Hambourg: où je me réfugie dans des musées face au déluge

Le réveil fait un peu mal ce matin: je dois partir vers 7h de la maison pour arriver à temps à l’aéroport (en taxi – les transports en commun auraient exigé de partir 30 minutes plus tôt, voir plus). Je ne suis toujours pas très habituée à l’enregistrement DIY et évidemment, je n’arrive pas à afficher sur mon téléphone le QR code de ma carte d’embarquement. Ce sera donc une hôtesse qui m’aide et qui m’imprime le papier (je penserai à l’imprimer aux machines de l’aéroport la prochaine fois, n’ayant pas d’imprimante à la maison). La porte n’est pas affichée à l’avance sur le grand tableau mais je constate que les vols sont renseignés à chacune d’entre elles et je me dis que je risque bien de trouver la mienne en regardant les indications. C’est le cas, après très peu de temps même. Tout ça pour obliger les passagers à flâner dans les magasins. Je préfère m’occuper avec mon iPad !

En entrant dans l’avion, je tente de voir qui sont les pilotes mais les reflets sur le hublot m’en empêchent. Décollage via le nord, en suivant le canal. Et puis l’hôtesse annonce le nom de notre capitaine, nom que je reconnais du groupe des blogueurs culinaires belges. Après l’arrivée à Hambourg, je vais me présenter et me rend compte que j’ai raté l’occasion de ma vie ! Sylvia m’aurait invitée avec plaisir dans le cockpit pour assister à l’atterrissage, ce que j’aurais adoré. Peut-être que le hasard fera bien les choses une prochaine fois.

A part ça, il pleut à verse et il fait triste et gris à mourir.

Je récupère mon bagage et achète une Hamburg Card à l’office du tourisme, conseillée par un très gentil vendeur qui parle français. Cette carte n’était peut-être pas tout à fait avantageuse pour moi mais je n’ai pas fait le compte. Coûtant environ 39€ pour quatre jours, elle m’a permis de prendre tous les transports en commun et a proposé quelques réductions sur des musées et excursions. Les tickets individuels du métro étant fort chers, je m’y suis peut-être retrouvée et, en tous cas, j’ai pris plus souvent le métro que je ne l’aurais fait sans avoir cette carte.

Le réseau des transports est clair et bien organisé, combinant les trains du S-Bahn à un métro nommé U-Bahn (et des bus que je n’ai pas pris). Le trajet vers mon hôtel prend une quarantaine de minutes, avec un changement. Quand je sors à ma station, Überseequartier, pas d’hésitation sur la direction à prendre: je me trouve au milieu d’un chantier, dos au fleuve, face à des bâtiments. Et en effet, l’Osaka Allee est en face. La pluie qui avait cessé un moment se remet à tomber de plus belle, un vrai déluge même et j’ai tout juste le temps d’arriver à l’hôtel, le 25 Hours Hotel HafenCity (j’en parlerai dans un billet séparé) sans trop me faire mouiller.

Vu les circonstances, et comme il est trop tôt pour prendre possession de ma chambre (il doit être midi et demie), je m’installe au restaurant de l’hôtel, le Neni, au très joli cadre, très chaleureux, décoré avec des objets de récupération. La carte est d’inspiration moyen-orientale et je commande houmous et aubergine grillée extra smoky sur le conseil du serveur barbu hipster. Les quantités sont un peu grandes pour moi mais je me régale.

HamburgC’est aussi l’occasion de mettre en place les plans pour l’après-midi. J’avais noté une série de choses à faire et à voir, créant par la même occasion une google map signalant points de vue, restaurants et magasins. La pluie s’est un peu calmée mais des gouttes tombent encore. Ce sera donc expos et musées. Je pars à pied vers les Dreichtorhallen, deux grands bâtiments industriels qui se font face. Le premier abrite un musée de la photographie et le second propose une exposition de Bill Viola. Je le connais de nom, je suis sûre que j’ai déjà vu ses œuvres mais je ne sais plus trop à quoi m’attendre.

Hamburg005

Hamburg004

IMG_0125

IMG_0132

Il s’agit en fait d’installations filmées et la première est tout simplement superbe. Un écran immense. De l’eau tombe sur un personnage, au ralenti; les images sont diffusées dans l’ordre inverse. C’est un diptyque en fait, et la seconde partie montre un océan de feu. Dans beaucoup d’autres installations, les quatre éléments ont de l’importance mais aussi le déroulement de la vie humaine. Je suis subjuguée par cette exposition et ne peux rêver d’un meilleur début à mon séjour, malgré la pluie.

Hamburg003

Hamburg001

Hamburg002

Pluie qui tombe à verse quand je sors mais l’exposition de photos en face ne m’intéresse guère et j’attends un moment sous l’auvent puis dans la librairie que les gouttes soient un peu moins drues. Agrippée à mon parapluie, je tente de parcourir la courte distance vers le Musée de la Marine sans trop me mouiller. Cette immense collection privée est hébergée dans un ancien entrepôt de neuf étages, et je commence donc par le haut, descendant au fur et à mesure. La marine ne fait pas partie de mes intérêts premiers mais j’espère voir de nombreux exemples des grands paquebots qui effectuent les voyages transatlantiques. Je suis un peu déçue à ce niveau-là mais je dois bien avouer que l’histoire de la marine commerciale et militaire est très bien représentée dans le musée, notamment par des milliers de maquettes.

IMG_0137

Hamburg006

Hamburg007

IMG_0138

Fatiguée par cette visite, je retourne à mon hôtel situé en face et je prends possession de ma chambre, la 333, située tout en haut. Je me repose un peu puis cherche un restaurant dans le quartier. Je repars donc à pied – il ne pleut plus ! – en direction de l’Elbphilharmonie, cette toute nouvelle salle de concert à l’architecture très contemporaine. J’avais noté un resto thaï, le Tai Tan et c’est là que je vais manger. L’accueil est un peu froid, par une patronne un peu raide et très masculine. Mon plat, un canard au curry massaman, est très moyen, peu épicé et manque de légumes mais le décor est joli – asiatique moderne.

IMG_0145

IMG_0147

Au retour, je découvre la Speicherstadt, le quartier des anciens entrepôts, de grands bâtiments à l’unité architecturale. En briques rouges et aux toits verts, ils s’élèvent sur de nombreux étages le long de canaux. Je repasserai souvent par là, cherchant toujours à faire de photos différentes et inédites (mais pas ce soir).

Je rentre relativement tôt à l’hôtel et la fatigue de la journée se fait sentir. Je comate devant un documentaire intéressant sur l’histoire de l’Indonésie sur Arte mais c’est en allemand et j’abandonne. A 9h, j’éteins la lumière et tente de dormir, gênée par une couette qui, bien que très aérienne, est définitivement trop chaude pour la saison.

Japon 2015: Osaka

Quand je me réveille, je vois sur Facebook plein de messages « je suis en sécurité » de la part de mes amis parisiens. Je me rends très vite compte qu’il y a des attentats en cours et je suis consternée. La météo prévoyait de la pluie aujourd’hui, mais comme il fait toujours sec, je pars au plus vite, me disant que ça ne sert à rien d’attendre les informations et que j’aurai un résumé le soir. J’y penserai cependant toute la journée.

Je me dirige d’abord vers le château, imposant, aux murs et aux douves gigantesques, situé au milieu de grands immeubles. Je décide de ne pas visiter le musée, préférant me promener ailleurs. L’ambiance est à nouveau très automnale, notamment dans le parc qui mène au métro. En voyant les pins qui sont de travers, je me dis qu’il doit y avoir pas mal de vent à cet endroit.

340-Osaka

341-Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

342-Osaka

343-Osaka

344-Osaka

345-Osaka

346-Osaka

Je prends le métro pour aller au Musée d’Art d’Osaka. Il est entièrement souterrain avec une superstructure / sculpture en métal qui dépasse du sol.

347-Osaka

348-Osaka

349-Osaka

350-Osaka

L’exposition qui présente les collections du musée est gratuite aujourd’hui. Je note quelques noms d’artistes qui me plaisent, avec le petit crayon offert par une des gardiennes. Mon bic était interdit. J’aime les photos des villes prises en hauteur de Taiji Matsue, les dessins très graphiques et bd de Yukiko Suto, les peintures en noir et blanc de Rieko Hidaka, les photos des souterrains de Naoya Hatakeyama, les photos de paysages de Toshio Shibata… J’ai vraiment beaucoup apprécié cette exposition qui m’a permis de découvrir de nombreux artistes contemporains japonais.

Après ma visite, je décide de reprendre le métro à une autre station mais je me goure complètement de direction et je ne m’en rends compte que très tard, trop fière quelque part pour sortir mon gps. Et franchement, le chemin parcouru n’était pas très intéressant, entre de grands immeubles de bureaux. Je retourne finalement à la station de métro d’où je venais et après de longues hésitations, prends la direction du parc de l’Exposition Universelle qui a eu lieu à Osaka en 1970. Un extrait de mes pensées: « Plochingen et Fabonthemoon ont dit beaucoup de bien de ce parc. Le w-e, c’est le rendez-vous de tous les jeunes » – « Mais c’est loin ! » – « Tu as organisé tout ton voyage pour être un w-e à Osaka, tu ne vas quand même pas abandonner maintenant ? » – « Mais il fait moche ! » – « Enfin, un peu de courage ! Tu le regretteras si tu n’y vas pas ! » – « Oui, mais bon… ». (et on reprend cette conversation en la tournant différemment au moins une dizaine de fois).

351-Osaka

352-Osaka

Le trajet est long: je prends la ligne rouge jusque Senri-Chuo et je débouche dans un centre commercial labyrinthique au plafond très bas et envahi de restaurants. Il y a de temps en temps des panneaux indicatifs ou des marquages au sol mais ils s’interrompent par moments. Je finis par trouver le chemin du monorail que je prends pour deux arrêts (un moyen de transport que je peux enfin ajouter à ma liste – j’avais vu celui de Wuppertal mais je ne l’avais pas emprunté). Au moment où je sors de la station, une forte averse éclate, avec des rafales de vent. J’attends un moment, et en effet, ça se calme un peu. Je vais jusqu’au parc de l’Expo, dominé par la grande statue du soleil. Je prends une collection de photos puis pars pour une promenade, sauf que la pluie reprend et ne s’arrête plus. Le parc est vide, les bâtiments où je pourrais m’abriter sont loin et dépitée (et aussi déprimée en fait), je retourne au monorail que je reprends jusqu’à la station de Daimichi. Je vois défiler les faubourgs d’Osaka sous le déluge. Quand j’arrive enfin à mon hôtel, la pluie s’est arrêtée mais l’humeur n’y est plus. Aucun restaurant ne me tente vraiment et j’achète à  nouveau de quoi manger au supermarché, dont un bière blanche « belge » brassée par Sapporo. Et je lis enfin toutes les nouvelles de la journée, peu réjouissantes.

353-Osaka

354-Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Japon 2015: Osaka – Nara – Osaka

Un petit déjeuner complet le matin, c’est quand même mieux ! Je prends le métro jusque Dobutsuenmae où je dois changer pour prendre le train. La gare JR de Shin-Imamiya est dans un quartier un peu sinistre et elle n’est pas bien indiquée à la sortie du métro. Il n’y a en effet pas de passage souterrain direct. Du coup, je rate le train que j’avais prévu de prendre mais peu importe, il y en a vraiment beaucoup. Le paysage est d’abord plutôt moche, complètement bâti, puis des bouts de vert apparaissent, avec des jardins potager. A nouveau, j’imaginais Nara très romantiquement comme un petit village japonais traditionnel mais les environs de la gare sont très modernes et très urbains. Je me trouve un plan (souvent les gares des sites importants ont des présentoirs avec divers prospectus et un office du tourisme en cas de questions). Je suis une des rues principales, Sanjo Dori, et passe près de la grande pagode. A nouveau, j’ai décidé de suivre la promenade proposée par le Lonely Planet et je tourne à gauche juste avant le grand torii. Je sors de suite de l’animation et visite un joli petit jardin gratuit, le Yoshikien. Ici aussi les érables ont pris de belles couleurs d’automne, même si pas encore autant qu’à Kyoto, et il y a de superbes camélias.

292-Nara

293-Nara

294-Nara

295-Nara

296-Nara

297-Nara

298-Nara

299-Nara

A côté se trouve l’Isuen (900 Yens), plus grand, aménagé autour de deux plans d’eau et avec une roue à aube, un jardin de mousse ainsi que petit musée qui présente des céramiques et quelques estampes. J’apprécie beaucoup ces deux endroits.

300-Nara

301-Nara

302-Nara

303-Nara

304-Nara

305-Nara

306-Nara

Je me dirige ensuite vers le Todai-ji (500 Yens), l’attraction de Nara. Cet imposant temple en bois très visité abrite une immense statue de Bouddha. Comme c’est l’attraction principale, il y a foule, dont de nombreuses classes.

307-Nara

308-Nara

309-Nara

Nara

310-Nara

312-Nara

311-Nara

313-Nara

De là, je pars vers la gauche – non sans avoir lu les recommandations par rapports aux daims qui circulent en liberté. Je ne suis heureusement pas une mamie ni une gamine à tresses. Je longe le mur d’enceinte, puis tourne à droite après un étang pour suivre une très jolie allée qui monte vers le Nigatsudo, situé en hauteur. Sa grande terrasse en bois où sont suspendues de nombreuses lanternes offre une belle vue sur Nara.

314-Nara

315-Nara

Nara

Nara

316-Nara

317-Nara

318-Nara

Nara

Nara

319-Nara

Je me trompe de chemin ensuite et reviens sur mes pas. Je longe la colline de Wakakusayama où se concentrent écoliers et daims. J’ai faim et m’arrête dans un endroit un peu insolite, différent. Cela ressemble à une galerie d’art mais il n’y a pas grand chose d’exposé et c’est tenu par un couple au look très artiste. Je me réchauffe avec un thé, le vent soufflant fort à l’extérieur, emportant un parasol pas vraiment nécessaire par ce temps gris. Aujourd’hui, à Nara, l’automne est vraiment là.

J’arrive enfin au Kasuga Taisha (500 Yens), un temple peint en orange, entouré de milliers de lanternes en pierre. Je me sens frustrée parce que j’ai suivi le circuit mais apparemment j’ai raté un petit bout et je n’ose pas entrer à nouveau. Je me promène ensuite dans les allées aux lanternes qui donnent une ambiance toute particulière au lieu. Elles sont superbes, recouvertes de mousses diverses.

320-Nara

Nara

Nara

321-Nara

Nara

Nara

322-Nara

323-Nara

324-Nara

325-Nara

326-Nara

327-Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

Nara

328-Nara

329-Nara

330-Nara

Je retraverse ensuite tout le parc de Nara en direction du grand torii. Au niveau des feux de circulation, je tourne à gauche, dépassant l’étang d’Ara-iki, à la recherche d’une brasserie de saké dont je n’ai noté la situation que très approximativement sur ma carte. Je me retrouve dans un quartier plutôt laid, sur une grand route et je me dis que je dois avoir dépassé la bonne rue. Je reviens sur mes pas, décidant de tourner à gauche dans une des rues et tant pis si ce n’est pas la bonne – je ne chercherai pas plus loin. La chance est de mon côté et je la trouve de suite. Pour 500 Yens, je déguste 6 sakés différents de la marque Harushika, le sixième étant pétillant. La jolie coupelle avec un petit daim dans le fond est comprise dans le prix et j’en achète une seconde. J’avoue: je suis un peu saoule en sortant de là et il reste un long chemin à parcourir jusqu’à la gare.

331-Nara

336-Nara

332-Nara

333-Nara

334-Nara

335-Nara

Continuant mon chemin par les petites rues de Nara, je m’arrête devant le temple de Gangoji puis à la pagode et au temple de Kofukuji.

337-Nara

338-Nara

339-Nara

Je me sens bien fatiguée après cette longue promenade et heureusement, le train est déjà à quai. Il commence à pleuvoir juste quand il se met en route vers Osaka. Des écoliers montent et j’observe une jeune fille qui montre tous les signes d’une timidité extrême, regardant ses pieds et tortillant ses doigts. J’ai envie de lui dire que tout va bien aller mais elle ne comprendrait pas et aurait probablement encore plus peur.

A Osaka, je reprends le métro puis fais quelques achats au supermarché pour mon repas, des makis et des sashimis au saumon.

Japon 2015: Hiroshima – Osaka

Craignant ne pas avoir assez de temps pour visiter Hiroshima, j’ai réservé un billet de train pour la fin de matinée. A priori, je voulais visiter le temple de Mitaki mais j’ai eu peur le premier après-midi de ne pas avoir assez de temps pour y aller, sachant que le soleil se couche tôt en cette période et j’ai visité le Musée d’Art Contemporain. Pour occuper ma matinée, j’ai décidé de visiter le Musée du Mémorial de la Paix où j’aurais pu aller hier. Il est pour le moment en travaux et ne présente qu’une exposition limitée, centrée sur la bombe et ses effets. Il y a beaucoup de monde, beaucoup d’écoliers, ce qui quelque part me rassure. Ce genre d’événement ne doit pas être oublié. Il y a aussi un groupe de sourds-muets, l’un d’entre eux s’exprime de manière bruyante, très « animale » et cela ajoute à l’ambiance glauque, pas de l’endroit mais de ce qui est exposé. Tous les détails sont donnés, des photos montrent l’horreur, des objets de la vie quotidienne renvoient aux personnes qui n’ont pas survécu. J’ai la gorge nouée, tout comme je l’ai eue au Cambodge, à S-21 ou aux Killing Fields. Mais en même temps, j’estime que ce genre de visite est nécessaire pour ne pas oublier, comme je disais plus haut.

Je m’assieds ensuite un moment dans le parc, au soleil. J’emmagasine ses rayons en prévision des jours sombres de l’hiver. Je vois dans un des prospectus qu’on m’a donné qu’il y a un autre monument à visiter. Construit sous terre, il rassemble les photos et les noms des victimes. A la sortie, il y a des films avec des témoignages, d’après un livre publié dans les années 50. J’ai du mal à retenir mes larmes. (Je n’ai pas sorti mon appareil photo ce matin…)

Je retourne à l’hôtel prendre ma valise et prends le tram pour aller à la gare. Prévoyante comme je suis, je suis une heure à l’avance ! J’en profite pour faire des réserves de nourriture chez The Little Mermaid (moins japonais que ça, tu meurs) et j’embarque dans le Sakura qui m’emmène à Osaka. Il y a moins de monde et je peux profiter de deux sièges pour moi toute seule, ce qui m’évite de devoir mettre la valise sur l’étagère supérieure, ce qui m’est d’ailleurs impossible sans aide. Je fais quelques photos et joue à Nekonoke, le jeu où il faut caresser des chats et dont les boules de poils servent de monnaie pour acheter de nouveaux exemplaires. Je me sens un peu bête mais en même temps, le jeu est japonais et je suis au Japon. Il paraît que des magasins vendent les figurines du jeu mais je n’en connaissais pas encore l’existence quand j’ai été chez Kiddyland à Tokyo.

from Hiroshima to Osaka

from Hiroshima to Osaka

from Hiroshima to Osaka

from Hiroshima to Osaka

from Hiroshima to Osaka

A Osaka, je suis heureuse de constater que mon pass Suica fonctionne à nouveau. Je trouve assez facilement mon chemin, marchant 10 minutes pour éviter deux changements de métro. Mon hôtel est situé dans un quartier d’affaires, un peu morne mais je n’avais pas grand choix au moment de ma réservation. Heureusement que j’ai bien vérifié plusieurs fois l’adresse hier soir parce qu’a priori, j’allais au mauvais hôtel (au nom très proche). A la réception, je suis très bien reçue et l’employé insiste pour que je prenne plusieurs sachets de sels de bain. Je pensais ne pas avoir réservé de petit déjeuner mais en fait, oui. Je fais une mini-sieste puis je repars pour une promenade du Lonely Planet. Je sors du métro à Shinsaibashi, après un changement. Il me faut un moment (et le GPS) pour repérer la bonne direction. Je me promène d’abord dans Amerika-Mura, rempli de boutiques un peu alternatives, et dominé par une Statue de la Liberté. Et je vois un superbe manteau que je prends en photo pour pouvoir m’en inspirer si un jour je me lance dans la couture de ce genre de vêtement.

273-Osaka

274-Osaka

275-Osaka

Je passe ensuite par l’arcade de Shinsaibashi-suji pour me retrouver sur le pont d’Ebisu-bashi au coeur du quartier le plus animé d’Osaka. De grandes enseignes lumineuses dominent l’endroit, de même que des enseignes animées de restaurants, en forme de crabes ou autres bestioles. Je vais ensuite le long du canal de Dotonbori puis rejoins l’arcade de Sennichi-mae.

276-Osaka

277-Osaka

279-Osaka

278-Osaka

280-Osaka

Et puis, d’un coup, une ruelle à droite me mène dans un quartier complètement différent, très calme et traditionnel. Je débouche sur le petit temple Hozen-ji avec sa statue de Fudo Myo-o, une divinité du panthéon bouddhique, couverte de mousse.

281-Osaka

284-Osaka

285-Osaka

282-Osaka

283-Osaka

286-Osaka

287-Osaka

Je retourne le long du canal et ses restaurants à poulpe. Le soleil est en train de se coucher et la lumière est très belle.

288-Osaka

289-Osaka

290-Osaka

291-Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Osaka

Puis je reprends la grande avenue parsemée de magasins de luxe. J’entre dans le Daimaru Department Store mais je m’y ennuie très vite, trop de grandes marques. Pour ne pas devoir changer de métro, je marche un moment sur une autre grande avenue un peu vide et retrouve finalement la ligne qui me mène à Kitahama. Je fais quelques emplettes au supermarché pour mon repas du soir.

Osaka

Japon 2015: Kyoto

Aujourd’hui, il pleut. Je prends un peu plus de temps ce matin et pars finalement vers 10h45, ayant changé tout mon programme par rapport à ce que j’avais prévu. A priori, je ne comptais même pas visiter le Daitoku-ji mais je décide malgré tout d’affronter la météo. Je prends le métro jusque Kitaoji et à la sortie,  j’hésite sur la direction à prendre pour atteindre ma destination. J’emprunte un chemin plutôt triste, suivant une grande avenue et le temps me semble long. La pluie s’est d’abord un peu calmée mais quand j’arrive à destination, il pleut à verse. Le Daitoku-ji est un ensemble de 24 temples qui appartiennent tous à l’école zen Rinzai. Seuls certains sont ouverts au public.

162-Kyoto

Je commence par le Ryogen-in (350 Yens) et très vite je me rends compte que je n’aurais voulu rater pour rien au monde ce complexe de temples. Les jardins se contemplent après avoir pénétré dans les bâtiments et c’est sous divers auvents que j’admire les diverses compositions. Bref, mon idée de visiter cet endroit sous la pluie n’était pas si mauvaise.

163-Kyoto

Kyoto

164-Kyoto

Kyoto

Kyoto

165-Kyoto

166-Kyoto

Kyoto

167-Kyoto

Je vais ensuite au Obai-in (1000 Yens, ticket combiné avec le Kourin-in), normalement fermé au public, sauf à l’automne. Le jardin est traditionnel ici, avec un très bel érable rouge et des mousses, et s’admire depuis les galeries qui serpentent entre les édifices. Les photos sont interdites (sauf à l’entrée), dommage…

168-Kyoto

169-Kyoto

Le Zuiho-in (400 Yens) possède un jardin sec qui invite à la méditation. Comme il y a peu de monde, j’en profite vraiment, me posant un moment pour laisser vaguer mes pensées. C’est là qu’il y a un jardin sec dont la position des rochers rappelle une croix chrétienne mais aussi un autre très mouvant, rappelant des vagues ou la mer en pleine tempête, avec des rochers sur lesquels se brise l’écume.

170-Kyoto

171-Kyoto

172-Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Le Kourin-in est le suivant sur mon parcours. Il m’impressionne beaucoup moins mais je ne le trouve pas moins beau pour autant.

173-Kyoto

174-Kyoto

Kyoto

Puis enfin le Daisen-in, plus connu et plus fréquenté, mais où les photos sont interdites. C’est là que se trouve un jardin sec contemporain, composé de deux « cônes de sel », ainsi qu’un jardin plus ancien, très « torturé ».

175-Kyoto

Le bus que je comptais prendre est bondé et je retourne donc à pied au métro, pendant une légère accalmie. Je ressors près du palais royal dont je ne verrai que l’enceinte et les grands arbres aux feuilles qui jaunissent. Je tourne à droite sur Teramachi, une petite rue très calme, aux jolies boutiques très « japonaises ». Chez Ippodo, le plus vieux magasin de thés de Kyoto, je fais de multiples achats, du thé mais aussi le matériel pour préparer le matcha.

176-Kyoto

177-Kyoto

La rue débouche sur une arcade couverte, ce qui m’arrange bien vu la météo. Encore un magasin de thés, Lupicia, de style tout à fait différent d’Ippodo mais tout aussi attractif.

178-Kyoto

179-Kyoto

Je passe ensuite par le marché de Nishiki où il y a foule et surtout plein de nourritures bizarres.

180-Kyoto

181-Kyoto

182-Kyoto

183-Kyoto

184-Kyoto

184-Kyoto

186-Kyoto

Je me retrouve ensuite au Daimaru Department Store, où sur conseil de Kleo, je monte à l’étage des kimonos. Et j’y vois une jeune fille faire des essayages. Au sous-sol, j’achète des gyozas sans trop savoir ce qu’il y a dedans mais ils sont très bons, tout simplement à la viande. Le jour commence à tomber et je me dis que Gion sera pour une autre fois. Je me sens malgré tout satisfaite de ma journée, j’ai vu énormément de choses qui m’ont fort intéressées malgré le déluge. En me déshabillant le soir, j’ai une surprise: mes pieds sont tout noirs, mes chaussures en daim ayant déteint (je n’avais pas mis les Crocs…).

Japon 2015: Tokyo – Kyoto

Je me sens à nouveau un peu angoissée ce matin mais une fois que je décortique ces peurs, je ne trouve pas vraiment de raisons. Mais c’est quand même du sport de traîner la valise dans le métro, malgré les escalators. J’arrive (évidemment) plus qu’à temps à la gare de Tokyo. Je me trompe d’entrée mais le contrôleur est attentif et me renvoie à la suivante. Le train est plein, mon voisin regarde un concert des Rolling Stones puis recherche des enceintes audio sur le net.

from Tokyo to Kyoto

A la gare de Kyoto, je trouve sans problème l’entrée du métro mais hésite sur la bonne direction. Un Japonais voit mon embarras et m’indique le chemin, tout en me confirmant que je peux utiliser mon pass Suica de Tokyo. Dans le métro, j’ai un gros doute: deux arrêts ou trois arrêts ? Je sors le Lonely Planet qui augmente encore ma confusion mais je sors finalement au deuxième, me disant que je peux toujours reprendre le métro pour un arrêt si nécessaire. Une fois sur le quai, je me rends compte que le LP n’a pas bien indiqué les noms des stations et que je devais bien sortir à la deuxième. Une fois à l’extérieur, je mélange est et ouest mais pars finalement dans la bonne direction. Je suis sur Shijo dori, la grande rue commerçante et centrale de Kyoto. L’hôtel Unizo Kyoto Shijo Karasuma n’est pas très loin mais ma chambre n’est pas encore prête (une constante – alors qu’il est bien 12h30).

Je réaménage mes affaires et confie valise et sac de voyage à la réception. Je fais demi-tour et retourne à la gare de Kyoto pour prendre un train local. A nouveau j’hésite et à nouveau, quelqu’un m’aide, une vieille dame tenant une boutique de nourriture. Je prends donc la ligne vers Nara pour deux arrêts et descends à l’arrêt Inari. Il fait chaud, 25°, mais je n’ai pas osé sortir une tenue estivale et mes sandales, observant les Japonais déjà tous habillés en vêtements d’automne, avec vestes et bas.

Le Fushimi Inari, donc. Un lieu qui était très haut sur ma liste de choses à visiter absolument. D’ailleurs, j’ai changé l’ordre de mes visites prévues à Kyoto pour être sûre de le voir sous le soleil (la météo n’annonce rien de très bon pour les prochains jours). Ce sanctuaire, élevé au 8e siècle, est en l’honneur du kami Inari qui est associé au renard et qui protège les cultures du riz. Il se caractérise par les chemins parsemés de plus de 30 000 torii oranges sur lesquels sont gravés les noms des donateurs. Plusieurs petits sanctuaires interrompent ces tunnels de portiques.

116-Kyoto

117-Kyoto

118-Kyoto

119-Kyoto

120-Kyoto

Il y a foule et ça monte très vite et très fort. Je me dis que je ne vais pas aller jusqu’au sommet pour me laisser un peu de temps pour voir le jardin et le temple de Tofuku-ji à un arrêt de train de là. A un moment donné, je me dis que ça suffit. N’ayant pas trop d’idée de l’endroit où je me trouve, je demande à d’autres touristes si ça continue à monter plus loin. Et c’est là que je me rends compte que je suis au sommet ! Il n’y a plus qu’à redescendre pendant 4 kilomètres (le touriste avait une montre qui comptait ses pas et la distance parcourue).

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Autant la montée était un peu difficile et mon esprit occupé par le chemin à parcourir, autant la descente est totalement différente, surtout qu’il ne faut pas prendre le même chemin (en tous cas pour une partie). Je commence à profiter vraiment de l’ambiance, assez isolée (la plupart des visiteurs s’arrêtent assez vite et ne vont pas jusqu’au sommet). Dans les bois, l’air se rafraîchit et la lumière diminue très vite, dès 15h00. Pas de chance pour moi, les moustiques sont présents et je réussis à me faire piquet au poignet, quasi la seule zone non couverte par mes vêtements d’automne. Je redescends à bon rythme sur les chemins dominés par les torii orange, m’arrêtant cependant pour faire des dizaines et des dizaines de photos.

121-Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Sur mon parcours, j’ai croisé plusieurs fois la même jeune fille et finalement nous nous parlons devant la supérette située à côté de la gare. Elle est originaire d’Osaka et admire le fait que je voyage seule. J’aurai d’ailleurs souvent la question « alone ? » suivi du regard médusé de la personne à ma réponse positive.

Déception: je n’ai pas été assez vite et il est trop tard pour aller au Tofuku-ji qui ferme à 16h au mois de novembre. J’aurais dû commencer par là mais j’étais trop impatiente de visiter le Fushimi Inari. Comme je passe par la gare de Kyoto, j’en profite pour réserver mes tickets de train suivants. Je suis très bien reçue, dans un excellent anglais. Je ne comptais réserver qu’une partie mais quand on m’annonce que certains trajets sont déjà complets à l’heure voulue, je réserve tous mes trains jusqu’à la fin de mon voyage. Au pire, je peux toujours les échanger.

Kleo m’avait dit de visiter la gare et c’est ce que je fais. Le bâtiment, construit en 1997 pour fêter le 1200e anniversaire de la ville et conçu par l’architecte Hara Hiroshi, est très spécial, très moderne, un espèce de grand cube noir vu de l’extérieur mais complètement éventré de l’intérieur, donnant l’impression d’un trou noir, et montant sur neuf étages, faisant penser à des cités imaginaires dans des films de SF. Ce n’est clairement pas un immeuble pour personnes atteintes du vertige. Je monte au dernier étage et me retrouve sur une terrasse arborée, avec chant d’oiseaux venant des enceintes cachées entre les plantes. Je redescends à l’office du tourisme où je prends des informations pour mes visites prochaines puis je retourne au sous-sol pour faire quelques achats alimentaires, admirant au passage la quantité de sucreries magnifiquement emballées. Je recharge également mon pass Suica, craignant quelque peu les machines mais me débrouillant sans problèmes. Je peux enfin découvrir ma chambre d’hôtel et je constate que j’ai bien choisi. Entre les kilomètres de marche à Kamakura et ceux au Fushimi-Inari, je m’écroule bien vite après un massage sommaire de mes mollets courbaturés.

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Kyoto

Japon 2015: Tokyo

Le réveil est toujours difficile mais ça s’améliore. Je pars vers 9h30 et réserve mes premiers tickets de train pour Nikko et Kyoto. J’en profite pour acheter une carte Suica pour les transports non JR à Tokyo. Je prends ensuite la ligne Yamanote jusque Komagone. Le quartier est très calme, peu touristique, et il faut marcher un peu pour rejoindre l’entrée du jardin de Rikugi-en (300 Yens). Réalisé en 1702 par Yanagisawa Yoshiyasu pour le shogun de l’époque, ce jardin était un hommage à la poésie japonaise de style « waka ». Il est constitué de collines qui entourent un point d’eau et différents points de vue reproduisaient des paysages célèbres du Japon ainsi que de divers pavillons.

015-Tokyo

Dès mon arrivée, on me propose d’assister à une mini cérémonie de thé de 15 minutes. L’hôtesse qui m’accueille est charmante et réussit assez bien à me faire la conversation en anglais. Elle me raconte qu’hier pour Halloween, elle était déguisée en chien. La maîtresse de thé, elle, récite plutôt son texte et ne comprend pas toutes mes questions. Le thé servi vient de Kagoshima et est délicieux, avec des arômes citronnés. Je reçois un échantillon.

Je me lance ensuite dans la visite du jardin. La météo est magnifique: il fait un peu frais à l’ombre mais chaud au soleil. Je me promène d’abord dans les sous-bois vers l’extérieur pour ensuite me rapprocher de l’étang central. J’y resterais des heures même si tout est encore très vert. L’automne n’est pas encore arrivé sur Tokyo. Je prends évidemment plein de photos et emmagasine des idées pour mon propre jardin.

016-Tokyo

017-Tokyo

Tokyo

018-Tokyo

019-Tokyo

020-Tokyo

Je retourne à la station où je prends cette fois-ci le métro, ligne Namboku, jusque Korakuen, tout près du Tokyo Dome. J’ai faim: je cherche le Moomin Café mais la file me décourage. En fait, la plupart des restos du centre commercial ont une file. Je me rabats sur un restaurant coréen qui propose des soupes sundubu jjigae que je n’apprécie pas trop: normal, c’est à base de tofu, ce que je ne savais pas. Il y a aussi trop de sésame à mon goût.

L’entrée du jardin Koishikawa Koraku-en (300 Yens) n’est pas tout près, même si je vois déjà les murs d’enceinte. Je regrette au début d’avoir choisi de visiter deux jardins en une journée mais au final, j’apprécie beaucoup celui-ci aussi, notamment son étang de lotus (fanés) et son pont orange. Datant du milieu du 17e siècle, il est d’inspiration chinoise et japonaise et est aujourd’hui dominé par le Tokyo Dome, ce qui est quelque peu dérangeant.

022-Tokyo

021-Tokyo

023-Tokyo

Tokyo

Et pour la suite ? La promenade qui explore Kagurazaka proposée dans le Lonely Planet me tente bien. Sauf que je pars dans la mauvaise direction (le guide n’est pas très clair, oubliant des rues sur le plan et ne nommant quasi aucune d’entre elles – même si cela n’aide pas beaucoup à Tokyo, ça aiderait quand même un peu). Malgré le GPS, c’est un plan de quartier qui me fait comprendre mon erreur. Je suis partie dans la direction opposée, dans le quartier de Waseda qui héberge université et écoles. Je retourne sur mes pas et trouve enfin Kagurazaka. Je me promène dans les allées très étroites qui abritaient au début du 20e siècle de nombreuses geishas. L’endroit a gardé tout son charme et je passe un moment agréable.

024-Tokyo

025-Tokyo

026-Tokyo

027-Tokyo

028-Tokyo

Je rejoins ensuite la ligne Toei Oeda qui me mène à Roppongi. L’araignée de Louise Bourgeois m’accueille au pied de la tour qui abrite le Mori Art Museum.

Tokyo

Je prends uniquement le ticket pour l’exposition (1600 Yens), pas celui pour la vue et je rate donc le coucher de soleil. Peu importe: l’expo de Takashi Murakami est passionnante: elle présente une oeuvre immense qui dépeint les 500 arhats du bouddhisme dans son style pop et parodique habituel. Au magasin du musée, j’achète Mr Dob, le copain de Kaikai et Kiki que je possède déjà.

029-Tokyo

Tokyo

030-Tokyo

Tokyo

Tokyo

En redescendant, je remarque qu’il y a un centre commercial et décide d’y trouver un restaurant. Je sélectionne le Seizan et y mange des makis crevette-concombre et des sashimis. A la caisse, la jeune fille reconnaît mon badge Yoshitomo Nara (acheté à Bruxelles) et m’indique le musée situé quelques étages plus haut. Je n’avais moi-même pas réalisé que je me baladais au Japon avec un pin’s d’une artiste japonaise ! Je rentre ensuite via la ligne Hibiya, ce qui me prend un certain temps.

Tokyo

031-Tokyo