Japon: Fukuoka – Dazaifu – Fukuoka

Samedi 10 novembre 2018

Ce matin, le soleil brille et mon humeur est tout de suite meilleure. J’ai comme projet d’aller à Dazaifu, sur les bons conseils de Béné no Fukuoka (une excellente source d’informations sur Fukuoka et sur le Kyushu), mais à la gare, je me demande si je suis dans le bon train, celui qui va vers Huis Ten Bosch. A vrai dire, je m’inquiète pour rien: il me faut juste descendre au premier arrêt, à Futsukaichi, puis marcher une dizaine de minutes pour atteindre l’autre gare de Nishitetsufutsukaichi où je reprends un autre petit train, très local. Cette escale à pied n’était pas dérangeante mais je tenterai un autre parcours pour le retour.

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Le petit village de Dazaifu est très connu pour le sanctuaire Tenman-gu en l’honneur du poète Tenjin et les croyants y vont pour obtenir le succès dans les études. Le souci, c’est que du coup, c’est blindé de monde dès la sortie de la gare et dans la rue commerçante menant au sanctuaire. Le Starbucks local a une architecture assez étrange mais tout à fait à mon goût et un peu plus loin se trouve l’inévitable magasin Ghibli dans lequel je m’arrête et me fais bousculer par les touristes chinois / coréens / taïwanais (je ne reconnais pas les langues entre elles). J’y trouve cependant un adorable petit kodama en peluche, tenant une brindille (peu de magasins Ghibli en vendent encore). Il deviendra mon doudou dans les moments plus difficiles, me ramenant immédiatement à Yakushima et aux esprits protecteurs de la forêt.

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Je suis la foule bruyante sur le joli pont rouge qui mène au sanctuaire et je fais un tour rapide de celui-ci, évitant les perches à selfies et fuyant très vite vers des lieux plus calmes. Avec le touriste asiatique voyageant souvent en meute et allant uniquement visiter les sites à trois étoiles, ce n’est pas très difficile de trouver des endroits plus sereins.

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Je ne sais pas quel homme politique un peu mégalomaniaque a eu l’idée de faire construire le Musée National du Kyushu à Dazaifu. Il n’a pas lésiné sur les moyens et même l’arrivée jusqu’au bâtiment est assez spectaculaire. Il faut d’abord monter plusieurs escalators puis en prendre un autre, horizontal, dans un long couloir où les lumières changent de couleurs. Le bâtiment en lui-même est imposant et sa taille me fait soupçonner que la visite nécessite quelques heures. Il fait trop beau pour s’enfermer et je fais demi-tour.

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Je rejoins la foule puis la quitte à nouveau près du petit temple de Komyozen-ji qui abrite un jardin sec. Le prix d’entrée me semble fort cher par rapport à la superficie de l’ensemble et à nouveau, je fais demi-tour, reprenant la rue commerçante vers la gare. Je ne rentre pas tout de suite à Fukuoka – j’ai en effet noté un autre lieu à visiter de l’autre côté du village et cela n’a pas l’air trop loin.

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Le chemin me mène d’abord au travers de l’immense parking d’où partent les meutes de touristes puis longe une rivière, m’éloignant progressivement de l’animation. Je me retrouve dans un quartier résidentiel; maisons et jardins potagers se partagent l’espace, avec aussi l’un ou l’autre autel shinto.

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Et puis, tout à fait par hasard, je tombe sur un immense champ de cosmos que je traverse pour rejoindre le temple de Kanzeon-ji et celui de Kaidan-in qui se trouve juste derrière. Il y a juste deux ou trois personnes esseulées, des locaux essentiellement. C’est extrêmement serein et agréable.

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J’avais pris mon pique-nique et m’installe sur la plate-forme en bois divisant le champ de cosmos. Je profite pleinement de cet instant, du calme, de la chaleur du soleil d’automne, de ma chance d’avoir trouvé ce champ tout rose par hasard, de mon bonheur d’être à nouveau au Japon, de la nostalgie de Yakushima… En reprenant ma route, je dis bonjour en japonais à un couple que je croise et la dame est toute étonnée que je parle japonais (j’ai juste compris nihon, j’en ai déduit que c’est ça qu’elle disait); je lui réponds par un geste, un tout petit peu donc. Je me rends compte, suite à d’autres échanges, que même ne connaître que cinq mots de japonais est déjà très bien vu.

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Je retourne à Fukuoka et descends à la gare de Tenjin. Je n’ai pas vraiment de plan défini mais je me dis que c’est dommage de ne pas avoir vu le centre commercial de Canal City alors que je suis passée à côté hier. Le bâtiment est coloré et de taille démesurée, avec un show de fontaines qui commencent juste au moment où j’arrive. C’est kitsch à mourir mais ça m’amuse.

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Je me promène un peu dans magasins, trouvant quelques cadeaux, un autre magasin Ghibli avec un Totoro géant et un Moomin Café. Je regarde la carte mais à vrai dire, je ne suis tentée par rien.

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Je visite ensuite le temple de Kushida-jinja, situé au cœur de la ville, puis je passe devant le Hakata Machiya Furusato-kan, des maisons traditionnelles où on peut apprendre certaines techniques d’artisanat mais je ne m’y attarde pas.

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Je termine ma journée par le temple de Tocho-ji et sa grande pagode orange. Fukuoka m’a donné une bien meilleure impression aujourd’hui mais il faut bien dire que j’étais de meilleure humeur à cause du beau temps.

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Je retourne à l’hôtel pour profiter de l’onsen où je barbote un moment dans l’eau chaude. Je sais que je les regrette déjà et il n’y en a pas dans les hôtels suivants de mon parcours, à part lors de ma dernière escale à Tokyo. Après cette pause bien méritée, je vais dans le centre commercial de la gare pour me trouver à manger. Beaucoup de restaurants sont bondés et je sélectionne finalement un endroit qui sert des chirashi. J’y commande un plateau de sashimis accompagné de riz et de petits plats, dont une délicieuse sauce piquante aux agrumes.

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De retour à l’hôtel, je prépare mes deux valises, la grande partira pour Tokyo demain tandis que la petite m’accompagnera pour les deux étapes suivantes.

Statistiques du jour: 20 642 pas – 15,4 km

D’autres photos de Daizafu – d’autres photos de Fukuoka.

Japon 2015: Osaka – Nara – Osaka

Un petit déjeuner complet le matin, c’est quand même mieux ! Je prends le métro jusque Dobutsuenmae où je dois changer pour prendre le train. La gare JR de Shin-Imamiya est dans un quartier un peu sinistre et elle n’est pas bien indiquée à la sortie du métro. Il n’y a en effet pas de passage souterrain direct. Du coup, je rate le train que j’avais prévu de prendre mais peu importe, il y en a vraiment beaucoup. Le paysage est d’abord plutôt moche, complètement bâti, puis des bouts de vert apparaissent, avec des jardins potager. A nouveau, j’imaginais Nara très romantiquement comme un petit village japonais traditionnel mais les environs de la gare sont très modernes et très urbains. Je me trouve un plan (souvent les gares des sites importants ont des présentoirs avec divers prospectus et un office du tourisme en cas de questions). Je suis une des rues principales, Sanjo Dori, et passe près de la grande pagode. A nouveau, j’ai décidé de suivre la promenade proposée par le Lonely Planet et je tourne à gauche juste avant le grand torii. Je sors de suite de l’animation et visite un joli petit jardin gratuit, le Yoshikien. Ici aussi les érables ont pris de belles couleurs d’automne, même si pas encore autant qu’à Kyoto, et il y a de superbes camélias.

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A côté se trouve l’Isuen (900 Yens), plus grand, aménagé autour de deux plans d’eau et avec une roue à aube, un jardin de mousse ainsi que petit musée qui présente des céramiques et quelques estampes. J’apprécie beaucoup ces deux endroits.

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Je me dirige ensuite vers le Todai-ji (500 Yens), l’attraction de Nara. Cet imposant temple en bois très visité abrite une immense statue de Bouddha. Comme c’est l’attraction principale, il y a foule, dont de nombreuses classes.

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De là, je pars vers la gauche – non sans avoir lu les recommandations par rapports aux daims qui circulent en liberté. Je ne suis heureusement pas une mamie ni une gamine à tresses. Je longe le mur d’enceinte, puis tourne à droite après un étang pour suivre une très jolie allée qui monte vers le Nigatsudo, situé en hauteur. Sa grande terrasse en bois où sont suspendues de nombreuses lanternes offre une belle vue sur Nara.

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Je me trompe de chemin ensuite et reviens sur mes pas. Je longe la colline de Wakakusayama où se concentrent écoliers et daims. J’ai faim et m’arrête dans un endroit un peu insolite, différent. Cela ressemble à une galerie d’art mais il n’y a pas grand chose d’exposé et c’est tenu par un couple au look très artiste. Je me réchauffe avec un thé, le vent soufflant fort à l’extérieur, emportant un parasol pas vraiment nécessaire par ce temps gris. Aujourd’hui, à Nara, l’automne est vraiment là.

J’arrive enfin au Kasuga Taisha (500 Yens), un temple peint en orange, entouré de milliers de lanternes en pierre. Je me sens frustrée parce que j’ai suivi le circuit mais apparemment j’ai raté un petit bout et je n’ose pas entrer à nouveau. Je me promène ensuite dans les allées aux lanternes qui donnent une ambiance toute particulière au lieu. Elles sont superbes, recouvertes de mousses diverses.

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Je retraverse ensuite tout le parc de Nara en direction du grand torii. Au niveau des feux de circulation, je tourne à gauche, dépassant l’étang d’Ara-iki, à la recherche d’une brasserie de saké dont je n’ai noté la situation que très approximativement sur ma carte. Je me retrouve dans un quartier plutôt laid, sur une grand route et je me dis que je dois avoir dépassé la bonne rue. Je reviens sur mes pas, décidant de tourner à gauche dans une des rues et tant pis si ce n’est pas la bonne – je ne chercherai pas plus loin. La chance est de mon côté et je la trouve de suite. Pour 500 Yens, je déguste 6 sakés différents de la marque Harushika, le sixième étant pétillant. La jolie coupelle avec un petit daim dans le fond est comprise dans le prix et j’en achète une seconde. J’avoue: je suis un peu saoule en sortant de là et il reste un long chemin à parcourir jusqu’à la gare.

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Continuant mon chemin par les petites rues de Nara, je m’arrête devant le temple de Gangoji puis à la pagode et au temple de Kofukuji.

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Je me sens bien fatiguée après cette longue promenade et heureusement, le train est déjà à quai. Il commence à pleuvoir juste quand il se met en route vers Osaka. Des écoliers montent et j’observe une jeune fille qui montre tous les signes d’une timidité extrême, regardant ses pieds et tortillant ses doigts. J’ai envie de lui dire que tout va bien aller mais elle ne comprendrait pas et aurait probablement encore plus peur.

A Osaka, je reprends le métro puis fais quelques achats au supermarché pour mon repas, des makis et des sashimis au saumon.

Birmanie: Mandalay – Mingun – Mandalay

Après un mauvais petit déjeuner aux toasts chimiques et thé au goût de café, nous partons vers l’embarcadère pour prendre un bateau en direction de Mingun. L’embarquement est assez délicat: il faut passer de bateau en bateau via une planche étroite. Heureusement, des Birmans tiennent une longue tige en bambou comme rampe pour se tenir. Moe Moe, toujours prête à assurer notre sécurité, rassemble et distribue des gilets de sauvetage. Il fait encore un peu frais ce matin sur l’Irrawaddy mais le soleil réchauffe. Le bateau serpente entre les bancs de sable sur lesquels se sont établis des campements provisoires, le temps de la saison sèche. Des bateaux de pêche ou de transport nous croisent.

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De loin, nous voyons le site de Mingun et ses pagodes. Des lions gigantesques mais en partie détruits signalent l’entrée du site. Une première grande pagode domine. Commencée en 1790 par le roi Bodowpaya qui voulait construire la plus grande pagode au monde, elle n’a jamais été achevée et a fortement souffert du tremblement de terre de 1838, une grande fissure la séparant sur son tiers. Bien que la visite soit déconseillée pour risque d’effondrement, pas mal de gens l’escaladent.

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Nous continuons notre route, en suivant un chemin le long duquel des vendeurs présentent divers souvenirs et snacks, pour rejoindre une immense cloche de 5 mètres de diamètre. Il y a moyen de se faufiler à l’intérieur et de profiter de vibrations assez étonnantes quand on la frappe. De jeunes Birmanes se prennent en photo et en profitent pour tirer le portrait des touristes.

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Plus loin, la pagode Hsinbyume (ou Mya Thein Tan) étonne par sa blancheur et sa ressemblance avec Borobudur en Indonésie. Construite en 1816, elle se compose de sept terrasses concentriques. Son sommet offre un beau point de vue de la campagne environnante. J’apprécie beaucoup cet endroit et profite de sa beauté.

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Nous retournons vers le bateau et je partage une bière avec Jodell  (c’est toujours bien d’avoir une personne pour partager les bières de 660ml. Même si on en boit plusieurs, elles n’ont pas le temps de réchauffer). A ce moment, je me sens enfin en vacances, c’est un moment de pause où il suffit de regarder le paysage qui défile en profitant d’une brise agréable.

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Pour le repas de midi, de retour à Mandalay, nous allons dans un restaurant local, le Shwe Shan ou Golden Shan (renseigné dans le Routard), une sorte de hangar populaire où est servi un buffet composé de plats Shan. Une belle occasion de goûter plein de plats différents pour un tout petit prix. Pour ma part, je me suis régalée de salade de tomates vertes, de légumes sautés divers, de currys, de viandes sautées, d’oeufs durs en sauce… Et Jeero est sorti trop tard: plus rien à manger et une bière vide !

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Après cette pause, la visite de Mandalay commence. Nous passons d’abord par la rue des sculpteurs de marbre, proposant Bouddhas immenses ou petits bibelots. La station d’essence de l’autre côté de la rue est assez primitive.

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La pagode Mahamuni, construite à l’origine en 1784, a été détruite par un incendie et reconstruite au 20e siècle, ce qui explique son côté un peu kitsch. Elle protège un Bouddha de quatre mètres couvert de feuilles d’or que seuls les hommes peuvent aller appliquer (mais des caméras les filment et retransmettent les images partout dans le temple). A force d’en mettre des couches et des couches, il a perdu sa belle apparence et est devenu un peu boursouflé. Encore une constante en Birmanie ! J’y ai fait très peu de photos, à part celle-ci que j’ai prise en cachette, ne voulant pas payer la taxe pour mon appareil.

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Moe Moe nous emmène ensuite au Palais Royal. Entouré de douves et d’un large mur, le site est aujourd’hui un campement militaire sur une grande partie et comprend une reconstruction de l’ancien palais détruit par des bombardements japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale. Piètre copie de béton et de bois mais qui donne une idée de l’ampleur et de la richesse des rois Birmans. L’ensemble est assez vide, à pat les adolescents du coin qui utilisent l’endroit comme plaine de jeux. La tour de guet aux marches branlantes donne une belle vue sur les nombreux bâtiments. Le petit musée présente des vêtements mités, des charrettes royales, des palanquins.

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A côté de ça, la maison du roi Mindon ou monastère Shwe Nandaw est une belle surprise. Tout en teck très ouvragé, ce temple a survécu aux bombardements parce qu’il avait été déplacé de l’enclos royal en 1880.

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Nous reprenons ensuite le car, puis un pick-up pour monter sur la colline de Mandalay. Un escalator vertigineux nous emmène au sommet. Je préfère ne pas regarder en bas… Le temple scintille par ses ors et ses mosaïques et offre de beaux points de vue sur la région. En attendant le coucher de soleil, nous nous installons en discutant, croisant une délégation du sommet de l’ASEAN organisé à Mandalay ce jour-là.

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Et ce n’est pas fini ! Une dernière pagode est au programme, celle de Kuthodaw, construite en 1857. Dommage de ne pas l’avoir vue en plein jour mais la lumière du crépuscule rend le lieu assez magique. Elle est entourée de petits stupas blancs abritant 729 stèles relatant le canon bouddhique. Au centre, un stupa doré est illuminé pour la nuit.

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Cela fait une journée bien fatigante, et ce ne sera que la première d’une longue série. J’ai parfois l’impression que nous prenons du retard sur le programme parce que Moe Moe n’ose pas nous presser à certains moments. Alors qu’à d’autres, elle y réussit très bien.

Nous retournons à sept au Singapura et commandons des plats divers: légumes et viandes sautées, currys… et des bières à partager. Un excellent repas pendant lequel Jeero joue sur le plateau tournant au centre de la table.

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Cambodge 2012: Kampot

Le guesthouse propose des vélos à ses clients et nous empruntons deux des vieilles bécanes pour une ballade dans les environs. Notre premier arrêt consiste en une réservation pour le bus du lendemain. Celui de 8h30 est déjà complet et nous trouvons que 7h30, c’est vraiment tôt. L’agent de voyage nous propose alors la compagnie Giant Ibis qui part vers 8h. Un peu plus cher mais plus conforme à nos souhaits.

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Le Guide du Routard indique le chemin vers les marais salants et c’est par là que nous nous dirigeons. Il faut traverser le vieux pont, puis prendre la troisième à gauche. D’abord asphaltée, la route se transforme bien vite en un chemin de terre rouge. Moi qui ne suis pas une héroïne à vélo, j’ai bien du mal à suivre Katrien et à éviter les nombreux cailloux. Nous arrivons relativement vite aux marais salants et aux grands entrepôts qui servent à garder le sel. La région est fortement habitée par des musulmans Cham, que nous croisons sur la route. Évidemment, tous les enfants que nous croisons nous disent « hello » ! Sur le chemin, nous faisons le détour par la pagode locale.

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En retournant vers Kampot, je propose que nous mangions sur la rivière, près du nouveau pont au Ta Eou (ou Ta Ouv, je n’ai pas très compris). C’est un grand restaurant sur pilotis, très « local », où les familles viennent manger. Et en fait, c’est mieux: cela permet de partager tous les plats et de goûter à plein de mets différents. Katrien prend une soupe de légumes très copieuse et moi des crevettes au poivre vert. Le crabe me tentait bien, mais pas le chipotage pour le manger. Bon mais un peu gras.

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Je pédale vers le guesthouse tandis que Katrien continue son exploration de la petite ville. Je profite l’ombre de la paillote pour boire une bière et lire mon livre. Vers 15h30, on vient nous chercher pour une ballade en bateau réservée le matin même. Nous nous entassons dans un vieux rafiot et commençons la navigation sur la rivière. A cette allure, nous ne verrons pas grand chose… et même le coucher de soleil sur le Bokor n’est pas si fantastique que ça.

Nous prenons le cocktail du soir au Bokor Mountain Lodge. Quand nous partons, la pluie commence à tomber et après quelques minutes, nous devons courir pour éviter le déluge. Nous nous engouffrons au Rusty Keyhole, un restaurant proposant diverses spécialités khmères et occidentales. Toutes les tables sont occupées sauf deux places à une grande table. Nous y retrouvons un couple de Belges qui nous racontent leurs aventures. L’orage bat son plein et les rues sont inondées. Je commande le boeuf lac loc, une spécialité mais le plat ne me plaît pas: la sauce est chimique, trop salée et les frites trop cuites. Je n’ai décidément pas trop de chance dans mes choix ces derniers temps.

Il fait vraiment sombre quand nous rentrons au guesthouse, les rues ne sont qu’à peine éclairées et encore bien mouillées.

Vietnam: Ninh Binh et la baie d’Halong terrestre

Ce samedi 6 mars, nous quittons Hanoï pour rejoindre Ninh Binh, ses paysages pittoresques et ses monuments impériaux. Très vite, la circulation devient complètement dingue, avec concerts de klaxons et dépassages en cinquième bande (déjà que les 3èmes et 4èmes n’existent pas – le but, c’est de dépasser, d’aller plus vite, même s’il faut bloquer la circulation en face pour ça). Nous apprenons que la plus grande pagode du Vietnam vient de s’ouvrir et qu’aujourd’hui, c’est fête. Des milliers de personnes profitent de ce samedi pour faire leurs dévotions à tout prix, avec tous les moyens de transports possibles.

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Avant le repas, nous visitons la pagode Bich Dong: située à flanc de montagne, il faut monter une série de marches puis passer par une grotte pour y arriver. La vue d’en haut permet de découvrir cette région parsemée de roches karstiques. Pour éviter les vendeuses de nappes trop agressives, nous ne faisons pas le parcours habituel en sampan à Tam Coc, préférant découvrir le site de Trang An… Mais mangeons d’abord, en découvrant des brochettes de viande de chèvre ainsi que son accompagnement, du sang de chèvre au sésame et lèvres de porc (nous aurons juste goûté, cette mixture n’étant pas renversante, loin de là). Pas de contrôle sur le menu et donc nous recevons en plus de ça de la soupe au potiron, des boulettes de poisson frites, du curry de bœuf avec du pain, du poulet sauté aux légumes et à l’ananas, des jets de soja (trop salés), du riz et un dessert d’ananas frais pour clôturer le tôt. Difficile de faire honneur à une telle quantité de nourriture mais nous avons goûté à tout (et rappelé à notre guide que nous ne mangeons pas autant !).

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Je me souviens avoir visité l’ancienne capitale impériale de Hoa Lu dans le calme absolu, de tôt matin, avec une brume qui rendait l’ensemble assez mystérieux… Cette fois-ci, rien que la vue de l’immense parking aménagé à la va-vite ne présage rien de bon. Les monuments sont toujours les mêmes mais il fait chaud, très chaud et ils sont envahis de touristes locaux. Et quand le vietnamien fait du tourisme, il le fait en masse ! Nous visitons le temple de l’empereur Dinh ainsi que celui de l’empereur Le et de la reine-mère Duong Van Nga mais sommes très vite distraits par les gens qui regardent diane avec crainte et curiosité. Son tatouage et ses piercings ne passent pas inaperçus au Vietnam et on lui demande souvent (ou au guide) quelle religion il pratique. La plupart des gens n’ont jamais vu ça et ne comprennent pas, quelle que soit leur éducation (je pense à une dame qui était enseignante). La prochaine fois, il faudra amener un bol et demander des cacahuètes !

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En route maintenant pour rejoindre Trang An où nous devions faire une ballade en sampan dans les gorges de karst. J’avais demandé d’aller à cet endroit suivant un conseil du Guide du Routard qui parlait d’un endroit isolé, peu touristique et magnifique mais en cours d’aménagement. Un embouteillage monstre laisse présager le pire. Quand nous arrivons enfin, il y a foule et Hang désespère très vite de nous trouver un bateau et une rameuse pour notre promenade. Nous décidons de tenter un autre site… mais il faut d’abord sortir de là. La route étant trop étroite, certains véhicules avaient emprunté les bas-côtés pour s’y embourber gaiement. Notre chauffeur n’osait pas s’y engager mais tente finalement le tout pour le tout et nous réussissons enfin à nous extraire de là, ayant perdu une grande partie de l’après-midi. Encore faut-il arriver à un autre site… la circulation n’est vraiment pas facile, se bloque souvent et l’heure tourne. Je n’y crois plus trop… et je regrette surtout que diane ne verra pas ces paysages grandioses.

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Nous arrivons finalement à Vang Long où les rameuses rangent leurs barques pour la nuit mais Hang nous trouve encore un volontaire pour nous embarquer, volontaire qui cinq minutes après rentre à quai pour cause de maux de ventre… mais un remplaçant l’y attend. Nous voilà enfin partis pour une ballade d’une heure au crépuscule, dans un calme plat, sans aucun touriste, totalement seuls avec les aigrettes et les martins-pêcheurs. Le rêve… Le site est moins intéressant que d’autres mais jamais nous n’aurions de la sérénité d’un tel coucher de soleil sur un paysage de légende ! (Je rajouterais cependant qu’au loin, nous entendions les explosions dans les carrières de granit ou autre pierres et qu’à un endroit, le site de Vang Long a été barré au moyen d’une digue – bref aucun souci de préservation des paysages naturels).

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Découvrant notre hôtel pour la nuit, nous commençons un petit jeu que nous continuerons pendant tout le voyage: repérer tout ce qui est bizarre, moche ou kitsch ! En effet, les hôtels vietnamiens veulent se mesurer aux standards occidentaux mais une longue tradition communiste et un goût du kitsch invétéré rendent la tâche quasi impossible. Dans le cas du Thuy Anh III, nous noterons les lampes économiques blafardes (un problème récurrent), la fenêtre à barreaux et un matelas bien dur dans une chambre trop grande. Le restaurant quant à lui est très tarte à la crème, avec ses hauts plafonds où tout résonne et ses moulures en blanc et jaune.

Restaurant où nous décidons de manger face à l’absence d’autres possibilités accueillantes et/ou appétissantes dans le coin. C’est là que nous remarquons pour la première fois un autre élément récurrent du voyage: le grand groupe de Français en voyage organisé qui s’extasie devant tout et doit le faire savoir en parlant très fort. Mon dieu qu’ils sont cons et insupportables ! (désolée pour les Français qui lisent ce blog mais je sais que certains sont gênés de leurs compatriotes). Bref, nous mangeons du riz frit et du poulet sauté à la citronnelle qui ne laissent aucun souvenir, à part l’envie d’aller boire un verre dans le bar de l’hôtel.

Encore un contraste: autant le restaurant est kitschissime, autant le bar et surtout sa terrasse au 10e étage basiques: des tables et chaises en métal avec vue sur la ville et du linge qui sèche. Mais il y a quand même deux barmen qui s’emmerdent ferme ! Au loin, les derniers et nombreux klaxons s’enfoncent dans la nuit et l’endroit me rappelle cette terrasse en haut d’un hôtel de Battambang au Cambodge…

Vietnam: Hanoi (II)

Déçu par le petit déjeuner d’hier, diane décide d’aller dans la gargote en face de l’hôtel manger un pho, une soupe de nouilles au bœuf (ou au poulet) typiquement vietnamienne, avec herbes aromatiques et un goût prononcé d’anis étoilé. Moi je persiste et signe avec le mauvais petit déjeuner… alors que j’aurais mieux fait d’accompagner diane (et que finalement je ne mangerai pas cette spécialité de tout le voyage) !

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Pour cette matinée libre, nous décidons de nous promener un peu plus dans le vieux quartier d’Hanoï et de trouver la rue des épices et herbes médicinales. Difficile de marcher droit sur des trottoirs encombrés de vendeurs ambulants et de motos, et l’odeur des pots d’échappements n’invite pas vraiment à une longue ballade. Nous passons néanmoins par un marché couvert où se vendent des textiles de toutes sortes dans un bel enchevêtrement d’échoppes pour finalement aboutir dans la rue recherchée (grâce à une google map téléchargée sur l’iPhone de diane). Les murs des magasins tout sombres sont remplis de tiroirs contenant divers condiments et poudres de perlimpinpin et des vitrines proposent des alcools de serpents et autres bestioles (dieu sait comment on a réussi à l’introduire dans le flacon).

Nous fuyons le bruit et les odeurs (non sans l’achat pour diane d’un masque anti-pollution noir avec de grandes dents imprimées dessus) pour nous promener le long du lac de l’Ouest. L’ambiance est tout de suite plus calme et une table au bord de l’eau nous attire pour deux bières bien fraîches et un plat de riz sauté que nous nous partageons (comme de bons Hollandais). Il ne nous en faut pas plus, l’appétit de diane étant de toutes façons limité le midi et le mien n’étant pas encore au meilleur de sa forme. Nous nous rattraperons ce soir…

L’après-midi, nous quittons Hanoï pour visiter les environs, la province de Ha Tay. Nous découvrons que le pays possède une autoroute mais aussi qu’elle est encore en plein chantier et que les pagodes que nous voulions visiter ne sont accessibles que par de toutes petites routes. La pagode de Tay Phuong se trouve au sommet d’une colline mais la pâte au miel, au coco et au sésame que nous achète Hang nous occupe pendant la montée – il faut bien tout ce temps pour déloger ce machin collant d’entre nos dents ! Une deuxième pagode se trouve un peu plus loin en contrebas. Nous y comprenons que la religion vietnamienne est à l’image de la circulation: une confusion confucéenne, bouddhiste, taoïste et animiste (ce qui somme toutes vaut bien le lapin et les cloches de Pâques). Génies telluriques et effrayants côtoient des Bouddhas ventripotents ou « happy Bouddha ».

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Visite ensuite de la pagode de Tram Gian où toutes les vieilles dames veulent nous vendre un balai pour nettoyer notre autel des ancêtres… Nous goûtons ensuite la mangue verte et la goyave trempées dans un mélange de sel et de piment. Dommage qu’il est quasi impossible de trouver des mangues vertes par ici, parce que c’est vraiment bon.

Le retour est encore plus animé que l’aller: c’est l’heure de pointe et nous nous retrouvons dans une circulation anarchique, où c’est la loi du plus fort qui règne. Je n’ai toujours pas compris comment nous sommes sortis de ce rond-point, l’espace entre les voitures et motos n’étant parfois que d’un ou deux centimètres. diane en profite pour prendre une série de polaroids à l’iPhone…

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Pour le repas du soir, Hang nous propose de manger une spécialité de crevettes au bord du lac de l’Ouest mais un reportage d’Envoyé Spécial (ou Thalassa, je ne sais plus) et une petite note de François Simon nous ont intrigués: nous voulons découvrir La Verticale, le restaurant de Didier Corlou. Premier chef à revenir au Sofitel Métropole après l’ouverture du pays en 1992, ce breton rencontre une Hanoïenne qu’il épouse et décide en 2007 d’ouvrir son propre restaurant (dans une ancienne maison coloniale) où saveurs bretonnes se mêlent à la cuisine vietnamienne (du Nord) tout en expérimentant avec les épices. Heureusement que nous avions réservé, nous avons eu la dernière table, dans la cour où nous entendions les bruits de cuisine et le chef diriger son équipe. Je me décide pour un menu, le Hanoi Journey set tandis que diane choisit une entrée et un plat à la carte, que nous accompagnons d’un délicieux vin sud africain.

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Ma première entrée tourne autour de l’artichaut (de Dalat, évidemment): des cubes et des feuilles sont recouverts de petits coquillages et d’une petites sauces aux herbes. Je pense que c’est le plat dont je garde le meilleurs souvenir ! Pendant ce temps, diane déguste un pho de homard, au bouillon gastronomique. Ma deuxième entrée est basée sur la tomate: un coulis froid, un œuf poché et une mousse verte dont j’ai oublié la composition. Le plat principal est une déclinaison de canard: magret grillé, brochette au litchi, cuisse cuisinée en nem, foie gras et petits légumes. Pour diane, même idée, mais à base de buffle: ragoût, steak ultra tendre et goûtu, brochette à tremper dans un coulis de fruits de la passion, tartare sur pain, nem. Comme conclusion, un café (le seul élément raté de tout le menu) et armagnac pour diane et clafoutis de fruits de la passion accompagné d’une boule de glace pour moi.

Tous les plats étaient délicieux, inventifs, de la fine cuisine qu’on ne peut pas se permettre ici parce que c’est trop cher (ce n’était pas gratuit non plus, mais pour ce qu’on a eu, ça valait vraiment la peine). Une seule petite remarque de mon côté: chaque plat de mon menu contenait de l’anis étoilé et j’aurais préféré une plus grande variété d’épices, mais cela tient juste à l’élaboration du menu qu’il suffirait de changer. Un petit tour par le magasin du restaurant et hop, je ramène un nouveau livre (Ma cuisine du Vietnam) pour compléter ma collection et essayer de recréer les recettes.

Juste un bémol  au retour avec le taximan qui a arnaqué diane de 50.000 dongs. Ce n’est pas grand chose, 2 euros, mais quand même…

Heart of Cambodia: Bangkok (Thaïlande)

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Comme les jours passés nous avons surtout fait du shopping et exploré la partie moderne de la ville, aujourd’hui, nous décidons de découvrir une partie plus culturelle de la ville. J’avais déjà visité le Wat Pho lors de ma première visite à Bangkok mais je voulais que diane voie ça. Nous prenons donc le sky train jusqu’à son terminus le long du fleuve Chao Praya puis un des bateaux taxis qui nous dépose quasi à l’entrée de l’ensemble de temples et pagodes.

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De là nous partons en promenade dans les vieux quartiers de Bangkok, entre le Palais Royal et Thonburi, en suivant des « walking tours » du Time Out Bangkok (des guides que j’aime beaucoup quand il s’agit de visiter une ville, avec beaucoup de bons conseils pour les restaurants). Canaux, églises et pagodes se succèdent.

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L’architecture coloniale est de plus en plus remplacée par de grands immeubles, mais nous trouvons le quartier où certains plans de In the mood for love de Wong Kar-Wai ont été filmés. Près de là se dressent aussi de grands bâtiments d’époque qui faisaient office de douane ou appartenaient à de grandes sociétés commerciales. Une belle manière de découvrir plus en profondeur la ville…

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Pour notre dernière soirée, nous avons décidé d’aller boire un cocktail et manger tiki au Trader’s Vic de l’hôtel Marriott. D’après mon plan, ça n’a pas l’air si loin. Nous traversons donc le fleuve et marchons, marchons, marchons… dans un quartier sans touristes, le long d’une avenue à forte circulation. A un moment, nous craquons et arrêtons le premier taxi que nous voyons. Taxi qui nous dépose 500 mètres plus loin ! C’est un peu échevelés et en sueur que nous arrivons mais l’endroit est calme, accueillant avec son décor polynésien. La carte des cocktails est appétissante, le menu aussi ! Et comme les vins sont chers, nous prenons un grand cocktail pour deux pendant le repas. Pour le retour, nous nous rendons compte que nous pouvons utiliser le bateau privé de l’hôtel qui nous conduit au terminus du sky train. Si nous l’avions su auparavant, nous l’aurions fait à l’aller aussi !

Une belle découverte tiki pour terminer ce voyage en beauté !

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