Hambourg: où je me réfugie dans des musées face au déluge

Le réveil fait un peu mal ce matin: je dois partir vers 7h de la maison pour arriver à temps à l’aéroport (en taxi – les transports en commun auraient exigé de partir 30 minutes plus tôt, voir plus). Je ne suis toujours pas très habituée à l’enregistrement DIY et évidemment, je n’arrive pas à afficher sur mon téléphone le QR code de ma carte d’embarquement. Ce sera donc une hôtesse qui m’aide et qui m’imprime le papier (je penserai à l’imprimer aux machines de l’aéroport la prochaine fois, n’ayant pas d’imprimante à la maison). La porte n’est pas affichée à l’avance sur le grand tableau mais je constate que les vols sont renseignés à chacune d’entre elles et je me dis que je risque bien de trouver la mienne en regardant les indications. C’est le cas, après très peu de temps même. Tout ça pour obliger les passagers à flâner dans les magasins. Je préfère m’occuper avec mon iPad !

En entrant dans l’avion, je tente de voir qui sont les pilotes mais les reflets sur le hublot m’en empêchent. Décollage via le nord, en suivant le canal. Et puis l’hôtesse annonce le nom de notre capitaine, nom que je reconnais du groupe des blogueurs culinaires belges. Après l’arrivée à Hambourg, je vais me présenter et me rend compte que j’ai raté l’occasion de ma vie ! Sylvia m’aurait invitée avec plaisir dans le cockpit pour assister à l’atterrissage, ce que j’aurais adoré. Peut-être que le hasard fera bien les choses une prochaine fois.

A part ça, il pleut à verse et il fait triste et gris à mourir.

Je récupère mon bagage et achète une Hamburg Card à l’office du tourisme, conseillée par un très gentil vendeur qui parle français. Cette carte n’était peut-être pas tout à fait avantageuse pour moi mais je n’ai pas fait le compte. Coûtant environ 39€ pour quatre jours, elle m’a permis de prendre tous les transports en commun et a proposé quelques réductions sur des musées et excursions. Les tickets individuels du métro étant fort chers, je m’y suis peut-être retrouvée et, en tous cas, j’ai pris plus souvent le métro que je ne l’aurais fait sans avoir cette carte.

Le réseau des transports est clair et bien organisé, combinant les trains du S-Bahn à un métro nommé U-Bahn (et des bus que je n’ai pas pris). Le trajet vers mon hôtel prend une quarantaine de minutes, avec un changement. Quand je sors à ma station, Überseequartier, pas d’hésitation sur la direction à prendre: je me trouve au milieu d’un chantier, dos au fleuve, face à des bâtiments. Et en effet, l’Osaka Allee est en face. La pluie qui avait cessé un moment se remet à tomber de plus belle, un vrai déluge même et j’ai tout juste le temps d’arriver à l’hôtel, le 25 Hours Hotel HafenCity (j’en parlerai dans un billet séparé) sans trop me faire mouiller.

Vu les circonstances, et comme il est trop tôt pour prendre possession de ma chambre (il doit être midi et demie), je m’installe au restaurant de l’hôtel, le Neni, au très joli cadre, très chaleureux, décoré avec des objets de récupération. La carte est d’inspiration moyen-orientale et je commande houmous et aubergine grillée extra smoky sur le conseil du serveur barbu hipster. Les quantités sont un peu grandes pour moi mais je me régale.

HamburgC’est aussi l’occasion de mettre en place les plans pour l’après-midi. J’avais noté une série de choses à faire et à voir, créant par la même occasion une google map signalant points de vue, restaurants et magasins. La pluie s’est un peu calmée mais des gouttes tombent encore. Ce sera donc expos et musées. Je pars à pied vers les Dreichtorhallen, deux grands bâtiments industriels qui se font face. Le premier abrite un musée de la photographie et le second propose une exposition de Bill Viola. Je le connais de nom, je suis sûre que j’ai déjà vu ses œuvres mais je ne sais plus trop à quoi m’attendre.

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Il s’agit en fait d’installations filmées et la première est tout simplement superbe. Un écran immense. De l’eau tombe sur un personnage, au ralenti; les images sont diffusées dans l’ordre inverse. C’est un diptyque en fait, et la seconde partie montre un océan de feu. Dans beaucoup d’autres installations, les quatre éléments ont de l’importance mais aussi le déroulement de la vie humaine. Je suis subjuguée par cette exposition et ne peux rêver d’un meilleur début à mon séjour, malgré la pluie.

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Pluie qui tombe à verse quand je sors mais l’exposition de photos en face ne m’intéresse guère et j’attends un moment sous l’auvent puis dans la librairie que les gouttes soient un peu moins drues. Agrippée à mon parapluie, je tente de parcourir la courte distance vers le Musée de la Marine sans trop me mouiller. Cette immense collection privée est hébergée dans un ancien entrepôt de neuf étages, et je commence donc par le haut, descendant au fur et à mesure. La marine ne fait pas partie de mes intérêts premiers mais j’espère voir de nombreux exemples des grands paquebots qui effectuent les voyages transatlantiques. Je suis un peu déçue à ce niveau-là mais je dois bien avouer que l’histoire de la marine commerciale et militaire est très bien représentée dans le musée, notamment par des milliers de maquettes.

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Fatiguée par cette visite, je retourne à mon hôtel situé en face et je prends possession de ma chambre, la 333, située tout en haut. Je me repose un peu puis cherche un restaurant dans le quartier. Je repars donc à pied – il ne pleut plus ! – en direction de l’Elbphilharmonie, cette toute nouvelle salle de concert à l’architecture très contemporaine. J’avais noté un resto thaï, le Tai Tan et c’est là que je vais manger. L’accueil est un peu froid, par une patronne un peu raide et très masculine. Mon plat, un canard au curry massaman, est très moyen, peu épicé et manque de légumes mais le décor est joli – asiatique moderne.

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Au retour, je découvre la Speicherstadt, le quartier des anciens entrepôts, de grands bâtiments à l’unité architecturale. En briques rouges et aux toits verts, ils s’élèvent sur de nombreux étages le long de canaux. Je repasserai souvent par là, cherchant toujours à faire de photos différentes et inédites (mais pas ce soir).

Je rentre relativement tôt à l’hôtel et la fatigue de la journée se fait sentir. Je comate devant un documentaire intéressant sur l’histoire de l’Indonésie sur Arte mais c’est en allemand et j’abandonne. A 9h, j’éteins la lumière et tente de dormir, gênée par une couette qui, bien que très aérienne, est définitivement trop chaude pour la saison.

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3 réflexions sur “Hambourg: où je me réfugie dans des musées face au déluge

  1. Pingback: Pays-Bas: La Haye | suasaday

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