Heart of Cambodia: Kampong Cham – Kompong Thom – Siem Reap (Cambodge)

Aujourd’hui, nous continuons notre route vers Siem Reap et Angkor, en nous arrêtant au passage à Kompong Thom. Près de là se trouve l’ensemble de temples de Phnom Suntok, où il y a de nombreux Bouddhas couchés. Après une longue montée (980 marches environ), nous sommes accueillis par une bande d’enfants parmi lesquels Leon choisit notre guide local. Le jeune adolescent est un habitué des groupes Intrepid et parle assez bien l’anglais. L’endroit est agréable, avec de nombreux arbres et une belle vue sur la région. (Relisant les guides aujourd’hui, je me rends compte que nous avons par contre raté l’ensemble angkorien de Sambor Prei Kuk qui a l’air très intéressant).

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Pendant une bonne partie de la promenade, quelques jeunes moines nous avaient observé et nous adressent finalement la parole. Nous disons qui nous sommes et d’où nous venons et eux nous expliquent un peu leur vie en tant que moine, nous montrant leur chambre minuscule envahie de livres. Nous nous faisons bénir par eux et ils nous nouent un petit ruban en coton rouge au poignet. Ma dernière bénédiction du genre au Laos n’ayant apporté que des mauvaises choses (aaah, les superstitions !), je le coupe dès le soir même. diane gardera le sien jusqu’à sa désagrégation un an plus tard sans qu’il ne lui arrive la moindre chose négative.

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Une fois en bas, nous avons soif. Leon nous propose de goûter le jus de coco. Le vendeur coupe la tête d’une grosse noix encore dans son écorce verte et y insère une paille. Très désaltérant et aucun risque de bactéries !

Nous arrivons en fin d’après-midi à Siem Reap, ville touristique qui grandit comme un champignon, et pas spécialement suivant les règles urbanistiques ni écologiques – j’ai lu récemment que la consommation d’eau des hôtels atteint fortement la nappe phréatique, ce qui pose des problèmes de stabilité pour le site d’Angkor. Une longue route bordée de bâtiments plus criards les uns que les autres nous introduit vers le centre. Notre hôtel, précise Leon, est tenu par des Khmers. D’après la situation sur la carte, je pense que c’était le Koh Ker Hotel. Ce n’est pas le plus beau de la ville mais au moins l’argent revient à la population locale et non à une multinationale ou aux Coréens qui possèdent une grande partie de la ville. C’est d’ailleurs une bonne raison pour partir avec des agences comme Intrepid Travel qui font attention à ce genre de choses. Même le site archéologique d’Angkor est en partie aux mains des Coréens, ne laissant qu’une toute petite partie des revenus du tourisme à l’état cambodgien.

En nous promenant le soir, nous repérons une très belle galerie d’art (le long de la rivière, près de la Villa Royale) qui expose des photos de John McDermott. Nous y achèterons des cartes postales et quelques tirages originaux un peu plus grands. Mais aujourd’hui, nous sommes accompagnés de tout le groupe. Leon nous montre d’abord le marché puis nous emmène en plein centre touristique/backpacker au Red Piano, qui a l’avantage d’avoir une belle salle au premier étage. Le restaurant sert cuisine khmère et occidentale, ce qui plaît à tout le monde. Le repas est interrompu un moment par des trombes d’eau qui se déversent du ciel, accompagnées de coups de vent violent. Une demi-heure après, plus une goutte à l’horizon mais cela a rendu les sites d’Angkor un peu boueux le lendemain. Nous allons encore boire un verre ensuite dans un bar rock, clairement destiné aux touristes, un peu glauque avec tous les gros anglo-saxons vidant des litres de bière. Heureusement, la terrasse est un peu plus calme. Bref, le genre d’endroits où je n’aurais jamais été si je n’avais pas été accompagnée.