Japon: Kyoto

Mercredi 14 novembre 2018

Je me sens mieux ce matin même si au réveil, j’ai encore quelques vertiges.

Tout comme la chambre, le petit déjeuner est fort moyen mais je trouve assez de choses à mon goût pour ne pas mourir de faim ce matin.

Je pars très à temps, craignant ne pas trouver de suite la voie de mon train local – j’ai en effet un rendez-vous précis – mais je tombe dessus immédiatement. Je suis donc une demi-heure en avance pour mon train et j’ai froid. Pas que la température soit très basse mais 17-18° est moins agréable que les 23-24° des derniers jours et on sent clairement que l’automne est là.

Le train me dépose à Yamazaki où j’avais réservé une visite à la distillerie de whisky du même nom. La rue qui y mène est toute mignonne, avec fleurs et décorations – des tanuki notamment, et puis il y a un passage à niveau. Je reste un long moment à regarder les trains passer.

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Pour la visite, je reçois un genre de walkman qui me donne les explications en français, tandis que la guide débite son texte en japonais. Je découvre les différentes étapes de la production: fermentation, distillation, vieillissement en tonneau. Les entrepôts sont énormes et sentent fort l’alcool – et ça monte un peu à la tête.

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Puis vient la dégustation: il y a plusieurs verres: deux single malt qui composent le blend final, puis un dernier verre pour préparer un highball, la boisson préférée des salarymen japonais. C’est juste un mélange de whisky et eau pétillante mais c’est délicieux. Je dois bien avouer que je ressors de là un peu saoule mais la visite était passionnante. Ma première visite de distillerie est donc japonaise, ce qui est tout aussi exotique que ma première visite de vignoble en Birmanie.

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Au magasin, la guide me met entre les mains une petite bouteille de whisky, me disant que c’est une édition limitée et je l’achète, avec un verre (que je casserai bêtement en rentrant).

Je retourne à Kyoto et repasse à mon hôtel pour déposer mes paquets, puis je reprends le train, la Nara Line, pour Tofukuji.

Je visite d’abord le temple de Senyuji situé au bout d’une longue avenue qui monte mais je ne m’y attarde pas trop, même si son jardin est très joli. Je renonce à visiter chacun des temples, comme à mon habitude parce que ce n’est pas mon but premier et ce serait dommage d’à nouveau arriver trop tard pour le Tofukuji.

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J’emprunte ensuite des petites rues. J’aime cette ambiance très locale, loin des touristes (c’est google maps qui me guide). J’arrive au Tofukuji et là, c’est la foule. Ce temple est en effet très connu pour ses momiji, les feuilles qui rougissent en automne, dans la « gorge » qui traverse le site. C’est en effet impressionnant et les érables ont déjà pris de très belles couleurs.

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Il y a aussi un très beau jardin sec mais sans aucune sérénité à cause du monde.  Et plus loin se trouve un jardin en damier, souvent photographié et c’est en effet très photogénique mais j’ai du mal à m’imprégner de l’endroit.

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Je termine ma journée par la visite d’un dernier tout petit temple sans momiji puis je retrouve à Kyoto dans un train bondé.

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Après une pause à l’hôtel, je repars explore l’immense gare, de bas en haut. La vue au sommet de l’immense escalier est tout simplement vertigineuse et ça ressemble quelque part à un grand trou noir qui aspire inexorablement vers le bas. Je n’arrive pas à me décider pour mon repas du soir et m’arrête finalement à un derniers resto avant la sortie. Le menu est composé de plateaux repas avec divers mets et je prends celui avec du poisson cru. Avant de rentrer à l’hôtel, j’achète encore du thé.

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Statistiques du jour: 22 871 pas – 17,4 km – 14 étages

Il y a comme toujours plus de photos sur flickr.

Japon: Nagasaki

Lundi 12 novembre 2018

Comme la météo prévoit des pluies torrentielles aujourd’hui, je prends mon temps en me levant. Le petit-déjeuner compris dans le prix de la chambre se prend au café en face de l’hôtel et propose quatre menus impliquant chacun quelque chose de frit. Je choisis les œufs sur le plat qui sont accompagnés de toasts, de salade et galette de pomme de terre. Disons que ça se mange mais je regrette les yaourts, fruits et viennoiseries des petits-déjeuners européens.

Quand je regarde par la fenêtre, je vois qu’il ne pleut pas et mon app météo précise qu’il devrait faire sec jusque 13h environ. Il va sans dire que ça m’arrange bien !

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Je prends le tram dans la direction opposée d’hier, pour aller vers le nord, jusqu’au Musée de la Bombe Atomique – je descends à l’arrêt du même nom mais je remarque par la suite que l’arrêt suivant est plus proche. Le ciel gris et plombé correspond tout à fait à l’ambiance. Je visite le musée qui est plus petit que celui d’Hiroshima et qui décrit assez sobrement les événements d’août 1945 avec vidéos, photos et divers objets retrouvés par la suite. Nagasaki n’était pas le but premier des bombardiers américains, c’était Kokura mais la ville était cachée par les nuages. A Nagasaki aussi le ciel était couvert mais juste au moment clé, il y a eu une éclaircie. L’ambiance du musée est assez feutrée et j’ai eu du mal à retenir mes larmes par moments, surtout en passant près d’un guide âgé qui racontait très certainement son expérience. Cet endroit fait partie des lieux difficiles mais qu’il faut visiter pour le souvenir, pour que cela ne se reproduise plus.

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Je repars vers l’arrêt du tram en me promenant dans le parc de la Paix et en m’arrêtant à l’hypocentre, marqué aujourd’hui par une statue.

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Mes plans pour la journée ne sont pas tout à fait établis et c’est dans le tram que je décide d’aller au sanctuaire de Suwa jinja. Un grand tori marque le début d’une longue volée d’escaliers qui montent à flanc de colline. La vue est superbe. A côté du sanctuaire se trouve un petit jardin japonais dont les érables sont de toute beauté avec leurs feuilles rougissant. Plus loin, un panneau m’informe qu’il faut absolument que je prenne le chemin qui monte, ce que je fait évidemment, mais une fois arrivée en haut, je ne sais toujours pas quel était le but. Je redescends vers le temple  et il se met à pleuvoir un peu. Je n’explore donc pas le petit sanctuaire qui se trouve à l’arrière et je remets le cap sur l’arrêt du tram.

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Un arrêt plus loin, je rejoins la rivière qui traverse Nagasaki et où se trouve une collection d’anciens ponts en pierre, dont un qui a des arches rondes, ce qui provoque de jolis reflets dans l’eau. C’est une des attractions les plus connues de la ville et les touristes s’y pressent avec des perches à selfies.

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Une carte de la ville me montre que les hauteurs regorgent de temples et sanctuaires. J’en ai visité un hier mais je manque de temps pour aller explorer les autres. Comme il fait toujours sec, je suis la rivière et rejoins une arcade commerçante où je trouve un snack. J’y mange un sandwich jambon-fromage accompagné d’un thé glacé. Cela m’a redonné des forces et je continue ma route, rejoignant le quartier de Dejima.

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Dans le passé, c’était une île et c’est là qu’étaient « parqués » les étrangers, les Occidentaux. Aujourd’hui, diverses maisons anciennes ont été reconstituées et consistent en un musée grandeur nature. Par malchance, j’arrive juste au moment où plusieurs cars d’écoliers débarquent et c’est très animé et bruyant. Grâce à ma visite, je comprends mieux le rôle de la ville comme unique porte d’entrée des influences étrangères. Des panneaux et divers objets montrent les liens entre le Japon et l’Europe, notamment les nombreuses céramiques hollandaises.

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Il se met à pleuvoir plus fort et je décide d’abandonner les visites. Nagasaki a encore beaucoup d’autres choses à offrir et je regrette de devoir repartir le lendemain. J’aimerais y retourner dans le futur, j’ai vraiment aimé l’ambiance de la ville. Je reprends le tram et quand j’arrive à mon hôtel, la pluie s’est calmée.

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Je traîne tout un moment au centre commercial et fais des achats chez Tokyu Hands, des ustensiles de cuisine et des cartes de vœux. Je regrette que l’électricité ne soit pas compatible avec l’européenne car j’y ai vu la cuiseuse à riz idéale pour une personne. Je rentre finalement à l’hôtel vers 16h et prends mes notes, puis refais ma valise en essayant d’y caser tous mes achats.

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Je ressors pour le repas et décide de goûter les ramens de Nagasaki. Les nouilles sont très fines, le bouillon très gras et les tranches de porc sont également très grasses, ce qui rend le tout assez écœurant, mais la sauce piquante atténue un peu cela. Encore une soirée où je vais prendre un certain temps à digérer !

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statistiques du jour: 11 921 pas – 9,1km – 31 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Japon 2015: Osaka – Nara – Osaka

Un petit déjeuner complet le matin, c’est quand même mieux ! Je prends le métro jusque Dobutsuenmae où je dois changer pour prendre le train. La gare JR de Shin-Imamiya est dans un quartier un peu sinistre et elle n’est pas bien indiquée à la sortie du métro. Il n’y a en effet pas de passage souterrain direct. Du coup, je rate le train que j’avais prévu de prendre mais peu importe, il y en a vraiment beaucoup. Le paysage est d’abord plutôt moche, complètement bâti, puis des bouts de vert apparaissent, avec des jardins potager. A nouveau, j’imaginais Nara très romantiquement comme un petit village japonais traditionnel mais les environs de la gare sont très modernes et très urbains. Je me trouve un plan (souvent les gares des sites importants ont des présentoirs avec divers prospectus et un office du tourisme en cas de questions). Je suis une des rues principales, Sanjo Dori, et passe près de la grande pagode. A nouveau, j’ai décidé de suivre la promenade proposée par le Lonely Planet et je tourne à gauche juste avant le grand torii. Je sors de suite de l’animation et visite un joli petit jardin gratuit, le Yoshikien. Ici aussi les érables ont pris de belles couleurs d’automne, même si pas encore autant qu’à Kyoto, et il y a de superbes camélias.

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A côté se trouve l’Isuen (900 Yens), plus grand, aménagé autour de deux plans d’eau et avec une roue à aube, un jardin de mousse ainsi que petit musée qui présente des céramiques et quelques estampes. J’apprécie beaucoup ces deux endroits.

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Je me dirige ensuite vers le Todai-ji (500 Yens), l’attraction de Nara. Cet imposant temple en bois très visité abrite une immense statue de Bouddha. Comme c’est l’attraction principale, il y a foule, dont de nombreuses classes.

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De là, je pars vers la gauche – non sans avoir lu les recommandations par rapports aux daims qui circulent en liberté. Je ne suis heureusement pas une mamie ni une gamine à tresses. Je longe le mur d’enceinte, puis tourne à droite après un étang pour suivre une très jolie allée qui monte vers le Nigatsudo, situé en hauteur. Sa grande terrasse en bois où sont suspendues de nombreuses lanternes offre une belle vue sur Nara.

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Je me trompe de chemin ensuite et reviens sur mes pas. Je longe la colline de Wakakusayama où se concentrent écoliers et daims. J’ai faim et m’arrête dans un endroit un peu insolite, différent. Cela ressemble à une galerie d’art mais il n’y a pas grand chose d’exposé et c’est tenu par un couple au look très artiste. Je me réchauffe avec un thé, le vent soufflant fort à l’extérieur, emportant un parasol pas vraiment nécessaire par ce temps gris. Aujourd’hui, à Nara, l’automne est vraiment là.

J’arrive enfin au Kasuga Taisha (500 Yens), un temple peint en orange, entouré de milliers de lanternes en pierre. Je me sens frustrée parce que j’ai suivi le circuit mais apparemment j’ai raté un petit bout et je n’ose pas entrer à nouveau. Je me promène ensuite dans les allées aux lanternes qui donnent une ambiance toute particulière au lieu. Elles sont superbes, recouvertes de mousses diverses.

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Je retraverse ensuite tout le parc de Nara en direction du grand torii. Au niveau des feux de circulation, je tourne à gauche, dépassant l’étang d’Ara-iki, à la recherche d’une brasserie de saké dont je n’ai noté la situation que très approximativement sur ma carte. Je me retrouve dans un quartier plutôt laid, sur une grand route et je me dis que je dois avoir dépassé la bonne rue. Je reviens sur mes pas, décidant de tourner à gauche dans une des rues et tant pis si ce n’est pas la bonne – je ne chercherai pas plus loin. La chance est de mon côté et je la trouve de suite. Pour 500 Yens, je déguste 6 sakés différents de la marque Harushika, le sixième étant pétillant. La jolie coupelle avec un petit daim dans le fond est comprise dans le prix et j’en achète une seconde. J’avoue: je suis un peu saoule en sortant de là et il reste un long chemin à parcourir jusqu’à la gare.

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Continuant mon chemin par les petites rues de Nara, je m’arrête devant le temple de Gangoji puis à la pagode et au temple de Kofukuji.

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Je me sens bien fatiguée après cette longue promenade et heureusement, le train est déjà à quai. Il commence à pleuvoir juste quand il se met en route vers Osaka. Des écoliers montent et j’observe une jeune fille qui montre tous les signes d’une timidité extrême, regardant ses pieds et tortillant ses doigts. J’ai envie de lui dire que tout va bien aller mais elle ne comprendrait pas et aurait probablement encore plus peur.

A Osaka, je reprends le métro puis fais quelques achats au supermarché pour mon repas, des makis et des sashimis au saumon.

Japon 2015: Hiroshima – Miyajima – Hiroshima

A l’arrêt de tram, je rate le n°1 parce que le feu ne me permet pas de traverser. En Belgique, j’aurais sans doute couru entre les voitures, au Japon, je me dis que ce serait sans doute très mal vu. Apparemment, le n°7 me permettrait aussi de rejoindre la ligne de train vers Miyajima, mais à la gare de Yokogawa. Je n’ose pas le prendre. Je perds du temps alors que j’étais partie tôt ce matin, dommage… Je prends finalement le n°1 suivant qui m’amène à la gare d’Hiroshima où je prends le train local de la ligne Sanyo jusqu’à Miyajima-guchi où attend le ferry. La traversée est courte, une dizaine de minutes, et c’est intéressant de voir le torii si célèbre se rapprocher au fur et à mesure.

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Sur l’île, haut-lieu touristique, il y a du monde. Je me fais très vite accoster par cinq lycéens qui ont reçu pour mission d’interroger des touristes pour exercer leur anglais. La dernière question me laisse perplexe un moment: comment leur répondre quelque chose qui se résume en quelques mots qu’ils comprendront facilement ? Ils demandaient comment arrêter la guerre dans le monde… je leur ai finalement dit « friendship », ce qu’ils ont apprécié. J’ai reçu en retour un origami en forme de grue et une belle brochure totalement en japonais sur leur école.

Je m’approche du torii si célèbre, me promenant entre les daims. La marée est haute et le portique est complètement dans l’eau. C’est parait-il une des plus belles vues du Japon mais je ne suis pas entièrement sous le charme. C’est beau, c’est certain, mais c’est sans doute encore plus beau au coucher du soleil et avec moins de monde se prenant en photo.

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Je visite ensuite le temple d’Itsukushima-jinja (300 Yens). Cette proximité de la mer me change de tous les temples de ville, aménagés autour de jardins.

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Je me promène ensuite dans le parc encore très vert pour rejoindre le téléphérique (1800 Yens pour l’aller-retour). Une fois dans la minuscule cabine, je regrette. Elles sont branlantes et loin d’être rassurantes. Est-ce qu’il s’agit de vertige ou juste d’un sentiment d’insécurité ? Je ne savais pas non plus qu’en cours de chemin, il fallait changer et prendre un second téléphérique, heureusement plus grand et plus stable.

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La vue au sommet est magnifique mais je n’ai pas le courage de marcher jusqu’au Mont Misen situé un peu plus loin. Peut-être que j’aurais dû mais je voulais repartir de là au plus vite pour oublier l’expérience des cabines branlantes pendues dans le vide. Une fois de retour sur la terre ferme et en bas de la colline, je prends encore quelques photos de la nature et des temples.

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Je me promène un peu dans le village, entre les magasins de souvenirs qui vendent pour la plupart des gâteaux en forme de feuilles. Une femme se fait surprendre par un daim qui mange un bout de son sac en papier. Je m’arrête enfin dans un restaurant qui avait l’air bien à l’extérieur mais qui est un peu triste à l’intérieur, sentant fort la friture. Pas de chance, beaucoup d’autres personnes viennent d’arriver avant moi et je dois attendre longtemps mon plat de crevettes géantes panées et frites (1400 Yens). Ce n’est vraiment pas exceptionnel, ça a un goût de vieille huile de friture.

J’avais noté qu’il y avait un bateau direct entre Miyajima et Hiroshima mais je ne connaissais pas les horaires. Je l’ai évidemment raté de quelques minutes. Ne voulant pas attendre le suivant une heure plus tard, je refais le parcours inverse en ferry et train, sortant cette fois-ci à la gare de Yokogawa où je prends le tram 7.

Je me promène dans le Parc de la Paix et tout près du Dôme de la Bombe. Difficile de ne pas penser aux événements historiques et à l’horreur de la bombe (j’ai lu Gen d’Hiroshima et vu des documentaires sur la Seconde Guerre Mondiale). L’endroit est très serein aujourd’hui mais je retourne assez vite à l’hôtel pour soigner mon mal de tête avec une sieste.

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Je n’y avais pas pensé plus tôt mais ce soir, c’est Tripadvisor qui choisit mon restaurant. C’est en effet très pratique de voir quels sont les restaurants à proximité de son hôtel. Et quand il y a un restaurant à sushis coté n°2 ou 3 sur tous les restaurants de la ville, le Sushiki Kamiyacho… Du coup, je me dis qu’il y aura du monde et j’y vais vraiment tôt, à la japonaise, mais je suis la première cliente. Oui, bon… Quelques salarymen me rejoindront plus tard, sans me regarder. Je me régale de sashimis, makis à l’avocat et de sushis au thon gras, au saumon et au maquereau (2970 Yens). (Vous voulez connaître l’expérience traumatisante du soir ? A un moment, je sens quelque chose dans mes cheveux et je frotte pour l’enlever, imaginant une feuille ou un truc du genre. Une minute plus tard, je vois quelque  chose remuer sur mes genoux: un gros insecte. Je me suis tue – je n’allais quand même pas crier ? Mais j’ai eu du mal à me défaire de cette sensation de quelque chose dans mes cheveux. Le restaurant avait deux comptoirs opposés et je me demande si les chefs qui voyaient mon dos ont remarqué quelque chose, soit se taisant, soit riant sous cape de la gaijin avec insecte dans les cheveux.)

De retour à l’hôtel, je n’ai pas grand chose à préparer pour mon départ du lendemain parce que je n’ai quasi rien bougé dans ma valise ni acheté le moindre souvenir. N’empêche, deux grosses frayeurs sur la journée, ça suffit ! J’espère que la suite sera moins secouée même si je crains un peu mon séjour à Osaka à cause de sa réputation très populaire et raciste par rapport aux étrangers (je n’aurais pas dû lire cet article de blog où la demoiselle française s’est fait cracher dessus sans raison).

Japon 2015: Kyoto

Je déjeune donc dans ma chambre, de petits pains qui semblaient fourrés à la crème mais… c’est de la margarine ! Oui, bon. Je prends le bus qui s’arrête devant l’hôtel, je cours même un peu parce qu’il arrive. Une fois que je suis montée à bord, il n’avance pas beaucoup: il reste coincé devant les nombreux feux rouge de l’avenue Shijo, puis il percute une mobylette. Je sors, comme une partie des passagers et marche jusqu’à l’arrêt suivant, me disant que je prendrai un autre bus. Finalement, le premier qui arrive est celui que j’ai quitté cinq minutes plus tôt. Plus loin sur le trajet, au dépôt, le chauffeur est remplacé par un autre qui prend bien son temps pour ajuster les rétroviseurs et autres accessoires pour la conduite. Bref, j’ai mis 50 minutes pour arriver au Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent (500 Yens). Commencée en 1460, la construction de cette résidence pour le shogun de l’époque n’a pas été achevée avant sa mort et c’est pour cela qu’elle n’est pas recouverte de plaques d’argent comme prévu. Le nom par contre est resté. A nouveau, il y a foule mais les couleurs des érables sont juste superbes. Le jardin sec est assez intéressant avec son grand cône de sable dont on ne connait pas la vraie signification: Mont Fuji ou tas de sable abandonné par les ouvriers ?

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J’emprunte ensuite le Chemin de la Philosophie qui doit tout simplement être superbe au printemps lors de la floraison des cerisiers. Pas que ce soit laid à l’automne, mais la grisaille ne le met pas aussi bien en valeur. Mon désir de visiter à fond un quartier fait que je m’arrête à nouveau à chaque temple que je croise sur ma route. Cela a un côté quelque peu maniaque mais j’y laisse libre cours vu que je suis seule à décider. Je le regretterai un peu en milieu d’après-midi, me rendant compte que je n’ai pas eu l’occasion de voir quelques sites importants de la ville. Raison de plus pour y retourner un jour !

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Je m’arrête donc au Honen-in, un petit temple datant de 1680, très vert et dans les bois. L’humidité est partout, sur les mousses, et les gouttes qui tombent des arbres me mouillent.

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Suite de la promenade sur le Chemin de la Philosophie.

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Plus loin se trouve l’Eikan-do ou Zenrin-ji (1000 Yens). Il faut suivre un parcours fléché qui se fait à l’intérieur ou sur les galeries des bâtiments, en chaussettes donc. Dans le temple principal se déroule une cérémonie bouddhiste et le public rit beaucoup. J’aurais bien aimé comprendre ce qui se disait… Mon guide me dit qu’il y avait une statue de Bouddha dans une pose assez particulière, regardant par-dessus son épaule. Je dois l’avoir ratée… Les érables sont aussi flamboyants ici, malheureusement, il commence à pleuvoir un peu.

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Je vais ensuite au Nanzen-ji dont je visite deux parties (500 + 400 Yens). La première possède un jardin sec.

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L’autre, le Tenju-an, est fort différent: le jardin se déploie autour d’un plan d’eau et on y accède par de petits chemins qui serpentent. J’adore ! La première photo vient sans doute d’un autre jardin dont j’ai oublié le nom, situé tout près. A la longue, j’ai eu un peu de mal à les reconnaître, jamais à les visiter par contre.

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Entre les deux, il y a un aqueduc romain qui dénote complètement.

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Le Konchi-in (400 Yens) est sur ma route, et même si je commence à fatiguer – surtout à cause de la pluie, je le visite. Heureusement, il est très calme et je peux m’asseoir un long moment en admirant la tortue et la grue du jardin. Des jardiniers sont en plein travail, taillant les arbres et soufflant les feuilles.

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Je quitte un moment le quartier à forte concentration de temples et passe près du lac Biwa. Loin d’être un lac, c’est plutôt un étang entre deux rues. Je mange en vitesse un sandwich, observant du coin de l’oeil ma vieille voisine nourrissant les pigeons. Je décide de ne pas visiter le Shoren-In, ni le Chion-in et je poursuis ma promenade. Je me retrouve bien plus au sud que prévu, dans un quartier avec de jolies maisons en bois et de nombreuses statues porte-bonheur à caresser. Après ce détour imprévu, qui m’a sans doute fait passer tout près du temple de Kiyomizu-dera si connu, je retrouve enfin Shijo Dori.

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Je visite à peine le quartier de Gion – je me suis faite à l’idée que j’avais prévu trop de visites à Kyoto et qu’il était tout simplement impossible de voir tout ce que je souhaitais en trois jours et demi dont un et demi de pluie.

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Je passe à nouveau devant le Daimaru Department Store et je monte au huitième étage, curieuse du rayon jardinage. Il s’agit en fait d’une mini-pépinière sur le toit, à l’extérieur ! Quant au septième étage, je le surnomme étage des mammies. C’est en effet un peu étrange de rassembler laines, objets de bricolage, vêtements à la Damart et chaises roulantes. Je visite également mon premier Tokyu Hands, vu dans les notes de Shermane. Plein de choses me tentent mais j’ai encore beaucoup de déplacements à faire et je me dis que j’en trouverai d’autres sur mon chemin.

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Comme c’est mon dernier soir à Kyoto, je me décide à tester un restaurant. C’est un barbecue de style coréen qui l’emporte. L’expérience est un peu bizarre: la serveuse m’installe à ma table, séparée des autres par des parois jusqu’au plafond, et elle ferme le store. Pas moyen d’exercer mon occupation favorite dans les restaurants: observer les autres ! Je goûte deux sortes de bœuf japonais et c’est juste délicieux, trempé dans la sauce ponzu. Un plat à recréer à la maison sauf que je ne trouverai que difficilement de la si bonne viande.

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Japon 2015: Kyoto

Après plusieurs jours où je me suis dépêchée le matin pour attraper divers trains, je me permets de traîner un peu. Quoique, la journée sera chargée: je serai très contente si j’arrive à caser toutes les visites prévues. L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner mais il y a un Tully’s Coffee juste à l’entrée. Je commande une couque aux poires (une viennoiserie donc) et un thé (670 Yens). Je me dis que pour ce prix-là, je ferais mieux de prévoir quelque chose à manger dans ma chambre les prochains jours.

Je rejoins ensuite à pied le terminus de la Randen Electric Railway – Arashiyama Line. Je m’imaginais un train moderne, or il s’agit d’un tout vieux tram plein de charme. Mon pass Suica fonctionne ici aussi. Le voyage est plutôt lent et le tram passe entre les maisons de Kyoto mais c’est une manière très agréable de voyager. Une chanson pop annonce le terminus. Je suis donc à Arashiyama et comme dans tous les lieux touristiques au Japon, il y a foule.

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Je me dirige d’abord vers le pont de Togetsu-Kyo puis longe la rivière Katsura pour visiter le premier temple que je rencontre, le Hogon-in (400 Yens ?). Le site est tout petit et n’est d’ailleurs cité dans aucun guide mais le jardin est très joli et commence à prendre ses couleurs d’automne.

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De là, je décide de rejoindre la forêt de bambou, un autre lieu qui était très haut sur ma liste de choses à voir. Je passe devant le Tenryu-ji mais le garde pour plus tard. Je me promène dans les petites rues et visite le tout petit sanctuaire de Nonomiya-jinja.

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En fait, il y a deux entrées au Tenryu-ji et je me retrouve quand même dans son jardin. Je ne visiterai pas le temple – je ne verrai jamais l’entrée – mais je m’arrête un instant comme le reste des touristes pour admirer le plan d’eau. La conception du jardin date du 13e siècle et est caractérisé par une « cascade » de rochers se jetant dans l’étang, inspiré par les peintures de la dynastie chinoise des Song.

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Je repars vers la forêt de bambous et croise un photographe de mariage. Je fais moi-même une belle collection de photos. J’imagine qu’avec du soleil, ce serait encore plus photogénique mais c’est déjà très impressionnant par temps gris.

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Le temple de Jojakko-ji (400 Yens) est beaucoup plus calme, il n’y a même pas d’indication en anglais. Il se déploie sur plusieurs niveaux et plus on monte, plus la vue sur Kyoto est belle. Les couleurs d’automne sont déjà très présentes, pas encore tout à fait flamboyantes mais presque.

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Je décide de retourner à la gare pour me laisser du temps pour les visites de l’après-midi. Pour ne pas prendre le même chemin, je fais confiance au gps qui me mène par les petites rues du village. Il y avait encore beaucoup de temples à visiter mais ce sera pour une prochaine fois.

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La gare est plus loin que je ne le pensais… Une fois arrivée là, je regarde ce que mangent les gens mais rien ne me tente et le tram va partir. Je change à Katabirano Tsuji pour prendre l’autre ligne de la Randen Railway, la ligne Kitano, et je descends à Omuro Ninnaji. Dans la rue qui monte vers le temple, je tombe sur un minuscule restaurant qui sert des currys. Je prends le plat du jour: curry aux patates douces, haricots, poulet, servi avec des pickles, une salade et du thé glacé (1050 Yens). C’est délicieux et je suis repue mais pleine d’énergie pour la suite.

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Je visite d’abord le temple de Ninna-ji, un ancien palais impérial. C’est assez calme et le jardin est agréable.

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Je reprends la route, à pied, pour rejoindre le Pavillon d’Or. On ne peut pas dire que ce soit particulièrement palpitant. C’est même plutôt moche et je me rends de plus en plus compte que le Japon est hyper urbanisé, souvent même assez anarchiquement et qu’à l’intérieur des ces zones souvent laides, il y a des petits îlots de pure splendeur. Je m’arrête à un tout petit temple, le Renge-ji, où il y a cinq statues de bouddhas puis je poursuis mon chemin.

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Premier arrêt: le Ryoanji (500 Yens) célèbre pour son jardin sec. La foule annule toute tentative de contemplation, le but premier de ce jardin. Le temple a été fondé en 1450 mais le jardin date du 16e siècle et est l’oeuvre du peintre Soami. Il a installé 15 rochers répartis en 5 groupes, créant un paysage toujours changeant. Il est d’ailleurs impossible de voir les 15 rochers en une fois.

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Je me dépêche: je veux encore voir le Kinkaku-ji ou Pavillon d’Or. Les flots de visiteurs doivent suivre le parcours fléché et font la file pour se prendre en photo aux plus beaux points de vue. N’empêche, cela facilite quelque part la tâche: si des gens prennent des photos à un endroit, c’est que la vue est intéressante. Le pavillon est impressionnant, de même que le jardin qui se fond presque dans les collines, et il aurait été dommage de ne pas le visiter. Par contre, je ne suis pas sûre que j’y retournerai.

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Armée de mon plan des bus, je vois que je peux prendre le n°12 qui me ramènera Shijo Dori. A l’arrêt, une maman japonaise me prend en photo avec se fille trisomique. Elle aussi est étonnée que je voyage seule. Le bus est bondé et se traîne dans les embouteillages. Je pensais que son terminus était à proximité de mon hôtel et quand je vois qu’on le dépasse, je me rends compte de mon erreur, mais comment sortir avec toute cette foule ? Heureusement, à la correspondance avec le métro, beaucoup de gens sortent et je suis le flot. Je m’achète quelques crasses pour souper et de quoi déjeuner le lendemain. Ce fut une journée très chargée mais j’ai réussi à voir tout ce qui était prévu ! Tant mieux, car les jours prochains risquent d’être pluvieux.

Japon 2015: Tokyo – Nikko – Tokyo

(attention, long billet avec d’innombrables photos !)

Réveil matinal à 6h45 pour prendre le shinkansen de 8h34, de Ueno à Utsunomiya où je change pour emprunter le train local, la JR Nikko line. Le confort du premier contraste avec le second qui ressemble à ces trains de campagnes qu’on voit dans les films de Miyazaki. Heureusement que je me suis un peu dépêchée à la gare de correspondance: beaucoup de gens devront passer les cinquante minutes que dure le trajet debout. Ma voisine japonaise joue avec son appareil photo et avec son bonnet à gros pompon. La gare JR de Nikko, pleine de charme, est en bois et a été conçue par Frank Lloyd Wright.

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Je pars à pied pour les sites du Patrimoine Mondial de l’UNESCO (oui, je peux être un peu radine et pleine d’enthousiasme en même temps). La longue rue n’est pas très intéressante, monte et est assez longue: il me faut bien quarante minutes pour arriver à destination. N’empêche, les bus sont bloqués dans la circulation. Une fois la rivière traversée, je prends le chemin à droite, suivant quelques écoliers. Je découvre un temple et une pagode assez impressionnante à cause du cadre, cachés entre les pins qui embaument l’atmosphère.

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Je rejoins ensuite le chemin officiel pour aller au temple de Rinno-ji (ticket combiné avec le temple de Iemitsu Taiyuin à 900 Yens), fondé en 766 et qui a été pendant un moment le centre religieux principal de Nikko. Le hall principal, le Sambutsu-do est en rénovation: une sorte de grand hangar a été construit autour du temple mais j’ai l’occasion d’admirer quelques statues, bouddhas et autels, en suivant le parcours fléché à la suite d’autres touristes (locaux). Je paye pour avoir une prédiction et je reçois la suivante, liée à Ebisu: « Like a bird flying out of the cage you’ll find a way out of difficulties and become happy. That is your fortune. Do go for the world and be kind to others, and you’ll be happier and be admired. » Cela me correspond assez bien… Juste derrière se trouve le Gomado où un moine récite des prières en attisant un feu. Je ne reste pas longtemps, me sentant un peu mal à l’aise de m’imposer dans un rituel dont je ne connais pas les codes.

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Je poursuis ma route vers le temple principal du site, le Tosho-gu (1300 Yens), de style très baroque et chinois. Il y a foule et la file pour visiter l’intérieur du temple, de même que pour faire des photos de la représentation du si célèbre mais minuscule chat endormi  – le Nemuri Neko. De là part un long escalier qui mène au tombeau de Tokugawa Ieyasu. La montée est assez raide, entourée de grands arbres. Au sommet, j’achète un porte-bonheur, un genre de grelot qui tintera toute la journée dans mon sac.

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Arrêt suivant: le temple du dragon qui pleure ou Honji-do. C’est à nouveau la foule et je deviens un peu agoraphobe. Je fais comme si j’avais déjà entendu les explications du moine et rejoins le groupe précédent pour pouvoir sortir au plus vite. Je passe ensuite devant le Futarasan-jinja que je ne visite pas mais je suis impressionnée par les « arbres » à souhaits.

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Je me dirige vers le temple Iemitsu Taiyuin, beaucoup plus calme et cela fait du bien. Je le trouve d’ailleurs bien plus beau et agréable. Les nombreuses volées d’escaliers donnent une superbe vue sur les érables aux feuilles jaunissantes ou rougissantes. Je profite vraiment de ce moment. J’y croise aussi quelques touristes français dont la bêtise m’a fait beaucoup rire: « les lanternes, tu sais, c’est parce qu’ils n’avaient pas l’électricité ! ».

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Je commence à avoir faim mais il n’y a pas beaucoup de restaurants dans le coin. J’ai bien grignoté quelques biscuits mais à un moment, cela ne suffit plus. Est-ce que je dois retourner dans le centre de Nikko ? En descendant vers la rivière, je croise une toute petite échoppe qui vend des gâteaux fourrés en forme de poisson. Pas très téméraire, je choisis la version au chocolat. A part le goût de margarine qui est une constante dans la pâtisserie japonaise, c’est très bon et a l’avantage de me caler pour un bon moment.

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Je pars ensuite vers la droite pour rejoindre la rivière. Nikko est un petit village de campagne charmant, comme dans les films. Il n’y a pas grand monde en rue (ce qui change de la matinée) et les arbres ont pris de superbes couleurs.

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Un chemin me mène vers l’abysse (un bien grand mot) de Kanmanga fuchi, bordé de statues de Jizo aux bonnets et bavettes (à homard) rouges (ce sont des bodhisattva protecteurs des enfants). Certains sont recouverts de mousse, d’autres se sont écroulés; la succession des statues est impressionnante. Je profite pleinement de ce sentier qui longe la rivière Daiya et ses rapides, loin de la foule de la matinée.  En repartant, je remarque un groupe d’hommes rassemblés pour un pique-nique. Et je fais à nouveau des dizaines de photos, notamment celle de mes pieds qui sera la première d’une série pendant tout le voyage.

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Je croise ma voisine du train et son amie. Elles me reconnaissent et me prennent en photo. Je les revois un peu plus tard tout près du temple de Jyokoji où elles proposent à nouveau de prendre une photo. Elles ne parlent pas un mot d’anglais mais un contact amical et amusé de nos rencontres successives s’est établi.

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Je suis une grande anxieuse et j’ai peur de rater mon train (j’ai oublié de chronométrer mon trajet le matin – cela m’a juste semblé très long). Je me dépêche donc le long de la rivière assez tumultueuse et me fais interpeller par une fille en anglais. Elle se présente, Amber, de Californie. Elle termine un PhD en mathématiques. Nous faisons un bout de chemin ensemble en discutant. Le joli pont orange qui enjambe la rivière est maintenant en plein soleil, ça tombe bien pour les photos.

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Il me reste à rejoindre la gare. J’ai mal aux jambes mais je me dépêche quand même. Une fois sur place, je rate de justesse… le train précédent ! Les quarante minutes (j’avais vraiment de l’avance – j’ai déjà dit que j’étais anxieuse ?) passent assez vite finalement. Je m’installe au moment au soleil mais il est déjà fort bas puis visite l’ancienne salle d’attente pour les premières classes, avec superbe lustre en cristal. Sur le quai, je revois une fois de plus les deux amies japonaises et la plus jeune m’offre spontanément deux sablés souvenirs de Nikko.

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Le petit train se traîne – enfin c’est juste l’impression qu’il donne – s’arrêtant dans une dizaine de gares avant de rejoindre Utsunomiya. Sur le quai du shinkansen, je frissonne et remue pour tenter de me réchauffer. Sur le chemin, je vois le Mont Fuji au loin avec le soleil couchant. A Ueno, j’explore un peu plus la gare et trouve un restaurant de katsu-don. Il y a un menu en anglais et surtout des explications sur les différentes sauces qui se trouves sur la table. Je me régale de porc pané trempé dans une sauce au vin rouge, à la pomme et aux dattes et de chou à la sauce au yuzu, ainsi que d’une soupe miso. Ce repas me fait un bien fou après cette magnifique journée qui m’a montré un Japon plus rural et plus traditionnel ! Retour à l’hôtel pour me reposer et préparer ma journée du lendemain.

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