Birmanie – Thaïlande 2014: post-scriptum

Je suis rentrée voilà plus d’un mois maintenant. J’ai rédigé tout mon récit et j’ai eu l’occasion d’organiser mes pensées à propos de mon voyage. Et ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Oui, j’ai aimé la Birmanie, j’ai aimé les stupas dorés, la beauté du lac Inle, la plaine de Bagan aux nombreuses constructions éparpillées, j’ai vu plus de couchers de soleil que dans d’autres voyages… et pourtant je ne me sens pas entièrement satisfaite. Il manquait quelque chose. Et ce quelque chose est sans doute lié au voyage organisé et en groupe. Ce n’est pas dû aux personnes avec qui j’ai voyagé: elles étaient très agréables et je suis d’ailleurs toujours en contact avec certaines d’entre elles. Mais le programme était chargé et ne laissait que peu de temps pour se poser, pour emmagasiner les impressions. Il y a différents endroits où j’aurais aimé rester plus longtemps, à Maymyo par exemple. J’aurais aimé visiter Bago ou Yangon d’une autre manière, en marchant plus dans les rues, même s’il fait très chaud. Le fait de ne rien devoir régler soi-même apporte une certaine distanciation, je me suis sentie peu impliquée. Et pourtant, ce n’est pas mon premier voyage en groupe et je n’ai pas toujours eu ce sentiment: la première fois au Cambodge par exemple m’a laissé une très forte impression. Une chose est sûre cependant: j’aimerais retourner en Birmanie d’une autre manière, avec un circuit différent et qui laisse plus de libertés.

La deuxième partie de mon voyage est tout à fait différente, ce qui augmente sans doute le contraste. J’étais seule et je devais décider de tout, ce qui m’a apporté une très grande liberté de mouvement. J’ai eu des moments de fatigue mais aussi tant de moments où je pouvais m’émerveiller de tout ce qui était autour de moi sans tenir compte d’un horaire précis. Les quelques jours à Prachuap Khiri Khan avec Catherine ont été dans le même esprit. Et enfin les derniers jours à Bangkok m’ont fait aimer le voyage en solitaire. Ce sont les meilleurs jours du voyage, je me suis vraiment sentie bien, en accord avec moi-même et totalement présente, contrairement à mon séjour en Birmanie que j’ai vécu de manière plus distanciée.

Dans le futur, j’aimerais encore voyager comme ces derniers jours mais je sais aussi que cela demande pas mal d’organisation, et que ce n’est tout simplement pas possible dans certains pays pour diverses raisons (la sécurité d’une femme seule en est une importante). J’aime aussi parfois me laisser entraîner, me laisser guider par d’autres personnes, de préférence sur la même longueur d’onde que moi. Un voyage avec un(e) ami(e) ou un petit groupe d’amis qui se connaissent bien va dans ce sens. Mais je sens également le besoin de partir seule à certains moments. Tout cela est un peu contradictoire mais tout à fait combinable !

Ceci est donc le dernier billet concernant mon voyage en Birmanie et en Thaïlande. J’espère que ce récit vous a plu et n’hésitez pas à me poser des questions. Rendez-vous dans quelques mois pour une nouvelle destination qui n’est pas encore décidée (ou peut-être pour le récit d’un voyage plus ancien).

Thaïlande: Bangkok – Mode Sathorn

Au mois d’octobre, il me restait un hôtel à choisir à Bangkok. Je comptais d’abord y rester 10 jours et puis j’ai été invitée chez Catherine pour quatre nuits. Du coup, j’ai décidé de me faire plaisir et de dépasser le budget initial de 50€ la nuit. Mon choix a été long et difficile vu la quantité de beaux hôtels à Bangkok. En fin de compte, j’avais une liste de 17 établissements dans ma wishlist sur booking.com. J’ai commencé par supprimer tous ceux qui étaient trop loin d’une station de métro, me souvenant de mon séjour précédent, et puis j’ai lu les commentaires sur tripadvisor. Petit déjeuner moyen ? Eliminé ! Wifi payant ? Eliminé ! etc. Je pense qu’il me restait trois possibilités en fin de compte et mon choix s’est porté sur le Mode Sathorn, situé sur Sathorn Road, pas très loin de Silom ni du fleuve et au pied d’un arrêt du skytrain (Surasak).

J’avais réservé une chambre supérieure parce que je voulais vraiment profiter de ces derniers jours. Et cela a été le cas. Du 16e étage, j’avais une superbe vue sur la ville et sur le skytrain.

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La chambre était grande, un immense lit au milieu, faisant face aux fenêtres panoramiques. Elle est sobrement décorée dans des tons blancs et beige avec une grande paroi en verre foncé. Il y a un canapé, un bureau, un autre fauteuil et une grande tablette avec de quoi préparer thé ou café, ainsi qu’un frigo. Comme j’avais une chambre d’angle, la salle de bain avait une belle vue aussi. Elle contient douche et baignoire, toutes deux immenses. La toilette est séparée et il y a aussi un grand dressing. L’éclairage était étudié et quatre interrupteurs créaient des ambiances différentes, de plein jour à nuit, en passant par des intermédiaires très lounge.

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Le petit déjeuner est servi au 10e étage et est extrêmement varié. Ce serait trop long de détailler tout ce qui est servi mais c’était très bon. J’ai parlé du restaurant Rice & Chillies dans un billet précédent, ainsi que du bar à cocktails du 38e étage. La piscine située au 11e étage est assez petite mais c’est une « infinity pool », ce qui fait toujours son petit effet. Il y a de nombreux sièges pour se prélasser et un bar qui propose boissons et petite restauration.

Bangkok est une ville dont le parc hôtelier change rapidement mais il est bien possible que j’y retourne, tout simplement à cause de la proximité du skytrain.

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situation: 5/5
aménagement des parties communes: 5/5
aménagement de la chambre: 5/5
salle de bain: 5/5
propreté: 4/5 (je n’ai jamais changé cette cotation de tout le voyage, toutes les chambres étaient propres, difficile de mieux juger)
petit déjeuner: 5/5
wifi: 5/5 (le premier wifi de tout le voyage sans mot de passe !)

Thaïlande: Bangkok (- Bruxelles)

C’est mon dernier jour et je me réveille tôt. Je comptais visiter le BACC, le Bangkok Art & Culture Centre mais je n’avais pas vérifié les heures d’ouverture: c’est fermé le lundi. J’hésite un peu sur ma destination du jour mais je préfère éviter d’être trop dehors vu que je prends l’avion ce soir et je n’ai pas envie de transpirer (en fait il fait frais aujourd’hui à Bangkok, juste 27°, je ne devais donc pas m’inquiéter). Comme je suis toute seule, je fais ce que je veux et je me décide donc pour une deuxième journée shopping, toujours déçue par celle d’hier. Je retourne au Central World (avec sa forêt de Snoopy) et trouve un autre magasin de livres, tout à fait retiré au fond d’un couloir. C’est une succursale de la librairie japonaise Kinokuniya et je me laisse tenter par un roman de Tom Vater qui était sur ma wishlist ainsi que par un livre d’une Japonaise qui donne envie d’apprendre à dessiner de jolis petits personnages ou animaux. Oui, moi qui ne dessine jamais. Je trouve aussi un joli t-shirt soldé chez Dorothy Perkins (on reviendra pour l’exotisme) et sens un bon parfum Dyptique au géranium. Sauf qu’une heure après, je ne l’aime plus du tout.

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Je passe au mall suivant, le Siam Paragon, m’y promène un peu tandis que mon ventre crie famine. Evidemment visiter un supermarché n’aide pas. Je descends à l’étage des restaurants et m’installe chez un… japonais. Pourquoi me priver de sushis alors qu’ils sont de très bonne qualité, très variés et peu chers ? Je commande des sushi à l’hamachi, des sashimi de saumon et des maki/rolls saumon avocat qui sont si immenses que j’ai de la peine à les mettre en bouche, le tout arrosé d’un thé vert glacé.

Je rentre à l’hôtel vers 14 heures et doit réarranger ma valise avec mes nouveaux achats. Je change aussi de vêtements, me rendant compte que je les ai tachés avec de la sauce soja. Comme j’ai pris une chambre supérieure, je peux y rester jusque 15 heures, ce qui m’arrange bien. J’ai aussi droit à un massage des pieds gratuit de 10 minutes et le matin, au petit déjeuner, j’ai gagné un deuxième massage de 10 minutes. La masseuse combine les deux et me fait un massage de tout le dos, ce qui me détend bien. Je passe le reste de l’après-midi en bord de piscine en tentant de commencer mon blog de voyage. Des bugs sur l’app de wordpress me font perdre mon texte plusieurs fois et quand je tente par la suite un copier-coller depuis un bloc-note, je fais une mauvaise manipulation et efface tout ce que je viens d’écrire. Et je ne vois pas comment faire crtl-z sur un iPad. De guerre lasse, je prends mon livre et me plonge dans John Burdett donc l’action se passe en partie à Bangkok. Et d’où le selfie où j’ai l’air fatiguée et un peu triste !

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J’avais acheté une carte de skytrain pour la journée et je le prends pour aller au restaurant le soir, même si ce n’est que pour deux arrêts. J’ai sélectionné le Namsaah Bottling Trust situé dans une maison coloniale rose fuschia et caché entre de grands immeubles. L’intérieur est rétro, avec des fauteuils et des canapés autour de petites tables. Des vieilles photos pendent aux murs et un costume de samouraï donne une touche exotique. Même si le serveur me demande comme toujours « a table for two ? », l’accueil est très chaleureux et il s’occupe de moi pour m’expliquer le menu des cocktails et des plats, me conseillant en fonction de mon appétit moyen. Le menu lui-même est présenté dans de vieux cahiers d’écoliers. Je choisis comme cocktail un « Aide de camp », composé de gin, jus de litchi, graines de grenade, basilic thaï et sans doute encore autre chose. C’est délicieux et très rafraîchissant. Pour le plat, je me décide pour du thon mi-cuit de la mer Andaman accompagné d’une sauce curry des Maldives et de mini pak-choi. Une réussite ! Les prix sont élevés pour Bangkok et la Thaïlande où on peut manger pour quelques euros, mais pas tant que ça par rapport aux normes occidentales. Pour ce repas et ce cocktail, j’ai payé environ 25 euros et cela les valait vraiment. J’ai passé là un excellent moment, à écouter une bande son rétro et à rêvasser mais aussi à revenir sur tout ce que j’ai fait pendant un mois.

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En sortant, l’hôtesse d’accueil qui n’était pas là tout à l’heure m’adresse la parole. Elle connaît la Belgique à cause de Tomorrowland et rêve d’y aller un jour. Elle me demande quand je reviens manger là mais c’est mon dernier soir… et puis la conversation dévie sur notre célibat à toutes les deux et nous espérons que la situation changera bientôt !

Je fais encore quelques dernières photos depuis la passerelle du skytrain et retourne à l’hôtel où je me fais piquer une dernière fois par un moustique. Je lis un peu en attendant l’heure de partir.

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L’hôtel me commande un taxi et le réceptionniste installe mon bagage sur le siège avant. Je trouve ça bien plus malin que dans le coffre en cas de problème. Normalement la course doit me revenir à 400 bhats environ. Le chauffeur me demande s’il peut éteindre son compteur pour une raison que je ne comprends pas bien mais il me dit que la course me reviendra à 300 bhats plus les 75 pour le péage. J’accepte mais je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir bien compris et pendant tout le voyage, j’angoisse un peu. Mais l’aéroport approche et au débarquement, le chauffeur va même jusqu’à me chercher un chariot pour ma valise. Comme quoi, il faut parfois faire confiance et ne pas toujours craindre le pire. Je suppose qu’il ne voulait juste pas payer de taxe sur la course.

J’enregistre mon bagage, passe l’immigration qui se trouve dans une pièce assez minable en rénovation (ou pas ?) et me retrouve dans le grand terminal. Je trouve qu’il est devenu lugubre et les magasins ne sont pas très intéressants. J’achète cependant un rouge à lèvre MAC pour dépenser mes derniers bhats. Et je vais au Mango Tree pour une bière. Par la vitre, j’observe un groupe de gamins pseudo-hippies affalés par terre et je suis toujours aussi dégoûtée de leur peu d’attention par rapport aux normes vestimentaires locales.

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L’avion de Thaï Airways n’est pas rempli et j’ai à nouveau la chance d’avoir une voisine thaïe très silencieuse et une place entre nous deux. Le vol est calme et passe plus au nord que d’habitude, presque via Moscou. Et mon chauffeur de taxi à Zaventem est charmant également, refusant tout pourboire et me rendant toute ma monnaie.

Thaïlande: Bangkok

Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, je pars avec le skytrain pour le Chatuchak Market. Les fois précédentes, j’y avais chaque fois trouvé de jolis t-shirts et des semences pour le jardin. Comme toujours, c’est la foule. Beaucoup de touristes aussi. Je retrouve le coin des créateurs mais j’ai l’impression que tout est en style « cute-hipster », en couleurs pâles et oversized (enfin pour les Thaïes toutes fines). Je me promène un peu, trouve mes semences de basilics thaïs, vois de jolis bébés lapins et surtout beaucoup de moches pantalons trop larges pour touristes. Je quitte l’endroit plus tôt que prévu, accablée par la chaleur et le foule. Je comptais faire du shopping dans les centres commerciaux le lendemain mais je préfère y aller aujourd’hui. Je descends donc à Chidlom et retrouve le rayon Marks & Spencer du Central Departement où je fais une réserve de petites culottes en coton blanc.

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Je rejoins ensuite le Central World au pied duquel se trouve une forêt de Snoopy. Je me sens un peu nulle à faire des selfies ratés entourée de jeunes Thaïes bien plus expérimentées que moi (non vous ne les verrez pas !).

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Je pars à la recherche d’Asia Books qui s’est transformé depuis la dernière fois et où rien ne me tente. Comme j’ai faim, je décide de manger et trouve le coin japonais du mall. Je choisis Zen et y commande des makis de saumon et des sushis variés avec un jus de lime glacé.

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Je me dirige ensuite vers le centre commercial Siam Square, situé sur Siam Square (!). L’endroit est très moderne et trendy, rempli de hipsters et d’ados. J’y cherche en fait un magasin de figurines qui vendrait des Ugly Dolls. Je suis un peu déçue parce qu’ils n’ont pas grand chose mais j’en achète quand même deux petites (nommées par la suite Darius et Cesarius). J’avais noté une autre adresse, le Lido, et c’est le contraste total: le centre commercial est vieux et décrépit. La plupart des boutiques sont fermées et celles qui restent sont soit des magasins de vêtements moches bling bling soit des tatoueurs.

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Fatiguée de tout ce shopping un peu décevant, je retourne à l’hôtel et je fais une sieste. Je pars ensuite pour Lady Brett, un restaurant et bar à cocktail pas trop loin de mon hôtel. C’est la happy hour et je commande un cocktail à base de gin, de jus de mandarine, de liqueur à l’anis et décoré d’un morceau d’anis étoilé. Ainsi que des mini-hamburgers comme mini-repas. Je profite du moment, observe un peu les barmen et les autres tables et déguste mes deux cocktails qui sont vraiment délicieux et créés par quelqu’un qui sait mélanger les goûts. Je voulais aussi goûter un cocktail au bar caché à l’arrière, UNCLE, mais il est fermé le dimanche (contrairement à ce que j’avais lu). Dommage, parce que depuis peu y travaille un barman suédois spécialiste en cocktails tiki. Au moins, j’aurai essayé au lieu d’hésiter et de finalement ne rien faire du tout.

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Je rentre à pied à l’hôtel et je vide toute ma valise pour mieux la remplir en prévision de mon départ du lendemain. Pas de gros problème, elle se ferme encore convenablement une fois que j’ai sorti mes vêtements d’hiver. Je peux même y laisser mes grosses chaussures, je rentrerai en Birkenstock et chaussettes et tant pis s’il fait froid à Bruxelles !

Thaïlande: Bangkok

Je me réveille tard, je suppose que j’avais besoin de rattraper du sommeil et de récupérer de mes maux de ventre. Je descends juste avant la fin du petit déjeuner, qui est composé d’un copieux buffet. J’avais oublié de recharger mon smartphone et aussi oublié que pendant que je n’étais pas dans la chambre, il ne rechargeait pas. Bref, je traîne un peu pour pouvoir l’utiliser en rue. Je décide de suivre Charoen Krung Road depuis le pont du skytrain jusqu’à Chinatown. Je visite d’abord le temple chinois de Jiew Eng où comme toujours quelqu’un m’invite à entrer. Plus loin se trouve le Wat Yannawa, très grand et prêt pour une fête. De là, on voit bien l’immense building construit au moment de la crise économique et qui n’a jamais été terminé. Cela coûterait trop cher de le détruire, donc il reste là, abandonné. Au débarcadère (« pier » en anglais – difficile de trouver un mot qui sonne bien en français) de Mekhala, les gens donnent à  manger aux poissons.

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Je passe près de la mosquée de Ban Au. Contrairement aux temples chinois ou thaïs, les mosquées sont toujours retranchées derrière des murs et des grilles et personne n’est invité à entrer, à moins d’être un fidèle. Plus loin, le marché de Ban Rak est peu animé; ce n’est sans doute pas son heure ou son jour. Près de là se trouve le Wat Suan Phlu. Sur Charoen Krung Road, les vieilles maisons côtoient les grands buildings.

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J’aperçois la Cathédrale de l’Assomption mais je rentre sans m’en rendre compte dans la cour d’un collège et je me mêle aux élèves. Je trouve finalement le bon chemin pour me rendre près de l’église et des anciens bâtiments de l’East Asiatic Company.

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Quand je retourne sur mes pas et rejoins à nouveau Charoen Krung Road, je me rends compte qu’il y a quelque chose de bizarre: le silence. La circulation est coupée et je m’informe auprès d’autres touristes qui sont là avec leur guide: un cortège avec le président Chinois doit passer. Et en effet, je vois toutes les voitures de police, puis les officielles, puis des ambulances… Je reprends mon parcours dans les ruelles et passe devant l’hôtel Mandarin Oriental et des galeries de magasins ou d’art chic mais vides.

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J’avais déjà vu l’ancienne « Custom House » il y a quelques années mais ce bâtiment abandonné a un charme certain. C’est là qu’ont été tournées certaines scènes d’In the mood for love. La caserne des pompiers se trouve toujours derrière le coin.

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Encore un wat, le Wat Muang Kae. Puis ce bâtiment moderne et pompeux qu’est la grande poste. La maison du Capitaine Bush est en rénovation et je ne vois pas grand chose.

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Je doute sur le trajet, la géolocalisation hésite aussi. J’aurais dû traverser un klong mais je ne l’ai pas vu et je ne le trouve pas. Je décide donc de suivre le soi qui se présente face à moi et c’est par hasard que j’aboutis à ma destination, la Soy Sauce Factory. C’est une galerie d’art qui est hébergée dans une ancienne fabrique de sauce soja. Pour le moment, il y a une exposition de photos d’un Chinois, Ren Hang. Son sujet de prédilection est le corps humain, souvent associé à un autre objet, ou dans des poses inédites. J’aime beaucoup ! Je vois qu’il y a moyen de manger sur place et je m’installe à l’intérieur, la table le long du klong étant occupée et l’autre au soleil. Une cuisinière me prépare une soupe tom yam au poulet en quelques minutes. C’est piquant et je transpire encore plus qu’avant mais ça fait un bien fou. Un Occidental m’adresse la parole en anglais, c’est le responsable de la galerie. Entendant son accent, je lui répond en français que j’aime beaucoup l’endroit et je le remercie.

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Malgré les forces reprises avec le repas, je n’ai plus trop le courage d’explorer; je suis d’ailleurs arrivée à Chinatown, là où j’avais commencé mes visites la semaine précédente. Je retourne donc vers mon hôtel, arrêtée encore une fois par un cortège officiel.

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Je tourne sur Silom, m’arrête un moment dans un tout petit parc. Je fais quelques réserves au 7/11 puis m’installe à la piscine de l’hôtel avec mon livre et un gin fizz. La musique oscille entre mix lounge et classiques de Noël qui ne se marient absolument pas. Le soleil se couche et je retourne dans ma chambre.

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Je n’ai plus trop envie de sortir ce soir, je mets ma plus jolie robe et je teste le bar de l’hôtel au 38e étage. La vue sur la ville est magnifique. Je vois le skytrain serpenter entre les tours illuminées. De l’autre côté, j’aperçois le fleuve Chao Praya. Je m’installe et commande un Mango & Apricot Martini. Une jeune néo-zélandaise m’adresse la parole et nous discutons ensemble un moment. Elle me raconte le début de ses vacances, elle vient d’arriver. Je descends ensuite au restaurant de l’hôtel, le Rice & Chilies qui est vide. Il y fait fort frais à cause de l’air conditionné mais  j’ai faim et pas envie de chercher un autre endroit. J’y commande deux entrées, des brochettes de boeuf au satay et du saumon cru au citron vert et piments, ainsi qu’un verre de vin blanc. Il n’y a aucune ambiance et c’est évidemment moins agréable que le soir précédent (on ne peut pas gagner à tous les coups) mais j’ai bien mangé.

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Thaïlande: Prachuap Khiri Khan – Bangkok

Je retourne à Bangkok aujourd’hui, pas en train, parce que les horaires ne conviennent pas (ils s’arrêtent à Prachuap au milieu de la nuit). Je prends plutôt le minivan qui fait le trajet entre les deux villes pour 220 bahts. Pas besoin de se dépêcher ni même de connaître les horaires, il y a un départ toutes les 20 minutes. J’avais lu des histoires assez horrifiantes sur ce moyen de transport, impliquant des chauffeurs fous et drogués et de nombreux accidents. Catherine me confirme que certains roulent parfois un peu vite mais qu’il n’y a pas tant d’accidents que ça, surtout en journée. Elle me conduit à l’arrêt avant de partir travailler et me conseille une place près de la fenêtre dans la première rangée. Le chauffeur installe mon bagage à côté de lui, vu qu’il n’y a pas vraiment beaucoup de place prévue pour ça. Je fais mes adieux à Catherine, la remerciant pour ce beau séjour.

Le van n’est pas rempli quand nous partons et il s’arrête plusieurs fois pour embarquer de nouveaux passagers. Il s’arrête aussi avant Bangkok pour ceux qui veulent déjà descendre. La route est plutôt monotone, du genre nationale à deux bandes, bordée de magasins par endroits. J’ai toujours mal au ventre, ce qui m’embête bien et le Buscopan n’aide qu’un peu. Le minibus arrive finalement à Victory Monument, environ 4 heures plus tard. Je cherche le BTS, le métro aérien. J’hésite en effet à monter les escaliers qui se présentent devant moi, de peur de devoir les descendre puis les remonter ailleurs avec ma valise trop lourde. Je suis pressée d’arriver à mon hôtel pour pouvoir me reposer. Quand j’arrive à l’arrêt Surasak, après un changement à Siam, je me rends compte que le Mode Sathorn Hotel est en face du métro. C’est vraiment une bonne nouvelle; par contre ma chambre n’est pas encore prête alors qu’il est déjà 14h30. La réceptionniste me propose de profiter de mes avantages en prenant l’afternoon tea au café. Les petits gâteaux qu’on m’y sert ne sont pas très bons (en tous cas selon les standards franco-belges – mais je suis très difficile) et le thé est du vulgaire Lipton. Mais j’aurai mangé et passé le temps.

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Je découvre enfin ma très belle chambre avec une magnifique vue sur la ville. Je tente de faire une sieste mais je n’y arrive pas. Je prends mon courage à deux mains et décide de sortir ce soir. J’avale donc un nouveau Buscopan, et je vérifie si j’ai bien des réserves avec moi. Je prends le skytrain jusque Siam, puis jusqu’à Ekkamai. J’avais noté qu’il y avait dans le quartier un restaurant japonais intéressant, un izakaya du nom de Teppen. Après avoir hésité un moment pour trouver l’entrée, je la trouve et y dépose mes chaussures.

Il y a beaucoup de monde aux tables, mais le bar est quasi vide. Je m’y installe et j’ai une belle vue sur la cuisine qui se trouve juste derrière. Je commande un gin tonic parce que j’ai envie et des sashimis; je reçois des légumes crus et un dip au sésame comme entrée. Mon plat est composé d’un poisson blanc, de saumon, de thon et de coquilles saint-jacques qui fondent dans la bouche. L’ambiance dans le restaurant est survoltée, très japonaise je suppose. Les serveurs et cuisiniers s’encouragent verbalement en criant tandis que des tablées thaïes ou japonaises discutent assez fort. Je me sens bien entourée et soignée par tout le personnel qui veille à ce que je ne manque de rien et que j’ai des choses à regarder dans la cuisine. Une expérience qui me (ré)concilie avec le fait de manger seule. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment et je n’ai sorti mon iPad que pour faire des photos. Dommage que ce genre de restaurant n’existe pas à Bruxelles, j’y mangerais souvent. Un deuxième Buscopan devrait permettre à mes maux de ventre de me laisser tranquille pour le reste de la soirée.

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Le but de cette sortie à l’autre bout de la ville était un concert de Krom, un groupe composé d’un Australien et de deux chanteuses cambodgiennes. En sortant du restaurant, je suis la ruelle pour aller au Toot Yung Art Center situé un peu plus loin. Quand j’y arrive, l’écrivain Christopher G. Moore termine son introduction. Je me trouve une place assise dans la jolie cour intérieure de la galerie et le concert commence. Mélange de blues, très noir, aux paroles souvent revendicatrices et de chansons traditionnelles khmères. Je me laisse emporter par les guitares, l’accordéon et surtout les voix contrastées, celle très grave de Christopher Minko et celles bien plus aiguës des soeurs cambodgiennes. Je passe un excellent moment et même mes maux de ventre s’en vont. Tous les concerts devraient se passer comme ça, à l’extérieur, avec 28° de moyenne. Et quelques bières évidemment !

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Quand je rentre à l’hôtel, il y a encore pas mal de monde dans le BTS… Je m’endors en laissant les rideaux ouverts, avec la vue sur la ville.

Thaïlande: Prachuap Khiri Khan

Le vent est un peu moins fort et nous retournons à la plage d’Ao Manao. Sur la route, nous allons d’abord voir d’adorables singes qui ne sont pas agressifs du tout, contrairement à d’autres (je pense au Mont Popa en Birmanie par exemple). J’ai du mal à pédaler face au vent n’empêche ! Il y a moyen d’escalader la montagne pour visiter une grotte avec un Bouddha mais ce sera pour une autre fois.

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Arrivée à la plage, j’achète un jus de lime avant de m’installer dans un transat. Nous discutons encore, puis je lis mon livre. Le vent se lève et j’ai à nouveau froid mais Jeero décide quand même de prendre un bain. Vers 14h30, nous retournons à Prachuap. Catherine a un rendez-vous chez la tatoueuse et moi je vais me faire couper les cheveux dans un salon tout rose tenu par une ladyboy. Dix minutes plus tard, mes cheveux sont dix centimètres plus courts et je n’ai plus de fourches, le tout pour 100 bahts. Efficace et pas cher !

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Je n’ai pas encore mangé et je retourne au café d’hier où je commande un sandwich au thon et un coca, avant de retourner à la maison pour une longue sieste. Catherine m’appelle finalement pour la rejoindre chez la tatoueuse où nous buvons une bière en discutant.

Nous repartons le soir pour aller manger, mais le premier restaurant choisi est complet. Nous nous arrêtons un peu plus loin et commandons des calamars sautés au basilic et un curry vert de crevettes. Tout ça est délicieux, et la situation en bord de mer rajoute au charme de l’endroit. En rentrant, j’ai un peu mal au ventre mais nous discutons encore avant d’aller dormir.

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En revoyant mes photos, je me rends compte que je n’en ai vraiment pas fait beaucoup à Prachuap… J’ai pourtant beaucoup aimé cette petite ville, loin du tourisme de masse et très thaïe. J’ai pu me reposer de mon long voyage et me préparer pour les derniers jours à Bangkok. Je remercie encore Catherine de m’avoir hébergée et fait découvrir cet endroit, et j’ai passé un très bon moment, que ce soit à vélo, à la plage ou tout simplement en discutant de tout et de rien.