Chine: Luoyang – Xian

Luoyang

Ce matin, nous faisons une courte mais intéressante visite de la « vieille ville ». Nous passons par le marché aux plantes, aux légumes; des poissons vivants et morts, rouges et noirs, sont dans les mêmes bassins. Ils sont pêchés avec une épuisette et puis écaillés vivants. La balance est des plus rudimentaires, une tige avec un poids. Plus loin, il y a des marchands de pâtes, de fraises, de minuscules cerises.

Luoyang

Luoyang

Luoyang

Beaucoup de personnes âgées circulent à vélo. Elles ont un visage usé, brun. Le sourire n’est pas toujours immédiat mais il vient en fin de compte. Des joueurs d’échecs sont assis sur le trottoir.

Luoyang

Luoyang

Nous empruntons un taxi. Une grille sépare les passagers du chauffeur. Le trajet est assez angoissant, les conducteurs sont de vrais cowboys sur la route. Il n’y a pas de règles et la ligne blanche ne sert à rien.

L’étape suivante est Xian, que nous rejoignons en train. Par les vitres, je vois défiler la campagne chinoise, les terres rouges, les maisons rouges, les champs verts, les fleurs jaunes, les arbres aux fleurs violettes. Collines, cultures en terrasses, usines à engrais avec fumées de phosphate. Maisons troglodytes dans les falaises découpées. Ce sont les terres de la Chine du Nord-Est, la Chine du Fleuve Jaune, avec la culture de blé en terrasses.

Nous arrivons en soirée à Xian. La ville est entourée de remparts qui ont l’air neufs, trop restaurés. Longeant ceux-ci, il y a un parc dans lequel les personnes âgées dansent ou font leur gymnastique.

Repas à l’hôtel, comme toujours, mais avec une soirée spéciale: une fondue mongole est au menu. Cela ressemble fort à la fondue japonaise, au sukiyaki. Il faut tremper tous les aliments dans un bouillon pour les cuire.

Chine: Luoyang

Le train arrive à l’heure prévue à Luoyang, ancienne capitale sous plusieurs dynasties, celles de Tang et des Song. La ville est aussi moche que les autres, comme Pékin mais peut-être un peu moins moderne. Les pivoines sont déjà fanés.

Luoyang - Longmen Grottoes

Nous commençons la matinée par une visite des grottes de Longmen, en plein soleil. Des milliers de bouddhas sont éparpillés dans les parois excavées. Cela me donne envie d’aller à Ellora en Inde et je regrette les destructions en Afghanistan. N’empêche, les différentes périodes de l’histoire ont ici aussi amené des dégradations d’images saintes, notamment sous la révolution culturelle. Rien de nouveau donc.

Luoyang - Longmen Grottoes

Luoyang - Longmen Grottoes

Luoyang - Longmen Grottoes

La visite se poursuit au musée local qui abrite des reconstructions de tombes découvertes dans la région. Au musée municipal, c’est l’art des Song qui est exposé.

Le guide belge commence un discussion avec Nicole, la guide chinoise: il veut savoir si nous allons visiter les villages troglodytes, là où vit la vieille femme de 90 ans qui a eu les pieds bandés dans sa jeunesse. Nicole ne cède pas.

En soirée, nous nous promenons dans les petites rues autour de l’hôtel et voyons enfin l’image de la vraie Chine: échoppes de nourritures diverses (raviolis appétissants, soupes de nouilles avalées en vitesse). Bref l’Asie dans toute sa splendeur. J’aurais préféré manger là plutôt qu’à l’hôtel ou dans les restaurants d’état où sont toujours servis les mêmes plats.

Dans le parc en face de l’hôtel, des femmes et des hommes d’au moins 40 ans dansent des valses et d’autres figures assez simples mais stylées. Leur coupe au carré leur va si bien ! Les plus jeunes s’amusent sur de la techno. Plus loin, des gamins apprennent le kung-fu sous le regard sévère de leur professeur. Les vieux se réunissent pour chanter l’opéra, accompagnés de l’orgue à bouche sheng et de l’erhu, une vièle à deux cordes et même du saxophone. Un homme à la voix de fausset chante, une femme interprète un air connu et est applaudie par tout le monde. Beaucoup de monde regarde, ça se pousse, tout ça pour un art qui n’intéresse plus personne. Tout est tellement plus authentique en rue.

Beaucoup de jeunes Chinois, des garçons, sont curieux de savoir d’où on vient. Ils veulent exercer leur anglais mais je ne suis pas sûre qu’ils ont compris nos réponses.