Japon: post-scriptum

Ce post-scriptum pourrait être résumé par une phrase: je suis tout simplement enchantée de ce voyage ! J’ai eu quelques moments où je me sentais moins bien mais au final je n’ai eu aucun souci majeur (à part peut-être l’angoisse pré-départ à cause de la grève des bagagistes).

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Reprenons quelques points:

  • le choix de l’itinéraire: je ne changerais pas grand chose, à part peut-être un jour de moins à Fukuoka (parce qu’il faut bien) pour ajouter un jour à Nagasaki. Cet itinéraire est tout à fait personnel et a été constitué en fonction de mes goûts. Il n’y a pas de vraie logique, à part aller de Tokyo vers le sud et revenir. J’avais bien calculé mes temps de déplacement (je conseille le site Rome2Rio) avant de partir pour ne pas avoir de journées trop longue dans le train, à part le trajet de Nagasaki à Kyoto (un peu moins de six heures).
  • les hôtels: tous étaient convenables, voire excellents, dans le style business hotel. Les prix variaient entre 60 et 130€ la nuit. Je les ai réservés très tôt, un peu plus de cinq mois avant mon départ – certaines villes sont en effet très touristiques, surtout à l’automne et au printemps. Si je dois donner un ordre de grandeur, les hôtels de Kyoto et Nagasaki sont en dessous du hit parade, tandis que tous les autres sont plus haut, avec une attention toute particulière pour le Coco Grand Ueno de Tokyo qui a une décoration différente des autres et un petit onsen et le Seaside Hotel de Yakushima à cause de son onsen et de ses repas. Note à moi-même: dans le futur, choisir des hôtels avec onsen si possible et tester des ryokans.
  • les repas: j’ai mangé presque tous les soirs au restaurant, contrairement à mon premier voyage, et j’ai même été un peu plus aventureuse, ajoutant la découverte des ramens de toutes sortes à mon menu. Ce n’est pas encore très varié mais pour moi, c’est une grande avancée. Je n’osais pas manger seule au restaurant il y a quelques années ! La demi-pension à Yakushima a été une vraie découverte de la cuisine japonaise, même si les goûts et textures étaient parfois très étranges. Et on mange très bien dans les centres commerciaux. Note à moi-même: prévoir dans le prochain circuit au moins un hôtel avec demi-pension, un ryokan donc.
  • j’ai goûté pas mal de bières (et autres boissons) locales et commencé une série de photos que je compte bien continuer
  • le plus bel endroit que j’ai visité est Yakushima, le but de mon voyage et un cadeau à moi-même après une année difficile. Je remercie encore ma guide, Sato, pour ces deux superbes journées passées ensemble. Plus qu’une guide, elle a été une amie. Autre très belle découverte: Nagasaki, contre toute attente. En fait, je n’avais pas trop d’attentes, je pensais surtout à la bombe atomique et pas au riche passé de la ville.
  • je peux rajouter trois grands jardins à ma liste, celui d’Okayama et surtout celui de Takamatsu, qui a été mon introduction à l’île de Shikoku. Et aussi le Sengan-en de Kagoshima.
  • je pense avoir vu l’essentiel de Kyoto et ne vais sans doute pas y retourner lors d’un prochain voyage. Son côté hyper-touristique est parfois un peu difficile à vivre et il y a tant d’autres choses à découvrir.
  • j’ai vu mon premier volcan actif !
  • j’étais un peu trop tôt pour vraiment profiter des feuilles rouges des érables mais peu importe.
  • j’ai eu une chance incroyable avec la météo: j’ai dû ouvrir mon parapluie 15 minutes au maximum à Nagasaki. Il y a bien eu quelques jours de grisaille mais très peu. Je craignais surtout la pluie à Yakushima où il pleut 360 jours par an. Il y a fait superbe et je me suis retrouvée en plein été avec une température de 25° !
  • les transports: rien à redire sur les shinkansen, ni sur le réseau des trains, ni sur le jetfoil vers Yakushima, ni sur les transports locaux. Le JR Pass est vraiment très utile quand on voyage beaucoup et sur de longues distances.
  • le système de l’envoi des bagages takkyubin est vraiment très utile. J’ai n’ai été encombrée par mes deux valises qu’à l’aller et au retour (et encore, j’aurais pu utiliser le service pour les faire envoyer depuis ou vers l’aéroport). Et voyager avec juste un bagage cabine dans les trains, c’est bien pratique.
  • j’ai publié 889 photos sur flickr, sélectionnées à partir d’environ 4000 clichés
  • j’ai ramené des souvenirs Ghibli, du whisky, du thé, des ustensiles de cuisine et du tissu. A cause de cette grève des bagagistes lors de mon départ, je suis partie avec deux valises, ce qui m’a permis d’avoir plus de place disponible pour des souvenirs.
  • la solitude ne m’a jamais pesé, j’ai même beaucoup aimé me retrouver dans mon petit monde et décider ce que je voulais faire quand je voulais le faire. Ce qui n’empêche pas d’avoir discuté avec certaines personnes autour de moi. Et puis, le Japon est un pays qui convient bien à mon introversion et ma peur des nouvelles choses. Tout est bien organisé et il y a peu de chances d’avoir de gros soucis (criminalité, arnaques…).
  • je veux y retourner !

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Ceci conclut mon récit de voyage au Japon; j’espère que vous avez apprécié mon compte-rendu. J’en entre-temps été à Madère, je compte vous raconter ça très bientôt. Et je réfléchis déjà aux destinations futures: j’aimerais aller à Hong Kong, au Mexique, oh mais il y a ce voyage au centre de l’Inde, et puis je devrais tenter un roadtrip quelque part en Europe, découvrir l’Andalousie, le pays Basque espagnol, la Slovénie…

Et vous, quels sont vos projets ?

Japon: Tokyo – Bruxelles

Dimanche 18 novembre 2018

Je me lève tôt et prends mon petit-déjeuner puis pars avec mes deux valises. Elles sont fort lourdes et j’ai un peu du mal à les amener jusqu’à la station de la Keisei Line qui m’amène à l’aéroport de Narita en une quarantaine de minutes. A vrai dire, la grande valise a quatre roues tandis que la petite n’en a que deux et doit donc être tirée, ce qui est un peu embêtant quand on en a deux en main. Mais peu importe.

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Me voici à l’aéroport où je me débarrasse du plus encombrant. Je flâne encore un moment – je suis évidemment bien trop tôt et j’aperçois sur le tarmac l’avion Stars Wars. J’embarque et l’avion décolle à l’heure. Je vois une dernière fois le Mont Fuji (ce n’est pas la meilleure photo, mais le point noir à l’horizon est bien le Mont Fuji) et je suis émue, et surtout très heureuse de mon voyage. Je vois encore la Sibérie puis je m’endors… et j’arrive à Bruxelles sans encombres.

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Il me reste encore à publier un article, celui qui raconte mon ressenti après ce voyage. J’espère en tous cas que ce récit vous a plu.

Japon: Tokyo

Samedi 17 novembre 2018

C’est mon dernier jour au Japon et j’ai longtemps hésité sur les activités du jour. J’opte finalement pour une visite de l’exposition en cours au Mori Art Museum, « Catastrophe and the power of art », fêtant les quinze ans de l’institution et contant au travers d’œuvres d’art les catastrophes des dernières années. Je reste fascinée devant une très longue vidéo d’Isaac Julien, Playtime,  mais je ne reste pas jusqu’à la fin (64 minutes quand même – j’en aurai vu une quarantaine). Par l’intermédiaire de trois écrans, il conte notamment la vie d’une employée de maison philippine à Dubai.

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Les autres œuvres me plaisent plus ou moins selon les artistes mais toutes de sont de très bonne qualité. L’exposition se termine par une installation participative de Yoko Ono en souvenir des naufrages de nombreux réfugiés. Je trouve aussi le miroir idéal pour un selfie – je me suis en effet rendu compte que j’ai pris très peu de photos de moi lors de ce voyage (c’est une longue histoire, mais en gros, la dernière année ayant été difficile, je me trouvais tout le temps trop fatiguée pour les photos, et j’ai fait un gros effort sur moi-même à la fin du voyage suite à un billet de mon amie Isa sur FB).

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Je rejoins ensuite le petit parc d’Hinokicho,  un peu perdu au milieu des tours, tout près du musée du design 21-21. L’endroit est très joli et me permet de me reposer et de manger mon egg sandwich habituel.

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Je ne visite ni le musée 21-21 ni le musée Suntory tout proche et j’hésite longuement sur la suite de la journée. Je décide finalement d’aller visiter une nouvelle fois le jardin de Rikugi-en que j’avais vu sous la pluie, me disant que je pourrai y lire mon roman pendant un moment. Il fait un temps radieux aujourd’hui et il est superbe sous le soleil, mais je ne trouve pas de banc adéquat et toute personne assisse dans la pelouse est vivement réprimandée par les gardes.

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Je sens la fatigue et je regrette un peu d’y avoir été sachant que j’ai encore un but de visite. De plus, je m’emmêle complètement les pinceaux avec les métros et perds un temps fou pour arriver dans le quartier de Kappabashi, où se trouvent tous les magasins d’ustensiles de cuisine. Et je n’ai même pas choisi l’arrêt de métro le plus proche: je descends à Iriya alors que Tawaramachi aurait été plus proche (ceci est aussi une note à moi-même pour une prochaine visite). Bref, je suis fatiguée et je n’ai plus trop envie de marcher mais c’est la vie ! Et j’achète quand même deux jolis bols pour vraiment pas cher. Je me retiens d’en acquérir plus parce que je commence à avoir un doute sur la place dans mes valises.

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Je retourne à pied à Ueno qui n’est finalement pas si loin et je vais manger de suite, sans retourner à l’hôtel. L’avantage du Japon, c’est que les restaurateurs ne vous regardent pas de travers quand on arrive à 17h30. Je retourne au restaurant de sushis testé la fois passée dans la gare d’Ueno et prends une sélections de makis, sushis et sashimis que je mange avec beaucoup d’appétit et déjà avec regret, sachant que je n’en mangerai plus de si bons avant longtemps.

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Une fois de retour à l’hôtel, j’enfile le pyjama fourni (du coup, ça fait deux selfies sur la journée) et je m’offre un long bain à l’onsen avant de m’attaquer à ma valise (il n’y avait personne à l’onsen, j’ai pu faire une photo). J’ai vraiment du mal à tout caser, malgré la place supplémentaire que m’offre la valise de cabine. J’y arrive au final, après quelques essais, mais c’est plein à craquer. Je ne sais pas encore comment je vais transporter tout ça jusqu’à l’aéroport…

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Je m’endors pour ma dernière nuit au Japon.

Statistiques du jour: 19 546 pas – 14,6 km

Plus de photos sur flickr.

Japon: Kyoto – Tokyo

Vendredi 16 novembre 2018

Je retourne avec le shinkansen à la case départ aujourd’hui, à Tokyo. Sur le quai de la gare, j’ai une grosse crainte: une foule de touristes indiens attend le train mais ils prennent celui qui précède le mien. C’est impressionnant de voir qu’il y a un départ pour Tokyo toutes les trois ou quatre minutes et qu’après un rapide calcul, chaque train peut contenir environ 1000 passagers. Le déplacement de population entre les deux villes est vraiment immense.

Sans m’en rendre compte, je prends la place A au lieu de la place E qui m’était attribuée et je me retrouve à côté d’un très gentil couple de Japonais. Je réalise mon erreur à mi-parcours et change de place, juste à temps, avant que le fauteuil A ne soit occupé par un nouveau passager. J’ai évité la gêne !

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A un moment donné du parcours, l’attraction est la vue du Mont Fuji qui se révèle dans toute sa splendeur et sans nuages qui recouvrent le sommet. Difficile de faire une photo convenable mais c’était très beau à voir. C’était aussi intéressant de voir que beaucoup de Japonais étaient tout aussi excités que les touristes !

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Arrivée à Ueno (après avoir vu dans la gare une vitrine avec un Pikachu Munch), je retourne au même hôtel, le Coco Grand Ueno Shinobazu où je dépose ma valise et où on m’apprends que mon grand bagage m’attend déjà. Je me promène dans le parc, visite un temple, trouve un petit sanctuaire avec une allée de tori rouges, vois un artiste qui fait de l’équilibre puis me dirige vers Yanaka.

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Je reprends le même chemin qu’il y a trois ans, m’arrêtant d’abord à la petite galerie d’art SCAI The Bathouse où il y a une exposition assez intrigante de Kohei Nana. Une des installations est très organique et ressemble à de la boue volcanique mais dans une plus belle couleur et au rythme bien plus orchestré. J’adore !

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Je flâne sur la route traversant le cimetière, admirant les grands arbres puis traverse la voie des trains à Nippori pour arriver à mon but final: le magasin de tissus Tomato.

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Comme la fois passée, je suis comblée et j’ai du mal à faire mon choix. Estimant qu’avec mes deux valises, j’ai assez de place, je sélectionne douze tissus différents, surtout japonais et hawaïens mais aussi du Michael Miller.

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Lourdement chargée, je retourne à l’hôtel en métro puis prends possession de ma chambre, bien crevée. Une heure de pause et ça va mieux. J’ai en effet encore un but précis pour cette fin de journée !

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Je reprends le métro et vais dans un quartier que je ne connais pas, un quartier avec beaucoup de grands buildings et surtout, le Trader’s Vic local. Ces bars et restaurants tiki ont été créés dans les années 50 par Trader Vic et se sont essaimés dans le monde. Celui de Tokyo date des années 70 et est un des plus anciens encore en activité. Je suis un peu déçue quand je vois qu’aujourd’hui, la majorité des enseignes se trouve dans les Emirats Arabes Unis. J’avais adoré mes visites à Bangkok et je compte bien en profiter ici aussi.

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Je commande un Samoan Fog Cutter qui contient une belle quantité d’alcool et je suis surprise par la rapidité avec laquelle il me monte à la tête. J’ai aussi demandé un « Chili beef skewer » qui est pas mal mais si peu copieux que je prends ensuite un plat de poulet sauté à manger dans des feuilles de salade. Autant j’adore mon cocktail dans son joli mug, autant je suis déçue par la nourriture, alors que je l’avais trouvée délicieuse à Bangkok. J’hésite un moment mais décide ne pas prendre un second cocktail – il faut que je rentre à bon port ! – alors qu’un Tokyo Mai Tai m’aurait bien tentée. Je me console en achetant un mug de Samoan Fog Cutter à la boutique et discute un moment avec le manager qui m’offre une petite figurine suite à mon enthousiasme pour le monde tiki.

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Je rentre crevée mais heureuse à l’hôtel. Aller au Traders Vic était un des buts que je m’étais donné avant de partir et je suis très contente de l’expérience même si elle était très rétro et qu’il y a clairement des bars plus contemporains qui valent la peine à Tokyo. Ou autrement dit, il me reste divers bars à découvrir lors d’une prochaine visite.

Statistiques du jour: 16 226 pas – 11,7 km – 17 étages

Plus de photos sur flickr.

Japon: Kyoto

Jeudi 15 novembre 2018

Aujourd’hui est la journée où je complète le parcours que j’avais commencé il y a trois ans. Je prends donc le métro, change de ligne et descends à Higashiyama. Je suis à peu près à l’endroit où j’ai manqué d’énergie la fois passée, près du grand tori rouge qui domine l’avenue.

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Je commence ma visite avec le Shoren-in et cela ne pouvait pas être un meilleur choix. Le jardin est superbe dans la lumière du matin (il doit à peine être 10h) et j’y serais bien restée plus longtemps mais j’ai encore tout un programme. Le temple possède des « terrasses » qui permettent de contempler l’étang, les érables dont les feuilles rougissent, les mousses. Les oiseaux chantent. Après une visite depuis l’intérieur du temple, je le contourne par l’extérieur, toujours aussi subjuguée par les vues.

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Je prends ensuite un chemin qui monte, un peu au hasard, et me retrouve au temple suivant, le Chion-in, dont les bâtiments sont en rénovation mais dont les jardins peuvent toujours se visiter. C’est très beau aussi, très serein mais j’y trouve un peu moins mon compte. Je suis le chemin fléché et me retrouve dans un cimetière pour ensuite redescendre le long du temple principal qui est fermé. Il y a encore un autre jardin où se déroule une cérémonie bouddhiste mais je le trouve moins intéressant.

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Je traverse le parc de Maruyama, monte un peu par erreur vers un mausolée qu’il n’est pas indispensable de visiter puis continue ma route vers le temple de Koda-ji. J’ai malencontreusement changé une option de mon appareil photo en touchant l’écran tactile sans le voir et je n’arrive pas à résoudre le problème. Je ne suis pas très attentive à ma visite, préoccupée par ce problème – qui n’est pas très grave, il faut bien l’avouer – mon appareil photo fonctionne toujours très bien en mode automatique, mais c’est le mode manuel qui est devenu bizarre. Bref, je suis un peu de mauvaise humeur et je n’ai pas trop de souvenirs du temple.

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Il faut que je me change les idées, et j’ai une petite faim. Je suis attirée par un endroit qui vend des glaces ornées de petites gaufres et je choisis celle à la banane et au chocolat. C’est exactement ce qu’il fallait pour me rasséréner et je me sens de bien meilleure humeur.

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Je me dirige ensuite vers le Kiyomizudera, le haut lieu du tourisme à Kyoto, et croise par hasard le magasin Ghibli (le hasard a bien fait les choses lors de ce voyage avec ces magasins !). Je me laisse tenter par deux petits essuies et une tasse.

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La foule devient de plus en plus compacte pendant la montée vers le temple. Une fois arrivée au sommet, je me dégonfle: je n’ai plus envie de visiter le bâtiment qui est d’ailleurs en rénovation. Je fais quelques photos très contrastées de la pagode orange sur un fond de ciel bleu, très bleu puis je redescends par un chemin plus calme.

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Sur ma route se trouve le temple de Hoko-ji où il n’y a presque personne mais il ne se visite pas. Je reprends les petites rues, traverse la rivière et rejoins le jardin de Shosei-en. Quelle déception après tous les autres ! Il me semble fort peu entretenu, trop entouré de bâtiments modernes, sans beaucoup d’érables. Je profite cependant de l’endroit pour faire une pause bien méritée avant la dernière étape de jour.

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Lors de mon dernier voyage, j’avais vu sur le net un très joli verre avec un petit Mont Fuji dans la base. J’avais cherché dans tous les magasins de souvenirs mais je n’avais rien trouvé, et j’imaginais que ça se vendait sans doute près du Mont Fuji mais je ne l’ai vu qu’après ma visite. Et puis ce matin, un ami a posté la photo sur Instagram, il venait d’en acheter un. Toute excitée, je lui ai demandé d’où il venait, et c’est là qu’il me raconte qu’en fait, c’est un verre en cristal et que ça se vend dans des magasins plutôt chics. Il me donne une adresse à Kyoto, sur Shijo-dori, et donc je reprends le métro. Je trouve sans peine le magasin, où verres en cristal très moches côtoient de la vaisselle Luminarc mais j’ai enfin mon Graal !

Je traîne ensuite encore un moment au sous-sol du grand magasin Daimaru et j’achète du thé Ippudo. Bien fatiguée, je retourne ensuite en métro à la gare où j’ai un but précis: trouver la ramen street qui se trouve quelque part au 10e étage et que j’ai ratée hier. Je sélectionne un endroit avec la spécialité locale, les ramens de Kyoto et je les trouve très bons: pas trop gras et avec beaucoup de viande. Ce ne sont pas mes favoris du voyage – c’était ceux de Kagoshima – mais j’ai très bien mangé !

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J’achète encore une bière et des fruits – je suis en manque et tant pis si c’est cher – puis retourne à ma chambre pour caser tous mes achats dans ma valise.

Statistiques du jour: 26 485 pas – 19,8 km – 31 étages

Il y a comme toujours plus de photos sur flickr.

Japon: Kyoto

Mercredi 14 novembre 2018

Je me sens mieux ce matin même si au réveil, j’ai encore quelques vertiges.

Tout comme la chambre, le petit déjeuner est fort moyen mais je trouve assez de choses à mon goût pour ne pas mourir de faim ce matin.

Je pars très à temps, craignant ne pas trouver de suite la voie de mon train local – j’ai en effet un rendez-vous précis – mais je tombe dessus immédiatement. Je suis donc une demi-heure en avance pour mon train et j’ai froid. Pas que la température soit très basse mais 17-18° est moins agréable que les 23-24° des derniers jours et on sent clairement que l’automne est là.

Le train me dépose à Yamazaki où j’avais réservé une visite à la distillerie de whisky du même nom. La rue qui y mène est toute mignonne, avec fleurs et décorations – des tanuki notamment, et puis il y a un passage à niveau. Je reste un long moment à regarder les trains passer.

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Pour la visite, je reçois un genre de walkman qui me donne les explications en français, tandis que la guide débite son texte en japonais. Je découvre les différentes étapes de la production: fermentation, distillation, vieillissement en tonneau. Les entrepôts sont énormes et sentent fort l’alcool – et ça monte un peu à la tête.

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Puis vient la dégustation: il y a plusieurs verres: deux single malt qui composent le blend final, puis un dernier verre pour préparer un highball, la boisson préférée des salarymen japonais. C’est juste un mélange de whisky et eau pétillante mais c’est délicieux. Je dois bien avouer que je ressors de là un peu saoule mais la visite était passionnante. Ma première visite de distillerie est donc japonaise, ce qui est tout aussi exotique que ma première visite de vignoble en Birmanie.

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Au magasin, la guide me met entre les mains une petite bouteille de whisky, me disant que c’est une édition limitée et je l’achète, avec un verre (que je casserai bêtement en rentrant).

Je retourne à Kyoto et repasse à mon hôtel pour déposer mes paquets, puis je reprends le train, la Nara Line, pour Tofukuji.

Je visite d’abord le temple de Senyuji situé au bout d’une longue avenue qui monte mais je ne m’y attarde pas trop, même si son jardin est très joli. Je renonce à visiter chacun des temples, comme à mon habitude parce que ce n’est pas mon but premier et ce serait dommage d’à nouveau arriver trop tard pour le Tofukuji.

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J’emprunte ensuite des petites rues. J’aime cette ambiance très locale, loin des touristes (c’est google maps qui me guide). J’arrive au Tofukuji et là, c’est la foule. Ce temple est en effet très connu pour ses momiji, les feuilles qui rougissent en automne, dans la « gorge » qui traverse le site. C’est en effet impressionnant et les érables ont déjà pris de très belles couleurs.

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Il y a aussi un très beau jardin sec mais sans aucune sérénité à cause du monde.  Et plus loin se trouve un jardin en damier, souvent photographié et c’est en effet très photogénique mais j’ai du mal à m’imprégner de l’endroit.

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Je termine ma journée par la visite d’un dernier tout petit temple sans momiji puis je retrouve à Kyoto dans un train bondé.

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Après une pause à l’hôtel, je repars explore l’immense gare, de bas en haut. La vue au sommet de l’immense escalier est tout simplement vertigineuse et ça ressemble quelque part à un grand trou noir qui aspire inexorablement vers le bas. Je n’arrive pas à me décider pour mon repas du soir et m’arrête finalement à un derniers resto avant la sortie. Le menu est composé de plateaux repas avec divers mets et je prends celui avec du poisson cru. Avant de rentrer à l’hôtel, j’achète encore du thé.

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Statistiques du jour: 22 871 pas – 17,4 km – 14 étages

Il y a comme toujours plus de photos sur flickr.

Japon: Nagasaki – Kyoto

Mardi 13 novembre 2018

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit. Peut-être ai-je eu du mal à digérer le gras de la soupe ? Ou alors étais-je anxieuse pour le long trajet qui m’attendait ?

Au petit déjeuner, je demande à nouveau les œufs sur le plat, mais sans la galette de pommes de terre frite et sans la saucisse. De toutes façons, je n’ai pas trop d’appétit. Je fais ensuite des réserves pour le trajet: un sandwich et un muffin à la banane et aux noix, ainsi qu’un castella cake, la spécialité de Nagasaki, inspirée par les gâteaux portugais (que je mangerai finalement à mon retour – j’aurais dû en acheter plus, c’était délicieux).

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Je prends d’abord un premier train jusqu’à la gare de Shin Tosu. J’espérais ne pas avoir de voisin mais c’est raté, et comme je n’ai pas mis ma valise dans le rack à bagages, je n’ai pas beaucoup de place pour mes pieds. Je lis un peu et puis, je commence à me sentir mal. Je manque un peu d’air et j’ai des chutes de tension.

Mon état s’améliore un peu lors du changement de train à Shin Tosu, où je prends le shinkansen vers Osaka: le coca est toujours un bon médicament dans ce genre de situation. Je me retrouve assise à côté d’un Japonais d’une septantaine d’années, vivant au Canada. Il se révèle être un incorrigible bavard et je n’ai vraiment pas la patience. Je ne comprends d’ailleurs que la moitié de ce qu’il raconte dans son anglais bizarre. Je me penche ostensiblement dans mon livre, ce qui le fait taire, mais dès que j’ose lever la tête, il recommence. Tout sujet de conversation est bon pour lui, de l’administration Trump aux Diables Rouges qui ont battus les Japonais lors de la Coupe du Monde (chose que j’avais déjà oubliée). Il me fatigue vraiment et je me sens de plus en plus tendue, mes chutes de tensions ne s’améliorant pas.

Je me prépare à sortir de train bien avant son arrivée à Osaka parce que j’ai exactement cinq minutes pour prendre ma correspondance. Heureusement l’app Hyperdia m’annonce la voie que je dois chercher et ce n’est pas très loin. Le shinkansen vers Kyoto est en gare et je peux m’installer dans un train quasi vide.

Quinze minutes plus tard, j’arrive à destination. Je me perds dans la gare, cherchant une sortie sud qui n’existe pas. Je sors donc vers le nord et essaie de contourner le bâtiment mais c’est impossible. Je retourne sur mes pas et prends la sortie ouest qui me mène enfin dans la bonne direction. Mon hôtel est à cinq minutes de là, le Sotetsu Fresa Inn. Le check-in n’est qu’à 15h (il est 14h30) mais je décide d’attendre parce que je ne me sens toujours pas bien. La réceptionniste me dit que j’ai reçu un upgrade mais en arrivant dans ma chambre, je vois juste que le lit a l’air vaguement plus grand que d’habitude. C’est assez sombre et très sobre, à la limite du déprimant. Un peu de déco aurait vraiment égayé la pièce. Mais tout le nécessaire est là et c’est très propre. (Je regrette quand même l’hôtel de la fois passée.)

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Je me couche et dors finalement deux heures.

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Après cette longue sieste, je me sens un peu mieux, mais j’ai toujours des vertiges.  Je ressors quand même pour explorer la gare de Kyoto qui est un monde à part entière. J’achète finalement un bento de sushis et une bière avant de retourner à l’hôtel.

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J’espère que je me sentirai mieux demain, j’ai en effet plein de choses au programme.

Statistiques du jour: 6494 pas – 4,6km