Cambodge 2012: Kep – Kampot

Dernière matinée au Kep Lodge: nous profitons encore de la piscine pour la matinée, nous rendant compte qu’il n’y a pas grand chose à faire à Kampot. L’excursion au Bokor semble moins intéressante qu’avant: une grande partie des bâtiments ont été nettoyés/rénovés et le charme un peu glauque d’antan est complètement évaporé.

Le paiement par carte de notre séjour est toute une aventure: la machine indique que le code de nos deux cartes Visa est erroné. Et pour la Mastercard, il n’y a plus de formulaires papier. Quelques coups de téléphone plus tard, la machine fonctionne à nouveau et je peux enfin payer ce qui est dû. Ce montant ne sera d’ailleurs comptabilisé sur mon compte Visa que 10 jours plus tard. Katrien et moi avions décidé que nous payerions à tour de rôle les différents hôtels et repas, Katrien prenant note de tout pour faire un calcul final au retour. Heureusement, nous ne prenons pas le bus mais bien un tuk-tuk, dont le chauffeur attend patiemment. La route est en mauvais état et poussiéreuse et le grand sarong de Katrien nous protège bien !

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Nous avons réservé au Mea Culpa Guesthouse, à cinq minutes à pied du centre de Kampot (qui est une ville minuscule). Une salade plus tard et nous partons nous promener le long de la rivière, bordée de jolies maisons souvent anciennes et de l’ancien marché entièrement rénové. Je ne reconnais plus vraiment la ville que j’avais entrevue lors de mon précédent voyage.

Le but premier est Farmlink, une entreprise qui produit du poivre de la région, très connu pour son parfum. J’y fais quelques réserves de poivre noir, blanc et rouge. Nous passons ensuite par le marché, plutôt désordonné et sale, où je trouve du tissu (du batik indonésien) pour très peu d’argent (2,5$ pour environ 2,5m).

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Plus loin, nous découvrons avec surprise un monument bien spécial au centre d’un rond-point: il représente un durian, le fruit qui pue le fromage et les oignons pourris !

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Le cocktail du soir sera pris au Rikitikitavi qui a une jolie terrasse pour admirer le coucher de soleil sur la rivière mais dont les chambres semblent fort sombres au rez-de-chaussée (encore une fois, les photos sur le site ont l’air plus belles que la réalité).

Nous dînons au Mea Culpa, connu pour ses pizzas au feu de bois mais nous ne nous laissons pas tenter. Et pour le reste, le choix n’est pas très étendu: je prends du bœuf grillé, malheureusement un peu trop cuit mais accompagné d’une bonne sauce au jus d’orange, poivre et sel.

Cambodge 2012: Kep

Après ma journée de repos total, je voulais bouger un peu ! Nous partons donc pour une ballade vers le marché aux crabes de Kep. Cette denrée est particulièrement connue ici et souvent accompagnée de poivre vert. Nous descendons donc la route à pied, puis nous prenons de petits chemins pour découvrir encore plus d’architecture 60s abandonnée ou rénovée comme le très chic hôtel Knai Bang Chatt. C’est d’ailleurs un article d’il y a quelques années sur cet hôtel (dans Gaël ou une revue du genre) qui m’a donné envie de découvrir la région.

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Le marché est tout petit mais animé et des restaurants le jouxtent. Mais il est encore trop tôt pour manger et nous continuons la promenade jusqu’au rond point central qui est aussi l’arrêt du bus. D’autres villas parsèment la route. Kep est vraiment un endroit de villégiature au bout du monde, extrêmement calme mais cette ambiance me convient très bien. Je serais bien tentée d’y acquérir une seconde résidence si ce n’était pas si loin de la Belgique…

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De retour à l’hôtel, nous profitons de la piscine pour l’après-midi. Comme repas du soir, nous commandons le « khmer barbecue »: c’est un genre de fondue/bbq de table. Un ustensile en forme de dôme, entouré d’une grande rigole est mis sur un réchaud. La viande et les crustacés sont grillés sur le dôme tandis que les légumes mijotent dans le bouillon de la rigole. Une découverte que j’aimerais bien manger à nouveau par ici (si quelqu’un connaît un endroit ?).

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Cambodge 2012: Kep

Aujourd’hui, je fais ma paresseuse… Edwin et Katrien sont partis à Rabbit Island. Il y a six ans, j’avais fait une excursion en bateau vers une île au large de Sihanoukville et j’étais revenue avec des coups de soleil. Une journée en solitaire le long de la piscine me tentait plus. Le ciel est plutôt couvert et il y a pas mal de vent. Ma matinée commence avec une conversation en toute simplicité avec le couple de Hollandais qui à part le niveau sonore de leur voix sont tout à fait charmants et ont déjà visité du pays. Salade de thon le midi puis reste de l’après-midi à lire. Katrien et Edwin rentrent vers 16h30 tout bronzés et salés, heureux de leur excursion.

Le soir, je dîne de rösti, la spécialité maison mais ce n’est pas le meilleur que j’aie mangé.

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Cambodge 2012: Kep

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons assez tôt, vers 8h, à cause du bruit des voisins fermiers. Nous partons ce matin faire la ballade de 8km dans le parc naturel. Il y a un accès depuis le Kep Lodge mais le chemin est très abrupt et peu praticable. Je manque d’abandonner mais Katrien me pousse à avancer. Une fois arrivées au chemin principal, tout va mieux: c’est très praticable et en grande partie à l’ombre. Deux des chiens du Kep Lodge nous accompagnent et montrent le chemin mais même sans eux, le circuit est bien fléché par un petit écureuil. Il y a aussi un quizz entre les différentes étapes.

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La nature est belle, luxuriante et nous voyons des singes et de beaux papillons. Des points du vue offrent un panorama sur toute la région, de l’île de Phu Qoc au Vietnam à Kampot et au Bokor. La seconde partie du chemin passe par de petites routes et même si la nature n’est plus aussi présente, la présence de vieilles villas des années 60 rend le parcours intéressant. Kep était en effet à l’époque un lieu de villégiature très prisé par la haute société phnompenhoise et de nombreuses maisons en style moderniste y ont été construites. Elles ont malheureusement été détruites par les Khmers Rouges et beaucoup sont encore abandonnées aujourd’hui. Sur l’une, nous découvrons un graffiti digne de Bonom.

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Je rentre épuisée à cause du soleil, de la chaleur et de l’exercice: ma condition n’est vraiment pas des meilleures, surtout quand je vois Katrien qui serait prête à repartir. Une bonne douche et quelques litres d’eau, et cela va déjà mieux. Je retrouve mon amie à la piscine; elle a été rejointe par Edwin, venu de Kampot en scooter. Nous mangeons ensemble puis profitons du reste de l’après-midi autour de la piscine, lisant et bavardant.

Le soir, mojito puis curry de poulet remplissent mon estomac.

Cambodge 2012: Kep – Kep Lodge

Pour notre séjour à Kep, nous cherchions un hôtel/guesthouse joliment aménagé et avec piscine. Le Kep Lodge propose des chambres à différents tarifs, avec ou sans air conditionné. Nous avons opté pour Durian, à deux lits, dans un bungalow en bois et avec ventilateur, pour le prix très correct de 35$ la nuit. La réservation de fait sans problème en ligne. Le bâtiment principal est ouvert sur l’extérieur et comprend un bar/réception, une table de billard, un mini salon et quelques tables du restaurant. En contrebas se trouve la piscine, entourée d’un jardin exotique de toute beauté (photo dans le billet précédent). La situation en hauteur offre une belle vue sur la mer, au loin.

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Notre chambre est fort simple mais joliment aménagée avec deux lits recouverts d’une moustiquaire et quelques meubles en rotin. La salle de bain est simple, avec douche mouillant tout mais bien organisée et pas trop petite. Nous avons également un balcon avec fauteuil et hamac. Les chiens du propriétaire se promènent un peu partout; ils sont très calmes mais parfois un peu trop présents, surtout pour des personnes comme moi qui n’aiment pas les chiens. Le personnel est agréable et compétent, il y a juste un serveur qui désire trop exercer son anglais qu’il ne maîtrise pas vraiment et qui devient parfois un peu collant.

Le petit déjeuner est au choix et toujours accompagné de fruits, le thé n’est pas du Lipton mais du Twinning ou Dilmah. Le restaurant propose des plats simples, khmers ou suisses (comme le propriétaire), bons mais pas exceptionnels. Mais il faut goûter le « khmer barbecue » !

C’est un hôtel que je recommande sans hésiter, même pour les chambres moins chères (sauf celle au-dessus du restaurant) !

En bref:

  • situation: 4/5
  • aménagement des parties communes: 4/5
  • aménagement de la chambre: 4/5
  • aménagement de la salle de bain: 3,5/5
  • propreté: 3,5/5
  • petit déjeuner: 4/5
  • restaurant: 3,5/5
  • service et compétence du personnel: 3,5/5
  • wifi dans la chambre: 3/5
  • wifi dans les parties communes: 4/5

Cambodge 2012: Phnom Penh – Kep

La nuit a été mauvaise: les draps étaient humides et je ne me sentais pas à l’aise dans le grand lit à partager mais peu importe, nous partons pour Kep ce matin, sur la côte. Pendant que Katrien discute avec le patron par rapport au petit déjeuner qui est censé être compris dans le prix de la chambre, un conducteur de tuk-tuk crie « Kep, Kep ». Je me lève et prend nos bagages. Dans le véhicule, il y a déjà une personne, Edwin, un Hollandais. Nous passons encore chercher Luis, un Espagnol puis faisons un long trajet dans la ville, nous éloignant du Marché Central où devrait être le dépôt de la compagnie Sorya chez qui nous avons réservé nos tickets. Nous arrivons enfin à un autre dépôt un peu miteux et découvrons que nous sommes à la compagnie Hua Lian (ou Hour Lian Lion). Les responsables regardent nos tickets, découvrent la méprise, engueulent un peu le chauffeur de tuk-tuk qui n’a pas vérifié et nous nous rendons compte qu’à l’hôtel attendent encore deux personnes qui doivent aller à Kep. Quelques coup de fil plus tard, tout est arrangé: nous pouvons rester là et les autres passagers ont apparemment pris notre place chez Sorya. Ou comment arranger facilement un souci qui aurait pu nous coûter bien des ennuis (nous aurions raté le bus, le suivant – s’il existait – était peut-être complet, nous avions une réservation d’hôtel à Kep qui aurait dû être annulée, il aurait fallu trouver un hôtel à PP…).

070-Cambodia-Phnom Penh(photo de Katrien)

Devant le bus se trouve un autel avec un poulet entier et d’autres offrandes. Nous comprenons vite pourquoi: c’est apparemment le premier voyage du chauffeur, qui reçoit à tout moment des conseils et des indications sur la route de deux comparses. L’avantage, c’est qu’il roule prudemment, très prudemment. Sa moyenne est de 30km/h. Après un plein d’essence, nous espérons qu’il va accélérer un peu sinon, nous n’arriverons jamais à Kep. Nous ne sommes que quatre passagers: Luis, qui va dormir tout le trajet, Edwin avec qui nous discuterons pas mal, Katrien et moi. Comme j’ai une vue sur le cadran de vitesse, je commente: 40 km/h… 50km/h… et finalement une vitesse de croisière de 60km/h ! Et le GPS d’Edwin confirme que nous sommes dans la bonne direction (j’avais un doute en voyant la direction qu’il prenait). Service minimum, donc pas de bouteille d’eau et un seul arrêt express où un des comparses sort acheter des brochettes qu’il partage avec nous. Premier arrêt: Kampot, où descendent Luis et Edwin. Nous continuons seules vers Kep, avec un nouveau comparse assez excité. L’autre nous offre une canette de Pepsi. Nous arrivons enfin à destination vers 13h, suite à un voyage somme toutes assez confortable et qui a pris un goût d’aventure. Nous prenons un tuk-tuk jusqu’au Kep Lodge, situé un peu en hauteur, un véritable petit coin de paradis entouré d’un beau jardin exotique.

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En attendant que la chambre soit prête, nous mangeons. Pour moi, c’est une salade de crevettes et poulpe aux légumes. Nous découvrons notre chambre dans un bungalow en bois et toit de chaume, avec deux grands lits couverts d’une moustiquaire. Pas besoin d’air conditionné, il fait « frais » la nuit. Nous avions prévu de rester trois nuits mais juste à voir l’endroit, nous réservons de suite pour une quatrième, et franchement, une cinquième aurait été agréable aussi.

Le reste de l’après-midi, nous profitons de la piscine, un peu dérangées par un couple de Hollandais très bavard. Les premiers moustiques du crépuscule nous font fuir et une fois bien couvertes (de vêtements et d’anti-moustique), nous prenons un cocktail, installées dans les coussins du bar. Mon repas est constitué de crab cakes qui sont bons mais au final, c’est un peu gras.