Inde – Rajasthan: Bruxelles – Munich – New Delhi

Wild Frontiers étant une compagnie britannique, les vols proposés ne me convenaient pas et j’ai donc réservé auprès de la Lufthansa. Pour éviter de rater ma correspondance à Munich, j’ai préféré prendre l’avion avant celui qui m’était proposé mais cela impliquait un réveil avant les aurores. Je ne me sens pas très en forme, j’ai en effet été malade la nuit précédant celle-ci et je n’ai pas avalé grand chose depuis plus de 24 heures.

Mon voisin chauffeur de taxi me conduit à l’aéroport sous la pluie et j’arrive évidemment bien trop tôt, d’autant plus que le check-in se fait en 30 secondes – il n’y a personne dans la file au comptoir Lufthansa. Pas de contrôle d’identité non plus – je reste dans l’espace Schengen. Je commence à avoir faim mais je me dis que je pourrai acheter quelque chose à l’aéroport de Munich. Une fois dans l’avion, les hôtesses distribuent un snack – une tartine au fromage et ciboulette – juste ce qu’il me fallait.

L’aéroport de Munich est gigantesque: le tableau des vols prévoit 20 minutes pour arriver à la porte d’embarquement pour New Delhi. Et en effet, je dois prendre un petit train puis passer le contrôle d’identité. Juste avant le vol, un agent de sécurité vérifie si tout le monde a bien l’autorisation d’entrer sur le territoire indien. Une fois à bord de l’avion, je me dis que j’ai de la chance: il n’y a personne à côté de moi, mais je me suis réjouie trop tôt: la place est prise in extremis par une jeune femme. Je cède ma place à son amie pour qu’elles puissent être assises ensemble. Peut-être que je n’aurais pas dû: elles sont plutôt gamines et font du bruit pendant tout le vol, à tel point que les hôtesses les grondent plusieurs fois.

Je me retrouve donc à côté d’un couple indien dont les deux enfants sont assis juste devant. Et de l’autre côté de l’allée, même scénario. C’est un vol de jour et les langues se délient, celles des femmes en fait. Elles sont d’origine indienne mais vivent au Canada et retournent en Inde pour les vacances.

Pour occuper mon temps en dehors des conversations, je regarde Wonder Woman – j’apprécie le fait que la Lufthansa propose des sous-titres aux films proposés, ce qui facilite la compréhension avec le bruit ambiant de l’avion. Même si le vol ne dure que 7 heures, il me semble interminable, et ce ne sont pas les repas qui ont aidé: le premier est un plat de poulet à la sauce barbecue bien trop fumée et le second un wrap de poulet très peu digeste. Mais j’ai eu un gin tonic.

J’arrive enfin à New Delhi vers 23h20. A l’immigration, je remarque très vite que la première file que j’ai empruntée n’avance pas très vite et je passe à la seconde mais cela dure quand même un moment. Une partie des bagages tourne déjà sur le carrousel mais peu de gens sont présents pour les prendre, ce qui empêche les nouveaux d’y accéder. Et donc j’attends, et j’attends encore. Une hôtesse m’apprend finalement que le reste des valises a été débarqué sur le côté et j’y trouve enfin ma valise – je dois dire que je commençais à m’inquiéter.

Je me dépêche de changer un peu d’argent puis vais à la rencontre du représentant de Wild Frontiers qui m’attend – j’avais en effet réservé un transfert vers l’hôtel à l’avance. L’arrivée dans un nouveau pays est toujours étrange, surtout quand il fait nuit. Les alentours d’aéroport ne sont pas très excitants, et ceux de New Delhi se caractérisent par une collection de casse-vitesse (en fait, c’est une constante dans tout le pays). Le taxi m’emmène ensuite dans de larges rues fort vides et arborées, longées par diverses ambassades. L’air me semble empli de fumée, et en effet, le représentant m’explique que se sont les résidus des nombreux feux d’artifice de Diwali, qui a eu lieu un jour avant.

J’arrive enfin à l’hôtel Claridges vers 1h30 – tout le monde me souhaite déjà « good morning ». Je reçois une chambre immense, une suite avec salon, mais je ne remarquerai que le lendemain que la fenêtre donne sur un mur. Le style de l’hôtel est très classique et luxueux mais les chambres sont très beiges. Je ne traîne pas et me mets au lit très rapidement, m’endormant comme une souche après quelques minutes.

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Inde – Rajasthan: préambule

J’ai longtemps hésité avant de choisir le Rajasthan comme destination. J’aime toujours autant l’Asie du Sud-Est ou le Japon mais je considérais qu’il était temps de découvrir une autre contrée du monde. Le Mexique ou le Pérou ont traversé mon esprit mais n’ont pas retenu mon attention cette année. Au final, c’est un peu le hasard qui a joué: je voulais participer à un voyage organisé par la compagnie anglaise Wild Frontiers l’année passée déjà – en Inde, d’ailleurs – mais le circuit avait été annulé et je suis partie au Sri Lanka. J’ai analysé les diverses propositions pour les mois d’octobre et de novembre, ainsi que leur durée. Je n’avais pas encore pris beaucoup de congés et je souhaitais partir trois semaines. Et c’est en grande partie cela qui a influencé mon choix: le Rajasthan Explorer comptait 23 jours. Une fois inscrite, je me suis longtemps demandée si j’avais fait le bon choix de partir aussi longtemps à cause de l’état de santé de mon papa. Je lui ai souvent exprimé mes doutes mais à chaque fois, il m’a assuré que cela lui faisait très plaisir que je voyage et que je devais absolument partir. Et une semaine avant que je ne parte, il a été déclaré guéri du cancer de la peau qui le poursuivait depuis six mois.

J’étais déjà allée en Inde, mais au sud, en janvier 1999. Le voyage m’avait beaucoup plu mais je savais déjà à ce moment-là que si je retournais dans ce pays, je le ferais dans de très bonnes conditions – l’Inde étant un pays « compliqué » (je reviendrai sur le sujet). Le circuit de Wild Frontiers est un peu différent de ceux d’autres compagnies parce qu’il privilégie le confort mais surtout des hôtels intéressants, souvent des bâtiments historiques plein de charme. De plus, il sort des sentiers battus en visitant des lieux peu connus et propose une approche des campagnes.

(via Wild Frontiers)

Toutes les photos des billets qui suivent ont été prises soit avec un Lumix GX80, équipé en général d’un objectif 12-32 mm (sauf pour les photos d’animaux où j’ai utilisé un 100-300 mm), soit avec un iPhone 7 (l’apparail photo natif ou avec l’app Hipstamatic).