaurants: observer les autres ! Je goûte deux sortes de bœuf japonais et c’est juste délicieux, trempé dans la sauce ponzu. Un plat à recréer à la maison sauf que je ne trouverai que difficilement de la si bonne viande.

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Japon 2015: Tokyo – Kyoto

Je me sens à nouveau un peu angoissée ce matin mais une fois que je décortique ces peurs, je ne trouve pas vraiment de raisons. Mais c’est quand même du sport de traîner la valise dans le métro, malgré les escalators. J’arrive (évidemment) plus qu’à temps à la gare de Tokyo. Je me trompe d’entrée mais le contrôleur est attentif et me renvoie à la suivante. Le train est plein, mon voisin regarde un concert des Rolling Stones puis recherche des enceintes audio sur le net.

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A la gare de Kyoto, je trouve sans problème l’entrée du métro mais hésite sur la bonne direction. Un Japonais voit mon embarras et m’indique le chemin, tout en me confirmant que je peux utiliser mon pass Suica de Tokyo. Dans le métro, j’ai un gros doute: deux arrêts ou trois arrêts ? Je sors le Lonely Planet qui augmente encore ma confusion mais je sors finalement au deuxième, me disant que je peux toujours reprendre le métro pour un arrêt si nécessaire. Une fois sur le quai, je me rends compte que le LP n’a pas bien indiqué les noms des stations et que je devais bien sortir à la deuxième. Une fois à l’extérieur, je mélange est et ouest mais pars finalement dans la bonne direction. Je suis sur Shijo dori, la grande rue commerçante et centrale de Kyoto. L’hôtel Unizo Kyoto Shijo Karasuma n’est pas très loin mais ma chambre n’est pas encore prête (une constante – alors qu’il est bien 12h30).

Je réaménage mes affaires et confie valise et sac de voyage à la réception. Je fais demi-tour et retourne à la gare de Kyoto pour prendre un train local. A nouveau j’hésite et à nouveau, quelqu’un m’aide, une vieille dame tenant une boutique de nourriture. Je prends donc la ligne vers Nara pour deux arrêts et descends à l’arrêt Inari. Il fait chaud, 25°, mais je n’ai pas osé sortir une tenue estivale et mes sandales, observant les Japonais déjà tous habillés en vêtements d’automne, avec vestes et bas.

Le Fushimi Inari, donc. Un lieu qui était très haut sur ma liste de choses à visiter absolument. D’ailleurs, j’ai changé l’ordre de mes visites prévues à Kyoto pour être sûre de le voir sous le soleil (la météo n’annonce rien de très bon pour les prochains jours). Ce sanctuaire, élevé au 8e siècle, est en l’honneur du kami Inari qui est associé au renard et qui protège les cultures du riz. Il se caractérise par les chemins parsemés de plus de 30 000 torii oranges sur lesquels sont gravés les noms des donateurs. Plusieurs petits sanctuaires interrompent ces tunnels de portiques.

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Il y a foule et ça monte très vite et très fort. Je me dis que je ne vais pas aller jusqu’au sommet pour me laisser un peu de temps pour voir le jardin et le temple de Tofuku-ji à un arrêt de train de là. A un moment donné, je me dis que ça suffit. N’ayant pas trop d’idée de l’endroit où je me trouve, je demande à d’autres touristes si ça continue à monter plus loin. Et c’est là que je me rends compte que je suis au sommet ! Il n’y a plus qu’à redescendre pendant 4 kilomètres (le touriste avait une montre qui comptait ses pas et la distance parcourue).

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Autant la montée était un peu difficile et mon esprit occupé par le chemin à parcourir, autant la descente est totalement différente, surtout qu’il ne faut pas prendre le même chemin (en tous cas pour une partie). Je commence à profiter vraiment de l’ambiance, assez isolée (la plupart des visiteurs s’arrêtent assez vite et ne vont pas jusqu’au sommet). Dans les bois, l’air se rafraîchit et la lumière diminue très vite, dès 15h00. Pas de chance pour moi, les moustiques sont présents et je réussis à me faire piquet au poignet, quasi la seule zone non couverte par mes vêtements d’automne. Je redescends à bon rythme sur les chemins dominés par les torii orange, m’arrêtant cependant pour faire des dizaines et des dizaines de photos.

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Sur mon parcours, j’ai croisé plusieurs fois la même jeune fille et finalement nous nous parlons devant la supérette située à côté de la gare. Elle est originaire d’Osaka et admire le fait que je voyage seule. J’aurai d’ailleurs souvent la question « alone ? » suivi du regard médusé de la personne à ma réponse positive.

Déception: je n’ai pas été assez vite et il est trop tard pour aller au Tofuku-ji qui ferme à 16h au mois de novembre. J’aurais dû commencer par là mais j’étais trop impatiente de visiter le Fushimi Inari. Comme je passe par la gare de Kyoto, j’en profite pour réserver mes tickets de train suivants. Je suis très bien reçue, dans un excellent anglais. Je ne comptais réserver qu’une partie mais quand on m’annonce que certains trajets sont déjà complets à l’heure voulue, je réserve tous mes trains jusqu’à la fin de mon voyage. Au pire, je peux toujours les échanger.

Kleo m’avait dit de visiter la gare et c’est ce que je fais. Le bâtiment, construit en 1997 pour fêter le 1200e anniversaire de la ville et conçu par l’architecte Hara Hiroshi, est très spécial, très moderne, un espèce de grand cube noir vu de l’extérieur mais complètement éventré de l’intérieur, donnant l’impression d’un trou noir, et montant sur neuf étages, faisant penser à des cités imaginaires dans des films de SF. Ce n’est clairement pas un immeuble pour personnes atteintes du vertige. Je monte au dernier étage et me retrouve sur une terrasse arborée, avec chant d’oiseaux venant des enceintes cachées entre les plantes. Je redescends à l’office du tourisme où je prends des informations pour mes visites prochaines puis je retourne au sous-sol pour faire quelques achats alimentaires, admirant au passage la quantité de sucreries magnifiquement emballées. Je recharge également mon pass Suica, craignant quelque peu les machines mais me débrouillant sans problèmes. Je peux enfin découvrir ma chambre d’hôtel et je constate que j’ai bien choisi. Entre les kilomètres de marche à Kamakura et ceux au Fushimi-Inari, je m’écroule bien vite après un massage sommaire de mes mollets courbaturés.

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