Cambodge 2012: Kampot – Phnom Penh

La fin du voyage est déjà en vue et nous retournons aujourd’hui à Phnom Penh. Le minibus de Giant Ibis vient nous chercher au guesthouse un peu avant 8h. Le véhicule est vraiment neuf, ce qui change des vieux bus empruntés auparavant. On nous offre une bouteille d’eau et le wifi est disponible pendant tout le trajet; à la tv, ce n’est pas du karaoké khmer mais un des Pirates des Caraïbes en v.o. Après deux heures de route, je vois un avion qui atterrit, et en effet, nous sommes déjà près de Phnom Penh. Le temps d’arriver au dépôt, il est environ 10h30. Un chauffeur de tuk-tuk nous demande 4$ pour aller jusqu’à l’hôtel, ce qui nous semble bien cher. Nous n’avons jamais payé plus de 2 ! Nous négocions et nous cédons à 2,5.

En cherchant un  hôtel sur booking.com, notre choix s’est porté sur la Frangipani Villa 60s, dont la chambre double était en promotion à 45$. Pas de piscine mais une situation relativement intéressante au niveau de la rue 252. Nous sommes très bien accueillies mais notre chambre n’est pas encore prête. Nous ne comptions pas arriver si tôt !

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Le but de la journée est du shopping et nous partons donc pour le Russian Market avec un tuk-tuk au tarif de 2$, tarif conseillé par la réceptionniste et accepté sans problème par le conducteur devant la porte. Ce marché situé dans le sud de la ville a pris le nom de « russe » à l’époque où s’y vendaient des produits importés d’Union Soviétique. Assez bordélique et aux allées très rapprochées, on y trouve des souvenirs de toutes sortes, de la nourriture, des vêtements et des pièces pour motos. Je cherchais une échoppe particulière, le Vintage Shop qui est située du côté sud-est. Nous dirigeant grâce au soleil et parcourant la zone plus ou moins systématiquement, nous la trouvons assez vite. Je me doute bien que j’y trouverai des cadeaux pour diane, et en effet: il y a des reproductions d’affiches de films et de pochettes de disques de années 60 à des prix plus que compétitifs ainsi que des sérigraphies originales du Cambodian Space Projet. Je fais quelques achats qui sont soigneusement emballés dans un rouleau et discute un peu avec le propriétaire, un Hongrois qui travaille aussi au Tribunal International pour les Khmers Rouges. Je serais bien restée encore un peu mais le marché avait encore de nombreux trésors à nous montrer.

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Nous nous promenons d’abord du côté de la nourriture et bien que nous ayons faim, nous n’osons pas nous aventurer à goûter un plat. J’achète encore un kilo de poivre rouge de Kampot à prix tout à fait compétitif (mais sans les étiquettes confirmant l’AOC – peu importe). Les marchandes de tissus nous appellent et nous y faisons quelques emplettes: de la soie pour Katrien et divers tissus pour moi: un coton assez épais prune aux broderies khmères très simples, encore un batik indonésien dans les tons verts et un tissu tropical en coton noir aux grandes feuilles vertes.

Nos sacs bien remplis nous reprenons un tuk-tuk qui nous demande à nouveau 4$. Il cède finalement à 2$ quand nous faisons mine de nous en aller. Il nous conduit rue 278 où se trouvent divers restaurants. Le premier nous convient, un restaurant thaï nommé Tom Yum Kung, largement fréquenté par des Cambodgiens. Je prends à nouveau une soupe khmère douce amère, aux ananas et tomates et comme la première fois, je me régale. Nous déposons nos achats à l’hôtel, où nous prenons possession de notre chambre qui est magnifique !

L’après-midi est consacré à une nouvelle séance shopping dans les rues 240 et 178. Je ne suis tentée par rien de particulier dans les magasins de soieries, vêtements et autres souvenirs mais Katrien trouve quelques cadeaux et de très jolies boucles d’oreilles serties de citrine. Je me lâche par contre un peu plus dans la librairie, Monument Books située sur Norodom Bd.

Pour dîner, nous retournons à la rue 278 et prenons d’abord un cocktail dans un bar dont je n’ai pas noté le nom. Le Summer Kiss est une tuerie: vodka, citron vert et jus de pastèque fraîche. Les restaurants renseignés par les guides ne nous inspirent pas et c’est la belle terrasse d’Anise qui nous retient. Je me régale d’une salade de poulet grillé et d’avocats du Ratanakiri.

Cambodge 2012: Kampot

Le guesthouse propose des vélos à ses clients et nous empruntons deux des vieilles bécanes pour une ballade dans les environs. Notre premier arrêt consiste en une réservation pour le bus du lendemain. Celui de 8h30 est déjà complet et nous trouvons que 7h30, c’est vraiment tôt. L’agent de voyage nous propose alors la compagnie Giant Ibis qui part vers 8h. Un peu plus cher mais plus conforme à nos souhaits.

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Le Guide du Routard indique le chemin vers les marais salants et c’est par là que nous nous dirigeons. Il faut traverser le vieux pont, puis prendre la troisième à gauche. D’abord asphaltée, la route se transforme bien vite en un chemin de terre rouge. Moi qui ne suis pas une héroïne à vélo, j’ai bien du mal à suivre Katrien et à éviter les nombreux cailloux. Nous arrivons relativement vite aux marais salants et aux grands entrepôts qui servent à garder le sel. La région est fortement habitée par des musulmans Cham, que nous croisons sur la route. Évidemment, tous les enfants que nous croisons nous disent « hello » ! Sur le chemin, nous faisons le détour par la pagode locale.

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En retournant vers Kampot, je propose que nous mangions sur la rivière, près du nouveau pont au Ta Eou (ou Ta Ouv, je n’ai pas très compris). C’est un grand restaurant sur pilotis, très « local », où les familles viennent manger. Et en fait, c’est mieux: cela permet de partager tous les plats et de goûter à plein de mets différents. Katrien prend une soupe de légumes très copieuse et moi des crevettes au poivre vert. Le crabe me tentait bien, mais pas le chipotage pour le manger. Bon mais un peu gras.

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Je pédale vers le guesthouse tandis que Katrien continue son exploration de la petite ville. Je profite l’ombre de la paillote pour boire une bière et lire mon livre. Vers 15h30, on vient nous chercher pour une ballade en bateau réservée le matin même. Nous nous entassons dans un vieux rafiot et commençons la navigation sur la rivière. A cette allure, nous ne verrons pas grand chose… et même le coucher de soleil sur le Bokor n’est pas si fantastique que ça.

Nous prenons le cocktail du soir au Bokor Mountain Lodge. Quand nous partons, la pluie commence à tomber et après quelques minutes, nous devons courir pour éviter le déluge. Nous nous engouffrons au Rusty Keyhole, un restaurant proposant diverses spécialités khmères et occidentales. Toutes les tables sont occupées sauf deux places à une grande table. Nous y retrouvons un couple de Belges qui nous racontent leurs aventures. L’orage bat son plein et les rues sont inondées. Je commande le boeuf lac loc, une spécialité mais le plat ne me plaît pas: la sauce est chimique, trop salée et les frites trop cuites. Je n’ai décidément pas trop de chance dans mes choix ces derniers temps.

Il fait vraiment sombre quand nous rentrons au guesthouse, les rues ne sont qu’à peine éclairées et encore bien mouillées.

Cambodge 2012: Kampot – Mea Culpa Guesthouse

Notre premier choix de guesthouse à Kampot, Les Manguiers, un peu en dehors de la ville mais le long de la rivière, était déjà complet en cette période de vacances de Noël. Nous nous somme donc tournées vers le Mea Culpa Guesthouse et la réservation s’est faite sans problèmes via mail, pour un tarif de 25$ la nuit. Situé à 400m du « centre », il se compose de deux grandes maisons de style chinois/local dans un jardin qui est joli mais qui pourrait être mieux aménagé, avec un espace vraiment dédié à la relaxation ou même avec piscine.

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Notre chambre est très lumineuse avec ses deux fenêtres et décorée avec goût: les rideaux sont rouges, unis, et le grand lit est recouvert d’une étole en soie. La salle de bain par contre est basique, toute blanche et assez petite, avec un évier dont la canalisation se vide sur le sol, près du trou d’évacuation de la douche. Seul défaut pour moi: le matelas est si dur que je me réveillerai la nuit de mal aux épaules et au dos.

Le patron occidental a l’air tout timide et un peu gêné et son personnel est aimable. Le petit déjeuner est servi dans la cour, sous une grande paillote, et est très copieux et varié. C’est le seul endroit où j’ai pu manger des crêpes ! Le bol de fruits au yaourt et muesli est tout simplement énorme. Apparemment, il faut tester les pizzas, cuites au feu de bois, alors que le reste du menu est un peu réduit. Une bonne adresse mais où je ne retournerai pas à cause du lit.

En bref:

  • situation: 3,5/5
  • aménagement des parties communes: 3/5
  • aménagement de la chambre: 4/5
  • aménagement de la salle de bain: 3/5
  • propreté: 4/5
  • petit déjeuner: 4/5
  • restaurant: 3,5/5
  • service et compétence du personnel: 3,5/5
  • wifi dans la chambre: 3/5
  • wifi dans les parties communes: 4/5

Cambodge 2012: Kep – Kampot

Dernière matinée au Kep Lodge: nous profitons encore de la piscine pour la matinée, nous rendant compte qu’il n’y a pas grand chose à faire à Kampot. L’excursion au Bokor semble moins intéressante qu’avant: une grande partie des bâtiments ont été nettoyés/rénovés et le charme un peu glauque d’antan est complètement évaporé.

Le paiement par carte de notre séjour est toute une aventure: la machine indique que le code de nos deux cartes Visa est erroné. Et pour la Mastercard, il n’y a plus de formulaires papier. Quelques coups de téléphone plus tard, la machine fonctionne à nouveau et je peux enfin payer ce qui est dû. Ce montant ne sera d’ailleurs comptabilisé sur mon compte Visa que 10 jours plus tard. Katrien et moi avions décidé que nous payerions à tour de rôle les différents hôtels et repas, Katrien prenant note de tout pour faire un calcul final au retour. Heureusement, nous ne prenons pas le bus mais bien un tuk-tuk, dont le chauffeur attend patiemment. La route est en mauvais état et poussiéreuse et le grand sarong de Katrien nous protège bien !

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Nous avons réservé au Mea Culpa Guesthouse, à cinq minutes à pied du centre de Kampot (qui est une ville minuscule). Une salade plus tard et nous partons nous promener le long de la rivière, bordée de jolies maisons souvent anciennes et de l’ancien marché entièrement rénové. Je ne reconnais plus vraiment la ville que j’avais entrevue lors de mon précédent voyage.

Le but premier est Farmlink, une entreprise qui produit du poivre de la région, très connu pour son parfum. J’y fais quelques réserves de poivre noir, blanc et rouge. Nous passons ensuite par le marché, plutôt désordonné et sale, où je trouve du tissu (du batik indonésien) pour très peu d’argent (2,5$ pour environ 2,5m).

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Plus loin, nous découvrons avec surprise un monument bien spécial au centre d’un rond-point: il représente un durian, le fruit qui pue le fromage et les oignons pourris !

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Le cocktail du soir sera pris au Rikitikitavi qui a une jolie terrasse pour admirer le coucher de soleil sur la rivière mais dont les chambres semblent fort sombres au rez-de-chaussée (encore une fois, les photos sur le site ont l’air plus belles que la réalité).

Nous dînons au Mea Culpa, connu pour ses pizzas au feu de bois mais nous ne nous laissons pas tenter. Et pour le reste, le choix n’est pas très étendu: je prends du bœuf grillé, malheureusement un peu trop cuit mais accompagné d’une bonne sauce au jus d’orange, poivre et sel.

Heart of Cambodia: Kampot – Sihanoukville (Cambodge)

Je ne voulais pas quitter Kampot sans acheter le poivre qui est produit ici et qui a un goût très fin. Mais il ne nous reste pas beaucoup de temps ce matin avant de partir pour l’étape suivante. Leon me renseigne la guesthouse d’en face, où je trouverai deux beaux sachets.

Nous roulons vers Sihanoukville, petite bourgade côtière pas encore trop atteinte par le tourisme mais qui pourrait bien se développer comme certains « resorts » à la thaïlandaise. Nous nous arrêtons pour un agréable repas à la Starfish Bakery. L’endroit est tenu par une ONG et de nombreux produits d’artisanat local y sont vendus. diane et moi craquons pour deux anneaux en argent identiques, un pour lui et un pour moi, en souvenir de notre voyage mais aussi en signe de notre amour.

Arrivée à l’Orchidee Guesthouse, un peu en retrait de la plage, celle d’Occheuteal Beach. Leon ne nous a pas menti, il nous offre une belle chambre avec grand lit aux abords de la piscine où nous passerons de le reste de l’après-midi à bouquiner, bronzer et sauter dans l’eau.

Le soir venant, nous nous rendons sur la plage pour admirer le coucher de soleil et manger les pieds dans le sable dans une des paillotes qui prépare du poisson et des fruits de mer au barbecue. Le rêve !

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Heart of Cambodia: Kampot – Bokor (Cambodge)

J’aime beaucoup les endroits laissés à l’abandon et le Bokor en est un. Les Français y avaient construit au début du 20e siècle une station d’altitude (1000m) avec casino et hôtel de luxe. Deux pick-up viennent nous chercher au guesthouse et nous emmènent via une route qui jadis était goudronnée, mais où les nids de poules (ou même d’éléphants) forment aujourd’hui l’essentiel du parcours. La paysage est magnifique, au milieu de la végétation mais le trajet est rude. (La route a d’ailleurs été fermée pendant un moment – je ne sais pas si elle est accessible aujourd’hui).

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Nous arrivons enfin au sommet après deux heures de cahotements. Premier arrêt à l’ancienne maison de Norodom Sihanouk, complètement envahie par la végétation et dont les murs sont couverts d’un genre de mousse orange (comme tous les autres bâtiments d’ailleurs). De là, nous partons pour une petite ballade dans les broussailles, rien de très passionnant mais de quoi se dégourdir les jambes. diane n’accompagne pas, ayant une douleur au pied. Il en profite pour essayer de discuter avec le chauffeur du pick-up qui connait trois mots d’anglais mais veut en apprendre plus. A force de dessins dans le sable, ils s’apprennent mutuellement de nouveaux mots en khmer et anglais !

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Un peu plus loin se trouve un grand plateau dégagé, avec juste des herbes folles. La température est agréable, avec une fraîcheur bienvenue. Nous passons le long de diverses anciennes villas et de l’église catholique dont les murs sont couverts de graffitis, notamment dessinés par les Khmers Rouges qui ont longtemps défendu la colline.

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Nous nous rapprochons du bâtiment principal, le Bokor Palace, hôtel de luxe et casino qui aurait pu sortir de The Shining ! L’ambiance est vraiment bizarre, fantomatique, la brume se lève par moments. Nous pique-niquons à ses abords avant de visiter ses moindres recoins. Au loin, un château d’eau tout droit sorti d’un film de science fiction. De l’autre côté, la vue sur la côte est magnifique.

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Après cette magnifique visite, la route du retour est longue et éprouvante. Nous arrivons à Kampot au coucher du soleil et nous ne verrons donc jamais vraiment la petite ville de plein jour. Nous passons la soirée à boire des bières en discutant avec Leon de plein de sujets différents, au son des criquets et autres animaux nocturnes. Encore une nuit avec une sensation de bout du monde.

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Heart of Cambodia: Battambang – Kampot (Cambodge)

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Une longue journée de route nous attend aujourd’hui pour atteindre Kampot sur la côte au sud du pays. Nous partons aux aurores avec le bus public qui est un vieil autocar coréen recyclé et redécoré de plein de froufrous. La route est bonne et le bus fonce. Pause ravitaillement et pipi dans un grand restaurant routier pas très intéressant, puis arrivée à Phnom Penh où c’est un peu la pagaille à la gare routière, surtout que Leon avait payé pour nous conduire jusqu’à un endroit bien précis où nous attendait le minibus pour le voyage de l’après-midi.

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Nous déjeunons à la Kiwi Bakery (83 Ph. 63), un endroit créé par une famille khmère ayant longtemps géré une pâtisserie en Nouvelle-Zélande. Sucreries mais aussi salades sont proposées sur la carte. A priori, pas vraiment un endroit pour nous mais je sens que cela fait plaisir à beaucoup des filles qui nous accompagnent.

Le trajet de l’après-midi semble long, la route est mauvaise et nous sommes ballottés dans tous les sens. Le soleil est déjà couché quand nous arrivons à Kampot et le chauffeur se perd un peu avant de retrouver le guesthouse (Kampot Guesthouse ?) où nous logerons pour deux nuits. Notre chambre est tout au bout d’un labyrinthe de couloirs et d’escaliers et est très basique, avec des lits (durs) séparés. Quand j’en parle à Leon, il me promet qu’à l’étape suivante, il nous donnera une belle chambre avec un grand lit !

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Kampot est la ville où on se perd apparemment ! Leon nous emmène à un restaurant qu’il connait mais tourne au mauvais endroit dans le noir total et se retrouve sur un chemin de terre avec aucune âme qui vive. C’est le moment de tester les lumières des différents gsm pour voir celles qui éclairent le plus ! Au loin, nous voyons un genre de bar karaoké un peu louche dans lequel Leon va demander son chemin. Nous n’étions pas très loin de notre destination (difficile dans une aussi petite ville), Leon avait juste tourné à gauche au lieu d’à droite. Nous nous retrouvons sur une très belle terrasse d’un restaurant avec vue sur la rivière et y passons une bien agréable soirée à discuter.