Pays-Bas: Scheveningen

Dimanche 7 juillet 2019

Ce matin, je décide de commander des oeufs sur le plat pour le petit-déjeuner mais ils sont un peu trop cuits à mon goût: j’aime quand le jaune est très coulant. Mais peu importe, il y a plein de bonnes choses à manger comme les jours précédents.

Je prépare mes affaires et arrive à caser toutes mes bouteilles de bière dans mon sac à dos, gardant un autre sac pour des choses plus légères. Je regrette amèrement ma valise à roulettes – c’est une leçon que je retiendrai pour un prochain citytrip: même si le sac à dos n’est pas rempli à l’aller, je vais toujours être tentée par des achats, et certains risquent d’être lourds. Heureusement je peux laisser tous mes bagages à la réception de l’hôtel.

La météo est grise et venteuse, je me couvre bien et je prends le tram pour aller à Scheveningen et sa belle plage. Je suis quelque peu ennuyée: je dois recharger ma carte de transport mais les lieux pour le faire sont limités (contrairement aux cartes mobib à Bruxelles).

J’imaginais une immense plage ouverte, dominée par le superbe hôtel Belle Epoque, et sans doute d’autres immeubles anciens. Ma déception est immense – c’est ce qui se passe quand les attentes sont trop grandes. De la digue, on ne voit pas la mer à cause des beach bars qui envahissent la plage; une immense véranda moderne a été construite au pied de l’hôtel; les immeubles attenants sont modernes et laids. Tout est aménagé pour amuser le touriste, avec des échoppes aux enseignes criardes.

127-Nederland-Scheveningen

126-Nederland-Scheveningen

J’essaie d’effacer ce sentiment en me baladant sur la longue jetée en bois mais j’ai beaucoup de mal à changer mon humeur. J’ai un peu froid, malgré mes couches de vêtements, mais je dois bien admettre que le ciel tourmenté permet de faire de jolies photos, surtout quand on y applique un filtre hipstamatic.

122-Nederland-Scheveningen

123-Nederland-Scheveningen

Je me rends compte que mon cerveau ne me laissera pas la paix tant que je n’ai pas rechargé ma carte de transport et je pars à la recherche du supermarché où se trouve un automate. L’esprit plus libre, je décide de donner une seconde chance à la station balnéaire et je vais visiter l’intérieur du grand hôtel. C’est en effet grandiose et j’imagine les femmes dans leurs longues robes aux manches gigot et chapeaux extravagants. Je me promène ensuite sur la digue, puis entre les beach bars – autant faire une analyse sociologique en profondeur ! Les noms sont de type « Copacabana », « Blue Lagoon » ou « Zanzibar », les salons aux fauteuils confortables sont de mise (pas de simples transat en vue), il y a des feu ouverts un peu partout, les mojitos et les spritz sont à toutes les cartes.

124-Nederland-Scheveningen

130-Nederland-Scheveningen

Je finis par dépasser les bars mais l’envie n’y est plus, je me dis que je pourrais retourner à La Haye et prendre un train plus tôt, vu que j’ai un billet valable toute la journée. Je laisse une dernière chance au village mais je n’y traîne pas très longtemps. Un tram me ramène vers le centre et il est l’heure de manger. Je vais dans un café qui s’appelle Palmetto, avec un joli papier peint aux feuilles tropicales. J’y commande un tösti, du pain grillé garni de fromage et jambon et un thé à la menthe. J’essaie de traîner le plus possible pour ne pas arriver trop tôt à la gare.

Je retourne chercher mes sacs bien trop lourds et je reprends le tram, râlant sérieusement sur moi-même en me rendant compte qu’il me restait bien assez de crédit sans la recharge. Cinq minutes plus tard, je suis à la gare HS Den Haag et je vois que le train encore plus tôt est en gare, mais il est trop tard pour le prendre. Je m’installe sur le quai pour attendre le suivant, et c’est là que je me mets à réfléchir. La connexion à La Haye n’étant que de cinq minutes, j’avais décidé de prendre le train plus tôt. Sauf que là, même en prenant le train suivant, s’il n’a pas de retard, le train pour Bruxelles sera quand même celui de deux heures plus tôt. C’est un peu compliqué, et ce n’est pas grave si vous n’avez rien compris. Vous venez juste de lire le récit de quelqu’un qui a toujours peur de rater son moyen de transport et qui arrive tellement à l’avance dans la gare ou l’aéroport qu’elle doit attendre très longtemps ou réussit à prendre le train précédent.

Je rentre sans soucis à Bruxelles où j’arrive en plein Tour de France…

131-Nederland

Mes achats

Malgré un dernier jour un peu raté, ce qui arrive de temps en temps et qui ne me pose pas de problèmes, j’ai beaucoup apprécié ce court séjour pas très loin de la maison. C’était dépaysant: j’ai aimé La Haye et ses rues piétonnes, ses bâtiments anciens, ses délicieux restaurants, la gentillesse des gens (même si je n’ai pas tout à fait compris pourquoi tout le monde parle anglais, – même les Hollandais entre eux), mon hôtel dans une ancienne banque, j’ai aimé le musée au cœur de la nature à Wassenaar et les canaux de Delft. Il y a de grandes chances que je retourne aux Pays-Bas pour quelques jours dans le futur.

Statistiques du jour: 8,1 km – 11 430 pas

Pays-Bas: La Haye et Wassenaar

Jeudi 4 juillet 2019

Ce jeudi matin de juillet démarre comme tous les autres, je me lève, déjeune, m’habille, prends le métro avec mon sac, mais pour une fois, je descends beaucoup plus loin, à la Gare Centrale, décorée à l’occasion de Tour de France. Je m’installe pour attendre sur le quai annoncé, et comme souvent, des trains en retard encombrent la voie. En dernière minute, je dois changer de quai. Je n’ai pas choisi un ticket Thalys, pas tant à cause du prix un peu plus cher, ni du temps de voyage un peu plus court mais à cause de la facilité pour moi d’un départ Gare Centrale.

Quant le train arrive, il est déjà bien plein mais je m’installe à mon aise. Sauf qu’une fois sorti des souterrains, je me rends compte que je serai en plein soleil pour tout le trajet et qu’il n’y a pas de stores dans les trains hollandais. Je change de place mais je suis alors obligée d’être assise à contresens… Le paysage défile devant mes yeux et je n’ai même pas envie de lire.

001-Nederland

A Breda, j’ai juste cinq minutes pour prendre ma correspondance située deux quais plus loin. Là aussi, le train est bien rempli mais il se vide au fur et à mesure des arrêts. Une fois arrivée à la gare HS Den Haag (juste avant Den Haag Centraal), je pars à la recherche du meilleur moyen de transport local, et après des réponses contradictoires, je choisis d’acquérir une OV Chipkaart à 7,5 €. Valable cinq ans, elle est rechargeable et utilisable partout aux Pays-Bas, y compris pour les trains.

002-Nederland-Den Haag

La météo est ensoleillée, mais il fait encore frais vers 11h. Je décide de marcher vers mon hôtel, traversant le Chinatown local, puis longeant une des principales rues commerçantes. Il fait très calme et très vite, je trouve la raison: le centre est piétonnier et s’il y a des voitures, leur vitesse est limitée. Après 20 minutes de marche, j’arrive à l’Hotel Indigo – Palace Noordeinde. Le bâtiment est ancien et abritait dans le passé une banque. La rénovation a laissé la part belle aux éléments de l’époque art déco et les chambres sont décorées avec goût. La mienne est située au premier étage et j’aime beaucoup les murs bleus, le plancher ancien, le coffre-fort qui fait office de mini bar, et la salle de bain aux accents art déco. Oh, et les tentures qui se ferment à l’aide d’un interrupteur ! Le lit est d’un confort absolu – je regrette juste qu’il s’agissait de deux lits collés l’un à l’autre: j’aime faire l’étoile de mer en dormant.

032-Nederland-Den Haag

003-Nederland-Den Haag

005-Nederland-Den Haag

Le projet de l’après-midi est de visiter le Musée Voorlinden situé en banlieue de La Haye, à Wassenaar. Je rejoins la gare centrale à pied (où je mange en vitesse un sandwich) puis prends le bus 43 jusqu’à l’arrêt Wittenburgerweg (heureusement que je me souvenais du nom – le chauffeur ne connaissait pas le musée). De là, le chemin (fléché) traverse un quartier résidentiel très chic, aux immenses villas dont beaucoup ont encore un toit de chaume à la mode le siècle passé. Je parle un peu aux deux autres personnes qui ont la même destination que moi, un jeune Hollandais et son amie Chinoise.

Le musée est situé dans un cadre idyllique, vert, avec un immense point d’eau. Un bâtiment ancien abrite un restaurant tandis que le musée se situe dans un édifice contemporain. Le prix d’entrée n’est pas donné (une constante): 17,5 €; le ticket donne l’accès aux trois expositions du moment ainsi qu’à quelques œuvres qui restent là en permanence (par la force des choses vu leur taille). Je choisis en général de commencer ma visite par celle qui me tente le moins. Ici, il s’agit de Less is more consacrée à de l’art minimaliste.

026-Nederland-Den Haag

025-Nederland-Den Haag

009-Nederland-Den Haag

Je découvre ensuite Do Ho Suh, un artiste coréen obnubilé par l’architecture. Son installation la plus intéressante est une série de constructions en tissu transparent aux couleurs très vives, reproduisant diverses maisons et bâtiments avec de nombreux détails dans les fenêtres, portes ou accessoires. Plus loin, des maquettes et des films montrent les projets qu’il a réalisé en vrai. Et ce n’est pas rien: il a inséré – de travers -une maison traditionnelle coréenne entre deux immeubles new-yorkais (il me semble) ou construit une maison en équilibre sur un coin du toit d’un immeuble.

010-Nederland-Den Haag

011-Nederland-Den Haag

Enfin, et c’était le but de ma visite, je découvre l’exposition Yayoi Kusama, l’artiste japonaise obsédée par les pois. Il y a une grande citrouille et une Infinity Room (différente de celle vue à Metz, il me semble), une galerie aux miroirs convexes et des œuvres plus petites. Mais je suis un peu déçue, je m’attendais à plus.

012-Nederland-Den Haag

013-Nederland-Den Haag

Comme je le disais plus haut, certaines pièces ne sont pas déplaçables: les minuscules ascenseurs de Maurizio Cattelan, l’immense labyrinthe en acier de Richard Serra, les humains plus vrais que nature de Ron Mueck, le petit chien de Yoshitomo Nara et surtout la piscine de Leandro Erlich, identique à celle que j’avais vue à Kanazawa.

014-Nederland-Den Haag

015-Nederland-Den Haag

017-Nederland-Den Haag

Je veux voir la mer ! Le musée n’est en effet pas très loin de celle-ci. J’emprunte un chemin qui me mène dans les bois, puis sur une immense dune mais au sommet de celle-ci, pas moyen d’aller plus loin: il y a une clôture – et pas de mer en vue, oh déception ! Grimper dans le sable en gardant ses sandales était une mauvaise idée: j’attrape de fameuses crampes aux orteils, et même de retour sur un sol moins mouvant, je continue à souffrir de mes pieds. Voilà qui était une excellente idée pour un citytrip dont le but était de marcher quatre jours !

020-Nederland-Den Haag

021-Nederland-Den Haag

Je me promène encore un moment dans la jardin autour du musée. Conçu par Piet Oudolf, il rassemble dans de grands parterres ondoyants des fleurs de saison aux couleurs diverses et assorties. Je suis subjuguée.

023-Nederland-Den Haag

024-Nederland-Den Haag

C’est avec plein d’étoiles (et d’œuvres d’art) dans les yeux que je retourne vers mon hôtel, flânant encore un moment dans la ville, marchant un peu au hasard, mais le long de monuments connus. Il n’est que 16h mais je m’écroule dans mon lit pour une sieste bien méritée (j’avais très mal dormi cette nuit) et un peu plus longue que prévue.

028-Nederland-Den Haag

031-Nederland-Den Haag

Je me doute que les Hollandais dînent tôt et je pars vers 18h à la recherche d’un restaurant. Un des buts du voyage était de manger indonésien, ce qui est impossible en Belgique, et j’avais noté quelques adresses. Mon choix se porte sur le Srikandi, un restaurant au décor plutôt basique mais à la carte alléchante. Je commande un rijsttafel pour une personne avec un bière Bintang. On m’apporte deux plats (en inox très années 70) avec des cases pour les différents mets. C’est délicieux et un peu trop copieux – évidemment.

033-Nederland-Den Haag

Sur le chemin du retour, je passe devant le bar tiki de la ville, le Va Va Voom mais je me sens intimidée – ça m’arrive de temps en temps. Je ne me sens pas assez à l’aise pour y entrer seule et c’est à ces moments-là que j’aimerais ne pas voyager seule. Je retourne donc à l’hôtel et profite d’une des bières locales achetées plus tôt. Les Pays-Bas produisent en effet un nombre incomparable de « craft beers » et j’ai profité de ce voyage pour en goûter et ramener quelques-unes.

Statistiques du jour – distance parcourue: 17,5km – 24 453 pas

Toutes les photos sont prise à l’iPhone (en partie avec Hipstamatic) ou au Lumix GX80 (qui se déréglera en cours de route sans que je ne le remarque, montant l’ISO à 3200, donnant trop de grain aux photos, ainsi qu’une couleur rosâtre – heureusement j’ai souvent trouvé plus pratique de ne sortir que l’iPhone). Comme toujours, j’ai mis plus de photos sur flickr.

Japon: Kyoto – Tokyo

Vendredi 16 novembre 2018

Je retourne avec le shinkansen à la case départ aujourd’hui, à Tokyo. Sur le quai de la gare, j’ai une grosse crainte: une foule de touristes indiens attend le train mais ils prennent celui qui précède le mien. C’est impressionnant de voir qu’il y a un départ pour Tokyo toutes les trois ou quatre minutes et qu’après un rapide calcul, chaque train peut contenir environ 1000 passagers. Le déplacement de population entre les deux villes est vraiment immense.

Sans m’en rendre compte, je prends la place A au lieu de la place E qui m’était attribuée et je me retrouve à côté d’un très gentil couple de Japonais. Je réalise mon erreur à mi-parcours et change de place, juste à temps, avant que le fauteuil A ne soit occupé par un nouveau passager. J’ai évité la gêne !

809-Japan-MountFuji

A un moment donné du parcours, l’attraction est la vue du Mont Fuji qui se révèle dans toute sa splendeur et sans nuages qui recouvrent le sommet. Difficile de faire une photo convenable mais c’était très beau à voir. C’était aussi intéressant de voir que beaucoup de Japonais étaient tout aussi excités que les touristes !

810-Japan-Tokyo

Arrivée à Ueno (après avoir vu dans la gare une vitrine avec un Pikachu Munch), je retourne au même hôtel, le Coco Grand Ueno Shinobazu où je dépose ma valise et où on m’apprends que mon grand bagage m’attend déjà. Je me promène dans le parc, visite un temple, trouve un petit sanctuaire avec une allée de tori rouges, vois un artiste qui fait de l’équilibre puis me dirige vers Yanaka.

811-Japan-Tokyo

820-Japan-Tokyo

819-Japan-Tokyo

Je reprends le même chemin qu’il y a trois ans, m’arrêtant d’abord à la petite galerie d’art SCAI The Bathouse où il y a une exposition assez intrigante de Kohei Nana. Une des installations est très organique et ressemble à de la boue volcanique mais dans une plus belle couleur et au rythme bien plus orchestré. J’adore !

823-Japan-Tokyo

824-Japan-Tokyo

Je flâne sur la route traversant le cimetière, admirant les grands arbres puis traverse la voie des trains à Nippori pour arriver à mon but final: le magasin de tissus Tomato.

830-Japan-Tokyo

839-Japan-Tokyo

831-Japan-Tokyo

Comme la fois passée, je suis comblée et j’ai du mal à faire mon choix. Estimant qu’avec mes deux valises, j’ai assez de place, je sélectionne douze tissus différents, surtout japonais et hawaïens mais aussi du Michael Miller.

834-Japan-Tokyo

835-Japan-Tokyo

836-Japan-Tokyo

Lourdement chargée, je retourne à l’hôtel en métro puis prends possession de ma chambre, bien crevée. Une heure de pause et ça va mieux. J’ai en effet encore un but précis pour cette fin de journée !

840-Japan-Tokyo

Je reprends le métro et vais dans un quartier que je ne connais pas, un quartier avec beaucoup de grands buildings et surtout, le Trader’s Vic local. Ces bars et restaurants tiki ont été créés dans les années 50 par Trader Vic et se sont essaimés dans le monde. Celui de Tokyo date des années 70 et est un des plus anciens encore en activité. Je suis un peu déçue quand je vois qu’aujourd’hui, la majorité des enseignes se trouve dans les Emirats Arabes Unis. J’avais adoré mes visites à Bangkok et je compte bien en profiter ici aussi.

841-Japan-Tokyo

847-Japan-Tokyo

842-Japan-Tokyo

Je commande un Samoan Fog Cutter qui contient une belle quantité d’alcool et je suis surprise par la rapidité avec laquelle il me monte à la tête. J’ai aussi demandé un « Chili beef skewer » qui est pas mal mais si peu copieux que je prends ensuite un plat de poulet sauté à manger dans des feuilles de salade. Autant j’adore mon cocktail dans son joli mug, autant je suis déçue par la nourriture, alors que je l’avais trouvée délicieuse à Bangkok. J’hésite un moment mais décide ne pas prendre un second cocktail – il faut que je rentre à bon port ! – alors qu’un Tokyo Mai Tai m’aurait bien tentée. Je me console en achetant un mug de Samoan Fog Cutter à la boutique et discute un moment avec le manager qui m’offre une petite figurine suite à mon enthousiasme pour le monde tiki.

844-Japan-Tokyo

846-Japan-Tokyo

848-Japan-Tokyo

Je rentre crevée mais heureuse à l’hôtel. Aller au Traders Vic était un des buts que je m’étais donné avant de partir et je suis très contente de l’expérience même si elle était très rétro et qu’il y a clairement des bars plus contemporains qui valent la peine à Tokyo. Ou autrement dit, il me reste divers bars à découvrir lors d’une prochaine visite.

Statistiques du jour: 16 226 pas – 11,7 km – 17 étages

Plus de photos sur flickr.

Japon: Nagasaki – Kyoto

Mardi 13 novembre 2018

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit. Peut-être ai-je eu du mal à digérer le gras de la soupe ? Ou alors étais-je anxieuse pour le long trajet qui m’attendait ?

Au petit déjeuner, je demande à nouveau les œufs sur le plat, mais sans la galette de pommes de terre frite et sans la saucisse. De toutes façons, je n’ai pas trop d’appétit. Je fais ensuite des réserves pour le trajet: un sandwich et un muffin à la banane et aux noix, ainsi qu’un castella cake, la spécialité de Nagasaki, inspirée par les gâteaux portugais (que je mangerai finalement à mon retour – j’aurais dû en acheter plus, c’était délicieux).

671-Japan-Nagasaki

Je prends d’abord un premier train jusqu’à la gare de Shin Tosu. J’espérais ne pas avoir de voisin mais c’est raté, et comme je n’ai pas mis ma valise dans le rack à bagages, je n’ai pas beaucoup de place pour mes pieds. Je lis un peu et puis, je commence à me sentir mal. Je manque un peu d’air et j’ai des chutes de tension.

Mon état s’améliore un peu lors du changement de train à Shin Tosu, où je prends le shinkansen vers Osaka: le coca est toujours un bon médicament dans ce genre de situation. Je me retrouve assise à côté d’un Japonais d’une septantaine d’années, vivant au Canada. Il se révèle être un incorrigible bavard et je n’ai vraiment pas la patience. Je ne comprends d’ailleurs que la moitié de ce qu’il raconte dans son anglais bizarre. Je me penche ostensiblement dans mon livre, ce qui le fait taire, mais dès que j’ose lever la tête, il recommence. Tout sujet de conversation est bon pour lui, de l’administration Trump aux Diables Rouges qui ont battus les Japonais lors de la Coupe du Monde (chose que j’avais déjà oubliée). Il me fatigue vraiment et je me sens de plus en plus tendue, mes chutes de tensions ne s’améliorant pas.

Je me prépare à sortir de train bien avant son arrivée à Osaka parce que j’ai exactement cinq minutes pour prendre ma correspondance. Heureusement l’app Hyperdia m’annonce la voie que je dois chercher et ce n’est pas très loin. Le shinkansen vers Kyoto est en gare et je peux m’installer dans un train quasi vide.

Quinze minutes plus tard, j’arrive à destination. Je me perds dans la gare, cherchant une sortie sud qui n’existe pas. Je sors donc vers le nord et essaie de contourner le bâtiment mais c’est impossible. Je retourne sur mes pas et prends la sortie ouest qui me mène enfin dans la bonne direction. Mon hôtel est à cinq minutes de là, le Sotetsu Fresa Inn. Le check-in n’est qu’à 15h (il est 14h30) mais je décide d’attendre parce que je ne me sens toujours pas bien. La réceptionniste me dit que j’ai reçu un upgrade mais en arrivant dans ma chambre, je vois juste que le lit a l’air vaguement plus grand que d’habitude. C’est assez sombre et très sobre, à la limite du déprimant. Un peu de déco aurait vraiment égayé la pièce. Mais tout le nécessaire est là et c’est très propre. (Je regrette quand même l’hôtel de la fois passée.)

675-Japan-Kyoto

Je me couche et dors finalement deux heures.

672-Japan-Kyoto

Après cette longue sieste, je me sens un peu mieux, mais j’ai toujours des vertiges.  Je ressors quand même pour explorer la gare de Kyoto qui est un monde à part entière. J’achète finalement un bento de sushis et une bière avant de retourner à l’hôtel.

673-Japan-Kyoto

677-Japan-Kyoto

676-Japan-Kyoto

J’espère que je me sentirai mieux demain, j’ai en effet plein de choses au programme.

Statistiques du jour: 6494 pas – 4,6km

Japon: Fukuoka – Nagasaki

Dimanche 11 novembre 2018

Ce matin, j’envoie ma grande valise à Tokyo et je prends le train avec la petite pour de nouvelles aventures. J’arrive bien trop tôt à la gare où j’essaie de patienter sans trop m’ennuyer, en prenant comme souvent quelques photos. Le trajet vers Nagasaki prend un peu moins de deux heures mais cela me semble long, avec d’innombrables arrêts. Je me trouve aussi du mauvais côté pour admirer le paysage côtier. Au final, je somnole pas mal.

559-Japan-Nagasaki

Mon hôtel est relié à la gare de Nagasaki mais il est bien trop pour obtenir ma chambre. J’y dépose cependant ma valise, puis achète un ticket à la journée pour le tram. La météo est radieuse aujourd’hui et les prévisions pour demain pluvieuses. Je change donc mes plans initiaux et décide de visiter en premier les Glover Gardens.

Le premier tram est bondé et je le laisse passer – c’est dimanche et de nombreux touristes locaux en profitent. Le second est presque aussi rempli mais je ne vais pas rester sur le quai toute la journée. Je change après quelques arrêts pour prendre une autre ligne jusqu’à son terminus. Là, j’emprunte un immense ascenseur qui me conduit bien haut sur la colline. Nagasaki est en effet une ville portuaire située dans une cuvette entourée de hauteurs. Le panorama est magnifique et je peux voir au loin, gardant toujours dans un coin de ma tête la destruction par la bombe atomique.

560-Japan-Nagasaki

561-Japan-Nagasaki

Je prends le chemin qui se présente à moi, descends des escaliers, me retrouve à visiter une vieille maison coloniale, puis un cimetière, rencontrant au passage des chats pas farouches du tout se dorant au soleil. Un de ceux-ci, un roux, a quasi foncé sur moi en quête de caresses.

565-Japan-Nagasaki

568-Japan-Nagasaki

563-Japan-Nagasaki

La mécréante que je suis décide de ne pas payer pour visiter la cathédrale d’Oura, ce qui ne m’empêche pas de la prendre en photo dans le plus pur contre-jour. A vrai dire, ce n’est pas une question de religion: je n’étais juste pas intéressée par son contenu.

570-Japan-Nagasaki

Je me dirige plutôt vers les Glover Gardens qui possèdent un petit côté « Bokrijk » (reconstitution du passé). En effet, plusieurs maisons anciennes ayant appartenu à des notables européens ont été déménagées et reconstruites là, dans un grand jardin en terrasses qui prend un peu la forme d’un parc d’attractions. Il y a de la musique partout, en général des airs de flûte irlandaise ou des chansons, mais si on fait abstraction de ça (et du monde), c’est tout simplement superbe et je ne regrette absolument pas de les avoir visités. Je me rends compte que j’aime déjà la ville et que mon séjour y sera trop court.

573-Japan-Nagasaki

575-Japan-Nagasaki

584-Japan-Nagasaki

Je visite les diverses maisons, me surprend à rêver à la vie des colons, m’imagine en crinoline et chapeau. Un des édifices a un petit côté Autant en emporte le vent, d’autres ressemblent plus à des cottages anglais. Les vues sur le port se multiplient. Le jardin est fleuri, et même un sakura est déjà en fleur.

579-Japan-Nagasaki

588-Japan-Nagasaki

587-Japan-Nagasaki

Je me dirige ensuite vers le Dutch Slope, une des nombreuses ruelles en pente de la ville, où se trouvent trois demeures anciennes abritant un petit musée de la photographie qui regorge de vieilles images de la ville.

596-Japan-Nagasaki

599-Japan-Nagasaki

Je vois d’en haut un temple confucéen que je contourne par la suite mais j’ai faim. Heureusement, il y a un 7-11 pas trop loin et je m’installe dans un parc pour manger mon egg sandwich. Rassasiée, je repars vers le Dutch Slope mais du côté opposé, admirant au passage d’autres maisons coloniales.

600-Japan-Nagasaki

593-Japan-Nagasaki

Cela monte fort et j’avance plus qu’à mon aise. La signalisation de la ville est excellente et je consulte quasi pas ma google map. Elle me pousse à emprunter une ruelle piétonne, avec des escaliers, qui me mène à Chinatown. Je me revois à Blankenese près de Hambourg – c’était le même type d’ambiance et de météo, à des milliers de kilomètres de distance. Je me retrouve au milieu de la vie quotidienne des locaux. Certains décorent leurs maison d’un pot de fleur, d’autre de menus objets.

591-Japan-Nagasaki

603-Japan-Nagasaki

604-Japan-Nagasaki

Chinatown est de taille réduite et je ne m’y attarde que peu, rassemblant ma dernière énergie pour monter au temple de Sofuku-ji. La lumière de la fin de l’après-midi est belle sur le sanctuaire, rendant le rouge des bâtiments encore plus chaud.

611-Japan-Nagasaki

613-Japan-Nagasaki

615-Japan-Nagasaki

616-Japan-Nagasaki

Je suis près du terminus du tram 4 qui me ramène à mon hôtel où je prends possession de ma chambre. A la première impression, je suis un peu déçue: tout est beige et fonctionnel, rien de plus. Mais tout est propre et je me dis que cette chambre est très bien en fin de compte, que je ne peux pas gagner à tous les coups au niveau de l’originalité, surtout avec les business hotels du Japon.

621-Japan-Nagasaki

622-Japan-Nagasaki

Comme dans les autres villes, j’explore le centre commercial local pour mon repas du soir, et un peu par dépit mais aussi par envie de changement et besoin de nourriture connue, je choisis un restaurant italien où je mange un spaghetti carbonara « Kamakura style » (je n’ai pas compris le lien avec Kamakura). Ce repas me réconforte et me fait du bien à ce moment du voyage où je peine un peu avec certaines répétitions, comme le frit au petit déjeuner. Je fais encore quelques emplettes au supermarché (biscuits, bière, eau) et j’y trouve une petite bouteille de Midori, la liqueur verte au melon.

624-Japan-Nagasaki

623-Japan-Nagasaki

Statistiques du jour: 16 191 pas – 12,2km – 25 étages

D’autres photos de mes deux jours à Nagasaki sont sur flickr.

Japon: Fukuoka – Dazaifu – Fukuoka

Samedi 10 novembre 2018

Ce matin, le soleil brille et mon humeur est tout de suite meilleure. J’ai comme projet d’aller à Dazaifu, sur les bons conseils de Béné no Fukuoka (une excellente source d’informations sur Fukuoka et sur le Kyushu), mais à la gare, je me demande si je suis dans le bon train, celui qui va vers Huis Ten Bosch. A vrai dire, je m’inquiète pour rien: il me faut juste descendre au premier arrêt, à Futsukaichi, puis marcher une dizaine de minutes pour atteindre l’autre gare de Nishitetsufutsukaichi où je reprends un autre petit train, très local. Cette escale à pied n’était pas dérangeante mais je tenterai un autre parcours pour le retour.

487-Japan-Dazaifu

Le petit village de Dazaifu est très connu pour le sanctuaire Tenman-gu en l’honneur du poète Tenjin et les croyants y vont pour obtenir le succès dans les études. Le souci, c’est que du coup, c’est blindé de monde dès la sortie de la gare et dans la rue commerçante menant au sanctuaire. Le Starbucks local a une architecture assez étrange mais tout à fait à mon goût et un peu plus loin se trouve l’inévitable magasin Ghibli dans lequel je m’arrête et me fais bousculer par les touristes chinois / coréens / taïwanais (je ne reconnais pas les langues entre elles). J’y trouve cependant un adorable petit kodama en peluche, tenant une brindille (peu de magasins Ghibli en vendent encore). Il deviendra mon doudou dans les moments plus difficiles, me ramenant immédiatement à Yakushima et aux esprits protecteurs de la forêt.

488-Japan-Dazaifu

Je suis la foule bruyante sur le joli pont rouge qui mène au sanctuaire et je fais un tour rapide de celui-ci, évitant les perches à selfies et fuyant très vite vers des lieux plus calmes. Avec le touriste asiatique voyageant souvent en meute et allant uniquement visiter les sites à trois étoiles, ce n’est pas très difficile de trouver des endroits plus sereins.

489-Japan-Dazaifu

492-Japan-Dazaifu

493-Japan-Dazaifu

Je ne sais pas quel homme politique un peu mégalomaniaque a eu l’idée de faire construire le Musée National du Kyushu à Dazaifu. Il n’a pas lésiné sur les moyens et même l’arrivée jusqu’au bâtiment est assez spectaculaire. Il faut d’abord monter plusieurs escalators puis en prendre un autre, horizontal, dans un long couloir où les lumières changent de couleurs. Le bâtiment en lui-même est imposant et sa taille me fait soupçonner que la visite nécessite quelques heures. Il fait trop beau pour s’enfermer et je fais demi-tour.

495-Japan-Dazaifu

496-Japan-Dazaifu

Je rejoins la foule puis la quitte à nouveau près du petit temple de Komyozen-ji qui abrite un jardin sec. Le prix d’entrée me semble fort cher par rapport à la superficie de l’ensemble et à nouveau, je fais demi-tour, reprenant la rue commerçante vers la gare. Je ne rentre pas tout de suite à Fukuoka – j’ai en effet noté un autre lieu à visiter de l’autre côté du village et cela n’a pas l’air trop loin.

499-Japan-Dazaifu

Le chemin me mène d’abord au travers de l’immense parking d’où partent les meutes de touristes puis longe une rivière, m’éloignant progressivement de l’animation. Je me retrouve dans un quartier résidentiel; maisons et jardins potagers se partagent l’espace, avec aussi l’un ou l’autre autel shinto.

502-Japan-Dazaifu

503-Japan-Dazaifu

521-Japan-Dazaifu

Et puis, tout à fait par hasard, je tombe sur un immense champ de cosmos que je traverse pour rejoindre le temple de Kanzeon-ji et celui de Kaidan-in qui se trouve juste derrière. Il y a juste deux ou trois personnes esseulées, des locaux essentiellement. C’est extrêmement serein et agréable.

509-Japan-Dazaifu

511-Japan-Dazaifu

514-Japan-Dazaifu

517-Japan-Dazaifu

J’avais pris mon pique-nique et m’installe sur la plate-forme en bois divisant le champ de cosmos. Je profite pleinement de cet instant, du calme, de la chaleur du soleil d’automne, de ma chance d’avoir trouvé ce champ tout rose par hasard, de mon bonheur d’être à nouveau au Japon, de la nostalgie de Yakushima… En reprenant ma route, je dis bonjour en japonais à un couple que je croise et la dame est toute étonnée que je parle japonais (j’ai juste compris nihon, j’en ai déduit que c’est ça qu’elle disait); je lui réponds par un geste, un tout petit peu donc. Je me rends compte, suite à d’autres échanges, que même ne connaître que cinq mots de japonais est déjà très bien vu.

505-Japan-Dazaifu

519-Japan-Dazaifu

520-Japan-Dazaifu

Je retourne à Fukuoka et descends à la gare de Tenjin. Je n’ai pas vraiment de plan défini mais je me dis que c’est dommage de ne pas avoir vu le centre commercial de Canal City alors que je suis passée à côté hier. Le bâtiment est coloré et de taille démesurée, avec un show de fontaines qui commencent juste au moment où j’arrive. C’est kitsch à mourir mais ça m’amuse.

527-Japan-Hakata-Fukuoka

530-Japan-Hakata-Fukuoka

529-Japan-Hakata-Fukuoka

Je me promène un peu dans magasins, trouvant quelques cadeaux, un autre magasin Ghibli avec un Totoro géant et un Moomin Café. Je regarde la carte mais à vrai dire, je ne suis tentée par rien.

531-Japan-Hakata-Fukuoka

532-Japan-Hakata-Fukuoka

Je visite ensuite le temple de Kushida-jinja, situé au cœur de la ville, puis je passe devant le Hakata Machiya Furusato-kan, des maisons traditionnelles où on peut apprendre certaines techniques d’artisanat mais je ne m’y attarde pas.

540-Japan-Hakata-Fukuoka

541-Japan-Hakata-Fukuoka

546-Japan-Hakata-Fukuoka

542-Japan-Hakata-Fukuoka

Je termine ma journée par le temple de Tocho-ji et sa grande pagode orange. Fukuoka m’a donné une bien meilleure impression aujourd’hui mais il faut bien dire que j’étais de meilleure humeur à cause du beau temps.

551-Japan-Hakata-Fukuoka

552-Japan-Hakata-Fukuoka

Je retourne à l’hôtel pour profiter de l’onsen où je barbote un moment dans l’eau chaude. Je sais que je les regrette déjà et il n’y en a pas dans les hôtels suivants de mon parcours, à part lors de ma dernière escale à Tokyo. Après cette pause bien méritée, je vais dans le centre commercial de la gare pour me trouver à manger. Beaucoup de restaurants sont bondés et je sélectionne finalement un endroit qui sert des chirashi. J’y commande un plateau de sashimis accompagné de riz et de petits plats, dont une délicieuse sauce piquante aux agrumes.

555-Japan-Hakata-Fukuoka

554-Japan-Hakata-Fukuoka

556-Japan-Hakata-Fukuoka

De retour à l’hôtel, je prépare mes deux valises, la grande partira pour Tokyo demain tandis que la petite m’accompagnera pour les deux étapes suivantes.

Statistiques du jour: 20 642 pas – 15,4 km

D’autres photos de Daizafu – d’autres photos de Fukuoka.

Japon: Yakushima – Fukuoka

Jeudi 8 novembre 2018

Je me réveille tôt mais je prends mon temps, le jetfoil ne part qu’à 10h45. Je vais déjeuner puis écris un peu dans ma chambre. Comme il fait toujours aussi beau, je vais prendre l’air et arrive au terminal bien à l’avance. Je me trompe d’abord de salle d’attente; il fallait aller à celle d’en face. J’y fais enfin connaissance avec l’autre Européenne – Allemande en fait – qui logeait à l’hôtel.

410-Japan-Yakushima

Le Toppy 7 arrive à l’heure et fait débarquer ses passagers puis c’est le moment pour moi d’embarquer. Ce jetfoil semble avoir vécu bien plus que le Rocket du trajet aller. J’ai l’impression que la mer est vaguement (c’est le cas de le dire) plus agitée mais cela ne pose toujours aucun problème. C’est juste que le temps me semble long, même avec un roman.

413-Japan-Sakurajima

A Kagoshima, j’ai 1h15 pour arriver à la gare qui se trouve de l’autre côté de la ville. Je marche d’abord un moment, une vingtaine de minutes, jusqu’à l’arrêt du tram le plus proche, puis monte dans celui-ci qui m’emmène à la gare en une dizaine de minutes. Je n’ai pas envie d’un bento et m’achète donc un petit sandwich, accompagné d’une eau parfumée à la pêche. Dans la salle d’attente, je retrouve l’Allemande et nous parlons un moment. C’est son dernier jour et elle prend l’avion ce soir à Nagoya; c’est donc un long trajet de train qui l’attend.

414-Japan

416-Japan

Je regrette déjà l’ambiance de Yakushima et cette nostalgie me poursuivra un certain temps. J’ai tout le temps d’y repenser pendant le trajet en shinkansen qui me mène à la gare d’Hakata, qui est la ville jumelle de Fukuoka. Les deux parties forment un ensemble urbain séparés par un fleuve et les noms sont souvent mélangés.

417-Japan-Hakata-Fukuoka

Quand j’arrive à destination et que je sors de la gare, je me perds un peu et vais d’abord dans la mauvaise direction, jusqu’à ce que je voie mon hôtel au loin. Je dois rebrousser chemin et trouver la bonne passerelle piétonnière pour y arriver. L’hôtel Nishitestsu Croom est un grand bâtiment moderne, avec un lobby très joliment décoré, qui donne envie d’y rester traîner. Ma chambre est également très agréable. Je retrouve ma grande valise envoyée là depuis Kagoshima, ce qui me permettra d’à nouveau changer mes affaires selon mes besoins.

418-Japan-Hakata-Fukuoka

L’après-midi touche à sa fin mais j’ai encore le temps de faire une promenade aux alentours de l’hôtel pour visiter quelques temples proches. Je n’ai pas de chance avec le premier, le Sotenji, qui est fermé pour un événement privé. Je continue ma route, flânant dans les petites rues, et je me retrouve au Shokufuji et au Tochoji où je me fais attaquer par les moustiques. L’atmosphère est un peu irréelle, il n’y a quasi personne et la lumière diminue. Je croise juste un homme assis sur les marches du temple, caressant des chats.

420-Japan-Hakata-Fukuoka

425-Japan-Hakata-Fukuoka

429-Japan-Hakata-Fukuoka

Je rejoins très vite les grandes artères animées et pars explorer le centre commercial autour de la gare. J’y trouve les produits de beauté qu’on m’a demandé de ramener et puis, après une longue hésitation et de nombreux allers-retours, je choisis un restaurant à sushis où je mange à mon aise. C’est bon et je suis repue. Fatiguée aussi, parce que même si je suis longtemps restée assise pendant mes trajets, j’ai beaucoup marché à Fukuoka, plus de 10 kilomètres.

431-Japan-Hakata-Fukuoka

432-Japan-Hakata-Fukuoka

Statistiques du jour: 13982 pas – 10,3 km