Japon 2015: Kyoto

Après plusieurs jours où je me suis dépêchée le matin pour attraper divers trains, je me permets de traîner un peu. Quoique, la journée sera chargée: je serai très contente si j’arrive à caser toutes les visites prévues. L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner mais il y a un Tully’s Coffee juste à l’entrée. Je commande une couque aux poires (une viennoiserie donc) et un thé (670 Yens). Je me dis que pour ce prix-là, je ferais mieux de prévoir quelque chose à manger dans ma chambre les prochains jours.

Je rejoins ensuite à pied le terminus de la Randen Electric Railway – Arashiyama Line. Je m’imaginais un train moderne, or il s’agit d’un tout vieux tram plein de charme. Mon pass Suica fonctionne ici aussi. Le voyage est plutôt lent et le tram passe entre les maisons de Kyoto mais c’est une manière très agréable de voyager. Une chanson pop annonce le terminus. Je suis donc à Arashiyama et comme dans tous les lieux touristiques au Japon, il y a foule.

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Je me dirige d’abord vers le pont de Togetsu-Kyo puis longe la rivière Katsura pour visiter le premier temple que je rencontre, le Hogon-in (400 Yens ?). Le site est tout petit et n’est d’ailleurs cité dans aucun guide mais le jardin est très joli et commence à prendre ses couleurs d’automne.

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De là, je décide de rejoindre la forêt de bambou, un autre lieu qui était très haut sur ma liste de choses à voir. Je passe devant le Tenryu-ji mais le garde pour plus tard. Je me promène dans les petites rues et visite le tout petit sanctuaire de Nonomiya-jinja.

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En fait, il y a deux entrées au Tenryu-ji et je me retrouve quand même dans son jardin. Je ne visiterai pas le temple – je ne verrai jamais l’entrée – mais je m’arrête un instant comme le reste des touristes pour admirer le plan d’eau. La conception du jardin date du 13e siècle et est caractérisé par une « cascade » de rochers se jetant dans l’étang, inspiré par les peintures de la dynastie chinoise des Song.

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Je repars vers la forêt de bambous et croise un photographe de mariage. Je fais moi-même une belle collection de photos. J’imagine qu’avec du soleil, ce serait encore plus photogénique mais c’est déjà très impressionnant par temps gris.

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Le temple de Jojakko-ji (400 Yens) est beaucoup plus calme, il n’y a même pas d’indication en anglais. Il se déploie sur plusieurs niveaux et plus on monte, plus la vue sur Kyoto est belle. Les couleurs d’automne sont déjà très présentes, pas encore tout à fait flamboyantes mais presque.

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Je décide de retourner à la gare pour me laisser du temps pour les visites de l’après-midi. Pour ne pas prendre le même chemin, je fais confiance au gps qui me mène par les petites rues du village. Il y avait encore beaucoup de temples à visiter mais ce sera pour une prochaine fois.

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La gare est plus loin que je ne le pensais… Une fois arrivée là, je regarde ce que mangent les gens mais rien ne me tente et le tram va partir. Je change à Katabirano Tsuji pour prendre l’autre ligne de la Randen Railway, la ligne Kitano, et je descends à Omuro Ninnaji. Dans la rue qui monte vers le temple, je tombe sur un minuscule restaurant qui sert des currys. Je prends le plat du jour: curry aux patates douces, haricots, poulet, servi avec des pickles, une salade et du thé glacé (1050 Yens). C’est délicieux et je suis repue mais pleine d’énergie pour la suite.

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Je visite d’abord le temple de Ninna-ji, un ancien palais impérial. C’est assez calme et le jardin est agréable.

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Je reprends la route, à pied, pour rejoindre le Pavillon d’Or. On ne peut pas dire que ce soit particulièrement palpitant. C’est même plutôt moche et je me rends de plus en plus compte que le Japon est hyper urbanisé, souvent même assez anarchiquement et qu’à l’intérieur des ces zones souvent laides, il y a des petits îlots de pure splendeur. Je m’arrête à un tout petit temple, le Renge-ji, où il y a cinq statues de bouddhas puis je poursuis mon chemin.

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Premier arrêt: le Ryoanji (500 Yens) célèbre pour son jardin sec. La foule annule toute tentative de contemplation, le but premier de ce jardin. Le temple a été fondé en 1450 mais le jardin date du 16e siècle et est l’oeuvre du peintre Soami. Il a installé 15 rochers répartis en 5 groupes, créant un paysage toujours changeant. Il est d’ailleurs impossible de voir les 15 rochers en une fois.

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Je me dépêche: je veux encore voir le Kinkaku-ji ou Pavillon d’Or. Les flots de visiteurs doivent suivre le parcours fléché et font la file pour se prendre en photo aux plus beaux points de vue. N’empêche, cela facilite quelque part la tâche: si des gens prennent des photos à un endroit, c’est que la vue est intéressante. Le pavillon est impressionnant, de même que le jardin qui se fond presque dans les collines, et il aurait été dommage de ne pas le visiter. Par contre, je ne suis pas sûre que j’y retournerai.

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Armée de mon plan des bus, je vois que je peux prendre le n°12 qui me ramènera Shijo Dori. A l’arrêt, une maman japonaise me prend en photo avec se fille trisomique. Elle aussi est étonnée que je voyage seule. Le bus est bondé et se traîne dans les embouteillages. Je pensais que son terminus était à proximité de mon hôtel et quand je vois qu’on le dépasse, je me rends compte de mon erreur, mais comment sortir avec toute cette foule ? Heureusement, à la correspondance avec le métro, beaucoup de gens sortent et je suis le flot. Je m’achète quelques crasses pour souper et de quoi déjeuner le lendemain. Ce fut une journée très chargée mais j’ai réussi à voir tout ce qui était prévu ! Tant mieux, car les jours prochains risquent d’être pluvieux.

Japon 2015: Tokyo – Kyoto

Je me sens à nouveau un peu angoissée ce matin mais une fois que je décortique ces peurs, je ne trouve pas vraiment de raisons. Mais c’est quand même du sport de traîner la valise dans le métro, malgré les escalators. J’arrive (évidemment) plus qu’à temps à la gare de Tokyo. Je me trompe d’entrée mais le contrôleur est attentif et me renvoie à la suivante. Le train est plein, mon voisin regarde un concert des Rolling Stones puis recherche des enceintes audio sur le net.

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A la gare de Kyoto, je trouve sans problème l’entrée du métro mais hésite sur la bonne direction. Un Japonais voit mon embarras et m’indique le chemin, tout en me confirmant que je peux utiliser mon pass Suica de Tokyo. Dans le métro, j’ai un gros doute: deux arrêts ou trois arrêts ? Je sors le Lonely Planet qui augmente encore ma confusion mais je sors finalement au deuxième, me disant que je peux toujours reprendre le métro pour un arrêt si nécessaire. Une fois sur le quai, je me rends compte que le LP n’a pas bien indiqué les noms des stations et que je devais bien sortir à la deuxième. Une fois à l’extérieur, je mélange est et ouest mais pars finalement dans la bonne direction. Je suis sur Shijo dori, la grande rue commerçante et centrale de Kyoto. L’hôtel Unizo Kyoto Shijo Karasuma n’est pas très loin mais ma chambre n’est pas encore prête (une constante – alors qu’il est bien 12h30).

Je réaménage mes affaires et confie valise et sac de voyage à la réception. Je fais demi-tour et retourne à la gare de Kyoto pour prendre un train local. A nouveau j’hésite et à nouveau, quelqu’un m’aide, une vieille dame tenant une boutique de nourriture. Je prends donc la ligne vers Nara pour deux arrêts et descends à l’arrêt Inari. Il fait chaud, 25°, mais je n’ai pas osé sortir une tenue estivale et mes sandales, observant les Japonais déjà tous habillés en vêtements d’automne, avec vestes et bas.

Le Fushimi Inari, donc. Un lieu qui était très haut sur ma liste de choses à visiter absolument. D’ailleurs, j’ai changé l’ordre de mes visites prévues à Kyoto pour être sûre de le voir sous le soleil (la météo n’annonce rien de très bon pour les prochains jours). Ce sanctuaire, élevé au 8e siècle, est en l’honneur du kami Inari qui est associé au renard et qui protège les cultures du riz. Il se caractérise par les chemins parsemés de plus de 30 000 torii oranges sur lesquels sont gravés les noms des donateurs. Plusieurs petits sanctuaires interrompent ces tunnels de portiques.

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Il y a foule et ça monte très vite et très fort. Je me dis que je ne vais pas aller jusqu’au sommet pour me laisser un peu de temps pour voir le jardin et le temple de Tofuku-ji à un arrêt de train de là. A un moment donné, je me dis que ça suffit. N’ayant pas trop d’idée de l’endroit où je me trouve, je demande à d’autres touristes si ça continue à monter plus loin. Et c’est là que je me rends compte que je suis au sommet ! Il n’y a plus qu’à redescendre pendant 4 kilomètres (le touriste avait une montre qui comptait ses pas et la distance parcourue).

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Autant la montée était un peu difficile et mon esprit occupé par le chemin à parcourir, autant la descente est totalement différente, surtout qu’il ne faut pas prendre le même chemin (en tous cas pour une partie). Je commence à profiter vraiment de l’ambiance, assez isolée (la plupart des visiteurs s’arrêtent assez vite et ne vont pas jusqu’au sommet). Dans les bois, l’air se rafraîchit et la lumière diminue très vite, dès 15h00. Pas de chance pour moi, les moustiques sont présents et je réussis à me faire piquet au poignet, quasi la seule zone non couverte par mes vêtements d’automne. Je redescends à bon rythme sur les chemins dominés par les torii orange, m’arrêtant cependant pour faire des dizaines et des dizaines de photos.

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Sur mon parcours, j’ai croisé plusieurs fois la même jeune fille et finalement nous nous parlons devant la supérette située à côté de la gare. Elle est originaire d’Osaka et admire le fait que je voyage seule. J’aurai d’ailleurs souvent la question « alone ? » suivi du regard médusé de la personne à ma réponse positive.

Déception: je n’ai pas été assez vite et il est trop tard pour aller au Tofuku-ji qui ferme à 16h au mois de novembre. J’aurais dû commencer par là mais j’étais trop impatiente de visiter le Fushimi Inari. Comme je passe par la gare de Kyoto, j’en profite pour réserver mes tickets de train suivants. Je suis très bien reçue, dans un excellent anglais. Je ne comptais réserver qu’une partie mais quand on m’annonce que certains trajets sont déjà complets à l’heure voulue, je réserve tous mes trains jusqu’à la fin de mon voyage. Au pire, je peux toujours les échanger.

Kleo m’avait dit de visiter la gare et c’est ce que je fais. Le bâtiment, construit en 1997 pour fêter le 1200e anniversaire de la ville et conçu par l’architecte Hara Hiroshi, est très spécial, très moderne, un espèce de grand cube noir vu de l’extérieur mais complètement éventré de l’intérieur, donnant l’impression d’un trou noir, et montant sur neuf étages, faisant penser à des cités imaginaires dans des films de SF. Ce n’est clairement pas un immeuble pour personnes atteintes du vertige. Je monte au dernier étage et me retrouve sur une terrasse arborée, avec chant d’oiseaux venant des enceintes cachées entre les plantes. Je redescends à l’office du tourisme où je prends des informations pour mes visites prochaines puis je retourne au sous-sol pour faire quelques achats alimentaires, admirant au passage la quantité de sucreries magnifiquement emballées. Je recharge également mon pass Suica, craignant quelque peu les machines mais me débrouillant sans problèmes. Je peux enfin découvrir ma chambre d’hôtel et je constate que j’ai bien choisi. Entre les kilomètres de marche à Kamakura et ceux au Fushimi-Inari, je m’écroule bien vite après un massage sommaire de mes mollets courbaturés.

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Thaïlande: Prachuap Khiri Khan

Le vent est un peu moins fort et nous retournons à la plage d’Ao Manao. Sur la route, nous allons d’abord voir d’adorables singes qui ne sont pas agressifs du tout, contrairement à d’autres (je pense au Mont Popa en Birmanie par exemple). J’ai du mal à pédaler face au vent n’empêche ! Il y a moyen d’escalader la montagne pour visiter une grotte avec un Bouddha mais ce sera pour une autre fois.

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Arrivée à la plage, j’achète un jus de lime avant de m’installer dans un transat. Nous discutons encore, puis je lis mon livre. Le vent se lève et j’ai à nouveau froid mais Jeero décide quand même de prendre un bain. Vers 14h30, nous retournons à Prachuap. Catherine a un rendez-vous chez la tatoueuse et moi je vais me faire couper les cheveux dans un salon tout rose tenu par une ladyboy. Dix minutes plus tard, mes cheveux sont dix centimètres plus courts et je n’ai plus de fourches, le tout pour 100 bahts. Efficace et pas cher !

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Je n’ai pas encore mangé et je retourne au café d’hier où je commande un sandwich au thon et un coca, avant de retourner à la maison pour une longue sieste. Catherine m’appelle finalement pour la rejoindre chez la tatoueuse où nous buvons une bière en discutant.

Nous repartons le soir pour aller manger, mais le premier restaurant choisi est complet. Nous nous arrêtons un peu plus loin et commandons des calamars sautés au basilic et un curry vert de crevettes. Tout ça est délicieux, et la situation en bord de mer rajoute au charme de l’endroit. En rentrant, j’ai un peu mal au ventre mais nous discutons encore avant d’aller dormir.

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En revoyant mes photos, je me rends compte que je n’en ai vraiment pas fait beaucoup à Prachuap… J’ai pourtant beaucoup aimé cette petite ville, loin du tourisme de masse et très thaïe. J’ai pu me reposer de mon long voyage et me préparer pour les derniers jours à Bangkok. Je remercie encore Catherine de m’avoir hébergée et fait découvrir cet endroit, et j’ai passé un très bon moment, que ce soit à vélo, à la plage ou tout simplement en discutant de tout et de rien.

Birmanie: Bagan – Heho – Lac Inle

Départ aux aurores ce matin (ça devient une habitude) pour prendre l’avion à l’aéroport de Bagan. Le car traverse à nouveau le site archéologique et donne une dernière vue des temples et des montgolfières qui les survolent. Tous les véhicules sont contrôlés à l’entrée; apparemment, il y a eu un attentat à la bombe récemment et il y a des avis de recherche des terroristes présumés. Le débarquement des bagages est entre les mains de porteurs et mêmes nous, nous sommes quelques peu expédiés, Moe Moe court-circuitant la file des contrôles aux rayons X, au grand dam des Français que nous dépassons. Ah quel plaisir de les entendre râler, eux qui sont toujours les premiers à pousser pour passer devant tout le monde ! En fait, nous étions un peu en retard et très vite, on nous demande d’embarquer. Pas de places fixes dans l’avion de Yangon Airways mais peu importe, personne ne se bouscule.

Le vol est très court et ne dure que 35 minutes. Quand nous sortons de l’avion à Heho, des gardes armés surveillent l’aéroport. Il fait froid et je regrette à nouveau ma polaire. Nous prenons le car et nous arrêtons… à un atelier ! On nous explique la fabrication du papier mais aussi des parasols. Ils sont très jolis mais un peu encombrants. Si je n’avais pas poursuivi mon voyage en Thaïlande, j’en aurais probablement acheté un. J’acquiers plutôt un petit pendule en métal au son cristallin qui sera parfait pour le jardin.

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Après une heure de route, nous débarquons au village de Khaung Daing. Moe Moe nous guide et nous fait découvrir la fabrication de divers snacks traditionnels: des crackers de riz ou de pois chiches, des graines de tournesol…

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Nous repartons ensuite pour arriver quelques minutes plus tard au superbe hotel qui nous hébergera trois nuits. Je dîne d’une salade de poulet et de tomates et sirote le reste de ma bière sur la terrasse du bungalow en lisant et admirant le paysage avec Eddy. L’après-midi est libre mais il a une activité optionnelle qui me tente bien.

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Vers 15h30, nous embarquons dans un tuk tuk en direction du village de Nyaungshwe où nous nous arrêtons pour permettre à certains membres du groupe non prévoyants d’acheter des pulls. C’est le village principal où logent la plupart des touristes et il y a un peu une ambiance backpacker. Nous continuons la route pour une visite de l’exploitation viticole de Red Mountain Estate. C’est la première fois que j’ai l’occasion de faire ça et c’est en Birmanie ! Alors que j’habite à côté de la France et qu’on produit même du vin en Belgique. Nous goûtons les différents vins mais seul le Sauvigon blanc est bon. La vue est très belle et nous voyons un autre coucher de soleil.

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Nous reprenons le tuk tuk pour un repas dans un endroit un peu particulier. La Bamboo Hut est tenue par une famille qui invite des touristes pour des repas traditionnels. J’ai enfin l’occasion de boire un gin tonic et les plats servis sont délicieux: feuilles de bananier à la vapeur contenant un mélange de poudre de riz et d’oignons de printemps, formant un genre de pâte, la même chose mais frit, crackers aux pois chiches et au tofu, salade de tomates vertes et d’avocat, curry de poulet et de pomme de terre, pâte de roselle, poisson entier recouvert de plein d’herbes aromatiques. Papaye et pastèque en dessert. C’est un endroit peu connu mais qui vaut le détour (on le trouve néanmoins sur Tripadvisor).

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Le retour est assez épique. Comme c’est la nuit, Moe Moe préfère nous diviser dans deux tuk tuk. Il fait vraiment froid et nous nous serrons les uns contre les autres, emmitouflés, et surtout racontons plein de bêtises qui nous font beaucoup rire. Le trajet semble long quand même, mais quelle aventure ! A cette heure, à peine 20 heures, il n’y a plus personne en rue et il fait très noir, malgré une lune qui crée des ombres bizarres sur la route.

Birmanie: Bagan – Mont Popa – Bagan

J’ai passé une très mauvaise nuit et le réveil est à nouveau très matinal. Nous quittons l’hôtel à 7h pour visiter encore quelques temples de Bagan. D’abord le temple de Gawdawpalin (1174), un bâtiment assez imposant tout en moulures et tourelles.

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Puis le temple de Thatbyinnyu, le plus haut du site avec ses 61 mètres et recouvert de stuc blanc. Nous nous promenons un moment autour de celui-ci. Des travaux de rénovation sont en cours, le but est de lui rendre une couleur blanche éclatante.

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Une pause au bord de la route permet d’admirer le paysage et de faire plein de photos dans le soleil du petit matin.

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Nous nous arrêtons ensuite un court moment au marché de Nyaung-U où locaux et touristes se mélangent dans un labyrinthe d’étals de nourriture.

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Enfin, nous nous visitons la pagode Shwezigon au stupa doré. Le site ressemble assez fort au temple de Shwedagon de Yangon, avec de nombreux édifices recouverts d’or.

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Nous prenons ensuite la route vers le Mont Popa. Nous nous arrêtons chez un producteur de sucre de palme, avec démonstration de la récolte au sommet du palmier. Nous pouvons goûter diverses friandises et je me brûle un peu les doigts – elles sont en effet cuites sur place à la demande.

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Quand nous arrivons sur le site du Mont Popa, c’est un peu la foire. Il y a beaucoup de monde. Le Mont Popa est un volcan éteint et son pic culmine à 1518 mètres. Le temple est situé au sommet d’une colonne de lave solidifiée. Nous visitons d’abord le lieu où sont abrités les « nat », les divinités locales qui sont représentées par de jolies statues colorées.

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Et puis commence l’ascension: plus de 800 marches pieds nus avec plein de singes un peu vicieux, qui ont l’habitude de faire caca partout. Il y a des nettoyeurs sur l’ensemble de l’escalier mais ce n’est jamais vraiment très propre. Je n’ai jamais autant apprécié la lingette humide à la fin de la descente pour essuyer mes pieds ! La montée n’est pas très difficile, juste un peu fatigante et mieux vaut ne pas avoir le vertige (on voit l’escalier couvert sur la première photo). Le temple au sommet est comme toujours plein d’ors, les autels pleins de néons et de guirlandes colorées et la vue sur la région est intéressante. A ne pas rater ? Je ne suis pas vraiment sûre…

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Olga et Robyn ne souhaitaient pas escalader toutes ces marches et nous les rejoignons au Popa Mountain Resort, un hôtel très chic situé sur la montagne faisant face au Mont Popa. La vue est encore plus belle d’ici et nous profitons d’un rafraîchissement après l’effort fourni.

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L’après-midi devait être libre mais quand nous rentrons à l’hôtel, il est déjà 16h30. J’aurais vraiment aimé me balader à vélo entre les temples mais pour une heure, ça ne vaut pas la peine. Le rythme du voyage étant soutenu, je préfère m’allonger une heure en bord de piscine pour mettre mes notes à jour.

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La plupart des membres du groupe vont voir un spectacle de marionnettes mais cela ne me tente pas. Je rejoins donc Stefanie, Nick et Angelo pour un repas au Black Rose. En effet, c’était très bon hier, pourquoi ne pas y retourner ! Nous partageons diverses entrées: rouleaux de printemps et crackers et je mange ensuite du poulet à l’orange aigre-doux et une salade de tomates vertes. Comme l’attente est longue, nous buvons plein de bières…

Birmanie: Bagan

Après un copieux petit déjeuner, c’est une journée découverte des temples de Bagan. C’est un site assez magique, rassemblant plus de 2000 temples et stupas construits entre le 11e et le 13e siècles dans une plaine assez sèche et sablonneuse mais aujourd’hui parsemée d’arbres. C’est fort différent d’Angkor, les temples étant plus petits et plus similaires mais il y en a partout. Le site ne sera sans doute jamais repris dans le Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Sous la dictature militaire, les généraux ont en effet entrepris la rénovation des divers temples de manière fort peu historique, faisant fi des règles archéologiques. C’est une des raisons pour lesquelles beaucoup de temples se ressemblent et ont parfois l’air très neufs. Le premier arrêt se fait au temple de Tayok-pyi (1248), puis au temple de Payathonzu qui contient des fresques particulièrement bien conservées et des bouddhas et des sculptures en stuc. J’ai évidemment oublié ma lampe de poche à l’hôtel (ce sera une constante).

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Nous visitons ensuite le village de East Pwa-Saw où nous nous promenons, observant la vie quotidienne des habitants. C’est le moment de la récolte des cacahouètes et du sésame, qu’il faut nettoyer à la main. Des chars à boeufs circulent sur les chemins sablonneux. Dans une maison, un homme prépare la soupe de lentilles pour le repas de midi. Nous nous arrêtons ensuite à l’école où nous distribuons cahiers et crayons. Je me sens un peu mal à l’aise de faire ça parce que c’est organisé et je me demande si cette école reçoit toutes les semaines des cadeaux de touristes comme nous. Il n’y a rien de spontané dans cette action et en plus, ça prend beaucoup de temps que j’aurais préféré consacrer à la visite des temples. Un dernier arrêt se fait au point d’eau du village, une espère de mare où stagne de l’eau croupie. Un système de pompe permet cependant d’extraire de l’eau plus claire des profondeurs du sol.

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Visite ensuite du monastère de Hsu-Taung-Pyi, à deux étages mais dont le toit commence à s’écrouler. J’aime beaucoup le stupa aux dégradés de rouges délavés et or.

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Le temple de Manuha abrite différents Bouddhas imposants, dont un qui est couché.

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Le temple de Nanpaya est en grès; il est protégé de l’effondrement par une structure métallique un peu disgracieuse. Il y a de nombreuses très belles et très fines sculptures à l’intérieur mais des pilleurs ont réussi à en arracher et voler quelques-unes. Difficile en effet de surveiller tous ces monuments éparpillés.

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Il fallait bien un arrêt touristique: visite d’une fabrique de laque qui ne m’intéresse pas (j’en ai déjà vu au Vietnam, en Chine…) mais ça dure des heures avant que tout le monde ait fait ses achats. C’est une des raisons pour lesquelles je déteste les voyages en groupe et je me demande si je vais encore faire ça. Mais voyager toute seule dans un pays inconnu me semble encore trop compliqué. Idéalement, le voyage en couple avec chauffeur et guide me semble la meilleure solution.

Le car nous emmène dans le village de Nyaung-U où nous sommes libres de manger où nous voulons. Moe Moe nous a renseigné quelques adresses et Jodell et moi allons chez A Little Bit of Bagan, avec une jolie terrasse. Je prends une salade birmane de poulet et tomates et goûte de la salade d’avocats de Jodell. Un repas très agréable où nous parlons un peu plus de nous. Et quand Jeero sort du sac, il ne reste que des cacahouètes et une sauce à l’ail.

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Nous retournons à l’hôtel pour cinq minutes puis repartons pour voir le temple d’Ananda avec ses quatre grands Bouddhas dorés. Selon l’endroit où on se trouve, ils changent d’expression, de très sérieux à très souriants et bienveillants. Dans des niches, il y a des centaines de petites statues.

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Enfin, la journée touche à sa fin et il ne fallait pas rater un coucher de soleil sur Bagan. Moe Moe nous emmène au temple de Pyathada, un imposant édifice en briques rouges qui possède une terrasse en hauteur, avec un beau panorama sur la plaine. Nous sommes là assez tôt mais c’est un moment agréable, reposant. Le temple se remplit au fur et à mesure mais ce n’est pas le plus touristique. Je fais des photos avec Jeero, testant les filtres d’Hipstamatic. Le soleil se couche finalement vers 17h15, après avoir offert une palette de jaunes, d’oranges, de rouges, de roses… J’entrevois enfin l’ampleur du site et je regrette que nous ne soyons pas montés au sommet d’un temple en matinée. Cela m’aurait permis de bien mieux me situer. Attention, avalanche de photos.

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Après un bref retour à l’hôtel (ce n’est pas vraiment le voyage où on se met sur son 31 pour le repas du soir – juste vite enfiler un pantalon pour éviter les piqûres de moustiques), nous partons à plusieurs au restaurant Black Rose. J’y mange un très bon curry birman aux scampis et une salade de tomates assaisonnée avec une sauce au sésame.

Birmanie: Mandalay – Mingun – Mandalay

Après un mauvais petit déjeuner aux toasts chimiques et thé au goût de café, nous partons vers l’embarcadère pour prendre un bateau en direction de Mingun. L’embarquement est assez délicat: il faut passer de bateau en bateau via une planche étroite. Heureusement, des Birmans tiennent une longue tige en bambou comme rampe pour se tenir. Moe Moe, toujours prête à assurer notre sécurité, rassemble et distribue des gilets de sauvetage. Il fait encore un peu frais ce matin sur l’Irrawaddy mais le soleil réchauffe. Le bateau serpente entre les bancs de sable sur lesquels se sont établis des campements provisoires, le temps de la saison sèche. Des bateaux de pêche ou de transport nous croisent.

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De loin, nous voyons le site de Mingun et ses pagodes. Des lions gigantesques mais en partie détruits signalent l’entrée du site. Une première grande pagode domine. Commencée en 1790 par le roi Bodowpaya qui voulait construire la plus grande pagode au monde, elle n’a jamais été achevée et a fortement souffert du tremblement de terre de 1838, une grande fissure la séparant sur son tiers. Bien que la visite soit déconseillée pour risque d’effondrement, pas mal de gens l’escaladent.

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Nous continuons notre route, en suivant un chemin le long duquel des vendeurs présentent divers souvenirs et snacks, pour rejoindre une immense cloche de 5 mètres de diamètre. Il y a moyen de se faufiler à l’intérieur et de profiter de vibrations assez étonnantes quand on la frappe. De jeunes Birmanes se prennent en photo et en profitent pour tirer le portrait des touristes.

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Plus loin, la pagode Hsinbyume (ou Mya Thein Tan) étonne par sa blancheur et sa ressemblance avec Borobudur en Indonésie. Construite en 1816, elle se compose de sept terrasses concentriques. Son sommet offre un beau point de vue de la campagne environnante. J’apprécie beaucoup cet endroit et profite de sa beauté.

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Nous retournons vers le bateau et je partage une bière avec Jodell  (c’est toujours bien d’avoir une personne pour partager les bières de 660ml. Même si on en boit plusieurs, elles n’ont pas le temps de réchauffer). A ce moment, je me sens enfin en vacances, c’est un moment de pause où il suffit de regarder le paysage qui défile en profitant d’une brise agréable.

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Pour le repas de midi, de retour à Mandalay, nous allons dans un restaurant local, le Shwe Shan ou Golden Shan (renseigné dans le Routard), une sorte de hangar populaire où est servi un buffet composé de plats Shan. Une belle occasion de goûter plein de plats différents pour un tout petit prix. Pour ma part, je me suis régalée de salade de tomates vertes, de légumes sautés divers, de currys, de viandes sautées, d’oeufs durs en sauce… Et Jeero est sorti trop tard: plus rien à manger et une bière vide !

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Après cette pause, la visite de Mandalay commence. Nous passons d’abord par la rue des sculpteurs de marbre, proposant Bouddhas immenses ou petits bibelots. La station d’essence de l’autre côté de la rue est assez primitive.

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La pagode Mahamuni, construite à l’origine en 1784, a été détruite par un incendie et reconstruite au 20e siècle, ce qui explique son côté un peu kitsch. Elle protège un Bouddha de quatre mètres couvert de feuilles d’or que seuls les hommes peuvent aller appliquer (mais des caméras les filment et retransmettent les images partout dans le temple). A force d’en mettre des couches et des couches, il a perdu sa belle apparence et est devenu un peu boursouflé. Encore une constante en Birmanie ! J’y ai fait très peu de photos, à part celle-ci que j’ai prise en cachette, ne voulant pas payer la taxe pour mon appareil.

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Moe Moe nous emmène ensuite au Palais Royal. Entouré de douves et d’un large mur, le site est aujourd’hui un campement militaire sur une grande partie et comprend une reconstruction de l’ancien palais détruit par des bombardements japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale. Piètre copie de béton et de bois mais qui donne une idée de l’ampleur et de la richesse des rois Birmans. L’ensemble est assez vide, à pat les adolescents du coin qui utilisent l’endroit comme plaine de jeux. La tour de guet aux marches branlantes donne une belle vue sur les nombreux bâtiments. Le petit musée présente des vêtements mités, des charrettes royales, des palanquins.

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A côté de ça, la maison du roi Mindon ou monastère Shwe Nandaw est une belle surprise. Tout en teck très ouvragé, ce temple a survécu aux bombardements parce qu’il avait été déplacé de l’enclos royal en 1880.

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Nous reprenons ensuite le car, puis un pick-up pour monter sur la colline de Mandalay. Un escalator vertigineux nous emmène au sommet. Je préfère ne pas regarder en bas… Le temple scintille par ses ors et ses mosaïques et offre de beaux points de vue sur la région. En attendant le coucher de soleil, nous nous installons en discutant, croisant une délégation du sommet de l’ASEAN organisé à Mandalay ce jour-là.

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Et ce n’est pas fini ! Une dernière pagode est au programme, celle de Kuthodaw, construite en 1857. Dommage de ne pas l’avoir vue en plein jour mais la lumière du crépuscule rend le lieu assez magique. Elle est entourée de petits stupas blancs abritant 729 stèles relatant le canon bouddhique. Au centre, un stupa doré est illuminé pour la nuit.

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Cela fait une journée bien fatigante, et ce ne sera que la première d’une longue série. J’ai parfois l’impression que nous prenons du retard sur le programme parce que Moe Moe n’ose pas nous presser à certains moments. Alors qu’à d’autres, elle y réussit très bien.

Nous retournons à sept au Singapura et commandons des plats divers: légumes et viandes sautées, currys… et des bières à partager. Un excellent repas pendant lequel Jeero joue sur le plateau tournant au centre de la table.

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