Japon 2015: Osaka – Kanazawa

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit – sans doute le stress du train à prendre tôt. Quand je sors de l’hôtel, il fait gris mais sec et je décide de marcher les 15 minutes qui me séparent de la station de métro qui me mènera directement à la gare d’Osaka, sans changement. A mi-chemin, il pleut à verse et je peste sur moi-même, tirant ma valise d’une main et tenant le parapluie de l’autre. Comme toujours, j’arrive bien à temps. A l’entrée des quais, un panneau indique des retards sur la ligne de Kyoto, retards dus à un incident de personne. Un suicide ? (Au moins, il a choisi le dimanche pour causer moins de problèmes.) Je mets un moment à comprendre qu’il s’agit de ma ligne. Sur le quai, il y a foule et le panneau indique un train qui aurait dû être passé une demi-heure avant. Je m’inquiète, sachant qu’en Belgique dans ce genre de situation, c’est la pagaille et que les numéros de quai changent souvent en dernière minute. Je m’adresse au contrôleur en anglais. Il répond en japonais à sa tablette qui me traduit sa phrase en anglais: mon train a plus d’une heure de retard. Par signes, je comprends que je peux rester sur le même quai et que je dois prendre mon mal en patience. Je ne me sens pas trop en forme et pas moyen de m’asseoir. Heureusement, mes baisses de tension passent après un moment. Et mon train, le Thunderbird jusque Kanazawa, arrive enfin avec 45 minutes de retard.

Il n’y a pas beaucoup de place pour mettre ma valise mais heureusement le train n’est pas rempli et personne ne vient s’asseoir à côté de moi. Le trajet me semble déjà long dès le début, le train s’arrête relativement souvent (une dizaines d’arrêts entre Osaka et Kanazawa). Il n’y a pas le même confort que dans le shinkansen et cela balance beaucoup, ce qui m’empêche de lire. Nous passons près d’un très beau lac, et puis, d’un coup, tout le wagon s’excite: il y a un superbe arc-en-ciel auquel mes photos ne rendent pas justice malheureusement.

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train from Osaka to Kanazawa

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Les annonces sont uniquement en japonais, et je suis surprise lors de l’arrivée à Kanazawa vu que je n’avais plus aucune idée de l’heure d’arrivée avec le retard. Je prends le plan de la ville et des bus à l’information et je rejoins mon hôtel, que je dépasse d’ailleurs. L’entrée est assez déprimante, sombre et le check-in n’est qu’à 15 heures. J’achète de quoi grignoter et prends un bus bondé vers le Musée d’Art Contemporain. Je fais mine de descendre et le couple âgé à côté de moi me fait signe de les suivre dans le combat pour atteindre la sortie. Et quand je cherche le musée, la mamie me dit à nouveau de la suivre, me prenant sous son aile pour le court trajet. Elle parle trois mots d’anglais, mais cela a suffi pour se comprendre.

Je prends un ticket combiné et pars à la découverte du musée. D’abord l’exposition Who interprets the world ? qui pose la question du post colonialisme, rassemblant de nombreux artistes asiatiques. Ensuite Ghost in the cell, une installation avec vidéo à propos des cellules et du corps humain et enfin un choix d’oeuvres du musée rassemblées sous le titre Contemporary 2. Une oeuvre de Leandro Erlich est très impressionnante et amusante: un piscine sous laquelle on peut se promener, ce qui donne un effet assez particulier. Le bâtiment lui-même est intéressant, construit en cercle, les salles d’expositions étant au centre. Je recommande !

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Il fait gris mais il ne pleut pas et donc je pars à pied pour l’hôtel. Cela me prend 45 minutes mais je fais un détour par un food mall qui vend plein de produits intéressants mais pas de rhum. Je peux enfin aller dans ma chambre, déprimante à souhait. Je ressors après un moment pour aller manger au centre commercial situé à côté de la gare. Je choisis le Shiroku au 6e étage, spécialisé dans un type de plat particulier (dont j’ai oublié le nom): du riz, du poisson (saumon cru et cuit dans mon cas), avocat et omelette, qu’il faut mouiller en fin de repas avec le bouillon fourni (999 Yens). En face de moi, un salaryman fait une photo de son plat en même temps que moi et nous en rions. Après avoir bien mangé, je me promène encore un peu dans le mall et dans la gare encore bondée de monde.

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Thaïlande: Bangkok (- Bruxelles)

C’est mon dernier jour et je me réveille tôt. Je comptais visiter le BACC, le Bangkok Art & Culture Centre mais je n’avais pas vérifié les heures d’ouverture: c’est fermé le lundi. J’hésite un peu sur ma destination du jour mais je préfère éviter d’être trop dehors vu que je prends l’avion ce soir et je n’ai pas envie de transpirer (en fait il fait frais aujourd’hui à Bangkok, juste 27°, je ne devais donc pas m’inquiéter). Comme je suis toute seule, je fais ce que je veux et je me décide donc pour une deuxième journée shopping, toujours déçue par celle d’hier. Je retourne au Central World (avec sa forêt de Snoopy) et trouve un autre magasin de livres, tout à fait retiré au fond d’un couloir. C’est une succursale de la librairie japonaise Kinokuniya et je me laisse tenter par un roman de Tom Vater qui était sur ma wishlist ainsi que par un livre d’une Japonaise qui donne envie d’apprendre à dessiner de jolis petits personnages ou animaux. Oui, moi qui ne dessine jamais. Je trouve aussi un joli t-shirt soldé chez Dorothy Perkins (on reviendra pour l’exotisme) et sens un bon parfum Dyptique au géranium. Sauf qu’une heure après, je ne l’aime plus du tout.

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Je passe au mall suivant, le Siam Paragon, m’y promène un peu tandis que mon ventre crie famine. Evidemment visiter un supermarché n’aide pas. Je descends à l’étage des restaurants et m’installe chez un… japonais. Pourquoi me priver de sushis alors qu’ils sont de très bonne qualité, très variés et peu chers ? Je commande des sushi à l’hamachi, des sashimi de saumon et des maki/rolls saumon avocat qui sont si immenses que j’ai de la peine à les mettre en bouche, le tout arrosé d’un thé vert glacé.

Je rentre à l’hôtel vers 14 heures et doit réarranger ma valise avec mes nouveaux achats. Je change aussi de vêtements, me rendant compte que je les ai tachés avec de la sauce soja. Comme j’ai pris une chambre supérieure, je peux y rester jusque 15 heures, ce qui m’arrange bien. J’ai aussi droit à un massage des pieds gratuit de 10 minutes et le matin, au petit déjeuner, j’ai gagné un deuxième massage de 10 minutes. La masseuse combine les deux et me fait un massage de tout le dos, ce qui me détend bien. Je passe le reste de l’après-midi en bord de piscine en tentant de commencer mon blog de voyage. Des bugs sur l’app de wordpress me font perdre mon texte plusieurs fois et quand je tente par la suite un copier-coller depuis un bloc-note, je fais une mauvaise manipulation et efface tout ce que je viens d’écrire. Et je ne vois pas comment faire crtl-z sur un iPad. De guerre lasse, je prends mon livre et me plonge dans John Burdett donc l’action se passe en partie à Bangkok. Et d’où le selfie où j’ai l’air fatiguée et un peu triste !

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J’avais acheté une carte de skytrain pour la journée et je le prends pour aller au restaurant le soir, même si ce n’est que pour deux arrêts. J’ai sélectionné le Namsaah Bottling Trust situé dans une maison coloniale rose fuschia et caché entre de grands immeubles. L’intérieur est rétro, avec des fauteuils et des canapés autour de petites tables. Des vieilles photos pendent aux murs et un costume de samouraï donne une touche exotique. Même si le serveur me demande comme toujours « a table for two ? », l’accueil est très chaleureux et il s’occupe de moi pour m’expliquer le menu des cocktails et des plats, me conseillant en fonction de mon appétit moyen. Le menu lui-même est présenté dans de vieux cahiers d’écoliers. Je choisis comme cocktail un « Aide de camp », composé de gin, jus de litchi, graines de grenade, basilic thaï et sans doute encore autre chose. C’est délicieux et très rafraîchissant. Pour le plat, je me décide pour du thon mi-cuit de la mer Andaman accompagné d’une sauce curry des Maldives et de mini pak-choi. Une réussite ! Les prix sont élevés pour Bangkok et la Thaïlande où on peut manger pour quelques euros, mais pas tant que ça par rapport aux normes occidentales. Pour ce repas et ce cocktail, j’ai payé environ 25 euros et cela les valait vraiment. J’ai passé là un excellent moment, à écouter une bande son rétro et à rêvasser mais aussi à revenir sur tout ce que j’ai fait pendant un mois.

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En sortant, l’hôtesse d’accueil qui n’était pas là tout à l’heure m’adresse la parole. Elle connaît la Belgique à cause de Tomorrowland et rêve d’y aller un jour. Elle me demande quand je reviens manger là mais c’est mon dernier soir… et puis la conversation dévie sur notre célibat à toutes les deux et nous espérons que la situation changera bientôt !

Je fais encore quelques dernières photos depuis la passerelle du skytrain et retourne à l’hôtel où je me fais piquer une dernière fois par un moustique. Je lis un peu en attendant l’heure de partir.

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L’hôtel me commande un taxi et le réceptionniste installe mon bagage sur le siège avant. Je trouve ça bien plus malin que dans le coffre en cas de problème. Normalement la course doit me revenir à 400 bhats environ. Le chauffeur me demande s’il peut éteindre son compteur pour une raison que je ne comprends pas bien mais il me dit que la course me reviendra à 300 bhats plus les 75 pour le péage. J’accepte mais je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir bien compris et pendant tout le voyage, j’angoisse un peu. Mais l’aéroport approche et au débarquement, le chauffeur va même jusqu’à me chercher un chariot pour ma valise. Comme quoi, il faut parfois faire confiance et ne pas toujours craindre le pire. Je suppose qu’il ne voulait juste pas payer de taxe sur la course.

J’enregistre mon bagage, passe l’immigration qui se trouve dans une pièce assez minable en rénovation (ou pas ?) et me retrouve dans le grand terminal. Je trouve qu’il est devenu lugubre et les magasins ne sont pas très intéressants. J’achète cependant un rouge à lèvre MAC pour dépenser mes derniers bhats. Et je vais au Mango Tree pour une bière. Par la vitre, j’observe un groupe de gamins pseudo-hippies affalés par terre et je suis toujours aussi dégoûtée de leur peu d’attention par rapport aux normes vestimentaires locales.

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L’avion de Thaï Airways n’est pas rempli et j’ai à nouveau la chance d’avoir une voisine thaïe très silencieuse et une place entre nous deux. Le vol est calme et passe plus au nord que d’habitude, presque via Moscou. Et mon chauffeur de taxi à Zaventem est charmant également, refusant tout pourboire et me rendant toute ma monnaie.

Thaïlande: Bangkok

Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, je pars avec le skytrain pour le Chatuchak Market. Les fois précédentes, j’y avais chaque fois trouvé de jolis t-shirts et des semences pour le jardin. Comme toujours, c’est la foule. Beaucoup de touristes aussi. Je retrouve le coin des créateurs mais j’ai l’impression que tout est en style « cute-hipster », en couleurs pâles et oversized (enfin pour les Thaïes toutes fines). Je me promène un peu, trouve mes semences de basilics thaïs, vois de jolis bébés lapins et surtout beaucoup de moches pantalons trop larges pour touristes. Je quitte l’endroit plus tôt que prévu, accablée par la chaleur et le foule. Je comptais faire du shopping dans les centres commerciaux le lendemain mais je préfère y aller aujourd’hui. Je descends donc à Chidlom et retrouve le rayon Marks & Spencer du Central Departement où je fais une réserve de petites culottes en coton blanc.

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Je rejoins ensuite le Central World au pied duquel se trouve une forêt de Snoopy. Je me sens un peu nulle à faire des selfies ratés entourée de jeunes Thaïes bien plus expérimentées que moi (non vous ne les verrez pas !).

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Je pars à la recherche d’Asia Books qui s’est transformé depuis la dernière fois et où rien ne me tente. Comme j’ai faim, je décide de manger et trouve le coin japonais du mall. Je choisis Zen et y commande des makis de saumon et des sushis variés avec un jus de lime glacé.

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Je me dirige ensuite vers le centre commercial Siam Square, situé sur Siam Square (!). L’endroit est très moderne et trendy, rempli de hipsters et d’ados. J’y cherche en fait un magasin de figurines qui vendrait des Ugly Dolls. Je suis un peu déçue parce qu’ils n’ont pas grand chose mais j’en achète quand même deux petites (nommées par la suite Darius et Cesarius). J’avais noté une autre adresse, le Lido, et c’est le contraste total: le centre commercial est vieux et décrépit. La plupart des boutiques sont fermées et celles qui restent sont soit des magasins de vêtements moches bling bling soit des tatoueurs.

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Fatiguée de tout ce shopping un peu décevant, je retourne à l’hôtel et je fais une sieste. Je pars ensuite pour Lady Brett, un restaurant et bar à cocktail pas trop loin de mon hôtel. C’est la happy hour et je commande un cocktail à base de gin, de jus de mandarine, de liqueur à l’anis et décoré d’un morceau d’anis étoilé. Ainsi que des mini-hamburgers comme mini-repas. Je profite du moment, observe un peu les barmen et les autres tables et déguste mes deux cocktails qui sont vraiment délicieux et créés par quelqu’un qui sait mélanger les goûts. Je voulais aussi goûter un cocktail au bar caché à l’arrière, UNCLE, mais il est fermé le dimanche (contrairement à ce que j’avais lu). Dommage, parce que depuis peu y travaille un barman suédois spécialiste en cocktails tiki. Au moins, j’aurai essayé au lieu d’hésiter et de finalement ne rien faire du tout.

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Je rentre à pied à l’hôtel et je vide toute ma valise pour mieux la remplir en prévision de mon départ du lendemain. Pas de gros problème, elle se ferme encore convenablement une fois que j’ai sorti mes vêtements d’hiver. Je peux même y laisser mes grosses chaussures, je rentrerai en Birkenstock et chaussettes et tant pis s’il fait froid à Bruxelles !

Thaïlande: Bangkok (part VI: Siam & Ana’s Garden)

Nous décidons de retourner dans le centre mais pour cela, il nous faut d’abord retraverser tout le marché… Nous descendons à Siam pour nous engouffrer dans le grand magasin Siam Paragon, juste à l’étage des produits de beauté. Le choix est immense, avec de nombreuses marques que je ne connais pas mais dès que je m’approche d’un stand, il y a deux ou trois vendeuses qui me demandent ce que je veux. Ce que je n’aime vraiment pas. Et les prix sont quasi les mêmes qu’en Belgique. Bref, je regarde de loin (sans trouver de vernis à ongles OPI). Nous nous dirigeons ensuite dans le mall, flânons dans un magasin de livres puis dans un magasin de cd et dvd où j’achète un bien joli coffret de chansons thaïes des années 50-60. Nous nous retrouvons finalement à l’étage des jouets où nous cherchons les cousins de Wifi, sans les trouver. diane en profite pour photographier les décorations de Noël dans le supermarché.

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Retour à l’hôtel pour une petite pause rafraîchissante et apéritive. Nous reprenons ensuite le sky train dans l’autre direction, vers la Soi 55 à la recherche du restaurant Ana’s Garden. Comme le curry massaman est réputé ici, je commande ça tandis que diane prend un curry rouge. Je suis un peu déçue finalement: le bol contient une petite cuisse de poulet (juste le pilon) et beaucoup de pommes de terres et de carottes. Le lieu est tout à fait plaisant cependant…

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En rentrant, nous nous arrêtons devant l’Emporium pour photographier les décorations de Noël qui sont souvent bien plus élaborées qu’en Belgique. Et le roi est omniprésent.

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De retour à l’hôtel, nous prenons encore un dernier cocktail au bar avant d’aller dormir, un mai tai et une pina colada.

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Thaïlande: Bangkok (part II: sushis !)

Nous émergeons enfin vers 16h30. Le temps de prendre une douche et nous voilà en route. Nous nous dépêchons de trouver un endroit pour manger parce que ce soir, il y a un concert du Cambodian Space Project qui commence vers 19h30. Pour nous faciliter la tâche, nous allons à pied vers l’Emporium qui, comme tous les centre commerciaux du coin ont un étage consacré à divers restaurants. C’est un des grands malls qui parsèment la ville et qui mettent City 2 au rang de zone sinistrée d’un pays du tiers monde. Les magasins Gucci, Chanel et Hermès nous accueillent mais nous cherchons plutôt le food court. Nous y avions été il y a trois ans et mes souvenirs me disent qu’il est au dernier étage. Nous retrouvons l’endroit où nous avions mangé de délicieux sushis et sashimis cinq ans auparavant (et qui marque le début de mon addiction) et commandons divers plats, le tout arrosé d’une Singha locale. Les prix sont extrêmement modiques au vu des standards belges et nous répéterons l’opération sushi dans les jours suivants.

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Heart of Cambodia: Bangkok (Thaïlande)

Le weekend, la grande attraction de Bangkok, c’est le Chatuchak Market, facilement accessible via le sky train (arrêt Mo Chit). Ce marché est gigantesque, attire une foule compacte et comprend plus de 15000 échoppes en tous genres, groupées par catégorie. Dans notre flânerie, nous découvrons qu’une partie est consacrée à des jeunes designers et stylistes proposant plein de t-shirt aux imprimés originaux et de jolis vêtements malheureusement à la taille des asiatiques, c’est-à-dire bien trop petits pour moi. Mais diane trouve l’un ou l’autre t-shirt à son goût. Un peu plus loin, je trouve les marchands de plantes. Je suis tentée par plein de choses mais il est impossible de ramener ça. Je me tourne donc vers les semences de différentes sortes de basilic et d’herbes aromatiques (qui poussent très bien en Belgique – semer en avril à l’intérieur et sortir en mai, en plein soleil). Le marchand, un vieux monsieur, nous demande d’où nous venons. Quand nous lui répondons « Belgium », il nous parle avec nostalgie de « King Baudouin », grand ami du roi Bhumibol de Thaïlande…

Dans l’après-midi, nous faisons encore un peu de shopping dans un grand magasin. Le restaurant à sushis nous attire tout particulièrement et comme nous avons faim, nous commandons quelques plats que nous engloutissons très vite. Au vu du prix et de la qualité, nous commandons une deuxième fournée, plus par gourmandise que faim… Les sushis à Bangkok, c’est un très bon plan !

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En rentrant vers l’hôtel, nous admirons les nombreuses décorations de Noël, bien plus clinquantes et féeriques qu’en Belgique. Et puis pouvoir faire des photos devant un sapin de Noël par 28°, c’est assez original ! D’ailleurs, j’oubliais de préciser: il fait frais à Bangkok pour la saison. Même en journée, la température ne monte pas au-delà des 30° !

Fatigués par cette journée, nous cherchons un restaurant tout près de l’hôtel. Dans la rue parallèle, nous trouvons un restaurant thaï design, Curries and more (63/3 Soi Ruam Rudee, au niveau de la Soi 3). L’ambiance est agréable et les currys délicieux. Nous nous offrons le luxe d’une bouteille de vin (le vin coûte plus cher que tous nos plats réunis) et profitons du moment…

Heart of Cambodia: Phnom Penh (Cambodge) – Bangkok (Thaïlande)

Départ de Phnom Penh ce matin pour un vol d’une heure vers Bangkok. Je suis triste de laisser ce pays qui m’a tant touché derrière moi mais il nous reste encore quelques jours de vacances dont je veux profiter au maximum. Arrivés à l’aéroport de Suvarnabhumi, je cherche le bus en direction du centre, près de notre hôtel. Il ne part pas tout de suite puis se traîne d’arrêt en arrêt. J’ai voulu économiser des sous alors que les taxis sont bien plus rapides et pas très chers ! On ne m’y reprendra plus !

Notre hôtel, le Majestic Grande, se trouve sur la Soi 2 de Sukhumvit, tout près d’une station du skytrain. Je l’ai choisi après moultes recherches sur Asia Rooms pour sa situation et son rapport qualité-prix: un cinq étoiles et environ 65€ la nuit. Un peu de luxe en fin de voyage nous fait du bien et l’hôtel tient toutes ses promesses avec de belles chambres design et un petit-déjeuner pantagruélique. D’ailleurs nous y retournerons quelques années plus tard !

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Shopping cet après-midi mais nous cherchons d’abord le petit « temple aux bites » ou « lingam shrine » ou « Saan Jao Mae Thap Thim ». Nous nous perdons un peu dans le parking du Nai Lert Park Hotel mais finalement le voilà, bien caché. Il s’agit d’un ensemble de pierres taillées en forme de phallus, en honneur d’une déesse de la fertilité cachée dans le tronc d’un grand banyan. C’est tout petit, mais ça en vaut la peine, on a l’illusion de ne plus être dans une grande métropole mais dans un petit village aux croyances ancestrales.

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Nous nous promenons ensuite de mall en mall, tous plus grands les uns que les autres, tous l’un à côté de l’autre. C’est assez impressionnant quand on ne connaît que City 2 à Bruxelles qui ressemble plus à un centre commercial du tiers monde en comparaison. Évidemment, nous sommes dans le quartier moderne de Bangkok, avec de grandes avenues toujours embouteillées, surplombées par le sky train. Et ça grouille de monde… qui s’arrête auprès des nombreux marchants ambulants pour manger l’un une banane grillée, l’autre un rapide bol de soupe de nouilles. Dans les malls aussi, le choix des restaurants est gigantesque…

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Pour le repas du soir, nous décidons de manger thaï-lao dans une maison traditionnelle de l’Isaan, la région au nord-est du pays, fortement influencée par le Laos. Le restaurant s’appelle d’ailleurs le Vientiane Kitchen (8 Soi 36, Th. Sukhumvit – bref la 8e rue sur Sukhumvit, au numéro 36) et est facilement accessible via le sky train (descendre à l’arrêt Thong Lor). Quand j’arrive là, je ne me sens pas trop en forme et je n’ai plus très faim (mon système digestif n’est pas encore tout à fait remis des fruit de mer de Sihanoukville). Mais bon, la carte est gigantesque et je choisis un plat de viande que je dois cuire moi-même sur une plaque chauffante tandis que diane commande un poisson entier à découper et rouler dans des feuilles de bétel. Pendant notre repas, un groupe entame des morceaux de morlam, avec guitares électriques et orgue à bouche khène. Je me retrouve de suite dans l’ambiance du Laos !

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