Japon (2019): Wakayama – Kansai Airport

Vendredi 6 décembre 2019

Après avoir préparé mes affaires, je me rends à l’arrêt de bus, mais je me rends vite compte que celui que j’ai pris ne me mène pas à la bonne gare. Je descends. Je ne monte pas dans le suivant parce qu’il n’y a pas de ticket qui sort de la machine et je ne comprends pas bien le système. Je me mets à marcher un bout, fulminant sur moi-même, sur mon inattention et la perte de temps occasionnée. De retour sur la grande avenue, je prends finalement un autre bus qui m’amène enfin à la gare. Je range ma valise dans un casier et me précipite vers la dernière voie pour prendre le petit train local de l’Electric Railway de Kishigawa qui part quelques secondes plus tard.

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Cette ligne locale de trains était vouée à un arrêt définitif, faute de voyageurs, et puis le village de Kishi, au terminus, a eu une idée de génie pour attirer les touristes. J’en parlerai plus loin. Comme j’ai pris un pass pour la journée, je peux interrompre mon voyage quand je veux pour visiter les alentours. Mon premier arrêt est Idakiso, où se trouve un petit temple. Je n’y reste pas très longtemps, il fait bigrement froid aujourd’hui. Et je ne veux pas rater le train suivant.

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Il y en a trois différents qui roulent sur la ligne, tous trois joliment décorés. J’ai de la chance, celui qui arrive est celui dédié à Tama, le chat chef de gare à Kishi. La petite gare a en effet adopté il y a plus de 10 ans un chat errant, et l’a promu chef de gare. L’effet a été immédiat: les touristes ont voulu voir le chat et sont venus en masse, sauvant par la même occasion la ligne de train. Tama est décédé entre-temps mais il a un successeur, Nitama. Et donc les wagons sont entièrement décorés sur le thème des chats, avec une petite bibliothèque, des lampes spéciales et même un emplacement spécial pour quand Nitama prend le train.

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A la gare de Kishi, je m’extasie devant le chat, comme tout le monde. Il est protégé par une vitre d’un côté, et par le comptoir du magasin de souvenirs de l’autre. Il a sa propre couverture chauffante et n’est de service que certains jours et heures. Sa vie ne semble pas trop difficile mais j’imagine qu’il aime aussi se promener à l’air libre quand il ne joue pas son rôle de chef de gare.

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Je ne suis pas fan de chats au point de faire un grand détour dans mon voyage mais comme j’étais à Wakayama, cela aurait été dommage de ne pas faire l’excursion. J’étais également très tentée par une immersion dans la campagne japonaise et je m’étais dit que je visiterais différents villages, allant même à pied de l’un à l’autre. Sauf qu’il faisait fort froid et que je n’arrivais plus à me réchauffer et je ne me suis plus arrêtée au retour. Je pense que l’été est une bien meilleure saison pour se promener dans la régions.

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Une fois arrivée à Wakayama, je récupère ma valise et prends le train pour aller à l’aéroport du Kansai, à mi-chemin entre Wakayama et Osaka. J’y ai en effet réservé une dernière nuit à l’hôtel de l’aéroport, ce qui me permettra le lendemain de ne pas me lever aux aurores et d’avoir peur de rater mon train puis mon avion.

Je récupère mon autre valise qui est bien arrivée depuis Kobe, installe le tout dans la chambre et repars. Mon voyage touche à sa fin mais j’étais vraiment déçue de ne pas avoir trouvé de jolis tissus japonais (et hawaïens, comme à Tokyo). Et donc l’idée a mûri: pourquoi ne pas retourner pour un aller-retour à Osaka ? J’avais noté une adresse et cherché mon parcours via google maps. Je prends donc le train pour Osaka, sans me rendre compte que j’ai choisi un omnibus, et j’avoue que je perds un peu patience, mais j’arrive finalement à Tennoji, d’où je prends le métro pour Namba. J’avais vraiment bien préparé mon voyage, et j’ai donc suivi les indications données par une blogueuse qui indiquait la sortie à prendre et le chemin à suivre pour trouver le magasin de tissu en question, Toraya. Je tombe droit dessus, sans devoir chercher. Et j’y trouve mon bonheur.

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Le système d’achat est un peu bizarre, mais expliqué partout: les rouleaux de tissus ne sont pas présents en entier, seuls des pans d’exposition. Il faut alors demander au vendeur qui en découpe un petit carré et note le métrage voulu. Il envoie le tout à l’étage via un système pneumatique et quelques minutes plus tard, la commande arrive à la caisse où on peut payer.

Je retourne à Tennoji et je me mets dans la file pour le train. Je ne le vois pas arriver alors qu’il est déjà presque l’heure de départ. Je me retourne et le vois derrière moi ! Et c’est un train Hello Kitty, ce qui me fait un second train chat dans la journée. C’est le train rapide et en une demi-heure je suis de retour à mon hôtel.

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Je choisis un restaurant dans le centre commercial attaché à l’aéroport, mais mon choix n’est pas tout à fait réussi pour ce dernier repas. J’ai été tentée par un restaurant-buffet pour pouvoir goûter à plein de choses, mais c’est essentiellement de la cuisine occidentale.

Reste une chose importante: tout ranger dans la valise. Ce n’est pas une mince affaire, j’ai finalement acheté plus que prévu. Je peine, je n’y arrive pas. Et puis je me rends compte que si je veux utiliser au mieux l’extension externe de ma valise, je dois également ouvrir la partie interne. Et j’y arrive finalement. Le lendemain, je verrai qu’elle est passée de 13kg à 20kg…

Une dernière nuit, et puis c’est le grand départ.

Statistiques du jour: 10 373 pas ou 7,7km – 12 étages.

Japon (2019): Osaka

Mercredi 20 novembre 2019

Bien avant que je ne décide d’aller au Japon, j’avais lu les récits de Brice du blog de voyage WorldWideBrice à propos des Osaka, Kyoto et Tokyo Safaris et j’étais très tentée par l’idée. Si j’ai décidé d’aller à Osaka pendant ce voyage, c’est en partie pour pouvoir participer à une de ces journées de visites guidées. J’ai eu de la chance: il restait des disponibilités pour Osaka à mes dates (et j’en ai réservé un pour Kobé également). Pour tout contact, c’est ici: Osaka Safari.

Quand je descends de ma chambre, mon guide pour la journée, le photographe suisse Yann Becker m’attend déjà. Nous nous présentons rapidement (« oh mais je peux dire septante et nonante alors, si tu es Belge ? ») et nous partons ensemble à la découverte de la ville. Il me parle en quelques mots de sa proposition pour la journée: un marché, un quartier populaire et Dotonbori pour terminer. Je ne rentrerai pas trop dans les détails de la situation des divers lieux, même si pour Osaka, c’est moins « secret » que pour Kyoto par exemple.

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Nous prenons le métro vers le sud et dès la sortie de la station, Yann me montre plein de choses que je n’aurais pas remarquées ou comprises, les vendeurs de tickets de « seconde main » ou les cafés à l’américaine, par exemple. Nous nous perdons dans un grand marché couvert, loin de la splendeur des centres commerciaux modernes. Beaucoup d’échoppes ont l’air bricolées ou construites de travers, ce n’est pas toujours très propre, de très vieilles enseignes survivent au dessus de magasins diverses. Yann me fait remarquer les petits autels mais surtout les minuscules tori au niveau du sol: ils sont fréquents dans les environs proches des débits de boissons, éloignant les hommes poussés par un besoin pressant d’uriner, vu que ça ne se fait pas sur un objet sacré.

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C’est là que nous avons un moment « conseils photos » mais que je ne trouve pas comment changer l’exposition – l’option est bien cachée et je la chercherai encore pendant un moment dans la soirée avec le mode d’emploi. Pour la petite histoire, je découvrirai comment faire à la maison, lors d’un atelier photo, en dérapant avec mon doigt sur une des molettes.

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C’est mercredi, jour de fermeture, et beaucoup d’échoppes sont fermées dans le marché mais c’est malgré tout intéressant à visiter. Et puis, surprise, les vendeurs de poissons sont bien là – ils ont ouvert aujourd’hui en échange du samedi suivant qui est férié. C’est un peu comme Tsukiji à Tokyo, mais en bien plus réduit. Yann me montre les divers poissons, du fugu notamment, des coquillages, des algues. Il me guide entre les étals de konbu, de katsuobushi, et parle par la même occasion avec les vendeurs qu’il connaît, comme ce vieux couple qui vend toutes sortes de petits poissons frits. La dame nous en fait goûter, et nous souhaite une bonne journée en nous offrant du Yakult (enfin son équivalent).

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Plus loin, Yann commence une conversation auprès d’un autre couple âgé, dans une échoppe qu’il pensait définitivement fermée. En effet, ces marchés se vident, rattrapés par la modernité, et souvent les magasins ne trouvent plus de repreneurs. Il y a un côté triste et nostalgique à visiter ce genre d’endroits pourtant bien plus photogénique et authentique qu’un centre commercial clinquant.

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Plus loin se trouvent les magasins de produits coréens, vendant du kimchi et diverses pâtes de piments.

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Comme nous avons déjà beaucoup flâné et parlé, et qu’il est presque midi, nous décidons d’aller manger dans le quartier des yakiniku, les barbecues coréens. C’est la bonne occasion pour moi vu que c’est le genre de plat qui est plus agréable à partager. Nous nous installons et nous commandons le lunch de midi qui propose plusieurs morceaux différents de viande de boeuf, salade et kimchi. Avec une bière, parce que ça se marie bien !

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Nous parlons de nos goûts en commun, du cinéma japonais d’Ozu et de Naruse, de notre amour pour l’enka (les chansons populaires un peu larmoyantes aimées par une frange de la population assez âgée), de photographie, d’architecture, de la vie au Japon…

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De là, nous reprenons le métro pour aller à la tour Harukas à Tennoji qui offre un beau panorama de la ville – une ville quasiment plate par ailleurs. Nous marchons un moment et nous nous retrouvons dans un quartier très populaire, avec des petites maisons en bois couvertes de fausses pierres en plastique.

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Il y a des coiffeurs, des magasins d’alcool et de cigarettes, des minuscules restaurants sans panneau, connus uniquement par les locaux… Yann me montre les détails, le linge qui pend, les compteurs de gaz ou d’électricité qui sont à l’extérieur.

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Plus loin se trouve une galerie couverte, à l’ancienne – un shotengai. Beaucoup de commerces ont fermé mais il reste des bars qui rassemblent les personnes âgées ou des espaces de jeu, du go ou des échecs. Nous ne sommes pas très loin du quartier où « disparaissent » certaines personnes, des personnes qui préfèrent quitter la société, ou des paumés, des chômeurs, des anciens criminels.

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Ce n’est pas aussi glauque que certains quartiers de villes européennes où personne n’oserait mettre les pieds. Ils restent propres mais ils donnent une impression de tristesse, de « mis de côté », d’oublié.

Le quartier suivant que nous visitons est beaucoup plus connu, Shinsekai ou « Nouveau Monde ». Il a été créé en 1912 sur les modèles de Paris et New York, et possède même sa tour Eiffel. Des échoppes de vêtements bon marché et des pachinkos (nous entrons rapidement dans un de ceux-ci pour l’expérience) se succèdent, mais aussi un cinéma à l’ancienne, avec une salle qui diffuse des films relativement récents, dont l’affiche est peinte à la main, et une salle pour les films érotiques. Il y a également un sento, avec dans son entrée, une grande statue de girafe. Pourquoi une girafe ? Mystère !

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Après avoir repris le métro, nous terminons la visite à Dotonbori. Je commence à fatiguer et mon attention n’est plus optimale mais j’avais déjà visité ce quartier en 2015. Nous flânons près du canal et dans les artères bondées de touristes chinois (remplissant des valises de produits de beauté pas chers – c’est pour cela qu’il y a tellement de grandes drogueries dans la ville, et ailleurs au Japon). Les restaurants attirent le chaland avec de grandes figurines animées, des crabes souvent.

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Yann me montre le petit temple de Hozen-ji avec sa statue couverte de mousse, puis un ancien théâtre, et quelques bâtiments modernes.

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Je reprends le métro vers mon hôtel et vais acheter de quoi grignoter vu que j’ai bien mangé ce midi. J’ai adoré ma journée et je conseille vraiment ce genre de visite – celles d’Osaka Safari sont vraiment top. Même plusieurs semaines plus tard, je me rends compte que j’observe les paysages et les villes différemment, à la recherche de détails que je n’aurais pas remarqués auparavant. J’ai eu l’impression de passer une journée avec un ami qui me montrait une ville qu’il connaissait vraiment bien. Il s’est adapté à mes goûts et mes envies et a rajouté au circuit une petite surprise qui m’a fait très plaisir (mais ça reste entre nous).

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Statistiques du jour: 14 274 pas ou 10,4 km

J’ai pris bien plus de photos que celles présentées ici, elles sont sur flickr (le lien inclut celles du voyage de 2015). Est-ce que vous avez une ou plusieurs favorites ?

Japon (2019): Osaka – Minoh et Katsuo-ji

Mardi 19 novembre 2019

J’ai dormi plus de 11 heures et pourtant le réveil reste difficile – quand je me lève au Japon, il est minuit en Belgique. Il faudra quelques jours pour que je m’habitue.

Je prends le petit-déjeuner mais je n’ai pas très faim. L’hôtel propose cependant une sélection assez variée de plats divers mais vise essentiellement une clientèle asiatique. D’ailleurs, la salle est remplie de Taïwanais et Chinois.

Je m’étais promis que je partirais à 9h30 mais à cette heure-là je suis encore dans ma chambre. Je me presse un peu parce que mon but de visite n’est pas à proximité. Pour mon premier jour, comme l’année passée, je sentais que j’avais besoin d’un moment d’adaptation à la vie japonaise et j’ai choisi une destination plutôt bucolique, Minoh, connu pour sa cascade et ses beaux feuillages d’automne. Je vais à pied jusqu’à la station de métro de Yodoyabashi pour éviter un changement et une fois à la gare d’Umeda, je prends le train vers Minoh, ce qui implique encore un changement.

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— La gare d’Umeda —

Le wagon est rempli de personnes âgées et de quelques touristes. Pendant que je les observe, je sens que mon téléphone vibre: l’aéroport m’informe que ma valise est arrivée et qu’elle sera envoyée à mon hôtel entre 18h et 21h. Je suis soulagée – j’avais déjà imaginé tout ce qui me manquerait si elle n’arrivait pas.

Aujourd’hui, la température a baissé de 10 degrés et je suis bien contente d’avoir mon manteau et mon écharpe. Le ciel est d’un bleu éclatant, ce qui me met de bonne humeur.

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La cascade Minoh se trouve à l’extrémité d’une promenade d’un peu moins de trois kilomètres et est un lieu d’excursion populaire pour les habitants d’Osaka. Le chemin est très agréable, il monte doucement entre les arbres. Certains ont un feuillage encore bien vert, d’autres se teintent déjà de rouge. L’endroit est idéal pour me remettre du décalage horaire.

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Arrivée à la cascade, je prends un bain de foule, tout en tentant de prendre des photos. Le site n’a rien d’exceptionnel à vrai dire, mais c’est joli.

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Avant mon départ, j’avais repéré que le temple de Katsuo-ji n’avait pas l’air éloigné de la cascade mais une tentative de recherche d’itinéraire via google maps m’indiquait une marche de plus de 10 kilomètres, me demandant de rebrousser chemin et de prendre la route parallèle à la promenade. Cela ne me semblait pas logique et je me disais qu’il devait y avoir moyen de rejoindre cette route depuis la cascade. J’ai également cherché sur divers blogs mais personne n’avait visité les deux sites le même jour.

Sur place, j’ai donc cherché s’il n’y avait pas de panneau indiquant la direction du Katsuo-Ji mais celui que j’ai trouvé était en japonais uniquement. Par contre, j’y reconnais le signe des temples, une croix gammée. Je ne parle pas le japonais mais je réussis à me faire comprendre et un vieux monsieur me confirme que c’est bien par là que je dois aller.

Je prends donc le chemin, une montée très raide, qui mène en fait au parking et à la route indiquée sur google maps. Je commence mon trajet mais je me demande dans quoi je me suis embarquée. Il n’y a personne à pied et peu de voitures. Le gps me raconte que je dois marcher trois kilomètres, et je suis rassurée quand je vois la distance diminuer petit à petit. Il me faut environ trois quart d’heure en fin de compte et c’est donc tout à fait faisable à pied, même si ça monte un peu. Et j’ai croisé quelques taxis vides, c’est donc une autre option.

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Je voulais absolument visiter le Katsuo-ji après avoir vu des photos sur le net. Ce temple bouddhiste est aujourd’hui réputé pour l’amoncellement de Daruma, des petites statuettes qui sont symbole de bonne fortune et vœux exaucés. Quand on les achète, les yeux sont blancs. Au moment où on fait un vœu, on peint le premier œil en noir et quand le vœu est exaucé, on peint le second et on le ramène au temple.

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Me voilà donc arrivée. Le complexe du temple a l’air assez étendu mais dès l’entrée, je sais que l’endroit va me plaire. Il y a plein de statuettes de Daruma partout: certaines sont rassemblées sous un auvent, d’autres sont posées le long d’un mur, et puis il y celles qui sont dans les plantes ou les arbres. C’est un plaisir de les photographier, surtout que je sais maintenant utiliser mon grand angle.

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A un moment, une jeune femme japonaise m’aborde et propose de me prendre en photo. Nous ferons aussi quelques selfies ensemble et nous échangeons nos instagram.

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Je profite vraiment de l’endroit, des feuilles d’érables rougies, du petit lac et je me dis que je n’aurais voulu rater cet endroit pour rien au monde. Je ressors de là déjà satisfaite de ma journée alors que ce n’est que le début de l’après-midi.

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A l’arrêt du bus, je vois que celui-ci vient de passer et que le suivant est vraiment beaucoup plus tard. Je décide du coup de refaire le chemin inverse vers la cascade et cette fois-ci, je profite vraiment du paysage, du soleil qui brille, des grands arbres qui bordent la route, tout en grignotant le sandwich que j’avais acheté à l’avance (cela peut sembler bizarre, mais j’aime vraiment beaucoup les « egg sandwich » des kombinis). Et en plus ça descend ! A certains endroits, on voit encore clairement les traces du typhon de l’année précédente, avec des dizaines d’arbres qui sont tombés dans le même sens.

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Je croise deux vieux messieurs; l’un des deux insiste pour me serrer la main et me parler un peu. Je les quitte en souriant, cette première vraie journée au Japon est vraiment très réussie.

Il commence à faire plus frais et à la cascade, la lumière a changé, prenant des teintes plus douces. Je sens la fatigue mais le trajet du retour reste agréable. Je m’arrête à une échoppe pour acheter la spécialité du coin: des tempura de feuilles d’érable. Cela n’a aucun intérêt gustatif mais ça fait une jolie photo.

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Je reprends le train vers Umeda où je me promène encore un moment dans le grand magasin Hankyu, dans la partie alimentaire, et je m’achète un bento pour le repas du soir. Je sais qu’une fois arrivée à l’hôtel, je n’aurai plus le courage de sortir et les courbatures commencent déjà à se faire sentir. Et en effet, ce sera le jour où j’aurai marché le plus avec 21,6 km parcourus.

La réception de l’hôtel avait promis de me prévenir de l’arrivée de ma valise mais je n’entends rien, je descends donc vers 20h30 et on me dit qu’elle est là depuis l’après-midi. J’aurais dû poser la question en rentrant de ma ballade !

Statistiques du jour: 28 349 pas ou 21,6 km – 38 étages

J’ai posté ces photos mais aussi d’autres sur flickr.

Japon (2019): Osaka

Lundi 18 novembre 2019

L’avion atterrit finalement un peu en avance, vers 9h30 – les courants du jet stream étaient très forts d’après le pilote. L’aéroport d’Osaka ne me fait pas une très bonne impression, il semble en travaux – et puis je me souviens qu’il a été inondé suite à un typhon l’année passée.

Au carrousel à bagages, je vois les valises défiler sans trouver la mienne. Je suppose qu’avec toutes mes aventures de vol annulé, elle est restée à Bruxelles. Et en effet, une employée arrive avec une pancarte portant mon nom. Elle m’annonce que ma valise n’était pas dans l’avion et que je dois remplir une déclaration pour qu’elle me parvienne au plus vite. Et là j’apprends qu’elle n’est pas à Bruxelles: elle a fait un bout de voyage mais est restée bloquée à Helsinki.

Je craignais être fort encombrée pour prendre les transports en commun mais du coup, je suis fort légère. Avant d’aller à Osaka, j’ai une série de formalités à accomplir: chercher la carte SIM que j’avais commandée avant de partir (le service de Mobal est très efficace), retirer de l’argent, valider mon Japan Rail Pass et recharger ma IC card (Suica) pour prendre facilement les transports en commun. Je fais également un passage aux toilettes pour retirer les nombreuses couches hivernales: il fait en effet plus de 20° aujourd’hui.

J’avais repéré le parcours vers mon hôtel et prends donc le train et le métro. Une fois sortie de la station, je me dirige dans la direction supposée de mon hôtel, le Best Western Plus Hotel Fino Osaka Kitahama (ces noms à rallonge !), mais je ne le trouve pas. Je fais demi-tour et me rends compte qu’il est dans une rue perpendiculaire à la grande avenue.

Il est environ 12h30 et je me dis que, comme d’habitude au Japon, je ne pourrai pas prendre possession de ma chambre avant l’heure officielle du check-in, en général à 15h. Je suis en manque de sommeil et crevée, et donc je demande quand même, avec peu d’espoir, s’il n’y a pas moyen de faire une exception. L’employée m’explique que si je deviens membre gratuitement du programme de fidélité des hôtels Best Western, je peux avoir ma chambre tout de suite. Je n’ai pas hésité longtemps !

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— Eddy s’est évidemment tout de suite installé sur le lit —

La chambre est confortable, mais la vue donne sur les bureaux du bâtiment voisin, situé à maximum deux mètres. Je m’affale dans le lit et m’endors pour le reste de l’après-midi. J’avais mis mon réveil à 16h et je me rafraîchis un peu avant de partir pour une ballade. Il se met à pleuvoir et au lieu de marcher, je prends le métro pour la gare d’Umeda. J’y réserve mes premiers tickets de shinkansen – celui que je souhaitais prendre est déjà complet mais il y a une alternative un peu plus tôt.

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— la gare d’Umeda —

Je me promène sans but, montant et descendant les escalators du centre commercial, trouvant par hasard le magasin Ghibli et ses Chatbus et Totoro géants. Je me dis que le voyage ne peut pas mieux commencer, en rappel du précédent l’année passée où dans chaque ville, je suis tombée par hasard sur les magasins Ghibli.

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J’ai faim et je pars à la recherche d’un restaurant. Au sous-sol, les établissements proposant de la cuisine européenne se succèdent jusqu’à ce que je trouve un bar à ramens. Je choisis une soupe de nouilles de Hakata, crémeuse, grasse et salée (dans le bon sens du terme).

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La pluie s’est arrêtée et je prends quelques photos de la rivière et de la mairie d’Osaka, un bâtiment ancien. Puis je rentre à mon hôtel pour une longue nuit de sommeil.

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Comment faites-vous quand vous arrivez tôt le matin dans un pays après un long vol et avec un grand décalage horaire ?

(J’aurais dû poser la question sous l’article précédent: quelle est la pire histoire d’avions que vous avez vécue ?)

Statistiques du jour: 9503 pas ou 7,2 km (pas mal pour un premier jour)

Japon 2015: Osaka – Daiwa Roynet Hotel Osaka Kitahama

Situé dans un quartier d’affaires mais à la sortie d’une station de métro (Kitahama – ligne brune), le Daiwa Roynet Hotel est un de ces business hotels très modernes. La réception se troupe au troisième étage et l’ascenseur s’y arrête d’office, même quand on veut aller plus bas ou plus haut. Avec l’hôtel de Kyoto, il était le plus cher de mon séjour mais le petit déjeuner était compris cette fois-ci. A la réception, le personnel était très accueillant et parlait bien anglais. J’ai reçu plein de sels de bains et j’aurais pu encore prendre d’autres choses mais je n’en avais pas besoin.

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La chambre était la plus grande de tout mon voyage mais l’éclairage très froid. De plus, la lampe de chevet ne suffisait pas pour lire. Pour le reste, une belle salle de bain avec tout le nécessaire, plusieurs oreillers et une alcôve pour mettre la valise et pendre quelques vêtements. Au moins, la valise était hors du chemin cette fois-ci ! La vue n’est pas des plus intéressantes: le mur du bâtiment voisin.

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Le petit déjeuner était très varié, combinant plats japonais et européens, soupes miso, riz, pickles divers mais aussi oeufs en cocotte, omelette, plat de pâtes et crudités. Peu de fruits et pas de fromages, ce qui m’a vraiment manqué. Mais en fin de compte, le meilleur petit déjeuner du voyage.

En résumé:

situation: 3,5/5
aménagement des parties communes: 4,5/5
aménagement de la chambre: 4/5
salle de bain: 4,5/5
propreté: 5/5
petit déjeuner: 4/5
wifi: 5/5

Japon 2015: Osaka

Quand je me réveille, je vois sur Facebook plein de messages « je suis en sécurité » de la part de mes amis parisiens. Je me rends très vite compte qu’il y a des attentats en cours et je suis consternée. La météo prévoyait de la pluie aujourd’hui, mais comme il fait toujours sec, je pars au plus vite, me disant que ça ne sert à rien d’attendre les informations et que j’aurai un résumé le soir. J’y penserai cependant toute la journée.

Je me dirige d’abord vers le château, imposant, aux murs et aux douves gigantesques, situé au milieu de grands immeubles. Je décide de ne pas visiter le musée, préférant me promener ailleurs. L’ambiance est à nouveau très automnale, notamment dans le parc qui mène au métro. En voyant les pins qui sont de travers, je me dis qu’il doit y avoir pas mal de vent à cet endroit.

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Je prends le métro pour aller au Musée d’Art d’Osaka. Il est entièrement souterrain avec une superstructure / sculpture en métal qui dépasse du sol.

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L’exposition qui présente les collections du musée est gratuite aujourd’hui. Je note quelques noms d’artistes qui me plaisent, avec le petit crayon offert par une des gardiennes. Mon bic était interdit. J’aime les photos des villes prises en hauteur de Taiji Matsue, les dessins très graphiques et bd de Yukiko Suto, les peintures en noir et blanc de Rieko Hidaka, les photos des souterrains de Naoya Hatakeyama, les photos de paysages de Toshio Shibata… J’ai vraiment beaucoup apprécié cette exposition qui m’a permis de découvrir de nombreux artistes contemporains japonais.

Après ma visite, je décide de reprendre le métro à une autre station mais je me goure complètement de direction et je ne m’en rends compte que très tard, trop fière quelque part pour sortir mon gps. Et franchement, le chemin parcouru n’était pas très intéressant, entre de grands immeubles de bureaux. Je retourne finalement à la station de métro d’où je venais et après de longues hésitations, prends la direction du parc de l’Exposition Universelle qui a eu lieu à Osaka en 1970. Un extrait de mes pensées: « Plochingen et Fabonthemoon ont dit beaucoup de bien de ce parc. Le w-e, c’est le rendez-vous de tous les jeunes » – « Mais c’est loin ! » – « Tu as organisé tout ton voyage pour être un w-e à Osaka, tu ne vas quand même pas abandonner maintenant ? » – « Mais il fait moche ! » – « Enfin, un peu de courage ! Tu le regretteras si tu n’y vas pas ! » – « Oui, mais bon… ». (et on reprend cette conversation en la tournant différemment au moins une dizaine de fois).

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Le trajet est long: je prends la ligne rouge jusque Senri-Chuo et je débouche dans un centre commercial labyrinthique au plafond très bas et envahi de restaurants. Il y a de temps en temps des panneaux indicatifs ou des marquages au sol mais ils s’interrompent par moments. Je finis par trouver le chemin du monorail que je prends pour deux arrêts (un moyen de transport que je peux enfin ajouter à ma liste – j’avais vu celui de Wuppertal mais je ne l’avais pas emprunté). Au moment où je sors de la station, une forte averse éclate, avec des rafales de vent. J’attends un moment, et en effet, ça se calme un peu. Je vais jusqu’au parc de l’Expo, dominé par la grande statue du soleil. Je prends une collection de photos puis pars pour une promenade, sauf que la pluie reprend et ne s’arrête plus. Le parc est vide, les bâtiments où je pourrais m’abriter sont loin et dépitée (et aussi déprimée en fait), je retourne au monorail que je reprends jusqu’à la station de Daimichi. Je vois défiler les faubourgs d’Osaka sous le déluge. Quand j’arrive enfin à mon hôtel, la pluie s’est arrêtée mais l’humeur n’y est plus. Aucun restaurant ne me tente vraiment et j’achète à  nouveau de quoi manger au supermarché, dont un bière blanche « belge » brassée par Sapporo. Et je lis enfin toutes les nouvelles de la journée, peu réjouissantes.

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Japon 2015: Hiroshima – Osaka

Craignant ne pas avoir assez de temps pour visiter Hiroshima, j’ai réservé un billet de train pour la fin de matinée. A priori, je voulais visiter le temple de Mitaki mais j’ai eu peur le premier après-midi de ne pas avoir assez de temps pour y aller, sachant que le soleil se couche tôt en cette période et j’ai visité le Musée d’Art Contemporain. Pour occuper ma matinée, j’ai décidé de visiter le Musée du Mémorial de la Paix où j’aurais pu aller hier. Il est pour le moment en travaux et ne présente qu’une exposition limitée, centrée sur la bombe et ses effets. Il y a beaucoup de monde, beaucoup d’écoliers, ce qui quelque part me rassure. Ce genre d’événement ne doit pas être oublié. Il y a aussi un groupe de sourds-muets, l’un d’entre eux s’exprime de manière bruyante, très « animale » et cela ajoute à l’ambiance glauque, pas de l’endroit mais de ce qui est exposé. Tous les détails sont donnés, des photos montrent l’horreur, des objets de la vie quotidienne renvoient aux personnes qui n’ont pas survécu. J’ai la gorge nouée, tout comme je l’ai eue au Cambodge, à S-21 ou aux Killing Fields. Mais en même temps, j’estime que ce genre de visite est nécessaire pour ne pas oublier, comme je disais plus haut.

Je m’assieds ensuite un moment dans le parc, au soleil. J’emmagasine ses rayons en prévision des jours sombres de l’hiver. Je vois dans un des prospectus qu’on m’a donné qu’il y a un autre monument à visiter. Construit sous terre, il rassemble les photos et les noms des victimes. A la sortie, il y a des films avec des témoignages, d’après un livre publié dans les années 50. J’ai du mal à retenir mes larmes. (Je n’ai pas sorti mon appareil photo ce matin…)

Je retourne à l’hôtel prendre ma valise et prends le tram pour aller à la gare. Prévoyante comme je suis, je suis une heure à l’avance ! J’en profite pour faire des réserves de nourriture chez The Little Mermaid (moins japonais que ça, tu meurs) et j’embarque dans le Sakura qui m’emmène à Osaka. Il y a moins de monde et je peux profiter de deux sièges pour moi toute seule, ce qui m’évite de devoir mettre la valise sur l’étagère supérieure, ce qui m’est d’ailleurs impossible sans aide. Je fais quelques photos et joue à Nekonoke, le jeu où il faut caresser des chats et dont les boules de poils servent de monnaie pour acheter de nouveaux exemplaires. Je me sens un peu bête mais en même temps, le jeu est japonais et je suis au Japon. Il paraît que des magasins vendent les figurines du jeu mais je n’en connaissais pas encore l’existence quand j’ai été chez Kiddyland à Tokyo.

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A Osaka, je suis heureuse de constater que mon pass Suica fonctionne à nouveau. Je trouve assez facilement mon chemin, marchant 10 minutes pour éviter deux changements de métro. Mon hôtel est situé dans un quartier d’affaires, un peu morne mais je n’avais pas grand choix au moment de ma réservation. Heureusement que j’ai bien vérifié plusieurs fois l’adresse hier soir parce qu’a priori, j’allais au mauvais hôtel (au nom très proche). A la réception, je suis très bien reçue et l’employé insiste pour que je prenne plusieurs sachets de sels de bain. Je pensais ne pas avoir réservé de petit déjeuner mais en fait, oui. Je fais une mini-sieste puis je repars pour une promenade du Lonely Planet. Je sors du métro à Shinsaibashi, après un changement. Il me faut un moment (et le GPS) pour repérer la bonne direction. Je me promène d’abord dans Amerika-Mura, rempli de boutiques un peu alternatives, et dominé par une Statue de la Liberté. Et je vois un superbe manteau que je prends en photo pour pouvoir m’en inspirer si un jour je me lance dans la couture de ce genre de vêtement.

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Je passe ensuite par l’arcade de Shinsaibashi-suji pour me retrouver sur le pont d’Ebisu-bashi au coeur du quartier le plus animé d’Osaka. De grandes enseignes lumineuses dominent l’endroit, de même que des enseignes animées de restaurants, en forme de crabes ou autres bestioles. Je vais ensuite le long du canal de Dotonbori puis rejoins l’arcade de Sennichi-mae.

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Et puis, d’un coup, une ruelle à droite me mène dans un quartier complètement différent, très calme et traditionnel. Je débouche sur le petit temple Hozen-ji avec sa statue de Fudo Myo-o, une divinité du panthéon bouddhique, couverte de mousse.

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Je retourne le long du canal et ses restaurants à poulpe. Le soleil est en train de se coucher et la lumière est très belle.

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Puis je reprends la grande avenue parsemée de magasins de luxe. J’entre dans le Daimaru Department Store mais je m’y ennuie très vite, trop de grandes marques. Pour ne pas devoir changer de métro, je marche un moment sur une autre grande avenue un peu vide et retrouve finalement la ligne qui me mène à Kitahama. Je fais quelques emplettes au supermarché pour mon repas du soir.

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