Japon: Okayama – Kagoshima

Samedi 3 novembre 2018

Je me prépare à l’aise, mange les croissants industriels achetés le jour avant et bois du thé, ainsi qu’un smoothie au goût bizarre, puis je me rends à la gare toute proche où j’achète un bento dans une jolie boîte. Je suis évidemment bien trop tôt et m’installe avec mon livre.

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Le shinkansen qui m’emmène dans le sud est bien rempli, notamment par un groupe de personnes âgées. Leur accompagnatrice s’occupe bien d’eux et distribue bento et boissons, puis viens chercher plusieurs fois les déchets. Mes deux voisins successifs ne disent rien, m’ignorent même, et cela m’arrange pour bien avancer dans mon roman. Le trajet de 3h30 me semble un peu long sur la fin, et le train passe par beaucoup de tunnels qui me bouchent les oreilles.

Quand j’arrive à Kagoshima, tout au sud de Kyushu, il fait beau, chaud et ensoleillé. A l’information de la gare, j’achète un « cute pass » de deux jours qui me permet d’utiliser les transports en commun (le tram, le bus touristique et le ferry vers Sakurajima) et d’avoir des réductions sur certaines attractions. A vrai dire, c’est un peu de l’argent gaspillé vu que je ne l’utilise quasi pas le premier jour, mais tant pis. L’hôtesse du stand d’informations me prévient très gentiment qu’aujourd’hui, il y a une parade et un festival dans les rues de la ville et que les transports sont grandement perturbés. Néanmoins, mon hôtel qui se trouve à mi-chemin entre la gare et le port (encore un choix stratégique de ma part) reste accessible.

J’emprunte un tout vieux tram. Il est bondé et c’est un peu gênant avec ma valise, même petite. Heureusement tout le monde sort au même arrêt que moi. L’hôtel REMM est situé un peu plus loin sur la grande avenue et je m’y rends à pied. Considéré par beaucoup de sites comme un favori à Kagoshima, je ne peux que confirmer. C’est un hôtel à l’occidentale, aux chambres très petites, mais la décoration est soignée et l’agencement des pièces est un peu différent. La salle de bain possède de grandes fenêtres (avec stores) qui donnent une impression d’espace. J’avais lu que dans le Kyushu peu de gens parlaient anglais mais jusqu’à présent, je me suis retrouvée face à des personnes qui se débrouillaient très bien.

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Ma chambre est prête et j’y dépose mes affaires avant de ressortir – ma grande valise est bien arrivée de Tokyo. Je passe un moment à regarder la parade qui rassemble des personnes de tous les âges, regroupées par associations ou entreprises. Je prends une série de photos mais c’est très répétitif. Je me fais un peu moquer par un homme masqué qui me propose ses crottes de nez – je n’ai pas tout compris mais la gaijin était probablement la victime idéale !

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Je quitte la foule et je rejoins l’église de Saint-François-Xavier par de petites rues.  François-Xavier est en effet arrivé au Japon par Kagoshima en 1549. Plus loin se trouve le temple de Terukuni, ainsi que diverses statues de héros locaux. Entre les bâtiments, j’aperçois le volcan Sakurajima qui crache un nuage de poussière.

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Mon but était de rejoindre l’observatoire situé sur la colline qui domine la ville et offre un panorama sur le volcan mais je me trompe de chemin – il ne mène nulle part – et me fais piquer par des moustiques. Découragée par mon premier effort, j’abandonne en voyant que la rue face à moi monte fort et n’est pas très agréable pour les piétons (et je ne vois pas de chemin différent). Je regrette un peu mais me dis que j’irai le lendemain avec le bus touristique. A vrai dire, je suis légèrement déçue par la ville, n’ayant rien vu de fantastique ou spectaculaire. J’avais noté d’autres choses sur ma google map, mais elles sont plus loin et le soleil commence à se coucher.

En rentrant vers l’hôtel, je trouve sur mon chemin un grand magasin d’alcools. Je suis toujours curieuse de voir ce qui se vend ailleurs et je vais donc examiner les rayons. Il y a évidemment beaucoup de shochu, l’alcool de patates douces local, et de saké, des bières – y compris de Belgique -, du vin, du whisky mais très peu de rhum ou de gin (j’ai aussi remarqué que les supermarchés ne vendent pas de tonic en général – je l’avoue, un gin tonic m’aurait plu à un moment ou un autre).

Je pars à la recherche d’un restaurant de ramen que j’avais noté mais je ne le trouve pas. Entre-temps, la parade est presque terminée mais les stands de nourriture sont toujours actifs et je m’achète des yakitoris de poulet, auxquels j’ajoute une salade de supermarché et de l’ananas en dessert. Cela fait un pique-nique dans ma chambre – je n’ai en effet pas toujours envie de me retrouver entourée de gens au restaurant. Je goûte aussi à deux autres spécialités japonaises: du calpis, une boisson sans alcool au goût légèrement lacté et acide, et du shochu highball, du shochu mélangé à de l’eau pétillante (j’avoue que la canette m’a attirée). Les deux expériences sont très mitigées et je suis contente d’avoir également acheté une bière !

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Cette longue soirée dans ma chambre me fait du bien et je prépare ma journée du lendemain.

Statistiques de la journée: 8152 pas – 6,1 km

Japon: Okayama – Takamatsu – Okayama

Vendredi 2 novembre 2018

Comme je me suis rendue compte bien trop tard hier soir que je n’avais pas réservé le petit-déjeuner, je n’ai rien prévu de très consistant, à part quelques biscuits, accompagnés de thé. Cela fera l’affaire pour le moment.

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Une fois à la gare, je réserve un ticket pour le Marine Liner vers Takamatsu – les trains ont tous de jolis noms au Japon – Marine Liner est quand même plus joli que IC538. Ce n’était pas vraiment une bonne idée et pas nécessaire du tout: je me retrouve dans un wagon à deux étages, mais évidemment à celui d’en dessous, et ce n’est pas une place fenêtre. Et au Japon, on ne change pas de place !

C’est d’autant plus dommage que le paysage est magnifique. Le clou du spectacle est la traversée de la Mer Intérieure sur l’immense pont qui relie Honshu à Shikoku. Je me promets de trouver une bonne place au retour ! Un peu moins d’une heure plus tard, j’arrive à Takamatsu. En préparant mon voyage, cette ville m’a attirée par son jardin japonais, parmi les plus beaux du Japon. J’aurais également pu aller à Naoshima, l’île aux musées, ou commencer à explorer les 88 temples de Shikoku, ou encore visiter les environs d’Okayama. Ce sera pour une prochaine fois !

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De la gare, il faut marcher quelques minutes pour aller à l’arrêt du tram que je peux payer avec ma carte Suica de Tokyo. Le véhicule est tout mignon, tout kawaii, et je le prends pour trois arrêts. Je me retrouve dans un quartier très banal et la route vers le jardin, le Ritsurin-koen (420 yens) est fléchée (en gros, c’est tout droit et à une dizaine de minutes à pied).

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L’entrée est assez imposante, parsemée de pins taillés en nuages. Ce n’est pas trop mon style de jardin mais ce n’est que le début de mon parcours. En fait, la beauté de l’endroit se dévoile progressivement, certaines parties sont plus boisées, d’autres plus exotiques – ces cycas ! – la plus éloignée de l’entrée quant à elle fait penser aux jardins chinois, notamment ceux de Hangzhou. Un grand étang est traversé par un joli pont de pierre et des maisons de thé bordent ses rives. Je prends mon temps pour flâner, m’asseoir, intégrer toutes les sensations, profiter pleinement. Le temps est superbe, le ciel est un d’un bleu profond et les températures sont plus qu’agréables, en grand contraste avec la journée précédente.

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Une grande partie du côté nord du jardin est fermée: un sanglier rôde ! Ce n’est d’ailleurs pas la meilleure saison pour le visiter: les lotus sont fanés et les feuilles des nombreux cerisiers sont déjà presque toutes tombées. Par contre, c’est beaucoup plus calme que l’autre côté et j’y mange le pique-nique que j’avais prévu (ici commence une longue série de « egg sandwich », une spécialité japonaise paraît-il).

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Je commence ensuite à pied le trajet qui retourne vers la gare, d’abord le long d’une grande avenue sans intérêt, jusqu’à un petit parc où traînent quelques sans-abri et où trône une statue kawaii. Je prends un passage souterrain très bien aménagé et décoré d’œuvres d’art pour traverser la rue et trouve un peu plus loin une galerie marchande couverte, ce qui rend mon parcours bien plus agréable.

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Je m’arrête au Takamatsu Art Museum (200 yens), bien décidée à visiter l’exposition Starting points: Japanese art of the ’80s. Sauf qu’elle n’ouvre que le lendemain, à mon grand regret. Il y a cependant quelques œuvres intéressantes dans la collection permanente: Takashi Murakami, Yoshitomo Nara, Kenji Yanobe (l’homme aux scaphandres jaunes) mais les photos sont interdites (et des caméras de surveillance).

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En sortant des toilettes, la dame qui vend les tickets s’approche de moi et se baisse pour ajuster ma jupe qui avait fait un pli, tout en s’excusant et souriant. C’est à mon tour d’être un peu gênée et de lui sourire en retour, la remerciant. Elle me demande d’où je viens, et une fois de plus « Belgique » a un côté un peu exotique (et chocolaté) pour la Japonaise.

Je continue ma route, m’approchant de la côte et du château de la ville (200 yens). Je ne m’attends pas à grand chose et je suis du coup agréablement surprise par le superbe jardin et les fortifications rénovées qu’on peut escalader pour voir la mer d’un côté et la ville de l’autre.

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J’avais décidé que lors de ce voyage, j’irais voir la mer de près. Je me rends donc à l’embarcadère et m’installe là un moment, avant de vérifier l’horaire des trains. Si je ne veux pas attendre une demi-heure, je dois partir de suite, et surtout ne pas traîner ! J’arrive un peu essoufflée et en sueur à la gare et embarque dans le Marine Liner de 15h10 qui démarre quelques minutes plus tard. Je m’installe dans le premier wagon, à la fenêtre, ce qui me permettra d’admirer le paysage au retour. Et comme j’ai l’impression que les Japonais n’aiment pas s’asseoir à côté des gaijins (ils pourraient faire quelques chose de gênant), la place à côté de moi reste libre jusqu’à l’arrivée à Okayama.

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Je suis fourbue et me couche un moment pour une sieste. Je me réveille en sursaut: j’ai l’impression que tout tremble. Était-ce un tremblement de terre ? C’est bien possible, mais sans doute juste une légère secousse. Un peu reposée, je pars explorer la galerie marchande pour trouver un restaurant. Mon choix se porte sur le bar à sushis, avec juste un comptoir pour une quinzaine de personnes. Personne ne daigne me donner un menu en anglais (ils existent pourtant – je les verrai plus tard) et je choisis donc en regardant les photos. C’est là que mon voisin japonais, un salaryman, me propose de commander pour moi. Notre conversation est un peu limitée mais il me raconte qu’il mange en attendant le train pour Tokyo et qu’il voyage beaucoup: il a visité toutes les préfectures du Japon. Mais quand je lui décrit mon voyage, il me dit qu’il n’a jamais été à Yakushima. J’avais vu qu’il avait mangé des coquilles saint-jacques légèrement grillées et je lui demande s’il peut aussi me commander ça. Je me régale (3080 yens) et cette interaction en toute simplicité me fait du bien.

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Je passe ensuite au 7-11 pour retirer de l’argent (seuls ces distributeurs acceptent les cartes étrangères, avec ceux de la poste mais il n’y en a pas à chaque coin de rue) et au supermarché pour acheter mon petit déjeuner du lendemain, des croissants industriels au chocolat.

Demain, je reprends le shinkansen et je descend dans l’extrême sud.

Statistiques du jour: 19 820 pas – 15,2 km

Beaucoup plus de photos sur flickr, surtout du jardin.

Japon: Tokyo – Okayama

Jeudi 1er novembre 2018

La nuit a été moyenne – il faut absolument que je pense à ne plus boire de thé après 14h, ce qui n’est pas toujours simple au Japon vu que les restaurants en servent souvent avec le repas. Je me réveille malgré tout avant mon alarme, me prépare rapidement et prends mon petit déjeuner à l’aise.

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Voyager avec juste ma petite valise est bien pratique, même si je me rends compte qu’un modèle à quatre roues et à pousser prend encore moins de place quand on est dans la foule. Je prends la ligne Yamanote jusqu’à la gare de Tokyo d’où part mon shinkansen en direction du sud. Le train est rempli mais se vide au fil des arrêts. Je somnole un peu, je lis, puis je mange le bento acheté un peu au hasard à la gare. Il était composé de riz, de légumes en saumure, d’un dim sum, d’un beignet de viande, d’omelette… un très bon choix et délicieux.

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La dernière heure, le trajet me semble long, le train s’arrêtant toutes les 15 ou 20 minutes à toutes les gares. Mais voilà Okayama. En sélectionnant mes hôtels, j’ai choisi des établissements situés à proximité des gares, par facilité. Le Granvia est même accessible directement par une galerie commerçante. C’est un hôtel immense et chic, avec piscine (je me rends vite compte que mon bikini est dans l’autre valise), et un lieu très prisé pour les mariages. C’est aussi le seul hôtel où je n’ai pas fait attention lors de ma réservation: j’ai pris une chambre sans petit-déjeuner inclus.

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Même si ce n’est pas encore l’heure officielle du check-in, je peux accéder à ma chambre (je ne suis qu’une demi-heure trop tôt). Elle est spacieuse selon les normes locales et, située au 18e étage, offre une vue superbe sur la ville et les voies de train.

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Je repars tout de suite et me fais accoster par deux jeunes filles accompagnées par leur professeur. J’ai appris à éviter ce genre de rencontre parce que c’est souvent long et peu intéressant mais ici, je me laisse faire et je réponds gentiment à leurs questions en anglais. Quand je dis que je viens de Belgique, elle me répondent « chocolate » en riant.

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J’hésite: aller à pied ou prendre le tram. J’opte pour la seconde option pour arriver plus vite à ma destination (je découvre que je peux payer avec ma carte Suica de Tokyo). Il fait relativement frais, nuageux et venteux, en contraste total avec la capitale où le soleil brillait ce matin. J’arrive près du château que je prends en photo de loin mais décide de ne pas le visiter, préférant garder mon temps pour le jardin japonais, le Korakuen (400 yens), situé juste à côté. Il est considéré comme un des plus beaux du Japon et c’est cela qui ma poussée à faire un arrêt à Okayama dans ma grande descente vers le sud.

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Le jardin couvre une large superficie et présente de larges étendues couvertes de pelouse mais il possède aussi les caractéristiques des jardins japonais, une colline censée représenter le Mont Fuji, un étang avec des lotus, de nombreux cerisiers, des conifères et des érables. L’automne n’est pas encore assez avancé pour que les arbres montrent leurs belles couleurs rouges, à part une ou deux exceptions que je photographie, tout comme les touristes locaux.

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Je me promène un long moment, regrettant qu’il ne fasse pas plus chaud pour m’installer sur un banc avec mon livre (je l’ai pris cette fois-ci !). Le soleil baisse, les hauts-parleurs annoncent la fermeture imminente du jardin. Le coucher de soleil a probablement été magnifique mais j’ai déjà pris le chemin du retour. Je marche le long d’une grande avenue sans trop d’intérêt – j’aurais dû reprendre le tram. Je ne me sens pas entièrement satisfaite de ma journée, je suis un peu de mauvaise humeur à cause de la fraîcheur et du vent mais je me dis que tout cela n’est que passager. Le jardin était beau mais ce n’est pas mon préféré.

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Je me rends compte que je n’ai pas envie de chercher un restaurant et la galerie commerçante de la gare héberge un grand supermarché qui vend plein de plats à emporter. Je sélectionne un bol de chirashi (riz et sashimis) et du poulet grillé et laqué, ainsi qu’une canette de whisky highball, le cocktail type du salaryman japonais – ou un mélange de whisky et soda. C’est pas mal mais un peu trop sucré.

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Je passe ma soirée à préparer la journée du lendemain avant de m’endormir.

Statistiques du jour: 11 339 pas – 8,6 km

Plus de photos sur flickr

 

Japon: Tokyo

Mercredi 31 octobre 2018

En ce troisième jour, je dors parfaitement bien et je me réveille même avant mon alarme, vers 8h. Mes mollets sont par contre très douloureux à causes des courbatures et les piqûres de moustiques d’hier ont gonflé, créant une belle allergie. Cette fois-ci je tartine donc mes jambes de répulsif, je visiterai la ville avec un léger parfum de géranium citronné.

Je range toutes mes affaires et divise mes vêtements entre mes deux valises. A la réception, je demande qu’on envoie la plus grande à Kagoshima, tout au sud du Japon (2450 yen – ou 19,40€). Il faut minimum deux jours pour la livrer mais peu importe puisque je n’y arriverai que dans quatre jours.

Au lieu de prendre la ligne Yamonote, gratuite avec mon Japan Rail Pass, je prends le métro pour m’éviter de la marche inutile. A Ueno, la station est décorées de pandas, rappelant ceux du zoo tout proche.

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Mon but est le MOMAT, le musée d’art moderne de Tokyo, situé au nord du jardin du palais impérial. Il s’y déroule une exposition temporaire qui m’intéresse, Awakenings: art in society in Asia 1960s-1990s  (1200 yens). Elle présente l’art contemporain de divers pays asiatiques, de l’Inde au Japon en passant par le sud-est du continent, datant de la seconde moitié du 20e siècle, présentant des œuvres souvent provocantes ou expérimentales produites pendant cette période marquée par des événements comme la guerre du Vietnam, la décolonisation et l’émergence de la société de consommation. L’exposition est intéressante mais je ne suis pas subjuguée. Le catalogue rejoint malgré tout ma collection de livres parce que le sujet me passionne.

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Comme j’avais mal compris les règles photographiques, je n’ai qu’une image à vous proposer (on pouvait prendre en photos deux œuvres, j’avais compris le contraire, qu’on pouvait tout prendre en photo sauf les deux en question, et quand je m’en suis rendue compte, je ne suis pas retournée pour photographier la première).

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Je visite ensuite la collection permanente, m’arrêtant peu pour l’art plus ancien mais retrouvant avec plaisir quelques œuvres plus contemporaines, comme celle de Yoshitomo Nara.

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Pour la suite de la journée, j’hésite: je pourrais suivre le circuit à pied que j’ai encodé dans mon smartphone mais j’ai envie d’épargner mes jambes. Je décide donc d’aller juste dans le jardin impérial, entouré d’immenses murs de défense. Et c’est là que je regrette mon manque d’organisation: je n’ai pas de pique-nique (et il n’y a pas d’échoppe dans le parc) et pas de livre (par la suite, il sera toujours dans mon sac). J’aurais adoré m’installer sur un banc et lire une heure ou deux. Du coup, je me promène dans les différentes parties du parc, des grands espaces dominés par les pelouses à une partie plus « japonaise ». Des groupes de personnes âgées s’occupent de l’entretien, pas une feuille ne traîne.

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Un peu déçue de mon début d’après-midi (et à ce point-là, affamée), je décide de renter à l’hôtel. Sauf que la gare de Tokyo se trouve sur mon chemin. C’est un très beau bâtiment ancien en briques rouges et l’intérieur regorge de ressources. Je trouve la « kitchen street » où je mange un petit bol de tonkatsu ramen, ce qui me fait le plus grand bien.

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Voyant qu’il n’y a pas top de monde aux guichets de vente des tickets, j’y réserve mes trajets suivants, et comme l’employée me comprend relativement bien, qu’elle est aimable et qu’il n’y a personne qui attend, je réserve tous mes billets. Je m’étais bien préparée: j’avais noté tous les trajets, avec heures préférées, noms et numéros de trains.

Je retrouve ensuite Character Street et traîne au magasin Ghibli, le premier d’une longue série. Et je trouve « Ramen Street », que je cherchais au départ. Il y a moyen d’y manger des soupes ramen de toutes les régions du pays.

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De retour à Ueno, le soleil est déjà bien bas à l’horizon et j’en profite pour faire quelques photos du parc et surtout des lotus, sachant que quand je reviendrai dans deux semaines, ils seront vraiment fanés.

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Pour ce voyage, je m’étais promis certaines choses: manger plus souvent au restaurant, et plus varié (tester les ramen notamment) et tenter les onsen. L’hôtel Coco Grand où je réside en possède un tout petit et la marche à suivre est bien expliquée. Je revêts donc le pyjama fourni dans la chambre, chausse les pantoufles, prends la carte électronique qui donne accès aux bains réservés aux femmes et je descends au second étage. L’endroit est tout petit, avec un bel espace pour se refaire une beauté après le bain, et de l’autre côté d’une porte vitrée, l’onsen en tant que tel. Je suis seule, donc pas moyen de copier sur d’autres personnes mais je m’en sors assez bien. J’affinerai ma technique par la suite, je me suis un peu embrouillée avec les serviettes la première fois, ne remarquant pas qu’il y a un tas de petits essuies. Ce sont derniers qu’il faut prendre avec soi dans l’onsen: ils permettent de se couvrir un strict minimum et d’essuyer le gros du mouillé en sortant.

J’embarque donc ma grande serviette et me récure sous la douche, assise sur le petit tabouret en plastique, avant de m’installer dans le bain qui est ici un grand jacuzzi. L’eau est bien chaude et cela détend mes jambes courbaturées par mes premières journées de marche. C’est extrêmement agréable et je suis directement conquise ! Après ça, je suis un peu molle mais comme j’ai faim, je ressors dans le quartier pour manger.

J’ai envie de tonkastu, de porc pané, et retourne donc au restaurant qui m’avait plu lors de mon premier voyage, dans la gare d’Ueno. Je commande un plat combinant porc et scampi, le tout posé sur du chou cru finement coupé, accompagné de riz et d’une délicieuse sauce. C’est un peu gras, et j’ai du mal à terminer, mais j’ai très bien mangé. Je rentre repue à mon hôtel.

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Statistiques du jour: 16 740 pas – 12,7 km

Plus de photos sur flickr, de nouveau avec un lien qui reprend toutes mes photos de Tokyo