Inde – Rajasthan: post-scriptum

Quand j’ai décidé d’aller en Inde, c’était en partie par manque d’inspiration, mais aussi parce que je voulais partir avec Wild Frontiers et que je souhaitais découvrir une autre facette de ce pays après mon voyage dans le sud en 1999. Je savais déjà que je voulais faire ce périple dans de bonnes conditions et je n’ai pas été déçue. Le choix des hôtels était très bon, voire tout simplement extraordinaire et j’ai adoré loger dans les divers palais et demeures anciennes.

Ce confort était bien nécessaire pour contrebalancer le bruit, la saleté et les foules indiennes. Dans les rues, on n’est jamais seul et tous les sens sont mis à l’épreuve. Le pire moment a sans doute été l’arrivée au Taj Mahal dans ce bus bondé et le monde qui grouillait de partout. Mais en même temps, j’ai été récompensée par la beauté du lieu – ce n’est pas pour rien que c’est une des merveilles du monde.

Les rues des villes mais aussi les campagnes sont sales, il y a les bouses de vache mais aussi des tas de détritus – même si ceci n’est pas un problème limité à l’Inde. La circulation peut être assez congestionnée et la pollution est omniprésente. Nous avons heureusement pu éviter le pire à Delhi – ce smog qui recouvre d’un voile gris toute la ville. Ces problèmes écologiques ont été abordés pendant nos conversations et nous avons appris qu’il y avait des choses qui se mettaient un place, comme la plantation d’arbres et arbustes dans le désert du Thar par exemple, mais le travail à réaliser est encore énorme.

La nourriture était en général bonne, voire excellente par moments, mais après trois semaines, cela manquait un peu de variété. Et surtout, même si les endroits où nous avons mangé étaient choisis avec soin, le manque d’hygiène a eu une influence sur ma digestion. Une fois de plus, ceci n’est pas spécifiquement lié à l’Inde: après plusieurs semaines dans un pays tropical, j’ai en général quelques soucis.

J’ai été choquée par la condition de la femme et la position toujours dominante de l’homme dans la société rajasthanie traditionnelle qui vit encore beaucoup dans le passé. J’espère que cela évoluera dans le futur mais je me doute bien qu’il faudra encore beaucoup de temps.

Mais tout n’est pas négatif, loin de là ! J’ai été émerveillée par la richesse de l’architecture, je ne m’attendais vraiment pas à toutes ces couleurs, à la finesse des sculptures, à l’opulence, même les plus petits villages se démarquent par des bâtiments très colorés, donnant un cachet certain à l’ensemble. Et puis il y a ces portes que je n’ai pas pu m’empêcher de photographier partout !

J’ai fait un très beau voyage dans une superbe région – sans doute que je n’y retournerai pas vu que le circuit était très complet – mais il me reste d’autres parties de l’Inde à visiter. Pas tout de suite – il faut toujours un peu de temps pour se remettre de ce pays !

Quant à Wild Frontiers, j’en suis très satisfaite même si je vais peut-être attendre d’être un tout petit peu plus âgée pour repartir avec cette agence. Mes compagnons de voyage étaient charmants mais les sujets de conversation étaient parfois un peu éloignés de mes intérêts et opinions. Tout dépendra de mes destinations futures.

Si ce récit vous a plu, laissez-moi un commentaire – cela me fait plaisir d’avoir votre retour. Parlez-moi par exemple de vos voyages: avez-vous été en Inde ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous des projets pour les prochains mois ? Racontez-moi !

Inde – Rajasthan: Udaipur – Mumbai – Munich – Bruxelles

Je me réveille vers 4 heures du matin quand mes compagnons de voyage partent – l’hôtel est bon mais les murs mal isolés. Je rejoins Connie vers 8h30 et nous déjeunons ensemble, puis nous nous faisons nos adieux.

J’ai encore du temps, beaucoup de temps. Comme l’hôtel est loin du centre, je décide de rester là et je retourne me coucher un moment, puis je prépare ma valise. Je vais ensuite manger une soupe au restaurant, puis, ayant dû libérer ma chambre, je m’installe dans les agréables canapés du lobby. J’y passe quelques heures entre lecture et conversations avec un des employés.

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Mon taxi arrive et je m’installe. Après quelques kilomètres, il s’arrête et embarque un ami. Et là je commence à angoisser: tous les guides mettent en garde contre ce genre de choses. De plus, le chauffeur prend de petits chemins au lieu de l’avenue principale. Je ne sais vraiment pas quoi faire, et puis, il débouche sur la grande route qui mène à l’aéroport. Je commence à me calmer… mon chauffeur avait sans doute juste besoin de conversation et connait les raccourcis sans circulation. A l’aéroport, je me fais alpaguer par un porteur et je n’arrive pas à l’éviter. Evidemment il demande de l’argent alors que je n’ai plus grand chose et que je voulais garder quelques sous pour pouvoir boire et manger plus tard dans la soirée. De plus il omet de faire passer mes bagages par le premier contrôle de rayons x.

Je suis évidemment bien trop tôt et donc je m’installe avec mon livre. Quand le check-in commence, je remarque derrière moi deux hommes qui ont tout l’air d’être musiciens – un bagage type synthétiseur avec des autocollants de Trojan Records me semble un indice assez clair.

Et puis, mon vol est retardé de 50 minutes et on ne peut pas passer les contrôles. Il faut rester dans le hall de l’aéroport. Je parle d’abord avec une Russe originaire de Sibérie, puis je suis rejointe par deux dames qui étaient dans l’autre groupe Wild Frontiers. L’attente est longue, et l’avion a plus de retard que prévu. Au final, je me retrouve assise à côté des deux musiciens (qui confirment donc bien qu’ils sont musiciens – Gaudi et Danny Ladwa qui sont actifs dans le milieu dub – et le premier a sorti plusieurs disques) et nous plaisantons pendant l’heure du vol, ce qui fait passer le temps…

A l’aéroport de Mumbai, je m’achète un livre sur l’histoire de l’alcool en Inde puis je m’isole dans un endroit calme en attendant mon vol. L’avion n’est pas plein, et il y a une place libre entre moi et mon voisin. J’essaie de dormir mais le siège est vraiment peu confortable. Une fois à Munich, je m’achète une bouteille de gin et une bouteille de rhum puis me trouve un endroit où m’allonger un moment, avant d’enfin prendre l’avion pour Bruxelles où j’arrive le lendemain de mon départ, vers midi.

Inde – Rajasthan: Udaipur

Ce matin, je décide de déjeuner léger parce que je ne suis pas encore très sûre de ma digestion. Mais ça a l’air d’aller mieux qu’hier.

Nous prenons le minibus pour rejoindre le centre d’Udaipur et commencer la visite du City Palace, l’immense palais du maharadjah local qui surplombe le lac Pichola. C’est en fait un complexe de plusieurs palais accolés et construits à des dates différentes, dans une fusion de styles rajput et moghol. Quand le guide nous propose de faire la visite résumée, nous acquiesçons – nous avons clairement eu notre dose de palais lors des semaines précédentes. Cela n’empêche pas d’admirer la richesse de l’architecture et des décorations multiples, allant d’une pièce à l’autre, suivant un vrai dédale de couloirs et d’escaliers pour y accéder. Il y a même une galerie avec des sculptures anciennes, des instruments de musique et divers objets usuels. La cour centrale est en pleine préparation pour un mariage.

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Juste à la sortie du palais se trouve le temple Jagdish, dédié à Vishnou. Des fidèles interprètent en choeur des chants dévotionnels, accompagnés d’un tambour. Juste après cette visite, nous  nous arrêtons chez un bijoutier mais tout est bien trop classique pour moi.

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Nous reprenons le minibus pour une dernière visite, celle des jardins de Sahelion-ki-Bari, envahis par les touristes locaux mais non moins intéressants. Ils sont séparés en divers parties, chacune avec une ambiance particulière, mais tous rafraîchis par des fontaines. Celui qui est circulaire et entouré de plantes tropicales me plaît tout particulièrement.

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Jilian retourne à l’hôtel avec le minibus et je prends un tuk-tuk avec les autres membres du groupe. C’est un peu serré pour quatre personnes à l’arrière tandis que Tej  s’est installé à côté du chauffeur, l’enlaçant presque, mais les trajets ne sont jamais bien longs. Nous retournons au même restaurant qu’hier soir et cette fois-ci, j’en profite pleinement. Je me régale des grillades et de la vue sur le lac. Poulet tikka et mouton sont complétés par un curry de pommes de terre et oignons de printemps et des épinards à l’ail, ainsi que les habituels naans.

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Nous reprenons un tuk-tuk pour visiter un immense magasin d’artisanat local mais malgré le choix, rien ne me tente, puis nous rentrons à l’hôtel. Nous avons une discussion un peu pénible sur les pourboires – personne ne tombe d’accord sur un montant commun par personne et nous décidons finalement de chacun donner une enveloppe – ce que je trouve particulièrement déplaisant, mais c’est comme ça.

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Nous prenons un dernier gin tonic ensemble puis prenons le repas au restaurant de l’hôtel. Jane est fort distraite, tentant désespérément de choisir sa place dans l’avion et ce n’est pas le moment le plus joyeux du voyage. Tout le monde est déjà ailleurs en fait. Vient ensuite l’heure de faire les adieux à Jilian, Jane, Bob et Tej qui partent très tôt demain matin et c’est toujours un peu triste.

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