Japon (2019): Kansai Airport – Munich – Bruxelles

Samedi 7 décembre 2019

Ce matin, je n’ai que 500 mètres à parcourir pour aller à l’aéroport, et c’est bien pratique. Je me dis que je devrais penser plus souvent à ces hôtels d’aéroports pour les départs matinaux.

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Je suis assez déçue par les magasins tax-free, ne trouvant aucun souvenir Ghibli. Le vol de retour avec la Lufthansa se passe sans encombres mais est un peu bizarre: l’équipe de stewards et hôtesses qui s’occupe de ma partie de l’avion semble en grande dispute, tout particulièrement la grande et forte hôtesse allemande et la petite et menue hôtesse japonaise. Les deux stewards bedonnants ne s’en mêlent pas mais l’ambiance est tendue. Tous tentent de donner un bon service mais le coeur n’y est vraiment pas. Je me rends compte que même si la Lufthansa est tout à fait convenable comme compagnie aérienne, Finnair que j’ai pu essayer par hasard à l’aller, et surtout ANA sont des compagnies bien supérieures qualitativement, mais aussi un peu plus chères. Je m’en souviendrai pour des voyages futurs.

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Arrivée à Munich avec son long parcours entre les terminaux, et un peu de repos avant la dernière étape. Et puis un superbe coucher de soleil au départ. J’arrive enfin à la maison en fin d’après-midi.

Je reviens encore avec un dernier billet qui fait le bilan de ce voyage.

Japon (2019): Wakayama – Kansai Airport

Vendredi 6 décembre 2019

Après avoir préparé mes affaires, je me rends à l’arrêt de bus, mais je me rends vite compte que celui que j’ai pris ne me mène pas à la bonne gare. Je descends. Je ne monte pas dans le suivant parce qu’il n’y a pas de ticket qui sort de la machine et je ne comprends pas bien le système. Je me mets à marcher un bout, fulminant sur moi-même, sur mon inattention et la perte de temps occasionnée. De retour sur la grande avenue, je prends finalement un autre bus qui m’amène enfin à la gare. Je range ma valise dans un casier et me précipite vers la dernière voie pour prendre le petit train local de l’Electric Railway de Kishigawa qui part quelques secondes plus tard.

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Cette ligne locale de trains était vouée à un arrêt définitif, faute de voyageurs, et puis le village de Kishi, au terminus, a eu une idée de génie pour attirer les touristes. J’en parlerai plus loin. Comme j’ai pris un pass pour la journée, je peux interrompre mon voyage quand je veux pour visiter les alentours. Mon premier arrêt est Idakiso, où se trouve un petit temple. Je n’y reste pas très longtemps, il fait bigrement froid aujourd’hui. Et je ne veux pas rater le train suivant.

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Il y en a trois différents qui roulent sur la ligne, tous trois joliment décorés. J’ai de la chance, celui qui arrive est celui dédié à Tama, le chat chef de gare à Kishi. La petite gare a en effet adopté il y a plus de 10 ans un chat errant, et l’a promu chef de gare. L’effet a été immédiat: les touristes ont voulu voir le chat et sont venus en masse, sauvant par la même occasion la ligne de train. Tama est décédé entre-temps mais il a un successeur, Nitama. Et donc les wagons sont entièrement décorés sur le thème des chats, avec une petite bibliothèque, des lampes spéciales et même un emplacement spécial pour quand Nitama prend le train.

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A la gare de Kishi, je m’extasie devant le chat, comme tout le monde. Il est protégé par une vitre d’un côté, et par le comptoir du magasin de souvenirs de l’autre. Il a sa propre couverture chauffante et n’est de service que certains jours et heures. Sa vie ne semble pas trop difficile mais j’imagine qu’il aime aussi se promener à l’air libre quand il ne joue pas son rôle de chef de gare.

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Je ne suis pas fan de chats au point de faire un grand détour dans mon voyage mais comme j’étais à Wakayama, cela aurait été dommage de ne pas faire l’excursion. J’étais également très tentée par une immersion dans la campagne japonaise et je m’étais dit que je visiterais différents villages, allant même à pied de l’un à l’autre. Sauf qu’il faisait fort froid et que je n’arrivais plus à me réchauffer et je ne me suis plus arrêtée au retour. Je pense que l’été est une bien meilleure saison pour se promener dans la régions.

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Une fois arrivée à Wakayama, je récupère ma valise et prends le train pour aller à l’aéroport du Kansai, à mi-chemin entre Wakayama et Osaka. J’y ai en effet réservé une dernière nuit à l’hôtel de l’aéroport, ce qui me permettra le lendemain de ne pas me lever aux aurores et d’avoir peur de rater mon train puis mon avion.

Je récupère mon autre valise qui est bien arrivée depuis Kobe, installe le tout dans la chambre et repars. Mon voyage touche à sa fin mais j’étais vraiment déçue de ne pas avoir trouvé de jolis tissus japonais (et hawaïens, comme à Tokyo). Et donc l’idée a mûri: pourquoi ne pas retourner pour un aller-retour à Osaka ? J’avais noté une adresse et cherché mon parcours via google maps. Je prends donc le train pour Osaka, sans me rendre compte que j’ai choisi un omnibus, et j’avoue que je perds un peu patience, mais j’arrive finalement à Tennoji, d’où je prends le métro pour Namba. J’avais vraiment bien préparé mon voyage, et j’ai donc suivi les indications données par une blogueuse qui indiquait la sortie à prendre et le chemin à suivre pour trouver le magasin de tissu en question, Toraya. Je tombe droit dessus, sans devoir chercher. Et j’y trouve mon bonheur.

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Le système d’achat est un peu bizarre, mais expliqué partout: les rouleaux de tissus ne sont pas présents en entier, seuls des pans d’exposition. Il faut alors demander au vendeur qui en découpe un petit carré et note le métrage voulu. Il envoie le tout à l’étage via un système pneumatique et quelques minutes plus tard, la commande arrive à la caisse où on peut payer.

Je retourne à Tennoji et je me mets dans la file pour le train. Je ne le vois pas arriver alors qu’il est déjà presque l’heure de départ. Je me retourne et le vois derrière moi ! Et c’est un train Hello Kitty, ce qui me fait un second train chat dans la journée. C’est le train rapide et en une demi-heure je suis de retour à mon hôtel.

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Je choisis un restaurant dans le centre commercial attaché à l’aéroport, mais mon choix n’est pas tout à fait réussi pour ce dernier repas. J’ai été tentée par un restaurant-buffet pour pouvoir goûter à plein de choses, mais c’est essentiellement de la cuisine occidentale.

Reste une chose importante: tout ranger dans la valise. Ce n’est pas une mince affaire, j’ai finalement acheté plus que prévu. Je peine, je n’y arrive pas. Et puis je me rends compte que si je veux utiliser au mieux l’extension externe de ma valise, je dois également ouvrir la partie interne. Et j’y arrive finalement. Le lendemain, je verrai qu’elle est passée de 13kg à 20kg…

Une dernière nuit, et puis c’est le grand départ.

Statistiques du jour: 10 373 pas ou 7,7km – 12 étages.

Japon (2019): Wakayama

Jeudi 5 décembre 2019

Je prends mon petit-déjeuner à mon aise, dans la grande salle avec vue sur le château. Il est varié, très japonais, mais je trouve de quoi prendre des forces. Je regrette juste le manque de fruits.

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La destination du jour est au sud de Wakayama, et je prends donc le bus que l’office du tourisme m’avait renseigné hier. Ici, pas de payement possible par carte de transport, il faut regarder le montant qui s’affiche à l’avant du bus et payer au moment de sortir avec plein de petite monnaie. Après 25 minutes de trajet, j’arrive à proximité de mon but de visite, mais je dois encore marcher une quinzaine de minutes pour arriver au jardin de Bandoko Teien. Les photos de Lucie m’avaient subjuguées et c’est la raison première de ma venue à Wakayama. Je me retrouve dans un quartier résidentiel, avec une route qui serpente, montant et descendant. Et puis je vois le jardin en contrebas.

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Je suis la seule visiteuse en ce matin ensoleillé mais frais et venteux de décembre. Les jardiniers sont au chaud à l’intérieur. Très vite, je comprends que ce jardin sera le point fort de la journée. Il s’étend sur une avancée dans la mer et est entouré d’eau sur trois côtés. Les plantes ne sont pas très variées, mais les pins taillés sont juste superbes et habillent le jardin.

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Au loin, on voit d’autres petites îles, et aussi la ville de Wakayama, et la partie industrielle qui remonte vers Osaka. Je prends des dizaines de photos et profite sans retenue de cet endroit magnifique.

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J’ai l’impression d’être au bout du monde, avec juste l’horizon devant moi. C’est un moment assez intense.

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Je retourne sur mes pas et j’hésite à reprendre le bus qui passe juste à ce moment-là. Et puis finalement, je laisse google maps guider mes pas. Il ne trouve pas le chemin de randonnée que j’avais noté (et visuellement, je ne trouve pas son début) et je me ballade donc dans les quartiers résidentiels du sud de Wakayama. Je regarde les maisons, les jolis jardins… Je ne croise presque personne.

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Je visite le sanctuaire de Wakaura Tenmangu qui se trouve au sommet d’une colline, avec une belle vue sur la mer et sur la région.

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Puis, je vais à celui de Kishi Toshogu. J’hésite un moment à monter l’immense volée d’escaliers mais je me décide, me disant que je ne retournerai probablement pas dans ce coin de sitôt. Le temple est censé ressembler à celui de Nikko mais il est en travaux.

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Je continue ma route. Plus loin se trouve le pont de Furobashi et le sanctuaire de Shiogama Jinja.

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Je me retrouve le long d’un joli canal et continue ma marche. Le décor change, je me retrouve près d’une route animée, et puis à nouveau dans un quartier plus calme.

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Je vais manger dans un café hawaïen, le Kissa Wako mais je n’ai que moyennement aimé mon plat de crevettes, assaisonné d’une sauce trop salée.

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Enfin, je me rapproche de mon dernier but de visite de la journée, le temple de Kimiidera. L’ascension est rude, plus de 200 marches, mais la vue d’en haut est superbe. Le ciel se couvre et le temps se rafraîchit d’un coup.

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Il y a divers bâtiments, dont un qui abrite une immense statue.

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Je vais à la gare toute proche mais j’ai raté le train, et le suivant a dix minutes de retard. L’attente est un peu longue dans le froid. A la gare de Wakayama, je me promène dans le centre commercial – c’est là que se trouvent tous les habitants de la ville ! J’y achète de quoi manger ce soir et retourne à mon hôtel en prenant le bus. J’ai passé une très belle journée, j’ai beaucoup marché et j’ai découvert un Japon plus intime, très loin des hordes de touristes (j’en ai peut-être vu deux ou trois sur la journée). Même si les jours passés, j’ai un peu déprimé, j’ai retrouvé aujourd’hui ma bonne humeur et je suis heureuse d’avoir visité le superbe jardin de Bandoko Teien et les très beaux temples en hauteur.

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Il reste un jour entier à mon voyage, avant de repartir le surlendemain en matinée.

Statistiques du jour: 20 387 pas ou 15,5km – 42 étages

Japon (2019): Kobe – Wakayama

Mercredi 4 décembre 2019

Je n’ai pas vraiment envie de quitter Kobe ce matin, et surtout ce très bon hôtel au délicieux petit déjeuner. Mais il faut bien que j’aille à l’étape suivante, Wakayama, situé à 1h30 de train, en deux étapes: un premier train m’emmène jusque Shin-Osaka, et de là, un second me dépose à la gare de Wakayama. J’avais décidé de terminer mon voyage par cette ville parce que Lucie de Voyages et Vagabondages en avait parlé et dit beaucoup de bien. Ses photos m’avaient donné envie d’aller dans cet endroit peu touristique mais qui me semblait tellement beau.

Je n’ai pas choisi un hôtel près de la gare mais en face du château, qui n’est pas tout près. Je décide quand même d’aller à pied et m’engage sur une immense avenue très vide. C’est plus loin que prévu et mon humeur s’en ressent. Il n’y a pas de magasin pour me distraire, juste la circulation des voitures.

Je repère enfin mon hôtel, le Daiwa Roynet, mais il est à l’étage d’un centre commercial plutôt vide, lui aussi. Je ne trouve pas l’entrée et prends d’abord le mauvais ascenseur qui m’emmène à une chapelle de mariage. Je trouve enfin le bon endroit et me retrouve dans le lobby et y dépose mes affaires.

J’avais repéré un office du tourisme au rez-de-chaussée et j’y vais pour obtenir des informations. C’est un fiasco total, on me dit que le but de ma visite est trop éloigné et que le seul moyen d’y aller est de prendre un taxi. Je me dirige vers le château, et y découvre un autre office du tourisme. Et là, le service est bien plus efficace: il y a tout à fait moyen d’aller vers le sud de Wakayama en bus, mais je viens de le rater et le suivant n’est que dans une heure, et comme il est déjà 14h, je me dis que vais reporter ma visite à demain et plutôt visiter le château.

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Je pénètre dans l’enceinte du château, montant les allées bordées de murs immenses pour atteindre le sommet de la butte. Il y a des touristes asiatiques mais pas un seul occidental. Je visite l’intérieur du château et son exposition un peu vieillotte et poussiéreuse mais le panorama sur la ville de Wakayama est très beau.

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De l’autre côté du château se trouve apparemment un temple mais il est décevant. Et le musée municipal juste à côté propose une exposition sur Mucha qui ne me tente pas du tout. Je retourne donc sur mes pas et vais visiter le petit jardin japonais situé au pied du château. Il est paré de ses plus belles couleurs d’automne et est très agréable. Je m’y promène un long moment, profitant des feuilles rouges, ou encore vertes, des érables.

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Je pars ensuite un peu au hasard dans les rues adjacentes pour repérer d’éventuels endroits où manger ce soir. Les rues sont vides, il n’y a pas de magasins ou presque, et très peu de restaurants. Je retourne ensuite à mon hôtel où je peux prendre possession de ma chambre. Elle est petite, la vue donne sur un parking, elle est éclairée par un néon un peu blafard et le lit est dur. Bref, une immense déception après l’excellent hôtel de Kobe. Et pourtant je pensais avoir fait un bon choix avec la chaîne Daiwa Roynet mais cet hôtel est clairement un peu défraîchi malgré ses airs luxueux. Je regrette de ne pas avoir choisi un hôtel plus récent près de la gare, et avec onsen, regret qui me poursuivra durant tout mon séjour à Wakayama pour des raisons d’accessibilité et de présence de magasins et restos.

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La ville de Wakayama a fait énormément d’efforts pour attirer les touristes étrangers et propose divers sites internet très intéressants, dont un qui parle des restaurants. J’en ai repéré quelques-uns et vers 17h30, je ressors pour aller manger des ramens au Kontarou. Comme souvent, l’entrée n’est pas très accueillante: il faut descendre au sous-sol et je me retrouve dans une salle vide, couverte de lambris. Ce qui ne m’empêche pas de manger un très bon bol de nouilles, mais l’impression est quand même bizarre.

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En sortant du restaurant, il fait nuit et froid: un vent perçant souffle assez fort et me glace jusqu’aux os, malgré mon manteau d’hiver. Heureusement, ma chambre est bien isolée et agréablement chauffée, et j’ai acheté une bière d’une micro-brasserie locale que je bois avec plaisir. Mes premières impressions de Wakayama n’étaient pas super enthousiasmantes mais j’ai beaucoup aimé ma visite au château. Et demain est un autre jour.

Statistiques du jour: 15 336 pas ou 11,3 km – 25 étages.

Il y a plus de photos sur flickr, notamment du jardin.

Japon (2019): Kobe

Mardi 3 décembre 2019

Pour me rassurer, je décide d’envoyer ma valise à l’hôtel de l’aéroport du Kansai déjà aujourd’hui, même s’il me reste encore trois jours complets avant mon départ. Et cela m’évitera aussi de la transporter depuis ma dernière étape (je me féliciterai de cette décision dans quelques jours !).

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La météo est superbe ce matin et je pars à pied en direction du temple d’Ikuta. Le torii se voit de loin. Il y a des panneaux annonçant l’année du rat qui commence en janvier et, comme c’est mon signe astrologique, je prends quelques photos. Quelques personnes âgées se promènent et nous échangeant des sourires et des « konichiwa ».

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Eva m’avait conseillé hier le jardin Sorakuen, que j’avais de toutes façons déjà mis sur ma liste de choses à visiter. Ce voyage a plutôt été pauvre en jardins japonais traditionnels, ce qui n’est pas difficile quand on sait que j’en ai visité beaucoup lors de mon premier voyage, et que lors du second, c’est ce qui a en partie guidé le choix des villes où je voulais aller.

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Je commence par visiter une partie où sont plantés de nombreux cycas et où il y a quelques bâtiments anciens, dessinés avec talent par tout un groupe de personnes âgées.

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Et puis, je rejoins l’entrée du jardin japonais en tant que tel, déjà paré de ses plus belles couleurs d’automne. J’y reste longtemps, faisant un premier tour en prenant des photos avec mon objectif « normal », puis un second avec l’objectif grand angle. Il n’est pas très grand mais très agréable à visiter.

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Le temps s’est couvert quand je quitte le jardin et je me dirige vers Chinatown, passant sous la voie ferrée qui coupe la ville en deux. Ce n’est pas très grand, mais très coloré et animé.

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Je me retrouve ensuite dans une sorte de no-man’s land, une zone urbaine traversée par d’immenses viaducs au trafic intense. Au-delà se trouve la tour de Kobe, que j’atteins en empruntant diverses passerelles. Je ressens d’ailleurs une certaine claustrophobie en passant juste en-dessous de l’autoroute, même si le tout est ouvert à l’air libre. En fait, mon cerveau incontrôlable imagine un effondrement du viaduc, comme dans un film catastrophe.

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Je suis dans la zone portuaire, et il y a beaucoup de vent. C’est plutôt vide. Je m’approche de l’hôtel Meriken à l’architecture très moderne. J’avais hésité à réserver une chambre là mais j’ai bien fait de ne pas le faire: c’est loin de tout. Je fais assez vite demi-tour parce que j’ai trop froid. J’imagine qu’à la belle saison, le quartier doit être très agréable, mais les températures ont fort baissé les derniers jours.

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Avant d’aller à ma prochaine étape, je souhaite manger quelque chose, mais je ne suis pas trop tentée par les restaurants que je croise. Finalement, à quelques pas de la gare de Motomachi, je suis bien obligée de trancher et je me retrouve dans un genre de fast-food de katsudon. Il faut réserver et payer son repas dans une machine puis s’installer au comptoir. Ce n’est pas exceptionnel mais c’est nourrissant.

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Je prends le train jusque Sumiyoshi, et puis le monorail qui m’emmène au Musée de la Mode. Je me retrouve à nouveau dans un endroit fort vide, récemment construit. Le musée a une architecture intéressante, ressemblant à une soucoupe volante. J’avais été attirée par une exposition sur le thé en Angleterre mais je suis un peu déçue: c’est minuscule et les explications sont uniquement en japonais. Quant à la collection permanente de vêtements et costumes du passé, elle se limite à une salle.

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Je n’ai plus trop d’énergie mais je prends mon courage à deux mains et décide de visiter une brasserie de saké à quelques stations de monorail de là. Le quartier autour de la station Minami-Uozaki est assez industriel et assez peu accueillant. Cette partie de la ville, Nada, est connue pour les brasseries. Je visite celle de Kiku-Masamune qui montre les différentes étapes de fabrication de l’alcool de riz. C’est intéressant mais ça l’aurait été encore plus si j’avais pu suivre une visite guidée. Dans le magasin, il y a moyen de goûter divers sakés mais je ne sais quoi choisir et je préfère ne pas me charger plus (sage décision).

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Je décide de rejoindre à pied la gare la plus proche, et me promène un moment le long d’un canal encaissé. Je dois traverser une autoroute et je me demande comment faire mais à la dernière minute, je vois l’escalier et le chemin pour les piétons, ainsi que la voie à suivre pour rejoindre la gare.

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De retour à Sannomiya, je repasse au Yuzawara à la recherche de jolis boutons originaux, mais il n’y en a pas. Je vais ensuite au Daimaru, et j’y trouve un immense supermarché où je fais diverses emplettes: du thé, plusieurs petits flacons de sauce soja et mon repas du soir.

Je me sens un peu fatiguée de mon voyage et je regrette de ne pas avoir choisi une destination « phare » pour les derniers jours. Une grande ville comme Osaka par exemple, ou Kyoto. J’essaierai de retenir la leçon: toujours terminer par une destination qui donne vraiment envie. Est-ce que ce voyage s’est vraiment terminé en mineure, comme cette journée pas tout à fait enthousiasmante (à part le jardin) ? La suite dans les prochains articles.

Statistiques du jour: 17 064 pas ou 13,1 km – 11 étages.

plus de photos sur flickr, notamment du jardin

Japon (2019): Kobe

Lundi 2 décembre 2019

Tout comme la chambre, le petit-déjeuner est excellent, le meilleur de tous les hôtels de ce voyage. Le buffet est très varié et il y a des fruits frais – cela peut sembler bizarre de mettre ça en avant mais au Japon, c’est plutôt rare. Et comme le restaurant est au dernier étage, la vue sur la ville est superbe, même s’il y a des nuages aujourd’hui.

J’ai malheureusement encore des maux de tête et des vertiges, mais ils sont déjà moins forts qu’hier et je reprends du paracétamol. J’espère que cela passera en cours de journée parce que j’ai rendez-vous avec Eva pour un Kobe Safari. C’est elle qui va donc me guider toute la journée dans la ville et c’est agréable de se laisser mener.

Nous partons à pied depuis l’hôtel pour visiter l’ancienne concession étrangère toute proche. Kobe était en effet une ville ouverte aux étrangers et il reste de nombreux et imposants bâtiments de l’époque, aujourd’hui souvent occupés par des magasins de luxe.

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Les illuminations de Kobe Luminarie sont en cours d’installation mais je serai déjà partie quand le festival commencera. Dommage que je n’aie pas fait attention à ça ! Elles nous mènent à un petit parc où se trouve un mémorial pour le tremblement de terre de 1995. La ville a en effet été fortement touchée par le séisme et de nombreuses personnes sont décédées. Leurs noms sont inscrits dans ce mémorial souterrain.

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Nous prenons ensuite le métro pour une autre partie de la ville où se trouve l’ancien port de pêche. Il y a encore quelques petits bateaux. Mais il y a aussi des temples, dont un qui est dominé par une grande statue de Bouddha. Le ciel est gris et un peu menaçant.

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c’est bien une grille qui ferme l’accès au ponton
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Retour à Sannomiya pour le repas de midi. Eva m’emmène dans un petit restaurant tenu par une vieille dame pour manger des akashiyaki, un genre de takiyoki local – des boulettes fourrées au poulpe donc. C’est parfait pour mon petit appétit !

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De là, nous nous promenons dans une galerie marchande. De nombreux commerces ont quitté l’endroit et c’est plutôt délaissé, à part un joli magasin de thé à l’ancienne.

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Nous reprenons ensuite le métro pour vers la gare de Shin-Kobe. Il y a en effet une jolie cascade et des érables en habit d’automne.

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Nous nous promenons dans les environs, dans un quartier où se mélangent buildings modernes et édifices plus anciens.

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Nous allons ensuite à Kitano, le quartier où résidaient les étrangers dans le passé. Il y a une collection de belles maisons dans des rues très escarpées et un joli temple. A ce moment-là, le ciel commence à se dégager et la vue sur la ville est très belle.

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C’est aussi la fin de cette visite qui m’a permis de découvrir diverses facettes de Kobe, et je remercie Eva qui a une attention toute particulière pour les petits détails que je n’aurais jamais remarqués. Je suis bien fatiguée, j’ai encore souffert de maux de têtes et vertiges mais ils se sont finalement atténués en cours de journée.

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Je retourne à mon hôtel pour me reposer un moment puis je repars me promener, reprenant en partie le circuit de ce matin.

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Je suis à la recherche d’un restaurant mais ce n’est pas aussi simple que dans d’autres grandes villes. Je ne trouve pas de grand centre commercial avec un étage réservé ni d’autre endroit accueillant. Je commence un peu à perdre espoir, et je me lance donc dans l’étroite galerie sous la voie ferrée. Sans trop réfléchir, j’entre dans un restaurant à sushis à l’ancienne, avec un long comptoir et beaucoup d’habitués. J’ai l’impression de ne pas être la bienvenue: les chefs sushi restent très froids, mes voisins de table – un homme et deux femmes de la soixantaine trop maquillées – ne me regardent pas.

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Je commande quelques sushis et sashimis et je me régale. Et puis quand je suis prête à partir, mes voisines commencent à parler un peu avec moi mais leur anglais est très limité. Et quand je me lève, tous les chefs me saluent avec de grands sourires. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris… avaient-ils tous peur que je fasse un faux pas ? Est-ce que j’ai passé le test de bienséance ? Est-ce que j’étais dans un établissement connu pour son public un peu décalé (je me suis demandé si les deux dames n’étaient pas des dames de compagnie / prostituées) ? Ou étaient-ils juste contents de me voir partir ?

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Je rentre à mon hôtel et vais profiter encore un moment de l’onsen (oui, c’était un critère important dans mes choix) où je me retrouve toute seule.

Statistiques du jour: 22 615 pas ou 17,3 km – 19 étages

Il y a plein d’autres photos sur flickr.

Japon (2019): Kumamoto – Kobe

Dimanche 1er décembre 2020

Ce n’est pas la grande forme ce matin. L’oreiller était trop dur, j’ai mal dormi, j’ai des courbatures et des maux de tête, de ceux qui sont accompagnés de vertiges et qui empirent en cours de journée. Je prends du paracétamol, en espérant une action rapide et efficace.

Pour rejoindre la gare, je dois prendre le tram pour quelques arrêts. Une fois arrivée, je me laisse tenter par une peluche Kumamon et un porte-monnaie pour séparer les pièces des billets, ce qui sera bien plus pratique.

Dans le train, j’essaie de dormir une grande partie du trajet, espérant soigner mon mal de tête. A un moment, ma voisine, une vieille dame m’offre un onigiri maison mais je refuse poliment. Je suis malgré tout touchée par sa gentillesse alors que nous n’arrivons même pas à communiquer.

Je sors à Kobe, une ville que j’ai sélectionné dans mon circuit après avoir lu le récit de Lucie, de Voyages et Vagabondages.

Mon hôtel, le Candeo Hotel Kobe Tor Road, est à quelques stations de métro de la gare des shinkansen, mais proche de celle de Sannoyima, le centre de la ville. J’y dépose ma valise puis décide de visiter le Nunobiki Herb Garden, situé en hauteur, sur une colline. La géographie de Kobe est en effet assez particulière: d’un côté, il y a la mer, de l’autre des collines. Les bâtiments se concentrent sur la petite bande de terrain plus ou moins plate entre les deux.

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Je prends donc le téléphérique et échange quelques mots avec deux Japonaises. L’endroit est très touristique; il y a énormément de monde qui s’agglutine autour des diverses échoppes et décorations de Noël. Mais la vue sur Kobe est superbe. Je me promène dans le jardin, suivant le chemin qui serpente entre les plantes, des herbes aromatiques, des légumes, diverses fleurs de saison. J’y reconnais tout ce qui pousse en Europe et cela ne me semble pas extrêmement exotique; c’est tout le contraire pour les Japonais qui n’utilisent que rarement des herbes comme du romarin ou du basilic.

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A la station du téléphérique, j’hésite à continuer mon chemin à pied, mais je ne me sens vraiment pas en forme. J’ai toujours mal à la tête et des vertiges. Je me dis aussi que descendre en téléphérique me donnera du temps pour d’autres activités dans la ville, du shopping dans ce cas-ci.

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Je traîne un long moment dans le Tokyu Hands local mais n’achète que quelques bricoles de cuisine, puis je me promène dans les galeries marchandes. Je trouve le magasin de tissus que j’avais noté sur ma google map, un peu par déduction, parce que toutes les indications étaient en japonais. Mais à l’étage, il y a bien un Yuzawara, une chaîne de magasins pour loisirs créatifs. J’y achète quelques tissus, m’emmêlant un peu les pinceaux dans les prix, et payant finalement le même prix qu’en Europe pour du tissu Cotton + Steel. Je suis déçue en fait: il n’y a pas ces nombreux tissus japonais que j’avais trouvé à Tokyo, des tissus pas trop chers et aux motifs qui conviennent parfaitement pour le style tiki.

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Je me sens vraiment épuisée et mes vertiges ont empiré. Je déclare forfait, cherche le premier konbini pour acheter quelque chose à manger et je me retire dans ma chambre. Celle-ci est une excellente surprise: elle est située à l’angle du bâtiment, est très grande, possède un canapé confortable et une vue superbe sur la ville. Par contre, il fait froid et l’isolation thermique est très peu performante. Mais après un détour par la réception, j’apprends comment régler l’air conditionné en mode « chauffage » et la température monte bien vite. Je vais dormir très tôt, espérant soigner mon mal de tête par la même occasion – j’ai en effet une journée qui s’annonce intéressante le lendemain.

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Statistiques du jour: 15 397 pas ou 11,4 km – 11 étages

Japon (2019): Kurokawa Onsen – Kumamoto

Samedi 30 novembre 2019

La nuit n’a pas été meilleure que la précédente – je ne dors décidément pas bien sur un futon. De plus, mes voisins font beaucoup de bruit de tôt matin. Comme hier, il fait glacial dans la chambre, je me remets donc un moment sous l’épaisse couette après avoir allumé le chauffage.

Le petit-déjeuner est encore plus compliqué pour moi qu’hier: je n’apprécie pas vraiment le poisson fumé, et le matin, c’est encore pire. Et pour le reste, il y a plusieurs petits plats à base de tofu dont je ne raffole pas plus que ça (là, c’est plus une question de texture que de goût). A vrai dire, ce n’est pas plus mal que je mange peu avant le long trajet en bus qui m’attend ce matin.

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Je prépare mes affaires puis décide de partir à pied à l’arrêt du bus. Ce n’est vraiment pas loin, il y a juste une montée un peu rude mais j’ai largement le temps. A l’aubette, le monde s’accumule. J’y fais connaissance de Cathy, une Taïwanaise vivant à San Francisco. Comme le bus est bien rempli, nous nous asseyons l’une à côté de l’autre et discutons pendant le voyage.

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Le bus traverse d’abord la région montagneuse autour du volcan Aso, que l’on voit d’ailleurs très bien pendant la pause: il fume au loin. Puis, la route devient plus plate et moins intéressante en approchant de Kumamoto.

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Le bus nous dépose à la gare routière; mon hôtel, le Dormy Inn, n’est pas très loin. J’aurais aimé passer deux nuits dans la ville mais pour une raison qui m’échappe, les prix des chambres étaient vraiment fort élevés. Peut-être qu’il n’y en a pas assez qui ont été reconstruites suite au grand tremblement de terre de 2016 ?

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Je dépose mes affaires puis prends le tram pour la visite du jardin de Suizenji. La météo est superbe et je suis heureuse de retrouver un jardin, c’est en effet le premier de grande taille que je visite depuis le début de mon voyage. Il n’est sans doute pas immense, mais il a un intérêt certain avec son grand plan d’eau et des collines artificielles en forme de cônes. Je m’attendais par contre à plus d’érables…

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Je n’ai pas encore mangé et j’ai faim, mais le quartier ne regorge pas vraiment de restaurants. Je mange un biscuit sur un banc, en admirant le paysage.

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Je reprends ensuite le tram pour visiter le château. A vrai dire, je ne m’attendais pas à grand chose vu les dégâts qu’il a encouru lors du tremblement de terre. Je me souviens l’avoir vu entouré d’échafaudages l’année passée depuis le shinkansen entre Kagoshima et Fukuoka.

Et en effet, le début de la visite semble peu encourageant: il y a de très nombreux magasins de souvenirs et échoppes de nourriture pour attirer le chaland. Ce qui m’arrange en fait: je me régale d’un ours Kumamon, la mascotte de la ville, fourré de crème au chocolat et ma faim est enfin calmée.

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Au centre des visiteurs, je me rends compte qu’un parcours de visite vient de s’ouvrir autour du château, et qu’il y a donc moyen de voir de près l’avancement des travaux. J’ai de la chance parce que ce n’est visitable que depuis la fin du mois d’octobre et uniquement le dimanche, mais c’est ouvert ce samedi également.

Je suis donc le parcours fléché qui permet de voir de près les dommages. C’est très impressionnant: des murs entiers de sont affaissés, des bâtiments se sont écroulés et le château a comme subi une implosion. Ce sont en effet ses fondations qui n’ont pas tenu tandis que les murs sont restés en place. Le travail de rénovation déjà effectué est lui aussi extraordinaire. Je n’ose pas imaginer où en seraient les autorités belges dans le même cas.

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Je suis fascinée par les travaux de reconstruction mais aussi par le superbe gingko qui a paré ses plus belles couleurs d’automne.

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Je retourne à pied vers mon hôtel, m’arrêtant au passage dans un centre commercial avec un grand supermarché et puis dans un restaurant de sushis pour mon repas du soir. Je me régale de divers petits plats commandés via une tablette.

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Ma chambre d’hôtel est relativement grande selon les standards japonais mais particulièrement banale. Par contre, le petit onsen est très agréable et je m’y détends un long moment.

Statistiques du jour: 12 334 pas ou 9,4 km – 12 étages

Il y a d’autres photos de Kumamoto sur mon flickr.

Japon (2019): Kurokawa Onsen

Vendredi 29 novembre 2019

Jusqu’à présent, je n’avais jamais logé dans un ryokan: je dors en effet très mal sur un futon. Ce genre de lit est trop dur pour que je dorme sur le côté mais aussi pour dormir sur le dos, vu que je suis très cambrée. Et donc après avoir passé une nuit assez agitée, je me réveille avec des courbatures. Il fait glacial dans la chambre – il a gelé cette nuit – et je me lève en vitesse pour rallumer le chauffage avant de me blottir encore un moment sous l’épaisse couette.

Le petit-déjeuner est japonais et rassemble une multitude de petits plats. J’ai du mal avec certains de tôt matin, mais il y a un délicieux mini milkshake à la banane.

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Le soleil est radieux. Ce qui est parfait pour mon projet du jour. J’enfile mes chaussures de randonnée, et armée du plan que j’ai reçu hier, je pars pour une ballade vers l’inconnu. Je suis une petite route goudronnée mais je ne croise personne. Il y a beaucoup d’arbres, quelques champs, des maisons isolées au loin. Du givre recouvre l’herbe mais il fond sous les rayons du soleil.

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Je ne trouve pas que le paysage soit exceptionnel mais je continue ma route, montant de plus en plus. Et puis soudainement, je me retrouve dans une vaste plaine aux longues herbes roussies et c’est superbe. Je ne m’attendais pas du tout à ça et je ne peux m’empêcher de prendre des dizaines de photos tous les dix pas.

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Je rejoins un observatoire en hauteur qui offre une vue sur toute la région, et je repère au loin le Mont Aso ainsi que d’autres montagnes. Il y a un petit vent frais mais le soleil me réchauffe en même temps.

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De là, le chemin n’est pas très clair. J’ai vu un couple partir au milieu des herbes et je les suis un moment puis, je pars dans la direction opposée, vers la droite, pour rejoindre la route, le chemin vers la gauche étant à peine visible et très pentu. Par la suite, je me rends compte que j’aurais pu prendre ce chemin plus compliqué, mais marchant seule, j’étais un peu inquiète pour ma sécurité (j’avais peur de me perdre, en fait).

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Je quitte les collines herbeuses pour me retrouver entre les arbres. Plus loin se trouve un site volcanique indiqué par quelques panneaux. Il est très sauvage – ce qui change de Beppu – et s’appelle l’Enfer des Hirondelles. Il y a des rochers plein de souffre et un ruisseau que je réussis à traverser sans me mouiller les pieds. Et surtout, une petite mare d’eau très transparente qui bouillonne. Je suis fascinée par les bulles mais aucune de mes photos ne rend bien.

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Je continue le chemin vers des rochers assez tarabiscotés et c’est là que je me rends compte que cela mène vers le point où j’avais hésité entre la gauche et la droite.

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Je quitte ce lieu magique et reprends la route, rejoignant assez vite la partie que j’avais empruntée hier. C’est plus agréable sous la soleil mais cela reste moins intéressant que dans les hauteurs. A l’ombre, il fait fort frais, quelques degrés au-dessus de zéro sans doute.

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De retour à Kurokawa, je vais manger un katsu don dans un petit restaurant familial. Ce n’est pas un plat exceptionnel mais il me revigore après la randonnée matinale.

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Je me repose un moment dans ma chambre avant de repartir pour une nouvelle aventure: le onsen hopping avec le pass que je viens d’acheter. Pour un prix tout à fait raisonnable, je peux visiter trois onsens parmi ceux renseignés sur une carte.

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Mon premier choix est excellent: il s’agit d’un bain d’eau laiteuse (soufrée) en extérieur et j’y suis seule, ce qui me permet de prendre des photos.

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Le suivant est au bout d’un dédale de couloirs dans un ryokan. Le premier bain que je visite est profond et on y reste debout, le second permet de s’asseoir mais j’ai l’impression que je dérange profondément les deux Asiatiques qui y sont déjà. Je me rhabille donc et vais chercher un dernier onsen.

Je n’ai pas bien analysé ma carte et je vais à celui que je voulais éviter, sans m’en rendre compte tout de suite. Il s’agit en fait d’une grotte, avec plusieurs espaces où se prélasser. Ma claustrophobie n’apprécie pas trop mais j’y rencontre deux autres femmes, des japonaises, qui engagent la conversation. Nous passons un petit moment à parler, la plus jeune traduisant pour la plus âgée, sa maman sans doute.

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Je retourne par la suite à l’onsen de mon ryokan pour un dernier bain accompagnée d’un lavage de cheveux, puis, c’est l’heure du repas. Il est à nouveau très copieux et composé, entre autres plats, d’une salade de poulet et tomates, de crevettes et fruits de mer, de sashimi, de shabu-shabu – le plat de résistance (c’est un genre de fondue, on y trempe de la viande et des légumes dans un bouillon), de porc à la vapeur, de tempura, de riz, de soupe au yuzu, et enfin de fruits pour le dessert. Je suis repue.

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Et j’ai passé une excellente journée. Je ne m’attendais pas du tout à ces paysages rencontrés lors de ma randonnée. J’avais vu, avant de partir, des photos du village mais pas de la région environnante. Kurokawa Onsen est un endroit que je recommande vraiment pour ça, mais aussi bien sûr pour les bains. C’est une étape qui permet de se relaxer au milieu d’un voyage rempli de visites.

Statistiques du jour: 16 705 pas ou 12,7 km – 51 étages (la région est très vallonnée)

De nombreuses autres photos de cette journée sont sur flickr.

Japon (2019): Beppu – Kurokawa Onsen

Jeudi 28 novembre 2019

Un réveil très matinal – 6h30 – ça pique toujours un peu, et en plus, j’ai passé une mauvaise nuit.

Il pleut. Mais je vais quand même à pied jusqu’à l’arrêt de bus près de la gare, en me disant qu’il sera sans doute là à attendre à l’avance. Et non, le bus n’arrive qu’à la dernière minute.

Quand j’ai tracé mon itinéraire, j’ai eu envie de passer un moment de repos dans une ville d’onsen, et c’est comme ça que j’ai pensé à Kurokawa. Le village n’est pas accessible en train mais il existe des bus longue distance entre Beppu ou Yufuin et Kumamoto, et la réservation est aisée via le net. Seul le bus du matin part de Beppu. J’ai longtemps hésité entre celui-ci et celui de l’après-midi mais il partait de Yufuin. J’aurais pu y aller en train mais je me suis dit que ça me ferait une trop longue journée de voyage. Si je devais faire une nouvelle réservation aujourd’hui, j’opterais pourtant pour cette seconde option.

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La route est très sinueuse mais de plus en plus belle. Je dois malgré tout me concentrer sur ma respiration pour ne pas avoir de mal de voyage (ce sera très limite à certains moments). Le bus emprunte en fait une « scenic road », la Yamanami Highway, ce que je ne savais pas en montant dans le véhicule. J’essaie de prendre des photos à travers la vitre embuée, mais ce n’est pas toujours très facile. Les paysages varient entre forêts de sapin et plaines d’altitude aux longues herbes roussies. On approche en effet la région volcanique du Mont Aso, et le village de Kurokawa Onsen est à une altitude de 700m, tandis que les monts qui l’entourent culminent à environ 1700m.

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Une fois arrivée à Kurokawa, à 10h35, une camionnette du ryokan Fumoto où j’ai réservé deux nuits vient me chercher. Je peux déposer mes bagages mais c’est là que je me rends compte de mon erreur. La chambre ne sera disponible qu’à partir de 15h – ce que je savais – mais je m’étais dit que je trouverais bien de quoi m’occuper. Voici donc un résumé des quatre heures suivantes.

Je me rends compte que le ryokan n’offre pas vraiment de salon pour m’asseoir et lire mon livre; je repars donc visiter le village. Heureusement, il ne pleut plus mais il fait froid et humide. Je commence ma promenade, remontant une des ruelles très abruptes, puis je passe par l’office du tourisme, où je reçois plusieurs cartes, dont celle qui indique les randonnées que j’avais prévu de faire le jour suivant. J’y achète aussi un pass pour visiter trois onsens différents pour un petit prix.

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Je me retrouve ensuite très vite à une extrémité du village, puis à l’autre. En fait Kurokawa Onsen est minuscule. Il n’y a ni distributeur de billets, ni 7Eleven, juste quelques boutiques touristiques et une épicerie, ainsi que quelques restaurants et beaucoup de ryokans. Et pas de café où passer l’après-midi.

Comme j’ai faim, mais que je sais que j’aurai droit à un repas copieux ce soir au ryokan, je vais dans une pâtisserie qui propose des glaces et desserts parfaitement instagrammables. Je choisis l’assiette de saison, avec des mochis et une boule de glace vanille, accompagnée de thé. J’essaie de traîner le plus possible mais après une heure, je me dis qu’il est temps de libérer la place.

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Il me reste toujours 2h30 à passer. Je refais un tour du village en entrant dans tous les magasins mais le temps n’avance pas plus vite. Pour ne pas avoir trop froid, je décide finalement de commencer une des randonnées proposées par l’office du tourisme. Le chemin que je choisis n’est pas passionnant, il serpente entre de grands arbres, longeant une rivière, et la météo toute grise n’arrange rien. Je me force à marcher un certain temps, mais l’humeur n’y est pas vraiment.

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L’heure finit par tourner, et avant de retourner au ryokan, je mange un délicieux chou à la crème à la pâtisserie qui se trouve juste à côté.

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Contrairement à ce matin, je suis reçue par une jeune fille qui parle bien anglais. J’avais déjà reçu plusieurs mails du ryokan qui me disaient qu’il y avait un problème avec ma réservation: les prix sur booking sont en effet pour deux personnes, même quand on réserve pour une. Ce qui voulait dire que je payais les repas pour deux. Le prix était en effet élevé mais je m’étais dit que je m’offrais un cadeau. L’employée me demande donc d’annuler ma réservation sur booking, et le responsable du ryokan annulera les frais que j’aurais dû payer. Au final, je ne payerai que la moitié du prix.

C’est donc la première fois que je loge dans un ryokan, et j’ai une chambre spacieuse pour moi toute seule. Il y a un radiateur électrique qui est bien nécessaire pour chauffer la pièce mais que je ne pourrai pas laisser allumer pendant la nuit à cause du bruit. L’employée me propose de choisir un joli yutaka parmi une grande pile, ainsi qu’une ceinture assortie.

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J’ai choisi ce ryokan à cause de son grand nombre d’onsen privés et publics et je pars donc à la découverte de ceux-ci, habillée de mon yutaka fleuri et chaussée de geta et de chaussettes, et portant mon petit panier avec mon essuie et quelques accessoires.

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Je passe un très agréable moment à barboter dans les différents bains. Certains sont privés et juste fonctionnels, à l’intérieur; un autre assez grand est en plein air et est très agréable entre les arbres, et puis, de l’autre côté de la rue, dans l’annexe du ryokan, il y a une collection de bains plus ou moins grands, tous privatifs, et tous avec une ouverture vers l’extérieur. Je les visite tous, mais sans faire trempette partout. Et je fais quelques photos de ceux où je suis seule.

Je me suis réchauffée, mes courbatures ont disparu grâce aux bains, mon humeur a complètement changé, et il y a même un rayon de soleil.

Le repas du soir est prévu vers 18h et on m’installe dans une petite pièce juste pour moi. C’est un peu solitaire, les ryokans – c’est vraiment prévu pour les gens qui voyagent en couple ou à plusieurs. La table est déjà remplie de mets divers, certains un peu bizarres pour mon palais d’Européenne, d’autres tout à fait succulents. Après ces diverses « entrées » arrive le plat principal: du boeuf de Kumamoto à griller sur un petit réchaud. Il y a beaucoup trop à manger pour moi, mais j’essaie de laisser le moins possible. Je remonte donc à ma chambre pleinement rassasiée, voire plus.

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Un futon a été installé au centre de la pièce, recouvert d’une épaisse couette. Je lis encore un peu mais je suis crevée de ma journée et je m’endors bien vite.

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Statistiques du jour: 13 106 pas ou 9,8 km – 30 étages