Pays-Bas: Scheveningen

Dimanche 7 juillet 2019

Ce matin, je décide de commander des oeufs sur le plat pour le petit-déjeuner mais ils sont un peu trop cuits à mon goût: j’aime quand le jaune est très coulant. Mais peu importe, il y a plein de bonnes choses à manger comme les jours précédents.

Je prépare mes affaires et arrive à caser toutes mes bouteilles de bière dans mon sac à dos, gardant un autre sac pour des choses plus légères. Je regrette amèrement ma valise à roulettes – c’est une leçon que je retiendrai pour un prochain citytrip: même si le sac à dos n’est pas rempli à l’aller, je vais toujours être tentée par des achats, et certains risquent d’être lourds. Heureusement je peux laisser tous mes bagages à la réception de l’hôtel.

La météo est grise et venteuse, je me couvre bien et je prends le tram pour aller à Scheveningen et sa belle plage. Je suis quelque peu ennuyée: je dois recharger ma carte de transport mais les lieux pour le faire sont limités (contrairement aux cartes mobib à Bruxelles).

J’imaginais une immense plage ouverte, dominée par le superbe hôtel Belle Epoque, et sans doute d’autres immeubles anciens. Ma déception est immense – c’est ce qui se passe quand les attentes sont trop grandes. De la digue, on ne voit pas la mer à cause des beach bars qui envahissent la plage; une immense véranda moderne a été construite au pied de l’hôtel; les immeubles attenants sont modernes et laids. Tout est aménagé pour amuser le touriste, avec des échoppes aux enseignes criardes.

127-Nederland-Scheveningen

126-Nederland-Scheveningen

J’essaie d’effacer ce sentiment en me baladant sur la longue jetée en bois mais j’ai beaucoup de mal à changer mon humeur. J’ai un peu froid, malgré mes couches de vêtements, mais je dois bien admettre que le ciel tourmenté permet de faire de jolies photos, surtout quand on y applique un filtre hipstamatic.

122-Nederland-Scheveningen

123-Nederland-Scheveningen

Je me rends compte que mon cerveau ne me laissera pas la paix tant que je n’ai pas rechargé ma carte de transport et je pars à la recherche du supermarché où se trouve un automate. L’esprit plus libre, je décide de donner une seconde chance à la station balnéaire et je vais visiter l’intérieur du grand hôtel. C’est en effet grandiose et j’imagine les femmes dans leurs longues robes aux manches gigot et chapeaux extravagants. Je me promène ensuite sur la digue, puis entre les beach bars – autant faire une analyse sociologique en profondeur ! Les noms sont de type « Copacabana », « Blue Lagoon » ou « Zanzibar », les salons aux fauteuils confortables sont de mise (pas de simples transat en vue), il y a des feu ouverts un peu partout, les mojitos et les spritz sont à toutes les cartes.

124-Nederland-Scheveningen

130-Nederland-Scheveningen

Je finis par dépasser les bars mais l’envie n’y est plus, je me dis que je pourrais retourner à La Haye et prendre un train plus tôt, vu que j’ai un billet valable toute la journée. Je laisse une dernière chance au village mais je n’y traîne pas très longtemps. Un tram me ramène vers le centre et il est l’heure de manger. Je vais dans un café qui s’appelle Palmetto, avec un joli papier peint aux feuilles tropicales. J’y commande un tösti, du pain grillé garni de fromage et jambon et un thé à la menthe. J’essaie de traîner le plus possible pour ne pas arriver trop tôt à la gare.

Je retourne chercher mes sacs bien trop lourds et je reprends le tram, râlant sérieusement sur moi-même en me rendant compte qu’il me restait bien assez de crédit sans la recharge. Cinq minutes plus tard, je suis à la gare HS Den Haag et je vois que le train encore plus tôt est en gare, mais il est trop tard pour le prendre. Je m’installe sur le quai pour attendre le suivant, et c’est là que je me mets à réfléchir. La connexion à La Haye n’étant que de cinq minutes, j’avais décidé de prendre le train plus tôt. Sauf que là, même en prenant le train suivant, s’il n’a pas de retard, le train pour Bruxelles sera quand même celui de deux heures plus tôt. C’est un peu compliqué, et ce n’est pas grave si vous n’avez rien compris. Vous venez juste de lire le récit de quelqu’un qui a toujours peur de rater son moyen de transport et qui arrive tellement à l’avance dans la gare ou l’aéroport qu’elle doit attendre très longtemps ou réussit à prendre le train précédent.

Je rentre sans soucis à Bruxelles où j’arrive en plein Tour de France…

131-Nederland

Mes achats

Malgré un dernier jour un peu raté, ce qui arrive de temps en temps et qui ne me pose pas de problèmes, j’ai beaucoup apprécié ce court séjour pas très loin de la maison. C’était dépaysant: j’ai aimé La Haye et ses rues piétonnes, ses bâtiments anciens, ses délicieux restaurants, la gentillesse des gens (même si je n’ai pas tout à fait compris pourquoi tout le monde parle anglais, – même les Hollandais entre eux), mon hôtel dans une ancienne banque, j’ai aimé le musée au cœur de la nature à Wassenaar et les canaux de Delft. Il y a de grandes chances que je retourne aux Pays-Bas pour quelques jours dans le futur.

Statistiques du jour: 8,1 km – 11 430 pas

Pays-Bas: La Haye

Samedi 6 juillet 2019

Ce matin, je décide de prendre des oeufs benedict comme petit-déjeuner. C’est la première fois que je goûte ce plat et je trouve ça pas mal mais quand même un peu lourd.

En réfléchissant à ce voyage, j’avais noté que j’irais bien passer un jour à Leiden qui n’est pas très loin de La Haye mais une fois sur place, j’ai changé mes plans. La météo prévoit en effet de la pluie dans l’après-midi et je n’ai pas envie de me dépêcher dans mes visites. En fin de compte, je pense que ce n’était pas le meilleur choix mais peu importe, j’irai visiter la ville une autre fois.

Je pars de l’hôtel à pied pour rejoindre un petit musée assez particulier pas très éloigné: le Panorama Mesdag. Mesdag était un peintre local qui a réalisé une attraction très à la mode à la fin du 19e siècle: un panorama circulaire peint sur une immense toile. Le musée raconte la conception de l’oeuvre avant de mener à la peinture en tant que telle. Elle représente la plage de Scheveningen, la mer et le village de pêcheurs. J’imagine combien les spectateurs de l’époque devaient être fascinés par cette attraction. J’essaie aussi de visualiser leurs costumes, robes et chapeaux… Cette mode n’a pas duré longtemps: la photographie et le cinéma ont très vite remplacé les panoramas peints, les rendant totalement obsolètes. Si celui-ci a survécu – c’est un des seuls en Europe – c’est parce que le bâtiment est resté entre les mains de la famille Mesdag.

090-Nederland-Den Haag

091-Nederland-Den Haag

De là, je repars à pied, m’arrêtant un moment au Vredespaleis, le Palais de la Paix où ont été signés de nombreux traités. Mon but est le Fotomuseum et le chemin est assez long, plus long que prévu. Le paysage n’est pas laid: je traverse des quartiers résidentiels aux larges avenues et aux bâtiments anciens, en styles classique, art nouveau et art déco. Je vois en premier les murs en brique jaune du Gemeentemuseum mais aucune exposition ne me tente alors que la programmation est en général intéressante. J’y ai été quelques fois quand j’étais plus jeune, avec mes parents. Le Fotomuseum se trouve juste à côté et là, il y a de quoi m’occuper.

092-Nederland-Den Haag

093-Nederland-Den Haag

094-Nederland-Den Haag

Ce musée abrite en effet un autre musée, le GEM, consacré à l’art actuel, et c’est par là que je commence ma visite. Je ne connais absolument pas l’artiste à laquelle est consacrée l’exposition: Krijn Giezen. Celui-ci s’intéresse au rapport entre l’homme et la nature. A vrai dire, ses œuvres ne m’ont pas vraiment passionnée mais il y avait d’autres artistes qui m’ont marqués. Deux en particulier: Semâ Bekirovic expose des bâtons, de vieilles branches, qu’il envoie par avion et récupère par la suite avec leur étiquette et emballage éventuel. Bram De Jonghe, un Ostendais, a créé une installation mouvante: un hareng séché fait le tour des trois salles d’exposition. C’est complètement absurde, ça n’a aucune utilité, et c’est ce que j’aime.

096-Nederland-Den Haag

095-Nederland-Den Haag

L’exposition principale du Fotomuseum est consacrée à Ute et Werner Mahler, un couple de photographes qui ont commencé leur carrière alors que l’Allemagne était encore la DDR. J’ai été conquise par leurs séries de photos, certaines plus anciennes, certaines contemporaines, tout particulièrement par la série Monalisen der Vorstädte qui immortalise des jeunes filles de diverses villes d’Europe, photographiées dans une pose similaire quelque part dans un terrain vague ou un champ en bordure de ville. Le couple de photographes a l’art de montrer les gens normaux, dans leur vie quotidienne des banlieues ou villages oubliés. Quand j’ai vu que cette exposition avait été montée avec l’aide des Deichtorhallen de Hambourg, je n’ai pas été étonnée. J’y avais vu une magnifique exposition consacrée à Bill Viola en 2017.

097-Nederland-Den Haag

098-Nederland-Den Haag

Plus loin se trouvent les photographies de Marwan Bassiouni, New Dutch Views. Je n’accroche pas trop aux montages combinant l’intérieur d’une mosquée hollandaise avec le paysage local correspondant à l’extérieur. Par contre, le photographe raconte des choses intéressantes, dont certaines m’interpellent: il est musulman pratiquant et explique que cela fait peur aux gens qui, dès qu’ils l’apprennent, marquent leur distance avec l’artiste alors que celui-ci n’est absolument pas prosélyte. Je pense que je fais partie de ces « gens »… je me rends compte que j’ai du mal avec les gens religieux, de toutes les religions, et même si j’arrive à me rapprocher ce des personnes, cela reste dans un coin de ma tête.

Enfin, ce sont les photos de Gerco de Ruijter qui clôturent ma visite. Autant le concept m’interpelle, autant les photos me laissent de marbre. Il expose des photos de satellites montrant les « grid corrections » aux Etats-Unis. A la fin du 18e siècle, le gouvernement américain a divisé les parcelles du territoire à coloniser en carrés d’un mile sur un mile (1,6km). Comme la terre est sphérique, il y a des décalages à certains endroits, et c’est cela que montre de Ruijter.

Le café du musée a l’air accueillant et je m’y installe pour boire un jus bio de pomme sureau et un wrap poulet avocat (un peu comme hier, donc). Je me promène ensuite dans le quartier, à la recherche d’un magasin précis qui en fin de compte n’existe plus.

099-Nederland-Den Haag

Je reprends donc le tram pour une prochaine visite: celle de la distillerie de genièvre Van Kleef. En fait, il s’agit plus d’un café que d’une distillerie mais l’accueil est on ne peut plus folklorique: la patronne mélange toutes les langues et est super chaleureuse avec les clients. J’y achète une bouteille de korenwijn.

103-Nederland-Den Haag

101-Nederland-Den Haag

102-Nederland-Den Haag

Je flâne ensuite dans les rues, trouve le beau passage renseigné partout – il s’appelle « De Passage » – et je vais dans un immense magasin d’ustensiles de cuisine nommé DOK. Je me rends compte après un moment qu’il s’agit de la même chaîne que l’International Home of Cooking de Bruxelles. Je résiste et n’achète rien.

105-Nederland-Den Haag

104-Nederland-Den Haag

106-Nederland-Den Haag

Je passe par suite dans l’ancien centre de la ville, par le Binnenhof et la Mauritshuis, et les rues adjacentes… et il se met à pleuvoir(mes photos sont toutes sombres, et c’est accentué par le mauvais réglage de l’ISO). Je décide rentrer à l’hôtel, non sans un détour par Marqt, un supermarché bio où j’achète des bières (des craft beer de la région) et du chocolat Tony’s. Et je goûte de suite une délicieuse Mango IPA de chez Kompaan.

107-Nederland-Den Haag

110-Nederland-Den Haag

111-Nederland-Den Haag

Je me repose un moment puis cherche un restaurant pour la soirée en utilisant Tripadvisor. Je ne souhaite pas aller trop loin et j’aurais aimé un restaurant indonésien mais aucun ne me tente. Par contre, je suis titillée par le concept de cuisine fusion asiatique de l’Umami. Il est encore tôt quand j’y arrive mais il y a du monde, et heureusement, il y a encore une table libre malgré mon absence de réservation, à condition que je sois partie pour 20h. L’idée est de choisir trois fois deux petits plats de type tapas dans une liste qu’on peut remplir soi-même. Mon premier service est composé de crevettes à la mangue et de tartare de saumon, le second de canard croustillant à l’orange et de poivron farci à la saucisse chinoise et le troisième d’un curry vert d’agneau et d’un curry rouge de crevettes (toutes les photos sont sur flickr). J’ai un peu mal choisi ce dernier service avec les deux currys mais l’ensemble des plats était inventif et délicieux, et je me suis régalée, contente de pouvoir goûter autant de plats différents sans avoir trop mangé.

113-Nederland-Den Haag

114-Nederland-Den Haag

116-Nederland-Den Haag

De retour à l’hôtel, je suis tentée par un cocktail mais la carte est peu originale et je me rends compte que lire dans l’ancien coffre fort où se situe le bar risque de faire monter ma claustrophobie. Bref, je vais plutôt boire un verre de vin dans les canapés de la salle du restaurant, avant d’aller dormir.

118-Nederland-Den Haag

119-Nederland-Den Haag

Statistiques du jour: 12,1 km – 17 154 pas

 

Pays-Bas: Delft et La Haye

Vendredi 5 juillet 2019

Malgré le lit très confortable, je n’ai pas très bien dormi. J’ai eu le syndrome de la première nuit: trop froid, trop chaud, trop froid, trop chaud. Du coup, je me réveille paresseusement, traînant encore un peu sous la couette. Mais la faim l’emporte et je vais déjeuner dans la belle salle ancienne de l’hôtel. Un buffet propose pains divers, viennoiseries, fromage, charcuterie, crudités et fruits tandis qu’une courte carte propose des mets chauds, gaufres et oeufs. Je regrette juste que le thé en sachet soit du genre super banal, bio mais au goût industriel. Je me rendrai compte très vite que les Hollandais ne sont pas de grands amateurs de thé: il y a des bars spécialisés en café partout mais il n’y a quasi pas de salons de thé.

034-Nederland-Den Haag

La petite ville historique et pittoresque de Delft n’est qu’à une demi-heure en tram de La Haye, et c’est par ce moyen que je la rejoins. Je flâne sans but, me laissant porter par les monuments que je rencontre sur mon passage, sans trop chercher à connaître leur histoire. Un superbe chat roux monte la garde à côté de la statue d’un prince du passé, des croix blanches en bois rendent hommage aux rock stars décédées.

037-Nederland-Delft

039-Nederland-Delft

Je visite la Oude Kerk, fascinée par les tombes dont les pierres sont sculptées avec finesse mais aussi avec un certain goût pour le macabre.

040-Nederland-Delft

041-Nederland-Delft

042-Nederland-Delft

Je rejoins ensuite la Nieuwe Kerk et je monte les nombreuses marches pour profiter du panorama depuis la tour. J’avoue ne pas être à l’aise du tout dans l’étroit escalier et je ne vais pas jusqu’au sommet, je m’arrête un peu plus bas à un endroit où la vue est déjà très belle. Je déambule ensuite dans l’église où domine l’immense tombe d’un roi ancien (je n’ai pas retenu de qui il s’agissait).

048-Nederland-Delft

049-Nederland-Delft

051-Nederland-Delft

Je continue ma promenade par une séance shopping: un très joli imperméable m’appelle et malgré son prix relativement élevé, je l’achète, me disant qu’il sera très pratique à la mi-saison. Evidemment, maintenant j’ai un sac à porter. Je marche toujours, me laissant porter, suivant les canaux, faisant demi-tour en jetant un œil à ma google map pour ne pas rater la Oostpoort. Je me retrouve hors de l’enceinte de la vieille ville et le charme est rompu: les bâtiments sont modernes et pratiques mais pas très beaux.

058-Nederland-Delft

054-Nederland-Delft

055-Nederland-Delft

Je reprends la route vers le centre, mangeant un bout au passage, un sandwich roulé à l’avocat et à l’houmous puis me dirige vers l’embarcadère. Une promenade en bateau est toujours idéale pour se reposer les pieds quand on a déjà beaucoup marché ! J’ai de la chance: le prochain départ est 15 minutes plus tard.

061-Nederland-Delft

062-Nederland-Delft

071-Nederland-Delft

L’eau des canaux ne monte pas très haut et le bateau est entouré de hauts quais; et surtout je regrette de ne pas avoir de lunettes de soleil et de chapeau mais les commentaires du guide m’ouvrent les yeux sur une série de constructions que je n’avais pas remarquées, ou par lesquelles je n’étais pas passée. Après cette ballade, je retourne d’ailleurs voir certaines des maisons de plus près puis je reprends le tram vers La Haye où je descends à la gare HS Den Haag.

073-Nederland-Delft

067-Nederland-Delft

075-Nederland-Delft

Je profite de cette promenade à pied pour faire du shopping: du rhum Eldorado à un prix défiant toute concurrence, quelques bières locales, et puis plus loin, je trouve un supermarché asiatique où j’achète des produits indonésiens. Je suis un peu frustrée: j’aurais dû faire une liste de courses avant de partir mais je n’y ai pas pensé. A mon retour, je verrai cependant que mes achats sont assez adéquats.

076-Nederland-Den Haag

Je repars en me promenant dans la ville, admirant l’architecture: toutes les maisons sont en style fin 19e – début 20e siècle et ont l’air immenses. Il y a une grande homogénéité, ne laissant que très peu de place à des bâtiments plus modernes dans certaines parties du centre. Il me semble surtout que c’est une ville très riche. Les ambassades se succèdent et puis voici l’Hôtel des Indes, un des plus chics de la ville.

084-Nederland-Den Haag

085-Nederland-Den Haag

082-Nederland-Den Haag

Le restaurant que j’ai sélectionné pour ce soir est situé un peu plus loin. Bouzy, Wine & Food propose une belle collection de vins et des plats de style tapas pour les accompagner. En discutant avec la serveuse, je commande juste un steak à la sauce chimichurri et des frites, et pour un petit appétit comme moi, c’est parfait. Je l’accompagne d’un verre de pinot rouge allemand tout à fait à mon goût. Ma promenade digestive pour le retour me fait à nouveau passer dans ces belles rues, certaines très arborées et je profite de l’ambiance très calme du soir. Avant d’aller dormir, j’explore encore les sous-sols de l’hôtel: un bar a en effet été aménagé dans la salle des coffres mais il est n’est pas ouvert aujourd’hui.

078-Nederland-Den Haag

087-Nederland-Den Haag

Statistiques du jour: 13km – 18 183 pas

Pays-Bas: La Haye et Wassenaar

Jeudi 4 juillet 2019

Ce jeudi matin de juillet démarre comme tous les autres, je me lève, déjeune, m’habille, prends le métro avec mon sac, mais pour une fois, je descends beaucoup plus loin, à la Gare Centrale, décorée à l’occasion de Tour de France. Je m’installe pour attendre sur le quai annoncé, et comme souvent, des trains en retard encombrent la voie. En dernière minute, je dois changer de quai. Je n’ai pas choisi un ticket Thalys, pas tant à cause du prix un peu plus cher, ni du temps de voyage un peu plus court mais à cause de la facilité pour moi d’un départ Gare Centrale.

Quant le train arrive, il est déjà bien plein mais je m’installe à mon aise. Sauf qu’une fois sorti des souterrains, je me rends compte que je serai en plein soleil pour tout le trajet et qu’il n’y a pas de stores dans les trains hollandais. Je change de place mais je suis alors obligée d’être assise à contresens… Le paysage défile devant mes yeux et je n’ai même pas envie de lire.

001-Nederland

A Breda, j’ai juste cinq minutes pour prendre ma correspondance située deux quais plus loin. Là aussi, le train est bien rempli mais il se vide au fur et à mesure des arrêts. Une fois arrivée à la gare HS Den Haag (juste avant Den Haag Centraal), je pars à la recherche du meilleur moyen de transport local, et après des réponses contradictoires, je choisis d’acquérir une OV Chipkaart à 7,5 €. Valable cinq ans, elle est rechargeable et utilisable partout aux Pays-Bas, y compris pour les trains.

002-Nederland-Den Haag

La météo est ensoleillée, mais il fait encore frais vers 11h. Je décide de marcher vers mon hôtel, traversant le Chinatown local, puis longeant une des principales rues commerçantes. Il fait très calme et très vite, je trouve la raison: le centre est piétonnier et s’il y a des voitures, leur vitesse est limitée. Après 20 minutes de marche, j’arrive à l’Hotel Indigo – Palace Noordeinde. Le bâtiment est ancien et abritait dans le passé une banque. La rénovation a laissé la part belle aux éléments de l’époque art déco et les chambres sont décorées avec goût. La mienne est située au premier étage et j’aime beaucoup les murs bleus, le plancher ancien, le coffre-fort qui fait office de mini bar, et la salle de bain aux accents art déco. Oh, et les tentures qui se ferment à l’aide d’un interrupteur ! Le lit est d’un confort absolu – je regrette juste qu’il s’agissait de deux lits collés l’un à l’autre: j’aime faire l’étoile de mer en dormant.

032-Nederland-Den Haag

003-Nederland-Den Haag

005-Nederland-Den Haag

Le projet de l’après-midi est de visiter le Musée Voorlinden situé en banlieue de La Haye, à Wassenaar. Je rejoins la gare centrale à pied (où je mange en vitesse un sandwich) puis prends le bus 43 jusqu’à l’arrêt Wittenburgerweg (heureusement que je me souvenais du nom – le chauffeur ne connaissait pas le musée). De là, le chemin (fléché) traverse un quartier résidentiel très chic, aux immenses villas dont beaucoup ont encore un toit de chaume à la mode le siècle passé. Je parle un peu aux deux autres personnes qui ont la même destination que moi, un jeune Hollandais et son amie Chinoise.

Le musée est situé dans un cadre idyllique, vert, avec un immense point d’eau. Un bâtiment ancien abrite un restaurant tandis que le musée se situe dans un édifice contemporain. Le prix d’entrée n’est pas donné (une constante): 17,5 €; le ticket donne l’accès aux trois expositions du moment ainsi qu’à quelques œuvres qui restent là en permanence (par la force des choses vu leur taille). Je choisis en général de commencer ma visite par celle qui me tente le moins. Ici, il s’agit de Less is more consacrée à de l’art minimaliste.

026-Nederland-Den Haag

025-Nederland-Den Haag

009-Nederland-Den Haag

Je découvre ensuite Do Ho Suh, un artiste coréen obnubilé par l’architecture. Son installation la plus intéressante est une série de constructions en tissu transparent aux couleurs très vives, reproduisant diverses maisons et bâtiments avec de nombreux détails dans les fenêtres, portes ou accessoires. Plus loin, des maquettes et des films montrent les projets qu’il a réalisé en vrai. Et ce n’est pas rien: il a inséré – de travers -une maison traditionnelle coréenne entre deux immeubles new-yorkais (il me semble) ou construit une maison en équilibre sur un coin du toit d’un immeuble.

010-Nederland-Den Haag

011-Nederland-Den Haag

Enfin, et c’était le but de ma visite, je découvre l’exposition Yayoi Kusama, l’artiste japonaise obsédée par les pois. Il y a une grande citrouille et une Infinity Room (différente de celle vue à Metz, il me semble), une galerie aux miroirs convexes et des œuvres plus petites. Mais je suis un peu déçue, je m’attendais à plus.

012-Nederland-Den Haag

013-Nederland-Den Haag

Comme je le disais plus haut, certaines pièces ne sont pas déplaçables: les minuscules ascenseurs de Maurizio Cattelan, l’immense labyrinthe en acier de Richard Serra, les humains plus vrais que nature de Ron Mueck, le petit chien de Yoshitomo Nara et surtout la piscine de Leandro Erlich, identique à celle que j’avais vue à Kanazawa.

014-Nederland-Den Haag

015-Nederland-Den Haag

017-Nederland-Den Haag

Je veux voir la mer ! Le musée n’est en effet pas très loin de celle-ci. J’emprunte un chemin qui me mène dans les bois, puis sur une immense dune mais au sommet de celle-ci, pas moyen d’aller plus loin: il y a une clôture – et pas de mer en vue, oh déception ! Grimper dans le sable en gardant ses sandales était une mauvaise idée: j’attrape de fameuses crampes aux orteils, et même de retour sur un sol moins mouvant, je continue à souffrir de mes pieds. Voilà qui était une excellente idée pour un citytrip dont le but était de marcher quatre jours !

020-Nederland-Den Haag

021-Nederland-Den Haag

Je me promène encore un moment dans la jardin autour du musée. Conçu par Piet Oudolf, il rassemble dans de grands parterres ondoyants des fleurs de saison aux couleurs diverses et assorties. Je suis subjuguée.

023-Nederland-Den Haag

024-Nederland-Den Haag

C’est avec plein d’étoiles (et d’œuvres d’art) dans les yeux que je retourne vers mon hôtel, flânant encore un moment dans la ville, marchant un peu au hasard, mais le long de monuments connus. Il n’est que 16h mais je m’écroule dans mon lit pour une sieste bien méritée (j’avais très mal dormi cette nuit) et un peu plus longue que prévue.

028-Nederland-Den Haag

031-Nederland-Den Haag

Je me doute que les Hollandais dînent tôt et je pars vers 18h à la recherche d’un restaurant. Un des buts du voyage était de manger indonésien, ce qui est impossible en Belgique, et j’avais noté quelques adresses. Mon choix se porte sur le Srikandi, un restaurant au décor plutôt basique mais à la carte alléchante. Je commande un rijsttafel pour une personne avec un bière Bintang. On m’apporte deux plats (en inox très années 70) avec des cases pour les différents mets. C’est délicieux et un peu trop copieux – évidemment.

033-Nederland-Den Haag

Sur le chemin du retour, je passe devant le bar tiki de la ville, le Va Va Voom mais je me sens intimidée – ça m’arrive de temps en temps. Je ne me sens pas assez à l’aise pour y entrer seule et c’est à ces moments-là que j’aimerais ne pas voyager seule. Je retourne donc à l’hôtel et profite d’une des bières locales achetées plus tôt. Les Pays-Bas produisent en effet un nombre incomparable de « craft beers » et j’ai profité de ce voyage pour en goûter et ramener quelques-unes.

Statistiques du jour – distance parcourue: 17,5km – 24 453 pas

Toutes les photos sont prise à l’iPhone (en partie avec Hipstamatic) ou au Lumix GX80 (qui se déréglera en cours de route sans que je ne le remarque, montant l’ISO à 3200, donnant trop de grain aux photos, ainsi qu’une couleur rosâtre – heureusement j’ai souvent trouvé plus pratique de ne sortir que l’iPhone). Comme toujours, j’ai mis plus de photos sur flickr.

Pays-Bas: préambule

En rentrant de Madère fin février, j’ai commencé à réfléchir à mes prochaines destinations. Je me disais qu’avant des vacances plus longues en fin d’année, un citytrip serait bien agréable mais je ne voulais pas partir longtemps pour cause de travaux prévus cet été dans ma maison. Prendre l’avion me semblait un transport qui fait perdre pas mal de temps, j’ai donc réfléchi aux destinations accessibles en train. Par hasard, j’ai vu une publicité pour une exposition de Yayoi Kusama au Musée Voorlinden près de la Haye (Den Haag) et  j’ai choisi cette ville comme destination pour y passer quelques jours.

J’ai acheté mes tickets de train fin avril, préférant le train « lent » au Thalys. Il y a de toutes façons une escale à Breda ou Rotterdam, et le train normal ne met que 20 minutes de plus. Les places ne sont pas réservées et le ticket est valable pour n’importe quel départ pendant la journée. Ce n’est pas excessivement cher: 51€ pour un aller-retour.

Pour l’hôtel, je me suis tournée comme souvent vers booking.com et j’ai longtemps hésité. Le bâtiment historique l’a emporté sur le bâtiment moderne, même si le prix était plus élevé. J’en parlerai au cours des billets suivants. J’ai acheté le Lonely Planet en version numérique et créé une google map avec les adresses principales qui m’intéressaient à La Haye, Delft et Leiden, deux villes très proches (je n’ai finalement pas été à Leiden).

Madère: Funchal & post-scriptum

Vendredi 22 février et samedi 23 février

Dans mon guide des randonnées à Madère, une des premières renseignées est tout à fait à ma portée: il s’agit de la promenade de long de la mer, quittant Funchal pour aller vers le village suivant. Elle commence peu après mon hôtel, au coeur du quartier touristique des grands resorts de vacances. C’est très bétonné mais la promenade est malgré tout très agréable. L’océan déferle sur les falaises et les rochers, le chemin est fleuri, le soleil brille et il fait enfin chaud. Le bruit des vagues est enivrant et je me sens bien.

129 - Madeira

132 - Madeira

131 - Madeira

A un endroit précis, un tunnel a été construit pour permettre aux randonneurs de passer sous la falaise mais il est aujourd’hui fermé. Je rebrousse chemin, n’ayant pas envie de contourner cette impasse par la route.

Je passe le reste de la journée sur la terrasse de ma chambre d’hôtel, avec mon livre, profitant de la vue sur l’Atlantique. Je ferai de même le samedi en attendant mon départ.

048-Madeira

134 - Madeira

135 - Madeira

J’avais donc sélectionné le Vidamar Resorts, un grand hôtel de plage en front de mer, dans le quartier du Lido qui est à une demi-heure à pied du centre de Funchal. Les cinq étoiles m’avaient attirée mais j’avoue que j’ai été déçue. Ma chambre était belle, très minimaliste dans sa décoration, avec un lit très confortable et un canapé, ainsi qu’une terrasse avec table et chaises. La salle de bain par contre avait vu des jours meilleurs. Le beige peut encore passer, mais prendre une douche était bien compliqué: un minuscule pommeau était fixé dans le mur et la température n’était pas facilement réglable. Soit je me brûlais, soit j’avais froid. Il y avait bien un autre pommeau mobile mais il ne fonctionnait pas, même après qu’un ouvrier soit passé voir.

045-Madeira

046-Madeira

047-Madeira

J’avais réservé en demi-pension, par facilité, mais là aussi j’ai été un peu déçue. Le restaurant était immense, ce qui est normal vu la taille de l’hôtel, mais la nourriture chaude ressemblait à des plats de cantine: du poulet en sauce brune, des pâtes, des pommes de terre. Heureusement, le buffet froid était très bien fourni et le petit déjeuner était très varié. Le dernier soir, j’ai testé le restaurant japonais de l’hôtel – je n’aurais pas dû… Le temps d’attente était extrêmement long et les sushis très moyens. J’aurais dû m’en douter.

Enfin, j’ai eu de gros soucis à connecter mon ordinateur au réseau wifi qui, de plus, n’était absolument pas sécurisé (d’après ce que j’ai cru comprendre par la suite). Après deux jours, ça s’est résolu tout seul mais un des buts de mon séjour était quand même de continuer à écrire mon récit de voyage au Japon…

136 - Madeira

Le samedi, j’ai rejoint l’aéroport en taxi et profité de la vue des avions qui atterrissaient et décollaient sur la plate-forme extérieure du terminal. Je suis rentrée sans encombres, à moitié heureuse et à moitié déçue de mon voyage. Comme je le craignais au départ, ne pas louer une voiture à Madère est vraiment un handicap. J’ai donc été obligée de passer par une excursion organisée pour pouvoir faire une randonnée et j’ai dû me limiter à visiter deux endroits lors de mon séjour. Et Funchal est atteinte par le tourisme de masse. Disons que c’était une nouvelle expérience !

137 - Madeira

J’ai également eu beaucoup de malchance avec la météo, c’était la première fois depuis janvier qu’il pleuvait. Heureusement, les derniers jours, le temps s’est amélioré, devenant beau et ensoleillé. Le but premier était cependant de me reposer et j’ai eu l’occasion de dormir et de me vider la tête tout en visitant une région que je ne connais pas. Même si mon séjour n’était pas tout à fait une réussite, cela ne m’a pas empêchée de profiter de chaque moment, d’être dépaysée, d’avoir de nouvelles expériences et de mieux circonscrire ce qui me plaît vraiment.

Je n’ai pas publié toutes les photos de mon voyage sur le blog mais elles sont toutes disponibles sur flickr.

Madère: Funchal

Jeudi 21 février 2019

Le temps est couvert ce matin et je dois un peu me forcer à sortir pour visiter la ville. Mais autant garder les derniers jours libres pour ne rien faire ! Je prends le bus et descends dans le centre ville, près de la cathédrale. D’aspect fort simple de l’extérieur, l’intérieur propose une décoration assez exubérante, pleine de dorures et de statues.

097-Madeira

098-Madeira

Je vais ensuite visiter le marché couvert – situé dans un joli bâtiment art déco – mais il touche à sa fin, en tous cas dans la partie du poisson. Il y a de nombreuses échoppes de légumes et fruits, certains vendeurs s’imposent quelque peu mais je les évite sans trop de problèmes. Il y a également des bulbes et semences, et de l’alcool. Et beaucoup de touristes tout juste débarqués des monstres de croisière qui font escale pendant quelques heures dans la ville.

108-Madeira

111-Madeira

109-Madeira

Plus loin se trouve le fort Saint-Jacques ou Fortaleza de Santiago, extrêmement instragrammable avec sa couleur d’un jaune ocre profond. J’en profite pour faire des selfies mais aussi tout simplement des photos du bâtiment. Il y a beaucoup de vent, mes cheveux s’envolent en tous sens. Je m’arrête un moment sur la plate-forme supérieure, regardant l’horizon vers le sud, me disant que la première terre que je rencontrerais si je partais tout droit par là serait l’Antarctique. Je pense à tous ces voyageurs, ces découvreurs du monde, qui sont partis à l’aventure sans savoir s’il y avait une terre au bout de leur périple.

100-Madeira

101-Madeira

105-Madeira

Par les ruelles envahies de restaurants pour touristes, je rejoins à nouveau le centre, m’arrêtant sur une petite place (Praça de Colombo) où se trouve un très agréable salon de thé, le Loja de Chá. Je décide d’y prendre mon repas de midi, un gâteau au chocolat accompagné d’une théière de thé des Açores (qui n’a rien de très spécial).

106-Madeira

J’ai noté quelques lieux que je souhaite visiter et je repars donc, visitant au passage la palais municipal, puis une librairie dans une rue qui monte fort (un classique à Madère), pour finalement arriver au Jardim de Santa Luzia qui est fort petit et qui ne m’intéresse au final pas plus que ça.

112 - Madeira

114 - Madeira

Je me dirige ensuite vers le Museu Quinta das Cruzes, arrivant donc par l’est. Bien m’en a pris: j’évite quasi toutes les rues escarpées ! Je visite d’abord le jardin – le musée n’est pas encore ouvert. Il est très agréable, et de loin, on voit la mer (et les horribles bateaux de croisière dont un quitte le quai à ce moment, à grand renfort de sirènes). Le musée rassemble de nombreux meubles, peintures et objets anciens qui donnent une idée de la vie sur l’île dans le passé.

116 - Madeira

117 - Madeira

120 - Madeira

Je redescends ensuite vers le centre par une ruelle très escarpée et me retrouve dans le Jardim Municipal. Juste à côté se trouve un négociant en vins de madère mais il n’y a apparemment pas de visite guidée de la cave à ce moment-là.

124 - Madeira

126 - Madeira

Funchal est une jolie petite ville à l’architecture portugaise, aux ruelles escarpées et avec une magnifique promenade en front de mer. Il est agréable de s’y promener mais il n’y a pas énormément à visiter. J’aurais même pu voir Monte et Funchal en un jour si mon temps avait été plus limité mais j’aime aussi pouvoir déambuler dans une ville sans but précis et sans limite de temps, me laissant mener par des découvertes fortuites.