Birmanie – Thaïlande: Yangon – Bangkok

Les chiens hurlent à la mort cette nuit. Je me réveille tôt mais j’ai tout le temps de traîner. Ma valise est déjà quasi prête et mon avion n’est que dans l’après-midi. Je regrette maintenant de n’avoir pas choisi celui du matin, j’aurais pu rejoindre Bangkok plus tôt au lieu de perdre ma journée dans l’attente.

Je prends un copieux petit déjeuner, ne sachant pas trop quand j’aurai à nouveau l’occasion de manger puis je vais me promener dans le grand parc face à l’hôtel. Je prends encore quelques photos de la pagode de Shwedagon mais aussi de l’avion de ligne abandonné là. Je n’ose pas trop m’approcher voyant des hommes s’installer à l’intérieur.

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Après un dernier selfie dans ma chambre, je fais mes adieux à Moe Moe et partage un taxi avec Angelo et Margaret qui reprennent l’avion un peu après moi. Pour une fois, la circulation est assez fluide et nous mettons moins d’une heure pour arriver à l’aéroport. L’enregistrement des bagages n’est pas encore possible et nous parlons encore un peu, puis je fais mes adieux. La file est longue et n’avance pas. Après le contrôle des passeports, je fais l’achat de bonbons au sésame pour offrir à Catherine.

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L’attente se prolonge et je lis mon roman sur ma liseuse. Mon voisin m’adresse la parole et me demande le code du wifi. Je lui explique que c’est juste un livre mais il ne comprend pas trop. Son oncle intervient et nous commençons à parler un peu. Il est Chinois de Thaïlande et son neveu vit en Chine à Schenzen. Il lui explique où se situe la Belgique. J’ai vraiment eu l’impression que c’était un grand benêt.

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Finalement l’avion décolle. Je me retrouve assise à côté d’un homme d’affaire américain, je pense, dans le genre pas souriant du tout et qui prend de la place. Il fait glacial dans l’avion et je n’ai pas mon gilet. Le vol s’éternise: le trafic aérien est congestionné et l’avion doit attendre son tour pour atterrir. Après 30 minutes, il arrive enfin, nous déposant loin du terminal. Des bus nous y emmènent.

Contrôle d’identité, cachet dans le passeport, retrouver ma valise, changer des dollars en bhats (je n’ai pas énormément dépensé en Birmanie et il me reste pas mal d’argent liquide), acheter une carte SIM valable 10 jours, avec la 3G illimitée, chercher le train qui relie Bangkok et aller jusque Phaya Thai. Il y a beaucoup d’escaliers et mon sac pèse déjà 17 kilos. En bas, il y a une station de taxis et je me dis qu’ils doivent être contrôlés. En fait non, une fois dans le taxi, avec mon bagage dans le coffre, le chauffeur ne veut pas mettre son compteur et me demande de proposer un prix. Je lui dis 100, sachant que c’est un prix plus que raisonnable. Il refuse. Je cède finalement à 250, sachant très bien que je me fais arnaquer. En plus, il décide de me faire la conversation et me met du Michael Jackson. Encore heureux qu’il m’amène bien à destination, sans faire de gros détours. Il y a des embouteillages mais ils ne sont pas catastrophiques non plus. J’arrive donc à Chinatown, sur Yaowarat Road, à la Shanghai Mansion.

Je suis très bien accueillie, avec un thé glacé au chrysanthème. Ma chambre est très jolie mais je regrette l’absence de vue (ce qui n’est pas étonnant vu la densité des immeubles). Je suis fatiguée de cette journée inutile et j’ai faim. Ce n’est pas le mini-repas de l’avion qui m’a nourrie. Mais je n’ai pas envie de commencer à explorer le quartier dans le noir. Je vais donc au bar-restaurant de l’hôtel, le Rose Café. On m’y demande « table for two ? ». Je commande un Siamese Sling, un cocktail très frais à base de gin, de tonic, de jus de pomme, de citron vert et de feuilles de kafir. Et pour manger, je chois un plat à base de homard, accompagné d’une sauce assez bizarre au citron vert et au lait (?) et de fruits. Bref, une cuisine fusion pas très réussie.

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Je rejoins ma chambre pour la nuit et après un peu de lecture, je m’endors paisiblement.

Birmanie: Ngwesaung – Yangon

Je n’ai pas bien dormi cette nuit mais je n’ai aucune explication: pas de bruit, pas trop d’alcool… Peut-être la fin du voyage en groupe qui se profile ?

Sachant que le trajet vers Yangon est long,  nous avons demandé à Moe Moe de partir tôt. Evidemment, le réveil à 5h45 n’est pas des plus aisés. Nous partons vers 7h45 et le chauffeur fonce, même dans les virages et sur la route cabossée. Je ne me sens pas trop bien mais je sais que la route quitte les collines après une heure. Nous nous arrêtons quelques fois pour des pauses pipi et rejoignons le Summit Parkview Hotel à Yangon après des embouteillages dans la ville. Nous refusons l’arrêt repas, préférant garder un peu de temps libre pour l’après-midi.

Je mange à l’hôtel avec Robyn: un sandwich au thon est le genre de repas qui me manque après un moment. Nous partons ensuite nous promener. La distance vers le centre n’a pas l’air si longue sur la carte mais il n’y a pas grand chose à voir sur ces longues avenues arborées. Quelques maisons coloniales délabrées et un hôpital. Nous passons devant la grande église de la Sainte-Trinité et rejoignons le marché de Bogoyoke. C’est assez chaotique et très touristique: il y a moyen d’y acheter tous les souvenirs vus en cours de route et il y a de nombreux bijoutiers. Nous rentrons vers l’hôtel, mettant plus de 35 minutes mais profitant de la promenade en cette fin d’après-midi.

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Robyn me propose un verre de vin dans la chambre, puis nous rejoignons le bar pour la happy hour. J’enfile quatre gin tonic puis nous passons au restaurant où je mange des satés de poulet. Nous faisons nos adieux à Olga, et un peu après, je quitte Robyn qui dormira dans la chambre d’Olga, me laissant seule pour la dernière nuit (elle ne voulait pas me réveiller au petit matin lors de son départ).

Ce déménagement me fera passer plusieurs fois dans le couloir: j’y vois une femme en mini jupe et hauts talons faire le pied de grue, frappant à une porte. A mon retour, il y a une discussion animée avec un homme. Quand je repasse une troisième fois, il y a un attroupement: plusieurs personnes sont sorties de leur chambre et l’agent de sécurité remet de l’ordre. Une prostituée sans doute ?

Birmanie: Kyaiktiyo – Bago – Yangon

Je déjeune de toasts à la confiture et de thé. Je me sens déjà mieux même si je crains la descente en camion suite aux événements d’hier. Nous montons dans un premier véhicule qui nous amène quelques centaines de mètres plus bas. De là nous prenons un second. Il y a toujours autant de monde mais la descente se passe mieux. J’ai toujours un peu le vertige et je ne préfère pas regarder le précipice au bord de la route. Les camions roulent très vite et je me demande combien d’accidents ont déjà eu lieu. Mais je discute pendant tout le trajet avec Olga: elle me raconte un peu sa vie, et moi la mienne, ce qui permet d’oublier les conditions du transport. J’ai tenté de faire quelques photos mais elles ne sont pas des plus réussies et ne donnent aucun impression de la pente réelle.

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Moe Moe a prévu que nous puissions sortir avant tout le monde, là où est garé le minibus qui nous a attendus pendant la nuit. Nous reprenons la route et nous arrêtons dans une exploitation de caoutchouc où nous montre comment il se récolte. La plantation a été fortement touchée par le cyclone Nargis en 2008 et les arbres sont jeunes. De plus, le commerce n’est plus aussi rentable qu’auparavant à cause des matières synthétiques qui le remplacent. Nous faisons ensuite à nouveau un pause au stand de pomelo frais. Le fruit est vraiment très sucré et même si je fais encore attention, je me régale.

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A Bago (Pegu), nous visitons la reconstruction du Palais Royal. Je ne trouve pas cet endroit très intéressant, les bâtiments ayant été érigés de manière plus clinquante que proche de la réalité historique. Il y a deux bâtiments principaux et un auvent qui abrite les restes de piliers en teck originels.

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Nous n’allons pas visiter la pagode de Shwemawdaw au stupa doré parce qu’il fait trop chaud et que le revêtement du sol en carrelage blanc nous brûlerait les pieds, nous explique Moe Moe. Nous allons par contre à la pagode Shwethalyaug. Un grand Bouddha y est couché dans une sorte d’immense hangar. Il y a beaucoup de monde et la vie continue. Ce n’est pas parce qu’on est dans un lieu sacré qu’on ne peut pas y pique-niquer ou y faire des achats.

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A la pagode de Kyaik Pu, ce sont quatre grandes statues de Bouddhas qui dominent le site. Il fait en effet très chaud et ça nous change des derniers jours.

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Nous dînons dans un restaurant au bord de la route, près d’un lac et d’un parc d’attractions. Je partage mon plat de riz et légumes avec Olga. En entrant, je me suis sentie observée (déshabillée ?) par un groupe d’hommes de type indien. A un moment, le visage de Moe Moe se décompose. Elle demande à une serveuse de nous prendre en photo, mais je vois bien que l’objectif n’est pas tout à fait dirigé vers nous mais plutôt vers la table du groupe d’hommes. Bizarre…

Sur la route, nous nous arrêtons près d’une voiture de police et Moe Moe va leur parler. A son retour, nous lui demandons ce qui se passe: elle pense avoir reconnu dans le groupe d’hommes celui dont l’avis de recherche était affichée à l’aéroport de Bagan. Tout cet épisode me semble toujours aussi bizarre aujourd’hui et ne fait que confirmer l’impression que j’avais, celle que notre guide était plutôt proche du gouvernement.

La route est longue vers Yangon mais d’assez bonne qualité. Nous nous arrêtons au Cimetière des Alliés de la Seconde Guerre Mondiale. C’est devenu un lieu de rencontre des jeunes qui s’y promènent, en couple ou avec des amis. L’endroit est émouvant mais en même temps, il vit.

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Embouteillages, arrêt au Green Elephant pour qu’Olga puisse acheter les foulards qu’elle y avait vus et chez un joaillier. Nous arrivons enfin au Summit Parkview Hotel où nous retrouvons Jodell qui attend de pouvoir partir à l’aéroport. Nous profitons de la happy hour et avec trois gin tonic et un petit snack, je peux me déclarer guérie !

Birmanie: Yangon – Summit Parkview Hotel

— les hôtels dont je parle pour la Birmanie n’ont pas été sélectionnés par moi mais par l’agent de voyage; je donne néanmoins mon avis —

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Inauguré en 1995 ou 1996 par je ne sais plus quel général, le Summit Parkview Hotel est un bâtiment assez imposant qui commence à montrer son âge. Des rénovations de la façade sont d’ailleurs en cours. Quelques détails d’architecture rappellent les temples birmans mais le reste est très conventionnel. Il est situé en face d’un parc, tout près de la pagode de Shwedagon mais le centre historique est à plus d’une demie heure à pied. Le personnel est au petits soins et fait de son mieux pour accueillir les touristes. J’y ai séjourné trois fois une nuit, dans trois chambres différentes. La première avait une vue sur la pagode de Shwedagon, les autres sur la piscine.

Le look des chambres montre son âge, très années 90, avec d’horribles couvre-lits bariolés en synthétique et du tapis plain qui retient toutes les odeurs et l’humidité (toujours un bon plan sous les tropiques). La salle de bain propose tout ce qu’il faut: bain, évier avec grand espace de rangement et toilettes mais dans une des trois chambres, la robinetterie était dans un état déplorable.

Le petit déjeuner est excellent, très varié, proposant des plats occidentaux mais aussi locaux et pan asiatiques: chapatis indiens, curry birman ou soupe miso. Le thé Lipton est par contre surcuit et amer, le café ne vaut apparemment pas mieux.
Le restaurant propose une bonne cuisine locale et internationale et le bar, une happy hour. Bar qui donne l’impression d’être dans les années 80, sombre, avec un groupe live le week-end qui interprète des classiques soft pop. Mais 4$ pour deux gin tonic, ce n’est pas cher du tout.

situation: 3/5
aménagement des parties communes: 4/5
aménagement de la chambre: 3/5
salle de bain: 3/5
propreté: 4/5
petit déjeuner: 4/5
wifi: 2/5

Birmanie: Yangon – Mandalay

Mon sommeil est très moyen cette nuit; je sens toujours les mouvements de l’avion. Le réveil très matinal est particulièrement difficile (il est tout juste minuit pour moi) et je n’ai pas faim au petit déjeuner pourtant varié et copieux. A part le thé Lipton, qui est cuit et recuit. Nous partons en car pour la pagode de Shwedagon toute proche. Ma jupe, couvrant pourtant mes genoux, est considérée comme trop courte et je reçois un longyi, un genre de sarong, à prêter.

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Le temple est construit au sommet d’une colline mais les Birmans ont tout prévu : un ascenseur permet d’y accéder sans effort. Après la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle, c’est au tour du stupa d’être dans les échafaudages. Les travaux de rénovation me poursuivent… Même s’il est recouvert de toiles dorées, cela ne donne pas le même effet que s’il était à nu, brillant de tout son or. Le ciel d’un bleu éclatant compense un peu cependant. Apparemment, une rénovation a lieu tous les quatre ans: il faut bien ça pour y appliquer les quantités d’or que donnent les fidèles.

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Un système de chariot avec poulie amène les plaques d’or aux ouvriers, avec discours et photos des généreux donateurs. Il est apparemment plus gratifiant en Birmanie de dépenser son argent pour dorer les stupas et statues de Bouddha que d’aider les nécessiteux. Le site est assez grand et rempli de constructions diverses. Il y a du monde, des touristes et des locaux qui se recueillent et la visite est très agréable.

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Les membres du groupe apprennent à se connaître et Olga m’adresse la parole en français: Canadienne, elle a voyagé partout dans le monde. Et surtout, elle a vécu et étudié à Paris dans sa jeunesse, s’intéressant à Simone de Beauvoir et Marguerite Duras.

Nous partons ensuite pour le lac de Kandawgyi, au bord duquel se trouve la barge royale, ou plutôt sa reconstruction en béton. Le parc est vide, la visite rapide est plutôt décevante. C’est un endroit qui s’anime en fin de journée, quand les habitants de Yangon viennent s’y promener.

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Le car nous dépose ensuite dans le centre, au bord de la rivière. Nous prenons un café ou un rafraîchissement au Strand, le grand hôtel colonial de style victorien qui a aujourd’hui retrouvé toute sa grandeur après des années de décadence où il a servi comme hôtel pour routards. De nombreux écrivains y ont résidé, de Rudyard Kipling à Norman Lewis et il accueille maintenant les personnalités importantes. J’aurais préféré déguster un cocktail en soirée, le long du bar en bois mais un thé le matin me transporte dans l’ambiance coloniale. Je me désintéresse vite de la conversation et rêvasse sur l’histoire du bâtiment.

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De là, nous partons pour une promenade dans le quartier, passant d’abord à la grande poste, autre immeuble au passé glorieux et quelque peu décrépit actuellement. Il fait fort sombre à l’intérieur, surtout au second étage, et ce ne sont pas les quelques néons qui réchauffent l’atmosphère. La vue sur le fleuve est plutôt limitée: de grandes palissades cachent les grues du port. La circulation est plutôt folle, Yangon s’asphyxiant dans les embouteillages (uniquement des voitures, les deux roues étant interdits, soi-disant parce qu’il y a eu trop d’accidents. Le Routard précise qu’en fait, les dirigeants ont peur d’attentats terroristes de motocyclistes !). Partout, il y a des jarres contenant de l’eau pour désaltérer les assoiffés.

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Les trottoirs, ou ce qui y ressemble (ils sont plein de trous et mieux vaut regarder où on met ses pieds) sont remplis d’échoppes: restaurants de rue, vendeurs de livres, téléphones publics… Des bâtiments coloniaux en divers états de délabrement sont voisins d’immeubles modernes clinquants et sans goût. Il fait particulièrement chaud et je ne suis pas mécontente de retrouver le car, non sans avoir vu la pagode de Sule de loin, étalant tout ses ors entre les buildings.

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Repas de groupe au Green Elephant avec un menu copieux imposé. Craignant d’avoir trop, j’ai partagé le mien avec Robyn et c’était une très bonne idée au vu des quantités. Nous avons mangé une soupe de haricots rouges, du curry de poulet et de boeuf à la birmane, des légumes sautés et une salade de légumes crus.

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C’est le ventre bien rempli que nous allons à l’aéroport. La partie pour les vols domestiques ressemble à une aérogare de campagne, les contrôles sont très distraits. Tout est organisé par Moe Moe, la guide, et les bagages sont pris en charge par différents porteurs, du car à l’avion et de l’avion à l’hôtel. Cette pratique me met un peu mal à l’aise mais je constaterai qu’il n’y a aucun problème au cours du voyage. Nous volons avec Yangon Airways, une compagnie privée qui possède trois avions à hélices, des ATR 72, qui ne sont plus de toute première jeunesse. A travers le hublot tout griffé, je vois défiler collines et rivières. Une première escale se fait à Heho et nous repartons ensuite pour un vol de 35 minutes vers Mandalay. Une boisson et des pâtisseries nous sont servies.

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Une longue route isolée nous mène à la ville, le soleil se couche au loin, tout rouge. Mandalay est une grande ville relativement moderne et laide. L’hôtel Oway est situé en face de la gare et bien que d’apparence clinquante, il n’est pas des plus agréables. Moe Moe nous propose un rapide tour du quartier, nous montrant les bonnes adresses où manger. J’achète un baume à lèvre au goût citron et à effet glacé dans un centre commercial local et puis je vais manger avec Robyn au Singapura, un restaurant moderne de cuisine malaisienne et singapourienne. Trois autres personnes du groupe nous rejoignent. Mon curry de scampis est délicieux et très copieux, accompagné d’une fraîche bière Myanmar.

Retour à l’hôtel pour aller me coucher tôt.

Birmanie: Bangkok – Yangon

Yangon ou Rangoon. Les Britanniques ont changé pas mal de noms parce qu’ils n’arrivaient pas à les prononcer. J’utiliserai tantôt les uns tantôt les autres.

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Quand j’arrive à Bankgok, le soleil se lève. En partant à la recherche de mon boarding pass, je pars d’abord dans la mauvaise direction, mais au moins ça me dégourdit les jambes. L’attente n’est pas très longue mais j’ai vraiment envie de dormir maintenant, la nuit étant à ses débuts pour moi. Dans l’avion, je me retrouve assise à côté de Sikhs, reconnaissables par leurs turbans. Reluquant leurs cartes d’immigration, je remarque qu’ils s’appellent tous « Singh ». Cela fait partie de leur prénom; ils n’ont pas de nom de famille dans leur passeport. J’aurai de nouveau appris quelque chose (l’encodage des noms fait partie de mon métier et quelque part, ça me passionne). Une bonne heure de vol seulement mais on nous sert un repas: des sandwichs assez infâmes au faux jambon et faux fromage, accompagnés d’une salade de pommes à la mayonnaise.

Quand nous atterrissons à Yangon, je remarque de suite que l’aéroport est minuscule, cinq avions maximum y attendent leur départ, et pas d’autre vol international. Le contrôle à l’immigration se fait avec le sourire et quand je veux prendre ma valise, elle n’est pas encore là. La soute était vraiment bien remplie, avec de nombreux paquets encombrants, y compris une grosse imprimante.

Prendre mon sac, changer de l’argent (300 euros) et recevoir une très grosse liasse de billets en kyats. Le transfert vers mon hôtel était compris dans le prix et je trouve vite mon chauffeur. Il fait chaud mais la voiture est climatisée. Le trajet est long, plus d’une heure… En fait, la voiture est coincée dans les embouteillages, un gros problème de Yangon depuis que tout le monde est libre d’acheter une voiture – mais pas de motos, elles sont in interdites dans la ville sur ordre des militaires.

Quand j’arrive à l’hôtel, le réceptionniste a une hésitation et vérifie d’abord si la personne avec qui je partage la chambre est bien une femme. Quelques minutes plus tard, je rencontre Robyn, une Australienne un peu plus âgée que moi. Nous parlons un peu mais je lui dis que je n’ai pas beaucoup dormi et que j’aimerais faire une longue sieste. Discrète, elle part pour une promenade et ne reviendra que vers 16h. J’ai un peu faim mais ça attendra; j’ai surtout sommeil.

Vers 18h, je rencontre la guide, Moe Moe et le reste du groupe dont les âges vont de la trentaine à septante ans environ. Les nationalités sont surtout anglo-saxonnes: australienne, américaine, écossaise, canadienne, irlandaise et suisse. Quatre couples et sept personnes isolées. Il fait juste glacial dans cette pièce et j’espère que ce sera vite fini mais Moe Moe a besoin de noter certaines informations concernant nos assurances. Elle nous parle aussi un peu du voyage, mettant l’accent sur la sécurité, ce qui met un peu mal à l’aise.

Le repas se fait à l’hôtel, tout le monde est un peu fatigué. Je commande un curry de poulet birman, et la discussion tourne autour des voyages précédents. Je retrouve mon lit avec bonheur vers 9h30, sachant que le réveil sera matinal (le premier d’une longue série).