Madère: Funchal

Jeudi 21 février 2019

Le temps est couvert ce matin et je dois un peu me forcer à sortir pour visiter la ville. Mais autant garder les derniers jours libres pour ne rien faire ! Je prends le bus et descends dans le centre ville, près de la cathédrale. D’aspect fort simple de l’extérieur, l’intérieur propose une décoration assez exubérante, pleine de dorures et de statues.

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Je vais ensuite visiter le marché couvert – situé dans un joli bâtiment art déco – mais il touche à sa fin, en tous cas dans la partie du poisson. Il y a de nombreuses échoppes de légumes et fruits, certains vendeurs s’imposent quelque peu mais je les évite sans trop de problèmes. Il y a également des bulbes et semences, et de l’alcool. Et beaucoup de touristes tout juste débarqués des monstres de croisière qui font escale pendant quelques heures dans la ville.

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Plus loin se trouve le fort Saint-Jacques ou Fortaleza de Santiago, extrêmement instragrammable avec sa couleur d’un jaune ocre profond. J’en profite pour faire des selfies mais aussi tout simplement des photos du bâtiment. Il y a beaucoup de vent, mes cheveux s’envolent en tous sens. Je m’arrête un moment sur la plate-forme supérieure, regardant l’horizon vers le sud, me disant que la première terre que je rencontrerais si je partais tout droit par là serait l’Antarctique. Je pense à tous ces voyageurs, ces découvreurs du monde, qui sont partis à l’aventure sans savoir s’il y avait une terre au bout de leur périple.

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Par les ruelles envahies de restaurants pour touristes, je rejoins à nouveau le centre, m’arrêtant sur une petite place (Praça de Colombo) où se trouve un très agréable salon de thé, le Loja de Chá. Je décide d’y prendre mon repas de midi, un gâteau au chocolat accompagné d’une théière de thé des Açores (qui n’a rien de très spécial).

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J’ai noté quelques lieux que je souhaite visiter et je repars donc, visitant au passage la palais municipal, puis une librairie dans une rue qui monte fort (un classique à Madère), pour finalement arriver au Jardim de Santa Luzia qui est fort petit et qui ne m’intéresse au final pas plus que ça.

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Je me dirige ensuite vers le Museu Quinta das Cruzes, arrivant donc par l’est. Bien m’en a pris: j’évite quasi toutes les rues escarpées ! Je visite d’abord le jardin – le musée n’est pas encore ouvert. Il est très agréable, et de loin, on voit la mer (et les horribles bateaux de croisière dont un quitte le quai à ce moment, à grand renfort de sirènes). Le musée rassemble de nombreux meubles, peintures et objets anciens qui donnent une idée de la vie sur l’île dans le passé.

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Je redescends ensuite vers le centre par une ruelle très escarpée et me retrouve dans le Jardim Municipal. Juste à côté se trouve un négociant en vins de madère mais il n’y a apparemment pas de visite guidée de la cave à ce moment-là.

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Funchal est une jolie petite ville à l’architecture portugaise, aux ruelles escarpées et avec une magnifique promenade en front de mer. Il est agréable de s’y promener mais il n’y a pas énormément à visiter. J’aurais même pu voir Monte et Funchal en un jour si mon temps avait été plus limité mais j’aime aussi pouvoir déambuler dans une ville sans but précis et sans limite de temps, me laissant mener par des découvertes fortuites.

Madère: Monte

Mercredi 20 février 2019

Mardi est une journée intermédiaire: j’ai voyagé de Santo Antonio da Serra à Funchal, en taxi, pour rejoindre un grand hôtel de plage (j’en parlerai plus tard). J’ai fait une promenade en ville mais sans prendre de photos.

Mercredi matin, la météo est grise mais du soleil est prévu dans l’après-midi. Je décide de visiter le quartier de Monte, situé dans les hauteurs de Funchal. Un bus direct m’y amène mais je dois l’attendre une demi-heure. Le trajet est long et extrêmement tortueux, et parfois vertigineux. J’évite de regarder en contrebas à certains moments.

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Il fait frais dans les hauteurs et je frissonne, refermant mon imperméable et ajustant mon écharpe. Je commence par visiter l’église qui domine le paysage, un bâtiment aux deux tours blanches. En contrebas commence le circuit des traîneaux en osier, un moyen de transport local qui est devenu une attraction touristique.

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Je rejoins le premier but de mon excursion, les jardins de Monte Palace, que je pénètre par une entrée peu fréquentée. Je suis tout de suite subjuguée par la luxuriance de la végétation, par les fougères arborescentes qui déploient leurs frondes, par les palmiers qui dominent, par des plantes plus discrètes au niveau du sol. Le jardin est construit en terrasses et à chaque étage, le décor change.

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Il y a un jardin d’orchidées, un jardin japonais qui me semble un peu artificiel après ceux vus au Japon mais très agréable à visiter quand même. Il y a le palais, un superbe bâtiment avec vue sur toute la vallée; il y a un jardin italien, une volière, des azulejos, des cycas, des azalées… Je suis tout simplement émerveillée.

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Le ticket d’entrée comprenait une dégustation de madère et je rejoins le petit bar. J’y prends en même temps un gâteau à la farine de riz, une spécialité locale, qui sera mon repas de midi. Je repas ensuite dans la direction opposée, pour rejoindre la sortie proche du téléphérique. Je compte bien surmonter la peur qui me poursuit depuis Miyajima au Japon. Je me concentre, sens que mon anxiété n’est pas trop présente, jette même de temps en temps des coups d’œil vers le bas. Je ne peux pas dire que j’étais tout à fait à l’aise mais je me sentais bien mieux qu’au Japon.

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C’est de cette manière que j’arrive au Jardin Botanique de Funchal. Je suis déçue au départ, je ne retrouve pas la luxuriance du jardin de Monte Palace. L’endroit me semble un peu plus négligé, moins bien aménagé, trop disparate mais après un moment, je commence à apprécier sa beauté. Le soleil se montre enfin, la lumière est tout à fait différente et je m’installe sur un banc pour profiter du moment présent.

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Je reprends à nouveau le téléphérique, puis le second qui entame une descente vertigineuse vers Funchal, vers le bord de mer où je reprends le bus vers mon hôtel. C’était une journée bien remplie qui m’a permis de voir les attractions principales de la capitale de Madère, et qui correspondait à mon goût des jardins exotiques.

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Statistiques du jour: 14 370 pas – 10,8 km

Il y a bien plus de photos sur flickr.

Japon: Fukuoka – Nagasaki

Dimanche 11 novembre 2018

Ce matin, j’envoie ma grande valise à Tokyo et je prends le train avec la petite pour de nouvelles aventures. J’arrive bien trop tôt à la gare où j’essaie de patienter sans trop m’ennuyer, en prenant comme souvent quelques photos. Le trajet vers Nagasaki prend un peu moins de deux heures mais cela me semble long, avec d’innombrables arrêts. Je me trouve aussi du mauvais côté pour admirer le paysage côtier. Au final, je somnole pas mal.

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Mon hôtel est relié à la gare de Nagasaki mais il est bien trop pour obtenir ma chambre. J’y dépose cependant ma valise, puis achète un ticket à la journée pour le tram. La météo est radieuse aujourd’hui et les prévisions pour demain pluvieuses. Je change donc mes plans initiaux et décide de visiter en premier les Glover Gardens.

Le premier tram est bondé et je le laisse passer – c’est dimanche et de nombreux touristes locaux en profitent. Le second est presque aussi rempli mais je ne vais pas rester sur le quai toute la journée. Je change après quelques arrêts pour prendre une autre ligne jusqu’à son terminus. Là, j’emprunte un immense ascenseur qui me conduit bien haut sur la colline. Nagasaki est en effet une ville portuaire située dans une cuvette entourée de hauteurs. Le panorama est magnifique et je peux voir au loin, gardant toujours dans un coin de ma tête la destruction par la bombe atomique.

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Je prends le chemin qui se présente à moi, descends des escaliers, me retrouve à visiter une vieille maison coloniale, puis un cimetière, rencontrant au passage des chats pas farouches du tout se dorant au soleil. Un de ceux-ci, un roux, a quasi foncé sur moi en quête de caresses.

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La mécréante que je suis décide de ne pas payer pour visiter la cathédrale d’Oura, ce qui ne m’empêche pas de la prendre en photo dans le plus pur contre-jour. A vrai dire, ce n’est pas une question de religion: je n’étais juste pas intéressée par son contenu.

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Je me dirige plutôt vers les Glover Gardens qui possèdent un petit côté « Bokrijk » (reconstitution du passé). En effet, plusieurs maisons anciennes ayant appartenu à des notables européens ont été déménagées et reconstruites là, dans un grand jardin en terrasses qui prend un peu la forme d’un parc d’attractions. Il y a de la musique partout, en général des airs de flûte irlandaise ou des chansons, mais si on fait abstraction de ça (et du monde), c’est tout simplement superbe et je ne regrette absolument pas de les avoir visités. Je me rends compte que j’aime déjà la ville et que mon séjour y sera trop court.

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Je visite les diverses maisons, me surprend à rêver à la vie des colons, m’imagine en crinoline et chapeau. Un des édifices a un petit côté Autant en emporte le vent, d’autres ressemblent plus à des cottages anglais. Les vues sur le port se multiplient. Le jardin est fleuri, et même un sakura est déjà en fleur.

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Je me dirige ensuite vers le Dutch Slope, une des nombreuses ruelles en pente de la ville, où se trouvent trois demeures anciennes abritant un petit musée de la photographie qui regorge de vieilles images de la ville.

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Je vois d’en haut un temple confucéen que je contourne par la suite mais j’ai faim. Heureusement, il y a un 7-11 pas trop loin et je m’installe dans un parc pour manger mon egg sandwich. Rassasiée, je repars vers le Dutch Slope mais du côté opposé, admirant au passage d’autres maisons coloniales.

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Cela monte fort et j’avance plus qu’à mon aise. La signalisation de la ville est excellente et je consulte quasi pas ma google map. Elle me pousse à emprunter une ruelle piétonne, avec des escaliers, qui me mène à Chinatown. Je me revois à Blankenese près de Hambourg – c’était le même type d’ambiance et de météo, à des milliers de kilomètres de distance. Je me retrouve au milieu de la vie quotidienne des locaux. Certains décorent leurs maison d’un pot de fleur, d’autre de menus objets.

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Chinatown est de taille réduite et je ne m’y attarde que peu, rassemblant ma dernière énergie pour monter au temple de Sofuku-ji. La lumière de la fin de l’après-midi est belle sur le sanctuaire, rendant le rouge des bâtiments encore plus chaud.

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Je suis près du terminus du tram 4 qui me ramène à mon hôtel où je prends possession de ma chambre. A la première impression, je suis un peu déçue: tout est beige et fonctionnel, rien de plus. Mais tout est propre et je me dis que cette chambre est très bien en fin de compte, que je ne peux pas gagner à tous les coups au niveau de l’originalité, surtout avec les business hotels du Japon.

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Comme dans les autres villes, j’explore le centre commercial local pour mon repas du soir, et un peu par dépit mais aussi par envie de changement et besoin de nourriture connue, je choisis un restaurant italien où je mange un spaghetti carbonara « Kamakura style » (je n’ai pas compris le lien avec Kamakura). Ce repas me réconforte et me fait du bien à ce moment du voyage où je peine un peu avec certaines répétitions, comme le frit au petit déjeuner. Je fais encore quelques emplettes au supermarché (biscuits, bière, eau) et j’y trouve une petite bouteille de Midori, la liqueur verte au melon.

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Statistiques du jour: 16 191 pas – 12,2km – 25 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Japon: Fukuoka

Vendredi 9 novembre 2018

Le petit déjeuner n’est pas aussi varié qu’à Yakushima, ce qui n’est pas très compliqué: il y a abondance de pain, pâtes, pommes de terre et riz, le tout accompagné de choses frites bien grasses. J’avoue que dès le second jour, je vais saturer. Ce n’est pas mauvais en soi mais j’ai envie de choses plus légères le matin.  Sans doute que si je déjeunais complètement à la japonaise, cela fonctionnerait mieux mais j’ai des envies de yaourt, de légumes, de fruits et de temps en temps un croissant.

Je quitte l’hôtel à mon aise vers 9h30, faisant confiance à la météo qui prévoit soleil et nuages et une température d’une vingtaine de degrés. Je ne prends donc pas de veste pour ne pas m’encombrer. J’ai noté sur une google map les choses à voir et établi un itinéraire. Je me dirige d’abord vers le sanctuaire de Sumiyoshi Jinja où se déroule une cérémonie, et donc je n’y reste pas trop longtemps.

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Près de là se trouve le petit jardin de Rakusuien. C’est charmant, joliment aménagé, avec de l’eau, une petite cascade, un pont et des érables qui commencent à prendre leurs couleurs d’automne et pourtant je n’arrive pas à apprécier l’endroit. Le soleil s’est caché derrière les nuages, il fait gris et mon cœur est resté à Yakushima.

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Je rejoins ensuite la rivière qui sépare Hakata de Fukuoka et je réussis à rater Canal City. C’est pourtant un bâtiment imposant mais je l’ai longé sans trop regarder en l’air et puis il était derrière moi. Je me rendrai compte de ça le lendemain.

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Je flâne un peu dans les petites rues puis trouve la galerie commerçante couverte de Kawabata qui me mène au musée d’art asiatique de la ville, situé au 7e étage d’un centre commercial. J’y visite l’exposition permanente qui comporte quelques œuvres intéressantes venant d’Asie, puis l’exposition temporaire dont le thème est le fait-main, du tissage à la découpe de papier. Il y a de jolies choses mais rien ne me parle vraiment et je suis vaguement déçue en sortant.

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Je traverse le fleuve, regrettant amèrement ma veste. Le vent est assez fort et me transperce de part en part. Cela va un peu mieux entre les grands bâtiments dont certains ont une architecture contemporaine assez étonnante. Je traverse le quartier de Tenjin, passant dans des rues commerçantes puis me retrouve sur une large avenue sans intérêt qui est plus longue que ce que j’imaginais (cette manie de vouloir tout faire à pied !).

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J’arrive enfin au sanctuaire de Gotoku Jinja, imposant par la taille de l’esplanade qui le précède. Je ne le visite pas, mes jambes sont déjà fatiguées, et je sens que je commence à déprimer un peu à cause du froid et de la faim. J’ai de quoi manger mais je ne trouve pas d’endroit où me poser – on ne mange pas en marchant, au Japon.

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La ville est survolée par des avions qui décollent ou atterrissent à l’aéroport tout proche. Comme en Belgique, mon regard est constamment attiré et j’essaie de reconnaître la compagnie aérienne.

Le but de ce long trajet était le parc Ohori et le jardin japonais qui s’y trouve. Il est de conception moderne mais dans le style ancien. Deux couples de mariés s’y font photographier, dérangés par un grand groupe de touristes asiatiques bruyants et plus intéressés par des selfies que par le décor (taïwanais ?, coréens ?). A nouveau, j’ai du mal à profiter de l’endroit qui est pourtant très joli.

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Je longe ensuite le lac du parc Ohori, hésitant à aller visiter les ruines du château, mais le cœur n’y est plus du tout. J’ai froid et je me sens encore plus nostalgique de ces si belles journées à Yakushima. Je prends le métro et retourne à la gare d’Hakata. J’y erre un peu sans but dans les galeries commerçantes.

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De retour à l’hôtel, je me dis qu’une séance de relaxation à l’onsen me réchauffera et me changera les idées. Très moderne, il est joliment aménagé, avec un grand bassin à l’intérieur et un petit bassin à l’extérieur mais bien protégé des regards. Je me sens bien mieux après ça .

Je repars vers 18h pour trouver un restaurant, et après une longue hésitation, je choisis Ippudo, une chaîne très connue pour ses ramens. Je choisis la version moderne avec sauce piquante et plein d’ail. C’est délicieux et totalement réconfortant. Et organisé pour les gens qui mangent seuls et qui n’ont pas beaucoup de temps. La musique va relativement fort et propose un répertoire jazz très agréable (genre John Coltrane ou Miles Davis). Ce qui conclut plutôt pas mal une journée un peu déprimante, plus à cause de mon humeur qu’à cause de la ville (j’en reparle dans le billet suivant).

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Statistiques du jour: 15,1 km – 20 190 pas

Plus de photos sur flickr (des trois jours passés à Fukuoka).

Japon: Kagoshima – Sakurajima – Kagoshima

Dimanche 4 novembre 2018

A l’hôtel REMM, il y a moyen de prendre le petit-déjeuner à deux endroits différents. Je teste la version japonaise/asiatique, un grand buffet qui propose beaucoup de choses salées, des légumes en saumure, des soupes, de la salade mais aussi du spaghetti bolognaise. Je goûte à diverses choses mais je ne suis pas vraiment convaincue.

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Comme je veux visiter pas mal de choses aujourd’hui, je pars assez tôt, un peu trop tôt même pour le City Bus – le bus qui fait le tour de toutes les attractions touristiques – de 9h09 que je dois donc attendre un moment. Il fait encore frais mais le soleil réchauffe déjà bien. Le petit bus bien rempli monte à l’observatoire mais on ne voit rien. J’aurais pu descendre à cet arrêt comme beaucoup de gens mais je préfère continuer ma route. Et il est clair que monter à pied n’était pas la meilleure idée du monde: c’est franchement haut et loin, à moins qu’il n’y ait un chemin pour piétons à travers les bois. J’ai donc un peu moins de regrets par rapport à mes décisions du jour précédent.

Le premier but du jour est le jardin de Sengan-en (1300 yens) et j’y arrive finalement après une bonne demi-heure. J’avais un moment envisagé d’y aller à pied mais la route pour y arriver n’est pas des plus intéressantes, comme souvent au Japon, et finalement le City Bus est bien pratique même s’il est un peu lent.

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Le jardin a été aménagé autour de la résidence du clan Shimazu, construite en 1658. Classé au patrimoine de l’UNESCO, il est un exemple typique de « borrowed scenery », d’un endroit aménagé en fonction du paysage plus large qui l’entoure. Il est en effet en bord de mer (il faut cependant faire abstraction de la voie rapide et du chemin de fer), juste en face du volcan Sakurajima.

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La maison des samouraïs est superbe, avec ses diverses pièces aux portes coulissantes, dont certaines ont été aménagées pour recevoir des invités européens. Le bureau avec vue sur le jardin est tout particulièrement beau et donne envie de rester là pour toujours. Le jardin intérieur est très agréable également.

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Le site sert de lieu de tournage pour une série locale, et des samouraïs en tenue complète se préparent et se prêtent joyeusement à la photo. La météo est parfaite, la vue est superbe. Le jardin se découpe en diverses parties aux styles légèrement différents. Il y a des étangs, des pins, des bambous, et surtout le volcan qui domine au loin. Je suis plus ou moins le parcours fléché, mais à un moment, je suis attirée par un chemin de randonnée qui monte au sommet de la colline. Je commence l’ascension mais je me sens vraiment seule et je pense aussi à tout ce que je veux encore visiter pendant la journée. Je fais demi-tour.

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Je visite en vitesse le musée qui relate l’histoire de la région. Il est très bien aménagé mais je n’ai pas envie de rater le City Bus suivant qui me mène au port. J’embarque dans le ferry qui fait la traversée vers l’île de Sakurajima en 15 minutes. Une fois sur place, je vois que le bus touristique ne part que dans une demi-heure et je traîne un peu dans le magasin. J’y achète du thé mais aussi une carte postale que j’envoie de suite à mon papa. Il ne s’y attendait pas du tout (et l’avait même complètement négligée, n’ayant pas compris que ça venait de moi – j’avoue que j’ai eu du mal à ne pas être vexée, même s’il m’a remerciée par la suite).

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A l’arrêt du bus, je retrouve le Coréen que j’avais rencontré dans le ferry et nous passerons finalement le reste de l’après-midi ensemble. Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris son nom mais c’était quelque chose comme Ming-Yue. Il me raconte qu’il est marié et qu’il a deux enfants mais que sa femme ne souhaitait pas l’accompagner à Kagoshima, préférant aller sur l’île de Jeju. Lui, il en profite pour boire des bières et visiter la région.

Le bus est bondé et suit un circuit très minuté. Il y a divers arrêts à des points de vue mais il n’y a pas beaucoup de temps à perdre pour profiter du paysage. C’est une expérience à faire mais louer une voiture est clairement plus intéressant pour voir les différentes attractions de l’île, ou même d’en faire le tour complet.

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Une heure plus tard, nous sommes à nouveau au point de départ et j’emmène Ming-Yue à un endroit où il y a moyen de tremper ses pieds dans un bain d’eau chauffée naturellement par le volcan. Nous fuyons quand un bus de touristes chinois ou taïwanais débarque. A ce moment-là, je ne sais pas trop comment expliquer à mon compagnon que je préférerais continuer mon chemin toute seule – je me serais bien installée quelque part en bord de mer avec mon livre – et nous retournons finalement ensemble à Kagoshima. Là, il m’invite à dîner mais je trouve une excuse bidon pour refuser. C’était agréable d’avoir un peu de compagnie mais je me sens très bien seule aussi !

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Je souhaite encore faire une chose: repérer d’où part le jetfoil pour Yakushima. Je mets un bon moment à trouver le terminal – il n’y a pas de panneaux en anglais. Et je ne me sens pas trop bien: je n’ai quasi rien mangé et j’ai été beaucoup au soleil. Je retourne quand même à pied à l’hôtel pour être sûre du temps de trajet – 20 minutes donc – puis je me repose un peu, reprenant des forces.

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Je fais une nouvelle tentative, après avoir mieux examiné ma google map, et cette fois-ci je trouve le restaurant que je cherchais, le Tontoro (ce qui veut dire « porc gras »), réputé pour ses ramens. La version de Kagoshima de cette soupe de nouilles est garnie de porc bien gras et très tendre. Le porc Kurobuta est en effet une spécialité de la région. Le bouillon est salé mais plein de goût et c’est tout simplement délicieux, surtout avec l’ajout d’un œuf mi-cuit. L’endroit est petit et rustique mais il existe une deuxième enseigne plus moderne à la gare. Et en une demi-heure, j’ai mangé. Je peux rentrer repue à l’hôtel où je divise à nouveau mes deux valises en fonction des besoins des prochains jours.

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Statistiques du jour: 15209 pas – 11,3 km

Plus de photos sur flickr: KagoshimaSakurajima

Japon: Okayama – Takamatsu – Okayama

Vendredi 2 novembre 2018

Comme je me suis rendue compte bien trop tard hier soir que je n’avais pas réservé le petit-déjeuner, je n’ai rien prévu de très consistant, à part quelques biscuits, accompagnés de thé. Cela fera l’affaire pour le moment.

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Une fois à la gare, je réserve un ticket pour le Marine Liner vers Takamatsu – les trains ont tous de jolis noms au Japon – Marine Liner est quand même plus joli que IC538. Ce n’était pas vraiment une bonne idée et pas nécessaire du tout: je me retrouve dans un wagon à deux étages, mais évidemment à celui d’en dessous, et ce n’est pas une place fenêtre. Et au Japon, on ne change pas de place !

C’est d’autant plus dommage que le paysage est magnifique. Le clou du spectacle est la traversée de la Mer Intérieure sur l’immense pont qui relie Honshu à Shikoku. Je me promets de trouver une bonne place au retour ! Un peu moins d’une heure plus tard, j’arrive à Takamatsu. En préparant mon voyage, cette ville m’a attirée par son jardin japonais, parmi les plus beaux du Japon. J’aurais également pu aller à Naoshima, l’île aux musées, ou commencer à explorer les 88 temples de Shikoku, ou encore visiter les environs d’Okayama. Ce sera pour une prochaine fois !

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De la gare, il faut marcher quelques minutes pour aller à l’arrêt du tram que je peux payer avec ma carte Suica de Tokyo. Le véhicule est tout mignon, tout kawaii, et je le prends pour trois arrêts. Je me retrouve dans un quartier très banal et la route vers le jardin, le Ritsurin-koen (420 yens) est fléchée (en gros, c’est tout droit et à une dizaine de minutes à pied).

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L’entrée est assez imposante, parsemée de pins taillés en nuages. Ce n’est pas trop mon style de jardin mais ce n’est que le début de mon parcours. En fait, la beauté de l’endroit se dévoile progressivement, certaines parties sont plus boisées, d’autres plus exotiques – ces cycas ! – la plus éloignée de l’entrée quant à elle fait penser aux jardins chinois, notamment ceux de Hangzhou. Un grand étang est traversé par un joli pont de pierre et des maisons de thé bordent ses rives. Je prends mon temps pour flâner, m’asseoir, intégrer toutes les sensations, profiter pleinement. Le temps est superbe, le ciel est un d’un bleu profond et les températures sont plus qu’agréables, en grand contraste avec la journée précédente.

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Une grande partie du côté nord du jardin est fermée: un sanglier rôde ! Ce n’est d’ailleurs pas la meilleure saison pour le visiter: les lotus sont fanés et les feuilles des nombreux cerisiers sont déjà presque toutes tombées. Par contre, c’est beaucoup plus calme que l’autre côté et j’y mange le pique-nique que j’avais prévu (ici commence une longue série de « egg sandwich », une spécialité japonaise paraît-il).

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Je commence ensuite à pied le trajet qui retourne vers la gare, d’abord le long d’une grande avenue sans intérêt, jusqu’à un petit parc où traînent quelques sans-abri et où trône une statue kawaii. Je prends un passage souterrain très bien aménagé et décoré d’œuvres d’art pour traverser la rue et trouve un peu plus loin une galerie marchande couverte, ce qui rend mon parcours bien plus agréable.

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Je m’arrête au Takamatsu Art Museum (200 yens), bien décidée à visiter l’exposition Starting points: Japanese art of the ’80s. Sauf qu’elle n’ouvre que le lendemain, à mon grand regret. Il y a cependant quelques œuvres intéressantes dans la collection permanente: Takashi Murakami, Yoshitomo Nara, Kenji Yanobe (l’homme aux scaphandres jaunes) mais les photos sont interdites (et des caméras de surveillance).

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En sortant des toilettes, la dame qui vend les tickets s’approche de moi et se baisse pour ajuster ma jupe qui avait fait un pli, tout en s’excusant et souriant. C’est à mon tour d’être un peu gênée et de lui sourire en retour, la remerciant. Elle me demande d’où je viens, et une fois de plus « Belgique » a un côté un peu exotique (et chocolaté) pour la Japonaise.

Je continue ma route, m’approchant de la côte et du château de la ville (200 yens). Je ne m’attends pas à grand chose et je suis du coup agréablement surprise par le superbe jardin et les fortifications rénovées qu’on peut escalader pour voir la mer d’un côté et la ville de l’autre.

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J’avais décidé que lors de ce voyage, j’irais voir la mer de près. Je me rends donc à l’embarcadère et m’installe là un moment, avant de vérifier l’horaire des trains. Si je ne veux pas attendre une demi-heure, je dois partir de suite, et surtout ne pas traîner ! J’arrive un peu essoufflée et en sueur à la gare et embarque dans le Marine Liner de 15h10 qui démarre quelques minutes plus tard. Je m’installe dans le premier wagon, à la fenêtre, ce qui me permettra d’admirer le paysage au retour. Et comme j’ai l’impression que les Japonais n’aiment pas s’asseoir à côté des gaijins (ils pourraient faire quelques chose de gênant), la place à côté de moi reste libre jusqu’à l’arrivée à Okayama.

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Je suis fourbue et me couche un moment pour une sieste. Je me réveille en sursaut: j’ai l’impression que tout tremble. Était-ce un tremblement de terre ? C’est bien possible, mais sans doute juste une légère secousse. Un peu reposée, je pars explorer la galerie marchande pour trouver un restaurant. Mon choix se porte sur le bar à sushis, avec juste un comptoir pour une quinzaine de personnes. Personne ne daigne me donner un menu en anglais (ils existent pourtant – je les verrai plus tard) et je choisis donc en regardant les photos. C’est là que mon voisin japonais, un salaryman, me propose de commander pour moi. Notre conversation est un peu limitée mais il me raconte qu’il mange en attendant le train pour Tokyo et qu’il voyage beaucoup: il a visité toutes les préfectures du Japon. Mais quand je lui décrit mon voyage, il me dit qu’il n’a jamais été à Yakushima. J’avais vu qu’il avait mangé des coquilles saint-jacques légèrement grillées et je lui demande s’il peut aussi me commander ça. Je me régale (3080 yens) et cette interaction en toute simplicité me fait du bien.

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Je passe ensuite au 7-11 pour retirer de l’argent (seuls ces distributeurs acceptent les cartes étrangères, avec ceux de la poste mais il n’y en a pas à chaque coin de rue) et au supermarché pour acheter mon petit déjeuner du lendemain, des croissants industriels au chocolat.

Demain, je reprends le shinkansen et je descend dans l’extrême sud.

Statistiques du jour: 19 820 pas – 15,2 km

Beaucoup plus de photos sur flickr, surtout du jardin.

Japon: Tokyo – Okayama

Jeudi 1er novembre 2018

La nuit a été moyenne – il faut absolument que je pense à ne plus boire de thé après 14h, ce qui n’est pas toujours simple au Japon vu que les restaurants en servent souvent avec le repas. Je me réveille malgré tout avant mon alarme, me prépare rapidement et prends mon petit déjeuner à l’aise.

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Voyager avec juste ma petite valise est bien pratique, même si je me rends compte qu’un modèle à quatre roues et à pousser prend encore moins de place quand on est dans la foule. Je prends la ligne Yamanote jusqu’à la gare de Tokyo d’où part mon shinkansen en direction du sud. Le train est rempli mais se vide au fil des arrêts. Je somnole un peu, je lis, puis je mange le bento acheté un peu au hasard à la gare. Il était composé de riz, de légumes en saumure, d’un dim sum, d’un beignet de viande, d’omelette… un très bon choix et délicieux.

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La dernière heure, le trajet me semble long, le train s’arrêtant toutes les 15 ou 20 minutes à toutes les gares. Mais voilà Okayama. En sélectionnant mes hôtels, j’ai choisi des établissements situés à proximité des gares, par facilité. Le Granvia est même accessible directement par une galerie commerçante. C’est un hôtel immense et chic, avec piscine (je me rends vite compte que mon bikini est dans l’autre valise), et un lieu très prisé pour les mariages. C’est aussi le seul hôtel où je n’ai pas fait attention lors de ma réservation: j’ai pris une chambre sans petit-déjeuner inclus.

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Même si ce n’est pas encore l’heure officielle du check-in, je peux accéder à ma chambre (je ne suis qu’une demi-heure trop tôt). Elle est spacieuse selon les normes locales et, située au 18e étage, offre une vue superbe sur la ville et les voies de train.

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Je repars tout de suite et me fais accoster par deux jeunes filles accompagnées par leur professeur. J’ai appris à éviter ce genre de rencontre parce que c’est souvent long et peu intéressant mais ici, je me laisse faire et je réponds gentiment à leurs questions en anglais. Quand je dis que je viens de Belgique, elle me répondent « chocolate » en riant.

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J’hésite: aller à pied ou prendre le tram. J’opte pour la seconde option pour arriver plus vite à ma destination (je découvre que je peux payer avec ma carte Suica de Tokyo). Il fait relativement frais, nuageux et venteux, en contraste total avec la capitale où le soleil brillait ce matin. J’arrive près du château que je prends en photo de loin mais décide de ne pas le visiter, préférant garder mon temps pour le jardin japonais, le Korakuen (400 yens), situé juste à côté. Il est considéré comme un des plus beaux du Japon et c’est cela qui ma poussée à faire un arrêt à Okayama dans ma grande descente vers le sud.

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Le jardin couvre une large superficie et présente de larges étendues couvertes de pelouse mais il possède aussi les caractéristiques des jardins japonais, une colline censée représenter le Mont Fuji, un étang avec des lotus, de nombreux cerisiers, des conifères et des érables. L’automne n’est pas encore assez avancé pour que les arbres montrent leurs belles couleurs rouges, à part une ou deux exceptions que je photographie, tout comme les touristes locaux.

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Je me promène un long moment, regrettant qu’il ne fasse pas plus chaud pour m’installer sur un banc avec mon livre (je l’ai pris cette fois-ci !). Le soleil baisse, les hauts-parleurs annoncent la fermeture imminente du jardin. Le coucher de soleil a probablement été magnifique mais j’ai déjà pris le chemin du retour. Je marche le long d’une grande avenue sans trop d’intérêt – j’aurais dû reprendre le tram. Je ne me sens pas entièrement satisfaite de ma journée, je suis un peu de mauvaise humeur à cause de la fraîcheur et du vent mais je me dis que tout cela n’est que passager. Le jardin était beau mais ce n’est pas mon préféré.

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Je me rends compte que je n’ai pas envie de chercher un restaurant et la galerie commerçante de la gare héberge un grand supermarché qui vend plein de plats à emporter. Je sélectionne un bol de chirashi (riz et sashimis) et du poulet grillé et laqué, ainsi qu’une canette de whisky highball, le cocktail type du salaryman japonais – ou un mélange de whisky et soda. C’est pas mal mais un peu trop sucré.

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Je passe ma soirée à préparer la journée du lendemain avant de m’endormir.

Statistiques du jour: 11 339 pas – 8,6 km

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