Japon (2019): Kokura – Beppu

Dimanche 24 novembre 2019

J’ai très mal dormi, j’ai des courbatures partout et je suis très pressée de quitter cette chambre enfumée. Je n’imaginais pas que cela me poserait autant de problèmes. Au petit-déjeuner, je noie mon dépit et ma fatigue dans de la brioche à la confiture, puis je pars vraiment en avance pour rejoindre la gare qui est à deux pas. Il bruine.

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Le train, un express, est bien rempli. Il fait sombre dehors et il se met à pleuvoir à verse. La campagne japonaise défile et la lumière de l’intérieur du train se reflète sur les fenêtres. J’arrive à Beppu deux heures plus tard et j’hésite un moment sur le chemin à prendre à cause de la google map qui ne réagit pas comme il faut au premier abord. Armée de mon parapluie, je suis mon instinct et prend la grande avenue qui s’ouvre à moi. Un peu plus loin, google maps reprend ses esprits et me confirme que je suis dans la bonne direction.

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Après avoir marché une quinzaine de minutes, j’arrive à mon hôtel, le Beppu Nishitetsu Resort Inn. Il n’est que midi, ma chambre ne sera disponible qu’à 15h et je suis déjà trempée du trajet depuis la gare. Je me réfugie au centre commercial juste en face. J’en ai vite fait le tour: il est minuscule et plutôt vieillot. Le seul magasin un peu intéressant est Muji mais y rester trois heures ? J’avoue qu’à ce moment-là, j’étais plutôt désespérée et d’humeur assez sombre, pestant sur les check-in d’hôtels si tardifs et si rigides. Vu ma mauvaise nuit, j’aurais bien aimé faire une longue sieste.

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Et puis je me souviens avoir vu un Starbucks à l’entrée, ainsi qu’une grande zone confortable pour s’installer. Je ne suis pas adepte de ces cafés mais ils ont l’avantage d’offrir des espaces agréables où s’installer pendant un certain temps. Je commande un scone et un thé yuzu – citrus qui se révélera abominablement sucré (il y avait de la marmelade dedans). Mais au moins je suis à l’abri et je peux lire mon roman à l’aise pendant deux heures. Beppu est une petite ville, assez reculée, hors des circuits touristiques reliés par le shinkansen et il n’y a pas de jolis cafés où passer un moment, contrairement aux grandes villes ou comme en Europe.

Une fois mon roman terminé, je me rends compte qu’il ne pleut plus. Il fait encore fort sombre mais j’ai envie de bouger un peu. Je dépasse mon hôtel en direction de la plage et de la mer. C’est une mini plage au milieu d’une ville mais l’horizon est ouvert, et on voit les côtes aux loin.

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Je flâne un peu au hasard dans les petites rues, repérant divers détails, cherchant les bâtiments plus anciens ou insolites. Je retourne vers la gare et découvre qu’il y a plusieurs offices du tourisme. Dans l’un, situé juste en dehors de la gare, je prends divers dépliants qui parlent des restaurants locaux.

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Je me perds dans les galeries marchandes couvertes et les ruelles; je m’arrête pour photographier plein de petits détails, comme pendant ma journée à Osaka.

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Je me retrouve finalement devant le Tagewara onsen, un des bains les plus anciens de la ville.

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Je retourne à l’hôtel où ma chambre est prête. Elle est petite mais confortable, pas aussi moderne qu’à Fukuoka cependant. Mais j’ai vue sur mer.

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J’épluche les dépliants et sélectionne un restaurant de sushis, Ohwada Sushi. C’est un tout petit établissement, tenu par un couple âgé dont l’anglais est très limité mais ils ont une carte en anglais. Je m’installe au comptoir et commande un assortiment de sushis avec des poissons locaux (maquereau, crevette, poulpe, un genre coquillage local, et divers autres poissons). Ce ne sont pas des sushis raffinés, dans le sens où les portions sont généreuses et il m’est impossible de les mettre en bouche en une fois, mais ils sont délicieux et préparés avec soin.

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Un vieux monsieur s’installe à côté de moi et nous commençons à parler. Il me raconte qu’il a souvent voyagé à Londres pour son travail, et il fait la traduction avec le patron et sa femme qui se demandent comment j’ai découvert leur restaurant. Je passe une excellente soirée en leur compagnie et je suis de bien meilleure humeur que ce midi. Je flâne encore un moment dans les rues avant de rentrer à mon hôtel, faisant quelques photos à l’iPhone – et me disant que je devrais prendre mon appareil photo le lendemain.

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Statistiques du jour: 11 651 pas ou 8,7 km

Il y a d’autres photos de Beppu sur flickr.

Pays-Bas: Scheveningen

Dimanche 7 juillet 2019

Ce matin, je décide de commander des oeufs sur le plat pour le petit-déjeuner mais ils sont un peu trop cuits à mon goût: j’aime quand le jaune est très coulant. Mais peu importe, il y a plein de bonnes choses à manger comme les jours précédents.

Je prépare mes affaires et arrive à caser toutes mes bouteilles de bière dans mon sac à dos, gardant un autre sac pour des choses plus légères. Je regrette amèrement ma valise à roulettes – c’est une leçon que je retiendrai pour un prochain citytrip: même si le sac à dos n’est pas rempli à l’aller, je vais toujours être tentée par des achats, et certains risquent d’être lourds. Heureusement je peux laisser tous mes bagages à la réception de l’hôtel.

La météo est grise et venteuse, je me couvre bien et je prends le tram pour aller à Scheveningen et sa belle plage. Je suis quelque peu ennuyée: je dois recharger ma carte de transport mais les lieux pour le faire sont limités (contrairement aux cartes mobib à Bruxelles).

J’imaginais une immense plage ouverte, dominée par le superbe hôtel Belle Epoque, et sans doute d’autres immeubles anciens. Ma déception est immense – c’est ce qui se passe quand les attentes sont trop grandes. De la digue, on ne voit pas la mer à cause des beach bars qui envahissent la plage; une immense véranda moderne a été construite au pied de l’hôtel; les immeubles attenants sont modernes et laids. Tout est aménagé pour amuser le touriste, avec des échoppes aux enseignes criardes.

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J’essaie d’effacer ce sentiment en me baladant sur la longue jetée en bois mais j’ai beaucoup de mal à changer mon humeur. J’ai un peu froid, malgré mes couches de vêtements, mais je dois bien admettre que le ciel tourmenté permet de faire de jolies photos, surtout quand on y applique un filtre hipstamatic.

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Je me rends compte que mon cerveau ne me laissera pas la paix tant que je n’ai pas rechargé ma carte de transport et je pars à la recherche du supermarché où se trouve un automate. L’esprit plus libre, je décide de donner une seconde chance à la station balnéaire et je vais visiter l’intérieur du grand hôtel. C’est en effet grandiose et j’imagine les femmes dans leurs longues robes aux manches gigot et chapeaux extravagants. Je me promène ensuite sur la digue, puis entre les beach bars – autant faire une analyse sociologique en profondeur ! Les noms sont de type « Copacabana », « Blue Lagoon » ou « Zanzibar », les salons aux fauteuils confortables sont de mise (pas de simples transat en vue), il y a des feu ouverts un peu partout, les mojitos et les spritz sont à toutes les cartes.

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Je finis par dépasser les bars mais l’envie n’y est plus, je me dis que je pourrais retourner à La Haye et prendre un train plus tôt, vu que j’ai un billet valable toute la journée. Je laisse une dernière chance au village mais je n’y traîne pas très longtemps. Un tram me ramène vers le centre et il est l’heure de manger. Je vais dans un café qui s’appelle Palmetto, avec un joli papier peint aux feuilles tropicales. J’y commande un tösti, du pain grillé garni de fromage et jambon et un thé à la menthe. J’essaie de traîner le plus possible pour ne pas arriver trop tôt à la gare.

Je retourne chercher mes sacs bien trop lourds et je reprends le tram, râlant sérieusement sur moi-même en me rendant compte qu’il me restait bien assez de crédit sans la recharge. Cinq minutes plus tard, je suis à la gare HS Den Haag et je vois que le train encore plus tôt est en gare, mais il est trop tard pour le prendre. Je m’installe sur le quai pour attendre le suivant, et c’est là que je me mets à réfléchir. La connexion à La Haye n’étant que de cinq minutes, j’avais décidé de prendre le train plus tôt. Sauf que là, même en prenant le train suivant, s’il n’a pas de retard, le train pour Bruxelles sera quand même celui de deux heures plus tôt. C’est un peu compliqué, et ce n’est pas grave si vous n’avez rien compris. Vous venez juste de lire le récit de quelqu’un qui a toujours peur de rater son moyen de transport et qui arrive tellement à l’avance dans la gare ou l’aéroport qu’elle doit attendre très longtemps ou réussit à prendre le train précédent.

Je rentre sans soucis à Bruxelles où j’arrive en plein Tour de France…

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Mes achats

Malgré un dernier jour un peu raté, ce qui arrive de temps en temps et qui ne me pose pas de problèmes, j’ai beaucoup apprécié ce court séjour pas très loin de la maison. C’était dépaysant: j’ai aimé La Haye et ses rues piétonnes, ses bâtiments anciens, ses délicieux restaurants, la gentillesse des gens (même si je n’ai pas tout à fait compris pourquoi tout le monde parle anglais, – même les Hollandais entre eux), mon hôtel dans une ancienne banque, j’ai aimé le musée au cœur de la nature à Wassenaar et les canaux de Delft. Il y a de grandes chances que je retourne aux Pays-Bas pour quelques jours dans le futur.

Statistiques du jour: 8,1 km – 11 430 pas

Sri Lanka: Ahangama

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Je passe une partie de la nuit à batailler avec un moustique malgré l’insecticide branché dans la prise et malgré l’airco que j’allume pour le faire fuir. Il n’y a pas à dire, ils m’adorent ! Je me lève donc assez tard (mais quand même avant la sonnerie du réveil). Je retrouve Nick, puis Sarah au petit-déjeuner. La journée est libre aujourd’hui et je compte bien en profiter pour faire une chose que j’adore: lire un roman allongée à l’ombre d’un palmier avec les vagues en bruit de fond. Mais d’abord, j’aimerais trouver une bouteille d’arrack, l’alcool local à base du jus des fleurs encore fermées du cocotier. Je pars avec Nick pour une ballade dans le petit village sous un soleil de plomb. Je trouve mon alcool, choisi un peu au hasard, et nous observons la vie locale, les étals de légumes et fruits, le train qui passe.

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De retour à l’hôtel, je passe par ma chambre pour me mettre en bikini (j’y trouve un Eddy en bonne compagnie) et je constate avec joie que Sarah m’a réservé un lit de plage à l’ombre, juste comme je préfère. Je lis un roman, puis commence un second et je m’endors pendant un moment. Je remarque aussi les allers-retours de Sarah et Mark, quelque peu décalés, mais en phase quand même. Il y a de la romance dans l’air !

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Vers 17h30, je vais admirer le coucher de soleil puis prendre une douche pour me laver de la crème solaire et des embruns. On est au bord de la mer, mais le restaurant n’a pas de crevettes géantes aujourd’hui. Je me rabats par dépit sur un plat de poulet cacciatore parce que je commence à en avoir assez du rice and curry.

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Roshan clôt la soirée en chantant quelques chansons, s’accompagnant à la guitare.

Sri Lanka: Kataragama – Ahangama

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Le départ se fait à l’aise ce matin pour une longue journée de car entrecoupée de quelques pauses. Nous roulons plus ou moins le long de la côte sud de l’île, d’abord dans la région de Hambota, une ville fantôme aux grandes autoroutes vides et infrastructures inutiles (un port, un aéroport, des grands buildings…) – le projet d’un ancien président originaire de la région. Ce projet était voué à la catastrophe: la région n’est peuplée que de paysans qui n’ont pas besoin d’un aéroport international. Cela fait toujours bizarre de se retrouver dans ce genre de paysage où tout est démesuré et vide en même temps.

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A un moment, nous quittons l’autoroute pour rejoindre une petite plantation de bananes où nous sommes accueillis par des agriculteurs. L’idée est de passer un moment à tester quelques jeux srilankais que Roshan nous explique. Il y a d’abord un jeu qui ressemble à la marelle où j’arrive finalement deuxième au classement. Rester à cloche-pied pendant tout un moment est bien plus fatiguant que quand j’avais 10 ans mais c’est surtout mon équilibre (et la concentration pour l’obtenir) qui me fait gagner des points. Un autre jeu demande aussi de l’équilibre: deux opposants s’installent sur une longue poutre, les pieds en l’air, et tentent de déstabiliser l’autre à coups de polochon. Dans un jeu style cricket, nous reprenons les équipes « England » et « Rest of the world » et c’est à nouveau cette dernière qui gagne. Enfin un dernier jeu demande de casser des pots placés en hauteur mais les yeux bandés. Pots contenant évidemment quelque chose, comme des feuilles mortes ou de l’eau.

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Nous recevons ensuite un snack, du manioc bouilli servi sur une feuille de bananier, agrémenté de noix de coco râpée et d’oignons aux piments. Nous retournons au car en tracteur, le genre de tracteur primitif qui fait beaucoup de bruit et qui n’avance finalement pas plus vite qu’à pied.

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La route nous mène à Tangalle où nous nous arrêtons dans une famille qui a survécu au tsunami de 2004 et dont la maison a été construite grâce à l’aide d’Exodus. L’agence a en effet monté un programme de soutien après la catastrophe et continue à proposer son aide pour divers projets, notamment dans un orphelinat, en apportant des jouets aux enfants. Dans la maison, mère et fille ont préparé une collection de plats de rice and curry: du poulet, du poisson, des pommes de terre, des haricots, du dhal, des légumes frais. Un repas fait maison qui était délicieux.

Nous reprenons ensuite la route pour Ahangama où nous logeons dans un hôtel le long de la mer, l’Insight Resort. Quand j’arrive dans ma chambre, des ouvriers sont en train de réparer l’air conditionné.

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Je suis si contente de revoir la mer et ça me fait du bien. Je fais une micro-promenade sur la plage, regardant de loin les pêcheurs locaux, installés sur des poteaux dans la mer. J’apprendrai par les autres membres du groupe qu’ils se font payer pour chaque photo prise et que les négociations sont rudes. Je préfère ne pas participer à ce petit jeu.

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Le soir venu, l’hôtel inaugure les décorations de Noël et nous recevons un cocktail à l’arrack tandis que le personnel fait plein de photos. Quelques gouttes de pluie tombent mais cela s’arrête bien vite et nous mangeons dehors (un poulet tikka massala pour moi – avec beaucoup trop de sauce). Un chanteur anime la soirée avec un succession d’earworms accompagnés au synthétiseur. J’abandonne très vite et vais dormir.

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Sri Lanka: Dubaï – Colombo – Wattala

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Dans le second avion, celui qui m’amènera de Dubaï à Colombo, je me retrouve dans une rangée de femmes. Celle qui est assise près de la fenêtre me semble sympathique, celle assise au milieu ne pipe pas mot et tire la gueule. Je soupçonne qu’elle est Française mais je n’aurai jamais de preuve vu son mutisme. Je m’endors un moment – c’est le début de la nuit en Belgique – et me réveille sans appétit pour un petit déjeuner composé d’omelette, de champignons et de haricots sauce tomate, ainsi que du même petit pain tout mou et immangeable que dans le premier vol. Ma voisine est pressée de sortir de l’avion et je la laisse passer sans regrets, ce qui m’amène à faire connaissance avec l’autre voisine, Claudia, une Allemande de Düsseldorf. Elle vient au Sri Lanka pour une retraite ayurvédique de trois semaines. Nous passons toutes les formalités ensemble – elles sont courtes et courtoises, facilitées par l’achat à l’avance sur le net d’une autorisation de séjour (ce n’est pas vraiment un visa). Nous nous quittons après avoir récupéré nos bagages, je change de l’argent et je me lance à la recherche d’un taxi. Ce qui n’est pas bien compliqué: diverses compagnies sont présentes dans le terminal et la première me propose un prix proche de celui qui avait été indiqué dans les notes de voyage reçues d’Exodus.

Nous roulons trois quart d’heure par de petites routes peu fréquentées pour arriver à Wattala, au nord de Colombo et en bord de mer. C’est toujours à ce moment qu’il faut s’en remettre complètement à un inconnu, ne connaissant pas le pays et les habitudes et je suis toujours un peu angoissée – mais tout se passe bien. L’hôtel, le Palm Village, semble un peu vieillot et l’accueil est très distrait. Les chambres sont simples mais grandes, la salle de bain a vu de meilleurs jours – de l’eau coule du plafond. Le jardin est très beau par contre, avec une piscine qui a l’air agréable mais le ciel est gris et le temps est à la pluie. De toutes façons, j’ai un gros retard de sommeil et bien qu’il ne soit que 10 heures du matin, je me mets au lit et dors un peu, malgré mon nez bouché.

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La chambre est mal isolée – une constante au Sri Lanka – et j’entends les vagues se briser sauvagement sur la plage. J’entends aussi quand les autres du membres du groupe arrivent – la plupart ont pris le même vol depuis Londres – et je fais connaissance avec ma compagne de chambre pour les prochains quinze jours, Aneta. Londonienne d’origine polonaise, elle travaille comme chef de projet dans le monde informatique, fait de la moto et fait très attention à paraître plus jeune que son âge (elle a quelques années de plus que moi mais ne les paraît pas). Ma première impression est plutôt positive, surtout quand elle me dit que l’airco la dérange aussi et qu’elle a envie de dormir. Ce que nous faisons jusque 16h30.

Nous nous décidons pour une promenade le long de la plage et faisons mieux connaissance. Le ciel est menaçant – c’est encore la saison de la mousson – et la mer est agitée. Nous rencontrons quelques pêcheurs et des enfants qui jouent. Le port de Colombo se voit au loin.
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Après cette ballade qui a permis d’évacuer une partie de la fatigue, nous prenons un verre puis rencontrons le reste du groupe et le guide local, Roshan, un jeune homme d’une trentaine d’années, portant une croix autour du cou (il fait partie de la minorité catholique du pays, aux lointaines origines portugaises). Il nous emmène dans une salle de conférences trop fraîche et illuminée aux néons blafards pour nous expliquer l’essentiel de notre voyage.

L’hôtel est isolé et donc le repas se prend sur place, sous forme de buffet, le premier d’une longue série. Le pays ne connaît pas une culture culinaire très développée – selon les dires de Roshan; il y a peu de restaurants et les gens mangent chez eux. Il y a bien de nombreuses « bakeries » mais elles servent plutôt des snacks. La nourriture du buffet n’est pas exceptionnelle mais je goûte un peu de tout, des currys mais aussi de la viande grillée et des légumes divers. C’est assez cher, et le prix de la bière n’est pas en reste (selon les endroits, une canette de 40 cl coûte entre 3 et 4 euros).

Après l’inévitable piqûre de moustique, je retourne dans la chambre pour dormir une nuit complète avant les premières visites du lendemain.

(Toutes les photos sont prises avec mon Panasonic Lumix DMC LX5 ou avec l’application Hisptamatic pour iPad. Certaines ont été retouchées légèrement avec Polarr)

Thaïlande: Prachuap Khiri Khan

Le vent est un peu moins fort et nous retournons à la plage d’Ao Manao. Sur la route, nous allons d’abord voir d’adorables singes qui ne sont pas agressifs du tout, contrairement à d’autres (je pense au Mont Popa en Birmanie par exemple). J’ai du mal à pédaler face au vent n’empêche ! Il y a moyen d’escalader la montagne pour visiter une grotte avec un Bouddha mais ce sera pour une autre fois.

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Arrivée à la plage, j’achète un jus de lime avant de m’installer dans un transat. Nous discutons encore, puis je lis mon livre. Le vent se lève et j’ai à nouveau froid mais Jeero décide quand même de prendre un bain. Vers 14h30, nous retournons à Prachuap. Catherine a un rendez-vous chez la tatoueuse et moi je vais me faire couper les cheveux dans un salon tout rose tenu par une ladyboy. Dix minutes plus tard, mes cheveux sont dix centimètres plus courts et je n’ai plus de fourches, le tout pour 100 bahts. Efficace et pas cher !

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Je n’ai pas encore mangé et je retourne au café d’hier où je commande un sandwich au thon et un coca, avant de retourner à la maison pour une longue sieste. Catherine m’appelle finalement pour la rejoindre chez la tatoueuse où nous buvons une bière en discutant.

Nous repartons le soir pour aller manger, mais le premier restaurant choisi est complet. Nous nous arrêtons un peu plus loin et commandons des calamars sautés au basilic et un curry vert de crevettes. Tout ça est délicieux, et la situation en bord de mer rajoute au charme de l’endroit. En rentrant, j’ai un peu mal au ventre mais nous discutons encore avant d’aller dormir.

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En revoyant mes photos, je me rends compte que je n’en ai vraiment pas fait beaucoup à Prachuap… J’ai pourtant beaucoup aimé cette petite ville, loin du tourisme de masse et très thaïe. J’ai pu me reposer de mon long voyage et me préparer pour les derniers jours à Bangkok. Je remercie encore Catherine de m’avoir hébergée et fait découvrir cet endroit, et j’ai passé un très bon moment, que ce soit à vélo, à la plage ou tout simplement en discutant de tout et de rien.

Thaïlande: Prachuap Khiri Khan

J’ai eu froid cette nuit et je ne suis pas encore habituée au bruit des trains et des annonces à la gare. Nous déjeunons des restes du repas d’hier. Catherine me prête son vélo khmer, celui qui a traversé une bonne partie de l’Asie du Sud-Est. Premier arrêt pour une lessive bien nécessaire après mon long voyage. Les lessives à la main, c’est pratique, mais ça ne lave pas aussi bien qu’une machine. En attendant, nous allons au Grandma’s Café, situé dans une maison traditionnelle tout en bois, qui fait aussi office de guesthouse. Je commande une gaufre accompagnée d’une boule de glace et d’un thé glacé thaï (au lait, sucré et très orange).

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Une fois le linge lavé et pendu, nous partons à la plage d’Ao Manao. Il faut traverser toute la petite ville et pénétrer dans la base militaire, en prenant soin de noter son nom dans le registre à l’entrée. La route traverse la piste d’aviation mais pas d’avion en vue. Un militaire monte la garde distraitement. L’endroit donne un peu l’impression d’un village de vacances. Nous achetons des jus de fruits frais puis nous nous installons au bout de la plage, dans les transats prévus à cet effet. Une aubette propose de la nourriture et je prends un pad thaï aux crevettes.

La baie est très jolie mais il y a beaucoup de vent. La mer est assez agitée mais j’y fait trempette. Je lis un peu, mais j’ai vite froid et je m’enroule dans mon essuie de bain. Nous rentrons vers 16h, à l’heure de pointe (il doit y avoir trois voitures de plus sur la route).

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Après une douche, la bataille contre les moustiques commence. Je m’installe malgré tout dehors pour lire un peu en attendant le retour de Catherine partie pour une course. Je fais connaissance avec Tom, le Berlinois, et ses amis, mais la conversation est limitée entre mon allemand inexistant, mon thaï tout aussi inexistant et leur anglais sommaire. Et puis d’après ce que j’ai compris, il parlent surtout de moteurs de motos et de bateaux.

Nous allons manger en front de mer, à gauche cette fois-ci, dans un restaurant que Catherine connait pour un plat en particulier: l’omelette aux huîtres. Sauf qu’elle n’arrive pas. Le premier plat est pas mal, des crevettes aux légumes, et nous buvons des bières. Quand l’omelette arrive enfin, elle n’est pas comme d’habitude… Tant pis. Entre temps, un feu d’artifice tout proche nous aura débouché les oreilles. Quand nous rentrons, nous restons encore dehors à discuter un certain temps.

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Birmanie: Ngwesaung

Ce matin, je m’empiffre tellement au petit déjeuner que je n’ai plus faim à midi et que je bois juste un jus de fruits frais. La journée se passe à lire, continuer le livre de Paul Theroux qui ne me passionne pas trop mais aussi à préparer mon séjour à Bangkok en lisant quelques chapitres de 22 walks in Bangkok.

En fin d’après-midi, je fais trempette dans la mer, gardant un paréo cette fois-ci.

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Le coucher de soleil est superbe et Eddy en profite pour faire le con dans les palmiers, ceux à sa taille en tous cas.

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Je prends l’apéritif, des bières, avec Olga et Robyn et nous mangeons ensemble sur la terrasse. Je prends à nouveau des scampis grillés, le plat m’ayant beaucoup plu la première fois. Ainsi s’achève le séjour à la plage qui m’aura permis de me reposer et de reconstituer mon système digestif.

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Birmanie: Ngwesaung

La nuit a été assez agitée dehors, j’ai entendu des gens crier et il y a eu quelques pétards. Sans doute le grand groupe de Birmans fêtant leur dernière soirée à l’hôtel. Je vais me balader dans le village, enfin dans l’unique rue, avec quelques-uns de mes compagnons de voyage. Le soleil tape fort et la route est très poussiéreuse. Notre but est de trouver des bières ! Un artisan propose de jolis objets réalisés à partir de noix de coco et j’achète deux cache-pots à pendre et un mobile qui fait un joli bruit avec le vent. Pas pratique à emporter mais je n’ai pas encore acheté grand chose.

Tous les repas suivants seront pris à l’hôtel, un peu par flemme en fait, et aussi parce que le choix du village n’est pas très étendu. Je mange ce midi une salade de poulet censée être piquante mais pas trop. En fait, le piment utilisé est très fort et je mettrai de côté au moins une cuillère à soupe de petits bouts verts. Un smoothie aux fruits mélangés calme quelque peu le feu dans ma bouche.

L’après-midi se passe à lire sur la terrasse du bungalow, à l’ombre. En fin de journée, je vais faire trempette dans le Golfe du Bengale avec Robyn et nous nous promenons le long de la plage. J’aurais sans doute dû mettre un paréo parce que je fais sensation en bikini. Rien de dérangeant, juste la constatation que les locaux ne sont pas encore habitués aux touristes en petite tenue et j’aurais préféré ne pas leur imposer ça.

Rendez-vous sur la terrasse du lobby pour la happy hour et pour une séance d’internet. Je commande ensuite un curry birman de crevettes mais il y en a beaucoup trop ! En général, je prends ce genre de plats parce que les cuisiniers sont économes avec les crustacés mais je ne sais pas ce qui s’est passé ce soir.

Avant de m’endormir, j’entends une bestiole courir sur le toit du bungalow. J’espère qu’il n’y a pas d’interstice par lequel elle pourra renter.

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Birmanie: Yangon – Bassein – Ngwesaung

L’hôtel à Yangon a été décoré pour Noël avec sapin, traîneau et crèche. J’ai toujours l’impression que ça dénote un peu dans un pays tropical. Nous partons ce matin pour aller à la plage de Ngwesaung et la route sera longue, bien plus longue que prévue dans les notes de voyage. Nous nous arrêtons quelques fois en route, notamment à un atelier où on tisse les joncs pour en faire des paillasses. Eddy est sorti du sac et joue dans la voiture avec le jasmin qu’il a reçu.

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Nous prenons notre repas à Bassein dans un restaurant au bord d’un lac, judicieusement nommé Royal Lake Restaurant, où se rejoignent les étudiants de l’université toute proche. La carte est peu inspirante et je continue mon régime de légumes sautés et riz, avec un peu de poulet quand même, que je partage à nouveau avec Olga. Une base militaire est toute proche et nous voyons décoller un avion de chasse.

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Nous visitons un atelier de parasols qui sont très colorés mais… il n’y a pas de magasin !

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La route devient sinueuse pendant la dernière heure, serpentant dans des collines où il y a de nombreuses souches, probablement celles des arbres arrachés lors du cyclone Nargis en 2008 mais je peux me tromper. Des plantations de caoutchouc ont pris la place de la forêt. Après 7h30 de route, nous arrivons enfin à la station balnéaire de Ngwesaung. Une petite route parallèle à la mer et bordée de magasins de souvenirs mène à l’hôtel, le Sunny Paradise Resort. L’endroit est idyllique, avec vue sur le Golfe du Bengale. Mais on nous mène vers un bâtiment éloigné et on nous propose une chambre couloir avec trois lits toute sombre, sans même un fauteuil pour s’assoir. Robyn et moi refusons même d’y entrer tant elle est déprimante et demandons de suite une autre chambre. On nous propose la même ou presque à l’étage du dessous, où on entend le bruit constant d’un moteur. Nous ne nous étions vraiment pas imaginées ça, surtout après les superbes chambres au lac Inle. On pourrait dire que je fais ma difficile, mais sachant le prix que nous avons payé pour ce voyage, ces chambres n’étaient vraiment pas à la hauteur pour trois nuits de repos et de farniente.

Moe Moe nous propose alors de payer un supplément pour obtenir un « Ocean View Bungalow », ce que nous acceptons. Olga, Margaret et Angelo sont fâchés aussi mais ont réagi un peu moins vite que nous et devront attendre une nuit pour obtenir un changement de chambre. Ce bungalow est bien plus confortable, même s’il est un peu vieillot. J’en parlerai dans un billet séparé.

C’est la happy hour et je bois quelques bières, en attendant un repas de scampis grillés avec vue sur mer. Enfin quelques jours de repos !

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