Pays-Bas: La Haye et Wassenaar

Jeudi 4 juillet 2019

Ce jeudi matin de juillet démarre comme tous les autres, je me lève, déjeune, m’habille, prends le métro avec mon sac, mais pour une fois, je descends beaucoup plus loin, à la Gare Centrale, décorée à l’occasion de Tour de France. Je m’installe pour attendre sur le quai annoncé, et comme souvent, des trains en retard encombrent la voie. En dernière minute, je dois changer de quai. Je n’ai pas choisi un ticket Thalys, pas tant à cause du prix un peu plus cher, ni du temps de voyage un peu plus court mais à cause de la facilité pour moi d’un départ Gare Centrale.

Quant le train arrive, il est déjà bien plein mais je m’installe à mon aise. Sauf qu’une fois sorti des souterrains, je me rends compte que je serai en plein soleil pour tout le trajet et qu’il n’y a pas de stores dans les trains hollandais. Je change de place mais je suis alors obligée d’être assise à contresens… Le paysage défile devant mes yeux et je n’ai même pas envie de lire.

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A Breda, j’ai juste cinq minutes pour prendre ma correspondance située deux quais plus loin. Là aussi, le train est bien rempli mais il se vide au fur et à mesure des arrêts. Une fois arrivée à la gare HS Den Haag (juste avant Den Haag Centraal), je pars à la recherche du meilleur moyen de transport local, et après des réponses contradictoires, je choisis d’acquérir une OV Chipkaart à 7,5 €. Valable cinq ans, elle est rechargeable et utilisable partout aux Pays-Bas, y compris pour les trains.

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La météo est ensoleillée, mais il fait encore frais vers 11h. Je décide de marcher vers mon hôtel, traversant le Chinatown local, puis longeant une des principales rues commerçantes. Il fait très calme et très vite, je trouve la raison: le centre est piétonnier et s’il y a des voitures, leur vitesse est limitée. Après 20 minutes de marche, j’arrive à l’Hotel Indigo – Palace Noordeinde. Le bâtiment est ancien et abritait dans le passé une banque. La rénovation a laissé la part belle aux éléments de l’époque art déco et les chambres sont décorées avec goût. La mienne est située au premier étage et j’aime beaucoup les murs bleus, le plancher ancien, le coffre-fort qui fait office de mini bar, et la salle de bain aux accents art déco. Oh, et les tentures qui se ferment à l’aide d’un interrupteur ! Le lit est d’un confort absolu – je regrette juste qu’il s’agissait de deux lits collés l’un à l’autre: j’aime faire l’étoile de mer en dormant.

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Le projet de l’après-midi est de visiter le Musée Voorlinden situé en banlieue de La Haye, à Wassenaar. Je rejoins la gare centrale à pied (où je mange en vitesse un sandwich) puis prends le bus 43 jusqu’à l’arrêt Wittenburgerweg (heureusement que je me souvenais du nom – le chauffeur ne connaissait pas le musée). De là, le chemin (fléché) traverse un quartier résidentiel très chic, aux immenses villas dont beaucoup ont encore un toit de chaume à la mode le siècle passé. Je parle un peu aux deux autres personnes qui ont la même destination que moi, un jeune Hollandais et son amie Chinoise.

Le musée est situé dans un cadre idyllique, vert, avec un immense point d’eau. Un bâtiment ancien abrite un restaurant tandis que le musée se situe dans un édifice contemporain. Le prix d’entrée n’est pas donné (une constante): 17,5 €; le ticket donne l’accès aux trois expositions du moment ainsi qu’à quelques œuvres qui restent là en permanence (par la force des choses vu leur taille). Je choisis en général de commencer ma visite par celle qui me tente le moins. Ici, il s’agit de Less is more consacrée à de l’art minimaliste.

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Je découvre ensuite Do Ho Suh, un artiste coréen obnubilé par l’architecture. Son installation la plus intéressante est une série de constructions en tissu transparent aux couleurs très vives, reproduisant diverses maisons et bâtiments avec de nombreux détails dans les fenêtres, portes ou accessoires. Plus loin, des maquettes et des films montrent les projets qu’il a réalisé en vrai. Et ce n’est pas rien: il a inséré – de travers -une maison traditionnelle coréenne entre deux immeubles new-yorkais (il me semble) ou construit une maison en équilibre sur un coin du toit d’un immeuble.

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Enfin, et c’était le but de ma visite, je découvre l’exposition Yayoi Kusama, l’artiste japonaise obsédée par les pois. Il y a une grande citrouille et une Infinity Room (différente de celle vue à Metz, il me semble), une galerie aux miroirs convexes et des œuvres plus petites. Mais je suis un peu déçue, je m’attendais à plus.

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Comme je le disais plus haut, certaines pièces ne sont pas déplaçables: les minuscules ascenseurs de Maurizio Cattelan, l’immense labyrinthe en acier de Richard Serra, les humains plus vrais que nature de Ron Mueck, le petit chien de Yoshitomo Nara et surtout la piscine de Leandro Erlich, identique à celle que j’avais vue à Kanazawa.

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Je veux voir la mer ! Le musée n’est en effet pas très loin de celle-ci. J’emprunte un chemin qui me mène dans les bois, puis sur une immense dune mais au sommet de celle-ci, pas moyen d’aller plus loin: il y a une clôture – et pas de mer en vue, oh déception ! Grimper dans le sable en gardant ses sandales était une mauvaise idée: j’attrape de fameuses crampes aux orteils, et même de retour sur un sol moins mouvant, je continue à souffrir de mes pieds. Voilà qui était une excellente idée pour un citytrip dont le but était de marcher quatre jours !

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Je me promène encore un moment dans la jardin autour du musée. Conçu par Piet Oudolf, il rassemble dans de grands parterres ondoyants des fleurs de saison aux couleurs diverses et assorties. Je suis subjuguée.

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C’est avec plein d’étoiles (et d’œuvres d’art) dans les yeux que je retourne vers mon hôtel, flânant encore un moment dans la ville, marchant un peu au hasard, mais le long de monuments connus. Il n’est que 16h mais je m’écroule dans mon lit pour une sieste bien méritée (j’avais très mal dormi cette nuit) et un peu plus longue que prévue.

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Je me doute que les Hollandais dînent tôt et je pars vers 18h à la recherche d’un restaurant. Un des buts du voyage était de manger indonésien, ce qui est impossible en Belgique, et j’avais noté quelques adresses. Mon choix se porte sur le Srikandi, un restaurant au décor plutôt basique mais à la carte alléchante. Je commande un rijsttafel pour une personne avec un bière Bintang. On m’apporte deux plats (en inox très années 70) avec des cases pour les différents mets. C’est délicieux et un peu trop copieux – évidemment.

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Sur le chemin du retour, je passe devant le bar tiki de la ville, le Va Va Voom mais je me sens intimidée – ça m’arrive de temps en temps. Je ne me sens pas assez à l’aise pour y entrer seule et c’est à ces moments-là que j’aimerais ne pas voyager seule. Je retourne donc à l’hôtel et profite d’une des bières locales achetées plus tôt. Les Pays-Bas produisent en effet un nombre incomparable de « craft beers » et j’ai profité de ce voyage pour en goûter et ramener quelques-unes.

Statistiques du jour – distance parcourue: 17,5km – 24 453 pas

Toutes les photos sont prise à l’iPhone (en partie avec Hipstamatic) ou au Lumix GX80 (qui se déréglera en cours de route sans que je ne le remarque, montant l’ISO à 3200, donnant trop de grain aux photos, ainsi qu’une couleur rosâtre – heureusement j’ai souvent trouvé plus pratique de ne sortir que l’iPhone). Comme toujours, j’ai mis plus de photos sur flickr.

Inde – Rajasthan: Jaisalmer

Ma nuit est mauvaise: je me réveille à cause d’odeurs de fumée très fortes et je crains un incendie. Je n’aurai pas d’explication le lendemain mais je suppose que ce sont juste des détritus qui ont été brûlés.

Nous partons vers 8 heurs pour éviter les grandes chaleurs – la météo prévoit 34° aujourd’hui. Le premier arrêt est à Ghadisar Lake, un lac entouré de beaux havelis et d’un temple. Les habitants de la ville y viennent pour nourrir les poissons-chats qui envahissent le lac parce qu’ils ne sont jamais pêchés ni mangés. La lumière matinale se reflète sur l’eau et accentue les ocres des bâtiments.

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Nous  nous dirigeons ensuite vers la citadelle vieille de 850 ans et son dédale de ruelles. Construite sur une butte, la ville est entourée de hauts remparts et a pendant longtemps été un centre commercial de la route de la soie. Les hauts murs ont été fortement endommagés lors du tremblement de terre de 2001 mais ont été restaurés. Depuis, l’ensemble subit les préjudices des trop nombreux habitants qui exploitent restaurants et guesthouses. Ceux-ci utilisent en effet de grandes quantités d’eau qui s’écoulent en déstabilisant la base du fort. Diverses campagnes gouvernementales sont lancées pour décourager les commerçants et c’est aussi la raison pour laquelle nous ne logeons pas au cœur de la ville.

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Nous commençons par visiter deux temples jains, celui d’Adinath et celui de Chandra Prabhu. Le premier abrite de très jolies sculptures, le second est finement décoré et peint. Nous continuons la promenade dans les ruelles tout en admirant les havelis et autres bâtiments anciens. L’atmosphère est agréable, sans trop d’agitation, grâce à l’interdiction de la plupart des véhicules.

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La ville basse possède également de nombreux trésors, de superbes havelis notamment, aux sculptures si fines qu’elles ressemblent à de la dentelle. Nous nous arrêtons d’abord au Patwon-ki Haveli, suivi d’un autre situé dans la même rue.

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Plus loin encore se trouve le Nathmal-ki Haveli qui se visite en partie. Sa façade est intéressante: a priori, elle a l’air symétrique mais si on observe bien, certains détails sont différents. Il appartenait en fait à deux frères qui, bien que voisins, désiraient chacun une résidence originale. Un membre de la famille nous mène à l’intérieur dans une pièce joliment décorée qui fait aujourd’hui office de magasin.

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C’est l’heure de la visite sponsorisée. Cette fois-ci nous nous arrêtons chez un joaillier qui vend de jolis bijoux ethniques mais ils sont fort chers. Je suis un peu frustrée: malgré mon intérêt pour certaines pièces, je suis invisible pour les vendeurs qui préfèrent s’occuper des mes compagnes de voyage prêtes à dépenser plus d’argent que moi. Je choisis cependant un joli pendentif en forme de libellule – je regretterai plus tard de l’avoir payé aussi cher.

Nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre un restaurant qui offre une belle vue sur la citadelle. Le menu est cette fois-ci constitué de poulet et de paneer tikka, de curry de pommes de terre et de paneer en sauce. Après ce repas, nous retournons à l’hôtel pour une après-midi de repos près de la piscine. J’essaie désespérément de joindre mon papa dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. Mais son téléphone est mal raccroché et je devrai abandonner, ce qui me met d’humeur un peu triste.

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Plus personne n’a envie de sortir le soir et nous mangeons au restaurant de l’hôtel, un menu similaire à celui du midi, suivi d’une assiette de fruits bien trop copieuse en dessert.

Plus de photos sur flickr.

Inde – Rajasthan: Manwar Desert Camp – Jaisalmer

Je me réveille en entendant les chants religieux hindous de Tej dans la tente voisine après une excellente nuit. Le soleil n’est pas encore très haut dans le ciel et la lumière est belle ce matin, pendant que je prends mon petit déjeuner. Mais c’est bientôt l’heure de retourner à la civilisation.

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Le trajet est à nouveau fort long, environ 4 heures, et la route vers Jaisalmer est en partie en construction. Nous croisons des convois militaires et voyons les nombreux terrains d’exercices, avec notamment des lance-roquettes. C’est clair: le Pakistan est très proche. Et je n’ai jamais vu autant de matériel de l’armée.

En arrivant dans la ville de Jaisalmer, nous avons une belle vue sur le fort. L’hôtel Gorbandh Palace est situé un peu en dehors de la cité ancienne et ressemble à un palais de maharadja mais est en fait une construction moderne déjà un peu défraîchie. Ma chambre est cependant très propre mais pas spéciale du tout. Nous prenons le repas de midi puis, Tej nous propose de nous reposer près de la piscine en attendant que les températures baissent. Une base militaire est toute proche et de nombreux jets nous survolent à basse altitude pour atterrir sur des pistes qui se cachent très vite en sous-sol – paraît-il.

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Nous repartons vers 16h45 pour une promenade dans la ville, d’abord dans le bazar. Mais le but premier est d’arriver à un point de vue en hauteur pour profiter du coucher de soleil. Le fort est superbe sous les lumières jaunissantes et rougissantes du soir. L’ambiance est cependant troublée par un enfant mendiant qui chante à tue-tête une version très fausse de « Frères Jacques » et nous fuyons.

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Nous retraversons une partie de la ville à pied pour aller manger dans un restaurant dont la terrasse offre une très belle vue sur le palais du maharadja. Parmi les plats, je me délecte tout particulièrement du curry à l’œuf et du curry d’aubergines. Une promenade digestive de 30 minutes nous ramène à l’hôtel. Cela fait un bien fou mais dans le noir, c’est un peu périlleux  d’éviter les crasses et bouses de vache. Une fois dans ma chambre, je suis rattrapée par la fatigue et m’endors sans tarder.

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Inde – Rajasthan: Gajner – Nagaur

Ce matin, il faut quitter ce lieu idyllique qu’est Gajner… Nous reprenons la route, en traversant Bikaner où nous sommes témoins d’une collision entre un tuk-tuk et d’une moto. C’est assez confrontant de voir le motocycliste faire des convulsions et l’attroupement qui se forme de suite autour de lui. Heureusement l’ambulance arrive déjà.

Le trajet prend 4 heures mais nous faisons un arrêt à Deshnoke où se trouve un temple assez particulier. En effet, l’édifice consacré à Karni Mata, une sage hindoue qui est une incarnation de Durga, est un sanctuaire pour les rats. Plus de 25.000 rongeurs y vivent et y sont vénérés. Je dois bien avouer que je ne suis pas très enthousiaste à l’idée de visiter cet endroit mais la curiosité l’emporte. Comme dans tous les temples, il faut se déchausser et le sol n’est pas propre. Ma visite est vite écourtée, dégoûtée par les déjections qui s’accrochent à ma plante des pieds. De plus, les rats courent partout et l’odeur est nauséabonde, ce qui n’a pas l’air de déranger les dévots. Des lingettes humides viennent à la rescousse et permettent de nettoyer mes pieds pour la suite du voyage. C’était en tous cas une expérience assez spéciale !

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(Quelques photos supplémentaires sur flickr).

Nous continuons la route vers Nagaur. En arrivant dans la petite ville, le chauffeur peine quelque peu à trouver la bonne route mais finalement nous pénétrons dans le fort d’Ahhichatragarh. L’hôtel Ranwas est en fait au coeur de la citadelle ! Nous ne nous attendions pas à ça et ouvrons grand les yeux. C’est un établissement de grand luxe (noté à 9,7 sur booking) mais ancien, appartenant à la catégorie des « heritage hotels ». Comme la ville de Nagaur est en dehors des sentiers battus, c’est encore plus ou moins abordable (autour des 200€ quand même) sauf au moment du grand festival de musiques du monde organisé chaque année par le maharadja de Jodhpur dont dépend la ville.

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Nous sommes les seuls touristes à y loger cette nuit-là, ce qui augmente évidemment le sentiment de vivre une expérience exceptionnelle. Le personnel est d’ailleurs aux petits soins pour nous pendant toute la journée et la soirée.

Les chambres sont dispersées dans différents havelis, comportant un rez-de-chaussée et un étage, avec chaque fois une cour intérieure couverte meublée de fauteuils et joliment décorée. A chaque étape, nous (les trois femmes voyageant seules donc) tirons  au sort les clés pour les chambres et j’ai de la chance: j’obtiens la plus grande, avec un lit immense, un salon, une minuscule cour privée et une grande salle de bains.

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Même Eddy trouve son bonheur en feuilletant les livres déposés dans la chambre.

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Nous prenons ensemble sur la terrasse le repas de midi: divers plats locaux – notamment à base de haricots du désert -, des currys évidemment, mais aussi un assortiment de desserts que je laisse volontiers à mes compagnons de voyage. L’après-midi est libre et je m’installe à la piscine avec mon livre, observant le ballet des pigeons qui viennent s’abreuver. Après un moment, je décide d’aller nager mais l’eau est très fraîche: je mets donc un temps fou à y entrer !

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Vers 16h, c’est afternoon tea et les serveurs nous amènent un assortiment de sandwiches, pakoras et de gâteaux, tous plus délicieux les uns que les autres. Et c’est inclus dans le prix.

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Le soleil commence tout doucement à baisser et c’est le moment de commencer la visite du jour, celle du fort. Un serveur et guide nous emmène dans le dédale des couloirs et nous explique comment tout a été patiemment rénové. La cour principale est immense et les bâtiments prennent des couleurs dorées superbes en cette fin de journée. C’est aussi un plaisir immense de visiter l’endroit sans autre compagnie que les membres du groupe et cela donne le sentiment d’être maharadja pour un moment.

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Nous montons à l’étage d’un des palais, sur un toit plat qui donne une vue panoramique sur la région. Des serveurs nous suivent avec des bières fraîches que nous prenons en apéritif pendant que le soleil se couche. Ils nous ramènent ensuite au restaurant à la lueur des lampes torches (et des smartphones).

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Le dîner, bien trop copieux, est constitué de laal mas, dhal, haricots du désert, poulet tikka, soupe de carottes-coriandre, légumes divers, betteraves et un dessert (halva et gâteau au chocolat). Après m’être empiffrée, je décide que je mangerai moins les prochains jours !

La journée était mémorable et je m’endors avec le sentiment d’avoir vécu une expérience exceptionnelle, réservée à peu de monde.

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Plus de photos sur flickr.

Sri Lanka: Colombo

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Je dors mal, sans doute parce que je m’inquiète pour le retour et la journée qui m’attend, mon avion ne partant qu’au milieu de la nuit. Le petit-déjeuner est prévu pour un public non-occidental et j’ai du mal à trouver quelque chose qui me goûte. Le curry de grand matin, je ne m’y habitue pas ! La plupart des membres du groupe prennent l’avion pour Londres ce matin et le car les conduit à l’aéroport. Comme il passe par la partie historique de Colombo, je les accompagne, avec Paul, l’Australien qui ne part que dans quelques jours. Je m’imaginais cette partie coloniale de ville différemment, de taille plus réduite. D’immenses bâtiments coloniaux bordent de grandes avenues vides – c’est dimanche. Paul a décidé de faire à pied les 7,6 kilomètres (merci google maps pour cette précision) qui nous séparent de l’hôtel et je le suis.

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Après le centre colonial et moderne, nous longeons la mer, au niveau du Galle Face Green, l’endroit de promenade préféré des locaux, mais en matinée, c’est encore peu animé. Nous passons devant le grand hôtel colonial du même nom et puis, c’est toujours tout droit, via Galle Road.

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Et puis, cela devient de moins en moins intéressant: une grande avenue à plusieurs bandes, des buildings, des bâtiments plus petits sans style. Tout est fermé et il n’y a aucune animation mais beaucoup de circulation. Mon compagnon de promenade est un peu bizarre, il parle peu mais me pousse à continuer alors que je commence vraiment à fatiguer. Je prends des points de repère comme but de la marche, dans l’idée d’avancer. Cela aide un peu mais je désespère d’arriver à bon port. Après un long moment, des petits commerces apparaissent, de même qu’un temple hindou et je sens qu’on touche presque au but. Quand on arrive enfin, je m’affale dans mon lit, en sueur. Je prends une douche et prépare ma valise. Je tente de retrouver Sarah qui partait ce midi mais je la rate, dommage, car j’aurais bien aimé lui dire au revoir.

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Roshan s’est arrangé pour que je puisse garder la chambre jusque 15 heures mais après commence la longue attente. Je m’installe d’abord près de la piscine. Le lit de jardin est dur et il n’y a pas de coussin, le bruit de la rue est assez assourdissant, les corbeaux rajoutent une couche. Je termine mon roman et me lance dans la lecture des cinq courts récits d’Aki Shimazaki.

Au crépuscule, je rentre et m’installe dans les confortables canapés du lobby. Je vois arriver les invités à la fête de puberté d’une jeune fille srilankaise. Tous sont parés de leur plus beau costume ou sari et les couleurs sont chatoyantes. Je continue à lire, finis le premier, puis le deuxième récit. Pour me changer les idées, je vais manger au restaurant mais je me sens bien seule dans la grande salle. Je redescends et poursuis ma lecture. Le troisième est terminé. Au moment où je vais m’assurer à la réception que mon taxi est bien réservé, le chauffeur arrive. Il est 22h30 et je vais enfin quitter l’hôtel. (suite dans le prochain billet)

Sri Lanka: Kandy

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Ce samedi est une journée libre et personne ne se dépêche. Après un réveil tardif, nous partons en petit groupe – en gros, tous les célibataires – pour une ballade à pied dans la ville. Le premier but est de trouver un agent de change et un distributeur de billets. Un vieux monsieur nous emmène chez un bijoutier qui échange sans soucis mes euros contre des roupies. Les rues de Kandy sont fort animées et l’architecture très disparate. Des bâtiments anciens, coloniaux, se cachent derrière de nombreuses enseignes et beaucoup de bâtiments modernes, sans style aucun, enlaidissent la ville. Notre premier arrêt est à une église.

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Puis nous visitons un temple hindouiste. Très coloré, il est à la limite du kitsch avec ses images en néon ou aux tons fluorescents. De nombreux fidèles y prient tandis que retentissent des cloches au son assourdissant. Un prêtre effectue un rituel pour un homme, agitant une lampe à huile dans différentes directions.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le marché, croisant d’abord celui des vêtements et des tissus, puis celui de la nourriture. Diverses denrées garnissent les étals: des épices et de fruits, des légumes et des produits en conserve.

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Il est déjà l’heure de manger et nous nous arrêtons dans une grande « bakery » du centre ville, nommée tout simplement The Bakery. Le décor à l’intérieur est digne d’un palace un peu démodé, avec de grandes draperies dans les tons jaune et or qui masquent toute lumière venant de l’extérieur. On nous installe à une grande table et on nous propose de servir une sélection de beignets et feuilletés salés. Il ne faudra payer que ce que nous consommons. Je me régale d’un chausson aux légumes et au curry et d’un œuf farci, également aux légumes, le tout accompagné d’un lime soda très sucré. C’est un repas très économique et qui me suffit amplement pour le midi.

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Je quitte le groupe pour faire quelques emplettes au supermarché, du thé et des épices essentiellement. C’est quelque part plus simple qu’au marché et la qualité est tout aussi bonne, voire meilleure (on ne sait jamais si c’est un attrape-touristes). Je retrouve finalement le groupe à la St Paul’s Church où des enfants viennent de terminer leur répétition de chants de Noël.

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Je repars à nouveau seule, pour l’hôtel cette fois, me disant que Kandy n’offre pas grand chose de plus à visiter, et parce que je n’ai pas le courage de faire tout le tour du lac. Une après-midi piscine et lecture est bien agréable aussi, d’ailleurs.

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Je me suis faite à l’idée que ce voyage sera entrecoupé de longues pauses sans aucune activité prévue. A tel point que je n’accompagne pas les autres qui vont à la recherche d’un restaurant en ville. Je passe un moment à surfer dans le lobby (dans la chambre, cela ne fonctionne qu’à moitié – et encore, en se mettant contre le mur à un endroit précis). Le buffet de l’hôtel est tout simplement délicieux et j’ai envie d’en profiter une nouvelle fois. D’ailleurs, très vite, je vois apparaître Mark, Sarah et Fran qui ont abandonné leurs recherches d’un restaurant, ne trouvant rien à leur goût. Nous allons encore boire un verre ensuite au bar, puis je presse un peu Aneta pour qu’elle vienne chercher ses affaires dans la chambre. Sauf qu’elle prend son temps et que j’ai envie de dormir. Au final, mon sommeil sera assez mauvais, entrecoupé de nombreuses phases de réveil.

Sri Lanka: Sigiriya

Réveil aux aurores pour éviter les foules et la chaleur sur le rocher du lion de Sigiriya. Il fait malgré tout déjà très humide et je transpire beaucoup. Même mes lunettes se couvrent de buée par moments. Ce gigantesque monolithe rouge – pour le moment encore en partie caché par le brouillard matinal – fait 200 mètres de hauteur et abrite une forteresse-palais (oui, je brode sur le texte du Guide du Routard) construite par le prince Kassyapa après voir tué son père, le roi, à la fin du 5e siècle. Il est clair que vu la taille du rocher, il n’allait pas être attaqué de suite. La hauteur et les côtés abrupts des parois me font déjà peur vus d’en-bas mais je tente de profiter au mieux des « jardins ». Il n’en reste que quelques ruines mais l’ensemble devait être superbe, aménagé avec une alternance de cours, d’espaces verts et de bassins.

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Dès le début de la montée, les escaliers en pierre sont assez raides mais je suis le rythme. Je prends mon courage à deux mains pour aller admirer les fresques des danseuses nommées Demoiselles de Sigiraya et souvent comparées aux apsaras khmères. Il faut en effet emprunter un escalier métallique en colimaçon, enserré dans une sorte de cage grillagée puis déambuler sur une plate-forme attachée à la paroi du rocher. J’ai l’impression de marcher dans le vide mais la beauté des fresques me distrait quelque peu. Le peintre a fait quelques erreurs dans son travail: une femme possède trois mains, une autre, trois tétons. Les photos n’étaient pas permises, donc pas d’image ici, même pas de l’escalier que j’ai oublié d’immortaliser.

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Retour sur mes pas, puis passage par un autre escalier très raide, en pierre pour arriver à une grande plate-forme naturelle qui sert de base à l’ultime montée. Le haut du rocher est accessible via un escalier métallique qui s’accroche à la paroi, sans rambarde très protectrice. Après quelques marches, le vertige prend le dessus et j’abandonne là. Je n’étais pas sujette à ce problème quand j’étais plus jeune, c’est venu progressivement, notamment à cause du vertige extrême de mon ex qui a un peu déteint sur moi. Je suis déjà bien contente d’être montée aussi haut et je me dis que cela ne vaut pas la peine de faire une grosse crise qui me paralyserait dans un endroit inconfortable. Je commence d’ailleurs la descente à mon aise, accompagnée de Fran, ce qui nous permet de faire connaissance.

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Le chemin du retour nous mène le long de différentes grottes, dont celle du cobra, et par la salle des audiences.

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Nous retournons à l’hôtel où nous prenons – enfin – un petit déjeuner plus que copieux. Après celui-ci, je m’installe auprès de la piscine pour lire mon roman puis je retourne dans ma chambre pour une sieste bien méritée. Retour en bord de piscine pour la suite de la lecture, tout en me faisant manger par des moustiques qui trouvent l’endroit dans répulsif. Quelques longueurs, une douche, et le soleil se couche déjà, mettant en valeur le rocher du Lion qui se voit depuis l’hôtel. Je continue ma lecture – je vous ai dit que mon livre était passionnant ? – en buvant une bière. Une averse tropicale rafraîchit à peine l’atmosphère, et pendant que les trombes d’eau déferlent, nous dînons. Je goûte à nouveau une collection de currys différents mais peu piquants. Je tente de finir mon livre mais je dois bien admettre que ce ne sera pas possible ce soir: j’ai encore du sommeil à rattraper.

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Japon 2015: Osaka – Kanazawa

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit – sans doute le stress du train à prendre tôt. Quand je sors de l’hôtel, il fait gris mais sec et je décide de marcher les 15 minutes qui me séparent de la station de métro qui me mènera directement à la gare d’Osaka, sans changement. A mi-chemin, il pleut à verse et je peste sur moi-même, tirant ma valise d’une main et tenant le parapluie de l’autre. Comme toujours, j’arrive bien à temps. A l’entrée des quais, un panneau indique des retards sur la ligne de Kyoto, retards dus à un incident de personne. Un suicide ? (Au moins, il a choisi le dimanche pour causer moins de problèmes.) Je mets un moment à comprendre qu’il s’agit de ma ligne. Sur le quai, il y a foule et le panneau indique un train qui aurait dû être passé une demi-heure avant. Je m’inquiète, sachant qu’en Belgique dans ce genre de situation, c’est la pagaille et que les numéros de quai changent souvent en dernière minute. Je m’adresse au contrôleur en anglais. Il répond en japonais à sa tablette qui me traduit sa phrase en anglais: mon train a plus d’une heure de retard. Par signes, je comprends que je peux rester sur le même quai et que je dois prendre mon mal en patience. Je ne me sens pas trop en forme et pas moyen de m’asseoir. Heureusement, mes baisses de tension passent après un moment. Et mon train, le Thunderbird jusque Kanazawa, arrive enfin avec 45 minutes de retard.

Il n’y a pas beaucoup de place pour mettre ma valise mais heureusement le train n’est pas rempli et personne ne vient s’asseoir à côté de moi. Le trajet me semble déjà long dès le début, le train s’arrête relativement souvent (une dizaines d’arrêts entre Osaka et Kanazawa). Il n’y a pas le même confort que dans le shinkansen et cela balance beaucoup, ce qui m’empêche de lire. Nous passons près d’un très beau lac, et puis, d’un coup, tout le wagon s’excite: il y a un superbe arc-en-ciel auquel mes photos ne rendent pas justice malheureusement.

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train from Osaka to Kanazawa

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Les annonces sont uniquement en japonais, et je suis surprise lors de l’arrivée à Kanazawa vu que je n’avais plus aucune idée de l’heure d’arrivée avec le retard. Je prends le plan de la ville et des bus à l’information et je rejoins mon hôtel, que je dépasse d’ailleurs. L’entrée est assez déprimante, sombre et le check-in n’est qu’à 15 heures. J’achète de quoi grignoter et prends un bus bondé vers le Musée d’Art Contemporain. Je fais mine de descendre et le couple âgé à côté de moi me fait signe de les suivre dans le combat pour atteindre la sortie. Et quand je cherche le musée, la mamie me dit à nouveau de la suivre, me prenant sous son aile pour le court trajet. Elle parle trois mots d’anglais, mais cela a suffi pour se comprendre.

Je prends un ticket combiné et pars à la découverte du musée. D’abord l’exposition Who interprets the world ? qui pose la question du post colonialisme, rassemblant de nombreux artistes asiatiques. Ensuite Ghost in the cell, une installation avec vidéo à propos des cellules et du corps humain et enfin un choix d’oeuvres du musée rassemblées sous le titre Contemporary 2. Une oeuvre de Leandro Erlich est très impressionnante et amusante: un piscine sous laquelle on peut se promener, ce qui donne un effet assez particulier. Le bâtiment lui-même est intéressant, construit en cercle, les salles d’expositions étant au centre. Je recommande !

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Il fait gris mais il ne pleut pas et donc je pars à pied pour l’hôtel. Cela me prend 45 minutes mais je fais un détour par un food mall qui vend plein de produits intéressants mais pas de rhum. Je peux enfin aller dans ma chambre, déprimante à souhait. Je ressors après un moment pour aller manger au centre commercial situé à côté de la gare. Je choisis le Shiroku au 6e étage, spécialisé dans un type de plat particulier (dont j’ai oublié le nom): du riz, du poisson (saumon cru et cuit dans mon cas), avocat et omelette, qu’il faut mouiller en fin de repas avec le bouillon fourni (999 Yens). En face de moi, un salaryman fait une photo de son plat en même temps que moi et nous en rions. Après avoir bien mangé, je me promène encore un peu dans le mall et dans la gare encore bondée de monde.

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Thaïlande: Bangkok

Je me réveille tard, je suppose que j’avais besoin de rattraper du sommeil et de récupérer de mes maux de ventre. Je descends juste avant la fin du petit déjeuner, qui est composé d’un copieux buffet. J’avais oublié de recharger mon smartphone et aussi oublié que pendant que je n’étais pas dans la chambre, il ne rechargeait pas. Bref, je traîne un peu pour pouvoir l’utiliser en rue. Je décide de suivre Charoen Krung Road depuis le pont du skytrain jusqu’à Chinatown. Je visite d’abord le temple chinois de Jiew Eng où comme toujours quelqu’un m’invite à entrer. Plus loin se trouve le Wat Yannawa, très grand et prêt pour une fête. De là, on voit bien l’immense building construit au moment de la crise économique et qui n’a jamais été terminé. Cela coûterait trop cher de le détruire, donc il reste là, abandonné. Au débarcadère (« pier » en anglais – difficile de trouver un mot qui sonne bien en français) de Mekhala, les gens donnent à  manger aux poissons.

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Je passe près de la mosquée de Ban Au. Contrairement aux temples chinois ou thaïs, les mosquées sont toujours retranchées derrière des murs et des grilles et personne n’est invité à entrer, à moins d’être un fidèle. Plus loin, le marché de Ban Rak est peu animé; ce n’est sans doute pas son heure ou son jour. Près de là se trouve le Wat Suan Phlu. Sur Charoen Krung Road, les vieilles maisons côtoient les grands buildings.

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J’aperçois la Cathédrale de l’Assomption mais je rentre sans m’en rendre compte dans la cour d’un collège et je me mêle aux élèves. Je trouve finalement le bon chemin pour me rendre près de l’église et des anciens bâtiments de l’East Asiatic Company.

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Quand je retourne sur mes pas et rejoins à nouveau Charoen Krung Road, je me rends compte qu’il y a quelque chose de bizarre: le silence. La circulation est coupée et je m’informe auprès d’autres touristes qui sont là avec leur guide: un cortège avec le président Chinois doit passer. Et en effet, je vois toutes les voitures de police, puis les officielles, puis des ambulances… Je reprends mon parcours dans les ruelles et passe devant l’hôtel Mandarin Oriental et des galeries de magasins ou d’art chic mais vides.

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J’avais déjà vu l’ancienne « Custom House » il y a quelques années mais ce bâtiment abandonné a un charme certain. C’est là qu’ont été tournées certaines scènes d’In the mood for love. La caserne des pompiers se trouve toujours derrière le coin.

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Encore un wat, le Wat Muang Kae. Puis ce bâtiment moderne et pompeux qu’est la grande poste. La maison du Capitaine Bush est en rénovation et je ne vois pas grand chose.

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Je doute sur le trajet, la géolocalisation hésite aussi. J’aurais dû traverser un klong mais je ne l’ai pas vu et je ne le trouve pas. Je décide donc de suivre le soi qui se présente face à moi et c’est par hasard que j’aboutis à ma destination, la Soy Sauce Factory. C’est une galerie d’art qui est hébergée dans une ancienne fabrique de sauce soja. Pour le moment, il y a une exposition de photos d’un Chinois, Ren Hang. Son sujet de prédilection est le corps humain, souvent associé à un autre objet, ou dans des poses inédites. J’aime beaucoup ! Je vois qu’il y a moyen de manger sur place et je m’installe à l’intérieur, la table le long du klong étant occupée et l’autre au soleil. Une cuisinière me prépare une soupe tom yam au poulet en quelques minutes. C’est piquant et je transpire encore plus qu’avant mais ça fait un bien fou. Un Occidental m’adresse la parole en anglais, c’est le responsable de la galerie. Entendant son accent, je lui répond en français que j’aime beaucoup l’endroit et je le remercie.

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Malgré les forces reprises avec le repas, je n’ai plus trop le courage d’explorer; je suis d’ailleurs arrivée à Chinatown, là où j’avais commencé mes visites la semaine précédente. Je retourne donc vers mon hôtel, arrêtée encore une fois par un cortège officiel.

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Je tourne sur Silom, m’arrête un moment dans un tout petit parc. Je fais quelques réserves au 7/11 puis m’installe à la piscine de l’hôtel avec mon livre et un gin fizz. La musique oscille entre mix lounge et classiques de Noël qui ne se marient absolument pas. Le soleil se couche et je retourne dans ma chambre.

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Je n’ai plus trop envie de sortir ce soir, je mets ma plus jolie robe et je teste le bar de l’hôtel au 38e étage. La vue sur la ville est magnifique. Je vois le skytrain serpenter entre les tours illuminées. De l’autre côté, j’aperçois le fleuve Chao Praya. Je m’installe et commande un Mango & Apricot Martini. Une jeune néo-zélandaise m’adresse la parole et nous discutons ensemble un moment. Elle me raconte le début de ses vacances, elle vient d’arriver. Je descends ensuite au restaurant de l’hôtel, le Rice & Chilies qui est vide. Il y fait fort frais à cause de l’air conditionné mais  j’ai faim et pas envie de chercher un autre endroit. J’y commande deux entrées, des brochettes de boeuf au satay et du saumon cru au citron vert et piments, ainsi qu’un verre de vin blanc. Il n’y a aucune ambiance et c’est évidemment moins agréable que le soir précédent (on ne peut pas gagner à tous les coups) mais j’ai bien mangé.

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Cambodge 2012: Kep

Aujourd’hui, je fais ma paresseuse… Edwin et Katrien sont partis à Rabbit Island. Il y a six ans, j’avais fait une excursion en bateau vers une île au large de Sihanoukville et j’étais revenue avec des coups de soleil. Une journée en solitaire le long de la piscine me tentait plus. Le ciel est plutôt couvert et il y a pas mal de vent. Ma matinée commence avec une conversation en toute simplicité avec le couple de Hollandais qui à part le niveau sonore de leur voix sont tout à fait charmants et ont déjà visité du pays. Salade de thon le midi puis reste de l’après-midi à lire. Katrien et Edwin rentrent vers 16h30 tout bronzés et salés, heureux de leur excursion.

Le soir, je dîne de rösti, la spécialité maison mais ce n’est pas le meilleur que j’aie mangé.

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