Andalousie (2021): Cordoue

Mardi 5 octobre 2021

Je me réveille avant le réveil, comme souvent en vacances. Le petit déjeuner est sous forme de buffet, et il y a moyen de commander des oeufs. Je me régale avec d’abord une partie salée, puis des fruits et du yaourt, puis du sucré sous forme de pâtisseries locales. J’ai un bus à prendre ce matin, mais je me promène d’abord un peu dans le rues, longeant le mausolée romain qui est un peu perdu le long de cette immense avenue. Il y a aussi le marché Victoria dans un beau bâtiment en fer forgé, à l’ancienne, mais c’est encore fermé. Je prends donc un premier car (réservé le jour avant) qui m’emmène au site de Madinat Al-Zahra, situé à environ huit kilomètres de Cordoue. Il s’agit des ruines d’une ancienne ville construite par les califes au 10e siècle. Elle est détruite au début du 11e siècle et abandonnée avant d’être redécouverte au début du 20e siècle. Des fouilles ont commencé en 1911 et continuent encore aujourd’hui. Depuis 2009, un musée très moderne, en partie sous terre, a été construit à proximité, et c’est là que nous dépose le car. On a donc trois heures pour visiter le site.

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Je n’aime pas trop ces visites chronométrées à ma place mais il n’y a pas d’autre solution pour aller à cet endroit, à moins de prendre un taxi, ce qui revient cher quand on est seul (et il faut réussir à en appeler un autre pour le retour, ce qui n’est pas si évident quand on ne parle pas espagnol). Le car se réserve via internet ou à l’office de tourisme de Cordoue, et inclut le second bus qui relie le musée aux ruines.

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Je visite donc d’abord le musée, gratuit pour les ressortissants de l’Union Européenne, et en apprends beaucoup sur la ville, les califes, l’irrigation, la vie quotidienne, et puis sur les fouilles. Je prends ensuite le second bus (qu’il ne faut pas réserver, et qui est beaucoup plus régulier) pour monter jusqu’au site des ruines. Le parcours est fléché et le circuit est fixe, ce qui est évidemment un peu ennuyeux quand on arrive en même temps qu’une cinquantaine d’autres personnes, dont beaucoup en groupe et avec guide. Sans doute que j’aurais mieux fait de prendre aussi une visite commentée, mais je me contente des informations que donne mon guide Michelin (que j’ai trouvé très détaillée, bien plus que le Lonely Planet que j’avais aussi acheté – et pour voyager léger, j’avais fait des photocopies des pages concernées).

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Beaucoup de bâtiments ne subsistent que par quelques murs, d’autres plus rares ont conservé leurs arches, et ce sont évidemment les plus intéressants et les plus photogéniques (mais difficile de prendre des photos sans touristes). Je suis donc le parcours fléché, et à un moment je me rends compte que la partie avec les jardins n’est pas accessible. Ils sont juste visibles de loin. Ma déception est immense, je m’était décidée de visiter ces ruines en dehors de la ville à cause de la présence de ceux-ci.

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Je continue donc le parcours, passant par d’autres arches très bien conservées, et après peu de temps, je me rends compte que j’ai fait le tour du site. Il reste bien trop de temps avant le départ du car pour Cordoue et je décide donc de refaire le circuit en espérant faire des photos sans touristes.

Je rate le bus retournant au parking et au musée et je m’installe par terre (où sont les bancs à cet endroit stratégique ?) pour lire mon roman en l’attendant. De retour au parking, je suis aussi bien trop tôt, mais je trouve finalement un banc à l’ombre pour continuer ma lecture. Je râle un peu de perdre autant de temps dans ma journée, mais réserver ce car était la seule solution pour voir les ruines.

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Il est environ 14h quand je suis de retour à Cordoue et je suis affamée. Suivant les conseils d’un ami belgo-madrilène, je vais manger à La Regardera, un restaurant du chef Adrian Caballero. Il y a heureusement de la place, et je commande un ceviche de poisson de saison aux pommes, oignon rouge, lime, coriandre et gaspacho de carottes marinées. C’est tout simplement délicieux et la petite quantité est suffisante pour moi. J’ai juste été stupide de prendre une bière plutôt que du vin !

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Les horaires des diverses attractions sont assez aléatoires mais j’avais reçu un papier à l’hôtel me résumant tout cela. C’est parfois un puzzle pour organiser au mieux les visites. Il me restait donc une demi-heure avant la réouverture de la Mezquita, et j’en ai profité pour découvrir le quartier juif tout proche. Je me suis donc baladée dans les ruelles, près de la porte d’Almodovar, découvrant patios, synagogue et églises (la Capilla mudejar de San Bartolomé, notamment).

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Le monument le plus important de Cordoue est la Mezquita, la mosquée-cathédrale qui, d’église wisigothique a été transformée en mosquée au 10e siècle, puis à nouveau en cathédrale après la Reconquista. C’est assez impressionnant de se perdre à l’intérieur, entre les centaines de colonnes ocre et rouge.

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Mon parcours a tout à fait été aléatoire, partant plutôt des parties extérieures avant de me recentrer vers le milieu. De cette manière, j’ai d’abord vu les nombreuses chapelles chrétiennes et la partie typiquement musulmane, avant d’être complètement surprise par le centre qui est une vraie cathédrale baroque dédiée à la religion catholique. C’est imposant et exagéré, et à part cette impression de grandeur, il n’en émane aucun charme ni mystère. La forêt de colonnes est bien plus attirante, bien plus fascinante.

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Après une longue visite, je retourne à mon aise à l’hôtel en passant encore par divers patios et un joli théâtre dans une des rues principales.

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Une fois à l’hôtel, j’ai demandé l’assistance du réceptionniste pour réserver une entrée pour l’Alcazar le lendemain. En effet, il faut s’inscrire sur un site (c’est sans doute lié au covid) mais celui-ci est uniquement en espagnol et, pour ce que j’en ai compris, propose de prendre rendez-vous avec l’administration communale, demandant de d’abord remplir toutes ses données personnelles avant de préciser pourquoi on prend rendez-vous. Le lendemain, devant la porte de l’Alcazar, tous les touristes étaient aussi perdus que moi face à cette inscription électronique. En attendant que le réceptionniste s’occupe de moi, j’ai assisté à une scène un peu risible: une touriste française était en train d’élever la voix (en franglais) pour qu’on lui trouve un concert « wizz ambiance ». Tout lui semblait dû et elle ne comprenait pas que ce n’était pas possible à cause du covid.

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J’ai beaucoup marché aujourd’hui et je n’ai plus le courage de sortir. Je profite donc une fois de plus du très reposant patio de l’hôtel pour déguster un verre de vin blanc et un plat cordouan associant boulettes de calamar frit, jambon, oeuf et sauce tomate. On ne peut pas dire que c’était des plus légers mais c’était pas mal quand même. En tous cas, c’était une très belle journée et la Mezquita est vraiment un monument à visiter.

Distance parcourue: 14,2 km et 18 888 pas.

J’ai eu du mal à sélectionner les photos de la Mezquita, il y a en a bien plus sur flickr.

Andalousie (2021): Madrid – Cordoue

Lundi 4 octobre 2021

Comme prévu, la nuit a été mauvaise malgré le lit confortable et les draps tout doux. Et je n’en sais toujours pas plus sur la grève. Mais d’abord, le petit déjeuner. Il est à la carte et je choisis les toasts à l’avocat (à nouveau) et à l’oeuf poché, ainsi qu’une salade de fruits. C’est accompagné de pain et viennoiseries et c’est très copieux.

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L’app de Trainline me signale que mon train est à l’heure, je me dis que c’est bon signe et je pars vers la gare. L’organisation des voies n’est pas très claire au premier abord, mais je comprends que je dois monter au premier étage, puis passer par un contrôle des bagages aux rayons x. Et puis j’attends une demi-heure, debout, vu que les quelques places assises disponibles sont toutes occupées. Il y a pas mal de monde et la voie de mon train n’est annoncée que 15 minutes avant son départ. C’est un TGV comme en France, et j’ai la chance de ne pas avoir de voisin durant tout le voyage.

En moins de deux heures, j’arrive à Cordoue et je vais à pied à mon hôtel qui à 15 bonnes minutes de là. Il fait encore frais mais le ciel est bleu, et on sent que ça va se réchauffer en cours de journée. Je traverse la partie moderne de la ville, suivant un long parc qui a été construit au-dessus des voies de train, puis je bifurque pour me retrouver dans un dédale de ruelles, me trompant évidemment de direction mais je m’en rends compte bien vite.

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Au moment de choir mon hôtel, booking.com me proposait l’Hospes Palacio del Bailio, le meilleur établissement de la ville. Comme j’avais envie de me faire plaisir, et que d’autres hôtels me tentaient moins, je l’ai sélectionné pour mes trois nuits à Cordoue. Il est aménagé dans un ancien palais et s’organise autour de plusieurs patios; la salle du petit-déjeuner surplombe même des ruines romaines qu’on peut voir à travers le sol vitré. Je suis accueillie avec chaleur et je peux prendre possession de suite de ma chambre (ça change du Japon où l’heure c’est l’heure et en général 15h). Elle est très agréable, dans des tons sable, et le lit est parfait. Je chausse mes sandales et enlève quelques couches puis je pars à la découverte de la ville, pour une promenade sans but précis (à part l’office du tourisme).

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Je flâne dans les ruelles, absorbant l’ambiance espagnole que je reconnais de mes voyages à Séville et Saint-Jacques de Compostelle. Je descends au fur et à mesure, me rapprochant de la mosquée-cathédrale et débouchant finalement sur le fleuve Guadalquivir. A l’office du tourisme tout proche, j’achète un billet pour l’excursion de demain. Je commence à avoir sérieusement faim, il est déjà presque 14h (pas que ce soit un souci en Andalousie où les horaires des repas sont bien décalés). Je choisis la Bodega Mezquita qui propose des tapas divers et mange une salade de pommes de terre et thon (rien de spécial), du salmorejo (une soupe épaisse au pain, à l’ail et aux tomates) – une spécialité locale – et des aubergines frites avec une réduction de pedro jimenez et sésame, le tout accompagné d’un verre de verdejo (au prix d’une limonade). J’ai vu un peu grand – difficile de bien juger la taille des plats en Espagne – et j’ai une forte envie de faire une sieste.

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Je retourne à mon aise vers mon hôtel, en passant par les vestiges du temple romain qui est assez impressionnant.

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Je me couche un moment pour digérer. Quand je me réveille, je me force à ressortir, me disant que la lumière doit être belle en cette fin d’après-midi mais je ne fais pas tant de photos que ça au final; j’ai d’ailleurs toujours du mal le premier jour.

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Je m’installe ensuite dans le patio de l’hôtel et commande un gin tonic. Je me fais manger par la même occasion par les moustiques. Dans la foulée, je commande un salade de mangue et poulet (frit) et profite des températures encore très clémentes du crépuscule. Après ça, je m’effondre dans mon lit pour une nuit bien méritée. Demain, je commence vraiment les visites !

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Comme toujours, il y a plus de photos sur flickr.

Distance parcourue: 10,7 kilomètres ou 14 063 pas.

Andalousie (2021): Bruxelles – Madrid

Dimanche 3 octobre 2021

Aéroport, un dimanche midi. Cela fait maintenant deux ans que les voyages étaient fortement déconseillés et que je n’étais plus sortie de Belgique (à part quelques heures au Luxembourg). Juste avant le début de la pandémie, j’avais envisagé d’aller en Andalousie, mais j’ai tardé à réserver pour diverses raisons. Fin février, je m’étais ensuite décidée pour un voyage organisé en mai en Géorgie, mais le jour où je m’étais dit que j’allais m’inscrire, un vendredi, j’ai préféré attendre jusqu’au lundi. Le lundi, je me suis dit qu’il serait plus sage de ne pas le faire. Trois semaines plus tard, les frontières du monde entier se fermaient.

L’été passé, j’aurais pu partir, c’était même vaguement prévu, et puis mon papa a eu un AVC en juillet et est décédé en août. En octobre, la pandémie reprenait de toutes ses forces. J’ai beaucoup pensé à mon papa, il me demandait toujours quelle était ma destination suivante, et j’aurais bien aimé pouvoir partir à l’automne passé. J’ai finalement encore attendu presque un an avant d’enfin me sentir assez à l’aise pour prendre l’avion. Les voyages étant limités à l’Europe, je me suis décidée pour l’Andalousie – la boucle était bouclée.

J’ai beaucoup hésité sur la forme qu’allait prendre mon circuit: il était clair que je voulais aller à Grenade et Cordoue. Malaga s’est imposé à cause des vols directs, et pour ne pas y aller deux fois, j’ai décidé de passer par Madrid à l’aller, puis de rejoindre Cordoue en train à grande vitesse. Ce n’était peut-être pas la meilleure idée, je n’avais pas pensé à certains détails pratiques liés aux grandes villes.

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Aéroport de Zaventem, donc. Je me sens très vite submergée d’émotions. Je suis heureuse d’enfin partir, même si j’ai des appréhensions, et surtout, je pense très fort à mon papa. Quelques larmes ont coulé pendant que je regardais les avions sur le tarmac, sous la pluie. La météo est en effet très sombre, une dépression domine toute l’Europe de l’Ouest et je ne verrai pas une seule fois la terre pendant le vol. Juste avant d’éteindre mon téléphone, je vois un mail en espagnol uniquement venant de Renfe, la compagnie des trains, annonçant une grève, mais aussi certaines heures. Je ne suis pas sûre de comprendre et je commence évidemment à m’inquiéter un peu. Près de Madrid, la couverture nuageuse commence à se démanteler mais les turbulences sont d’autant plus fortes pendant la descente. Me concentrer très fort sur ma respiration est la seule solution pour ne pas être malade.

Nous débarquons au Terminal 2 de l’aéroport de Madrid Barajas, un lieu qui aurait besoin d’être rafraîchi. Le contrôle du Passenger Locator Form local prend 5 secondes, le temps de scanner le code QR que j’avais reçu à l’avance. Google maps m’avait proposé trois manières de rejoindre le centre de la ville: le bus, option que j’ai balayée de suite parce que j’avais peur de la circulation et que je n’aime pas les bus (je le regretterai plus tard), une combinaison de métro et de train de banlieue, ou un train direct mais partant du terminal 4. J’ai d’abord tenté l’option 2 mais j’ai marché des centaines de mètres sans trouver où aller (j’ai probablement raté un panneau à un endroit précis). Comme je m’étais retrouvée au terminal 1 après ces 15-20 minutes de marche, j’ai tenté d’y prendre le bus pour le terminal 4. Il est parti devant mon nez, et le suivant tardait à arriver. J’ai donc demandé où était le métro, et j’ai dû retourner sur mes pas, marchant à nouveau une quinzaine de minutes. Cette fois-ci je n’ai pas raté les panneaux et ai trouvé la station. Et là, on m’a expliqué qu’il fallait deux tickets différents pour mon option métro/train, mais que si je changeais deux fois de métro, j’arriverais aussi à destination. Après réflexion, je crois que j’ai malgré tout acheté un ticket combiné vu son prix élevé mais les explications n’étaient pas très claires.

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Après 45 minutes de trajet (plus le temps perdu à l’aéroport), j’arrive enfin à la gare d’Atiocha, au centre de Madrid. Le soleil se couche déjà et il fait frais. Les bâtiments qui m’entourent sont imposants, mais c’est tout ce que je verrai de la ville. J’avais espéré arriver plus tôt pour me promener un peu. Mon hôtel n’est qu’à dix minutes à pied heureusement. J’ai choisi le Blu Radisson Madrid Prado pour sa situation et ses chambres qui avaient l’air très agréables. Et en effet, celle qui m’est attribuée est très stylée, avec ses murs bleu foncé et ses photos en noir et blanc aux murs. Je tente d’éclaircir la situation de la grève, et le réceptionniste m’aide autant qu’il le peut. Il m’annonce donc qu’il y a effectivement un mouvement syndical depuis quelques jours, et que ça va continuer encore une bonne semaine. Il n’arrive pas à joindre Renfe, mais tente d’acheter le même billet de train que moi, et il a l’air toujours disponible, tandis que d’autres trains sont clairement supprimés. Je commence à élaborer des plans B, mais ils prendraient bien plus de temps que le train et je me dis que je risque d’être bloquée à Madrid, sans hôtel, le plan C donc. Je tente malgré tout de me dire que le plan A est toujours possible vu que tous les trains n’ont pas l’air d’avoir été supprimés et que le système de grève n’est pas le même qu’en Belgique vu qu’un système de service minimum est obligatoire.

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J’essaie de me calmer, et décide d’aller manger. Je n’ai plus le courage d’aller plus loin que le restaurant de l’hôtel, je suis épuisée de ma trop longue marche à l’aéroport (ainsi que de ma frustration de ne pas trouver mon chemin rapidement). Un pineapple margarita, et ça va tout de suite mieux ! Je complète ce cocktail avec deux tapas, des toasts à l’avocat aux pimientos padron et des mini croquettes de crabe. C’est délicieux et juste assez pour moi et mon petit appétit.

Je m’installe ensuite avec délectation dans le très confortable lit mais le sommeil met du temps à venir à cause de mes soucis autour de cette grève.

Japon (2019): Kansai Airport – Munich – Bruxelles

Samedi 7 décembre 2019

Ce matin, je n’ai que 500 mètres à parcourir pour aller à l’aéroport, et c’est bien pratique. Je me dis que je devrais penser plus souvent à ces hôtels d’aéroports pour les départs matinaux.

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Je suis assez déçue par les magasins tax-free, ne trouvant aucun souvenir Ghibli. Le vol de retour avec la Lufthansa se passe sans encombres mais est un peu bizarre: l’équipe de stewards et hôtesses qui s’occupe de ma partie de l’avion semble en grande dispute, tout particulièrement la grande et forte hôtesse allemande et la petite et menue hôtesse japonaise. Les deux stewards bedonnants ne s’en mêlent pas mais l’ambiance est tendue. Tous tentent de donner un bon service mais le coeur n’y est vraiment pas. Je me rends compte que même si la Lufthansa est tout à fait convenable comme compagnie aérienne, Finnair que j’ai pu essayer par hasard à l’aller, et surtout ANA sont des compagnies bien supérieures qualitativement, mais aussi un peu plus chères. Je m’en souviendrai pour des voyages futurs.

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Arrivée à Munich avec son long parcours entre les terminaux, et un peu de repos avant la dernière étape. Et puis un superbe coucher de soleil au départ. J’arrive enfin à la maison en fin d’après-midi.

Je reviens encore avec un dernier billet qui fait le bilan de ce voyage (billet qui n’aura jamais été écrit finalement).

Japon (2019): Wakayama – Kansai Airport

Vendredi 6 décembre 2019

Après avoir préparé mes affaires, je me rends à l’arrêt de bus, mais je me rends vite compte que celui que j’ai pris ne me mène pas à la bonne gare. Je descends. Je ne monte pas dans le suivant parce qu’il n’y a pas de ticket qui sort de la machine et je ne comprends pas bien le système. Je me mets à marcher un bout, fulminant sur moi-même, sur mon inattention et la perte de temps occasionnée. De retour sur la grande avenue, je prends finalement un autre bus qui m’amène enfin à la gare. Je range ma valise dans un casier et me précipite vers la dernière voie pour prendre le petit train local de l’Electric Railway de Kishigawa qui part quelques secondes plus tard.

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Cette ligne locale de trains était vouée à un arrêt définitif, faute de voyageurs, et puis le village de Kishi, au terminus, a eu une idée de génie pour attirer les touristes. J’en parlerai plus loin. Comme j’ai pris un pass pour la journée, je peux interrompre mon voyage quand je veux pour visiter les alentours. Mon premier arrêt est Idakiso, où se trouve un petit temple. Je n’y reste pas très longtemps, il fait bigrement froid aujourd’hui. Et je ne veux pas rater le train suivant.

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Il y en a trois différents qui roulent sur la ligne, tous trois joliment décorés. J’ai de la chance, celui qui arrive est celui dédié à Tama, le chat chef de gare à Kishi. La petite gare a en effet adopté il y a plus de 10 ans un chat errant, et l’a promu chef de gare. L’effet a été immédiat: les touristes ont voulu voir le chat et sont venus en masse, sauvant par la même occasion la ligne de train. Tama est décédé entre-temps mais il a un successeur, Nitama. Et donc les wagons sont entièrement décorés sur le thème des chats, avec une petite bibliothèque, des lampes spéciales et même un emplacement spécial pour quand Nitama prend le train.

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A la gare de Kishi, je m’extasie devant le chat, comme tout le monde. Il est protégé par une vitre d’un côté, et par le comptoir du magasin de souvenirs de l’autre. Il a sa propre couverture chauffante et n’est de service que certains jours et heures. Sa vie ne semble pas trop difficile mais j’imagine qu’il aime aussi se promener à l’air libre quand il ne joue pas son rôle de chef de gare.

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Je ne suis pas fan de chats au point de faire un grand détour dans mon voyage mais comme j’étais à Wakayama, cela aurait été dommage de ne pas faire l’excursion. J’étais également très tentée par une immersion dans la campagne japonaise et je m’étais dit que je visiterais différents villages, allant même à pied de l’un à l’autre. Sauf qu’il faisait fort froid et que je n’arrivais plus à me réchauffer et je ne me suis plus arrêtée au retour. Je pense que l’été est une bien meilleure saison pour se promener dans la régions.

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Une fois arrivée à Wakayama, je récupère ma valise et prends le train pour aller à l’aéroport du Kansai, à mi-chemin entre Wakayama et Osaka. J’y ai en effet réservé une dernière nuit à l’hôtel de l’aéroport, ce qui me permettra le lendemain de ne pas me lever aux aurores et d’avoir peur de rater mon train puis mon avion.

Je récupère mon autre valise qui est bien arrivée depuis Kobe, installe le tout dans la chambre et repars. Mon voyage touche à sa fin mais j’étais vraiment déçue de ne pas avoir trouvé de jolis tissus japonais (et hawaïens, comme à Tokyo). Et donc l’idée a mûri: pourquoi ne pas retourner pour un aller-retour à Osaka ? J’avais noté une adresse et cherché mon parcours via google maps. Je prends donc le train pour Osaka, sans me rendre compte que j’ai choisi un omnibus, et j’avoue que je perds un peu patience, mais j’arrive finalement à Tennoji, d’où je prends le métro pour Namba. J’avais vraiment bien préparé mon voyage, et j’ai donc suivi les indications données par une blogueuse qui indiquait la sortie à prendre et le chemin à suivre pour trouver le magasin de tissu en question, Toraya. Je tombe droit dessus, sans devoir chercher. Et j’y trouve mon bonheur.

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Le système d’achat est un peu bizarre, mais expliqué partout: les rouleaux de tissus ne sont pas présents en entier, seuls des pans d’exposition. Il faut alors demander au vendeur qui en découpe un petit carré et note le métrage voulu. Il envoie le tout à l’étage via un système pneumatique et quelques minutes plus tard, la commande arrive à la caisse où on peut payer.

Je retourne à Tennoji et je me mets dans la file pour le train. Je ne le vois pas arriver alors qu’il est déjà presque l’heure de départ. Je me retourne et le vois derrière moi ! Et c’est un train Hello Kitty, ce qui me fait un second train chat dans la journée. C’est le train rapide et en une demi-heure je suis de retour à mon hôtel.

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Je choisis un restaurant dans le centre commercial attaché à l’aéroport, mais mon choix n’est pas tout à fait réussi pour ce dernier repas. J’ai été tentée par un restaurant-buffet pour pouvoir goûter à plein de choses, mais c’est essentiellement de la cuisine occidentale.

Reste une chose importante: tout ranger dans la valise. Ce n’est pas une mince affaire, j’ai finalement acheté plus que prévu. Je peine, je n’y arrive pas. Et puis je me rends compte que si je veux utiliser au mieux l’extension externe de ma valise, je dois également ouvrir la partie interne. Et j’y arrive finalement. Le lendemain, je verrai qu’elle est passée de 13kg à 20kg…

Une dernière nuit, et puis c’est le grand départ.

Statistiques du jour: 10 373 pas ou 7,7km – 12 étages.

Japon (2019): Wakayama

Jeudi 5 décembre 2019

Je prends mon petit-déjeuner à mon aise, dans la grande salle avec vue sur le château. Il est varié, très japonais, mais je trouve de quoi prendre des forces. Je regrette juste le manque de fruits.

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La destination du jour est au sud de Wakayama, et je prends donc le bus que l’office du tourisme m’avait renseigné hier. Ici, pas de payement possible par carte de transport, il faut regarder le montant qui s’affiche à l’avant du bus et payer au moment de sortir avec plein de petite monnaie. Après 25 minutes de trajet, j’arrive à proximité de mon but de visite, mais je dois encore marcher une quinzaine de minutes pour arriver au jardin de Bandoko Teien. Les photos de Lucie m’avaient subjuguées et c’est la raison première de ma venue à Wakayama. Je me retrouve dans un quartier résidentiel, avec une route qui serpente, montant et descendant. Et puis je vois le jardin en contrebas.

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Je suis la seule visiteuse en ce matin ensoleillé mais frais et venteux de décembre. Les jardiniers sont au chaud à l’intérieur. Très vite, je comprends que ce jardin sera le point fort de la journée. Il s’étend sur une avancée dans la mer et est entouré d’eau sur trois côtés. Les plantes ne sont pas très variées, mais les pins taillés sont juste superbes et habillent le jardin.

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Au loin, on voit d’autres petites îles, et aussi la ville de Wakayama, et la partie industrielle qui remonte vers Osaka. Je prends des dizaines de photos et profite sans retenue de cet endroit magnifique.

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J’ai l’impression d’être au bout du monde, avec juste l’horizon devant moi. C’est un moment assez intense.

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Je retourne sur mes pas et j’hésite à reprendre le bus qui passe juste à ce moment-là. Et puis finalement, je laisse google maps guider mes pas. Il ne trouve pas le chemin de randonnée que j’avais noté (et visuellement, je ne trouve pas son début) et je me ballade donc dans les quartiers résidentiels du sud de Wakayama. Je regarde les maisons, les jolis jardins… Je ne croise presque personne.

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Je visite le sanctuaire de Wakaura Tenmangu qui se trouve au sommet d’une colline, avec une belle vue sur la mer et sur la région.

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Puis, je vais à celui de Kishi Toshogu. J’hésite un moment à monter l’immense volée d’escaliers mais je me décide, me disant que je ne retournerai probablement pas dans ce coin de sitôt. Le temple est censé ressembler à celui de Nikko mais il est en travaux.

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Je continue ma route. Plus loin se trouve le pont de Furobashi et le sanctuaire de Shiogama Jinja.

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Je me retrouve le long d’un joli canal et continue ma marche. Le décor change, je me retrouve près d’une route animée, et puis à nouveau dans un quartier plus calme.

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Je vais manger dans un café hawaïen, le Kissa Wako mais je n’ai que moyennement aimé mon plat de crevettes, assaisonné d’une sauce trop salée.

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Enfin, je me rapproche de mon dernier but de visite de la journée, le temple de Kimiidera. L’ascension est rude, plus de 200 marches, mais la vue d’en haut est superbe. Le ciel se couvre et le temps se rafraîchit d’un coup.

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Il y a divers bâtiments, dont un qui abrite une immense statue.

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Je vais à la gare toute proche mais j’ai raté le train, et le suivant a dix minutes de retard. L’attente est un peu longue dans le froid. A la gare de Wakayama, je me promène dans le centre commercial – c’est là que se trouvent tous les habitants de la ville ! J’y achète de quoi manger ce soir et retourne à mon hôtel en prenant le bus. J’ai passé une très belle journée, j’ai beaucoup marché et j’ai découvert un Japon plus intime, très loin des hordes de touristes (j’en ai peut-être vu deux ou trois sur la journée). Même si les jours passés, j’ai un peu déprimé, j’ai retrouvé aujourd’hui ma bonne humeur et je suis heureuse d’avoir visité le superbe jardin de Bandoko Teien et les très beaux temples en hauteur.

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Il reste un jour entier à mon voyage, avant de repartir le surlendemain en matinée.

Statistiques du jour: 20 387 pas ou 15,5km – 42 étages

Japon (2019): Kobe – Wakayama

Mercredi 4 décembre 2019

Je n’ai pas vraiment envie de quitter Kobe ce matin, et surtout ce très bon hôtel au délicieux petit déjeuner. Mais il faut bien que j’aille à l’étape suivante, Wakayama, situé à 1h30 de train, en deux étapes: un premier train m’emmène jusque Shin-Osaka, et de là, un second me dépose à la gare de Wakayama. J’avais décidé de terminer mon voyage par cette ville parce que Lucie de Voyages et Vagabondages en avait parlé et dit beaucoup de bien. Ses photos m’avaient donné envie d’aller dans cet endroit peu touristique mais qui me semblait tellement beau.

Je n’ai pas choisi un hôtel près de la gare mais en face du château, qui n’est pas tout près. Je décide quand même d’aller à pied et m’engage sur une immense avenue très vide. C’est plus loin que prévu et mon humeur s’en ressent. Il n’y a pas de magasin pour me distraire, juste la circulation des voitures.

Je repère enfin mon hôtel, le Daiwa Roynet, mais il est à l’étage d’un centre commercial plutôt vide, lui aussi. Je ne trouve pas l’entrée et prends d’abord le mauvais ascenseur qui m’emmène à une chapelle de mariage. Je trouve enfin le bon endroit et me retrouve dans le lobby et y dépose mes affaires.

J’avais repéré un office du tourisme au rez-de-chaussée et j’y vais pour obtenir des informations. C’est un fiasco total, on me dit que le but de ma visite est trop éloigné et que le seul moyen d’y aller est de prendre un taxi. Je me dirige vers le château, et y découvre un autre office du tourisme. Et là, le service est bien plus efficace: il y a tout à fait moyen d’aller vers le sud de Wakayama en bus, mais je viens de le rater et le suivant n’est que dans une heure, et comme il est déjà 14h, je me dis que vais reporter ma visite à demain et plutôt visiter le château.

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Je pénètre dans l’enceinte du château, montant les allées bordées de murs immenses pour atteindre le sommet de la butte. Il y a des touristes asiatiques mais pas un seul occidental. Je visite l’intérieur du château et son exposition un peu vieillotte et poussiéreuse mais le panorama sur la ville de Wakayama est très beau.

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De l’autre côté du château se trouve apparemment un temple mais il est décevant. Et le musée municipal juste à côté propose une exposition sur Mucha qui ne me tente pas du tout. Je retourne donc sur mes pas et vais visiter le petit jardin japonais situé au pied du château. Il est paré de ses plus belles couleurs d’automne et est très agréable. Je m’y promène un long moment, profitant des feuilles rouges, ou encore vertes, des érables.

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Je pars ensuite un peu au hasard dans les rues adjacentes pour repérer d’éventuels endroits où manger ce soir. Les rues sont vides, il n’y a pas de magasins ou presque, et très peu de restaurants. Je retourne ensuite à mon hôtel où je peux prendre possession de ma chambre. Elle est petite, la vue donne sur un parking, elle est éclairée par un néon un peu blafard et le lit est dur. Bref, une immense déception après l’excellent hôtel de Kobe. Et pourtant je pensais avoir fait un bon choix avec la chaîne Daiwa Roynet mais cet hôtel est clairement un peu défraîchi malgré ses airs luxueux. Je regrette de ne pas avoir choisi un hôtel plus récent près de la gare, et avec onsen, regret qui me poursuivra durant tout mon séjour à Wakayama pour des raisons d’accessibilité et de présence de magasins et restos.

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La ville de Wakayama a fait énormément d’efforts pour attirer les touristes étrangers et propose divers sites internet très intéressants, dont un qui parle des restaurants. J’en ai repéré quelques-uns et vers 17h30, je ressors pour aller manger des ramens au Kontarou. Comme souvent, l’entrée n’est pas très accueillante: il faut descendre au sous-sol et je me retrouve dans une salle vide, couverte de lambris. Ce qui ne m’empêche pas de manger un très bon bol de nouilles, mais l’impression est quand même bizarre.

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En sortant du restaurant, il fait nuit et froid: un vent perçant souffle assez fort et me glace jusqu’aux os, malgré mon manteau d’hiver. Heureusement, ma chambre est bien isolée et agréablement chauffée, et j’ai acheté une bière d’une micro-brasserie locale que je bois avec plaisir. Mes premières impressions de Wakayama n’étaient pas super enthousiasmantes mais j’ai beaucoup aimé ma visite au château. Et demain est un autre jour.

Statistiques du jour: 15 336 pas ou 11,3 km – 25 étages.

Il y a plus de photos sur flickr, notamment du jardin.

Japon (2019): Kobe

Mardi 3 décembre 2019

Pour me rassurer, je décide d’envoyer ma valise à l’hôtel de l’aéroport du Kansai déjà aujourd’hui, même s’il me reste encore trois jours complets avant mon départ. Et cela m’évitera aussi de la transporter depuis ma dernière étape (je me féliciterai de cette décision dans quelques jours !).

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La météo est superbe ce matin et je pars à pied en direction du temple d’Ikuta. Le torii se voit de loin. Il y a des panneaux annonçant l’année du rat qui commence en janvier et, comme c’est mon signe astrologique, je prends quelques photos. Quelques personnes âgées se promènent et nous échangeant des sourires et des « konichiwa ».

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Eva m’avait conseillé hier le jardin Sorakuen, que j’avais de toutes façons déjà mis sur ma liste de choses à visiter. Ce voyage a plutôt été pauvre en jardins japonais traditionnels, ce qui n’est pas difficile quand on sait que j’en ai visité beaucoup lors de mon premier voyage, et que lors du second, c’est ce qui a en partie guidé le choix des villes où je voulais aller.

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Je commence par visiter une partie où sont plantés de nombreux cycas et où il y a quelques bâtiments anciens, dessinés avec talent par tout un groupe de personnes âgées.

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Et puis, je rejoins l’entrée du jardin japonais en tant que tel, déjà paré de ses plus belles couleurs d’automne. J’y reste longtemps, faisant un premier tour en prenant des photos avec mon objectif « normal », puis un second avec l’objectif grand angle. Il n’est pas très grand mais très agréable à visiter.

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Le temps s’est couvert quand je quitte le jardin et je me dirige vers Chinatown, passant sous la voie ferrée qui coupe la ville en deux. Ce n’est pas très grand, mais très coloré et animé.

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Je me retrouve ensuite dans une sorte de no-man’s land, une zone urbaine traversée par d’immenses viaducs au trafic intense. Au-delà se trouve la tour de Kobe, que j’atteins en empruntant diverses passerelles. Je ressens d’ailleurs une certaine claustrophobie en passant juste en-dessous de l’autoroute, même si le tout est ouvert à l’air libre. En fait, mon cerveau incontrôlable imagine un effondrement du viaduc, comme dans un film catastrophe.

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Je suis dans la zone portuaire, et il y a beaucoup de vent. C’est plutôt vide. Je m’approche de l’hôtel Meriken à l’architecture très moderne. J’avais hésité à réserver une chambre là mais j’ai bien fait de ne pas le faire: c’est loin de tout. Je fais assez vite demi-tour parce que j’ai trop froid. J’imagine qu’à la belle saison, le quartier doit être très agréable, mais les températures ont fort baissé les derniers jours.

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Avant d’aller à ma prochaine étape, je souhaite manger quelque chose, mais je ne suis pas trop tentée par les restaurants que je croise. Finalement, à quelques pas de la gare de Motomachi, je suis bien obligée de trancher et je me retrouve dans un genre de fast-food de katsudon. Il faut réserver et payer son repas dans une machine puis s’installer au comptoir. Ce n’est pas exceptionnel mais c’est nourrissant.

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Je prends le train jusque Sumiyoshi, et puis le monorail qui m’emmène au Musée de la Mode. Je me retrouve à nouveau dans un endroit fort vide, récemment construit. Le musée a une architecture intéressante, ressemblant à une soucoupe volante. J’avais été attirée par une exposition sur le thé en Angleterre mais je suis un peu déçue: c’est minuscule et les explications sont uniquement en japonais. Quant à la collection permanente de vêtements et costumes du passé, elle se limite à une salle.

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Je n’ai plus trop d’énergie mais je prends mon courage à deux mains et décide de visiter une brasserie de saké à quelques stations de monorail de là. Le quartier autour de la station Minami-Uozaki est assez industriel et assez peu accueillant. Cette partie de la ville, Nada, est connue pour les brasseries. Je visite celle de Kiku-Masamune qui montre les différentes étapes de fabrication de l’alcool de riz. C’est intéressant mais ça l’aurait été encore plus si j’avais pu suivre une visite guidée. Dans le magasin, il y a moyen de goûter divers sakés mais je ne sais quoi choisir et je préfère ne pas me charger plus (sage décision).

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Je décide de rejoindre à pied la gare la plus proche, et me promène un moment le long d’un canal encaissé. Je dois traverser une autoroute et je me demande comment faire mais à la dernière minute, je vois l’escalier et le chemin pour les piétons, ainsi que la voie à suivre pour rejoindre la gare.

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De retour à Sannomiya, je repasse au Yuzawara à la recherche de jolis boutons originaux, mais il n’y en a pas. Je vais ensuite au Daimaru, et j’y trouve un immense supermarché où je fais diverses emplettes: du thé, plusieurs petits flacons de sauce soja et mon repas du soir.

Je me sens un peu fatiguée de mon voyage et je regrette de ne pas avoir choisi une destination « phare » pour les derniers jours. Une grande ville comme Osaka par exemple, ou Kyoto. J’essaierai de retenir la leçon: toujours terminer par une destination qui donne vraiment envie. Est-ce que ce voyage s’est vraiment terminé en mineure, comme cette journée pas tout à fait enthousiasmante (à part le jardin) ? La suite dans les prochains articles.

Statistiques du jour: 17 064 pas ou 13,1 km – 11 étages.

plus de photos sur flickr, notamment du jardin

Japon (2019): Kobe

Lundi 2 décembre 2019

Tout comme la chambre, le petit-déjeuner est excellent, le meilleur de tous les hôtels de ce voyage. Le buffet est très varié et il y a des fruits frais – cela peut sembler bizarre de mettre ça en avant mais au Japon, c’est plutôt rare. Et comme le restaurant est au dernier étage, la vue sur la ville est superbe, même s’il y a des nuages aujourd’hui.

J’ai malheureusement encore des maux de tête et des vertiges, mais ils sont déjà moins forts qu’hier et je reprends du paracétamol. J’espère que cela passera en cours de journée parce que j’ai rendez-vous avec Eva pour un Kobe Safari. C’est elle qui va donc me guider toute la journée dans la ville et c’est agréable de se laisser mener.

Nous partons à pied depuis l’hôtel pour visiter l’ancienne concession étrangère toute proche. Kobe était en effet une ville ouverte aux étrangers et il reste de nombreux et imposants bâtiments de l’époque, aujourd’hui souvent occupés par des magasins de luxe.

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Les illuminations de Kobe Luminarie sont en cours d’installation mais je serai déjà partie quand le festival commencera. Dommage que je n’aie pas fait attention à ça ! Elles nous mènent à un petit parc où se trouve un mémorial pour le tremblement de terre de 1995. La ville a en effet été fortement touchée par le séisme et de nombreuses personnes sont décédées. Leurs noms sont inscrits dans ce mémorial souterrain.

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Nous prenons ensuite le métro pour une autre partie de la ville où se trouve l’ancien port de pêche. Il y a encore quelques petits bateaux. Mais il y a aussi des temples, dont un qui est dominé par une grande statue de Bouddha. Le ciel est gris et un peu menaçant.

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c’est bien une grille qui ferme l’accès au ponton
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Retour à Sannomiya pour le repas de midi. Eva m’emmène dans un petit restaurant tenu par une vieille dame pour manger des akashiyaki, un genre de takiyoki local – des boulettes fourrées au poulpe donc. C’est parfait pour mon petit appétit !

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De là, nous nous promenons dans une galerie marchande. De nombreux commerces ont quitté l’endroit et c’est plutôt délaissé, à part un joli magasin de thé à l’ancienne.

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Nous reprenons ensuite le métro pour vers la gare de Shin-Kobe. Il y a en effet une jolie cascade et des érables en habit d’automne.

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Nous nous promenons dans les environs, dans un quartier où se mélangent buildings modernes et édifices plus anciens.

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Nous allons ensuite à Kitano, le quartier où résidaient les étrangers dans le passé. Il y a une collection de belles maisons dans des rues très escarpées et un joli temple. A ce moment-là, le ciel commence à se dégager et la vue sur la ville est très belle.

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C’est aussi la fin de cette visite qui m’a permis de découvrir diverses facettes de Kobe, et je remercie Eva qui a une attention toute particulière pour les petits détails que je n’aurais jamais remarqués. Je suis bien fatiguée, j’ai encore souffert de maux de têtes et vertiges mais ils se sont finalement atténués en cours de journée.

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Je retourne à mon hôtel pour me reposer un moment puis je repars me promener, reprenant en partie le circuit de ce matin.

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Je suis à la recherche d’un restaurant mais ce n’est pas aussi simple que dans d’autres grandes villes. Je ne trouve pas de grand centre commercial avec un étage réservé ni d’autre endroit accueillant. Je commence un peu à perdre espoir, et je me lance donc dans l’étroite galerie sous la voie ferrée. Sans trop réfléchir, j’entre dans un restaurant à sushis à l’ancienne, avec un long comptoir et beaucoup d’habitués. J’ai l’impression de ne pas être la bienvenue: les chefs sushi restent très froids, mes voisins de table – un homme et deux femmes de la soixantaine trop maquillées – ne me regardent pas.

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Je commande quelques sushis et sashimis et je me régale. Et puis quand je suis prête à partir, mes voisines commencent à parler un peu avec moi mais leur anglais est très limité. Et quand je me lève, tous les chefs me saluent avec de grands sourires. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris… avaient-ils tous peur que je fasse un faux pas ? Est-ce que j’ai passé le test de bienséance ? Est-ce que j’étais dans un établissement connu pour son public un peu décalé (je me suis demandé si les deux dames n’étaient pas des dames de compagnie / prostituées) ? Ou étaient-ils juste contents de me voir partir ?

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Je rentre à mon hôtel et vais profiter encore un moment de l’onsen (oui, c’était un critère important dans mes choix) où je me retrouve toute seule.

Statistiques du jour: 22 615 pas ou 17,3 km – 19 étages

Il y a plein d’autres photos sur flickr.

Japon (2019): Kumamoto – Kobe

Dimanche 1er décembre 2020

Ce n’est pas la grande forme ce matin. L’oreiller était trop dur, j’ai mal dormi, j’ai des courbatures et des maux de tête, de ceux qui sont accompagnés de vertiges et qui empirent en cours de journée. Je prends du paracétamol, en espérant une action rapide et efficace.

Pour rejoindre la gare, je dois prendre le tram pour quelques arrêts. Une fois arrivée, je me laisse tenter par une peluche Kumamon et un porte-monnaie pour séparer les pièces des billets, ce qui sera bien plus pratique.

Dans le train, j’essaie de dormir une grande partie du trajet, espérant soigner mon mal de tête. A un moment, ma voisine, une vieille dame m’offre un onigiri maison mais je refuse poliment. Je suis malgré tout touchée par sa gentillesse alors que nous n’arrivons même pas à communiquer.

Je sors à Kobe, une ville que j’ai sélectionné dans mon circuit après avoir lu le récit de Lucie, de Voyages et Vagabondages.

Mon hôtel, le Candeo Hotel Kobe Tor Road, est à quelques stations de métro de la gare des shinkansen, mais proche de celle de Sannoyima, le centre de la ville. J’y dépose ma valise puis décide de visiter le Nunobiki Herb Garden, situé en hauteur, sur une colline. La géographie de Kobe est en effet assez particulière: d’un côté, il y a la mer, de l’autre des collines. Les bâtiments se concentrent sur la petite bande de terrain plus ou moins plate entre les deux.

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Je prends donc le téléphérique et échange quelques mots avec deux Japonaises. L’endroit est très touristique; il y a énormément de monde qui s’agglutine autour des diverses échoppes et décorations de Noël. Mais la vue sur Kobe est superbe. Je me promène dans le jardin, suivant le chemin qui serpente entre les plantes, des herbes aromatiques, des légumes, diverses fleurs de saison. J’y reconnais tout ce qui pousse en Europe et cela ne me semble pas extrêmement exotique; c’est tout le contraire pour les Japonais qui n’utilisent que rarement des herbes comme du romarin ou du basilic.

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A la station du téléphérique, j’hésite à continuer mon chemin à pied, mais je ne me sens vraiment pas en forme. J’ai toujours mal à la tête et des vertiges. Je me dis aussi que descendre en téléphérique me donnera du temps pour d’autres activités dans la ville, du shopping dans ce cas-ci.

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Je traîne un long moment dans le Tokyu Hands local mais n’achète que quelques bricoles de cuisine, puis je me promène dans les galeries marchandes. Je trouve le magasin de tissus que j’avais noté sur ma google map, un peu par déduction, parce que toutes les indications étaient en japonais. Mais à l’étage, il y a bien un Yuzawara, une chaîne de magasins pour loisirs créatifs. J’y achète quelques tissus, m’emmêlant un peu les pinceaux dans les prix, et payant finalement le même prix qu’en Europe pour du tissu Cotton + Steel. Je suis déçue en fait: il n’y a pas ces nombreux tissus japonais que j’avais trouvé à Tokyo, des tissus pas trop chers et aux motifs qui conviennent parfaitement pour le style tiki.

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Je me sens vraiment épuisée et mes vertiges ont empiré. Je déclare forfait, cherche le premier konbini pour acheter quelque chose à manger et je me retire dans ma chambre. Celle-ci est une excellente surprise: elle est située à l’angle du bâtiment, est très grande, possède un canapé confortable et une vue superbe sur la ville. Par contre, il fait froid et l’isolation thermique est très peu performante. Mais après un détour par la réception, j’apprends comment régler l’air conditionné en mode « chauffage » et la température monte bien vite. Je vais dormir très tôt, espérant soigner mon mal de tête par la même occasion – j’ai en effet une journée qui s’annonce intéressante le lendemain.

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Statistiques du jour: 15 397 pas ou 11,4 km – 11 étages