Thaïlande: Bangkok (- Bruxelles)

C’est mon dernier jour et je me réveille tôt. Je comptais visiter le BACC, le Bangkok Art & Culture Centre mais je n’avais pas vérifié les heures d’ouverture: c’est fermé le lundi. J’hésite un peu sur ma destination du jour mais je préfère éviter d’être trop dehors vu que je prends l’avion ce soir et je n’ai pas envie de transpirer (en fait il fait frais aujourd’hui à Bangkok, juste 27°, je ne devais donc pas m’inquiéter). Comme je suis toute seule, je fais ce que je veux et je me décide donc pour une deuxième journée shopping, toujours déçue par celle d’hier. Je retourne au Central World (avec sa forêt de Snoopy) et trouve un autre magasin de livres, tout à fait retiré au fond d’un couloir. C’est une succursale de la librairie japonaise Kinokuniya et je me laisse tenter par un roman de Tom Vater qui était sur ma wishlist ainsi que par un livre d’une Japonaise qui donne envie d’apprendre à dessiner de jolis petits personnages ou animaux. Oui, moi qui ne dessine jamais. Je trouve aussi un joli t-shirt soldé chez Dorothy Perkins (on reviendra pour l’exotisme) et sens un bon parfum Dyptique au géranium. Sauf qu’une heure après, je ne l’aime plus du tout.

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Je passe au mall suivant, le Siam Paragon, m’y promène un peu tandis que mon ventre crie famine. Evidemment visiter un supermarché n’aide pas. Je descends à l’étage des restaurants et m’installe chez un… japonais. Pourquoi me priver de sushis alors qu’ils sont de très bonne qualité, très variés et peu chers ? Je commande des sushi à l’hamachi, des sashimi de saumon et des maki/rolls saumon avocat qui sont si immenses que j’ai de la peine à les mettre en bouche, le tout arrosé d’un thé vert glacé.

Je rentre à l’hôtel vers 14 heures et doit réarranger ma valise avec mes nouveaux achats. Je change aussi de vêtements, me rendant compte que je les ai tachés avec de la sauce soja. Comme j’ai pris une chambre supérieure, je peux y rester jusque 15 heures, ce qui m’arrange bien. J’ai aussi droit à un massage des pieds gratuit de 10 minutes et le matin, au petit déjeuner, j’ai gagné un deuxième massage de 10 minutes. La masseuse combine les deux et me fait un massage de tout le dos, ce qui me détend bien. Je passe le reste de l’après-midi en bord de piscine en tentant de commencer mon blog de voyage. Des bugs sur l’app de wordpress me font perdre mon texte plusieurs fois et quand je tente par la suite un copier-coller depuis un bloc-note, je fais une mauvaise manipulation et efface tout ce que je viens d’écrire. Et je ne vois pas comment faire crtl-z sur un iPad. De guerre lasse, je prends mon livre et me plonge dans John Burdett donc l’action se passe en partie à Bangkok. Et d’où le selfie où j’ai l’air fatiguée et un peu triste !

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J’avais acheté une carte de skytrain pour la journée et je le prends pour aller au restaurant le soir, même si ce n’est que pour deux arrêts. J’ai sélectionné le Namsaah Bottling Trust situé dans une maison coloniale rose fuschia et caché entre de grands immeubles. L’intérieur est rétro, avec des fauteuils et des canapés autour de petites tables. Des vieilles photos pendent aux murs et un costume de samouraï donne une touche exotique. Même si le serveur me demande comme toujours « a table for two ? », l’accueil est très chaleureux et il s’occupe de moi pour m’expliquer le menu des cocktails et des plats, me conseillant en fonction de mon appétit moyen. Le menu lui-même est présenté dans de vieux cahiers d’écoliers. Je choisis comme cocktail un « Aide de camp », composé de gin, jus de litchi, graines de grenade, basilic thaï et sans doute encore autre chose. C’est délicieux et très rafraîchissant. Pour le plat, je me décide pour du thon mi-cuit de la mer Andaman accompagné d’une sauce curry des Maldives et de mini pak-choi. Une réussite ! Les prix sont élevés pour Bangkok et la Thaïlande où on peut manger pour quelques euros, mais pas tant que ça par rapport aux normes occidentales. Pour ce repas et ce cocktail, j’ai payé environ 25 euros et cela les valait vraiment. J’ai passé là un excellent moment, à écouter une bande son rétro et à rêvasser mais aussi à revenir sur tout ce que j’ai fait pendant un mois.

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En sortant, l’hôtesse d’accueil qui n’était pas là tout à l’heure m’adresse la parole. Elle connaît la Belgique à cause de Tomorrowland et rêve d’y aller un jour. Elle me demande quand je reviens manger là mais c’est mon dernier soir… et puis la conversation dévie sur notre célibat à toutes les deux et nous espérons que la situation changera bientôt !

Je fais encore quelques dernières photos depuis la passerelle du skytrain et retourne à l’hôtel où je me fais piquer une dernière fois par un moustique. Je lis un peu en attendant l’heure de partir.

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L’hôtel me commande un taxi et le réceptionniste installe mon bagage sur le siège avant. Je trouve ça bien plus malin que dans le coffre en cas de problème. Normalement la course doit me revenir à 400 bhats environ. Le chauffeur me demande s’il peut éteindre son compteur pour une raison que je ne comprends pas bien mais il me dit que la course me reviendra à 300 bhats plus les 75 pour le péage. J’accepte mais je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir bien compris et pendant tout le voyage, j’angoisse un peu. Mais l’aéroport approche et au débarquement, le chauffeur va même jusqu’à me chercher un chariot pour ma valise. Comme quoi, il faut parfois faire confiance et ne pas toujours craindre le pire. Je suppose qu’il ne voulait juste pas payer de taxe sur la course.

J’enregistre mon bagage, passe l’immigration qui se trouve dans une pièce assez minable en rénovation (ou pas ?) et me retrouve dans le grand terminal. Je trouve qu’il est devenu lugubre et les magasins ne sont pas très intéressants. J’achète cependant un rouge à lèvre MAC pour dépenser mes derniers bhats. Et je vais au Mango Tree pour une bière. Par la vitre, j’observe un groupe de gamins pseudo-hippies affalés par terre et je suis toujours aussi dégoûtée de leur peu d’attention par rapport aux normes vestimentaires locales.

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L’avion de Thaï Airways n’est pas rempli et j’ai à nouveau la chance d’avoir une voisine thaïe très silencieuse et une place entre nous deux. Le vol est calme et passe plus au nord que d’habitude, presque via Moscou. Et mon chauffeur de taxi à Zaventem est charmant également, refusant tout pourboire et me rendant toute ma monnaie.

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