Pays-Bas: Delft et La Haye

Vendredi 5 juillet 2019

Malgré le lit très confortable, je n’ai pas très bien dormi. J’ai eu le syndrome de la première nuit: trop froid, trop chaud, trop froid, trop chaud. Du coup, je me réveille paresseusement, traînant encore un peu sous la couette. Mais la faim l’emporte et je vais déjeuner dans la belle salle ancienne de l’hôtel. Un buffet propose pains divers, viennoiseries, fromage, charcuterie, crudités et fruits tandis qu’une courte carte propose des mets chauds, gaufres et oeufs. Je regrette juste que le thé en sachet soit du genre super banal, bio mais au goût industriel. Je me rendrai compte très vite que les Hollandais ne sont pas de grands amateurs de thé: il y a des bars spécialisés en café partout mais il n’y a quasi pas de salons de thé.

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La petite ville historique et pittoresque de Delft n’est qu’à une demi-heure en tram de La Haye, et c’est par ce moyen que je la rejoins. Je flâne sans but, me laissant porter par les monuments que je rencontre sur mon passage, sans trop chercher à connaître leur histoire. Un superbe chat roux monte la garde à côté de la statue d’un prince du passé, des croix blanches en bois rendent hommage aux rock stars décédées.

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Je visite la Oude Kerk, fascinée par les tombes dont les pierres sont sculptées avec finesse mais aussi avec un certain goût pour le macabre.

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Je rejoins ensuite la Nieuwe Kerk et je monte les nombreuses marches pour profiter du panorama depuis la tour. J’avoue ne pas être à l’aise du tout dans l’étroit escalier et je ne vais pas jusqu’au sommet, je m’arrête un peu plus bas à un endroit où la vue est déjà très belle. Je déambule ensuite dans l’église où domine l’immense tombe d’un roi ancien (je n’ai pas retenu de qui il s’agissait).

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Je continue ma promenade par une séance shopping: un très joli imperméable m’appelle et malgré son prix relativement élevé, je l’achète, me disant qu’il sera très pratique à la mi-saison. Evidemment, maintenant j’ai un sac à porter. Je marche toujours, me laissant porter, suivant les canaux, faisant demi-tour en jetant un œil à ma google map pour ne pas rater la Oostpoort. Je me retrouve hors de l’enceinte de la vieille ville et le charme est rompu: les bâtiments sont modernes et pratiques mais pas très beaux.

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Je reprends la route vers le centre, mangeant un bout au passage, un sandwich roulé à l’avocat et à l’houmous puis me dirige vers l’embarcadère. Une promenade en bateau est toujours idéale pour se reposer les pieds quand on a déjà beaucoup marché ! J’ai de la chance: le prochain départ est 15 minutes plus tard.

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L’eau des canaux ne monte pas très haut et le bateau est entouré de hauts quais; et surtout je regrette de ne pas avoir de lunettes de soleil et de chapeau mais les commentaires du guide m’ouvrent les yeux sur une série de constructions que je n’avais pas remarquées, ou par lesquelles je n’étais pas passée. Après cette ballade, je retourne d’ailleurs voir certaines des maisons de plus près puis je reprends le tram vers La Haye où je descends à la gare HS Den Haag.

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Je profite de cette promenade à pied pour faire du shopping: du rhum Eldorado à un prix défiant toute concurrence, quelques bières locales, et puis plus loin, je trouve un supermarché asiatique où j’achète des produits indonésiens. Je suis un peu frustrée: j’aurais dû faire une liste de courses avant de partir mais je n’y ai pas pensé. A mon retour, je verrai cependant que mes achats sont assez adéquats.

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Je repars en me promenant dans la ville, admirant l’architecture: toutes les maisons sont en style fin 19e – début 20e siècle et ont l’air immenses. Il y a une grande homogénéité, ne laissant que très peu de place à des bâtiments plus modernes dans certaines parties du centre. Il me semble surtout que c’est une ville très riche. Les ambassades se succèdent et puis voici l’Hôtel des Indes, un des plus chics de la ville.

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Le restaurant que j’ai sélectionné pour ce soir est situé un peu plus loin. Bouzy, Wine & Food propose une belle collection de vins et des plats de style tapas pour les accompagner. En discutant avec la serveuse, je commande juste un steak à la sauce chimichurri et des frites, et pour un petit appétit comme moi, c’est parfait. Je l’accompagne d’un verre de pinot rouge allemand tout à fait à mon goût. Ma promenade digestive pour le retour me fait à nouveau passer dans ces belles rues, certaines très arborées et je profite de l’ambiance très calme du soir. Avant d’aller dormir, j’explore encore les sous-sols de l’hôtel: un bar a en effet été aménagé dans la salle des coffres mais il est n’est pas ouvert aujourd’hui.

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Statistiques du jour: 13km – 18 183 pas

Madère: Monte

Mercredi 20 février 2019

Mardi est une journée intermédiaire: j’ai voyagé de Santo Antonio da Serra à Funchal, en taxi, pour rejoindre un grand hôtel de plage (j’en parlerai plus tard). J’ai fait une promenade en ville mais sans prendre de photos.

Mercredi matin, la météo est grise mais du soleil est prévu dans l’après-midi. Je décide de visiter le quartier de Monte, situé dans les hauteurs de Funchal. Un bus direct m’y amène mais je dois l’attendre une demi-heure. Le trajet est long et extrêmement tortueux, et parfois vertigineux. J’évite de regarder en contrebas à certains moments.

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Il fait frais dans les hauteurs et je frissonne, refermant mon imperméable et ajustant mon écharpe. Je commence par visiter l’église qui domine le paysage, un bâtiment aux deux tours blanches. En contrebas commence le circuit des traîneaux en osier, un moyen de transport local qui est devenu une attraction touristique.

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Je rejoins le premier but de mon excursion, les jardins de Monte Palace, que je pénètre par une entrée peu fréquentée. Je suis tout de suite subjuguée par la luxuriance de la végétation, par les fougères arborescentes qui déploient leurs frondes, par les palmiers qui dominent, par des plantes plus discrètes au niveau du sol. Le jardin est construit en terrasses et à chaque étage, le décor change.

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Il y a un jardin d’orchidées, un jardin japonais qui me semble un peu artificiel après ceux vus au Japon mais très agréable à visiter quand même. Il y a le palais, un superbe bâtiment avec vue sur toute la vallée; il y a un jardin italien, une volière, des azulejos, des cycas, des azalées… Je suis tout simplement émerveillée.

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Le ticket d’entrée comprenait une dégustation de madère et je rejoins le petit bar. J’y prends en même temps un gâteau à la farine de riz, une spécialité locale, qui sera mon repas de midi. Je repas ensuite dans la direction opposée, pour rejoindre la sortie proche du téléphérique. Je compte bien surmonter la peur qui me poursuit depuis Miyajima au Japon. Je me concentre, sens que mon anxiété n’est pas trop présente, jette même de temps en temps des coups d’œil vers le bas. Je ne peux pas dire que j’étais tout à fait à l’aise mais je me sentais bien mieux qu’au Japon.

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C’est de cette manière que j’arrive au Jardin Botanique de Funchal. Je suis déçue au départ, je ne retrouve pas la luxuriance du jardin de Monte Palace. L’endroit me semble un peu plus négligé, moins bien aménagé, trop disparate mais après un moment, je commence à apprécier sa beauté. Le soleil se montre enfin, la lumière est tout à fait différente et je m’installe sur un banc pour profiter du moment présent.

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Je reprends à nouveau le téléphérique, puis le second qui entame une descente vertigineuse vers Funchal, vers le bord de mer où je reprends le bus vers mon hôtel. C’était une journée bien remplie qui m’a permis de voir les attractions principales de la capitale de Madère, et qui correspondait à mon goût des jardins exotiques.

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Statistiques du jour: 14 370 pas – 10,8 km

Il y a bien plus de photos sur flickr.

Hambourg: où je passe d’un musée à un jardin botanique

La météo, entre soleil et nuages, est plus fraîche aujourd’hui, ce qui ne m’empêche pas de mettre une jolie robe. Ce qui me fera remarquer en rue. Les Allemand(e)s s’habillent pratique, avec veste de pluie et chaussures de marche. Je n’ai quasi pas vu de femmes en jupe et en talons.

Je prends le métro jusqu’à la gare pour visiter le Kunsthalle, le grand musée d’art ancien et moderne de la ville. Un cube blanc très contemporain a été annexé au bâtiment de style classique et on y accède via un tunnel. Comme je m’intéresse surtout à l’art contemporain, je visite la partie moderne où se tient une exposition sur le thème de l’alphabet. Les œuvres exposées ne me parlent pas trop. Il y a bien quelques installations intéressantes mais la plupart sont très (trop) minimalistes. J’ai aimé ce film dans lequel John Baldessari tente d’apprendre l’alphabet au plantes (sans résultat évidemment – extrait) ou cette récitation d’une ligne du clavier allemand par Blixa Bargeld qui s’exprime avec toutes les intonations possibles et imaginables  (je n’ai pas retrouvé le nom de l’artiste).

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Comme cette exposition ne m’a pas séduite plus que ça, ma visite a vraiment été rapide et donc, contre toute attente, je me promène parmi les galeries d’art ancien, admirant (de loin) tous ces tableaux anciens. J’ai été gavée de musées étant enfant et j’ai eu une overdose. Dès que j’ai été en mesure de m’y promener seule, j’ai évité toutes les sections de vieilleries. Mais comme cela faisait tellement longtemps que j’avais occulté l’art ancien, j’ai apprécié ma visite, même rapide. Mes intérêts ont en partie changé et les vêtements des personnages peints par les maîtres anciens me fascinent. Et comment rester de marbre devant du Caspar Friedrich ?

Les nuages sont menaçants mais la promenade jusqu’au Rathaus se fait au sec. Il est temps de manger mais les snacks ne m’inspirent pas. Jusqu’au moment où je me rappelle que le Café de Paris n’est pas loin. J’ai beaucoup de chance: j’arrive à obtenir une table sans réservation. Les plats qui me tentent le plus me semblent fort lourds et du coup, je choisis mal: des pâtes aux scampis, coriandre et pastèque, une association fort bizarre, mais le verre de vin blanc est bon. A part ça, ma décision d’aller dans cet endroit était excellente: le décor est magnifique et, à peine assise, c’est le déluge dehors.

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Il ne me reste que quelques heures avant mon vol et je pense manquer de temps pour visiter le jardin botanique. J’y vais en accélérant le pas mais sur place, je me rends compte que c’est fort petit. Les jardins sont beaux, oui, mais à cause de la pluie, tout est mouillé et il est impossible de s’installer quelque part pour profiter du moment (ou accessoirement de lire) et les serres sont vraiment minuscules. Intéressantes mais très limitées en comparaison de celles du Jardin des Plantes de Paris.

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Cette visite rapide me permet de renter à l’hôtel en flânant dans des rues que je n’ai pas encore parcourues, voyant au passage quelques traces du G20. Je rencontre de beaux bâtiments anciens et d’autres plus modernes, ainsi que l’église Saint-Nicolas dont il ne reste que la tour suite aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale. C’est un sentiment bizarre de se trouver dans la nef alors qu’il n’y a plus de toit. Plus loin, une autre église, Saint-Michel, puis à nouveau Speicherstadt pour quelques dernières photos.

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Je récupère ma valise à l’hôtel et je pars pour l’aéroport. Le check-in n’est pas automatique et il n’est pas encore ouvert. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais il n’ouvre finalement qu’une bonne heure avant le départ de l’avion. Et clairement tout ne tourne pas rond à l’aéroport: au moment d’embarquer, il n’y a pas de bus pour nous mener à l’avion et nous prenons du retard. En patientant, je reçois un sms qui m’informe qu’un fou a tué au couteau des personnes dans un supermarché dans un faubourg de la ville. Je me rends compte plus tard que je suis passée très près de ce quartier avec le train, à peu près à l’heure où c’est arrivé.

Je rentre sans encombres à Bruxelles, contente de mon voyage et d’avoir vu une si jolie ville qui mélange architecture et commerce, avec une présence très marquée de l’eau. Il reste encore deux billets après celui-ci, un premier à propos de mon hôtel et un second avec des photos bonus.

 

Hambourg: où je prends un bateau et où je me promène dans les faubourgs

Quand je me lève, il fait tout gris et je ne sais pas trop comment m’habiller. Je choisis finalement un pantalon (oui, moi !) mais je mets des sandales. Je me remplis l’estomac avec un délicieux et copieux petit déjeuner et profite du choix de thés assez étendu. C’est en effet rare qu’il y ait une dizaines de variétés, en vrac, à infuser dans des théières individuelles.

Mettant mon imperméable, je pars à mon aise, à pied, vers le centre de la ville, déambulant dans les rues en suivant plus ou moins les points d’intérêt que j’avais noté sur ma google map. Je passe par une des extrémités de la Speicherstadt mais ne trouve pas le bon chemin pour aller à un magasin de thé – ce sera pour une autre fois – puis je revois au loin les Dreichtorhallen et des bâtiments modernes dont le plus spécial abrite la rédaction de Der Spiegel.

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Je m’arrête ensuite à la Chilehaus, un exemple d’architecture expressionniste en briques du début des années 1920 et censé représenter un bateau. Ce que je ne remarque pas. Ce que je comprend enfin en faisant des recherches sur le net: il fallait l’aborder de profil, pas de face comme moi. Cela ne m’empêche pas d’admirer la grandeur de ce bâtiment et la cour intérieure m’impressionne. Une jolie boutique m’invite sur un de ses côtés et je me promène dans les rayons, entre ustensiles de cuisine et savons, papeterie et alcools.

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En face se dresse le Sprinkenhof, un autre bâtiment commercial imposant. Plus loin, je visite la Hauptkirche Sankt Jacobi pendant qu’un organiste répète pour le concert du soir.

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Je rejoins le quartier commerçant, croisant une autre église, celle dédiée à Saint Pierre, puis arrive au Rathaus, l’imposant bâtiment qui tient lieu de maison communale. C’est le centre de la ville où se rejoignent les habitants et touristes pour flâner. Et c’est très agréable, c’est bordé par un canal avec colonnade sur le côté et juste plus loin se trouve un grand lac, l’Alster. Le soleil est sorti de derrière les nuages et j’ai enlevé plusieurs couches de vêtements.

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Sur un coup de tête, je décide faire une ballade sur le lac et m’installe dans un des bateaux pour touristes. Le paysage n’est pas des plus intéressants – une belle vue sur la ville, quelques voiliers – mais la promenade d’une heure est très agréable, permettant de me reposer les pieds pendant un moment tout en profitant pleinement de la ville.

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Je n’avais pas vraiment de programme fixe et vu l’arrivée du soleil, je décide de visiter Blankenese cet après-midi. Je retourne d’abord à l’hôtel mettre des vêtements plus estivaux et découvre par la même occasion un supermarché tout proche qui a un salad bar, le genre de chose qui manque totalement en Belgique. Je fais une sélections de légumes et sauce et je paie le tout à la caisse, au poids. J’en profite pour acheter deux bières locales.

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L’hôtel est donc près d’un chantier mais les vues sont belles.

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Je pars donc pour Blankenese, un faubourg chic de Hambourg, à l’ouest de la ville et au bord de l’Elbe. Un métro direct est censé m’y amener, après un changement au centre ville. Sauf que ne comprenant pas assez bien l’allemand, je ne comprend pas qu’il y a des travaux sur toutes les lignes au niveau de la gare d’Altona (je pensais que c’était uniquement sur l’autre ligne). Bref, je suis éjectée de mon métro à cette station, et après un moment d’hésitation, je me lance dans l’aventure, me disant que j’ai déjà fait une partie du chemin. Je trouve donc le bus navette qui met bien une demi heure à rejoindre la ligne de métro quatre stations plus loin. Au lieu d’un trajet de trente minutes, il m’aura fallu plus d’une heure. Il est donc déjà 15h30 quand j’arrive à Blankenese et la sortie de la gare ne me laisse rien présager de bon. Cela ressemble à un village de banlieue en plein été – c’est à dire que c’est très vide et mort.

Avec l’aide de ma google map, je marche dans la direction de l’Elbe et puis soudain, un chemin pavé s’ouvre à moi. Je l’emprunte et je découvre le charme de Blankenese: de jolies maisons souvent anciennes bordent des allées et de grands escaliers qui descendent vers le fleuve qui ne s’offre pas de suite au regard, caché par la végétation et les maisons. Me voilà tout en bas, tout près du Strandhotel qui me renvoie à la Belle Epoque et au tourisme balnéaire d’antan.

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Je me promène un peu le long du fleuve mais j’ai un souci pressant. Malgré les panneaux indiquant les wc, je ne les trouve pas. Une fois de plus, je me laisse distraire par mes besoins sans pouvoir me soulager. C’est assez ennuyeux… J’essaie de penser à autre chose, au paysage donc, et remonte finalement vers la gare par un autre escalier. Je me sens en effet un peu pressée par le temps (en plus du reste), me disant que le retour va sans doute à nouveau être assez long. J’aurais certainement pu profiter plus longtemps de ce joli village au bord du fleuve – et faire plus de photos.

Pour poursuivre l’histoire de ma recherche de toilettes: ma claustrophobie m’empêche d’utiliser la sanisette se trouvant en face de la gare et aucun café ne m’interpelle.  A la gare d’Altona, il faut mettre de l’argent dans un tourniquet avant de pouvoir entrer dans les toilettes et cela me repousse aussi. Bref, je me retiendrai jusqu’à l’hôtel mais cela aura occupé une partie de mes pensées pendant l’après-midi. Et je regrette les toilettes qui se trouvent partout au Japon.

Il me semblait que le Boilerman Bar de mon hôtel organisait une happy hour entre 17h et 18h et donc je m’installe dans un des canapés. Le serveur m’apporte la carte mais aussi de suite le cocktail gratuit du jour, un mojito à base de tequila. Je ne suis pas persuadée que menthe et tequila fonctionnent ensemble mais c’est rafraîchissant. J’en profite pour organiser ma soirée: je suis encore pleine d’énergie malgré les trajets un peu longs de l’après-midi et il fait toujours beau, ce qui invite à la promenade.

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Un mélange robe et tapis colorés

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Je reprends cependant le métro pour arriver au plus vite au restaurant que j’ai sélectionné, le Matusmi, un japonais populaire à Hambourg depuis les années 1970. Il reste de la place au comptoir, ce qui m’arrange bien parce que c’est toujours agréable de regarder cuisiner les chefs. Le décor est japonisant et vieillot, avec des murs peints en orange mais le service est attentionné. Je me régale de sushis, sashimis et makis préparés devant moi.

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Et puis, c’est un peu intimidée que je me rends au Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs bars à cocktails dans le monde et créé par Jorg Meyer, connu pour son Gin Basil Smash. Intimidée, parce que la vitrine est occultée et la porte est noire. Il faut sonner en appuyant dans la gueule du lion et c’est un portier à la mine quelque peu patibulaire qui ouvre (grande moustache, tatouages, rides profondes et costume rétro). Il m’invite avec grande gentillesse à m’installer au bar, où je suis accueillie par le serveur et le barman. Ils me mettent tous deux à l’aise, me donnant une carte mais aussi demandant rapidement ce qui me ferait plaisir et ce que j’aime.

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Je suis attirée par un Ranglum, un sour à base de rhum et de falernum. Un cocktail de facture classique mais délicieux. Quand je pose des questions sur le falernum utilisé, le serveur me le fait goûter: il s’agit d’une marque berlinoise. Je pensais que je serais mal à l’aise seule dans un bar, mais le temps passe sans que je ne m’en rende compte. J’observe les gens autour de moi, le travail du barman et l’environnement. Le bar est assez sombre, très speakeasy, avec du joli papier peint et une immense statue en bronze d’un lion. Je m’occupe aussi en tentant de reconnaître les alcools rangés dans le bar. Et puis le serveur et le barman me font un peu la conversation quand ils ont une pause dans le service, d’une manière tout à fait informelle et agréable.

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Quand ils me proposent un second cocktail, j’accepte volontiers et je choisis le Inpeartween, à base d’eau-de-vie à la poire et de quinquina Cap Corse (que je goûte également séparément). Je demande des informations sur les recettes et les reçois, écrites sur des cartes de visite. Ce second cocktail est bien plus spécial et différent, combinant des alcools peu usités, mais il me plaît par son côté amer et sec.

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C’est un peu grise mais très heureuse de mon expérience que je quitte le bar au moment du crépuscule. Je décide prendre l’air et de rentrer à pied à l’hôtel. C’est l’occasion aussi de prendre quelques (beaucoup de) photos nocturnes et de tester certains réglages de mon appareil photo: je voulais absolument réussir à monter un « filé » de lumières mouvantes en jouant avec les temps de pause. Il n’y avait plus beaucoup de circulation mais je pense avoir réussi à obtenir ce que je cherchais.

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Sri Lanka: Ahangama – Galle – Colombo

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Comme toujours, le rythme est plutôt lent et nous partons vers 10 heures du matin pour la prochaine étape, Galle. Nous nous arrêtons en route dans un refuge pour tortues. On y soigne celles qui ont été blessées par les filets des pêcheurs et on y élève des bébés pour augmenter la population des différentes espèces qui sont menacées. En temps normal, seuls 3% survivent.

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A Galle, nous avons du temps libre pour nous promener. Ancienne forteresse construite par les Portugais au 16e siècle, puis développée par les Hollandais au 17e siècle, la partie ancienne de la ville de Galle est charmante. Ruelles étroites bordées de bâtiments blancs aux jolies cours intérieures, églises austères et remparts impressionnants rendent la visite très attrayante et agréable. Nous commençons la visite par les remparts et au fur et à mesure des intérêts de chacun, le groupe se sépare.

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Je me retrouve avec Ellen et nous visitons les maisons ouvertes et les églises. L’une possède des pierres tombales très anciennes, commémorant la mort des colons hollandais de la ville. Nous escaladons ensuite la forteresse. La vue est superbe, offrant un panorama à 360°: la mer d’abord, mais aussi la vieille ville vue d’en haut et au loin, la ville nouvelle. Il fait chaud en plein soleil mais la brise nous rafraîchit.

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Beaucoup de magasins de souvenirs ont envahi les vieilles bâtisses mais la plupart sont respectueux des traditions. J’achète diverses choses chez Barefoot: un livre de cuisine, un livre sur l’arrack, du thé, des cartes postales. Nous mangeons dans un joli café, sur une terrasse couverte et séparée de la rue par des palmiers en pot – une bonne manière d’espionner les gens qui passent sans être vus. Rien de spécial au menu mais bien un délicieux virgin mojito. Nous nous baladons encore un peu mais il est bientôt temps de rejoindre le car. Cette visite était des plus agréables et je serais bien restée dormir là pour une nuit.

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Nous empruntons la nouvelle autoroute pour rejoindre Colombo et nous arrivons à l’Hotel Sapphire vers 17h. Cet hôtel n’a rien de spécial, il s’agit d’un endroit de passage pour businessman locaux. Je rejoins le groupe dans le bar enfumé pour une bière puis nous prenons le repas dans le restaurant de l’hôtel. C’est le dernier soir et c’est toujours un peu triste, tout le monde se sépare bientôt. D’ailleurs, Suzanne est déjà partie, le petit ami d’Aneta aussi. Nous remercions de tout cœur Roshan d’avoir été un si bon guide, plein d’humour et connaissant très bien son pays, toujours prêt à répondre à toutes nos questions.

 

Sri Lanka: Kandy

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Ce samedi est une journée libre et personne ne se dépêche. Après un réveil tardif, nous partons en petit groupe – en gros, tous les célibataires – pour une ballade à pied dans la ville. Le premier but est de trouver un agent de change et un distributeur de billets. Un vieux monsieur nous emmène chez un bijoutier qui échange sans soucis mes euros contre des roupies. Les rues de Kandy sont fort animées et l’architecture très disparate. Des bâtiments anciens, coloniaux, se cachent derrière de nombreuses enseignes et beaucoup de bâtiments modernes, sans style aucun, enlaidissent la ville. Notre premier arrêt est à une église.

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Puis nous visitons un temple hindouiste. Très coloré, il est à la limite du kitsch avec ses images en néon ou aux tons fluorescents. De nombreux fidèles y prient tandis que retentissent des cloches au son assourdissant. Un prêtre effectue un rituel pour un homme, agitant une lampe à huile dans différentes directions.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le marché, croisant d’abord celui des vêtements et des tissus, puis celui de la nourriture. Diverses denrées garnissent les étals: des épices et de fruits, des légumes et des produits en conserve.

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Il est déjà l’heure de manger et nous nous arrêtons dans une grande « bakery » du centre ville, nommée tout simplement The Bakery. Le décor à l’intérieur est digne d’un palace un peu démodé, avec de grandes draperies dans les tons jaune et or qui masquent toute lumière venant de l’extérieur. On nous installe à une grande table et on nous propose de servir une sélection de beignets et feuilletés salés. Il ne faudra payer que ce que nous consommons. Je me régale d’un chausson aux légumes et au curry et d’un œuf farci, également aux légumes, le tout accompagné d’un lime soda très sucré. C’est un repas très économique et qui me suffit amplement pour le midi.

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Je quitte le groupe pour faire quelques emplettes au supermarché, du thé et des épices essentiellement. C’est quelque part plus simple qu’au marché et la qualité est tout aussi bonne, voire meilleure (on ne sait jamais si c’est un attrape-touristes). Je retrouve finalement le groupe à la St Paul’s Church où des enfants viennent de terminer leur répétition de chants de Noël.

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Je repars à nouveau seule, pour l’hôtel cette fois, me disant que Kandy n’offre pas grand chose de plus à visiter, et parce que je n’ai pas le courage de faire tout le tour du lac. Une après-midi piscine et lecture est bien agréable aussi, d’ailleurs.

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Je me suis faite à l’idée que ce voyage sera entrecoupé de longues pauses sans aucune activité prévue. A tel point que je n’accompagne pas les autres qui vont à la recherche d’un restaurant en ville. Je passe un moment à surfer dans le lobby (dans la chambre, cela ne fonctionne qu’à moitié – et encore, en se mettant contre le mur à un endroit précis). Le buffet de l’hôtel est tout simplement délicieux et j’ai envie d’en profiter une nouvelle fois. D’ailleurs, très vite, je vois apparaître Mark, Sarah et Fran qui ont abandonné leurs recherches d’un restaurant, ne trouvant rien à leur goût. Nous allons encore boire un verre ensuite au bar, puis je presse un peu Aneta pour qu’elle vienne chercher ses affaires dans la chambre. Sauf qu’elle prend son temps et que j’ai envie de dormir. Au final, mon sommeil sera assez mauvais, entrecoupé de nombreuses phases de réveil.