Pays-Bas: La Haye et Wassenaar

Jeudi 4 juillet 2019

Ce jeudi matin de juillet démarre comme tous les autres, je me lève, déjeune, m’habille, prends le métro avec mon sac, mais pour une fois, je descends beaucoup plus loin, à la Gare Centrale, décorée à l’occasion de Tour de France. Je m’installe pour attendre sur le quai annoncé, et comme souvent, des trains en retard encombrent la voie. En dernière minute, je dois changer de quai. Je n’ai pas choisi un ticket Thalys, pas tant à cause du prix un peu plus cher, ni du temps de voyage un peu plus court mais à cause de la facilité pour moi d’un départ Gare Centrale.

Quant le train arrive, il est déjà bien plein mais je m’installe à mon aise. Sauf qu’une fois sorti des souterrains, je me rends compte que je serai en plein soleil pour tout le trajet et qu’il n’y a pas de stores dans les trains hollandais. Je change de place mais je suis alors obligée d’être assise à contresens… Le paysage défile devant mes yeux et je n’ai même pas envie de lire.

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A Breda, j’ai juste cinq minutes pour prendre ma correspondance située deux quais plus loin. Là aussi, le train est bien rempli mais il se vide au fur et à mesure des arrêts. Une fois arrivée à la gare HS Den Haag (juste avant Den Haag Centraal), je pars à la recherche du meilleur moyen de transport local, et après des réponses contradictoires, je choisis d’acquérir une OV Chipkaart à 7,5 €. Valable cinq ans, elle est rechargeable et utilisable partout aux Pays-Bas, y compris pour les trains.

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La météo est ensoleillée, mais il fait encore frais vers 11h. Je décide de marcher vers mon hôtel, traversant le Chinatown local, puis longeant une des principales rues commerçantes. Il fait très calme et très vite, je trouve la raison: le centre est piétonnier et s’il y a des voitures, leur vitesse est limitée. Après 20 minutes de marche, j’arrive à l’Hotel Indigo – Palace Noordeinde. Le bâtiment est ancien et abritait dans le passé une banque. La rénovation a laissé la part belle aux éléments de l’époque art déco et les chambres sont décorées avec goût. La mienne est située au premier étage et j’aime beaucoup les murs bleus, le plancher ancien, le coffre-fort qui fait office de mini bar, et la salle de bain aux accents art déco. Oh, et les tentures qui se ferment à l’aide d’un interrupteur ! Le lit est d’un confort absolu – je regrette juste qu’il s’agissait de deux lits collés l’un à l’autre: j’aime faire l’étoile de mer en dormant.

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Le projet de l’après-midi est de visiter le Musée Voorlinden situé en banlieue de La Haye, à Wassenaar. Je rejoins la gare centrale à pied (où je mange en vitesse un sandwich) puis prends le bus 43 jusqu’à l’arrêt Wittenburgerweg (heureusement que je me souvenais du nom – le chauffeur ne connaissait pas le musée). De là, le chemin (fléché) traverse un quartier résidentiel très chic, aux immenses villas dont beaucoup ont encore un toit de chaume à la mode le siècle passé. Je parle un peu aux deux autres personnes qui ont la même destination que moi, un jeune Hollandais et son amie Chinoise.

Le musée est situé dans un cadre idyllique, vert, avec un immense point d’eau. Un bâtiment ancien abrite un restaurant tandis que le musée se situe dans un édifice contemporain. Le prix d’entrée n’est pas donné (une constante): 17,5 €; le ticket donne l’accès aux trois expositions du moment ainsi qu’à quelques œuvres qui restent là en permanence (par la force des choses vu leur taille). Je choisis en général de commencer ma visite par celle qui me tente le moins. Ici, il s’agit de Less is more consacrée à de l’art minimaliste.

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Je découvre ensuite Do Ho Suh, un artiste coréen obnubilé par l’architecture. Son installation la plus intéressante est une série de constructions en tissu transparent aux couleurs très vives, reproduisant diverses maisons et bâtiments avec de nombreux détails dans les fenêtres, portes ou accessoires. Plus loin, des maquettes et des films montrent les projets qu’il a réalisé en vrai. Et ce n’est pas rien: il a inséré – de travers -une maison traditionnelle coréenne entre deux immeubles new-yorkais (il me semble) ou construit une maison en équilibre sur un coin du toit d’un immeuble.

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Enfin, et c’était le but de ma visite, je découvre l’exposition Yayoi Kusama, l’artiste japonaise obsédée par les pois. Il y a une grande citrouille et une Infinity Room (différente de celle vue à Metz, il me semble), une galerie aux miroirs convexes et des œuvres plus petites. Mais je suis un peu déçue, je m’attendais à plus.

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Comme je le disais plus haut, certaines pièces ne sont pas déplaçables: les minuscules ascenseurs de Maurizio Cattelan, l’immense labyrinthe en acier de Richard Serra, les humains plus vrais que nature de Ron Mueck, le petit chien de Yoshitomo Nara et surtout la piscine de Leandro Erlich, identique à celle que j’avais vue à Kanazawa.

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Je veux voir la mer ! Le musée n’est en effet pas très loin de celle-ci. J’emprunte un chemin qui me mène dans les bois, puis sur une immense dune mais au sommet de celle-ci, pas moyen d’aller plus loin: il y a une clôture – et pas de mer en vue, oh déception ! Grimper dans le sable en gardant ses sandales était une mauvaise idée: j’attrape de fameuses crampes aux orteils, et même de retour sur un sol moins mouvant, je continue à souffrir de mes pieds. Voilà qui était une excellente idée pour un citytrip dont le but était de marcher quatre jours !

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Je me promène encore un moment dans la jardin autour du musée. Conçu par Piet Oudolf, il rassemble dans de grands parterres ondoyants des fleurs de saison aux couleurs diverses et assorties. Je suis subjuguée.

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C’est avec plein d’étoiles (et d’œuvres d’art) dans les yeux que je retourne vers mon hôtel, flânant encore un moment dans la ville, marchant un peu au hasard, mais le long de monuments connus. Il n’est que 16h mais je m’écroule dans mon lit pour une sieste bien méritée (j’avais très mal dormi cette nuit) et un peu plus longue que prévue.

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Je me doute que les Hollandais dînent tôt et je pars vers 18h à la recherche d’un restaurant. Un des buts du voyage était de manger indonésien, ce qui est impossible en Belgique, et j’avais noté quelques adresses. Mon choix se porte sur le Srikandi, un restaurant au décor plutôt basique mais à la carte alléchante. Je commande un rijsttafel pour une personne avec un bière Bintang. On m’apporte deux plats (en inox très années 70) avec des cases pour les différents mets. C’est délicieux et un peu trop copieux – évidemment.

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Sur le chemin du retour, je passe devant le bar tiki de la ville, le Va Va Voom mais je me sens intimidée – ça m’arrive de temps en temps. Je ne me sens pas assez à l’aise pour y entrer seule et c’est à ces moments-là que j’aimerais ne pas voyager seule. Je retourne donc à l’hôtel et profite d’une des bières locales achetées plus tôt. Les Pays-Bas produisent en effet un nombre incomparable de « craft beers » et j’ai profité de ce voyage pour en goûter et ramener quelques-unes.

Statistiques du jour – distance parcourue: 17,5km – 24 453 pas

Toutes les photos sont prise à l’iPhone (en partie avec Hipstamatic) ou au Lumix GX80 (qui se déréglera en cours de route sans que je ne le remarque, montant l’ISO à 3200, donnant trop de grain aux photos, ainsi qu’une couleur rosâtre – heureusement j’ai souvent trouvé plus pratique de ne sortir que l’iPhone). Comme toujours, j’ai mis plus de photos sur flickr.

Japon: Fukuoka – Nagasaki

Dimanche 11 novembre 2018

Ce matin, j’envoie ma grande valise à Tokyo et je prends le train avec la petite pour de nouvelles aventures. J’arrive bien trop tôt à la gare où j’essaie de patienter sans trop m’ennuyer, en prenant comme souvent quelques photos. Le trajet vers Nagasaki prend un peu moins de deux heures mais cela me semble long, avec d’innombrables arrêts. Je me trouve aussi du mauvais côté pour admirer le paysage côtier. Au final, je somnole pas mal.

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Mon hôtel est relié à la gare de Nagasaki mais il est bien trop pour obtenir ma chambre. J’y dépose cependant ma valise, puis achète un ticket à la journée pour le tram. La météo est radieuse aujourd’hui et les prévisions pour demain pluvieuses. Je change donc mes plans initiaux et décide de visiter en premier les Glover Gardens.

Le premier tram est bondé et je le laisse passer – c’est dimanche et de nombreux touristes locaux en profitent. Le second est presque aussi rempli mais je ne vais pas rester sur le quai toute la journée. Je change après quelques arrêts pour prendre une autre ligne jusqu’à son terminus. Là, j’emprunte un immense ascenseur qui me conduit bien haut sur la colline. Nagasaki est en effet une ville portuaire située dans une cuvette entourée de hauteurs. Le panorama est magnifique et je peux voir au loin, gardant toujours dans un coin de ma tête la destruction par la bombe atomique.

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Je prends le chemin qui se présente à moi, descends des escaliers, me retrouve à visiter une vieille maison coloniale, puis un cimetière, rencontrant au passage des chats pas farouches du tout se dorant au soleil. Un de ceux-ci, un roux, a quasi foncé sur moi en quête de caresses.

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La mécréante que je suis décide de ne pas payer pour visiter la cathédrale d’Oura, ce qui ne m’empêche pas de la prendre en photo dans le plus pur contre-jour. A vrai dire, ce n’est pas une question de religion: je n’étais juste pas intéressée par son contenu.

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Je me dirige plutôt vers les Glover Gardens qui possèdent un petit côté « Bokrijk » (reconstitution du passé). En effet, plusieurs maisons anciennes ayant appartenu à des notables européens ont été déménagées et reconstruites là, dans un grand jardin en terrasses qui prend un peu la forme d’un parc d’attractions. Il y a de la musique partout, en général des airs de flûte irlandaise ou des chansons, mais si on fait abstraction de ça (et du monde), c’est tout simplement superbe et je ne regrette absolument pas de les avoir visités. Je me rends compte que j’aime déjà la ville et que mon séjour y sera trop court.

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Je visite les diverses maisons, me surprend à rêver à la vie des colons, m’imagine en crinoline et chapeau. Un des édifices a un petit côté Autant en emporte le vent, d’autres ressemblent plus à des cottages anglais. Les vues sur le port se multiplient. Le jardin est fleuri, et même un sakura est déjà en fleur.

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Je me dirige ensuite vers le Dutch Slope, une des nombreuses ruelles en pente de la ville, où se trouvent trois demeures anciennes abritant un petit musée de la photographie qui regorge de vieilles images de la ville.

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Je vois d’en haut un temple confucéen que je contourne par la suite mais j’ai faim. Heureusement, il y a un 7-11 pas trop loin et je m’installe dans un parc pour manger mon egg sandwich. Rassasiée, je repars vers le Dutch Slope mais du côté opposé, admirant au passage d’autres maisons coloniales.

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Cela monte fort et j’avance plus qu’à mon aise. La signalisation de la ville est excellente et je consulte quasi pas ma google map. Elle me pousse à emprunter une ruelle piétonne, avec des escaliers, qui me mène à Chinatown. Je me revois à Blankenese près de Hambourg – c’était le même type d’ambiance et de météo, à des milliers de kilomètres de distance. Je me retrouve au milieu de la vie quotidienne des locaux. Certains décorent leurs maison d’un pot de fleur, d’autre de menus objets.

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Chinatown est de taille réduite et je ne m’y attarde que peu, rassemblant ma dernière énergie pour monter au temple de Sofuku-ji. La lumière de la fin de l’après-midi est belle sur le sanctuaire, rendant le rouge des bâtiments encore plus chaud.

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Je suis près du terminus du tram 4 qui me ramène à mon hôtel où je prends possession de ma chambre. A la première impression, je suis un peu déçue: tout est beige et fonctionnel, rien de plus. Mais tout est propre et je me dis que cette chambre est très bien en fin de compte, que je ne peux pas gagner à tous les coups au niveau de l’originalité, surtout avec les business hotels du Japon.

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Comme dans les autres villes, j’explore le centre commercial local pour mon repas du soir, et un peu par dépit mais aussi par envie de changement et besoin de nourriture connue, je choisis un restaurant italien où je mange un spaghetti carbonara « Kamakura style » (je n’ai pas compris le lien avec Kamakura). Ce repas me réconforte et me fait du bien à ce moment du voyage où je peine un peu avec certaines répétitions, comme le frit au petit déjeuner. Je fais encore quelques emplettes au supermarché (biscuits, bière, eau) et j’y trouve une petite bouteille de Midori, la liqueur verte au melon.

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Statistiques du jour: 16 191 pas – 12,2km – 25 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Thaïlande: Bangkok

Je me réveille tard, je suppose que j’avais besoin de rattraper du sommeil et de récupérer de mes maux de ventre. Je descends juste avant la fin du petit déjeuner, qui est composé d’un copieux buffet. J’avais oublié de recharger mon smartphone et aussi oublié que pendant que je n’étais pas dans la chambre, il ne rechargeait pas. Bref, je traîne un peu pour pouvoir l’utiliser en rue. Je décide de suivre Charoen Krung Road depuis le pont du skytrain jusqu’à Chinatown. Je visite d’abord le temple chinois de Jiew Eng où comme toujours quelqu’un m’invite à entrer. Plus loin se trouve le Wat Yannawa, très grand et prêt pour une fête. De là, on voit bien l’immense building construit au moment de la crise économique et qui n’a jamais été terminé. Cela coûterait trop cher de le détruire, donc il reste là, abandonné. Au débarcadère (« pier » en anglais – difficile de trouver un mot qui sonne bien en français) de Mekhala, les gens donnent à  manger aux poissons.

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Je passe près de la mosquée de Ban Au. Contrairement aux temples chinois ou thaïs, les mosquées sont toujours retranchées derrière des murs et des grilles et personne n’est invité à entrer, à moins d’être un fidèle. Plus loin, le marché de Ban Rak est peu animé; ce n’est sans doute pas son heure ou son jour. Près de là se trouve le Wat Suan Phlu. Sur Charoen Krung Road, les vieilles maisons côtoient les grands buildings.

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J’aperçois la Cathédrale de l’Assomption mais je rentre sans m’en rendre compte dans la cour d’un collège et je me mêle aux élèves. Je trouve finalement le bon chemin pour me rendre près de l’église et des anciens bâtiments de l’East Asiatic Company.

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Quand je retourne sur mes pas et rejoins à nouveau Charoen Krung Road, je me rends compte qu’il y a quelque chose de bizarre: le silence. La circulation est coupée et je m’informe auprès d’autres touristes qui sont là avec leur guide: un cortège avec le président Chinois doit passer. Et en effet, je vois toutes les voitures de police, puis les officielles, puis des ambulances… Je reprends mon parcours dans les ruelles et passe devant l’hôtel Mandarin Oriental et des galeries de magasins ou d’art chic mais vides.

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J’avais déjà vu l’ancienne « Custom House » il y a quelques années mais ce bâtiment abandonné a un charme certain. C’est là qu’ont été tournées certaines scènes d’In the mood for love. La caserne des pompiers se trouve toujours derrière le coin.

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Encore un wat, le Wat Muang Kae. Puis ce bâtiment moderne et pompeux qu’est la grande poste. La maison du Capitaine Bush est en rénovation et je ne vois pas grand chose.

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Je doute sur le trajet, la géolocalisation hésite aussi. J’aurais dû traverser un klong mais je ne l’ai pas vu et je ne le trouve pas. Je décide donc de suivre le soi qui se présente face à moi et c’est par hasard que j’aboutis à ma destination, la Soy Sauce Factory. C’est une galerie d’art qui est hébergée dans une ancienne fabrique de sauce soja. Pour le moment, il y a une exposition de photos d’un Chinois, Ren Hang. Son sujet de prédilection est le corps humain, souvent associé à un autre objet, ou dans des poses inédites. J’aime beaucoup ! Je vois qu’il y a moyen de manger sur place et je m’installe à l’intérieur, la table le long du klong étant occupée et l’autre au soleil. Une cuisinière me prépare une soupe tom yam au poulet en quelques minutes. C’est piquant et je transpire encore plus qu’avant mais ça fait un bien fou. Un Occidental m’adresse la parole en anglais, c’est le responsable de la galerie. Entendant son accent, je lui répond en français que j’aime beaucoup l’endroit et je le remercie.

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Malgré les forces reprises avec le repas, je n’ai plus trop le courage d’explorer; je suis d’ailleurs arrivée à Chinatown, là où j’avais commencé mes visites la semaine précédente. Je retourne donc vers mon hôtel, arrêtée encore une fois par un cortège officiel.

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Je tourne sur Silom, m’arrête un moment dans un tout petit parc. Je fais quelques réserves au 7/11 puis m’installe à la piscine de l’hôtel avec mon livre et un gin fizz. La musique oscille entre mix lounge et classiques de Noël qui ne se marient absolument pas. Le soleil se couche et je retourne dans ma chambre.

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Je n’ai plus trop envie de sortir ce soir, je mets ma plus jolie robe et je teste le bar de l’hôtel au 38e étage. La vue sur la ville est magnifique. Je vois le skytrain serpenter entre les tours illuminées. De l’autre côté, j’aperçois le fleuve Chao Praya. Je m’installe et commande un Mango & Apricot Martini. Une jeune néo-zélandaise m’adresse la parole et nous discutons ensemble un moment. Elle me raconte le début de ses vacances, elle vient d’arriver. Je descends ensuite au restaurant de l’hôtel, le Rice & Chilies qui est vide. Il y fait fort frais à cause de l’air conditionné mais  j’ai faim et pas envie de chercher un autre endroit. J’y commande deux entrées, des brochettes de boeuf au satay et du saumon cru au citron vert et piments, ainsi qu’un verre de vin blanc. Il n’y a aucune ambiance et c’est évidemment moins agréable que le soir précédent (on ne peut pas gagner à tous les coups) mais j’ai bien mangé.

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Thaïlande: Bangkok

Je me réveille tôt, vers 7h15, mais je traînasse au lit avant d’aller déjeuner. Le buffet est toujours aussi impressionnant et certains plats ont changé. Je prépare ma journée du lendemain en explorant le chemin jusqu’à la gare mais je réussis à tourner à droite trop vite et je dévie dans mon parcours. Rien de grave, mais du coup, c’est un peu plus long. Et comme le quartier de la gare est en plein travaux, cela ne facilite pas les trajets des piétons. J’achète mon ticket de train, comme ça je ne dois plus m’en préoccuper.

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Le soleil brille aujourd’hui, contrairement à hier, et j’ai moins d’entrain à cause de la chaleur. Je décide d’explorer Chinatown plus en profondeur. Depuis la gare, le Wat Traimit n’est pas très loin. Très touristique, il abrite le plus grand Bouddha en or massif.

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Je passe ensuite tout près du portail marquant l’entrée de Chinatown sur Yaowarat Road. Puis près du temple de Thian Fa où un vieux monsieur m’aborde, curieux de mes origines. Je suis à nouveau invitée à entrer dans le temple.

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Je reprend Yaowarat Road, à la recherche de la jolie épicerie vieille de 70 ans aux lanternes vertes. Elle est décidément bien mieux aménagée que ses voisines qui vendent pourtant la même chose.

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Je traverse le vieux marché, entre les stands de nourritures diverses, de poisson, de fruits et je rejoins Sampeng Lane, une ruelle très étroite bordée de nombreux magasins. Je parcours toute sa longueur même si mon cheminement est assez lent: il y a beaucoup de monde et en largeur, il n’y a de la place que pour deux personnes. Ce rythme d’escargot me fatigue, malgré le fait qu’il y fait beaucoup moins chaud que lors de ma première visite. Beaucoup de boutiques ont en effet installé l’air conditionné. (La photo montre le début de l’allée, là où il n’y a pas encore beaucoup de monde).

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Je retourne un moment dans les magasins de tissus mais je ne trouve plus rien qui me tente et je rejoins le parc de Romaneenart où je me repose un long moment. Il n’y a pas grand chose d’intéressant à y voir, mais au moins, c’est calme. Je me sens vraiment vidée et je suppose que ma longue promenade d’hier y est pour quelque chose. Je décide de retourner progressivement vers l’hôtel en choisissant des petites rues bucoliques aux bâtiments anciens, entrecoupées de klongs. Bangkok est vraiment une ville de contrastes !

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Malgré tout, je me retrouve sur Charoen Krung Road, embouteillée et polluée. En tournant à gauche, je me retrouve à nouveau coincée dans un marché. J’avance au pas, peu intéressée par les marchandises très masculines: des outils, des boulons, des bouts de moteur… Je rejoins enfin le Wat Khanikaphon puis le temple chinois de Tai Hong Kong. C’est dimanche et beaucoup de fidèles habillés de blanc viennent honorer les dieux.

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Je n’ai plus le courage de chercher le Wat Mangkon Kamalawat que j’entrevois pourtant et je me retrouve à nouveau dans un marché ! Il y a des étals vendant des canards laqués, du poisson, divers condiments bizarres…

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Me retrouvant sur Yaowarat Road, je choisis le restaurant Hua Seng Hong, le genre de grand endroit très chinois où on prépare les plats en vitrine. La salle est bondée mais on me trouve une petite table. La serveuse peu souriante ne comprend qu’à moitié ma commande et me sert du thé au chrysanthème chaud au lieu de glacé et m’apporte un plat de dim sum en plus. Peu importe, c’est très bon et ça me fait une expérience de plus. Je ne sais juste pas comment manger le grand dim sum avec des baguettes et je fais un carnage. Mon voisin de table, un autre papy, m’aborde, posant les questions habituelles, mais sans s’imposer.

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J’ai envie d’une bière mais le 7/11 n’en vend pas entre 14h et 17h et je ne vois pas d’autre magasin en vendant près de l’hôtel. Je bois donc un Sprite qui est dans mon frigo mais j’avais oublié combien c’était sucré. Je fais une sieste et je prends des notes pour ne pas oublier ce que j’ai fait pendant la journée. J’élabore aussi un plan pour la soirée.

Pleine d’une énergie retrouvée, je pars à la recherche du Samsara, un café-restaurant en bord de rivière où je pourrai admirer le coucher de soleil en mangeant quelque chose. Je mets un certain temps à le trouver, me perdant dans les sois encombrés de moteurs de voitures. Les mécaniciens me regardent passer – deux fois – ainsi que les soldats en bord de rivière – ce n’est juste pas le bon endroit. Finalement, je trouve le lieu mais c’est (encore ?) fermé. Dommage, mais au moins j’aurai essayé. Je retourne à l’hôtel et bois une bière sur la terrasse en critiquant intérieurement les touristes qui m’entourent. Un couple se commande un fût de plusieurs litres de bière, la fille n’est pas fort habillée, l’homme est en short et exhibe ses tatouages. Une autre fille n’est pas plus couverte; ce n’est pas parce qu’on superpose deux tops qu’on cache beaucoup. Ce manque de respect pour les coutumes locales m’énerve. J’observe aussi un couple français qui tente de choisir un taxi; aucun ne veut mettre son compteur et ils ne savent pas qu’ils doivent l’exiger ou chercher un autre véhicule.

Je vais m’acheter une autre bière pour la soirée et des réserves pour le trajet de train et je prends une douche rafraîchissante. Je prends ensuite à nouveau mon repas au Red Rose, espérant un meilleur choix. En fait, la viande de boeuf accompagnée d’une sauce au sésame est bien trop grasse et le tout est un peu bizarre.

J’ai du mal à dormir cette nuit, un mariage met de l’animation dans l’hôtel.

Thaïlande: Bangkok

Plus besoin de me dépêcher le matin ! Je peux me lever à l’heure que je veux et prendre mon temps pour manger le petit déjeuner qui est varié et copieux. J’hésite un peu avant de partir, c’est ma première journée seule et je ne me sens pas tout à fait à l’aise. J’ai pourtant tout bien préparé en créant des google maps (que je peux partager sur demande) et avec mon smartphone, je ne risque pas de me perdre. Je décide de visiter l’autre côté du fleuve, Thonburi, en suivant une promenade du livre 22 walks in Bangkok.

Le but est donc de traverser le Chao Phraya. En sortant de l’hôtel, je traverse Yaowarat Road et me retrouve dans le quartier des ferrailleurs; des piles de moteurs de voitures sont empilées sur le bord de la rue. Je me promène dans un Wat dont je n’ai pas retenu le nom.

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Je loupe l’accès au bateau, bien caché au bout d’une ruelle et je me retrouve à l’église du Saint-Rosaire, puis au centre commercial River City. Je m’arrête dans un 7/11 où je trouve mon thé glacé thaï préféré, du Oishi et je demande à la vendeuse si mes quelques mots de thaï sont bien corrects. Tant mieux finalement, de là, je peux juste traverser le fleuve et ça coûte 3,5 bhats (le bhat correspond plus ou mieux à l’ancien franc belge et il faut diviser par 40 pour obtenir le prix en euros). Le bac va partir et on me fait signe de me dépêcher !

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Je débarque à Thonburi, le côté moins développé et plus calme de Bangkok. Ce n’est pas plus mal pour une première journée. Le ponton donne dans le marché de Klong San qu’il faut traverser pour arriver à une rue. Il s’agit en fait du site d’une ancienne gare. On y vend surtout des vêtements mais il y a aussi une partie alimentaire. Cherchant le grand poteau servant à pendre les drapeaux pour la signalétique de navigation sur le fleuve, je me rends compte qu’il me suffisait de lever la tête. Je ne trouve pas par contre le fort de Pong Patchamit qui est apparemment bien caché derrière un autre bâtiment (j’aurais dû prendre le livre avec moi mais il est resté à Bruxelles – et une version électronique n’est pas pratique en rue).

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J’emprunte une petite rue, un soi bordé de maisons en bois et arrive au Wat Thong Noppakhun. Un peu plus loin, le long du fleuve, se trouve le temple chinois de Chee Chin Khor. C’est un lieu isolé et calme, à l’architecture assez exubérante et avec une grande pagode. Et il y a partout de petits autels ou de petits personnages cachés en l’honneur des divinités.

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Je me promène dans les ruelles. Elles sont pleines de charme et on a l’impression que le temps s’est arrêté. Et qu’on n’est pas dans une mégalopole.

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Je retourne sur l’avenue principale et passe devant le musée de la psychiatrie, un bâtiment blanc assez imposant. De là, je prends la ruelle suivante, assez longue, qui est censée me mener vers un autel en l’honneur de la déesse Mae Tuptim. Aucune idée si le petit autel que j’ai vu était bien celui-là. Je me dirige vers le Wat Thong Thammachat mais je me sens observée par des sans-abris qui y ont élu domicile et je n’explore pas beaucoup plus l’endroit. Le long de la ruelle sont garés plein de tuk tuk; certains sont en réparation. Les habitants me regardent passer mais je ne me sens pas mal à l’aise. Ils doivent juste trouver bizarre de voir une touriste par ici.

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Je retourne à nouveau sur la grande artère, Somdet Chao Phraya. C’est bruyant et il n’y a pas grand chose à voir. Je m’ennuie un peu… J’arrive finalement en vue du stupa du Wat Phichaya Yatikaram mais je tourne vers l’autre côté et je visite le Wat Anongkharam Worawitan.

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Je suis ensuite le soi qui part du temple, une longue ruelle calme et résidentielle. Je cherche un peu le parc de la Princesse Srinagarindra. Je ne saurai jamais si c’est là que je me suis assise pour me reposer un peu, ce n’est pas très clair sur mon plan. Une fillette y joue à cache-cache avec son grand-père.

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Le temple de Gong Wu est très joli et coloré. On m’invite à entrer mais je ne peux pas y faire de photos. La mosquée de Goowatin est tout près mais je ne la verrai qu’une fois à nouveau sur l’autre rive.

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Je reviens sur mes pas pour passer sous le grand pont, le Memorial Bridge. Je me perds un peu, marchant malgré tout dans la bonne direction. C’est la sortie de l’école et il y a un mini-embouteillage de motos et de tuk tuk. Je vois le grand stupa blanc du Wat Prayoon à travers la grille mais je n’ai plus le courage de chercher l’entrée. Je commence en effet à fatiguer.

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Je m’installe un moment sur un banc tout près de l’église Santa Cruz et je perds la 3G. Je me dis qu’il est temps de retourner sur l’autre rive.

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En rejoignant le fleuve, je trouve le temple de Kuan Yin, encore un temple chinois qui a l’air plus ancien, moins coloré en tous cas. Un fou se balance tout près de l’embarcadère et j’attends le bac un peu plus loin. La traversée est agitée mais heureusement très courte. Je débarque dans un centre commercial tout vide, en attente d’une ouverture prochaine. Je repasse sous le pont, puis tout près d’un bâtiment de style colonial qui est aujourd’hui une poste.

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Un homme pêche dans un klong tout pollué. Nous échangeons un sourire, comprenant quelque part que la pêche ne risque pas d’être fructueuse. Je rejoins Chakkrawat Road et visite le Wat Chakrawat.

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Je suis un peu perdue mais je me laisse porter. Je me retrouve dans une allée étroite de magasins de tissu et d’accessoires puis tombe par hasard sur un centre commercial avec plein d’autres magasins tous tenus par des Indiens, des Sikhs surtout. J’y trouve mon bonheur, trois tissus de collections américaines à 3 euros le mètre au lieu de 16. C’est vraiment le paradis du tissu par ici ! Plus loin, je me retrouve dans un autre centre commercial ne vendant que ça également, avec deux-trois magasins de figurines, de Godzilla notamment. Je bois un jus de litchi qui me donne des forces. Je n’ai toujours pas mangé mais aucun endroit ne me tente.

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Je tente de me situer et après avoir tourné un peu en rond, je retrouve Yaowarat Road. L’artère est très animée. La circulation rend l’atmosphère étouffante et les trottoirs sont encombrés de magasins. Tout le quartier est comme ça. Les façades ne sont pas très intéressantes, souvent grises et abîmées, parfois décorées.

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Je trouve finalement un restaurant qui m’inspire, Hoon Kuang. Je constaterai par la suite que je l’avais noté comme un endroit intéressant. C’est petit, c’est chinois et les murs sont couverts de coupures de journal encensant l’endroit. Je commande une grande bière et un plat de poisson et crustacés sautés aux champignons, oignons de printemps et gingembre. Il est environ 16h et c’est tout simplement délicieux !

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J’achète du thé oolong thaï, des fleurs de thé au jasmin et des fleurs de chrysanthème à infuser. Je rejoins enfin l’hôtel et je me rends compte que mes vêtements et mes cheveux sentent les feux de bois omniprésents sur lesquels des vendeurs préparent différentes nourritures à la minute dans la rue.

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Après un peu de repos, je vais boire un cocktail au Rose Café, un Tropical Paradise à base de rhum et de jus de fuit de la passion, de goyave et de mangue. Je m’endors après avoir lu un peu, satisfaite de ma journée très très occupée.

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Birmanie – Thaïlande: Yangon – Bangkok

Les chiens hurlent à la mort cette nuit. Je me réveille tôt mais j’ai tout le temps de traîner. Ma valise est déjà quasi prête et mon avion n’est que dans l’après-midi. Je regrette maintenant de n’avoir pas choisi celui du matin, j’aurais pu rejoindre Bangkok plus tôt au lieu de perdre ma journée dans l’attente.

Je prends un copieux petit déjeuner, ne sachant pas trop quand j’aurai à nouveau l’occasion de manger puis je vais me promener dans le grand parc face à l’hôtel. Je prends encore quelques photos de la pagode de Shwedagon mais aussi de l’avion de ligne abandonné là. Je n’ose pas trop m’approcher voyant des hommes s’installer à l’intérieur.

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Après un dernier selfie dans ma chambre, je fais mes adieux à Moe Moe et partage un taxi avec Angelo et Margaret qui reprennent l’avion un peu après moi. Pour une fois, la circulation est assez fluide et nous mettons moins d’une heure pour arriver à l’aéroport. L’enregistrement des bagages n’est pas encore possible et nous parlons encore un peu, puis je fais mes adieux. La file est longue et n’avance pas. Après le contrôle des passeports, je fais l’achat de bonbons au sésame pour offrir à Catherine.

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L’attente se prolonge et je lis mon roman sur ma liseuse. Mon voisin m’adresse la parole et me demande le code du wifi. Je lui explique que c’est juste un livre mais il ne comprend pas trop. Son oncle intervient et nous commençons à parler un peu. Il est Chinois de Thaïlande et son neveu vit en Chine à Schenzen. Il lui explique où se situe la Belgique. J’ai vraiment eu l’impression que c’était un grand benêt.

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Finalement l’avion décolle. Je me retrouve assise à côté d’un homme d’affaire américain, je pense, dans le genre pas souriant du tout et qui prend de la place. Il fait glacial dans l’avion et je n’ai pas mon gilet. Le vol s’éternise: le trafic aérien est congestionné et l’avion doit attendre son tour pour atterrir. Après 30 minutes, il arrive enfin, nous déposant loin du terminal. Des bus nous y emmènent.

Contrôle d’identité, cachet dans le passeport, retrouver ma valise, changer des dollars en bhats (je n’ai pas énormément dépensé en Birmanie et il me reste pas mal d’argent liquide), acheter une carte SIM valable 10 jours, avec la 3G illimitée, chercher le train qui relie Bangkok et aller jusque Phaya Thai. Il y a beaucoup d’escaliers et mon sac pèse déjà 17 kilos. En bas, il y a une station de taxis et je me dis qu’ils doivent être contrôlés. En fait non, une fois dans le taxi, avec mon bagage dans le coffre, le chauffeur ne veut pas mettre son compteur et me demande de proposer un prix. Je lui dis 100, sachant que c’est un prix plus que raisonnable. Il refuse. Je cède finalement à 250, sachant très bien que je me fais arnaquer. En plus, il décide de me faire la conversation et me met du Michael Jackson. Encore heureux qu’il m’amène bien à destination, sans faire de gros détours. Il y a des embouteillages mais ils ne sont pas catastrophiques non plus. J’arrive donc à Chinatown, sur Yaowarat Road, à la Shanghai Mansion.

Je suis très bien accueillie, avec un thé glacé au chrysanthème. Ma chambre est très jolie mais je regrette l’absence de vue (ce qui n’est pas étonnant vu la densité des immeubles). Je suis fatiguée de cette journée inutile et j’ai faim. Ce n’est pas le mini-repas de l’avion qui m’a nourrie. Mais je n’ai pas envie de commencer à explorer le quartier dans le noir. Je vais donc au bar-restaurant de l’hôtel, le Rose Café. On m’y demande « table for two ? ». Je commande un Siamese Sling, un cocktail très frais à base de gin, de tonic, de jus de pomme, de citron vert et de feuilles de kafir. Et pour manger, je chois un plat à base de homard, accompagné d’une sauce assez bizarre au citron vert et au lait (?) et de fruits. Bref, une cuisine fusion pas très réussie.

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Je rejoins ma chambre pour la nuit et après un peu de lecture, je m’endors paisiblement.

Heart of Cambodia: Bangkok (Thaïlande)

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Comme les jours passés nous avons surtout fait du shopping et exploré la partie moderne de la ville, aujourd’hui, nous décidons de découvrir une partie plus culturelle de la ville. J’avais déjà visité le Wat Pho lors de ma première visite à Bangkok mais je voulais que diane voie ça. Nous prenons donc le sky train jusqu’à son terminus le long du fleuve Chao Praya puis un des bateaux taxis qui nous dépose quasi à l’entrée de l’ensemble de temples et pagodes.

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De là nous partons en promenade dans les vieux quartiers de Bangkok, entre le Palais Royal et Thonburi, en suivant des « walking tours » du Time Out Bangkok (des guides que j’aime beaucoup quand il s’agit de visiter une ville, avec beaucoup de bons conseils pour les restaurants). Canaux, églises et pagodes se succèdent.

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L’architecture coloniale est de plus en plus remplacée par de grands immeubles, mais nous trouvons le quartier où certains plans de In the mood for love de Wong Kar-Wai ont été filmés. Près de là se dressent aussi de grands bâtiments d’époque qui faisaient office de douane ou appartenaient à de grandes sociétés commerciales. Une belle manière de découvrir plus en profondeur la ville…

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Pour notre dernière soirée, nous avons décidé d’aller boire un cocktail et manger tiki au Trader’s Vic de l’hôtel Marriott. D’après mon plan, ça n’a pas l’air si loin. Nous traversons donc le fleuve et marchons, marchons, marchons… dans un quartier sans touristes, le long d’une avenue à forte circulation. A un moment, nous craquons et arrêtons le premier taxi que nous voyons. Taxi qui nous dépose 500 mètres plus loin ! C’est un peu échevelés et en sueur que nous arrivons mais l’endroit est calme, accueillant avec son décor polynésien. La carte des cocktails est appétissante, le menu aussi ! Et comme les vins sont chers, nous prenons un grand cocktail pour deux pendant le repas. Pour le retour, nous nous rendons compte que nous pouvons utiliser le bateau privé de l’hôtel qui nous conduit au terminus du sky train. Si nous l’avions su auparavant, nous l’aurions fait à l’aller aussi !

Une belle découverte tiki pour terminer ce voyage en beauté !

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