Sri Lanka: Bandarawela – Yala National Park – Kataragama

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Aujourd’hui, nous redescendons jusqu’au niveau de la mer. La route est sinueuse et les précipices vertigineux. La plupart du temps, aucun parapet ne protège les véhicules d’une sortie de route mais heureusement, peu font de la vitesse. Et le chauffeur du car est excellent. Nous nous arrêtons à Ella pour un superbe point de vue vers la côte. On y voit aussi au loin le train que nous avons pris hier dans les montagne. Ainsi qu’une plante grimpante aux fleurs assez insolites, une aristolochia.

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Pause ensuite pour admirer une grande chute.

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Je m’endors dans le car et quand je me réveille, le paysage a complètement changé: les montagnes ont disparu et les rizières se succèdent, bordées de palmiers et bananiers. Nous arrivons à l’Hotel Mandara Rosen de Kataragama. Les chambres sont spacieuses, donnant l’idée de pavillons individuels et la salle de bain est moderne mais le tout a déjà un petit côté désuet (cela va évidemment très vite dans l’hôtellerie). Nous nous installons autour de la piscine et je commande un sandwich au poulet et une limonade mais je dois vite changer de place parce qu’il y a une nuée de mouches.

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A 14h45, nous partons pour un safari au Yala National Park. Des jeeps spéciales nous attendent pour nous y conduire. Je me retrouve dans celle des deux couples amateurs d’oiseaux et j’en suis bien contente, j’aurai droit à plein de commentaires ! De plus, Sarah me prête une paire de jumelles qui me seront d’une grande utilité. Le parc est une vaste étendue couverte de petits arbustes et d’herbe, parsemé de points d’eau. Une faune très variée y vit et nous avons l’occasion de voir des aigrettes, des hérons, des martins-pêcheurs, des tantales indiens (de la famille des cigognes), des paons, des pigeons verts, des aigles, des perruches mais aussi des singes, des lapins, des buffles qui profitent de l’eau, une famille d’éléphants… Je sens très vite les limites de mon appareil photo et le laisse souvent pour mieux profiter du paysage et des animaux qui m’entourent.

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Nous roulons depuis un moment déjà mais nous n’avons toujours pas vu l’animal phare du parc, le léopard. Après une courte pause, nous reprenons la route, alors que le crépuscule arrive. Et là, caché dans les arbres, deux léopards ! L’un d’eux nous observe, amusé ou ennuyé mais il se laisse facilement prendre en photo. Je fais quelques tentatives mais les limites de mon appareil se montrent bien vite. Tant pis, je préfère l’observer. Nous repartons, et un peu plus loin, une chance de plus: un léopard se prélasse dans l’herbe. Nous rentrons émerveillés et heureux de ces rencontres fortuites avec ces animaux sauvages.

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Le repas est à l’hôtel – qui est loin de tout, comme souvent. La salle du restaurant est immense et le buffet fort cher. Comme j’arrive tôt, je commande un plat de rice and curry aux crevettes mais il n’y en a pas. Ce sera au poulet et à la coriandre donc. Il est accompagné de curry de pommes de terre et de courges, de chutney à la mangue et de dhal. C’est évidemment bien trop copieux !

C’était une après-midi riche en émotions mais je me rends compte que je ne suis pas une fille à safaris. J’ai aimé la ballade mais je préfère de loin les vieilles pierres. Et dans ce voyage, il y a plus de nature que de culture… ce qui ne m’empêche pas de profiter de chaque moment.

Sri Lanka: Giritale – Polonnaruwa – Matale – Kandy

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Ce matin, il pleut. Nous partons en car vers l’antique cité de Polonnaruwa pour visiter celle-ci. Directives du guide Roshan: « cover up but wear flip flops » – pantalons ou jupes longues, se couvrir les épaules, chaussures faciles à retirer. Il nous dira tout le long du voyage comment s’habiller pour les activités du jour, ce qui facilite pas mal les décisions matinales.

Premier arrêt à la statue du roi Parakrama Bahu (1153-1186) qui avait épousé 300 femmes et n’a jamais eu d’enfants. C’est lui qui est responsable de la construction de la ville de Polonnaruwa et de sa splendeur. La statue le représente avec une belle moustache et un petit ventre replet. Il pleut mais le car possède une collection de grands parapluies pour nous abriter et j’ai eu la bonne idée de mettre mes tongs: mes pieds sont mouillés mais l’eau est chaude et je n’abîme aucune paire de chaussures.

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Un second arrêt se fait au palais royal ou Vejayanta Pasada, dont les murs s’élèvent encore sur deux étages – il en possédait sept, dont quatre en bois. Il comportait de nombreuses chambres pour héberger toutes les femmes.

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En face se trouve la salle du conseil de Parakrama Bahu qui a été reconstruite par les archéologues anglais de manière un peu fantaisiste. Les sculptures montrent notamment un éléphant à cinq pattes. Roshan nous rassure: il y en a un à trois pattes un peu plus loin.

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Un autre temple, avec un linga, vient ensuite.

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Plus loin se trouve la Terrasse de la Relique de la Dent, composée de plusieurs bâtiments. Le Thuparama est un temple de style hindou, en cours de rénovation. Il abrite différentes statues de Bouddha datant du 7e siècle, taillées dans un pierre contenant du quartz qui scintille à la lumière.

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Le Vatadage est une plate-forme circulaire ornée de nombreuses statues et bas-reliefs. C’était une chambre des reliques couverte par une structure en bois. Quatre bouddhas assis sont tournés vers les quatre points cardinaux. Des singes s’y amusent et la pluie s’est arrêtée. Avec l’évaporation, il fait chaud et humide, collant même.

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En face se trouve le Hatadage, un temple rectangulaire dont il ne reste que les fondations, ainsi que le Sat Mahal Prasada en style khmer, ce qui pose question aux archéologues. Il pourrait avoir été destiné aux commerçants cambodgiens mais rien n’est sûr.

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Pas question de marcher beaucoup aujourd’hui: le car nous emmène au point suivant, le Rankot Vihara, un immense dagoba en brique, recouvert de mousse. Pieds nus, c’est un peu ardu: le monument est entouré d’un terrain de sable au gros grains et petits cailloux.

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Le soleil est revenu quand nous arrivons au Kalu Gal Vihara. Le site est impressionnant avec ses quatre statues gigantesques, si ce n’était cet horrible auvent en métal censé protéger le site. Il paraît que son installation a bien plus abîmé le site antique que les intempéries. Nous y assistons à une mini cérémonies d’offrandes.

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La visite de ce site ancien m’a comblée et j’y aurais bien passé la journée – je n’ose pas trop lire dans le guide quels autres monuments j’aurais pu visiter.

Dans les voyages organisés, je redoute les nombreux arrêts « sponsorisés » dans divers ateliers d’artisanat local. Ce circuit au Sri Lanka est assez épargné mais nous avons quand même été dans un atelier de sculpture sur bois et vu une courte démonstration. Certaines des oeuvres présentées à l’achat possèdent toutes les caractéristiques de la kitschitude suprême, d’autres sont plus simples. Sachant que mes parents sont venus ici en 1975, je n’ai pas l’intention de ramener comme eux masques et éléphants, les leur étant devenus vintage entre temps !

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Au restaurant, je n’ai pas envie de m’empiffrer au buffet et je partage un sandwiche avec Suzanne. Evidemment, cette fois-ci, c’est un peu juste mais j’ai toujours un stock de biscuits pour les petites faims. Le car nous emmène plus loin, pour un long trajet pendant lequel je fais une bonne sieste et nous nous arrêtons à un jardin d’épices à Matale. Un guide nous montre les différentes plantes et explique les bienfaits de chacune selon la médecine ayurvédique, nous proposant de les tester. Comme j’ai été violemment attaquée par un moustique en sortant du car, je me propose pour tester l’onguent anti-chatouillements. Le lendemain, la piqûre traitée est rouge, gonflée et allergique; l’autre, à laquelle personne n’a touché, a disparu. Le plus stupide, c’est que j’ai acheté l’onguent en question. Il faudra que je lui trouve une autre utilité.

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(macis)
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(le fruit du jacquier)

La route est encore longue, une heure et demie, et la conduite devient plus difficile. Nous abordons une région plus montagneuse et le trajet est assez sinueux. Arrivés à Kandy, il fait noir et la ville est complètement embouteillée. L’hôtel Thilanka est un peu en retrait, sur les hauteurs au bord du lac. Les chambres sont très modernes, très grandes, avec un balcon mais il est conseillé de ne rien y laisser ni de nourrir les singes qui se promènent sur les toits.

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(admirez le beau néerlandais !)

Ma compagne de chambre reçoit un paquet qui l’intrigue. Il contient un t-shirt qu’elle met pour dormir chez son petit ami. Elle découvre que celui-ci est venu la rejoindre et qu’il fera le reste du voyage avec nous. Pas dans le groupe qui est complet, mais en parallèle, avec chauffeur privé. Je suis contente pour elle – la surprise est de taille – mais aussi pour moi: à partir de maintenant, je dors seule ! Ce sera parfois un peu compliqué parce que Roshan a demandé que les apparences soient préservées. Sa valise est donc menée jusqu’à la chambre et elle doit ensuite la déplacer vers celle du petit ami. Ce qui posera de temps en temps des problèmes par rapport à la clé, causés par sa désinvolture. Je ne me suis pas énervée mais cela a parfois été limite. Et autant nous avions de bonnes relations au départ, autant j’ai eu plus de mal avec elle par la suite, et inversement – je pense. En fin de compte, le plus accommodant et agréable des deux était le petit ami. Que dire de plus ? Très vite, il y a eu des questions dans le groupe à propos de son âge… la différence étant plutôt importante, dans le sens où lui n’a pas 30 ans. Ce qui cadre bien avec ses efforts à elle pour paraître si jeune.

Au restaurant de l’hôtel est servi un magnifique et délicieux buffet, que j’accompagne d’une bière, mais je dois bien vite aller dormir, espérant calmer ainsi un mal de ventre subitement apparu.

Sri Lanka: Wattala – Dambulla – Sigiriya

Ma nuit est un peu agitée à cause de mon nez qui se bouche régulièrement et de ma toux – j’essaie de me retenir pour ne pas déranger Aneta – mais en me réveillant, je suis relativement reposée. Le petit déjeuner est assez varié, sous forme de buffet, mais pas de très bonne qualité à moins de manger du curry dès le matin. Nous partons à 8h30 avec un beau car qui permet à chacun de disposer de deux places. Après deux heures, nous faisons une pause et je bois une limonade à prix européen. Le trajet se poursuit encore pendant une heure, traversant différentes petites villes peu attractives. Le reste du paysage est parsemé de palmiers et de végétation abondante – un paysage typique des tropiques.

Nous nous arrêtons dans un hôtel où nous avons le choix: buffet ou commander un plat. Roshan nous a expliqué qu’il n’est pas possible partout de commander un plat à cause des temps d’attente très longs. Le soir, il y a moyen de passer commande une heure trente avant mais le midi, il ne faudrait pas retarder tout le groupe. Ici, le service est rapide et je choisis l’option sûre et peu originale: du riz frit au poulet. Le plat est immense et je n’arriverai qu’à manger le tiers, en me forçant un peu. C’est très poivré et comme prévu, peu intéressant mais je suis rassasiée.

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Quelques minutes de car plus tard, nous débarquons à Dambulla pour visiter les temples troglodytes. Le ciel est de plus en plus menaçant tandis que nous gravissons la colline via des escaliers assez raides mais les nombreux singes nous distraient. Ils sautent d’arbre en arbre, se grattent impudemment ou s’ôtent les poux. Au sommet, il faut retirer ses chaussures, comme dans tous les sites religieux, et se couvrir épaules et genoux.

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La première grotte est fort petite et héberge un immense Bouddha couché et mort: ses deux pieds ne sont pas alignés. Il a été sculpté à même la roche au 1er siècle av. J-C et peint en or au 12e siècle. Ses yeux sont mi-clos et il a l’air serein. Entre-temps, dehors, c’est le déluge. Nous attendons un moment à l’abri puis nous nous lançons vers la seconde grotte. L’eau qui tombe est chaude et ce n’est pas trop désagréable, même pour les pieds nus qui prennent un bain.

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La deuxième grotte est la plus grande, elle mesure 50 mètres de long et 7 mètres de haut (dans sa partie la plus haute). Elle abrite un autre Bouddha couché, qui dort (ses pieds sont alignés) ainsi que nombreuses autres statues et des fresques qui recouvrent le plafond.

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La troisième grotte héberge également un Bouddha couché, et ainsi de suite… Une longue galerie couverte permet de déambuler d’une grotte à l’autre tout en restant au sec. Après un moment, la pluie s’arrête aussi brusquement qu’elle est venue et le paysage se dévoile au loin. L’aide du chauffeur arrive avec des parapluies mais c’est trop tard.

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(oui, il faut aussi passer l’aspirateur dans les lieux sacrés)

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Nous redescendons et passons près d’un immense Bouddha doré, moderne et un peu prétentieux.

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Retour au car pour la suite du voyage. La pluie se met à nouveau à tomber à verse et le paysage est noyé dans la brume. Nous arrivons à l’hôtel Sigiriya, un peu perdu dans les bois. Moderne mais stylé, il offre une vue superbe sur le roc de Sigiriya. Les chambres donnent l’impression de pavillons individuels, aux plafonds très hauts, mêlant traditions et modernité, avec une vue sur un jardin intérieur où se prélassent des tortues.

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(Eddy, comme d’habitude, profite en premier du lit)

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Entre la chaleur tropicale et la pluie, l’anti-moustiques et la crème solaire, je prends une douche bien méritée avant d’aller dans le bar – salon, une grande terrasse couverte en fait, pour me connecter à l’internet et boire une bière en discutant avec les autres membres du groupe. Le repas est sous forme de buffet et il est bien meilleur que le précédent. Je goûte à divers currys jamais très piquants: du porc, du bœuf, des légumes et je prends des fruits en dessert.

Mon rhume est toujours là et crains déjà le vertige pour la visite du lendemain. J’ai encore du mal à me faire une impression du groupe. Beaucoup sont très calmes et parlent peu mais les premiers jours sont toujours un peu difficiles et étranges.