Chine: Xian

Xian est une des anciennes capitales de la Chine mais c’est aujourd’hui une ville moderne comme toutes les autres, qui a vécu de nombreuses destructions et reconstructions.

Xian

Nous commençons les visites par la forêt de stèles et le temple de Confucius où sont rassemblés d’innombrables stèles historiques et philosophiques. Je prends une photo d’un caractère au hasard, c’est celui qui veut dire « s’envoler ».

Xian

Xian

Nous allons ensuite à la pagode de l’Oie Sauvage, qui commence à pencher comme la tour de Pise. C’est un temple bouddhiste où les Chinois viennent prier. Ils font brûler de l’encens pour montrer leur présence à Bouddha, pour que celui-ci entende leurs prières. Des moines y vivent toujours, malgré la foule nombreuse.

Xian

Xian

Xian

Un des points fort du voyage se trouve dans les environs de la ville: l’armée de terre cuite de l’empereur Qi Huangdi. Un bâtiment moderne a été construit pour abriter les rangées de soldats et chevaux. L’ensemble est vraiment impressionnant, surtout quand on se dit qu’il ne s’agit que d’une toute petite partie des trouvailles.

Xian

Xian

Quand nous rentrons de notre excursion, nous assistons à l’entrée de la ville, sur les remparts, à une cérémonie en grande pompe pour accueillir des touristes américains. Bienvenue à kitschland !

Xian

Xian

Xian

Le soir, nous faisons le genre de sortie que je déteste profondément: nous assistons à un dîner-spectacle pour touristes de danses de l’époque Tang. L’horreur de l’horreur. C’est un spectacle à l’hollywoodienne, avec des costumes hyper kitsch qui n’ont rien à voir avec les superbes statuettes de danseuses antiques du musée de Luoyang. Comme si à l’époque, les danseuses portaient des paillettes et ailes en tissus irisés 100% synthétique ! Quant à la musique, les synthés dominent, le folklore reconstitué casse les oreilles, intégrant même une version de l’air connu d’Aïda de Verdi à la sauce chinoise.

Je suis vraiment déçue. De plus, Xian est réputé pour ses raviolis, mais impossible d’y goûter. Je n’ose pas sortir toute seule et personne du groupe ne veut m’accompagner.

Chine: Luoyang – Xian

Luoyang

Ce matin, nous faisons une courte mais intéressante visite de la « vieille ville ». Nous passons par le marché aux plantes, aux légumes; des poissons vivants et morts, rouges et noirs, sont dans les mêmes bassins. Ils sont pêchés avec une épuisette et puis écaillés vivants. La balance est des plus rudimentaires, une tige avec un poids. Plus loin, il y a des marchands de pâtes, de fraises, de minuscules cerises.

Luoyang

Luoyang

Luoyang

Beaucoup de personnes âgées circulent à vélo. Elles ont un visage usé, brun. Le sourire n’est pas toujours immédiat mais il vient en fin de compte. Des joueurs d’échecs sont assis sur le trottoir.

Luoyang

Luoyang

Nous empruntons un taxi. Une grille sépare les passagers du chauffeur. Le trajet est assez angoissant, les conducteurs sont de vrais cowboys sur la route. Il n’y a pas de règles et la ligne blanche ne sert à rien.

L’étape suivante est Xian, que nous rejoignons en train. Par les vitres, je vois défiler la campagne chinoise, les terres rouges, les maisons rouges, les champs verts, les fleurs jaunes, les arbres aux fleurs violettes. Collines, cultures en terrasses, usines à engrais avec fumées de phosphate. Maisons troglodytes dans les falaises découpées. Ce sont les terres de la Chine du Nord-Est, la Chine du Fleuve Jaune, avec la culture de blé en terrasses.

Nous arrivons en soirée à Xian. La ville est entourée de remparts qui ont l’air neufs, trop restaurés. Longeant ceux-ci, il y a un parc dans lequel les personnes âgées dansent ou font leur gymnastique.

Repas à l’hôtel, comme toujours, mais avec une soirée spéciale: une fondue mongole est au menu. Cela ressemble fort à la fondue japonaise, au sukiyaki. Il faut tremper tous les aliments dans un bouillon pour les cuire.