Thaïlande: Bangkok – Mode Sathorn

Au mois d’octobre, il me restait un hôtel à choisir à Bangkok. Je comptais d’abord y rester 10 jours et puis j’ai été invitée chez Catherine pour quatre nuits. Du coup, j’ai décidé de me faire plaisir et de dépasser le budget initial de 50€ la nuit. Mon choix a été long et difficile vu la quantité de beaux hôtels à Bangkok. En fin de compte, j’avais une liste de 17 établissements dans ma wishlist sur booking.com. J’ai commencé par supprimer tous ceux qui étaient trop loin d’une station de métro, me souvenant de mon séjour précédent, et puis j’ai lu les commentaires sur tripadvisor. Petit déjeuner moyen ? Eliminé ! Wifi payant ? Eliminé ! etc. Je pense qu’il me restait trois possibilités en fin de compte et mon choix s’est porté sur le Mode Sathorn, situé sur Sathorn Road, pas très loin de Silom ni du fleuve et au pied d’un arrêt du skytrain (Surasak).

J’avais réservé une chambre supérieure parce que je voulais vraiment profiter de ces derniers jours. Et cela a été le cas. Du 16e étage, j’avais une superbe vue sur la ville et sur le skytrain.

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La chambre était grande, un immense lit au milieu, faisant face aux fenêtres panoramiques. Elle est sobrement décorée dans des tons blancs et beige avec une grande paroi en verre foncé. Il y a un canapé, un bureau, un autre fauteuil et une grande tablette avec de quoi préparer thé ou café, ainsi qu’un frigo. Comme j’avais une chambre d’angle, la salle de bain avait une belle vue aussi. Elle contient douche et baignoire, toutes deux immenses. La toilette est séparée et il y a aussi un grand dressing. L’éclairage était étudié et quatre interrupteurs créaient des ambiances différentes, de plein jour à nuit, en passant par des intermédiaires très lounge.

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Le petit déjeuner est servi au 10e étage et est extrêmement varié. Ce serait trop long de détailler tout ce qui est servi mais c’était très bon. J’ai parlé du restaurant Rice & Chillies dans un billet précédent, ainsi que du bar à cocktails du 38e étage. La piscine située au 11e étage est assez petite mais c’est une « infinity pool », ce qui fait toujours son petit effet. Il y a de nombreux sièges pour se prélasser et un bar qui propose boissons et petite restauration.

Bangkok est une ville dont le parc hôtelier change rapidement mais il est bien possible que j’y retourne, tout simplement à cause de la proximité du skytrain.

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situation: 5/5
aménagement des parties communes: 5/5
aménagement de la chambre: 5/5
salle de bain: 5/5
propreté: 4/5 (je n’ai jamais changé cette cotation de tout le voyage, toutes les chambres étaient propres, difficile de mieux juger)
petit déjeuner: 5/5
wifi: 5/5 (le premier wifi de tout le voyage sans mot de passe !)

Thaïlande: Bangkok (- Bruxelles)

C’est mon dernier jour et je me réveille tôt. Je comptais visiter le BACC, le Bangkok Art & Culture Centre mais je n’avais pas vérifié les heures d’ouverture: c’est fermé le lundi. J’hésite un peu sur ma destination du jour mais je préfère éviter d’être trop dehors vu que je prends l’avion ce soir et je n’ai pas envie de transpirer (en fait il fait frais aujourd’hui à Bangkok, juste 27°, je ne devais donc pas m’inquiéter). Comme je suis toute seule, je fais ce que je veux et je me décide donc pour une deuxième journée shopping, toujours déçue par celle d’hier. Je retourne au Central World (avec sa forêt de Snoopy) et trouve un autre magasin de livres, tout à fait retiré au fond d’un couloir. C’est une succursale de la librairie japonaise Kinokuniya et je me laisse tenter par un roman de Tom Vater qui était sur ma wishlist ainsi que par un livre d’une Japonaise qui donne envie d’apprendre à dessiner de jolis petits personnages ou animaux. Oui, moi qui ne dessine jamais. Je trouve aussi un joli t-shirt soldé chez Dorothy Perkins (on reviendra pour l’exotisme) et sens un bon parfum Dyptique au géranium. Sauf qu’une heure après, je ne l’aime plus du tout.

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Je passe au mall suivant, le Siam Paragon, m’y promène un peu tandis que mon ventre crie famine. Evidemment visiter un supermarché n’aide pas. Je descends à l’étage des restaurants et m’installe chez un… japonais. Pourquoi me priver de sushis alors qu’ils sont de très bonne qualité, très variés et peu chers ? Je commande des sushi à l’hamachi, des sashimi de saumon et des maki/rolls saumon avocat qui sont si immenses que j’ai de la peine à les mettre en bouche, le tout arrosé d’un thé vert glacé.

Je rentre à l’hôtel vers 14 heures et doit réarranger ma valise avec mes nouveaux achats. Je change aussi de vêtements, me rendant compte que je les ai tachés avec de la sauce soja. Comme j’ai pris une chambre supérieure, je peux y rester jusque 15 heures, ce qui m’arrange bien. J’ai aussi droit à un massage des pieds gratuit de 10 minutes et le matin, au petit déjeuner, j’ai gagné un deuxième massage de 10 minutes. La masseuse combine les deux et me fait un massage de tout le dos, ce qui me détend bien. Je passe le reste de l’après-midi en bord de piscine en tentant de commencer mon blog de voyage. Des bugs sur l’app de wordpress me font perdre mon texte plusieurs fois et quand je tente par la suite un copier-coller depuis un bloc-note, je fais une mauvaise manipulation et efface tout ce que je viens d’écrire. Et je ne vois pas comment faire crtl-z sur un iPad. De guerre lasse, je prends mon livre et me plonge dans John Burdett donc l’action se passe en partie à Bangkok. Et d’où le selfie où j’ai l’air fatiguée et un peu triste !

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J’avais acheté une carte de skytrain pour la journée et je le prends pour aller au restaurant le soir, même si ce n’est que pour deux arrêts. J’ai sélectionné le Namsaah Bottling Trust situé dans une maison coloniale rose fuschia et caché entre de grands immeubles. L’intérieur est rétro, avec des fauteuils et des canapés autour de petites tables. Des vieilles photos pendent aux murs et un costume de samouraï donne une touche exotique. Même si le serveur me demande comme toujours « a table for two ? », l’accueil est très chaleureux et il s’occupe de moi pour m’expliquer le menu des cocktails et des plats, me conseillant en fonction de mon appétit moyen. Le menu lui-même est présenté dans de vieux cahiers d’écoliers. Je choisis comme cocktail un « Aide de camp », composé de gin, jus de litchi, graines de grenade, basilic thaï et sans doute encore autre chose. C’est délicieux et très rafraîchissant. Pour le plat, je me décide pour du thon mi-cuit de la mer Andaman accompagné d’une sauce curry des Maldives et de mini pak-choi. Une réussite ! Les prix sont élevés pour Bangkok et la Thaïlande où on peut manger pour quelques euros, mais pas tant que ça par rapport aux normes occidentales. Pour ce repas et ce cocktail, j’ai payé environ 25 euros et cela les valait vraiment. J’ai passé là un excellent moment, à écouter une bande son rétro et à rêvasser mais aussi à revenir sur tout ce que j’ai fait pendant un mois.

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En sortant, l’hôtesse d’accueil qui n’était pas là tout à l’heure m’adresse la parole. Elle connaît la Belgique à cause de Tomorrowland et rêve d’y aller un jour. Elle me demande quand je reviens manger là mais c’est mon dernier soir… et puis la conversation dévie sur notre célibat à toutes les deux et nous espérons que la situation changera bientôt !

Je fais encore quelques dernières photos depuis la passerelle du skytrain et retourne à l’hôtel où je me fais piquer une dernière fois par un moustique. Je lis un peu en attendant l’heure de partir.

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L’hôtel me commande un taxi et le réceptionniste installe mon bagage sur le siège avant. Je trouve ça bien plus malin que dans le coffre en cas de problème. Normalement la course doit me revenir à 400 bhats environ. Le chauffeur me demande s’il peut éteindre son compteur pour une raison que je ne comprends pas bien mais il me dit que la course me reviendra à 300 bhats plus les 75 pour le péage. J’accepte mais je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir bien compris et pendant tout le voyage, j’angoisse un peu. Mais l’aéroport approche et au débarquement, le chauffeur va même jusqu’à me chercher un chariot pour ma valise. Comme quoi, il faut parfois faire confiance et ne pas toujours craindre le pire. Je suppose qu’il ne voulait juste pas payer de taxe sur la course.

J’enregistre mon bagage, passe l’immigration qui se trouve dans une pièce assez minable en rénovation (ou pas ?) et me retrouve dans le grand terminal. Je trouve qu’il est devenu lugubre et les magasins ne sont pas très intéressants. J’achète cependant un rouge à lèvre MAC pour dépenser mes derniers bhats. Et je vais au Mango Tree pour une bière. Par la vitre, j’observe un groupe de gamins pseudo-hippies affalés par terre et je suis toujours aussi dégoûtée de leur peu d’attention par rapport aux normes vestimentaires locales.

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L’avion de Thaï Airways n’est pas rempli et j’ai à nouveau la chance d’avoir une voisine thaïe très silencieuse et une place entre nous deux. Le vol est calme et passe plus au nord que d’habitude, presque via Moscou. Et mon chauffeur de taxi à Zaventem est charmant également, refusant tout pourboire et me rendant toute ma monnaie.

Thaïlande: Bangkok

Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, je pars avec le skytrain pour le Chatuchak Market. Les fois précédentes, j’y avais chaque fois trouvé de jolis t-shirts et des semences pour le jardin. Comme toujours, c’est la foule. Beaucoup de touristes aussi. Je retrouve le coin des créateurs mais j’ai l’impression que tout est en style « cute-hipster », en couleurs pâles et oversized (enfin pour les Thaïes toutes fines). Je me promène un peu, trouve mes semences de basilics thaïs, vois de jolis bébés lapins et surtout beaucoup de moches pantalons trop larges pour touristes. Je quitte l’endroit plus tôt que prévu, accablée par la chaleur et le foule. Je comptais faire du shopping dans les centres commerciaux le lendemain mais je préfère y aller aujourd’hui. Je descends donc à Chidlom et retrouve le rayon Marks & Spencer du Central Departement où je fais une réserve de petites culottes en coton blanc.

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Je rejoins ensuite le Central World au pied duquel se trouve une forêt de Snoopy. Je me sens un peu nulle à faire des selfies ratés entourée de jeunes Thaïes bien plus expérimentées que moi (non vous ne les verrez pas !).

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Je pars à la recherche d’Asia Books qui s’est transformé depuis la dernière fois et où rien ne me tente. Comme j’ai faim, je décide de manger et trouve le coin japonais du mall. Je choisis Zen et y commande des makis de saumon et des sushis variés avec un jus de lime glacé.

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Je me dirige ensuite vers le centre commercial Siam Square, situé sur Siam Square (!). L’endroit est très moderne et trendy, rempli de hipsters et d’ados. J’y cherche en fait un magasin de figurines qui vendrait des Ugly Dolls. Je suis un peu déçue parce qu’ils n’ont pas grand chose mais j’en achète quand même deux petites (nommées par la suite Darius et Cesarius). J’avais noté une autre adresse, le Lido, et c’est le contraste total: le centre commercial est vieux et décrépit. La plupart des boutiques sont fermées et celles qui restent sont soit des magasins de vêtements moches bling bling soit des tatoueurs.

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Fatiguée de tout ce shopping un peu décevant, je retourne à l’hôtel et je fais une sieste. Je pars ensuite pour Lady Brett, un restaurant et bar à cocktail pas trop loin de mon hôtel. C’est la happy hour et je commande un cocktail à base de gin, de jus de mandarine, de liqueur à l’anis et décoré d’un morceau d’anis étoilé. Ainsi que des mini-hamburgers comme mini-repas. Je profite du moment, observe un peu les barmen et les autres tables et déguste mes deux cocktails qui sont vraiment délicieux et créés par quelqu’un qui sait mélanger les goûts. Je voulais aussi goûter un cocktail au bar caché à l’arrière, UNCLE, mais il est fermé le dimanche (contrairement à ce que j’avais lu). Dommage, parce que depuis peu y travaille un barman suédois spécialiste en cocktails tiki. Au moins, j’aurai essayé au lieu d’hésiter et de finalement ne rien faire du tout.

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Je rentre à pied à l’hôtel et je vide toute ma valise pour mieux la remplir en prévision de mon départ du lendemain. Pas de gros problème, elle se ferme encore convenablement une fois que j’ai sorti mes vêtements d’hiver. Je peux même y laisser mes grosses chaussures, je rentrerai en Birkenstock et chaussettes et tant pis s’il fait froid à Bruxelles !

Thaïlande: Bangkok

Je me réveille tard, je suppose que j’avais besoin de rattraper du sommeil et de récupérer de mes maux de ventre. Je descends juste avant la fin du petit déjeuner, qui est composé d’un copieux buffet. J’avais oublié de recharger mon smartphone et aussi oublié que pendant que je n’étais pas dans la chambre, il ne rechargeait pas. Bref, je traîne un peu pour pouvoir l’utiliser en rue. Je décide de suivre Charoen Krung Road depuis le pont du skytrain jusqu’à Chinatown. Je visite d’abord le temple chinois de Jiew Eng où comme toujours quelqu’un m’invite à entrer. Plus loin se trouve le Wat Yannawa, très grand et prêt pour une fête. De là, on voit bien l’immense building construit au moment de la crise économique et qui n’a jamais été terminé. Cela coûterait trop cher de le détruire, donc il reste là, abandonné. Au débarcadère (« pier » en anglais – difficile de trouver un mot qui sonne bien en français) de Mekhala, les gens donnent à  manger aux poissons.

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Je passe près de la mosquée de Ban Au. Contrairement aux temples chinois ou thaïs, les mosquées sont toujours retranchées derrière des murs et des grilles et personne n’est invité à entrer, à moins d’être un fidèle. Plus loin, le marché de Ban Rak est peu animé; ce n’est sans doute pas son heure ou son jour. Près de là se trouve le Wat Suan Phlu. Sur Charoen Krung Road, les vieilles maisons côtoient les grands buildings.

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J’aperçois la Cathédrale de l’Assomption mais je rentre sans m’en rendre compte dans la cour d’un collège et je me mêle aux élèves. Je trouve finalement le bon chemin pour me rendre près de l’église et des anciens bâtiments de l’East Asiatic Company.

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Quand je retourne sur mes pas et rejoins à nouveau Charoen Krung Road, je me rends compte qu’il y a quelque chose de bizarre: le silence. La circulation est coupée et je m’informe auprès d’autres touristes qui sont là avec leur guide: un cortège avec le président Chinois doit passer. Et en effet, je vois toutes les voitures de police, puis les officielles, puis des ambulances… Je reprends mon parcours dans les ruelles et passe devant l’hôtel Mandarin Oriental et des galeries de magasins ou d’art chic mais vides.

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J’avais déjà vu l’ancienne « Custom House » il y a quelques années mais ce bâtiment abandonné a un charme certain. C’est là qu’ont été tournées certaines scènes d’In the mood for love. La caserne des pompiers se trouve toujours derrière le coin.

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Encore un wat, le Wat Muang Kae. Puis ce bâtiment moderne et pompeux qu’est la grande poste. La maison du Capitaine Bush est en rénovation et je ne vois pas grand chose.

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Je doute sur le trajet, la géolocalisation hésite aussi. J’aurais dû traverser un klong mais je ne l’ai pas vu et je ne le trouve pas. Je décide donc de suivre le soi qui se présente face à moi et c’est par hasard que j’aboutis à ma destination, la Soy Sauce Factory. C’est une galerie d’art qui est hébergée dans une ancienne fabrique de sauce soja. Pour le moment, il y a une exposition de photos d’un Chinois, Ren Hang. Son sujet de prédilection est le corps humain, souvent associé à un autre objet, ou dans des poses inédites. J’aime beaucoup ! Je vois qu’il y a moyen de manger sur place et je m’installe à l’intérieur, la table le long du klong étant occupée et l’autre au soleil. Une cuisinière me prépare une soupe tom yam au poulet en quelques minutes. C’est piquant et je transpire encore plus qu’avant mais ça fait un bien fou. Un Occidental m’adresse la parole en anglais, c’est le responsable de la galerie. Entendant son accent, je lui répond en français que j’aime beaucoup l’endroit et je le remercie.

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Malgré les forces reprises avec le repas, je n’ai plus trop le courage d’explorer; je suis d’ailleurs arrivée à Chinatown, là où j’avais commencé mes visites la semaine précédente. Je retourne donc vers mon hôtel, arrêtée encore une fois par un cortège officiel.

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Je tourne sur Silom, m’arrête un moment dans un tout petit parc. Je fais quelques réserves au 7/11 puis m’installe à la piscine de l’hôtel avec mon livre et un gin fizz. La musique oscille entre mix lounge et classiques de Noël qui ne se marient absolument pas. Le soleil se couche et je retourne dans ma chambre.

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Je n’ai plus trop envie de sortir ce soir, je mets ma plus jolie robe et je teste le bar de l’hôtel au 38e étage. La vue sur la ville est magnifique. Je vois le skytrain serpenter entre les tours illuminées. De l’autre côté, j’aperçois le fleuve Chao Praya. Je m’installe et commande un Mango & Apricot Martini. Une jeune néo-zélandaise m’adresse la parole et nous discutons ensemble un moment. Elle me raconte le début de ses vacances, elle vient d’arriver. Je descends ensuite au restaurant de l’hôtel, le Rice & Chilies qui est vide. Il y fait fort frais à cause de l’air conditionné mais  j’ai faim et pas envie de chercher un autre endroit. J’y commande deux entrées, des brochettes de boeuf au satay et du saumon cru au citron vert et piments, ainsi qu’un verre de vin blanc. Il n’y a aucune ambiance et c’est évidemment moins agréable que le soir précédent (on ne peut pas gagner à tous les coups) mais j’ai bien mangé.

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Thaïlande: Prachuap Khiri Khan – Bangkok

Je retourne à Bangkok aujourd’hui, pas en train, parce que les horaires ne conviennent pas (ils s’arrêtent à Prachuap au milieu de la nuit). Je prends plutôt le minivan qui fait le trajet entre les deux villes pour 220 bahts. Pas besoin de se dépêcher ni même de connaître les horaires, il y a un départ toutes les 20 minutes. J’avais lu des histoires assez horrifiantes sur ce moyen de transport, impliquant des chauffeurs fous et drogués et de nombreux accidents. Catherine me confirme que certains roulent parfois un peu vite mais qu’il n’y a pas tant d’accidents que ça, surtout en journée. Elle me conduit à l’arrêt avant de partir travailler et me conseille une place près de la fenêtre dans la première rangée. Le chauffeur installe mon bagage à côté de lui, vu qu’il n’y a pas vraiment beaucoup de place prévue pour ça. Je fais mes adieux à Catherine, la remerciant pour ce beau séjour.

Le van n’est pas rempli quand nous partons et il s’arrête plusieurs fois pour embarquer de nouveaux passagers. Il s’arrête aussi avant Bangkok pour ceux qui veulent déjà descendre. La route est plutôt monotone, du genre nationale à deux bandes, bordée de magasins par endroits. J’ai toujours mal au ventre, ce qui m’embête bien et le Buscopan n’aide qu’un peu. Le minibus arrive finalement à Victory Monument, environ 4 heures plus tard. Je cherche le BTS, le métro aérien. J’hésite en effet à monter les escaliers qui se présentent devant moi, de peur de devoir les descendre puis les remonter ailleurs avec ma valise trop lourde. Je suis pressée d’arriver à mon hôtel pour pouvoir me reposer. Quand j’arrive à l’arrêt Surasak, après un changement à Siam, je me rends compte que le Mode Sathorn Hotel est en face du métro. C’est vraiment une bonne nouvelle; par contre ma chambre n’est pas encore prête alors qu’il est déjà 14h30. La réceptionniste me propose de profiter de mes avantages en prenant l’afternoon tea au café. Les petits gâteaux qu’on m’y sert ne sont pas très bons (en tous cas selon les standards franco-belges – mais je suis très difficile) et le thé est du vulgaire Lipton. Mais j’aurai mangé et passé le temps.

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Je découvre enfin ma très belle chambre avec une magnifique vue sur la ville. Je tente de faire une sieste mais je n’y arrive pas. Je prends mon courage à deux mains et décide de sortir ce soir. J’avale donc un nouveau Buscopan, et je vérifie si j’ai bien des réserves avec moi. Je prends le skytrain jusque Siam, puis jusqu’à Ekkamai. J’avais noté qu’il y avait dans le quartier un restaurant japonais intéressant, un izakaya du nom de Teppen. Après avoir hésité un moment pour trouver l’entrée, je la trouve et y dépose mes chaussures.

Il y a beaucoup de monde aux tables, mais le bar est quasi vide. Je m’y installe et j’ai une belle vue sur la cuisine qui se trouve juste derrière. Je commande un gin tonic parce que j’ai envie et des sashimis; je reçois des légumes crus et un dip au sésame comme entrée. Mon plat est composé d’un poisson blanc, de saumon, de thon et de coquilles saint-jacques qui fondent dans la bouche. L’ambiance dans le restaurant est survoltée, très japonaise je suppose. Les serveurs et cuisiniers s’encouragent verbalement en criant tandis que des tablées thaïes ou japonaises discutent assez fort. Je me sens bien entourée et soignée par tout le personnel qui veille à ce que je ne manque de rien et que j’ai des choses à regarder dans la cuisine. Une expérience qui me (ré)concilie avec le fait de manger seule. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment et je n’ai sorti mon iPad que pour faire des photos. Dommage que ce genre de restaurant n’existe pas à Bruxelles, j’y mangerais souvent. Un deuxième Buscopan devrait permettre à mes maux de ventre de me laisser tranquille pour le reste de la soirée.

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Le but de cette sortie à l’autre bout de la ville était un concert de Krom, un groupe composé d’un Australien et de deux chanteuses cambodgiennes. En sortant du restaurant, je suis la ruelle pour aller au Toot Yung Art Center situé un peu plus loin. Quand j’y arrive, l’écrivain Christopher G. Moore termine son introduction. Je me trouve une place assise dans la jolie cour intérieure de la galerie et le concert commence. Mélange de blues, très noir, aux paroles souvent revendicatrices et de chansons traditionnelles khmères. Je me laisse emporter par les guitares, l’accordéon et surtout les voix contrastées, celle très grave de Christopher Minko et celles bien plus aiguës des soeurs cambodgiennes. Je passe un excellent moment et même mes maux de ventre s’en vont. Tous les concerts devraient se passer comme ça, à l’extérieur, avec 28° de moyenne. Et quelques bières évidemment !

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Quand je rentre à l’hôtel, il y a encore pas mal de monde dans le BTS… Je m’endors en laissant les rideaux ouverts, avec la vue sur la ville.

Thaïlande: Bangkok – Shanghai Mansion

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J’étais libre de choisir les hôtels qui me plaisaient à Bangkok. Mon budget au départ tournait autour de 50 euros la nuit et depuis longtemps, je voulais essayer la Shanghai Mansion située dans Chinatown, ce qui me permettrait également de d’explorer le quartier. Il n’y a pas de skytrain dans les environs, juste le terminus du métro, mais la rivière n’est pas loin avec son bateau-bus. L’hôtel est situé au début de Yaowarat Road, une artère très fréquentée et bruyante et il n’est pas très loin de la gare de Hualamphong, ce qui m’arrangeait bien pour la suite de mon séjour.

L’hôtel propose un bar à l’extérieur; la réception est au fond du bâtiment. Tout est décoré en style chinois des années 1930, avec divers plans d’eau et des couleurs assez contrastées. Le rez-de-chaussée est assez sombre, dans les tons noir et or; le rouge et le jaune dominent dans les étages. Les chambres se situent autour d’un patio central ou donnent vers l’extérieur, mais comme les bâtiments sont construits de manière fort rapprochée, les fenêtres sont translucides et teintées de jolies couleurs.

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Dans ma chambre dominait un grand lit à baldaquin de style chinois. Les murs étaient peints de différentes couleurs ou recouverts d’un papier peint représentant des pagodes et maisons traditionnelles, au fond doré. Diverses lanternes éclairent l’ensemble. L’évier rouge est dans la chambre, la salle de bain peinte en lavande et au carrelage vert émeraude contient la toilette et une immense douche. Une cage avec des oiseaux décore la pièce. La garde-robe est un meuble chinois classique, rouge également. Toutes les couleurs sont assez franches mais donnent beaucoup de la chaleur à la chambre. J’ai tout simplement adoré ce design !

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Je regrette que la porte en bois de la chambre n’isole pas mieux des bruits du couloir et le manque de piscine, mais on ne peut pas tout avoir.

Le petit déjeuner est sous forme de buffet et propose des dizaines de plats différents: des oeufs, des nouilles sautées, des dim sum, des croissants, une soupe chinoise, des fruits… De quoi se remplir le ventre avant une longue journée. Et c’est excellent.

situation: 3,5/5 (idéal pour découvrir Chinatown, mais pas pour le reste de la ville)
aménagement des parties communes: 5/5
aménagement de la chambre: 5/5
salle de bain: 5/5
propreté: 4/5
petit déjeuner: 5/5
wifi: 4/5

Thaïlande: Bangkok

Je me réveille tôt, vers 7h15, mais je traînasse au lit avant d’aller déjeuner. Le buffet est toujours aussi impressionnant et certains plats ont changé. Je prépare ma journée du lendemain en explorant le chemin jusqu’à la gare mais je réussis à tourner à droite trop vite et je dévie dans mon parcours. Rien de grave, mais du coup, c’est un peu plus long. Et comme le quartier de la gare est en plein travaux, cela ne facilite pas les trajets des piétons. J’achète mon ticket de train, comme ça je ne dois plus m’en préoccuper.

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Le soleil brille aujourd’hui, contrairement à hier, et j’ai moins d’entrain à cause de la chaleur. Je décide d’explorer Chinatown plus en profondeur. Depuis la gare, le Wat Traimit n’est pas très loin. Très touristique, il abrite le plus grand Bouddha en or massif.

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Je passe ensuite tout près du portail marquant l’entrée de Chinatown sur Yaowarat Road. Puis près du temple de Thian Fa où un vieux monsieur m’aborde, curieux de mes origines. Je suis à nouveau invitée à entrer dans le temple.

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Je reprend Yaowarat Road, à la recherche de la jolie épicerie vieille de 70 ans aux lanternes vertes. Elle est décidément bien mieux aménagée que ses voisines qui vendent pourtant la même chose.

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Je traverse le vieux marché, entre les stands de nourritures diverses, de poisson, de fruits et je rejoins Sampeng Lane, une ruelle très étroite bordée de nombreux magasins. Je parcours toute sa longueur même si mon cheminement est assez lent: il y a beaucoup de monde et en largeur, il n’y a de la place que pour deux personnes. Ce rythme d’escargot me fatigue, malgré le fait qu’il y fait beaucoup moins chaud que lors de ma première visite. Beaucoup de boutiques ont en effet installé l’air conditionné. (La photo montre le début de l’allée, là où il n’y a pas encore beaucoup de monde).

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Je retourne un moment dans les magasins de tissus mais je ne trouve plus rien qui me tente et je rejoins le parc de Romaneenart où je me repose un long moment. Il n’y a pas grand chose d’intéressant à y voir, mais au moins, c’est calme. Je me sens vraiment vidée et je suppose que ma longue promenade d’hier y est pour quelque chose. Je décide de retourner progressivement vers l’hôtel en choisissant des petites rues bucoliques aux bâtiments anciens, entrecoupées de klongs. Bangkok est vraiment une ville de contrastes !

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Malgré tout, je me retrouve sur Charoen Krung Road, embouteillée et polluée. En tournant à gauche, je me retrouve à nouveau coincée dans un marché. J’avance au pas, peu intéressée par les marchandises très masculines: des outils, des boulons, des bouts de moteur… Je rejoins enfin le Wat Khanikaphon puis le temple chinois de Tai Hong Kong. C’est dimanche et beaucoup de fidèles habillés de blanc viennent honorer les dieux.

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Je n’ai plus le courage de chercher le Wat Mangkon Kamalawat que j’entrevois pourtant et je me retrouve à nouveau dans un marché ! Il y a des étals vendant des canards laqués, du poisson, divers condiments bizarres…

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Me retrouvant sur Yaowarat Road, je choisis le restaurant Hua Seng Hong, le genre de grand endroit très chinois où on prépare les plats en vitrine. La salle est bondée mais on me trouve une petite table. La serveuse peu souriante ne comprend qu’à moitié ma commande et me sert du thé au chrysanthème chaud au lieu de glacé et m’apporte un plat de dim sum en plus. Peu importe, c’est très bon et ça me fait une expérience de plus. Je ne sais juste pas comment manger le grand dim sum avec des baguettes et je fais un carnage. Mon voisin de table, un autre papy, m’aborde, posant les questions habituelles, mais sans s’imposer.

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J’ai envie d’une bière mais le 7/11 n’en vend pas entre 14h et 17h et je ne vois pas d’autre magasin en vendant près de l’hôtel. Je bois donc un Sprite qui est dans mon frigo mais j’avais oublié combien c’était sucré. Je fais une sieste et je prends des notes pour ne pas oublier ce que j’ai fait pendant la journée. J’élabore aussi un plan pour la soirée.

Pleine d’une énergie retrouvée, je pars à la recherche du Samsara, un café-restaurant en bord de rivière où je pourrai admirer le coucher de soleil en mangeant quelque chose. Je mets un certain temps à le trouver, me perdant dans les sois encombrés de moteurs de voitures. Les mécaniciens me regardent passer – deux fois – ainsi que les soldats en bord de rivière – ce n’est juste pas le bon endroit. Finalement, je trouve le lieu mais c’est (encore ?) fermé. Dommage, mais au moins j’aurai essayé. Je retourne à l’hôtel et bois une bière sur la terrasse en critiquant intérieurement les touristes qui m’entourent. Un couple se commande un fût de plusieurs litres de bière, la fille n’est pas fort habillée, l’homme est en short et exhibe ses tatouages. Une autre fille n’est pas plus couverte; ce n’est pas parce qu’on superpose deux tops qu’on cache beaucoup. Ce manque de respect pour les coutumes locales m’énerve. J’observe aussi un couple français qui tente de choisir un taxi; aucun ne veut mettre son compteur et ils ne savent pas qu’ils doivent l’exiger ou chercher un autre véhicule.

Je vais m’acheter une autre bière pour la soirée et des réserves pour le trajet de train et je prends une douche rafraîchissante. Je prends ensuite à nouveau mon repas au Red Rose, espérant un meilleur choix. En fait, la viande de boeuf accompagnée d’une sauce au sésame est bien trop grasse et le tout est un peu bizarre.

J’ai du mal à dormir cette nuit, un mariage met de l’animation dans l’hôtel.