Cambodge 2012: Phnom Penh (- Bangkok – Bruxelles)

C’est avec un excellent petit déjeuner que nous commençons la journée. Katrien décide d’emprunter un vélo pour faire encore quelques courses dans divers magasins d’ONG tandis que je profite tout simplement de notre belle chambre, de son salon et de sa terrasse !

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Nous partons en direction du Riverfront où nous mangeons au Khmer Borane, un restaurant traditionnel khmer. La patronne, une vieille dame, parle aux Français de la table d’à côté et quand elle comprend que nous parlons français également, elle vient nous raconter quelques histoires. Elle a déjà perdu plusieurs serveuses parce qu’elles ont épousé des clients et a quelque part, sans le vouloir, servi d’entremetteuse et d’interprète entre une famille khmère et française. C’est peut-être pour cela que la serveuse actuelle n’est pas très jolie ? Elle nous raconte aussi ses études de français dans les années 50-60 au lycée de Phnom Penh et sa vie en France. Cette rencontre très agréable est une très belle conclusion pour ce voyage.

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Katrien a mangé un plat de crevettes aux légumes sautés tandis que je me suis régalée de gros scampis panés accompagnés d’une sauce aigre-douce. Des ramboutans nous sont offerts gracieusement en dessert.

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Nous passons le reste de l’après-midi à la piscine du Royal Frangipani Hotel, située au 8e étage et donnant une magnifique vue aux alentours. Le ciel se couvre graduellement et bientôt sonne l’heure du retour à notre hôtel où nous attend déjà notre taxi. C’est l’heure de pointe et j’ai l’impression que le chauffeur tourne en rond en essayant d’éviter les bouchons. Il passe par des rues que je ne connais pas du tout et ne rejoint pas le Russian Federation Bd comme d’habitude. Il sent mon inquiétude et confirme que nous allons bien à l’aéroport. Après 45 minutes, il montre d’ailleurs les avions qui sont garés derrières les bordels où de nombreuses prostituées attendent le client. C’est la première fois que je passe par là et peut-être qu’auparavant, tous les chauffeurs ont évité cette partie de la ville, ne voulant pas la montrer aux touristes non concernés. Nous arrivons finalement bien à temps à l’aéroport, prenons le temps de nous changer en attendant de pouvoir enregistrer nos bagages puis après un contrôle d’identité sommaire, traînons un peu dans la zone tax-free désertée. Un premier avion pour Bangkok est annoncé, puis, ne restent que les personnes embarquant dans le nôtre, ce qui donne un peu une impression de fin du monde le soir de Noël. J’achète encore trois cd de musique traditionnelle puis nous rassemblons nos sous pour un dernier snack. Nous volons sans encombres vers Bangkok où nous avons deux heures et demie d’attente avant d’embarquer pour Bruxelles pour un vol plus long que prévu à cause des vents contraires. L’avion est peu rempli et nous permet de nous étaler sur trois sièges mais rien de spécial n’est organisé en cette nuit de Noël. Arrivées à Bruxelles, il ne fait pas trop froid mais il pleut. Ceci conclut donc de très belles vacances… et donne envie de découvrir une prochaine fois les régions plus isolées du Ratanakiri et Mondulkiri pour des vacances plus nature.

Cambodge 2012: Phnom Penh – Frangipani Villa 60s

Une promotion sur la chambre double via booking.com nous a décidées de réserver à la Frangipani Villa 60s pour notre dernière nuit. Et c’était une excellente idée ! Pour 45$, nous avons eu une suite située au premier étage de la villa moderniste des années 60, avec une grande terrasse et un salon. Le lit n’était pas immense mais l’ambiance de la chambre a compensé. La salle de bain quoique fort petite et un peu sombre était très bien aménagée en style rétro, avec une grande baignoire. Le personnel a tout fait pour que nous nous sentions bien mais leur lutte contre les moustiques est assez désespérée. La petite cour est joliment ornée de plantes et un petit bar propose rafraîchissements si besoin.

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L’hôtel est situé dans un quartier assez animé, en pleine mutation. Des tours sont en construction dans la rue et nuisent au charme de la maison. Juste à côté se trouve l’hôtel 252 qui possède une petite piscine. Hôtel qui l’air très tentant également. Pour pallier au manque de piscine, les hôtes de la villa peuvent utiliser gratuitement celle du Frangipani Royal Palace Hotel situé près du Palais Royal et reçoivent une réduction de 15% sur toutes les consommations et services. Ce n’est pas tout près mais intéressant quand même !

Le petit déjeuner est le meilleur que nous ayons eus: le choix est grand: œufs, fruits, yaourt, muesli et viennoiseries, et tout est combinable.

Seul défaut: la connexion wifi est peu efficace et ne permet de se connecter qu’aléatoirement.

En bref:

  • situation: 3,5/5
  • aménagement des parties communes: 4/5
  • aménagement de la chambre: 5/5
  • aménagement de la salle de bain: 4/5
  • propreté: 4/5
  • petit déjeuner: 4,5/5
  • service et compétence du personnel: 4/5
  • wifi dans la chambre: 0/5
  • wifi dans les parties communes: 2/5

PS: tous les prix cités sont ceux du mois de décembre et des vacances de Noël, souvent bien plus élevés qu’en d’autres mois. Réserver quelques jours à l’avance était recommandé, surtout après le 20 décembre. Et même un mois auparavant, mes premiers choix (Blue Lime, The Pavillion) étaient déjà complets. booking.com est très utile pour les réservations (surtout si on a créé un compte auparavant) mais je déconseille agoda qui n’inclut pas les taxes dans les prix affichés: ça a l’air moins cher mais ça ne l’est pas et je boycotte ce genre de sites. Certains hôtels permettent une réservation en ligne directe sur leur site ou par mail, et nous avons toujours eu des réponses très rapides via ce canal.

Cambodge 2012: Kampot – Phnom Penh

La fin du voyage est déjà en vue et nous retournons aujourd’hui à Phnom Penh. Le minibus de Giant Ibis vient nous chercher au guesthouse un peu avant 8h. Le véhicule est vraiment neuf, ce qui change des vieux bus empruntés auparavant. On nous offre une bouteille d’eau et le wifi est disponible pendant tout le trajet; à la tv, ce n’est pas du karaoké khmer mais un des Pirates des Caraïbes en v.o. Après deux heures de route, je vois un avion qui atterrit, et en effet, nous sommes déjà près de Phnom Penh. Le temps d’arriver au dépôt, il est environ 10h30. Un chauffeur de tuk-tuk nous demande 4$ pour aller jusqu’à l’hôtel, ce qui nous semble bien cher. Nous n’avons jamais payé plus de 2 ! Nous négocions et nous cédons à 2,5.

En cherchant un  hôtel sur booking.com, notre choix s’est porté sur la Frangipani Villa 60s, dont la chambre double était en promotion à 45$. Pas de piscine mais une situation relativement intéressante au niveau de la rue 252. Nous sommes très bien accueillies mais notre chambre n’est pas encore prête. Nous ne comptions pas arriver si tôt !

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Le but de la journée est du shopping et nous partons donc pour le Russian Market avec un tuk-tuk au tarif de 2$, tarif conseillé par la réceptionniste et accepté sans problème par le conducteur devant la porte. Ce marché situé dans le sud de la ville a pris le nom de « russe » à l’époque où s’y vendaient des produits importés d’Union Soviétique. Assez bordélique et aux allées très rapprochées, on y trouve des souvenirs de toutes sortes, de la nourriture, des vêtements et des pièces pour motos. Je cherchais une échoppe particulière, le Vintage Shop qui est située du côté sud-est. Nous dirigeant grâce au soleil et parcourant la zone plus ou moins systématiquement, nous la trouvons assez vite. Je me doute bien que j’y trouverai des cadeaux pour diane, et en effet: il y a des reproductions d’affiches de films et de pochettes de disques de années 60 à des prix plus que compétitifs ainsi que des sérigraphies originales du Cambodian Space Projet. Je fais quelques achats qui sont soigneusement emballés dans un rouleau et discute un peu avec le propriétaire, un Hongrois qui travaille aussi au Tribunal International pour les Khmers Rouges. Je serais bien restée encore un peu mais le marché avait encore de nombreux trésors à nous montrer.

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Nous nous promenons d’abord du côté de la nourriture et bien que nous ayons faim, nous n’osons pas nous aventurer à goûter un plat. J’achète encore un kilo de poivre rouge de Kampot à prix tout à fait compétitif (mais sans les étiquettes confirmant l’AOC – peu importe). Les marchandes de tissus nous appellent et nous y faisons quelques emplettes: de la soie pour Katrien et divers tissus pour moi: un coton assez épais prune aux broderies khmères très simples, encore un batik indonésien dans les tons verts et un tissu tropical en coton noir aux grandes feuilles vertes.

Nos sacs bien remplis nous reprenons un tuk-tuk qui nous demande à nouveau 4$. Il cède finalement à 2$ quand nous faisons mine de nous en aller. Il nous conduit rue 278 où se trouvent divers restaurants. Le premier nous convient, un restaurant thaï nommé Tom Yum Kung, largement fréquenté par des Cambodgiens. Je prends à nouveau une soupe khmère douce amère, aux ananas et tomates et comme la première fois, je me régale. Nous déposons nos achats à l’hôtel, où nous prenons possession de notre chambre qui est magnifique !

L’après-midi est consacré à une nouvelle séance shopping dans les rues 240 et 178. Je ne suis tentée par rien de particulier dans les magasins de soieries, vêtements et autres souvenirs mais Katrien trouve quelques cadeaux et de très jolies boucles d’oreilles serties de citrine. Je me lâche par contre un peu plus dans la librairie, Monument Books située sur Norodom Bd.

Pour dîner, nous retournons à la rue 278 et prenons d’abord un cocktail dans un bar dont je n’ai pas noté le nom. Le Summer Kiss est une tuerie: vodka, citron vert et jus de pastèque fraîche. Les restaurants renseignés par les guides ne nous inspirent pas et c’est la belle terrasse d’Anise qui nous retient. Je me régale d’une salade de poulet grillé et d’avocats du Ratanakiri.

Cambodge 2012: Phnom Penh – Kep

La nuit a été mauvaise: les draps étaient humides et je ne me sentais pas à l’aise dans le grand lit à partager mais peu importe, nous partons pour Kep ce matin, sur la côte. Pendant que Katrien discute avec le patron par rapport au petit déjeuner qui est censé être compris dans le prix de la chambre, un conducteur de tuk-tuk crie « Kep, Kep ». Je me lève et prend nos bagages. Dans le véhicule, il y a déjà une personne, Edwin, un Hollandais. Nous passons encore chercher Luis, un Espagnol puis faisons un long trajet dans la ville, nous éloignant du Marché Central où devrait être le dépôt de la compagnie Sorya chez qui nous avons réservé nos tickets. Nous arrivons enfin à un autre dépôt un peu miteux et découvrons que nous sommes à la compagnie Hua Lian (ou Hour Lian Lion). Les responsables regardent nos tickets, découvrent la méprise, engueulent un peu le chauffeur de tuk-tuk qui n’a pas vérifié et nous nous rendons compte qu’à l’hôtel attendent encore deux personnes qui doivent aller à Kep. Quelques coup de fil plus tard, tout est arrangé: nous pouvons rester là et les autres passagers ont apparemment pris notre place chez Sorya. Ou comment arranger facilement un souci qui aurait pu nous coûter bien des ennuis (nous aurions raté le bus, le suivant – s’il existait – était peut-être complet, nous avions une réservation d’hôtel à Kep qui aurait dû être annulée, il aurait fallu trouver un hôtel à PP…).

070-Cambodia-Phnom Penh(photo de Katrien)

Devant le bus se trouve un autel avec un poulet entier et d’autres offrandes. Nous comprenons vite pourquoi: c’est apparemment le premier voyage du chauffeur, qui reçoit à tout moment des conseils et des indications sur la route de deux comparses. L’avantage, c’est qu’il roule prudemment, très prudemment. Sa moyenne est de 30km/h. Après un plein d’essence, nous espérons qu’il va accélérer un peu sinon, nous n’arriverons jamais à Kep. Nous ne sommes que quatre passagers: Luis, qui va dormir tout le trajet, Edwin avec qui nous discuterons pas mal, Katrien et moi. Comme j’ai une vue sur le cadran de vitesse, je commente: 40 km/h… 50km/h… et finalement une vitesse de croisière de 60km/h ! Et le GPS d’Edwin confirme que nous sommes dans la bonne direction (j’avais un doute en voyant la direction qu’il prenait). Service minimum, donc pas de bouteille d’eau et un seul arrêt express où un des comparses sort acheter des brochettes qu’il partage avec nous. Premier arrêt: Kampot, où descendent Luis et Edwin. Nous continuons seules vers Kep, avec un nouveau comparse assez excité. L’autre nous offre une canette de Pepsi. Nous arrivons enfin à destination vers 13h, suite à un voyage somme toutes assez confortable et qui a pris un goût d’aventure. Nous prenons un tuk-tuk jusqu’au Kep Lodge, situé un peu en hauteur, un véritable petit coin de paradis entouré d’un beau jardin exotique.

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En attendant que la chambre soit prête, nous mangeons. Pour moi, c’est une salade de crevettes et poulpe aux légumes. Nous découvrons notre chambre dans un bungalow en bois et toit de chaume, avec deux grands lits couverts d’une moustiquaire. Pas besoin d’air conditionné, il fait « frais » la nuit. Nous avions prévu de rester trois nuits mais juste à voir l’endroit, nous réservons de suite pour une quatrième, et franchement, une cinquième aurait été agréable aussi.

Le reste de l’après-midi, nous profitons de la piscine, un peu dérangées par un couple de Hollandais très bavard. Les premiers moustiques du crépuscule nous font fuir et une fois bien couvertes (de vêtements et d’anti-moustique), nous prenons un cocktail, installées dans les coussins du bar. Mon repas est constitué de crab cakes qui sont bons mais au final, c’est un peu gras.

Cambodge 2012: Phnom Penh – Number 9 Hotel

Le Number 9 Hotel est un des « top picks » du Lonely Planet et le site montre de jolies photos. Nous avons donc fait une réservation par mail pour une chambre à lits jumeaux au tarif de 25$ la nuit, petit déjeuner compris. L’hôtel (anciennement un guesthouse) est bien situé, tout près du Palais Royal et l’entrée est assez accueillante quoiqu’un peu trop design, du genre design « m’as-tu vu ». Le jacuzzi au deuxième étage est joli mais l’endroit est bondé et manque de chaises. A notre arrivée vers 14h, il ne reste qu’une chambre et elle n’est pas prête: d’après les explications confuses du personnel qui ne parle que peu l’anglais, une lampe serait cassée. Quand finalement nous pouvons y aller, nous découvrons une chambre grande mais très sombre, avec fenêtre donnant sur un mur et un grand lit. La salle de bain est immense, avec baignoire, mais décorée dans un style très années 80, avec du carrelage bleu et blanc. Le plafond est rempli de taches d’humidité, et l’eau coule par endroits. Les traces de la réparation sont visibles par terre et toutes les lampes ne fonctionnent pas encore. Le lit est quand à lui très humide. Heureusement, ce n’est que pour une nuit.

Le matin, nous prenons notre petit déjeuner et une serveuse nous amène la note. Hors, il était bien précisé dans le mail et dans la discussion d’hier avec la réceptionniste qu’il était compris. Katrien va discuter avec le patron qui dit que ce n’est pas sa faute si son personnel ne parle pas bien anglais ! Nous ne paierons pas suite à la menace d’un très mauvais compte-rendu sur Trip Advisor. Site que nous aurions dû consulter auparavant: les commentaires sont essentiellement négatifs, allant jusqu’au vol d’argent dans les chambres par le personnel. Un hôtel que je ne recommande pas.

En bref:

  • situation: 4/5
  • aménagement des parties communes: 3,5/5
  • aménagement de la chambre: 2/5
  • aménagement de la salle de bain: 1,5/5
  • propreté: 2/5
  • petit déjeuner: 3,5/5
  • service et compétence du personnel: 1/5
  • wifi dans la chambre: 0/5
  • wifi dans les parties communes: 4/5

Cambodge 2012: Siem Reap – Phnom Penh

Mon sommeil a été perturbé cette nuit par une bestiole qui se promenait sur le toit alors que j’avais l’impression qu’elle était dans la chambre. Mais je pourrai me reposer dans le bus. Nous partons en effet pour Phnom Penh où nous passerons la nuit avant de pouvoir repartir le lendemain pour le Sud. C’est dommage qu’il n’y ait pas de liaison directe, ou au moins réalisable en une journée (nous apprendrons plus tard que Giant Ibis propose une connexion à Phnom Penh pour Kampot dans la même journée, mais la compagnie est toute neuve et peu connue). Un minibus de la compagnie Sok Sokha vient nous chercher à l’hôtel et se remplit à ras bord avant de nous déposer au bus proprement dit. Ce trajet est particulièrement inconfortable, sans place pour les jambes, avec un gros (pas tant que ça en fait) sac à dos sur les genoux et des gamins australiens autour de nous. Dans le bus, nos places sont prises mais je déloge les demoiselles qui réclament en disant que les leurs étaient déjà prises. Elles n’avaient qu’à les exiger !

Le trajet avec Sok Sokha est moins confortable qu’avec Mekong Express. La porte des toilettes ne ferme pas bien et claque constamment, et au moment où nous arrivons à la partie de la route en rénovation, l’aide du chauffeur ouvre la fenêtre du toit, avec pour résultat, plein de poussière qui entre dans le bus !!!!

Nous arrivons sans encombres à Phnom Penh en début d’après-midi et prenons un tuk-tuk pour le Number 9 Hotel. Notre chambre n’est pas prête et nous patientons un peu. Le personnel est incapable de nous dire quand elle le sera et nous partons finalement pour une ballade. J’ai très faim mais un fruit shake la calme un peu. Mon deuxième souci (après la faim) est de réussir à prendre de l’argent avec ma carte. Heureusement, une banque me permet de retirer de quoi vivre la semaine suivante (sachant qu’à Kep, il n’y a ni distributeur ni banque).

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Nous nous promenons ensuite le long du Palais Royal devant lequel s’amassent les gens qui sont en deuil du roi Sihanouk. De nombreuses marchandes vendent des fleurs de lotus à déposer devant sa photo. Tandis que le soleil se couche, nous retournons à l’hôtel où nous pouvons enfin prendre possession de notre chambre.

Après une petite pause, nous repartons, nous promenant le long d’un grand parc où les phnompenhois font de la gymnastique sur divers morceaux pleins de gros beats dégoulinants, notamment une version remixée de Jingle Bells. Nous devons traverser un boulevard mais la circulation est intense et nous n’y arrivons pas. Nous sommes secourues par une Cambodgienne qui entame la conversation avec nous… en français. Elle a appris à parler avec son père qui est professeur.

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Le restaurant sélectionné, Villa Khmer, est devenu un machin moderne sans âme et plein d’air conditionné. Heureusement, j’avais aussi noté un autre restaurant dans la même rue, le Boat Noodle. C’est un restaurant thaï dans une maison en bois, aux différentes pièces et fortement fréquenté par des familles locales. Je commande du poulet grillé saté mais il est un peu sec et fort salé mais le riz en forme de nounours est adorable. De retour à l’hôtel, nous restons encore un peu dans le lounge pour sélectionner et réserver les hôtels suivants, sachant que la période très animée de Noël approche.

Cambodge 2012: Phnom Penh

Pour le petit déjeuner, je choisis une omelette, accompagnée de toasts et de fruits. La température des plus agréables permet de déjeuner dehors, avec vue sur piscine. Nous demandons à la réceptionniste de nous réserver des tickets de bus pour Siem Reap: elle propose la compagnie Mekong Express, qui est relativement chère en comparaison d’autres compagnies, mais pour 13$, nous ne nous plaignons pas et cela nous évite de devoir nous en occuper.

Je propose à Katrien de faire une ballade sur le thème de l’architecture dans Phnom Penh en suivant la carte trouvée sur ce site (à télécharger en bas de page). J’aurais bien participé à une de leurs visites guidées mais nous n’étions pas à PP à ce moment-là.

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Ce circuit met en avant divers bâtiments qu’on n’aurait pas remarqué autrement et est une façon très intéressante de découvrir une ville en profondeur. Pendant plus de deux heures, nous verrons donc de l’architecture coloniale du début du 20e siècle, souvent inspirée des maisons du sud de la France, de l’art déco des années 30, du modernisme des années 60 et l’un ou l’autre bâtiment totalement bizarre comme cette construction réalisée par des Japonais.

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Nous passons devant divers cinémas, dont certains fonctionnent encore mais aussi devant celui qui a été totalement compartimenté pour héberger des familles très pauvres (avec un lien vers un blog très intéressants sur les cinémas d’Asie du Sud-Est).

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Au milieu du parcours, nous visitons le Marché Central, rénové entre 2008 et 2010 (on le voit ici en 2006). Le bâtiment rayonne de splendeur, en jaune et blanc. A l’intérieur, l’ambiance est très agréable et extrêmement bien ventilée. Nous passons devant les stands de bijoux mais aussi d’électronique, sans trop oser demander les prix des iPhone.

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Une fois le parcours fini, la faim commence à se faire sentir. Nous sortons nos guides et choisissons un restaurant sur le Riverfront ou Quai Sisovath. Le Chiang Mai (au 227 du Quai Sisovath) est un restaurant thaï mais sert aussi des plats khmers. Je choisis des scampis au curry de citronnelle, avec des cacahuètes, de l’oignon, du poivron et du piment doux tandis que Katrien prend un pad thaï. La nourriture est savoureuse, surtout accompagnée d’une bière (pour moi – c’est moi la soûlarde !).

Nous repartons ensuite en direction du Musée National, en suivant la promenade le long de la rivière. Le musée a une architecture intéressante: construit dans les années 20 par des Français, il s’inspire des bâtiments khmers. Sa couleur bordeaux le fait tout particulièrement ressortir. Les collections d’objets et de statues sont intéressantes, et désormais accompagnés de légendes (ce qui n’était pas le cas en 2006). Certains panneaux expliquent les pillages de tombes qui ont encore lieu aujourd’hui dans différentes régions: les paysans, trouvant du métal (des tambours de bronze), le revendent pour subvenir à leurs besoins, ne sachant pas qu’il s’agit d’objets anciens. Des marchands d’art peu scrupuleux prennent très vite le relais avant que n’arrivent les archéologues.

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De là, nous avons une vue sur les constructions en vue de la cérémonie funéraire du roi Norodom Sihanouk, décédé récemment.

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Nous retournons à l’hôtel pour profiter de la piscine: un bain bien rafraîchissant après cette longue promenade fait un bien fou ! Le cocktail du soir pendant la happy hour consiste en deux mojitos, réalisés tout à fait correctement cette fois-ci.

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Pour manger, nous sélectionnons le Sleuk Chark (rue 51, n°165): c’est un restaurant essentiellement visité par des Cambodgiens et la serveuse ne parle que très peu d’anglais. La carte n’est pas très explicite. Je choisis de l’aubergine à la viande hachée, une recette que j’avais testée avant de partir et Katrien, un plat de poisson, qui se révèle être une boulette de poisson cru mariné au lemongrass et aux herbes. Ce n’est pas mauvais sauf si on n’aime pas le poisson cru…