Japon: Kyoto – Tokyo

Vendredi 16 novembre 2018

Je retourne avec le shinkansen à la case départ aujourd’hui, à Tokyo. Sur le quai de la gare, j’ai une grosse crainte: une foule de touristes indiens attend le train mais ils prennent celui qui précède le mien. C’est impressionnant de voir qu’il y a un départ pour Tokyo toutes les trois ou quatre minutes et qu’après un rapide calcul, chaque train peut contenir environ 1000 passagers. Le déplacement de population entre les deux villes est vraiment immense.

Sans m’en rendre compte, je prends la place A au lieu de la place E qui m’était attribuée et je me retrouve à côté d’un très gentil couple de Japonais. Je réalise mon erreur à mi-parcours et change de place, juste à temps, avant que le fauteuil A ne soit occupé par un nouveau passager. J’ai évité la gêne !

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A un moment donné du parcours, l’attraction est la vue du Mont Fuji qui se révèle dans toute sa splendeur et sans nuages qui recouvrent le sommet. Difficile de faire une photo convenable mais c’était très beau à voir. C’était aussi intéressant de voir que beaucoup de Japonais étaient tout aussi excités que les touristes !

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Arrivée à Ueno (après avoir vu dans la gare une vitrine avec un Pikachu Munch), je retourne au même hôtel, le Coco Grand Ueno Shinobazu où je dépose ma valise et où on m’apprends que mon grand bagage m’attend déjà. Je me promène dans le parc, visite un temple, trouve un petit sanctuaire avec une allée de tori rouges, vois un artiste qui fait de l’équilibre puis me dirige vers Yanaka.

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Je reprends le même chemin qu’il y a trois ans, m’arrêtant d’abord à la petite galerie d’art SCAI The Bathouse où il y a une exposition assez intrigante de Kohei Nana. Une des installations est très organique et ressemble à de la boue volcanique mais dans une plus belle couleur et au rythme bien plus orchestré. J’adore !

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Je flâne sur la route traversant le cimetière, admirant les grands arbres puis traverse la voie des trains à Nippori pour arriver à mon but final: le magasin de tissus Tomato.

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Comme la fois passée, je suis comblée et j’ai du mal à faire mon choix. Estimant qu’avec mes deux valises, j’ai assez de place, je sélectionne douze tissus différents, surtout japonais et hawaïens mais aussi du Michael Miller.

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Lourdement chargée, je retourne à l’hôtel en métro puis prends possession de ma chambre, bien crevée. Une heure de pause et ça va mieux. J’ai en effet encore un but précis pour cette fin de journée !

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Je reprends le métro et vais dans un quartier que je ne connais pas, un quartier avec beaucoup de grands buildings et surtout, le Trader’s Vic local. Ces bars et restaurants tiki ont été créés dans les années 50 par Trader Vic et se sont essaimés dans le monde. Celui de Tokyo date des années 70 et est un des plus anciens encore en activité. Je suis un peu déçue quand je vois qu’aujourd’hui, la majorité des enseignes se trouve dans les Emirats Arabes Unis. J’avais adoré mes visites à Bangkok et je compte bien en profiter ici aussi.

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Je commande un Samoan Fog Cutter qui contient une belle quantité d’alcool et je suis surprise par la rapidité avec laquelle il me monte à la tête. J’ai aussi demandé un « Chili beef skewer » qui est pas mal mais si peu copieux que je prends ensuite un plat de poulet sauté à manger dans des feuilles de salade. Autant j’adore mon cocktail dans son joli mug, autant je suis déçue par la nourriture, alors que je l’avais trouvée délicieuse à Bangkok. J’hésite un moment mais décide ne pas prendre un second cocktail – il faut que je rentre à bon port ! – alors qu’un Tokyo Mai Tai m’aurait bien tentée. Je me console en achetant un mug de Samoan Fog Cutter à la boutique et discute un moment avec le manager qui m’offre une petite figurine suite à mon enthousiasme pour le monde tiki.

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Je rentre crevée mais heureuse à l’hôtel. Aller au Traders Vic était un des buts que je m’étais donné avant de partir et je suis très contente de l’expérience même si elle était très rétro et qu’il y a clairement des bars plus contemporains qui valent la peine à Tokyo. Ou autrement dit, il me reste divers bars à découvrir lors d’une prochaine visite.

Statistiques du jour: 16 226 pas – 11,7 km – 17 étages

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Japon: Kyoto

Jeudi 15 novembre 2018

Aujourd’hui est la journée où je complète le parcours que j’avais commencé il y a trois ans. Je prends donc le métro, change de ligne et descends à Higashiyama. Je suis à peu près à l’endroit où j’ai manqué d’énergie la fois passée, près du grand tori rouge qui domine l’avenue.

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Je commence ma visite avec le Shoren-in et cela ne pouvait pas être un meilleur choix. Le jardin est superbe dans la lumière du matin (il doit à peine être 10h) et j’y serais bien restée plus longtemps mais j’ai encore tout un programme. Le temple possède des « terrasses » qui permettent de contempler l’étang, les érables dont les feuilles rougissent, les mousses. Les oiseaux chantent. Après une visite depuis l’intérieur du temple, je le contourne par l’extérieur, toujours aussi subjuguée par les vues.

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Je prends ensuite un chemin qui monte, un peu au hasard, et me retrouve au temple suivant, le Chion-in, dont les bâtiments sont en rénovation mais dont les jardins peuvent toujours se visiter. C’est très beau aussi, très serein mais j’y trouve un peu moins mon compte. Je suis le chemin fléché et me retrouve dans un cimetière pour ensuite redescendre le long du temple principal qui est fermé. Il y a encore un autre jardin où se déroule une cérémonie bouddhiste mais je le trouve moins intéressant.

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Je traverse le parc de Maruyama, monte un peu par erreur vers un mausolée qu’il n’est pas indispensable de visiter puis continue ma route vers le temple de Koda-ji. J’ai malencontreusement changé une option de mon appareil photo en touchant l’écran tactile sans le voir et je n’arrive pas à résoudre le problème. Je ne suis pas très attentive à ma visite, préoccupée par ce problème – qui n’est pas très grave, il faut bien l’avouer – mon appareil photo fonctionne toujours très bien en mode automatique, mais c’est le mode manuel qui est devenu bizarre. Bref, je suis un peu de mauvaise humeur et je n’ai pas trop de souvenirs du temple.

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Il faut que je me change les idées, et j’ai une petite faim. Je suis attirée par un endroit qui vend des glaces ornées de petites gaufres et je choisis celle à la banane et au chocolat. C’est exactement ce qu’il fallait pour me rasséréner et je me sens de bien meilleure humeur.

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Je me dirige ensuite vers le Kiyomizudera, le haut lieu du tourisme à Kyoto, et croise par hasard le magasin Ghibli (le hasard a bien fait les choses lors de ce voyage avec ces magasins !). Je me laisse tenter par deux petits essuies et une tasse.

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La foule devient de plus en plus compacte pendant la montée vers le temple. Une fois arrivée au sommet, je me dégonfle: je n’ai plus envie de visiter le bâtiment qui est d’ailleurs en rénovation. Je fais quelques photos très contrastées de la pagode orange sur un fond de ciel bleu, très bleu puis je redescends par un chemin plus calme.

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Sur ma route se trouve le temple de Hoko-ji où il n’y a presque personne mais il ne se visite pas. Je reprends les petites rues, traverse la rivière et rejoins le jardin de Shosei-en. Quelle déception après tous les autres ! Il me semble fort peu entretenu, trop entouré de bâtiments modernes, sans beaucoup d’érables. Je profite cependant de l’endroit pour faire une pause bien méritée avant la dernière étape de jour.

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Lors de mon dernier voyage, j’avais vu sur le net un très joli verre avec un petit Mont Fuji dans la base. J’avais cherché dans tous les magasins de souvenirs mais je n’avais rien trouvé, et j’imaginais que ça se vendait sans doute près du Mont Fuji mais je ne l’ai vu qu’après ma visite. Et puis ce matin, un ami a posté la photo sur Instagram, il venait d’en acheter un. Toute excitée, je lui ai demandé d’où il venait, et c’est là qu’il me raconte qu’en fait, c’est un verre en cristal et que ça se vend dans des magasins plutôt chics. Il me donne une adresse à Kyoto, sur Shijo-dori, et donc je reprends le métro. Je trouve sans peine le magasin, où verres en cristal très moches côtoient de la vaisselle Luminarc mais j’ai enfin mon Graal !

Je traîne ensuite encore un moment au sous-sol du grand magasin Daimaru et j’achète du thé Ippudo. Bien fatiguée, je retourne ensuite en métro à la gare où j’ai un but précis: trouver la ramen street qui se trouve quelque part au 10e étage et que j’ai ratée hier. Je sélectionne un endroit avec la spécialité locale, les ramens de Kyoto et je les trouve très bons: pas trop gras et avec beaucoup de viande. Ce ne sont pas mes favoris du voyage – c’était ceux de Kagoshima – mais j’ai très bien mangé !

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J’achète encore une bière et des fruits – je suis en manque et tant pis si c’est cher – puis retourne à ma chambre pour caser tous mes achats dans ma valise.

Statistiques du jour: 26 485 pas – 19,8 km – 31 étages

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Japon: Kyoto

Mercredi 14 novembre 2018

Je me sens mieux ce matin même si au réveil, j’ai encore quelques vertiges.

Tout comme la chambre, le petit déjeuner est fort moyen mais je trouve assez de choses à mon goût pour ne pas mourir de faim ce matin.

Je pars très à temps, craignant ne pas trouver de suite la voie de mon train local – j’ai en effet un rendez-vous précis – mais je tombe dessus immédiatement. Je suis donc une demi-heure en avance pour mon train et j’ai froid. Pas que la température soit très basse mais 17-18° est moins agréable que les 23-24° des derniers jours et on sent clairement que l’automne est là.

Le train me dépose à Yamazaki où j’avais réservé une visite à la distillerie de whisky du même nom. La rue qui y mène est toute mignonne, avec fleurs et décorations – des tanuki notamment, et puis il y a un passage à niveau. Je reste un long moment à regarder les trains passer.

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Pour la visite, je reçois un genre de walkman qui me donne les explications en français, tandis que la guide débite son texte en japonais. Je découvre les différentes étapes de la production: fermentation, distillation, vieillissement en tonneau. Les entrepôts sont énormes et sentent fort l’alcool – et ça monte un peu à la tête.

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Puis vient la dégustation: il y a plusieurs verres: deux single malt qui composent le blend final, puis un dernier verre pour préparer un highball, la boisson préférée des salarymen japonais. C’est juste un mélange de whisky et eau pétillante mais c’est délicieux. Je dois bien avouer que je ressors de là un peu saoule mais la visite était passionnante. Ma première visite de distillerie est donc japonaise, ce qui est tout aussi exotique que ma première visite de vignoble en Birmanie.

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Au magasin, la guide me met entre les mains une petite bouteille de whisky, me disant que c’est une édition limitée et je l’achète, avec un verre (que je casserai bêtement en rentrant).

Je retourne à Kyoto et repasse à mon hôtel pour déposer mes paquets, puis je reprends le train, la Nara Line, pour Tofukuji.

Je visite d’abord le temple de Senyuji situé au bout d’une longue avenue qui monte mais je ne m’y attarde pas trop, même si son jardin est très joli. Je renonce à visiter chacun des temples, comme à mon habitude parce que ce n’est pas mon but premier et ce serait dommage d’à nouveau arriver trop tard pour le Tofukuji.

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J’emprunte ensuite des petites rues. J’aime cette ambiance très locale, loin des touristes (c’est google maps qui me guide). J’arrive au Tofukuji et là, c’est la foule. Ce temple est en effet très connu pour ses momiji, les feuilles qui rougissent en automne, dans la « gorge » qui traverse le site. C’est en effet impressionnant et les érables ont déjà pris de très belles couleurs.

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Il y a aussi un très beau jardin sec mais sans aucune sérénité à cause du monde.  Et plus loin se trouve un jardin en damier, souvent photographié et c’est en effet très photogénique mais j’ai du mal à m’imprégner de l’endroit.

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Je termine ma journée par la visite d’un dernier tout petit temple sans momiji puis je retrouve à Kyoto dans un train bondé.

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Après une pause à l’hôtel, je repars explore l’immense gare, de bas en haut. La vue au sommet de l’immense escalier est tout simplement vertigineuse et ça ressemble quelque part à un grand trou noir qui aspire inexorablement vers le bas. Je n’arrive pas à me décider pour mon repas du soir et m’arrête finalement à un derniers resto avant la sortie. Le menu est composé de plateaux repas avec divers mets et je prends celui avec du poisson cru. Avant de rentrer à l’hôtel, j’achète encore du thé.

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Statistiques du jour: 22 871 pas – 17,4 km – 14 étages

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Japon: Nagasaki – Kyoto

Mardi 13 novembre 2018

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit. Peut-être ai-je eu du mal à digérer le gras de la soupe ? Ou alors étais-je anxieuse pour le long trajet qui m’attendait ?

Au petit déjeuner, je demande à nouveau les œufs sur le plat, mais sans la galette de pommes de terre frite et sans la saucisse. De toutes façons, je n’ai pas trop d’appétit. Je fais ensuite des réserves pour le trajet: un sandwich et un muffin à la banane et aux noix, ainsi qu’un castella cake, la spécialité de Nagasaki, inspirée par les gâteaux portugais (que je mangerai finalement à mon retour – j’aurais dû en acheter plus, c’était délicieux).

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Je prends d’abord un premier train jusqu’à la gare de Shin Tosu. J’espérais ne pas avoir de voisin mais c’est raté, et comme je n’ai pas mis ma valise dans le rack à bagages, je n’ai pas beaucoup de place pour mes pieds. Je lis un peu et puis, je commence à me sentir mal. Je manque un peu d’air et j’ai des chutes de tension.

Mon état s’améliore un peu lors du changement de train à Shin Tosu, où je prends le shinkansen vers Osaka: le coca est toujours un bon médicament dans ce genre de situation. Je me retrouve assise à côté d’un Japonais d’une septantaine d’années, vivant au Canada. Il se révèle être un incorrigible bavard et je n’ai vraiment pas la patience. Je ne comprends d’ailleurs que la moitié de ce qu’il raconte dans son anglais bizarre. Je me penche ostensiblement dans mon livre, ce qui le fait taire, mais dès que j’ose lever la tête, il recommence. Tout sujet de conversation est bon pour lui, de l’administration Trump aux Diables Rouges qui ont battus les Japonais lors de la Coupe du Monde (chose que j’avais déjà oubliée). Il me fatigue vraiment et je me sens de plus en plus tendue, mes chutes de tensions ne s’améliorant pas.

Je me prépare à sortir de train bien avant son arrivée à Osaka parce que j’ai exactement cinq minutes pour prendre ma correspondance. Heureusement l’app Hyperdia m’annonce la voie que je dois chercher et ce n’est pas très loin. Le shinkansen vers Kyoto est en gare et je peux m’installer dans un train quasi vide.

Quinze minutes plus tard, j’arrive à destination. Je me perds dans la gare, cherchant une sortie sud qui n’existe pas. Je sors donc vers le nord et essaie de contourner le bâtiment mais c’est impossible. Je retourne sur mes pas et prends la sortie ouest qui me mène enfin dans la bonne direction. Mon hôtel est à cinq minutes de là, le Sotetsu Fresa Inn. Le check-in n’est qu’à 15h (il est 14h30) mais je décide d’attendre parce que je ne me sens toujours pas bien. La réceptionniste me dit que j’ai reçu un upgrade mais en arrivant dans ma chambre, je vois juste que le lit a l’air vaguement plus grand que d’habitude. C’est assez sombre et très sobre, à la limite du déprimant. Un peu de déco aurait vraiment égayé la pièce. Mais tout le nécessaire est là et c’est très propre. (Je regrette quand même l’hôtel de la fois passée.)

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Je me couche et dors finalement deux heures.

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Après cette longue sieste, je me sens un peu mieux, mais j’ai toujours des vertiges.  Je ressors quand même pour explorer la gare de Kyoto qui est un monde à part entière. J’achète finalement un bento de sushis et une bière avant de retourner à l’hôtel.

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J’espère que je me sentirai mieux demain, j’ai en effet plein de choses au programme.

Statistiques du jour: 6494 pas – 4,6km

Japon 2015: Kyoto – Hotel Unizo Kyoto Shijo Karasuma

Quand j’ai cherché des hôtels à Kyoto, Booking m’annonçait que 75% des chambres étaient déjà occupées à la période où je voulais y aller. C’était peut-être un peu exagéré mais cela a certainement limité mon choix, surtout au niveau des prix (plus de 100€ la nuit). L’hôtel Unizo est très récent et bien situé sur une des avenues principales de Kyoto, Shijo Dori, à cinq minutes à pied de la station de métro Karasuma (qui est à deux arrêts de la gare). De nombreux bus s’arrêtent devant l’hôtel.

Le lobby est bien aménagé, avec des vitrines donnant sur des étroits jardins japonais. Le personnel est aimable, parle plus ou moins bien anglais et le check-in ne se faisant qu’à 14 heures, il y a moyen de laisser son bagage sous la surveillance des employés. Ma chambre se trouvait au 10e étage, le Ladies floor. C’est quelques euros plus cher pour une nuit mais l’étage est sécurisé contre toute intrusion malveillante par une porte qui ne s’ouvre qu’avec la carte magnétique de la chambre. Il y a également un salon avec magazines et machine à café et des machines à laver. A priori, ce n’est pas le genre d’hôtel où le ladies floor est nécessaire mais je ne savais pas trop quoi penser en réservant.

Ma chambre était petite, mais pas aussi minuscule qu’à Tokyo. Un lit d’un mètre vingt avec plusieurs coussins, une longue table/bureau, un fauteuil, sur lequel était posé un sac contenant une couverture en pilou pour se tenir chaud en cas de « lounging » dans le salon. La salle de bain permettait également de bouger sans se cogner au murs et contenait tout le nécessaire: bain avec douche, évier et toilette avec plein de gadgets à la japonaise.

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Ma vue n’était pas géniale (d’autres immeubles) mais c’était très calme, ma chambre donnant vers l’arrière du bâtiment.

Cette chambre était idéale pour moi, apportant tout le confort nécessaire après mes journées de marche mais je regrette l’absence de petit déjeuner. Pour ce prix-là, je trouve que cela aurait dû être inclus. En fin de compte, je le considère quand même comme le meilleur hôtel de mon séjour.

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En résumé:

situation: 5/5
aménagement des parties communes: 4,5/5
aménagement de la chambre: 5/5 (espace parfaitement bien utilisé)
salle de bain: 5/5
propreté: 5/5
petit déjeuner: 0/5 (inexistant)
wifi: 5/5

Japon 2015: Kyoto

Je déjeune donc dans ma chambre, de petits pains qui semblaient fourrés à la crème mais… c’est de la margarine ! Oui, bon. Je prends le bus qui s’arrête devant l’hôtel, je cours même un peu parce qu’il arrive. Une fois que je suis montée à bord, il n’avance pas beaucoup: il reste coincé devant les nombreux feux rouge de l’avenue Shijo, puis il percute une mobylette. Je sors, comme une partie des passagers et marche jusqu’à l’arrêt suivant, me disant que je prendrai un autre bus. Finalement, le premier qui arrive est celui que j’ai quitté cinq minutes plus tôt. Plus loin sur le trajet, au dépôt, le chauffeur est remplacé par un autre qui prend bien son temps pour ajuster les rétroviseurs et autres accessoires pour la conduite. Bref, j’ai mis 50 minutes pour arriver au Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent (500 Yens). Commencée en 1460, la construction de cette résidence pour le shogun de l’époque n’a pas été achevée avant sa mort et c’est pour cela qu’elle n’est pas recouverte de plaques d’argent comme prévu. Le nom par contre est resté. A nouveau, il y a foule mais les couleurs des érables sont juste superbes. Le jardin sec est assez intéressant avec son grand cône de sable dont on ne connait pas la vraie signification: Mont Fuji ou tas de sable abandonné par les ouvriers ?

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J’emprunte ensuite le Chemin de la Philosophie qui doit tout simplement être superbe au printemps lors de la floraison des cerisiers. Pas que ce soit laid à l’automne, mais la grisaille ne le met pas aussi bien en valeur. Mon désir de visiter à fond un quartier fait que je m’arrête à nouveau à chaque temple que je croise sur ma route. Cela a un côté quelque peu maniaque mais j’y laisse libre cours vu que je suis seule à décider. Je le regretterai un peu en milieu d’après-midi, me rendant compte que je n’ai pas eu l’occasion de voir quelques sites importants de la ville. Raison de plus pour y retourner un jour !

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Je m’arrête donc au Honen-in, un petit temple datant de 1680, très vert et dans les bois. L’humidité est partout, sur les mousses, et les gouttes qui tombent des arbres me mouillent.

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Suite de la promenade sur le Chemin de la Philosophie.

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Plus loin se trouve l’Eikan-do ou Zenrin-ji (1000 Yens). Il faut suivre un parcours fléché qui se fait à l’intérieur ou sur les galeries des bâtiments, en chaussettes donc. Dans le temple principal se déroule une cérémonie bouddhiste et le public rit beaucoup. J’aurais bien aimé comprendre ce qui se disait… Mon guide me dit qu’il y avait une statue de Bouddha dans une pose assez particulière, regardant par-dessus son épaule. Je dois l’avoir ratée… Les érables sont aussi flamboyants ici, malheureusement, il commence à pleuvoir un peu.

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Je vais ensuite au Nanzen-ji dont je visite deux parties (500 + 400 Yens). La première possède un jardin sec.

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L’autre, le Tenju-an, est fort différent: le jardin se déploie autour d’un plan d’eau et on y accède par de petits chemins qui serpentent. J’adore ! La première photo vient sans doute d’un autre jardin dont j’ai oublié le nom, situé tout près. A la longue, j’ai eu un peu de mal à les reconnaître, jamais à les visiter par contre.

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Entre les deux, il y a un aqueduc romain qui dénote complètement.

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Le Konchi-in (400 Yens) est sur ma route, et même si je commence à fatiguer – surtout à cause de la pluie, je le visite. Heureusement, il est très calme et je peux m’asseoir un long moment en admirant la tortue et la grue du jardin. Des jardiniers sont en plein travail, taillant les arbres et soufflant les feuilles.

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Je quitte un moment le quartier à forte concentration de temples et passe près du lac Biwa. Loin d’être un lac, c’est plutôt un étang entre deux rues. Je mange en vitesse un sandwich, observant du coin de l’oeil ma vieille voisine nourrissant les pigeons. Je décide de ne pas visiter le Shoren-In, ni le Chion-in et je poursuis ma promenade. Je me retrouve bien plus au sud que prévu, dans un quartier avec de jolies maisons en bois et de nombreuses statues porte-bonheur à caresser. Après ce détour imprévu, qui m’a sans doute fait passer tout près du temple de Kiyomizu-dera si connu, je retrouve enfin Shijo Dori.

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Je visite à peine le quartier de Gion – je me suis faite à l’idée que j’avais prévu trop de visites à Kyoto et qu’il était tout simplement impossible de voir tout ce que je souhaitais en trois jours et demi dont un et demi de pluie.

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Je passe à nouveau devant le Daimaru Department Store et je monte au huitième étage, curieuse du rayon jardinage. Il s’agit en fait d’une mini-pépinière sur le toit, à l’extérieur ! Quant au septième étage, je le surnomme étage des mammies. C’est en effet un peu étrange de rassembler laines, objets de bricolage, vêtements à la Damart et chaises roulantes. Je visite également mon premier Tokyu Hands, vu dans les notes de Shermane. Plein de choses me tentent mais j’ai encore beaucoup de déplacements à faire et je me dis que j’en trouverai d’autres sur mon chemin.

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Comme c’est mon dernier soir à Kyoto, je me décide à tester un restaurant. C’est un barbecue de style coréen qui l’emporte. L’expérience est un peu bizarre: la serveuse m’installe à ma table, séparée des autres par des parois jusqu’au plafond, et elle ferme le store. Pas moyen d’exercer mon occupation favorite dans les restaurants: observer les autres ! Je goûte deux sortes de bœuf japonais et c’est juste délicieux, trempé dans la sauce ponzu. Un plat à recréer à la maison sauf que je ne trouverai que difficilement de la si bonne viande.

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Japon 2015: Kyoto

Aujourd’hui, il pleut. Je prends un peu plus de temps ce matin et pars finalement vers 10h45, ayant changé tout mon programme par rapport à ce que j’avais prévu. A priori, je ne comptais même pas visiter le Daitoku-ji mais je décide malgré tout d’affronter la météo. Je prends le métro jusque Kitaoji et à la sortie,  j’hésite sur la direction à prendre pour atteindre ma destination. J’emprunte un chemin plutôt triste, suivant une grande avenue et le temps me semble long. La pluie s’est d’abord un peu calmée mais quand j’arrive à destination, il pleut à verse. Le Daitoku-ji est un ensemble de 24 temples qui appartiennent tous à l’école zen Rinzai. Seuls certains sont ouverts au public.

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Je commence par le Ryogen-in (350 Yens) et très vite je me rends compte que je n’aurais voulu rater pour rien au monde ce complexe de temples. Les jardins se contemplent après avoir pénétré dans les bâtiments et c’est sous divers auvents que j’admire les diverses compositions. Bref, mon idée de visiter cet endroit sous la pluie n’était pas si mauvaise.

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Je vais ensuite au Obai-in (1000 Yens, ticket combiné avec le Kourin-in), normalement fermé au public, sauf à l’automne. Le jardin est traditionnel ici, avec un très bel érable rouge et des mousses, et s’admire depuis les galeries qui serpentent entre les édifices. Les photos sont interdites (sauf à l’entrée), dommage…

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Le Zuiho-in (400 Yens) possède un jardin sec qui invite à la méditation. Comme il y a peu de monde, j’en profite vraiment, me posant un moment pour laisser vaguer mes pensées. C’est là qu’il y a un jardin sec dont la position des rochers rappelle une croix chrétienne mais aussi un autre très mouvant, rappelant des vagues ou la mer en pleine tempête, avec des rochers sur lesquels se brise l’écume.

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Le Kourin-in est le suivant sur mon parcours. Il m’impressionne beaucoup moins mais je ne le trouve pas moins beau pour autant.

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Puis enfin le Daisen-in, plus connu et plus fréquenté, mais où les photos sont interdites. C’est là que se trouve un jardin sec contemporain, composé de deux « cônes de sel », ainsi qu’un jardin plus ancien, très « torturé ».

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Le bus que je comptais prendre est bondé et je retourne donc à pied au métro, pendant une légère accalmie. Je ressors près du palais royal dont je ne verrai que l’enceinte et les grands arbres aux feuilles qui jaunissent. Je tourne à droite sur Teramachi, une petite rue très calme, aux jolies boutiques très « japonaises ». Chez Ippodo, le plus vieux magasin de thés de Kyoto, je fais de multiples achats, du thé mais aussi le matériel pour préparer le matcha.

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La rue débouche sur une arcade couverte, ce qui m’arrange bien vu la météo. Encore un magasin de thés, Lupicia, de style tout à fait différent d’Ippodo mais tout aussi attractif.

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Je passe ensuite par le marché de Nishiki où il y a foule et surtout plein de nourritures bizarres.

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Je me retrouve ensuite au Daimaru Department Store, où sur conseil de Kleo, je monte à l’étage des kimonos. Et j’y vois une jeune fille faire des essayages. Au sous-sol, j’achète des gyozas sans trop savoir ce qu’il y a dedans mais ils sont très bons, tout simplement à la viande. Le jour commence à tomber et je me dis que Gion sera pour une autre fois. Je me sens malgré tout satisfaite de ma journée, j’ai vu énormément de choses qui m’ont fort intéressées malgré le déluge. En me déshabillant le soir, j’ai une surprise: mes pieds sont tout noirs, mes chaussures en daim ayant déteint (je n’avais pas mis les Crocs…).