Madère: Santo Antonio da Serra

Dimanche 17 février 2019

Ma première nuit n’est pas très bonne, comme souvent. J’ai chaud puis froid et me réveille souvent. Par contre, le petit-déjeuner est très varié et délicieux. Je n’ai pas vraiment de projets pour la journée et la météo s’annonce pluvieuse et fraîche. Je demande conseil à la réceptionniste et elle me décrit les choses à visiter dans le village.

Santo Antonio da Serra est situé en altitude, ce qui influe évidemment sur la météo et la température. C’est tout petit et possède un certain charme. Tous les dimanches, il y a un marché où les paysans du coin viennent vendre leurs marchandises. C’est là que je me rends en premier (sans faire de photos) et j’y vois les étals avec les produits divers, des légumes, beaucoup de fruits exotiques, des fleurs… La partie couverte est aménagée dans un bâtiment en béton, très basique.

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Je continue ma promenade vers l’autre extrémité du village mais ce n’est pas très agréable de marcher au bord de la route, et c’est même dangereux à certains endroits pour les piétons. Je reviens vers le centre, passe près de l’église où se rendent les fidèles pour la messe. Il y a des échoppes et des restaurants, puis, plus loin, une porte qui mène vers un grand parc.

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J’y suis presque seule, les oiseaux chantent, le ciel est gris. J’admire les cyatheas, ces superbes fougères arborescentes (qui craignent le gel, sinon j’en aurais déjà plein dans mon jardin), les rhododendrons et les azalées déjà en fleur. Je suis le chemin sans trop savoir où je vais et j’arrive à un point de vue sur la vallée, avec la mer au loin. J’ai l’impression d’être perdue mais continue ma route, me disant que je pourrai toujours faire demi-tour. Ce n’est pas nécessaire: le chemin fait une boucle et je retourne à mon point de départ. Je rentre à l’hôtel et il se met à pleuvoir.

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Je mange un club sandwich puis retourne au chaud dans ma chambre, je fais une longue sieste puis je traîne un moment à la piscine. Un peu de sport, ça fait toujours du bien. Je m’installe ensuite au salon, devant le feu ouvert, avec mon livre avant d’aller manger. Je commande un délicieux plat de scampis à l’ail et au vin blanc, accompagné d’un verre de vin blanc. En dessert, je prends une crème brûlée, ce qui va devenir mon dessert favori.

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Je lis encore un peu mais je n’ai plus beaucoup d’énergie; je récupère des semaines de travail qui ont précédé ce voyage et tente de sortir de mon hibernation hivernale.

Statistiques du jour: 8960 pas – 6,8 km

Inde – Rajasthan: Bijaipur

Le matin, je me réveille à cause de petits soucis intestinaux. Après plus de deux semaines de nourriture exotique, mon système digestif renâcle, malgré les probiotiques que je prends depuis le départ. J’espère que de l’Imodium et une double dose de probiotiques vont m’aider.

Vers 10 heures, nous partons pour une promenade dans le village de Bijaipur. A nouveau, c’est une immersion dans la vie locale. Les maisons sont peintes dans des couleurs lumineuses, des vaches et des chèvres se promènent partout. Une femme nous invite à visiter sa maison, en toute simplicité. Nous nous arrêtons aussi dans deux écoles, ce qui m’intéresse moins – et qui me met un peu mal à l’aise – mais cela ne dure pas très longtemps.

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Il fait déjà fort chaud et je ne suis pas mécontente de me reposer une vingtaine de minutes avant de repartir. Plusieurs jeeps sont à notre disposition et Tej demande de prendre la plus grande. Nous quittons le château de Mr Singh pour rejoindre sa ferme située à une bonne demi-heure de là. Le chemin est agréable, traversant la campagne. On peut voir les villages et les champs, les gens qui y travaillent et les animaux. A un endroit précis, le chauffeur sort de la route et emprunte un chemin à peine visible sur une espèce de grand plateau rocheux. En contrebas se trouve la ferme, sur les rives d’un lac.

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Nous installons d’abord sous un grand arbre pour boire un lime soda puis nous allons manger. Le repas est préparé avec les légumes cultivés sur place, de manière biologique, et propose également du poisson du lac. Pour la digestion, nous retournons sous le manguier. Tej rassemble plusieurs lits traditionnels et nous nous assoupissons au calme, avec au loin le clapotis de l’eau. A vrai dire, celui qui dort le plus profondément, en ronflant légèrement, est notre guide !

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Nous visitons ensuite les jardins potagers où poussent divers légumes – des aubergines, du taro, du gingembre… – et l’enclos des vaches.

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L’après-midi touche presque à sa fin et nous repartons, non sans nous arrêter quelques fois en chemin, d’abord dans un village Bhil très primitif puis près des tombes d’une autre ethnie – peut-être les Meena, je n’ai pas noté leur nom – connue comme un peuple de criminels et voleurs. Leurs cérémonies de crémations sont quelque peu différentes des Hindous mais je n’ai pas trop écouté les explications…

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Le soleil se couche sur le chemin du retour au château et même si la journée n’était pas très active, je me sens épuisée. Pour les Rajasthanais, il fait fort frais ce soir et donc le repas est proposé à l’intérieur, mais je n’ai pas faim et je vais dormir tôt.

Plus de photos sur flickr, surtout du village.

Inde – Rajasthan: Bhenswara

Il n’y a pas d’activités prévues avant la fin de la journée et donc, je me réveille à l’aise, surtout après la mauvaise nuit due au matelas trop fin et trop dur et à l’oreiller trop plat. Après le petit déjeuner, je lis puis je tente de dormir encore un peu. Et après le repas végétarien avec frites du midi, je fais de même.

Il y a la fatigue du voyage évidemment mais aussi un certain ennui provoqué par cet endroit isolé du monde où il n’y a pas grand chose à faire et où les abords de la minuscule piscine sont déjà occupés. Notre groupe a en effet rejoint un autre circuit de Wild Frontiers et à partir de maintenant, nous voyagerons en parallèle. Cela a changé la dynamique, nous n’avons plus ce sentiment d’exclusivité et c’est un peu dommage. Il y a aussi une certaine lassitude après deux semaines de circuit bien remplies et l’idée que les prochains jours sont beaucoup moins occupés.

Nous partons finalement vers 16 heures pour un « shepherd and leopard safari », avec l’autre groupe. Trois jeeps nous attendent – la nôtre date de la seconde guerre mondiale – et « Eyecandy » a mis son plus beau costume d’explorateur avec chapeau assorti pour nous mener à la chasse. Il est à ce point stylé que cela en devient presque drôle.

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Nous nous arrêtons dans un petit village habité par des Bhils, un peuple indigène à l’Inde (adivasi). Il y a un temple en plein air, organisé autour d’un arbre sacré. C’est là que se déroulent les rituels de guérison en cas de maladie ou de morsure de serpent. Nous nous promenons un peu entre les maisons parfois encore très primitives, entourés d’enfants, mais je me sens très voyeuse et pas très à l’aise dans cette situation, surtout que certaines personnes de l’autre groupe sont très demandeuses de photos, voire même exigeantes.

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Nous reprenons la route, enfin plutôt des chemins poussiéreux, et nous nous arrêtons dans un autre village peuplé par des Rabari, une ethnie semi-nomade qui s’y fixe pour l’hiver avant de repartir vers le Gujarat avec les troupeaux. Nous sommes immédiatement assaillis par des enfants, à un point tel que je quitte le groupe. Connie me suit tout de suite et nous tentons de nous réfugier près de la jeep et près de Tej qui au moins sait communiquer avec eux et leur dire d’arrêter. Ce qui n’empêche pas une gamine particulièrement insistante d’exiger que je lui donne le badge qui orne mon sac à main.

Ou comment le tourisme détruit certaines relations humaines.

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Après ce moment que j’ai trouvé très compliqué, nous continuons la route et nous nous arrêtons dans un endroit qui est heureusement très isolé, avec une belle vue sur la campagne et les collines environnantes. Les chauffeurs et guides installent un feu de bois et nous proposent chai et rhum tandis que le soleil se couche.

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« Eyecandy » avec son téléphone

Une fois la nuit tombée, nous partons à la recherche des léopards. Je n’y crois pas trop, et en effet, aucun ne se montrera dans la lumière des grands phares qui balayent les collines. Mais c’est aussi l’occasion de voir les étoiles sans effet de la pollution lumineuse des endroits plus urbanisés. Pendant le chemin du retour, nous croisons des sangliers et un porc-épic qui s’enfuit.

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La route me semble bien longue mais nous arrivons enfin à l’hôtel où nous mangeons un repas un plus épicé qu’hier. Je prends ensuite une douche bien méritée et je vais dormir.

Plus de photos sur flickr.

Inde – Rajasthan: Nagaur – Manwar Desert Camp

Après une excellente nuit, le petit déjeuner ne déçoit pas non plus. C’est à la carte et je choisis des œufs accompagnés de pain et des fruits. Mais il faut déjà quitter cet endroit idyllique pour commencer de nouvelles aventures – et il y en aura aujourd’hui !

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Nous empruntons d’abord une bonne route mais elles deviennent de plus en plus mauvaises, à une bande. Après quatre heures de trajet, je me sens vraiment fatiguée et quand nous arrivons au Manwar Resort pour le repas, je ne mange presque rien. Il fait trop chaud pour repartir tout de suite (les températures sont trop élevées pour la saison et tournent autour des 35° – pas que cela me dérange en fait) et j’en profite pour faire la sieste près de la piscine.

Nous sommes dans le désert du Thar qui est parsemé d’arbustes épineux et qui ne ressemble en rien aux larges étendues de sable du Sahara que j’ai vues sur les photos de mon papa. Nous avons d’ailleurs plaisanté sur le sujet en rentrant et il m’a dit que je n’avais pas vu le vrai désert.

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Vers 15h30, des jeeps nous emmènent pour une visite de la région. Nous nous arrêtons d’abord auprès d’un forgeron qui a clairement déjà vu des touristes: il pose pour les photos après avoir enroulé son turban sur sa tête. C’est lui qui active le feu mais c’est une femme qui fait le travail lourd et difficile de façonnage du métal à l’aide d’une masse. Les enfants nous observent de loin.

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Nous reprenons la jeep pour une séance de montagnes russes sur les dunes: la voiture tout-terrains monte au sommet puis se laisse quasiment glisser vers la bas, à un angle très abrupt. Je ne peux pas dire que je sois à l’aise et je ferme les yeux tout en me tenant très fort. Après quelques fois, cela va déjà un peu mieux et j’ose regarder ce qui se passe. Les émotions fortes et moi, cela ne fait pas bon ménage !

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Nous nous arrêtons ensuite auprès d’une famille qui nous montre leur maison construite avec l’aide du gouvernement, située à côté des cases traditionnelles. Mais la star du moment est le bébé chèvre de quelques jours qui a encore du mal à se tenir sur ses pattes.

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Les aventures de la journée ne sont pas encore terminées ! A peine arrivés au Manwar Desert Camp, nous rencontrons les dromadaires qui vont nous emmener en ballade. Je choisis Justin (aka Pintu) – Justin est le nom que Tej lui avait trouvé en plaisantant, Pintu est son vrai nom. Ce n’est pas le plus grand mais bien le meneur de la troupe, dirigé par le doyen des chameliers. L’embarquement est un peu rude mais ça va, je m’accroche. Et puis c’est parti. J’ai un peu de mal à me détendre mais je fais des efforts, tentant de prendre le rythme du chameau (insérer ici une chanson de Tinariwen).

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Nous montons sur une grande dune où nous arrivons pour le coucher du soleil et où nous grignotons de minuscules prunes du désert (plus petites que des cerises). Il n’y a personne autour de nous, à part quelques enfants qui nous ont accompagnés et il fait très calme, très serein. Et puis c’est la descente de la dune. Je dois me tenir fort en arrière pour ne pas tomber et je m’agrippe tellement à la selle que j’en ai mal aux mains ! Et la descente de l’animal n’est pas moins folklorique ! Je garde malgré tout un bon souvenir de cette expérience mais je ne suis pas sûre que je vais la réitérer dans le futur.

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De retour au camp, je découvre ma tente qui est très luxueuse: un grand lit et une salle de bain avec tout le confort moderne. La douche fait un bien fou après la poussière de la journée.

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Je rejoins le groupe pour l’apéritif – il n’y a que deux autres touristes dans le camp ce soir – et nous profitons d’un concert de Manganyars, les musiciens itinérants du désert du Rajasthan. Leur performance est meilleure qu’à Gajner, moins touristique, et je me laisse entraîner par cette musique sous le ciel étoilé.

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Nous prenons ensuite le repas mais je n’ai toujours pas très faim, ce qui n’est pas trop grave après les excès du jour précédent. Fatiguée par les aventures de la journée, je m’endors vers 9 heures.

 

Inde – Rajasthan: Khandela

Le chant du muezzin me réveille de bonne heure mais je me rendors un moment avant d’aller petit-déjeuner. Il n’y a pas de buffet mais divers plats sont sur la table (rotis, yaourt, fruits, toasts) et il y a moyen de commander des oeufs.

La journée sera calme mais non moins intéressante (je pense avoir battu mon record de photos en une journée). Le matin, nous partons nous promener dans cette petite ville qui a gardé un caractère ancien, avec ses ruelles et havelis (maisons de commerçants). Elle a une longue histoire et a été la capitale de la région du Shekhawati entre 1538 et 1615 mais comme elle se trouve hors des circuits touristiques, je n’ai pas trouvé beaucoup d’autres informations. C’est un plaisir de visiter un endroit sans touristes et je suis tombée sous le charme des maisons et des habitants.

Nous commençons la visite par le centre médical que tient le Docteur Singh, le propriétaire de l’hôtel et descendant de la dynastie des chefs locaux. Il soigne gratuitement les gens de la ville et possède divers équipements comme un appareil à rayons x ou un électrocardiogramme. Il nous raconte que beaucoup de patients ont des problèmes de poumons parce qu’ils fument trop et que la consultation des femmes enceintes n’est jamais très aisée pour des questions de pudeur. Mais il fait de son mieux et malgré le fait qu’il ait atteint l’âge de la pension, il veut continuer à rendre service à sa communauté.

La promenade passe par le centre commercial et nous passons devant diverses boutiques où mes compagnes de voyage font évidemment du shopping: bracelets, foulards, jupes… En même temps, ces arrêts sont un bon moyen pour observer la vie quotidienne, les hommes en costume blanc traditionnel et turban, les femmes se cachant derrière leur voile coloré et brodé, légèrement transparent. Autant j’évite les regards masculins, autant j’essaie de croiser les yeux des femmes et souvent cela déclenche des sourires de leur part, remplis de curiosité mais aussi de bienveillance. Mais je respecte leur timidité et préfère ne pas les photographier de face. La plupart des photos de gens que j’ai prises sont d’ailleurs un peu volées, souvent je ne vise pas mais appuie sur l’obturateur, quitte à effacer les (nombreuses) photos ratées. Voyager en groupe ne permet pas l’autre option qui est celle de s’installer dans un coin discret et de prendre des clichés de cette manière un peu cachée.

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De toutes façons, je me sens plus à l’aise devant les bâtiments et l’architecture de Khandela me donne plein d’opportunités. Très vite, je commence à photographier des portes, toutes différentes, de couleurs vives ou en bois travaillé. Je me souviens vaguement avoir vu un livre intitulé « Doors of Rajasthan » et je comprends tout à fait son intérêt maintenant.

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Pendant la promenade, nous passons chez un forgeron, croisons des coiffeurs et tailleurs, des marchands de légumes. Nous sommes reçus chez un potier qui fabrique les urnes traditionnelles permettant de conserver les aliments.

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Certes, il faut regarder par terre où mettre ses pieds – les animaux vivent autant en rue que les humains – mais il n’y a pas foule et la promenade est très agréable.

A midi, nous mangeons des pakoras et des galettes aux épinards dans le jardin de l’hôtel puis nous avons un moment pour nous reposer. Je lis un peu et fais la sieste, ce qui fait un bien fou.

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Nous repartons vers 16h pour une nouvelle découverte de la ville et de ses environs. Je photographie à nouveau des havelis bleus et roses, de magnifiques portes découpées, des rues très calmes. Des femmes chantent dans un temple. Une bergère nous croise, suivie de son troupeau de chèvres. La ville n’est pas grande et très vite, c’est la campagne qui nous entoure.

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Le but de la promenade, ce sont les cénotaphes des maharadjahs qui sont superbes dans la lumière du soleil couchant. Encore un lieu intéressant pour faire de nombreuses photos des coupoles, entres arcs découpés et symétries.

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Nous reprenons ensuite la promenade sur cette route perdue au milieu de nulle part pour rejoindre la ferme de Mr Singh. A l’entrée se trouve un énorme réservoir d’eau traditionnel mais il est impossible de voir le fond. Il y a des hiboux, des singes, des perruches.

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Nous prenons l’apéritif, des Kingfisher bien fraîches. Le vent se lève, le temps se couvre, comme si la pluie était imminente. Cela crée une atmosphère bizarre, une idée de fin de monde (j’exagère un peu mais nous sommes assez loin de tout, sans grand monde atour de nous).

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Une fois la nuit tombée, nous prenons une jeep qui  nous reconduit à l’hôtel. Tout le village nous reconnaît et nous fait des signes joyeux.

Nous prenons à nouveau notre repas sur le toit de l’hôtel. Tej, notre guide, montre ses talents de cuisiner: il a préparé un curry de mouton, ou de chèvre en fait. Mr Singh s’installe avec nous un moment pour parler de son pays et des nombreux problèmes d’écologie. La région s’assèche parce que les terres sont divisées entre les enfants toujours plus nombreux et sur chaque nouvelle parcelle est creusé un nouveau puits. Or le Rajasthan est déjà en grande partie recouvert d’un désert, le désert du Thar. Le gouvernement a lancé une grande campagne de plantation d’arbres, notamment le long des routes, et c’est quasi hypnotique de les voir défiler depuis le minibus, encagés dans un grillage métallique pour que les animaux ne les mangent pas de suite. Je me pose la question du suivi parce que beaucoup sont déjà morts… Autre problème, la diversité animale: il ne reste quasi plus de vautours. En bons charognards, ils se délectent des vaches mortes mais celles-ci sont aujourd’hui remplies d’antibiotiques. Or, les vautours sont incapables d’assimiler ces substances et meurent. Et ce n’est qu’une fraction des problèmes de la région.

(Plus de photos sur flickr).

Birmanie: Lac Inle

Deuxième journée de découverte du lac Inle et de ses alentours. Le pêcheur Intha vu hier refait son show aujourd’hui quand nous passons près de lui. Un peu plus loin, le piroguier doit faire demi-tour, le canal qu’il voulait emprunter est fermé. Des jacinthes d’eau s’emmêlent dans son hélice et nous prenons du retard. Les autres piroguiers viennent d’ailleurs voir ce qui se passe. Nous prenons un autre canal pour finalement nous retrouver sur une petite rivière. Il y a de mini-barrages qui font un peu sauter le bateau mais rien de très dangereux.

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Nous débarquons à Indein, avec plein d’autres touristes que nous retrouvons au marché. Il y a des femmes de l’ethnie locale, les Pa-O, reconnaissables par leur couvre-chef (un genre de bout de tissu replié). Je prends plein de photos volées en tenant mon appareil devant mon ventre et en appuyant aléatoirement sur mon déclencheur. Cela donne beaucoup de photos ratées mais aussi quelques réussites.

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Nous partons ensuite pour un premier « trek ». Je mets le mot entre guillemets parce que nous ne marcherons pas vraiment beaucoup, juste deux ballades d’une heure chacune, entrecoupées par le repas. La route en terre n’offre que peu d’ombre et il fait déjà assez chaud. Nous croisons les ruines d’Indein, des stupas anciens qui s’écroulent en partie; les vaches viennent y paître.

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L’arrêt suivant est à l’école du village de Nadawnkya et nous recommençons les dons comme à Bagan. Les enfants, enthousiastes, chantent des chansons, les uns plus fort que les autres. Je trouve à nouveau que ça dure un peu longtemps, et nous sommes plusieurs à nous être mis à l’écart, sous un arbre. Nous nous promenons ensuite dans un village et entre les champs.

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Le plus impressionnant reste à venir: au bout d’un chemin apparaît une forêt de stupas dorés, blancs ou en brique rouge. Le site est assez magique et il y a moyen de déambuler entre les constructions. Un côté est rénové, l’autre est bien plus décrépit, plus authentique peut-être ? ou juste différent.

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Un long corridor couvert et rempli de magasins de souvenirs nous ramène à Indein, au restaurant Golden Kite. Tentant toujours de soigner mes maux de ventre, je me décide pour un plat tout à fait différent: une crêpe aux bananes et au chocolat (belge – précisera le patron, importé depuis Singapour et de marque – je ne suis pas sûre d’avoir bien compris – Carrefour !). A posteriori, je sais bien que j’aurais dû me cantonner à du riz et des légumes vapeur, mais bon, on ne se refait pas.

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Nous repartons pour une deuxième promenade à travers la forêt de bambous, des bambous assez impressionnants par leur taille. Il n’y a pas grand chose à voir mais l’attraction est la traversée d’un pont brinquebalant. Je mets tout mon temps, pas très sûre de moi, mais j’arrive sans encombres, tout comme les autres membres du groupe qui ont encouragé tout le monde. Il faut escalader quelques rochers ensuite pour arriver au village de Nay Daw. Un chien aboie, les autres restent inertes. Des poules se promènent avec leur progéniture. Un moustique réussit à me piquer à l’intérieur de la main. Une femme prépare le repas du soir, mettant des légumes dans un grand chaudron.

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Le chemin du retour nous fait passer près d’une aire où il est interdit de faire des photos: les hommes s’y adonnent en effet à des jeux de hasard. Après une pause, nous reprenons les pirogues. Je ne m’en rends pas compte à cause du vent mais le soleil tape fort et je ne me protège pas…

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A l’hôtel, je sens que j’ai très chaud tout d’un coup. Je bois une bière fraîche et me sens mieux. Je complète mes notes de voyage en regardant le soleil se coucher sur le lac depuis le bungalow.

C’est le dernier soir pour une grande partie du groupe et un repas est prévu. Sur les tables du restaurant, les serveurs amènent divers plats constituant un buffet Shan: crackers au sésame et au tofu, soupe de haricots noirs, porc braisé assez gras, poisson farci aux herbes, mange-tout, salade de légumes crus et divers condiments. Je n’ai pas beaucoup d’appétit.

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Subitement, je me sens très mal, le sang se vide de tout mon corps et je retourne vers ma chambre. Le trajet me semble vraiment long. Je me couche et peu de temps après, je remets tout mon repas, ce qui me libère enfin de mes maux de ventre. Je me sens vidée mais enfin mieux, quoique très faible.

Birmanie: Bagan – Heho – Lac Inle

Départ aux aurores ce matin (ça devient une habitude) pour prendre l’avion à l’aéroport de Bagan. Le car traverse à nouveau le site archéologique et donne une dernière vue des temples et des montgolfières qui les survolent. Tous les véhicules sont contrôlés à l’entrée; apparemment, il y a eu un attentat à la bombe récemment et il y a des avis de recherche des terroristes présumés. Le débarquement des bagages est entre les mains de porteurs et mêmes nous, nous sommes quelques peu expédiés, Moe Moe court-circuitant la file des contrôles aux rayons X, au grand dam des Français que nous dépassons. Ah quel plaisir de les entendre râler, eux qui sont toujours les premiers à pousser pour passer devant tout le monde ! En fait, nous étions un peu en retard et très vite, on nous demande d’embarquer. Pas de places fixes dans l’avion de Yangon Airways mais peu importe, personne ne se bouscule.

Le vol est très court et ne dure que 35 minutes. Quand nous sortons de l’avion à Heho, des gardes armés surveillent l’aéroport. Il fait froid et je regrette à nouveau ma polaire. Nous prenons le car et nous arrêtons… à un atelier ! On nous explique la fabrication du papier mais aussi des parasols. Ils sont très jolis mais un peu encombrants. Si je n’avais pas poursuivi mon voyage en Thaïlande, j’en aurais probablement acheté un. J’acquiers plutôt un petit pendule en métal au son cristallin qui sera parfait pour le jardin.

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Après une heure de route, nous débarquons au village de Khaung Daing. Moe Moe nous guide et nous fait découvrir la fabrication de divers snacks traditionnels: des crackers de riz ou de pois chiches, des graines de tournesol…

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Nous repartons ensuite pour arriver quelques minutes plus tard au superbe hotel qui nous hébergera trois nuits. Je dîne d’une salade de poulet et de tomates et sirote le reste de ma bière sur la terrasse du bungalow en lisant et admirant le paysage avec Eddy. L’après-midi est libre mais il a une activité optionnelle qui me tente bien.

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Vers 15h30, nous embarquons dans un tuk tuk en direction du village de Nyaungshwe où nous nous arrêtons pour permettre à certains membres du groupe non prévoyants d’acheter des pulls. C’est le village principal où logent la plupart des touristes et il y a un peu une ambiance backpacker. Nous continuons la route pour une visite de l’exploitation viticole de Red Mountain Estate. C’est la première fois que j’ai l’occasion de faire ça et c’est en Birmanie ! Alors que j’habite à côté de la France et qu’on produit même du vin en Belgique. Nous goûtons les différents vins mais seul le Sauvigon blanc est bon. La vue est très belle et nous voyons un autre coucher de soleil.

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Nous reprenons le tuk tuk pour un repas dans un endroit un peu particulier. La Bamboo Hut est tenue par une famille qui invite des touristes pour des repas traditionnels. J’ai enfin l’occasion de boire un gin tonic et les plats servis sont délicieux: feuilles de bananier à la vapeur contenant un mélange de poudre de riz et d’oignons de printemps, formant un genre de pâte, la même chose mais frit, crackers aux pois chiches et au tofu, salade de tomates vertes et d’avocat, curry de poulet et de pomme de terre, pâte de roselle, poisson entier recouvert de plein d’herbes aromatiques. Papaye et pastèque en dessert. C’est un endroit peu connu mais qui vaut le détour (on le trouve néanmoins sur Tripadvisor).

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Le retour est assez épique. Comme c’est la nuit, Moe Moe préfère nous diviser dans deux tuk tuk. Il fait vraiment froid et nous nous serrons les uns contre les autres, emmitouflés, et surtout racontons plein de bêtises qui nous font beaucoup rire. Le trajet semble long quand même, mais quelle aventure ! A cette heure, à peine 20 heures, il n’y a plus personne en rue et il fait très noir, malgré une lune qui crée des ombres bizarres sur la route.