Madère: Funchal & post-scriptum

Vendredi 22 février et samedi 23 février

Dans mon guide des randonnées à Madère, une des premières renseignées est tout à fait à ma portée: il s’agit de la promenade de long de la mer, quittant Funchal pour aller vers le village suivant. Elle commence peu après mon hôtel, au coeur du quartier touristique des grands resorts de vacances. C’est très bétonné mais la promenade est malgré tout très agréable. L’océan déferle sur les falaises et les rochers, le chemin est fleuri, le soleil brille et il fait enfin chaud. Le bruit des vagues est enivrant et je me sens bien.

129 - Madeira

132 - Madeira

131 - Madeira

A un endroit précis, un tunnel a été construit pour permettre aux randonneurs de passer sous la falaise mais il est aujourd’hui fermé. Je rebrousse chemin, n’ayant pas envie de contourner cette impasse par la route.

Je passe le reste de la journée sur la terrasse de ma chambre d’hôtel, avec mon livre, profitant de la vue sur l’Atlantique. Je ferai de même le samedi en attendant mon départ.

048-Madeira

134 - Madeira

135 - Madeira

J’avais donc sélectionné le Vidamar Resorts, un grand hôtel de plage en front de mer, dans le quartier du Lido qui est à une demi-heure à pied du centre de Funchal. Les cinq étoiles m’avaient attirée mais j’avoue que j’ai été déçue. Ma chambre était belle, très minimaliste dans sa décoration, avec un lit très confortable et un canapé, ainsi qu’une terrasse avec table et chaises. La salle de bain par contre avait vu des jours meilleurs. Le beige peut encore passer, mais prendre une douche était bien compliqué: un minuscule pommeau était fixé dans le mur et la température n’était pas facilement réglable. Soit je me brûlais, soit j’avais froid. Il y avait bien un autre pommeau mobile mais il ne fonctionnait pas, même après qu’un ouvrier soit passé voir.

045-Madeira

046-Madeira

047-Madeira

J’avais réservé en demi-pension, par facilité, mais là aussi j’ai été un peu déçue. Le restaurant était immense, ce qui est normal vu la taille de l’hôtel, mais la nourriture chaude ressemblait à des plats de cantine: du poulet en sauce brune, des pâtes, des pommes de terre. Heureusement, le buffet froid était très bien fourni et le petit déjeuner était très varié. Le dernier soir, j’ai testé le restaurant japonais de l’hôtel – je n’aurais pas dû… Le temps d’attente était extrêmement long et les sushis très moyens. J’aurais dû m’en douter.

Enfin, j’ai eu de gros soucis à connecter mon ordinateur au réseau wifi qui, de plus, n’était absolument pas sécurisé (d’après ce que j’ai cru comprendre par la suite). Après deux jours, ça s’est résolu tout seul mais un des buts de mon séjour était quand même de continuer à écrire mon récit de voyage au Japon…

136 - Madeira

Le samedi, j’ai rejoint l’aéroport en taxi et profité de la vue des avions qui atterrissaient et décollaient sur la plate-forme extérieure du terminal. Je suis rentrée sans encombres, à moitié heureuse et à moitié déçue de mon voyage. Comme je le craignais au départ, ne pas louer une voiture à Madère est vraiment un handicap. J’ai donc été obligée de passer par une excursion organisée pour pouvoir faire une randonnée et j’ai dû me limiter à visiter deux endroits lors de mon séjour. Et Funchal est atteinte par le tourisme de masse. Disons que c’était une nouvelle expérience !

137 - Madeira

J’ai également eu beaucoup de malchance avec la météo, c’était la première fois depuis janvier qu’il pleuvait. Heureusement, les derniers jours, le temps s’est amélioré, devenant beau et ensoleillé. Le but premier était cependant de me reposer et j’ai eu l’occasion de dormir et de me vider la tête tout en visitant une région que je ne connais pas. Même si mon séjour n’était pas tout à fait une réussite, cela ne m’a pas empêchée de profiter de chaque moment, d’être dépaysée, d’avoir de nouvelles expériences et de mieux circonscrire ce qui me plaît vraiment.

Je n’ai pas publié toutes les photos de mon voyage sur le blog mais elles sont toutes disponibles sur flickr.

Madère: préambule et départ

Samedi 16 février 2019

L’année passée, j’ai décidé que je partirais plus souvent en voyage, profitant au mieux de mes jours de congés. J’avais en tête d’aller à Cuba en février et puis mon travail m’a imposé une formation qui m’empêchait de participer au voyage en groupe que j’avais sélectionné (et les autres date de départ ne me convenaient pas). Ceci a vraiment compliqué mon choix parce que je voulais partir avant les premiers beaux jours qui amènent de nombreux travaux de jardin. J’ai beaucoup hésité, cherchant d’abord un voyage en groupe. J’ai pensé au Costa Rica mais je n’étais pas plus enthousiaste que ça. Hong Kong me tentait beaucoup mais je n’étais pas prête à organiser à nouveau un voyage moi-même et je souhaitais du soleil et du repos.

002-BrusselsAirport

En consultant les voyages d’Explore, je suis tombée sur Madère, mais j’avais peur de ne pas être assez en forme pour faire de la randonnée tous le jours. Par contre, un des hôtels me plaisait beaucoup, et je me suis finalement décidée à passer une semaine sur l’île, en allant à Santo Antonio da Serra où se trouve le bel hôtel et à Funchal, la capitale. J’avoue que j’étais un peu dépitée à l’avance: idéalement, j’aurais aimé parcourir l’île en louant une voiture mais les routes sont très (trop ?) escarpées pour mes capacités de conduite. Dès le départ donc, c’était dans ma tête un voyage qui ne serait pas tout à fait comme je le souhaitais mais qui tombait à une bonne période pour moi et qui me permettrait de me reposer tout en découvrant cette région.

Si je partais du samedi au samedi, je pouvais profiter d’un vol (presque) direct avec Brussels Airlines, à un prix tout à fait attractif, et dont les horaires étaient relativement pratiques (pas de départ vers 7h du matin comme avec TAP).

Mon récit ne sera pas aussi détaillé que d’autres, j’omettrai certains jours, tout simplement parce que j’ai beaucoup lu et profité de ce séjour pour ne rien faire par moments.

Le samedi 16 février, j’étais donc prête à embarquer pour mon départ vers 10h30. L’avion a fait escale à Fuerteventura aux Canaries après quatre heures de vol et j’ai vu un bout de l’île désertique balayée par les vents. Les passagers continuant pour Funchal à Madère ont pu rester à bord mais ça a duré très longtemps avant qu’on ne redécolle. L’avion est finalement arrivé à destination avec une heure de retard. Et j’avoue qu’à un moment, un livre ou un jeu sur le téléphone ne suffisent plus pour faire passer le temps.

003-FuerteventuraAirport

L’aéroport de Madère est situé à l’est de l’île et mon hôtel à Santo Antonia da Serra n’était qu’à 15 minutes en taxi de là. Le soleil brillait quand je suis arrivée et la température était très clémente. Le PortoBay Serra Golf est un très joli bâtiment ancien, qui possède une annexe plus moderne et une piscine couverte. Ma chambre donnait sur un minuscule jardin mais n’avait pas vraiment de vue, ce que j’ai un peu regretté. Le lit était très confortable et dans la salle de bain avec baignoire m’attendaient des produits Rituals. Les quatre étoiles sont tout à fait méritées, surtout si on prend en compte également le salon commun avec feu ouvert et la gentillesse du personnel qui tout fait pour que je me sente bien.

018-Madeira

021-Madeira

001-Madeira

Après avoir déposé mes affaires et m’être reposée un peu, j’ai rejoint la salle à manger (j’avais réservé un séjour en demi-pension) où je pouvais choisir divers plats dans le menu. J’ai préféré ne pas prendre d’entrée, et j’ai bien fait: le plat principal, une brochette de bœuf grillée au beurre à l’ail, était plus que copieux. En dessert, j’ai pris une tartelette aux œufs et amandes, une spécialité locale que je n’ai pas trouvé très digeste. Je pensais en fait qu’il s’agissait de pasteis de nata mais c’était bien plus riche, sans le côté « flan ».

004-Madeira

005-Madeira

La journée était bien fatigante même si je suis restée assise la plupart du temps et je me suis affalée au lit en regardant d’un œil un documentaire sur l’histoire du Japon avant de m’endormir.

Japon: Tokyo

Dimanche 28 octobre 2018

C’est un vol de nuit. Je termine mon roman puis je dors un peu, me réveillant au-dessus de Khabarovsk comme la fois passée et je pense à mon papa qui a visité cette ville il y a longtemps. Quelques heures plus tard, nous commençons la descente sur le Japon et la vue des côtes est belle.

001-Japan

Les contrôles se passent sans encombres, en deux temps: il faut d’abord donner ses empreintes digitales à des postes tenus par des papys et mamies, puis passer devant le douanier. Au tapis roulant des bagages, je me fais aborder par un employé tenant une liste en main: mon nom n’est pas dessus, ce qui veut dire que ma valise était dans l’avion et devrait arriver dans quelques minutes. La liste était pourtant longue mais j’ai de la chance et je suis soulagée (toutes mes angoisses ont été inutiles en fin de compte). Et j’admire cette efficacité !

Me voilà donc à traîner mes deux valises dans l’aéroport de Narita bondé. J’ai du mal à me situer et j’erre un peu… ce qui est ma chance en fait: je tombe sur un petit comptoir qui permet d’échanger mon Japan Rail Pass et de récupérer la carte SIM que j’avais commandée par internet. Le site Mobal propose des SIM japonaises à prix tout à fait convenable et de diverses capacités et j’ai pu effectuer ma commande sans encombre avant mon départ. En descendant à l’étage des trains, je constate que le grand centre JR est là et qu’il y a plein de monde alors que je n’ai pas dû attendre en haut (pour info, c’est à gauche après le contrôle de douane, après les portes coulissantes.

Mon hôtel est situé à Ueno et je prends donc le Keisei Skyliner, le moyen le plus efficace et rapide pour y accéder. Le ticket n’est pas donné (2470 yens – 19€) mais avec mes deux valises et la fatigue du voyage, c’est le plus pratique. Après 40 minutes de trajet, j’arrive à destination. J’ai un moment de flou en sortant de la gare mais je retrouve bien vite la direction de mon hôtel. Je connais le chemin: j’ai à nouveau réservé au Coco Grand Ueno, comme il y a trois ans. Je retrouve avec plaisir l’animation de ce quartier, les pioupiou des feux pour piétons, les lumières, l’étang du parc d’Ueno…

Le check-in est rapide – mes données sont encore enregistrées dans le système et je reçois une chambre au 6e étage. Elle est toute petite mais joliment décorée, dans des tons chauds (je n’ai pas pris de photos – j’en ai par contre de la fin du séjour). La salle de bain est toujours aussi petite mais cela me dérange moins que la première fois. A vrai dire, je me sens un peu chez moi ! Je m’installe puis ressors assez vite pour m’acheter de quoi grignoter au combini tout proche, un Family Markt. Quand je retourne dans ma chambre, je me rends compte qu’il y a beaucoup de bruit: il y a concert dans le parc mais ça se termine tôt. Je range mes affaires et teste la nouvelle carte SIM qui se connecte de suite.

Je suis prête pour demain.

Je suis crevée et je m’écroule.

Japon: Bruxelles – Tokyo

Samedi 27 octobre 2018

Depuis jeudi soir, deux jours avant mon départ, j’angoisse: les bagagistes qui s’occupent des vols ANA font grève à l’aéroport de Zaventem. Et voilà que le site de l’aéroport annonce que cela va durer au moins jusque dimanche matin. Que faire ? Partir avec juste une valise cabine pour trois semaines me semble quasi irréalisable, pas tant au niveau des vêtements – quoique, ça ferait beaucoup de lessives – mais plutôt pour des accessoires de type coupe-ongles ou produits liquides (crèmes, anti-moustique, etc.). Quand je contacte l’aéroport par messenger, Alessio me répond que normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes pour mon vol mais le site d’ANA contredit cette information.

Et puis je repense au système du Takkyubin, le service d’envoi japonais des bagages et de colis très efficace. Et si je prenais le risque de prendre la grande valise ET la valise de cabine ? J’aurais la sécurité d’avoir mes affaires principales avec moi à l’arrivée mais aussi des choses de rechange et des accessoires qui, au pire, arriveront avec quelques jours de retard. Et je ne devrai pas traîner les deux bagages partout grâce au Takkyubin.

J’opte finalement pour cette solution après avoir beaucoup hésité et angoissé pendant deux jours. Et ces angoisses font que je fais mes bagages un peu n’importe comment et que j’aurais pu prendre certaines choses en plus, comme un essuie de bain et deux ou trois t-shirts supplémentaires.

Samedi, je suis prête vers 17h après avoir barré tous les items de ma to-do list. Il ne reste plus qu’à attendre mon chauffeur qui me conduira à l’aéroport. Je m’inquiète parce qu’il n’arrive pas, quand je l’appelle il me dit qu’il est en route. Heureusement, je lui avais donné une heure qui me laissait beaucoup de marge et le trajet se fait sans encombres en quinze minutes.

Une fois sur place, l’hôtesse du check-in m’apprend que tous les bagages ont été embarqués sur le vol d’hier mais que ce n’est pas sûr pour aujourd’hui. Et à l’embarquement, je reçois confirmation que toutes les valises ne sont pas dans l’avion. Suspense donc…

Inde – Rajasthan: Bruxelles – Munich – New Delhi

Wild Frontiers étant une compagnie britannique, les vols proposés ne me convenaient pas et j’ai donc réservé auprès de la Lufthansa. Pour éviter de rater ma correspondance à Munich, j’ai préféré prendre l’avion avant celui qui m’était proposé mais cela impliquait un réveil avant les aurores. Je ne me sens pas très en forme, j’ai en effet été malade la nuit précédant celle-ci et je n’ai pas avalé grand chose depuis plus de 24 heures.

Mon voisin chauffeur de taxi me conduit à l’aéroport sous la pluie et j’arrive évidemment bien trop tôt, d’autant plus que le check-in se fait en 30 secondes – il n’y a personne dans la file au comptoir Lufthansa. Pas de contrôle d’identité non plus – je reste dans l’espace Schengen. Je commence à avoir faim mais je me dis que je pourrai acheter quelque chose à l’aéroport de Munich. Une fois dans l’avion, les hôtesses distribuent un snack – une tartine au fromage et ciboulette – juste ce qu’il me fallait.

L’aéroport de Munich est gigantesque: le tableau des vols prévoit 20 minutes pour arriver à la porte d’embarquement pour New Delhi. Et en effet, je dois prendre un petit train puis passer le contrôle d’identité. Juste avant le vol, un agent de sécurité vérifie si tout le monde a bien l’autorisation d’entrer sur le territoire indien. Une fois à bord de l’avion, je me dis que j’ai de la chance: il n’y a personne à côté de moi, mais je me suis réjouie trop tôt: la place est prise in extremis par une jeune femme. Je cède ma place à son amie pour qu’elles puissent être assises ensemble. Peut-être que je n’aurais pas dû: elles sont plutôt gamines et font du bruit pendant tout le vol, à tel point que les hôtesses les grondent plusieurs fois.

Je me retrouve donc à côté d’un couple indien dont les deux enfants sont assis juste devant. Et de l’autre côté de l’allée, même scénario. C’est un vol de jour et les langues se délient, celles des femmes en fait. Elles sont d’origine indienne mais vivent au Canada et retournent en Inde pour les vacances.

Pour occuper mon temps en dehors des conversations, je regarde Wonder Woman – j’apprécie le fait que la Lufthansa propose des sous-titres aux films proposés, ce qui facilite la compréhension avec le bruit ambiant de l’avion. Même si le vol ne dure que 7 heures, il me semble interminable, et ce ne sont pas les repas qui ont aidé: le premier est un plat de poulet à la sauce barbecue bien trop fumée et le second un wrap de poulet très peu digeste. Mais j’ai eu un gin tonic.

J’arrive enfin à New Delhi vers 23h20. A l’immigration, je remarque très vite que la première file que j’ai empruntée n’avance pas très vite et je passe à la seconde mais cela dure quand même un moment. Une partie des bagages tourne déjà sur le carrousel mais peu de gens sont présents pour les prendre, ce qui empêche les nouveaux d’y accéder. Et donc j’attends, et j’attends encore. Une hôtesse m’apprend finalement que le reste des valises a été débarqué sur le côté et j’y trouve enfin ma valise – je dois dire que je commençais à m’inquiéter.

Je me dépêche de changer un peu d’argent puis vais à la rencontre du représentant de Wild Frontiers qui m’attend – j’avais en effet réservé un transfert vers l’hôtel à l’avance. L’arrivée dans un nouveau pays est toujours étrange, surtout quand il fait nuit. Les alentours d’aéroport ne sont pas très excitants, et ceux de New Delhi se caractérisent par une collection de casse-vitesse (en fait, c’est une constante dans tout le pays). Le taxi m’emmène ensuite dans de larges rues fort vides et arborées, longées par diverses ambassades. L’air me semble empli de fumée, et en effet, le représentant m’explique que se sont les résidus des nombreux feux d’artifice de Diwali, qui a eu lieu un jour avant.

J’arrive enfin à l’hôtel Claridges vers 1h30 – tout le monde me souhaite déjà « good morning ». Je reçois une chambre immense, une suite avec salon, mais je ne remarquerai que le lendemain que la fenêtre donne sur un mur. Le style de l’hôtel est très classique et luxueux mais les chambres sont très beiges. Je ne traîne pas et me mets au lit très rapidement, m’endormant comme une souche après quelques minutes.

018-India-NewDelhi

Hambourg: où je passe d’un musée à un jardin botanique

La météo, entre soleil et nuages, est plus fraîche aujourd’hui, ce qui ne m’empêche pas de mettre une jolie robe. Ce qui me fera remarquer en rue. Les Allemand(e)s s’habillent pratique, avec veste de pluie et chaussures de marche. Je n’ai quasi pas vu de femmes en jupe et en talons.

Je prends le métro jusqu’à la gare pour visiter le Kunsthalle, le grand musée d’art ancien et moderne de la ville. Un cube blanc très contemporain a été annexé au bâtiment de style classique et on y accède via un tunnel. Comme je m’intéresse surtout à l’art contemporain, je visite la partie moderne où se tient une exposition sur le thème de l’alphabet. Les œuvres exposées ne me parlent pas trop. Il y a bien quelques installations intéressantes mais la plupart sont très (trop) minimalistes. J’ai aimé ce film dans lequel John Baldessari tente d’apprendre l’alphabet au plantes (sans résultat évidemment – extrait) ou cette récitation d’une ligne du clavier allemand par Blixa Bargeld qui s’exprime avec toutes les intonations possibles et imaginables  (je n’ai pas retrouvé le nom de l’artiste).

Hamburg122

Hamburg121

Hamburg120

Hamburg118

Hamburg119

IMG_0217

IMG_0218

Comme cette exposition ne m’a pas séduite plus que ça, ma visite a vraiment été rapide et donc, contre toute attente, je me promène parmi les galeries d’art ancien, admirant (de loin) tous ces tableaux anciens. J’ai été gavée de musées étant enfant et j’ai eu une overdose. Dès que j’ai été en mesure de m’y promener seule, j’ai évité toutes les sections de vieilleries. Mais comme cela faisait tellement longtemps que j’avais occulté l’art ancien, j’ai apprécié ma visite, même rapide. Mes intérêts ont en partie changé et les vêtements des personnages peints par les maîtres anciens me fascinent. Et comment rester de marbre devant du Caspar Friedrich ?

Les nuages sont menaçants mais la promenade jusqu’au Rathaus se fait au sec. Il est temps de manger mais les snacks ne m’inspirent pas. Jusqu’au moment où je me rappelle que le Café de Paris n’est pas loin. J’ai beaucoup de chance: j’arrive à obtenir une table sans réservation. Les plats qui me tentent le plus me semblent fort lourds et du coup, je choisis mal: des pâtes aux scampis, coriandre et pastèque, une association fort bizarre, mais le verre de vin blanc est bon. A part ça, ma décision d’aller dans cet endroit était excellente: le décor est magnifique et, à peine assise, c’est le déluge dehors.

Hamburg124

Hamburg123

Il ne me reste que quelques heures avant mon vol et je pense manquer de temps pour visiter le jardin botanique. J’y vais en accélérant le pas mais sur place, je me rends compte que c’est fort petit. Les jardins sont beaux, oui, mais à cause de la pluie, tout est mouillé et il est impossible de s’installer quelque part pour profiter du moment (ou accessoirement de lire) et les serres sont vraiment minuscules. Intéressantes mais très limitées en comparaison de celles du Jardin des Plantes de Paris.

Hamburg125

Hamburg126

Hamburg127

Hamburg128

IMG_0222

IMG_0227

Hamburg129

IMG_0234

IMG_0238

Hamburg130

Hamburg131

Hamburg132

Cette visite rapide me permet de renter à l’hôtel en flânant dans des rues que je n’ai pas encore parcourues, voyant au passage quelques traces du G20. Je rencontre de beaux bâtiments anciens et d’autres plus modernes, ainsi que l’église Saint-Nicolas dont il ne reste que la tour suite aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale. C’est un sentiment bizarre de se trouver dans la nef alors qu’il n’y a plus de toit. Plus loin, une autre église, Saint-Michel, puis à nouveau Speicherstadt pour quelques dernières photos.

Hamburg133

Hamburg134

Hamburg135

Hamburg136

Hamburg137

Hamburg138

Hamburg139

Hamburg140

Hamburg141

Hamburg142

Hamburg143

Hamburg144

Hamburg145

IMG_0251

IMG_0258

Hamburg146

Hamburg147

Hamburg148

Hamburg149

Je récupère ma valise à l’hôtel et je pars pour l’aéroport. Le check-in n’est pas automatique et il n’est pas encore ouvert. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais il n’ouvre finalement qu’une bonne heure avant le départ de l’avion. Et clairement tout ne tourne pas rond à l’aéroport: au moment d’embarquer, il n’y a pas de bus pour nous mener à l’avion et nous prenons du retard. En patientant, je reçois un sms qui m’informe qu’un fou a tué au couteau des personnes dans un supermarché dans un faubourg de la ville. Je me rends compte plus tard que je suis passée très près de ce quartier avec le train, à peu près à l’heure où c’est arrivé.

Je rentre sans encombres à Bruxelles, contente de mon voyage et d’avoir vu une si jolie ville qui mélange architecture et commerce, avec une présence très marquée de l’eau. Il reste encore deux billets après celui-ci, un premier à propos de mon hôtel et un second avec des photos bonus.

 

Hambourg: où je me réfugie dans des musées face au déluge

Le réveil fait un peu mal ce matin: je dois partir vers 7h de la maison pour arriver à temps à l’aéroport (en taxi – les transports en commun auraient exigé de partir 30 minutes plus tôt, voir plus). Je ne suis toujours pas très habituée à l’enregistrement DIY et évidemment, je n’arrive pas à afficher sur mon téléphone le QR code de ma carte d’embarquement. Ce sera donc une hôtesse qui m’aide et qui m’imprime le papier (je penserai à l’imprimer aux machines de l’aéroport la prochaine fois, n’ayant pas d’imprimante à la maison). La porte n’est pas affichée à l’avance sur le grand tableau mais je constate que les vols sont renseignés à chacune d’entre elles et je me dis que je risque bien de trouver la mienne en regardant les indications. C’est le cas, après très peu de temps même. Tout ça pour obliger les passagers à flâner dans les magasins. Je préfère m’occuper avec mon iPad !

En entrant dans l’avion, je tente de voir qui sont les pilotes mais les reflets sur le hublot m’en empêchent. Décollage via le nord, en suivant le canal. Et puis l’hôtesse annonce le nom de notre capitaine, nom que je reconnais du groupe des blogueurs culinaires belges. Après l’arrivée à Hambourg, je vais me présenter et me rend compte que j’ai raté l’occasion de ma vie ! Sylvia m’aurait invitée avec plaisir dans le cockpit pour assister à l’atterrissage, ce que j’aurais adoré. Peut-être que le hasard fera bien les choses une prochaine fois.

A part ça, il pleut à verse et il fait triste et gris à mourir.

Je récupère mon bagage et achète une Hamburg Card à l’office du tourisme, conseillée par un très gentil vendeur qui parle français. Cette carte n’était peut-être pas tout à fait avantageuse pour moi mais je n’ai pas fait le compte. Coûtant environ 39€ pour quatre jours, elle m’a permis de prendre tous les transports en commun et a proposé quelques réductions sur des musées et excursions. Les tickets individuels du métro étant fort chers, je m’y suis peut-être retrouvée et, en tous cas, j’ai pris plus souvent le métro que je ne l’aurais fait sans avoir cette carte.

Le réseau des transports est clair et bien organisé, combinant les trains du S-Bahn à un métro nommé U-Bahn (et des bus que je n’ai pas pris). Le trajet vers mon hôtel prend une quarantaine de minutes, avec un changement. Quand je sors à ma station, Überseequartier, pas d’hésitation sur la direction à prendre: je me trouve au milieu d’un chantier, dos au fleuve, face à des bâtiments. Et en effet, l’Osaka Allee est en face. La pluie qui avait cessé un moment se remet à tomber de plus belle, un vrai déluge même et j’ai tout juste le temps d’arriver à l’hôtel, le 25 Hours Hotel HafenCity (j’en parlerai dans un billet séparé) sans trop me faire mouiller.

Vu les circonstances, et comme il est trop tôt pour prendre possession de ma chambre (il doit être midi et demie), je m’installe au restaurant de l’hôtel, le Neni, au très joli cadre, très chaleureux, décoré avec des objets de récupération. La carte est d’inspiration moyen-orientale et je commande houmous et aubergine grillée extra smoky sur le conseil du serveur barbu hipster. Les quantités sont un peu grandes pour moi mais je me régale.

HamburgC’est aussi l’occasion de mettre en place les plans pour l’après-midi. J’avais noté une série de choses à faire et à voir, créant par la même occasion une google map signalant points de vue, restaurants et magasins. La pluie s’est un peu calmée mais des gouttes tombent encore. Ce sera donc expos et musées. Je pars à pied vers les Dreichtorhallen, deux grands bâtiments industriels qui se font face. Le premier abrite un musée de la photographie et le second propose une exposition de Bill Viola. Je le connais de nom, je suis sûre que j’ai déjà vu ses œuvres mais je ne sais plus trop à quoi m’attendre.

Hamburg005

Hamburg004

IMG_0125

IMG_0132

Il s’agit en fait d’installations filmées et la première est tout simplement superbe. Un écran immense. De l’eau tombe sur un personnage, au ralenti; les images sont diffusées dans l’ordre inverse. C’est un diptyque en fait, et la seconde partie montre un océan de feu. Dans beaucoup d’autres installations, les quatre éléments ont de l’importance mais aussi le déroulement de la vie humaine. Je suis subjuguée par cette exposition et ne peux rêver d’un meilleur début à mon séjour, malgré la pluie.

Hamburg003

Hamburg001

Hamburg002

Pluie qui tombe à verse quand je sors mais l’exposition de photos en face ne m’intéresse guère et j’attends un moment sous l’auvent puis dans la librairie que les gouttes soient un peu moins drues. Agrippée à mon parapluie, je tente de parcourir la courte distance vers le Musée de la Marine sans trop me mouiller. Cette immense collection privée est hébergée dans un ancien entrepôt de neuf étages, et je commence donc par le haut, descendant au fur et à mesure. La marine ne fait pas partie de mes intérêts premiers mais j’espère voir de nombreux exemples des grands paquebots qui effectuent les voyages transatlantiques. Je suis un peu déçue à ce niveau-là mais je dois bien avouer que l’histoire de la marine commerciale et militaire est très bien représentée dans le musée, notamment par des milliers de maquettes.

IMG_0137

Hamburg006

Hamburg007

IMG_0138

Fatiguée par cette visite, je retourne à mon hôtel situé en face et je prends possession de ma chambre, la 333, située tout en haut. Je me repose un peu puis cherche un restaurant dans le quartier. Je repars donc à pied – il ne pleut plus ! – en direction de l’Elbphilharmonie, cette toute nouvelle salle de concert à l’architecture très contemporaine. J’avais noté un resto thaï, le Tai Tan et c’est là que je vais manger. L’accueil est un peu froid, par une patronne un peu raide et très masculine. Mon plat, un canard au curry massaman, est très moyen, peu épicé et manque de légumes mais le décor est joli – asiatique moderne.

IMG_0145

IMG_0147

Au retour, je découvre la Speicherstadt, le quartier des anciens entrepôts, de grands bâtiments à l’unité architecturale. En briques rouges et aux toits verts, ils s’élèvent sur de nombreux étages le long de canaux. Je repasserai souvent par là, cherchant toujours à faire de photos différentes et inédites (mais pas ce soir).

Je rentre relativement tôt à l’hôtel et la fatigue de la journée se fait sentir. Je comate devant un documentaire intéressant sur l’histoire de l’Indonésie sur Arte mais c’est en allemand et j’abandonne. A 9h, j’éteins la lumière et tente de dormir, gênée par une couette qui, bien que très aérienne, est définitivement trop chaude pour la saison.